Génétiquement modifié et plein de promesses

En préambule, je vous préviens qu'il ne faut pas compter sur moi pour vous expliquer comment ça marche. Je ne sais pas si vous avez entendu parler de ce truc dont on parle depuis la fin de l'année dernière dans les milieux de la vulgarisation scientifique. On en a parlé sur France Inter, j'ai lu des choses à son sujet sur Internet et j'ai lu un papier dans l'Obs récemment.
En gros, très grossièrement, en allant avec de gros sabots dans l'énormité du grossier, il s'agit d'une technique permettant de modifier l'ADN en coupant un brin de cet ADN et en collant un bout de séquence entre les deux morceaux. C'est hyper schématique et c'est à la mesure de ce que j'ai été en mesure de comprendre. Le procédé a ceci de révolutionnaire qu'il est, paraît-il, très simple à mettre en œuvre. Je ne pense pas qu'il le soit suffisamment pour que nous puissions tous nous amuser à créer des organismes génétiquement modifiés dans notre cuisine mais pour les scientifiques bien au point sur la question, il semble que ce soit une sacrée avancée.
Je vais tout de suite écarter la question de l'acceptation des OGM et des craintes que ceux-ci font naître chez pas mal de personnes. Je ne sais pas si les OGM sont dangereux ou pas, je n'ai simplement pas le savoir et l'intelligence pour me prononcer à ce sujet. Je pense que nombre des personnes qui les refusent n'ont pas plus de bagage scientifique que moi. Enfin, je pense que des modifications génétiques, il y en a eu des tonnes depuis la survenue des premiers êtres vivants unicellulaires sur notre planète, il y a entre trois et quatre milliards d'années de nous. Disons que s'il n'y en avait pas eu, nous serions des sortes de bactéries et la vie serait plus simple.
On a qualifié la technique, CRIPR-Cas9 de son petit nom, d'avancée majeure et révolutionnaire pour 2015. C'est à dire qu'avec cette technique, le genre humain est en mesure de créer de nouvelles espèces, de soigner des maladies, d'améliorer des espèces existantes ou de réparer des organismes. Rien de moins. On peut lire que l'on aurait réussi à faire un saumon qui grossirait deux fois plus vite mais aussi que l'on a pu produire du bio-carburant directement depuis des végétaux ou encore que l'on pourrait proposer des systèmes d'éclairages biologiques. Et sans compter les avancées que ceci pourrait amener pour vaincre des cancers, redonner la vue à des aveugles ou, pourquoi pas, changer la couleur des cheveux ou des iris. Bien évidemment, on peut voir dans tout cela des progrès très prometteurs ou des risques majeurs pour tous. A chacun de se faire son avis après avoir compris quelque chose.
Quoi qu'il en soit, j'ai comme l'impression que cette technique est pleine de promesses toutes plus fantastiques les unes que les autres. La seule limite qui n'en est forcément pas une, c'est bien l'imagination humaine.

Traficotons la génétique

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