Pauvre Citroën

C'est dans le Lot. Des causses avoisinants, plusieurs sources ont été canalisées et donnent naissance à un petit cours d'eau qui cascade entre les arbres. Là, presque au bord du chemin, il y a cette épave. Je l'ai reconnue de loin et pourtant, ce n'était pas si simple. En examinant de plus près l'épave, on ne peut plus douter qu'il s'agit là d'une Citroën ID. Il y a des signes qui ne trompent pas. Elle a été coupée dans la longueur et la hauteur, il ne reste plus rien du moteur, plus rien de l'aménagement intérieur. Le tableau de bord a disparu mais pas la commande qui permet de lever ou baisser la voiture. Autant le dire tout de suite, elle n'est pas récupérable ou restaurable. Depuis combien de temps est-elle là ? On ne le sait pas. Un arbre a poussé dans le berceau moteur, un arbre déjà haut d'une dizaine de mètres et de trente centimètres de circonférence. La nature la ramène doucement à elle, elle est en train de réintégrer la terre, elle sera bientôt totalement mangée. Il restera sans doute quelques fragments de matière plastique, plus longs à digérer. Ce n'est qu'une question de temps.

Citroën vue dans les bois dans le Lot

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