Tout-terrain... C'est pas gagné !

Vous savez quoi ? Aujourd'hui, j'ai appris quelque chose. J'ai appris qu'en matière de tout-terrain, tout n'est pas toujours gagné d'avance !

Il fait beau, il fait chaud, c'est peu après midi. Le Renault est garé chez mes parents. Je démarre le 125 TS MZ (deuxième coup de kick), je mets le casque, les gants et je file à fière allure (environ 80 km/h) pour un voyage d'au-moins deux ou trois bons kilomètres.
Arrivé à bon port non sans m'être fait la réflexion que la tenue de route n'était plus ce qu'elle était (après vérification, il restait 500 grammes dans le pneu avant), je bois un bon café accompagné d'un succulent carré de chocolat. Bon. En fait, si je suis là, c'est pour aller faire un tour de Petit Camion Rouge ! Quand faut y aller, faut y aller. Je grimpe dans la cabine, mon frangin fait de même. Je tourne la clé de contact, agrippe la tirette du démarreur, appuie d'un pied léger sur la pédale d'accélérateur et, sans starter, il démarre dans un nuage huileux qui fait grimacer ma jeune nièce.
Marche arrière, manœuvre, j'enclenche la première et pars sur les chapeaux de roues vers d'autres aventures ! L'ennui, c'est que jusqu'à présent, je n'ai pas bien confronté le Petit Camion Rouge au tout terrains. Une petite démonstration avec l'ancien propriétaire lors de la première visite, un petit tour tranquille dans les bois avec mon copain Michel après le remplacement du coude du réservoir. Quasiment rien, quoi.
Cette fois-ci, j'ai bien l'idée de sortir un peu des routes revêtues. Non mais ! C'est vrai quoi ! J'emprunte un chemin terreux que je connais et je constate qu'il est sec, qu'il a été entretenu et que je peux rouler en troisième ou en quatrième vitesse sans jamais avoir à enclencher le pont avant. Diable et zut.
Nous arrivons à un croisement. Sur notre gauche, un beau pré pentu qui vient d'être fauché. Les balles rondes de foin sont encore là et dessinent un beau paysage. Je passe la première, entre sur le pré... Ça monte. En deux roues motrices. Grrr !
Je m'arrête pour faire quelques photos.
promenade
En repartant, j'ai le goût âcre de l'insatisfaction qui me vient à la bouche. Et là, j'ai "l'idée de génie" ! En face de moi, alors que je fais demi-tour sur le pré, je vois le fossé qui donne sur le chemin par lequel nous sommes arrivés. Je me dis qu'il serait bien cocasse de franchir ce fossé qui ne me semble pas bien méchant.
Jean-Marc, mon frère, moins assuré que moi de la faisabilité de la chose me demande :

- "Tu crois que ça va passer, là ?"

Je réponds :

- "Si ça ne passe pas là, je ne sais pas où il peut passer !"

Mon frère attrape la barre de maintien, j'enclenche le pont avant, la première et je rentre dans le fossé bien décidé. Et là, pouf, voilà que le Renault tombe au fond du fossé (que j'avais estimé moins profond), se repose sur les queues de cochon, sur la plaque de protection du moteur et sur les deux marchepieds. Hum... Le valeureux moteur en profite pour caler un peu.

- "Et merde !"

Lorsque, étant descendu de la cabine, je constate la situation, je ne peux m'empêcher de jurer de la sorte. Dans ma tête, je cherche déjà un moyen de trouver une âme complaisante qui viendrait nous tirer de là avec un tracteur agricole... L'idée de revenir avec la BMW (tout iX qu'elle soit) me semble un peu farfelue.
Je remonte dans le Renault, je mets le contact. je tire sur le démarreur... Il ne veut plus démarrer ! Crotte ! Bon...
Accélérateur à fond et on insiste. Il finit par démarrer. C'est plutôt bon signe.

Maintenant, faut sortir de là.

Marche avant. J'accélère un peu. Le Renault ne sort pas. Marche arrière, en accélérant plus, ça patine... Que faire et comment s'y prendre ? Je ne vois plus qu'une solution, accélérer fort, et tenter le tout pour le tout en première, les deux ponts enclenchés. J'appuie sur l'accélérateur, je lâche l'embrayage un peu rapidement... Le camion saute, se cabre, tombe de l'arrière, saute encore... Youpi ! Je suis sorti !
Je serre le frein à main et descend pour faire un tour d'inspection. Juste un bout de la plaque d'immatriculation un peu tordu. Rien de grave.
Nous repartons. Un peu plus tard, je vois un chemin qui s'enfonce dans les bois. Nous nous y avançons. Nous arrivons face à une pente pleine d'ornières. Là, un peu refroidi par l'aventure de tout à l'heure, nous décidons de partir en reconnaissance à pieds avant de nous y aventurer. Arrivés à mi-hauteur, je me dégonfle. Sans doute le Renault serait-il parvenu à grimper. Je le pense. Mais admettons qu'il n'y arrive pas ? Faire le chemin en marche arrière pour redescendre ne m'enchante pas. Pour le moment, je débute en tout terrains. Je n'y connais rien de rien, je n'ai pas une idée précise des possibilités de la machine. Des miennes non plus.
Nous verrons cela une autre fois !

Une saillie verbale ?

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