Printemps

Par delà les contingences de la chose politique qui poussent certains à tenter de revêtir le costume de la Pythie de Delphes ou d'ailleurs, à jouer l'augure éclairé, à deviner qui entrera au son de la fanfare républicaine au palais de l'Elysée, je choisis ce jour de ne pas entrer dans considérations ennuyeuses volant au ras des pâquerettes et de prendre de la hauteur afin de photographier ces pâquerettes, justement.
Ces petites fleurs rustiques sont finalement plus intéressantes et moins décevantes que tous les discours politiques. Elles ne cherchent pas plus à nous convaincre de quoi que ce soit qu'à se faire élire. Elles sont, tout simplement. Elles sont comme elles sont et c'est très bien ainsi. Ce sont des petites fleurs modestes. On n'en fait pas beaucoup d'hautains bouquets à offrir, on ne les cultive même pas vraiment. On les aime bien mais sans intérêt excessif. J'aime bien les pâquerettes. Et puis, j'aime bien leur nom, aussi. Les anglophones les appellent "daisy" et ça ne peut que nous faire penser à un Donald ou à un autre. Si les germanophones parlent, eux, de "gänseblümchen" c'est finalement bien fait pour eux. Normalement, ça ne doit nous faire penser à rien.

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