Limeyrat 2015

Encore un plateau de rêve pour cette nouvelle édition du rassemblement des ancêtres de Limeyrat. Année après année, la qualité de l'événement ne se dément pas et c'est un bonheur tant pour les yeux que pour les oreilles que d'aller à la rencontre de ces motocyclettes qui tutoient le siècle d'âge pour certaines.

Chaque année, on a plaisir à revoir certaines motos et à en découvrir de nouvelles. Enfin des nouvelles ! C'est maladroit. Non, des nouvelles, il n'y en a pas. Les plus récentes datent de 1929. Ça commence à faire un bel âge, convenez-en. Et elles tournent ! Ce n'est pas toujours très simple à faire démarrer, il convient parfois de les pousser ou de ne pas compter sa sueur à pédaler mais il arrive toujours un moment ou le mélange gazeux pénètre dans le cylindre et qu'une étincelle vienne, au moment opportun, l'enflammer.
Que de marques éteintes ! Terrot, Rhony'x, DS Malterre, Motobécane, Griffon, René Gillet, Gnome Rhone et j'en passe. Parmi tout cela, quelques représentantes de marques toujours en activité. Harley Davidson, Triumph, Indian. Celles d'aujourd'hui n'ont pas grand rapport avec celles d'hier mais nous ne sommes pas là pour discourir du temps qui passe et des avantages supposés du temps passé.
Pour vous faire patienter le temps que je finisse de traiter toutes les images prises ce matin, je vous propose déjà trois photos sélectionnées parmi celles qui, à mon avis, méritent d'être présentées ici. Tout d'abord, une belle Terrot.

Terrot
Il existe un débat sans fin dans le petit monde des collectionneurs de véhicules anciens. Faut-il conserver l'engin dans son jus d'origine, avec la patine du temps, les coups et les bosses, la peinture écaillée et la rouille grignoteuse ou est-il préférable de procéder à une restauration complète au risque de ne plus conserver de la machine d'origine ou presque ? Pour ma part, je ne prends pas parti. J'aime les deux solutions à égalité et considère que, si l'on a la chance de trouver une motocyclette entière et dans ce que l'on appelle "dans son jus", il est préférable de la garder en l'état avec les inscriptions d'origine, la peinture d'origine. Maintenant, si la motocyclette (ou l'automobile) est une quasi épave incomplète, il est sans doute préférable d'effectuer une restauration complète plutôt que d'afficher un montage de plusieurs origines avec un réservoir bleu, un garde-boue avant rouge et un arrière jaune. Et donc, tout ça juste pour dire qu'il y avait quelques machines gardées dans leur jus et que j'aime bien ça.

Dans son jus
Ce qui est très intéressant dans les motocyclettes présentées à Limeyrat, c'est bien qu'elles roulent ! Des véhicules anciens, on peut en voir dans des musées. Là, elles sont le plus souvent bien propres, sans flaque d'huile sous elles. Mais il est impossible de savoir si elles sont en état de rouler ou même de démarrer. Comment savoir s'il y a un piston dans une moto de musée ? A Limeyrat, les motos démarrent et elles le font entendre. Alors, oui, parfois, il arrive qu'elles aient quelques petits problèmes de fuite et il faut parfois bricoler une solution dans l'urgence.

Triumph fuyarde

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