La plume ou le pinceau

Un temps, j'ai hésité. Depuis quelques mois, je cherche, sans grand succès, à changer de style. Ce que j'aimerais, ce serait bien de parvenir à produire des dessins moins laborieux et plus vifs, moins statiques et plus dynamiques. J'explore plusieurs pistes dont celle des outils à utiliser. La question la plus évidente, c'est celle du pinceau ou de la plume. J'élimine tout de suite le stylo bille, les stylos à pointe tubulaire et les feutres parce que je ne me sens vraiment pas à l'aise avec eux. Je conserve le "Pocket Brush" de chez Pentel parce qu'il fonctionne vraiment bien et qu'il est d'un bon secours pour les fois où je n'ai pas envie de m'emmerder à avoir à laver un pinceau. Dans l'idée, les feutres me plairaient bien de par leur facilité de mise en œuvre. Le problème, c'est que je ne les trouve pas assez rapides et sûrs. J'aimerais en trouver un qui me permette de faire un long trait sans décrochage. J'utilise un peu les Pitt de chez Faber-Castell mais ce n'est pas ça.
Un temps, j'ai encré à la plume. J'en avais quelques unes qui me convenaient vraiment bien. Je les ai toutes usées et n'en ai pas trouvé de nouvelles semblables. Alors, je suis passé au pinceau. Ce n'est pas si simple, le pinceau. C'est assez capricieux, même. J'admire les bons encreurs qui arrivent à vous faire des traits qui sont des merveilles à eux-mêmes. Pour moi, un bon encrage doit presque se faire oublier tant il doit paraître "évident". Je ne suis pas un bon encreur. J'essaie de m'améliorer et je sais qu'il y a encore du boulot. Là où je ne me facilité pas la tâche, c'est que, par fainéantise et manque d'ouverture d'esprit, je refuse trop de changer d'outil pour un même dessin. J'y gagnerais pourtant sûrement. Il faudrait que je travaille là-dessus aussi.
Depuis quelque temps, j'essaie de me réhabituer à la plume. Ce qui est certain, c'est que ça permet un trait plus nerveux, plus rapide. En théorie, elle permettrait aussi une plus grande précision. J'ai encore du boulot pour arriver à en sortir du trait convenable. Je m'entraîne. Comme pour ce dessin présenté là, aujourd'hui.

A la plume
Début décembre de l'an dernier, j'ai eu l'idée de produire un petit quelque chose pour vous souhaiter une bonne année. J'ai fait plusieurs essais et j'ai même trouvé preneur pour deux d'entre-eux. Il en est un qui n'a pas semblé intéresser grand monde et je m'étais dit que je pourrais toujours vous le refourguer, sachant que vous n'êtes ni très regardants ni trop exigeants. Et puis j'ai oublié jusqu'à ce matin.
J'étais une fois de plus en train de faire du nettoyage dans mon disque dur, me questionnant quant à la pertinence de conserver ou pas certains travaux, certaines photos, certains dessins et autres bricoles numériques. Je suis tombé sur ça.

Deux fois mille plus seize
Bien sûr, il serait étonnant que j'aie l'occasion de réutiliser la chose un jour. Autant s'en débarrasser tant qu'il est encore temps. C'est fait. Et en ce début d'année 2016, une bonne nouvelle ! Je vais vous expliquer ça. Au début de l'année 2015, j'ai décidé de lancer ma petite affaire et me suis inscrit comme auto-entrepreneur. Mon conseiller chez Pôle Emploi m'avait expliqué que je conserverais une partie de mon indemnisation en fonction des revenus générés par mon activité et déclarés auprès des services compétents. Les premiers mois, il y a eu un couac avec ces services, justement. En raison d'une refonte du RSI (si j'ai bien compris) il était impossible de faire mes déclarations. Bon. Je suis d'un naturel patient voire amorphe. J'attends. Début mai, enfin, je peux faire mes déclarations et, du coup, je peux les communiquer à Pôle Emploi. Dans mon idée, cela va permettre de débloquer la situation. On ne me verse plus d'allocation depuis décembre 2014. Puisque je suis moderne, j'ai opté pour la transmission de mes déclarations d'activité par voie électronique. Juin passe, juillet arrive. Pas d'allocation mais je me dis qu'il faut sans doute du temps pour faire les savants calculs et aussi que, puisque l'été est là, il doit y avoir des congés et que ça doit ralentir la résolution de ces calculs complexes. J'attends que le mois d'août finisse et espère beaucoup en septembre. La déception est contrebalancée par le bon espoir qu'en octobre, enfin, mon compte bancaire se gonflera de quelques picaillons. En novembre, je ne peux que constater que la situation n'est pas débloquée. Je me questionne mais me refuse d'ennuyer les services de Pôle Emploi pour si peu jusqu'au jour où je reçois un appel téléphonique d'une charmante personne de ce Pôle Emploi qui vient aux nouvelles !
Bêtement, naïvement, les premières secondes je pense que l'on va m'informer que cette fois on est bon et que tout va s'arranger. Mais non. En fait, la personne me demande quelle est ma situation, exactement. Je suis un peu étonné par la question et rappelle un peu comme une évidence que je suis auto-entrepreneur depuis janvier. A l'autre bout du fil, on ne semble vraiment pas être au courant et on m'invite à venir à l'agence avec ma déclaration de début d'activité et l'ensemble de mes déclarations d'activité. J'indique perfidement que tout cela a déjà été transmis par voie dématérialisée et moderne. Je n'insiste pas trop non plus.
Un matin, je me rends donc à l'agence de Pôle Emploi où je suis reçu par un très agréable conseiller avec qui nous parlons moto durant une petite demi-heure avant d'en venir à mon affaire. Il fait des copies de toutes mes déclarations et m'assure qu'il m'appelle avant la fin de la journée pour me dire ce qu'il en est.
Nous sommes mercredi et lorsque je jeudi point le bout du nez, nul appel téléphonique ne m'est parvenu. Je sais que l'on ne m'appellera pas ce jour et garde bon espoir pour le vendredi. En soirée, je sais que l'on ne me contactera pas durant le week-end. Par contre, le lundi, le mardi ? Au plus tard le mercredi ou le jeudi, le vendredi, voire ? Eh bien non. Et décembre passe tout entier.
Ce matin, premier dimanche de cette nouvelle année, arrive un courrier électronique dans mon logiciel qui sert à les gérer. Il est 5h30. Un dimanche ! Je lève mon chapeau d'admiration. Bravo. On me dit qu'un courrier m'attend dans mon espace privé. Je m'en vais le consulter sitôt après avoir avalé mon content de café et là, joie ! Oui ! On m'a versé des sous ! C'est une année qui commence vachement bien.
Et pour celles et ceux qui se demandent encore à propos de quoi j'ai pu hésiter, c'est au sujet du titre du billet. J'ai hésité à titrer "la plume et Loiseau". Je me suis retenu.

Une saillie verbale ?

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