Encore un putain de dessin fait avec amour et la douceur d'une plume

Depuis que je suis vegan, je ne peux plus utiliser mes beaux pinceaux en poils de martre. Un rapide travail d'introspection m'a conduit à penser que le graphite ou ce qui en tient lieu du crayon, l'encre et la plume métallique sont correctly vegan et c'est donc désormais avec ces outils que je vais travailler.
Pour ce dessin, j'ai donc réalisé l'encrage avec une plume Atome© déjà ancienne qu'il me faudra penser à remplacer par une nouvelle un jour prochain. Il ne m'a pas fallu longtemps pour constater que le travail à la plume est bien plus long. D'autre part, je suis plutôt moins satisfait du résultat. D'ailleurs, à y bien réfléchir, je regrette amèrement d'avoir pourri un superbe crayonné avec cette saloperie de plus métallique. Mais, puisque vegan je suis devenu, en vegan je dois agir. Quel est le poids de mon petit tracas face aux pleurs du veau que l'on mène à l'abattoir, aux larmes du homard que l'on plonge dans l'eau bouillante, aux cris déchirants de la maman poule à qui on enlève son œuf frais du matin pondu ? Hein ?
Ainsi donc, avant que je me consacre tout entier à la manière que je vais mettre en œuvre pour cuire la part de boudin noir qui composera une partie (la moins vegan des parties) de mon repas vespéral du jour, je vous laisse vous pâmer d'admiration devant ce dessin qui n'a pas fini de faire causer dans les chaumières. Vous prendrez soin de noter les subtilités techniques que les plus célèbres firmes motocyclettistes me jalousent secrètement.

Moto absolue

Une saillie verbale ?

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