Photographie

vendredi 8 novembre 2019

Rien n'est plus beau

Société Française Vierzon

dimanche 3 novembre 2019

Mauvais cygne

jeudi 31 octobre 2019

C'est peut-être un détail pour vous

Depuis ce matin, j'essaie de faire un dessin directement sur l'ordinateur, avec la tablette et le logiciel Affinity Photo. Pour le crayonné, ça ne va pas trop mal, je ne suis pas mécontent du résultat. J'ai fait un dessin en laissant courir l'accident, le hasard, l'intuition, l'imagination et l'inspiration, aussi, si elles existent chez moi. Enfin bref, je fais ce crayonné avec les outils mis à ma disposition et ça fonctionne plutôt pas mal. Par rapport à un dessin sur papier, je peux facilement agrandir la surface de dessin, ajouter des détails, gommer, revenir à ce que j'ai gommé, aussi. Ça, c'est un atout indéniable. En numérique, on a droit à l'erreur. Si ça ne marche pas trop mal, ce n'est tout de même pas comme au crayon sur du papier. La tablette a beau être d'une marque connue et réputée, je ne parviens pas à ressentir le trait comme avec la méthode traditionnelle.
Une fois le crayonné effectué, je me suis essayé à l'encrage. Au rang des avantages, on peut déjà compter sur une bouteille d'encre inépuisable et sur un pinceau qu'il ne sera pas nécessaire de laver. L'encre numérique sèche immédiatement, elle peut s'effacer sans laisser de traces, elle peut être très opaque ou transparente, elle peut prendre toutes les couleurs que l'on veut, elle peut même changer de teinte, de saturation ou de luminosité selon la pression exercée sur la pointe du stylet. Sur le principe, il n'y a que des avantages. Mais moi, je n'y arrive pas. Impossible de faire un trait correct comme je peux le faire avec un bête pinceau trempé dans de l'encre stupide. Et pourtant, certains y parviennent à merveille ! Suis-je idiot ?
Alors, parce que je ne peux pas me résoudre à accepter que je le suis, je me dis que ce n'est qu'une affaire d'entraînement. Après tout, j'ai eu toutes les peines du monde à utiliser le clavier d'une machine à écrire alors que, à présent, je tape du texte sur un clavier d'ordinateur avec presque tous les doigts et sans regarder les touches. Personne à ma connaissance ne naît en sachant jouer du piano ou écrire ou dessiner. Pour parvenir à faire quelque chose de ses mains, il faut pratiquer. Si on a ce que l'on appelle un don ça aide mais, à mon avis, il faut surtout avoir l'envie de faire. Mais le don, ou l'aptitude particulière, c'est nécessaire pour bien inventer. Je le pense sincèrement.
Et il est possible que je n'aie pas l'envie de réussir à faire un encrage à l'ordinateur. Ou que je n'aie pas la patience nécessaire. Quoi qu'il en soit, je me suis agacé sur cet encrage durant une bonne heure sans atteindre le résultat escompté et que, pour me détendre, j'ai terminé un dessin au crayon et je l'ai encré. Au crayon et au pinceau, sur du papier. Si je n'ai pas grand chose à dire pour l'étape du crayonné que j'aime sans excès, l'encrage est souvent un moment très agréable. C'est un instant calme, un temps de concentration et de sérénité. Je ne retrouve pas cela avec l'ordinateur. Peut-être qu'un jour, à force de travail, j'y arriverai. Pour l'instant, je n'y crois pas beaucoup.
Mais aujourd'hui, pas de dessin. On m'a demandé de retrouver des photos et j'ai eu l'idée d'en choisir une pour le billet du jour.

lundi 28 octobre 2019

En bas coule la Vézère

Je me suis arrêté là, je surplombe la Vézère, nous sommes en automne et j'ai l'intention de faire une photographie. Un grondement reconnaissable entre tous se fait entendre. Il change d'intensité au gré des virages. Les gaz sont coupés, un son grave étouffé puis la poignée est tournée dans un déferlement de décibels rageurs. La motocyclette apparaît. C'est bien une Harley-Davidson, je ne me suis pas trompé.
Je la regarde arriver vers moi. Je me dis qu'il serait bien que son pilote décide de s'arrêter un instant sur la petite esplanade où je me trouve. Ce n'est pas sûr qu'il le fasse. Il le fait. Il déploie la béquille, tourne la clé placée sous sa cuisse droite. Le cliquettement de l'échappement poursuit la musique mécanique pour quelques secondes. L'homme enlève son casque, je vais vers lui. A mon sourire, il comprend que j'apprécie sa monture. Nous nous disons bonjour. La moto est immatriculée en Grande-Bretagne. Mon anglais est très mauvais, exécrable, indigent. J'essaie toutefois. Quel modèle ? Dyna 1450cc. Echappements bien libérés Screamin' Eagle, carburateur et filtre à air S&S pour ce qui est visible. Ce qui m'est invisible m'est expliqué. Les soupapes aussi sont des S&S. Tout ça avec moi qui ne parle pas anglais et lui qui ne parle pas français.
Il est Irlandais. Je m'étonne. Pourquoi ce "GB" sur la plaque d'immatriculation ? Irlande du Nord ! J'avais écarté cette possibilité. Sans qu'il me soit nécessaire d'aborder la question, le Brexit est tout de suite mis sur la table. Ça le désole. Ça le chagrine. Il m'explique qu'il a une maison dans la région, après Sarlat. En Irlande, il travaille dans une ferme. Il voudrait s'installer en France comme paysan. Le pourra-t-il avec le Brexit ? Nous nous moquons de Boris Johnson et de Donald Trump et puis nous nous posons là à regarder le paysage qui s'étale devant nous. La Vézère en bas, la falaise et ses aménagements, les arbres et la couleur qu'ils adoptent en cette saison. "Great !". Je suis d'accord avec lui, je pense. Ouais, c'est beau.
Je ne le prends pas en photo, je ne photographie pas la machine. J'oublie même de demander son prénom. On se serre la main, il remet son casque et ses gants et il repart. Je suis la moto et son sillage musical à deux cylindres gavés d'essence. Je retourne à mes affaires de photo. Je monte le 80-200 sur le boîtier et je peaufine mon cadrage. Ce que je vois dans le viseur me convient, je déclenche. J'essaie d'autres possibilités, je bouge un peu, je sens que l'on pourrait mieux faire, que ça aurait pu être mieux avec une meilleure lumière, avec un ciel moins gris.
Il y a plus de cinquante mille ans, l'Homme est arrivé là et il s'est installé. Le paysage devait-être tout autre. Est-ce qu'il s'est extasié sur la beauté des lieux ? Il s'est sans doute dit que c'était un chouette endroit avec de l'eau, du poisson, du bois, des abris. Je ne pense pas que la science saura jamais percer ce que ces ancêtres pouvaient penser mais on peut se dire que nous n'avons pas tellement changé. Il n'y a pas de raison de penser que l'humain d'autrefois n'avait pas le sens du beau. Ces lieux ont été habités sans discontinuer jusqu'à la Renaissance au moins. Aujourd'hui, c'est l'un des sites les plus visités par les touristes. Je ne suis pas certain qu'il faille vraiment conseiller la visite. Je ne suis pas certain que la mise en scène des lieux serve la cause de l'accès à la connaissance. C'est le problème du tourisme en Dordogne. On mise sur la préhistoire, tout est préhistorique et on alimente la confusion auprès du public. Le Moyen-Âge et la Renaissance de ce site passent un peu à la trappe même si c'est bien expliqué par ailleurs.
Mais bon, moi j'étais parti pour aller ailleurs. Je suis passé par là parce que je m'étais dit que j'aurais sans doute plus de chance de trouver une photo à faire qu'en passant par la "grande" route habituelle qui est plus directe. Au moment où je commence à ranger mon matériel, des touristes arrivent dans une Peugeot 3008. Ça n'a pas l'intérêt d'une production de Milwaukee (Wisconsin). Je monte dans ma bagnole, je mets la ceinture, je démarre et je poursuis ma route vers ailleurs.

Roque Saint-Christophe

jeudi 24 octobre 2019

Aqua [pas] bon

lundi 30 septembre 2019

Angoulême et ses anglaises

C'était un samedi en fin d'après-midi et le Rallye International du Circuit des Remparts était de retour à Angoulême. Les automobiles fendaient la foule qui se massait dans les rues piétonnes de la ville ancienne pour un défilé de ces belles carrosseries. Parmi elles, il y avait quelques anglaises et, pour commencer, une majestueuse Bentley.

Bentley
L'Angleterre, c'est le plus ou moins petit roadster. Dans ce domaine, selon moi, ce sont les chefs. Le roadster, ce n'est pas un simple cabriolet comme ont su le faire les Italiens, les Allemands ou même les Français. Le roadster, c'est un esprit particulier, c'est un goût prononcé pour la tradition, pour des techniques dépassées conservées coûte que coûte. La Morgan est l'une des meilleures représentantes de cette école dont le mot d'ordre pourrait être, mais en langue anglaise, : "ne changeons rien".

Morgan
On peut cependant considérer que dans le monde réel, parfois il pleut ou qu'il ne fait pas si chaud que ça. Alors, on greffe un toit au roadster pour le transformer en coupé. La ligne en est toute changée, l'automobile se pare d'un air tout de suite plus cossu. Un bon exemple est cette MG très classique elle aussi.

MG
Ceci dit, l'automobile anglaise accepte l'évolution et la modernité. Aston Martin est une marque que l'on peut qualifier « de prestige ». Aujourd'hui, elle joue dans la cour des supercars en participant à la course aux chevaux. Et puis, c'est la voiture de James Bond, tudieu !

Aston Martin
Enfin, pour prouver que les automobiles anglaises ont aussi de beaux moteurs, voici celui à six cylindres de la Austin Healey qui est alimenté par ses deux gros carburateurs SU qui paraissent si mystérieux aux yeux des Français. Pour les mauvaises langues, non, un moteur anglais ne pisse pas nécessairement l'huile.

Austin Healey

samedi 14 septembre 2019

Canasson

Moins qu'une deux chevaux

jeudi 12 septembre 2019

Tout ça, c'est pas très clair

Dans le fond

mardi 10 septembre 2019

Dordogne

Dordogne

dimanche 8 septembre 2019

A Paris, les péquenots, ils traînent des sabots

Esclaier de Montmartre

samedi 7 septembre 2019

A Paris sont marteaux, ceux qui garent leur vélo

Comment on gare les vélos à Paris

jeudi 5 septembre 2019

A Paris, c'est pas faux, tout s'explique comme il faut

Histoire courte

dimanche 25 août 2019

Verdure dans la nuit

arbre nocturne

samedi 13 juillet 2019

Épis c'est tout

céréales en vrac

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