Encore un jour creux

Décidément, on ne pourra pas dire que je vous gâte, ces jours-ci. Aujourd'hui, je n'ai rien à vous montrer ou à vous raconter de plus qu'hier. Ça devient un peu inquiétant, ça.

J'ai tout de même tenté de dessiner quelque chose. Non, non, je vous assure, c'est vrai. J'ai pris mon crayon et du papier et j'ai commencé à dessiner. Bon, c'est sûr, je comprends votre moue dubitative. Sans preuve formelle de ce que j'avance là, il est concevable que vous doutiez et que vous puissiez croire que je vous mène en bateau. Pour autant, dois-je vous montrer un dessin pourri ? Non ! Vous méritez mieux ! Enfin, en l'occurrence, vous n'aurez rien à vous mettre sous les yeux mais ce n'est que partie remise.
Aujourd'hui, il a plu une bonne partie de la journée, sur Azerat. Peut-être même a-t-il plu toute la journée mais je n'ai pas passé mon temps à regarder le temps qu'il faisait. Je n'ai pas bougé de chez moi. Il est bientôt 19 heures et j'ai l'impression que la journée est passée à toute vitesse sans que je ne m'en aperçoive et sans que je ne l'utilise à quoi que ce soit de concluant. J'ai l'impression d'avoir passé mon temps à tenter de faire des choses en les foirant toutes plus ou moins. Il n'y a guère que la vaisselle qui soit réussie. Ce n'est pas très glorifiant.
Je déteste ces journées creuses. Je pense que tout le monde les a à un moment ou à un autre. Il y a des jours, comme aujourd'hui pour moi, où l'on se dit que l'on aurait mieux fait de rester couché à glander plutôt que d'entreprendre n'importe quoi. Le souci, c'est que l'on se rend compte de la vacuité de la journée lorsque celle-ci touche à sa fin.
Pourtant, ce matin, j'étais plein de bonnes intentions. J'avais un boulot à faire et je pensais naïvement que j'allais réussir à m'en tirer les doigts dans le nez. Et bien non. Je peine sur la tâche d'une façon lamentable. Rien à faire, chaque tentative est un échec. Alors, je ne m'avoue pas vaincu et je recommence mais dès les premiers traits de crayon, je vois que ça ne va pas aller. Je ne comprends pas pourquoi et ça m'énerve.
Là, alors que la journée est en passe de se terminer, je commence à réfléchir à me faire quelque chose à manger. Je vais faire quelque chose de simple. Quelque chose qui ne risque pas trop d'être raté. Alors, je vais manger et puis j'irai me coucher et puis j'essaierai de dormir avec l'idée que demain sera un autre jour.

Une saillie verbale ?

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