Tentative de feuilleton collaboratif du mardi (3 et 3 bis)

Troisième épisode présenté aujourd'hui par zaréelle et Sax/Cat. D'abord, l'épisode de zaréelle suivi par celui de Sax/Cat.

- Au troquet ? Mais vous , vous…euh, tu n'y penses pas ! Il en va de ma crédibilité, de mon travail.Un contrôleur ne s'affiche pas avec un contrôlé, c'est contraire au règlement !

- Comment établir une relation de confiance avec des préjugés pareils ! Hein ? Et puis personne n'y prêtera attention, tu n'es pas connu dans le quartier.

- Alors là, détrompe-toi. "Ils" m'ont assigné les quartiers 6,7, et 8.Nous sommes bien dans le 8 non ? Et crois-moi, avec la crise je ne chôme pas ! Et pour tout te dire, "ils" ont mis en place un contrôle des contrôleurs. Ces gens-là ne rigolent pas.

Gérard Moyeux tripotait nerveusement le trousseau de clés dans la veste de son costume gris passe partout. Il était curieux d'en savoir un peu plus sur le "truc" de Roland mais l'idée de perdre son boulot le terrorisait. Colette, sa femme, ne lui pardonnerait jamais. Avec la crise, ils s'étaient retrouvés tous les deux au chômage et c'est elle qui l'avait poussé à accepter ce boulot ingrat. Il n'osait imaginer la scène. D'un autre côté, la possibilité de mettre un peu de beurre dans les épinards…celle de prouver enfin à Colette de quoi il était capable… Roland qui voyait déjà son café lui passer sous le nez se demandait bien, devant les hésitations de Gérard comment convaincre ce dernier.

- Ah ils ne rigolent pas ? A qui les dis-tu !! Regarde autour de toi.Et dire que j'ai peut-être la solution pour nous affranchir de ces rapaces et tu semblais être l'homme de la situation. J'étais prêt à te faire confiance. Mais là….dit-il en faisant la moue. Bon tant pis n'en parlons plus.

Roland, mains dans les poches de son pantalon de jogging, se détourna vers la fenêtre et pris l'air accablé.

- C'est-à-dire que…enfin ce que je veux dire, c'est..Ah si seulement j'avais l'assurance que les contrôleurs des contrôleurs des contrôlés ne me reconnaissent pas...

- Oui, oui, nous aurions pu devenir de vrais amis avec un vrai projet.

Roland se retourna et fit face à Gérard.

- Il n'y a que cela qui te dérange ? être reconnu ?

- Ben oui.

- Je comprends ,dit-il, tout en enlevant son t-shirt anisé devant la mine éberluée de Gérard. Enlève ta veste et passe mon T-shirt !

Roland enfila la veste de Gérard et c'est ainsi,dans leur accoutrement baroque, qu'ils firent leur entrée dans le troquet.

Episode troisième bis

Ils s'étaient installés en terrasse. Roland avait commandé un café et Gérard une Leffe.

- Alors ce trésor ... Gérard commençait à s'impatienter.

Roland savourait son café. Six mois qu'il n'avait pas bu un vrai café.

- Robert, tu aurais une cigarette ? Tu permets que je t'appelle Robert, ça me rappelle des bons souvenirs.

- D'accord pour Robert, mais parlons de ce trésor.

- Et du feu ?

Roland fuma sa cigarette et se détendit. Il était presque bien et l'huissier lui rappelait vraiment Robert.

- Tu sais que tu es le 5° huissier à visiter mon logement. Et aucun n'a encore rien vu.

- Tu veux dire que ton trésor est dans ton logement ? Il n'y a plus qu'une table et un tabouret dont je ne voudrais même pas pour faire du feu.

- Tu m'as l'air un peu plus éveillé que tes collègues, c'est aussi pour ça que je préférais qu'on n'y reste pas, ça aurait fini par te sauter aux yeux.

- C'est si visible que ça ?

- Tu as bien regardé ton papier bleu ? Et tu n'as rien vu ?

Gérard Robert piqua du nez sur le papier.

- ... Nom de Dieu, ne me dis pas que ...

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