Le charme désuet des vide-greniers

Un vide-greniers. Vous y allez en traînant les pieds. Vous laissez vagabonder un œil torve sur les rebuts et quasi déchets des étals. Une carafe ébréchée, un crucifix incomplet, une poire à lavement. Vous vous arrêtez sur un carton de vieux papiers.

Parmi quelques incunables et palimpsestes millénaristes autant qu'illisibles ; vous trouvez des feuillets manuscrits de quelques auteurs autrefois célèbres. Victor Hugo, Alexandre Dumas, Ronsard ou Montaigne. Vous continuez à farfouiller et vous tombez enfin sur le trésor inespéré. Une authentique carte postale des années 50 (le cachet n'est pas lisible dans sa totalité) représentant une belle Land Rover.
Elle est à vendre vingt centimes d'euro et vous la marchandez à quinze. Vous venez de réaliser l'affaire du siècle et vous êtes heureux. Le bonheur tient à peu, en définitive.

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