Le long du chemin

Il y a des jours où tout semble bien laid. C'est mon impression pour aujourd'hui. Il y a une lumière diffuse comme si elle peinait à percer l'épaisse couche nuageuse. Ces nuages qui jouent le rôle d'un couvercle sur une marmite et qui font que le temps est lourd, presque orageux. Une sale chaleur comme je n'aime pas accompagnée d'un vent que je n'aime pas non plus. Les sons m'arrivent de partout comme si ils étaient étouffés par leur tentative de passage à travers cette ambiance ouatée et pesante.
Ce matin, j'ai accompagné un copain dans sa recherche d'une batterie pour son vieux téléphone portable auquel il tient. Dans la boutique de son opérateur, nous avons eu droit à un accueil des plus désagréables. A la décharge de la crispante jeune femme qui officiait depuis derrière son comptoir avec tout le mépris dont elle est capable à notre égard, il faut reconnaître que la perspective de réussir à vendre un iPhone 6 tout neuf était plus folichonne. Elle nous a donc demandé d'aller faire un tour et de revenir plus tard. Le fait que nous ayons été là avant son client intéressant ne paraissait pas lui poser le moindre problème.
Déjà un peu agacé par cette personne, je propose à mon copain d'aller voir ce que proposait l'autre boutique proche en matière de téléphones neufs du genre du sien. L'accueil ne fut pas beaucoup meilleur et on nous laissa comprendre que les clients de notre gabarit ne faisaient pas le poids. Bon.
De retour à la boutique de l'opérateur de mon copain, nous patientons le temps que la jeune femme boudinée et fardée en finisse dans son opération de vente forcée d'une saloperie de "protège écran" en pur plastique pourri. Par grandeur d'esprit autant que par respect du client, elle se charge d'applique cette protection sur l'écran neuf du téléphone neuf et elle plonge la main dans un tiroir pour en sortir un carré de tissu et enlever les traces de doigt qu'elle n'a pas manqué de laisser. Le client paie et s'en va vers de nouvelles aventures. Nous sommes toujours là et, d'un air las, elle daigne faire semblant de s'intéresser à nous.
Une batterie ? Pour ce genre de téléphone ? Ça a quel âge, ça ? Ah non, on ne vend pas de batterie, non. En changer ? Vous cherchez quelque chose de solide ? On n'en fait plus. Voilà. Les clients chiants sont expédiés. Tout de même, et je ne m'y attendais pas, elle nous conseille de nous rendre dans un magasin de Périgueux où nous pourrions peut-être trouver une batterie.
Nous y allons, accueil agréable, ils ont la batterie en stock et il faut reconnaître que c'est un coup de chance. 24,90 euros. Il l'installe, mon copain paie, on part. L'affaire est réglée.

Sinon, hier j'ai fait une petite promenade dans un chemin.

Pâquerettes

Choses végétales

Pissenlit

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