Véhicules et moyens de transport

samedi 8 décembre 2018

Les AMI de mes AMI sont mes AMI

samedi 1 décembre 2018

Ça va cartonner !

enfumage

La Révolution ! Et après ?

J'ai entendu Mélenchon et Ruffin, tous deux de la France Insoumise, qui appelle à une "révolution citoyenne". Ruffin exhorte les Parisiens à se souvenir du Paris des barricades de 1968, de la libération de 1945, du Front populaire, de Gavroche, de la prise de la Bastille. Faux cul comme jamais, Mélenchon se défend de dire aux Gilets jaunes ce qu'il serait bon qu'ils fassent. Il se présente comme l'intellectuel pensant qui voit et comprend le peuple et va le guider du fruit de ses réflexions.
J'avoue, je ne suis pas allé écouter d'autres sons de cloches plus à droite ou plus à gauche. Pour la France Insoumise désireuse d'être entendue, présente sur les réseaux sociaux, la révolution est en marche et elle fera date, elle sera dans les livres d'Histoire. Ruffin reconnaît que nous ne sommes peut-être pas encore tout à fait à la veille du grand soir mais que nous en sommes proches, que c'est du tout chaud, de l'imminent, de l'incessamment sous peu. Les Français, ces Gaulois réfractaires inculturés et fainéants vont marcher sur l'Elysée et en déloger le bouffon libéral Macron. Allez zou ! A la porte le Manu ! On dégage, on laisse la place au peuple.
2019 sera l'année de cette révolution populaire. On nous le promet presque. Mais qu'est ce que ça va bien pouvoir donner, tout ça ? On va voir, on verra bien. Va y avoir des pleurs et des larmes, ça va pas se faire dans la douceur. Va y avoir de la guerre intestine pour mettre en place un nouveau pouvoir. Ça m'étonnerait qu'on se dirige vers l'Anarchie, on n'est pas assez intelligents pour. Par contre, que l'on aille vers le bordel, ça c'est moins impossible. Un temps, je me suis demandé quelles pouvaient bien être les revendications des Gilets jaunes. Finalement on s'en branle. Grosso modo, il y a l'envie de moins d'impôts et de plus d'égalité. Ce qui paraît mobiliser le plus, c'est l'envie de pouvoir vivre en comptant un peu moins ce qui reste au fond du porte-monnaie. On a envie qu'il y ait une meilleure distribution des richesses, un ruissellement plus visible de tout ce pognon de dingue qui tombe toujours dans les mêmes poches.
Faut bien reconnaître que les provocations de la Macronie ont été entendues par le peuple. On ne sait pas si ça va déboucher sur quelque chose de concret mais on peut reconnaître à cette Macronie conquérante et victorieuse, à cette élite, à ces premiers de cordée, d'avoir réussi à jeter de l'huile sur le feu avec ses petites provocations. Le peuple a beau être généralement une masse atone et amorphe, il faut tout de même pas trop lui marcher sur les ripatons. Il finit immanquablement à en prendre ombrage. Castaner gesticule devant les caméras et vilipende les dégradations infligées à la plus belle avenue du monde, dénonce les blessures portées aux forces de l'ordre comme jamais ça n'est arrivé auparavant. Castaner se fout de la gueule du monde.
Le truc, c'est que la question de la légitimité de Macron est posée. Il a été élu. Ça, c'est une vérité. Mais il a été élu par qui ? Combien ont voté pour lui pour ne pas voter pour elle ? Combien ont voté pour lui pour faire payer PS et LR ? Combien ont voté pour lui "pour voir" ? Il fallait écouter ses discours, à Macron ! Finalement, il ne nous a pas menti, il fait globalement ce qu'il avait promis de faire. Il faut lui reconnaître ça. On peut lui reprocher la méthode. Si l'on n'est pas rendu à ses idées, à son idéologie, on peut lui reprocher presque tout et même le reste. Macron, c'est la gloire de celles et ceux qui pensent que quand on veut, on peut. C'est le héraut des "winners", c'est peut-être le plus américain des présidents français. Macron, c'est le pouvoir de nier la misère subie. Pour lui, il n'y a pas de secret. Les malheurs qui nous accablent ne nous sont pas tombés dessus par hasard. C'est de notre faute, on avait qu'à se débrouiller pour vaincre et tant pis si on doit périr. A la limite, peut-être, accepte-t-il la "faute à pas d'chance" mais ce n'est même pas sûr.

[1]
Imaginons. C'est la révolution, Macron est viré, le peuple prend l'Elysée, le parlement, les ministères. Deux cas. Ou ça fait tache d'huile en Europe ou ça ne le fait pas. Quoi qu'il en soit, c'est le bordel. Ainsi, on apprend que la révolution peut être comme le bal ou la soupe : populaire. Au peuple, on demande ce qu'il souhaite et, parce que le peuple ne peut pas se tromper, tout roule impec et tout le monde il est heureux jusqu'à la fin des temps. C'est hyper chouette.
Moi, je me dis que cette affaire de révolution, c'est une affaire politique. Et j'ai décidé que la politique, je m'en fous. C'est pas pour moi. Après tout, on peut vivre sans avoir d'idée politique. Est-ce que Brassens avait des idées politiques ? Il y a vachement mieux à faire avec son cerveau que de perdre son temps à avoir des idées politiques ! La politique, si on regarde bien, c'est un truc tout mou. C'est l'art du consensus. La politique, ça cause à la société plus qu'aux personnes qui la composent. Il faut tout le temps ménager la chèvre et le chou, faire avec les intérêts du plus grand monde et d'une minorité. Tâche malaisée et parfois même paradoxale qui fait que l'on est contraint à faire usage du mensonge.
Pour avoir le pouvoir, il faut faire des promesses au peuple. Il faut se faire aimer. Faut pas rechigner à dire n'importe quoi. Le peuple refuse d'être "pas riche" ? On va lui dire qu'on lui amène de la richesse pour tous. Le peuple ne veut plus tomber malade et mourir, on va lui dire qu'on a une potion magique qui va l'éloigner de tout ça. Pas de problème. On verra après. Mais finalement, on la connaît bien la règle du jeu depuis le temps, non ? On le sait qu'on nous ment, qu'on nous prend pour ce qu'on est. Et pourtant, allez, on repique au truc, on glisse notre bulletin dans l'urne. Moi, je crois que je vais désormais être en accord avec mes idées et que je n'irai plus voter. J'ai conscience que ça ne changerait rien si une énorme majorité n'allait plus voter. N'y aurait-il qu'une poignée de votants qu'un·e président·e serait élu·e. Pas de quorum pour les présidentielles ! Et alors ? On n'a pas compris que le vote n'était pas la solution aux problèmes plus ou moins réels que nous soulevons ?

Note

[1] oui, il y a faute

lundi 26 novembre 2018

Hipophraste Dressingstone

Tout jeune déjà, le petit Hipophraste Dressingstone forçait l'admiration de ses parents. Il n'avait pas encore six ans — puisqu'il n'en avait que quatre — lorsqu'il montra les premiers signes de son intérêt pour les techniques mécaniques en démontant le réveille-matin de ses parents. Bien sûr, un enfant si jeune n'était pas en mesure de le remonter convenablement et il se contenta de replacer l'horloge vide de ses éléments constitutifs sur la table de chevet. Cet épisode fut à l'origine du blâme que reçut M. Dressingstone pour "retard intolérable" dès le lendemain.
Bien plus tard, très exactement presque une semaine après, c'est aux pneumatiques de l'automobile familiale que le petit diable s'intéressait. Nouveau blâme pour raison similaire pour le parent, fessée pour le gamin. Cette brimade allait éloigner Hipophraste de la science à tout jamais au presque. En effet, alors qu'il allait fêter son dixième anniversaire dans les années suivantes, il n'avait alors que sept ans et demi, Hipophraste prouvait au monde qu'il n'avait pas perdu son âme de petit garnement et de génie de la mécanique. Il allait démonter le vélo du petit Thomas, camarade de classe, à l'aide d'une scie à métaux et d'un gros marteau. Le vélo ne roulera plus jamais mais la vocation était née, Hipophraste deviendra cadre ou rien !
Et de fait, il faut le reconnaître, il ne devint jamais cadre. Pourtant, il ne se découragea pas le moins du monde et, honoré par un diplôme tout neuf délivré le jour de son vingtième anniversaire par ses parents le reconnaissant désormais comme Grand Ingénieur en Chef de l'école Polie-comique (il ne s'agissait en fait que d'un diplôme humoristique, vous l'aurez compris, vous…), Hipophraste décida de consacrer le plus clair de son temps libre (et il en avait, le bougre !) à la réalisation de son grand projet, une motocyclette novatrice de grand luxe et de grande puissance. Il puisa tout l'enseignement nécessaire à la réussite de ce projet dantesque dans les exemplaires des revues "Système D" et "Science & Vie Junior" ainsi que dans le "Manuel des Castors Juniors" qui ne le quittait jamais. Avant de passer à l'établi et aux outils, il prit une feuille de papier et un stylo pour rédiger un cahier des charges.
La motocyclette de ses rêves devait avoir une roue devant et une autre derrière. Pour s'asseoir, une selle était prévue et celle-ci devait pouvoir se positionner légèrement sur l'arrière et devant un guidon chargé de diriger la machine en un mouvement oscillant vers la droite et la gauche selon la configuration du terrain. Un moteur d'une cylindrée comprise entre 350 et 500cc allait avoir la mission de fournir le mouvement et la puissance à l'une des deux roues. Entre roue et moteur, Hipophraste jugea intéressant de placer deux dispositifs, une boîte à vitesses (deux pour aller en avant et une pour aller en arrière) et un embrayage à deux disques dont l'un serait plutôt en forme de cercle. Pour s'assurer de ne jamais dépasser les limitations de vitesse, il fut décider de placer un tachymètre visible depuis le poste de pilotage. Plusieurs croquis furent exécutés et servirent à la constitution de plans cotés d'une précision remarquable.
Les roues, les pneumatiques, divers accessoires et organes furent récupérés sur des motocyclettes mises au rebut. Le moteur fut remonté à partir de quelques modèles disparates modifiés, améliorés et adaptés par ce constructeur de génie. S'il avait hésité un moment entre le moteur à deux et à quatre temps, il se décida pour un cycle à trois temps de son invention qu'il serait bien trop long de décrire ici et qui, de toutes façons, est protégé par tout un tas de brevets. On peut juste en dire que le système fait appel à une chambre de condensation-répulsion commandée par clapets automatiques à bi-révolution opposée.
Une fois le moteur mis au point et placé dans le morceau de cadre découpé juste là où il était le plus intéressant de le faire, Hipophraste nota que l'idéal était bien entendu d'opter pour une roue avant motrice. L'entraînement de la turbine hydraulique étant assuré par un engrenage pris sur un arbre à cames furtif placé en tête. L'entraînement de la pompe du liquide hydraulique serait, quant à lui, assuré par une autre turbine mue par la puissance des gaz d'échappement. Un système somme toute élémentaire auquel, cependant, il fallait penser.
Au terme de quinze années de travail laborieux, la motocyclette était fin prête pour parcourir ses premiers kilomètres. Au guidon de sa machine, Hipophraste réalisa un premier tour de France à une moyenne très constante qui le ramena juste à la porte du garage qu'il avait quitté douze jours auparavant. L'essai était des plus prometteurs. Aucune panne n'était venue ternir ce galop d'essai mais ceci n'empêchait pas de revenir avec un carnet empli de notes qui allaient bien servir pour encore améliorer ce prototype.
Après avoir gravi le Kilimandjaro, s'être rendu en Terre de Feu et au Cap Nord, à Kyoto et à Tokyo, à Mexico et à Anchorage, la preuve était faite que sa motocyclette était la meilleure, la plus fiable, la plus économique, la plus confortable et la plus pratique de toutes les motocyclettes jamais conçues par l'Homme. On peut, sur le document iconographique suivant, voir Hipophraste Dressingstone sur la route qui le mène au village proche où il va acheter son pain quotidien.

Photo d'époque

dimanche 25 novembre 2018

Ça vaut mieux qu'une chaise de même


Et comme nous sommes dimanche et qu'il faut se détendre…

Je vous propose un petit jeu. Il s'agit de jouer avec LREM. Je propose "La Révolte En Mouvement", "La Rue Emmerde Macron" et, bien sûr, "La Ratatouille Enerve Mémé". A vous !

jeudi 22 novembre 2018

Le gas-oil, une nouvelle vision du luxe

Fut un temps où le moteur Diesel était réservé aux poids-lourds, aux tracteurs agricoles et aux voitures taxi. Le moteur Diesel était un mal nécessaire, plus économe en carburant mais aussi poussif, bruyant, polluant. A la faveur des deux chocs pétroliers des années 70 et à la hausse du prix du pétrole consécutive, le gas-oil a su attirer d'abord les gros rouleurs puis toute la France avec les promesses de consommation moindre et, surtout, de coût plus bas au litre.
De longue date, deux constructeurs proposaient des automobiles à moteur Diesel, Mercedes-Benz et Peugeot. Aux débuts des années 80, Renault, Volkswagen puis tous les autres ont placé ces motorisations dans leurs catalogues. Parce qu'un moteur Diesel est plus technique qu'un moteur essence, qu'il nécessite une pompe à injection, un bloc moteur et une culasse capable de supporter un taux de compression plus grand, des injecteurs aussi, le prix de l'automobile à moteur Diesel était plus important que la même automobile à moteur à carburateur classique. On pensait se rattraper sur son investissement en payant moins cher son carburant. Et peu à peu, effet d'échelle aidant, les constructeurs ont pu proposer des voitures roulant au gas-oil à prix égal. En France, ça a été un appel d'air, ça a marché et la majorité des automobilistes s'est mis à rouler en Diesel.
Il y a eu des améliorations. On a ajouté un turbo-compresseur, on a imaginé des systèmes d'injection plus performants, on a cherché à atteindre le niveau d'agrément du moteur à essence. Les voitures neuves sont devenues les voitures d'occasion tant et si bien que bientôt, on a été presque incapable de trouver autre chose que du Diesel sur le marché. Avec les améliorations, le moteur Diesel est devenu plus fragile, moins fiable, moins increvable, plus cher à l'entretien mais il était devenu la norme et c'était le choix par défaut pour l'automobiliste. En concession, il fallait la demander explicitement pour que l'on vous propose une automobile à moteur essence.
Et alors, l'écologie est passée par là. Un coup, il fallait rouler en Diesel, un autre coup, il ne fallait surtout pas utiliser de Diesel. La valse hésitation a fait que l'on ne savait plus exactement qu'elle attitude adopter. Aujourd'hui, c'est haro sur le Diesel, c'est tollé contre l'essence, c'est l'enthousiasme pour l'électrique ! Et on s'apercevra qu'il y aura besoin de beaucoup de centrales électriques et que l'on ne pourra pas produire suffisamment et ça repartira pour un tour. On veut nous faire comprendre qu'il nous faut changer de paradigme, que le temps du véhicule personnel est derrière nous. Nous n'y sommes pas prêts.

samedi 17 novembre 2018

Détourner les Français de l'automobile

J'ai beaucoup réfléchi. Ma cervelle a approché l'affolement de soupapes. J'ai mis à contribution l'intégralité de mes capacités à penser et je pense que le résultat est fructueux. J'ai trouvé la solution !
Quel est le problème, au fond ? Le problème, c'est l'automobile et, d'une manière plus générale, l'idée même du véhicule individuel à moteur à combustion interne. Le Français ne veut pas payer le carburant trop cher. J'entends cela mais, excusez-moi de devoir le dire, le Français est un sot. Plutôt que pleurer sur l'augmentation du coût du litre de gazole ou d'essence sans plomb, ne ferait-il pas mieux de cesser d'acheter ce carburant qui part immanquablement en fumées nauséabondes, délétères pour la planète et la santé ? Faut-il qu'il soit peu disposé à la chose intellectuelle pour n'y avoir pas pensé de lui-même, le Français ! Heureusement, je suis là.
Mais, me demandera ce bête Français, comment aller au travail ? Comment aller à l'hypermarché ? Comment aller à la mer ? Sot ! Sot ! Sot ! Ah ! Français à l'étroitesse d'esprit digne des pires étrangers ! Ah que je te plains ! Ah que je ne peux te pardonner ta coupable paresse intellectuelle ! Ne comprends-tu donc pas que tu fais fausse route ? Faut-il que tu m'aies attendu ? Que je vienne dessiller ta vision basse et obtuse ? Et si je n'avais pas été là ? Hein ? Comment peut-on vivre ainsi durant tant d'années dans l'attente de l'être providentiel, du miracle qui arrivera et expliquera tout ? Enfin ! Je suis là !
Donc, j'ai réfléchi et j'ai trouvé. Il faut détourner le Français de l'automobile, le dégoûter de cette machine infâme et coûteuse. Car que sont les services que peuvent rendre ces automobiles face aux dépenses qu'elles imposent ? Réfléchons-y et tirons le bilan idoine. A tête reposée, calmement, sereinement. L'automobile pollue, l'automobile coûte, l'automobile tue, l'automobile agace, l'automobile questionne. Et en contrepartie ? Elle ne permet rien de plus que de se rendre à plusieurs kilomètres et de revenir au point de départ. Est-ce bien raisonnable ? Qu'alliez-vous faire là-bas que vous n'auriez su faire ici ? Et si, imaginons la chose, vous êtes tellement mieux là-bas qu'ici, pourquoi n'iriez-vous pas y établir vos pénates ?

L'automobile, les problèmes sans les solutions

Je connais des personnes qui dépensent plus de la moitié de leurs revenus dans l'automobile. Il faut acheter le véhicule, il faut changer le certificat d'immatriculation, l'assurer, le nourrir en carburant, l'entretenir, vidanger son huile et changer ses filtres et ses pneumatiques, payer les péages et le stationnement, le contrôle technique et les révisions, les amendes et tout un tas d'autres choses dont on se passerait bien.
Et pourtant, tous les automobilistes ne sont pas des déficients mentaux. Il y en a même des biens. Seulement, ils oublient de penser. Pire, ils refusent de le faire. Ils rechignent à ouvrir les yeux et à observer leur automobile avec les yeux connectés à leur bon sens. Parce que, franchement, c'est laid, une automobile. Une motocyclette encore plus, certainement, mais, par chance, il y en a moins à combattre. L'automobile est une agression visuelle, olfactive et sonore. C'est avant tout un amas de métaux et de matières plastiques plus ou moins habilement maquillé sous une couche de peinture et derrière quelques accessoires en "enjoliveurs" au goût plus que douteux. Les constructeurs et leurs services de communication ont tellement bien œuvré qu'il en est aujourd'hui pour s'extasier devant la "beauté" d'une automobile, se ravir des courbes arrondies et des lignes élancées, de la largeur des pneumatiques et de la forme des feux arrières. Vraiment ? Franchement ? En toute objectivité ? Vous ne sentez pas, confusément, qu'il y a quelque chose de dérangeant dans tout ça ? Vraiment ? C'est beau ces trucs montés sur des pneumatiques plein d'accessoires et d'équipements disparates chargés de cacher la misère ? Vous me faites de la peine.
On ne vous aurait pas dit que c'était beau, vous ne l'auriez pas deviné. Reconnaissez-le, au moins. Avez-vous conscience que l'on s'est infiltré dans votre esprit pour vous faire accepter l'inacceptable, l'inepte ? Vous êtes victime de la publicité. Pouvez-vous mettre au même niveau la statuaire grecque et la dernière née de l'industrie automobile ? Où sont les artistes qui ont décidé que le plastique peint en rouge, que les chromes étincelants, que les jantes en alliage étaient tombés dans le domaine du "beau" ?

"Oui mais, l'automobile, c'est pratique"

Pratique pour quoi ? Pour remplir le coffre de saloperies achetées dans des magasins stupides ? Pour aller perdre son temps au boulot ? Pour risquer l'accident mortel ? Pour craindre les radars ? Pour bouillir dans les embouteillages ? Pour faire grise mine face à la facture brandie par le garagiste ? Pour épuiser les réserves de pétrole ? Pour pourrir l'atmosphère ? Pour écraser les hérissons ? J'ai beau chercher et faire des efforts, je ne vois rien de bien indispensable dans l'idée de l'automobile particulière.

Pour certains, l'automobile est un marqueur social. Ils se donnent l'impression de se grandir, de s'élever dans la société en possédant un truc qui roule. Ils se pensent l'égal des grands en achetant une automobile d'une marque un peu prestigieuse, ils croient tutoyer le PDG ou le décideur. Notons tout de même que jamais on a entendu parler d'un phare de la pensée qui se serait fait remarquer par la "classe" de son automobile. Oui, d'accord, peut-être Françoise Sagan. Sait-on si Sartre avait une automobile ? Sait-on ce que conduit tel grand écrivain ? A-t-on vu tel prix Nobel dire sa fierté de posséder une automobile ? Tout au plus, dans l'actualité récente, a-t-on entendu parler de Trump enfumant la cour du palais de l'Elysée avec son automobile blindée. Il n'y a pas de quoi être particulièrement fier.
Que l'on puisse avoir la nécessité de se déplacer, ça peut se concevoir. Il faut juste comprendre que le véhicule personnel n'est pas l'unique solution. En premier, pourvu que vous ayez été bien conçu, dans les règles de l'art, vous avez des pieds. On peut aller loin avec deux pieds fonctionnels. Nous passons sur le recours aux animaux et nous intéressons à la bicyclette. Ce n'est pas mal mais c'est assez fatigant dans les montées et ça ne protège pas bien de la pluie. La téléportation n'est pas encore au point et rien ne permet de dire si elle le sera un jour. Ça semble assez compliqué et poser tout un tas de questions complexes.

L'automobile, un moyen de locomotion très moyen

Plus des trois quarts de la population française vit en ville ( données de 2012 — Source ). Pour ces personnes et même si ces services demandent à être améliorés et complétés, il y a les transports en commun. Pour les autres, on peut éventuellement envisager que l'on puisse encore être obligé d'utiliser un véhicule personnel pour se rendre à une gare, à un parking desservi par des navettes, un tramway, des bus. Mais dans le fond, l'idéal serait que ces personnes n'aient pas à se déplacer du tout. L'idéal n'étant pas à portée de main, on peut accepter les déplacements sur un faible rayon. Ainsi, les automobiles seraient limitées à un maximum d'une dizaine de kilomètres. Il faudra aider à la réinstallation de commerces en zone rurale et dans les centre-villes. Des systèmes de livraison à domicile seront mis en place.
Ainsi mes amis, je vous en conjure. Je sais que mon message a été entendu, je sais votre prise de conscience, je vous sais désormais convaincus. Aussi, vous qui avez de vieilles automobiles, des Bugatti, des Delage, des Delahaye, des Ferrari ou des Porsche, des Citroën ou des BMW, confiez-les moi ! Je saurai les soustraire à vos regards, je saurai vous aider à faire pénitence, à expier vos péchés. Pensez à faire le plein de carburant et à gonfler les pneus.

samedi 10 novembre 2018

Sportive Traction

Traction avant Citroën de sport
Traction avant Citroën de course

vendredi 9 novembre 2018

On est le neuf

S'il avait fallu que je ne montre et n'écrive que des images et des propos cohérents sur ce blog, il y a fort à parier qu'il serait bien moins fourni. Et force est de constater, avec un peu d'amertume et beaucoup de déception, que ce n'est pas encore ce jour que l'intelligence fera son entrée en ces pages.
Aussi, mais je ne veux pas vous jeter la pierre, vous ne m'aidez pas à progresser sur le chemin malaisé de la lumière, de la pensée forte et de la connaissance. Finalement, peut-être sommes-nous parvenus à nous trouver, vous et moi, sur le terrain de l'intellection modeste et de la compréhension défectueuse. Si nous ne sommes certainement pas entre gens savants, nous ne sommes pas non plus de parfaits idiots. Ce n'est déjà pas si mal et, comme on le dit, après tout il faut de tout pour faire un monde.
Dans ce marasme intellectuel qui nous envahit, j'ai eu hier la chance, à Périgueux, de rencontrer une personne particulièrement brillante, artiste, dessinateur et peintre, photographe et écrivain. J'étais là pour tenter de remettre en route un vieil Apple G4. Mon diagnostic a rapidement été que la panne venait de l'alimentation. Trouver une alimentation pour ce modèle d'ordinateur n'est pas aisé et, lorsque l'on en trouve une sur le marché de l'occasion on découvre qu'elle est vendue au prix d'une machine complète. Pour tout dire, cet ordinateur vieux d'une quinzaine d'années ne mérite peut-être pas que l'on tente de le faire revivre.
La personne chez qui j'étais me propose un café que j'accepte avec entrain. A un moment, elle me dit : « Vous aussi le noir vous va bien ? ». Je ne m'attendais pas à cette simili question. Que veut-elle donc dire ? Face à l'absence de réponse, la personne précise le fond de sa pensée : « Les idées anarchistes ne vous sont pas étrangères ? ». Du coup, je commence à comprendre le sens de ses propos et je réponds (enfin !) que, effectivement, je me sens proche de ces idées.
Alors, l'homme se lève et va vers sa bibliothèque. Il se saisit d'un livre et me le montre. Une fois encore, je ne comprends pas bien où on veut m'amener. « Je suis un frère », me dit-il sur le ton de la confidence. Là, je comprends. L'ouvrage porte les symboles de la franc-maçonnerie. Ok, d'accord, je pige… Enfin pas trop, tout de même. Pas tout. Et là, sans doute parce que j'arbore un air particulièrement stupide, il m'explique que beaucoup d'anarchistes sont entrés en franc-maçonnerie. Et de me citer plusieurs noms de l'anarchisme.
Je n'ai pas jugé bon discourir à ce propos. Déjà parce que je n'ai toujours pas compris pourquoi et comment la discussion a pu dériver sur le sujet de l'anarchie et de la franc-maçonnerie. Oui, d'accord, j'étais chez cette personne parce que j'avais précédemment dépanné un type lui aussi franc-maçon à qui j'avais été recommandé par un client franc-maçon. Ça doit forcément venir de ce cheminement.
Moi, je ne connais rien de bien précis au sujet de la franc-maçonnerie. Ça n'a jamais été un sujet qui m'a passionné. Je ne sais pas en quoi ça consiste exactement, ce que ça implique, à quoi cela oblige. Surtout, je pense que je m'en fous totalement.
J'ai proposé d'amener le disque dur du Mac en panne chez moi pour récupérer les données afin que ce client puisse travailler depuis son ordinateur portable dans l'attente de trouver une solution valable pour soit réparer soit remplacer le Macintosh malade. Depuis hier soir, je transfère les données sur un disque dur externe qu'il sera possible de connecter en USB. En attendant que ce soit fini, j'ai eu le temps de faire un dessin que j'ai encré ce matin et qui n'a rien à voir avec tout ça.

Moto pour vieux

lundi 5 novembre 2018

La Moto Con & Fort

Bécane et Confort

samedi 3 novembre 2018

On va pas tourner autour du pot

Mobilité

vendredi 2 novembre 2018

Machine à remonter le temps

Redevenir jeune, frais et beau. Il y a deux façons d'imaginer une machine qui nous ferait remonter le temps. Soit ce serait un voyage dans le passé sans que notre âge change, soit nous rajeunirions au fur et à mesure que nous irions vers ces temps passés. Finalement, ce serait plus logique. Nous serions toujours nous au présent de ce passé. Bien sûr, ça nous empêcherait de voyager plus loin que notre naissance ou, tout du moins, à notre état embryonnaire.
Alors que je m'ennuyais beaucoup, l'autre jour, je me suis mis à me rappeler de cette aujourd'hui lointaine époque où j'écumais les routes au volant de ma coccinelle. Et alors, je me suis perdu à penser qu'en retrouvant une coccinelle semblable à celle de l'époque, je retrouverais ma jeunesse perdue. Un instant de lucidité inespéré m'a vite fait sortir cette pensée stupide du dedans de la tête et m'a fait comprendre qu'au volant d'une coccinelle, aujourd'hui, je n'aurais guère que l'attitude d'un petit vieux qui roule dans une vieille auto.
Et je me suis laissé à penser à ceux-ci qui tentent de se raccrocher à leur jeunesse à travers les musiques entendues lors des boums, les livres lus, les films vus, les souvenirs. Par exemple, il se trouve que je sortais de l'adolescence et que j'étais amoureux d'une fille que je trouvais vachement jolie et bandante. Si je me laisse aller à penser à elle, je la vois toujours jeune et jolie alors qu'elle doit avoir vieilli elle aussi. Peut-être ne la trouverai-je plus trop à mon goût aujourd'hui si je la retrouvais. Nul doute qu'elle considèrerait elle aussi que j'ai pris un sacré coup de vieux si jamais elle me voyait aujourd'hui. Ceci dit, je n'ai aucune raison de penser qu'elle puisse perdre du temps à penser à moi, soyons honnête et modeste.
Si aujourd'hui je roulais dans cette coccinelle de mes jeunes années, je pense que j'aurais du plaisir à le faire. Et même, je pense que je jouerais à me croire jeune. Il n'y aurait pas grand mal à cela, je pense. Ce n'est même pas de la vraie nostalgie, juste un jeu dont je ne serais au fond pas dupe.

dimanche 28 octobre 2018

La Motobécane du dimanche du changement d'heure

dimanche 21 octobre 2018

La moto du dimanche

Moto ridicule

lundi 15 octobre 2018

Vérité mécanique

Mobilité

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