jeudi 11 août 2011

Que d'eau, que d'eau ! (Marie Edme Patrice Maurice de Mac-Mahon)

Aujourd'hui, j'ai eu une super bonne surprise en descendant dans mon sous-sol. Le groupe de sécurité de mon chauffe-eau électrique avait décidé de laisser passer toute l'eau qu'il pouvait. C'est chouette.

Chplaf, chplaf. Je patauge joyeusement dans l'eau. Il n'a pas plu depuis quelques jours, la source de la présence de toute cette eau n'est pas à chercher de ce côté là. Qu'est-ce donc que ça peut donc être donc ? Le robinet qui ne sert jamais qui est contre le mur ? Que nenni ! Ayé ! J'ai trouvé ! C'est le groupe de sécurité du chauffe-eau. Faut que j'sois honnête, ça fait déjà quelques mois qu'il fuyait un peu beaucoup. Jusque là, ça restait dans les limites du raisonnable. Je perdais une dizaine de litres tous les deux jours. Mais là, mazette ! Excusez-moi du peu ! C'est au bas mot une bonne cinquantaine de litres qui sont partis en l'espace de deux jours. Assez pour laisser une partie du sol bien mouillé. Pas assez pour tout inonder non plus. C'est une chance.

piscine.png

Alors, il a fallu changer le groupe de sécurité. Ce n'est pas très compliqué. D'abord, déposer ce groupe de sécurité. Une bonne clé à molette, et hop ! Là, il y a un problème. Le chauffe-eau commence à se vidanger. Tiens ? Etrange. La dernière fois que j'avais procédé à une semblable opération, le chauffe eau ne s'était pas vidangé. Bon. Je prends deux seaux. Un sous le chauffe-eau et un pour transvaser le contenu du premier seau et aller le verser dehors. Il y a deux-cents litres d'eau chaude qui part ainsi. C'est ballot. Quand on pense à toute cette bonne eau chauffée à la bonne électricité qui disparaît, on pense à la facture d'eau et à celle d'électricité et on est pris d'une grosse envie de pleurer. Je suis trop sensible.
Il en faut du temps, mine de rien, pour vidanger un chauffe-eau. Ce n'est pas un travail passionnant. Vous êtes là à attendre que votre seau se remplisse et, vite, vous le videz dans l'autre seau que vous allez verser dehors avant de revenir au chauffe-eau et recommencer. Bien sûr, vous avez coupé l'arrivée d'eau froide avant toute chose. Vous avez aussi coupé l'alimentation électrique parce que l'eau et l'électricité, ça ne fait pas toujours bon ménage. Dans le cas présent, l'installation électrique est des plus extravagante avec des fils qui courent partout, pas fixés et pas très protégés. Faut avoir la foi.
Le chauffe eau vidé, je me saisis du groupe de sécurité défaillant pour m'en servir de modèle et file à Thenon pour en trouver un nouveau. Il n'en reste qu'un. Je n'en ai pas besoin de beaucoup plus. 16,90 €. Ça ne vaut pas le coup de s'en passer. Je reviens chez moi, vais chercher du téflon dans mes affaires et descends pour procéder à l'installation du nouveau dispositif. Je fais les branchements, vérifie que les vannes fonctionnent, tourne la robinet d'arrivée d'eau et observe mes branchements à la recherche d'une fuite. Il n'y en a pas. Je suis content. Je monte ouvrir un robinet d'eau chaude pour permettre le bon remplissage du chauffe-eau. Tant que de l'air s'échappe par le robinet, c'est que le ballon n'est pas plein. Une fois qu'il n'y a plus d'air et que de l'eau coule, je peux purger les deux autres robinets d'eau chaude de la maison et remettre l'électricité pour faire chauffer les deux-cents litres de flotte. J'en suis là.
Ce qui est un peu dommage, c'est que je vous avais fait un dessin et que ce dessin n'a aucun rapport avec tout ce qui précède. Je vais peut-être en faire un autre.

jeudi 14 août 2008

Ça avance mais ça n'en finit pas

Aujourd'hui, j'avais bon espoir de terminer la pose des plaques. L'espoir a été déçu, tant pis, ce sera pour la prochaine fois, ce n'est que partie remise, comme on dit.

Ce matin, réveil aux aurores pas plus boréales que je ne suis austral au pitêk... Je me fais du café, un litre et des poussières, je le bois et je commence à m'y mettre. J'attaque une partie délicate de la pose des plaques. Là, finie la rigolade, faut réfléchir et ne pas se tromper. L'écart entre poutres va décroissant, passant sans prévenir de quatre-vingt-seize centimètres à quatre-vingt-huit centimètres. Et ceci, vous vous en doutez bien, d'une manière on ne peut plus fantaisiste. Je commence par découper une plaque rectangulaire. Je prends plein de mesures qui s'imposent et je tranche dans le vif. L'idée force est que la plaque, le morceau de plaque, s'encastre du mieux possible entre les deux poutres qui m'occupent pour le moment. Je joue du cutter avec brio et m'en sors, finalement, pas trop mal.
Pour le bout de plaque qui suit, par contre, je ne parviens pas à égaler la perfection précédente, ce qui me fait penser que j'ai profité d'un incroyable "coup de bol" et que, de ce fait, je n'ai pas à être particulièrement fier de ma petite personne. Baste ! Ce n'est pas bien grave et je saurais me contenter de cet "à peu près".
En tout début d'après-midi, mon frangin vient me voir et me demande si je peux lui rendre un service. Il s'agit d'amener son fourgon, un Renault Trafic, au centre de contrôle technique pour le contrôle de la pollution auquel se doivent de répondre les véhicules utilitaires. J'accepte. Du coup, ça me bouffe une partie de l'après-midi. Remarquez bien que, si je n'étais pas un peu fainéant sur les bords, j'aurais sans doute terminé le plus gros... Seulement voilà que, en bougeant les meubles et les affaires, je suis tombé sur un album de bandes dessinées que je n'avais pas lu depuis des années et que je me suis plongé dedans. Forcément, ça aide pas pour le plafond, tout ça...
Et de lire cet album, ça m'a fait penser que je n'avais pas fait de dessin depuis pas mal de jours. C'est pas bien, ça ! En attendant, je vais aller me préparer le repas du soir. Je le mangerai et après, je crois bien que j'irai lire un peu de BD. Voilà.

dimanche 10 août 2008

Ça avance !

Ce matin, mon frangin m'a apporté les pieds qui permettent de maintenir les plaques en position pendant que l'on visse. J'ai donc pu commencer la pose des plaques de plâtre. La première m'a donné du fil à retordre, la seconde aussi. Qu'en sera-t-il de la troisième ?

Un point très positif, c'est que les plaques se découpent très bien au cutter. Un point très négatif, mes poutres ne sont pas droites du tout. Je le savais, certes, mais je ne pensais pas qu'elles allaient m'emmerder à ce point. Premier morceau de plaque. Je prends les mesures, descends au garage, prend une plaque, la pose au sol et reporte les mesures. Premier problème, je n'ai pas de règle assez longue pour tracer d'un coup d'un seul le trait de coupe. Je me débrouille comme je peux avec les moyens du bord. Je prends le cutter et je tranche dans le vif du sujet. J'appuie sur la partie que je veux conserver, la coupe est nette et franche. Je suis fier et satisfait de moi.
Je remonte à l'étage avec mon bout de plaque. J'approche un escabeau et monte à l'assaut des poutres en emmenant la plaque. Là, première déconvenue, la plaque refuse de rentrer entre les poutres. Je n'avais pas jugé bon de tenir compte d'une chose toute bête, les poutres ne sont pas de la même largeur en bas et en haut. Mince ! Bon. Avant de m'énerver, je m'avise que l'écart entre les poutres est plus important à l'autre bout de le pièce et que cette plaque ferait très bien l'affaire pour là-bas plutôt que pour ici. Je change l'escabeau de place et place la poutre (presque) sans problème. Oui, bon, j'ai été obligé d'en casser un petit bout pour que ça rentre mais ce n'est pas si mal. J'attrape l'appareil chargé de maintenir la plaque et je l'actionne pour que la plaque vienne bien en appui sur les rails. C'est parfait !
Je redescends de l'escabeau, prends quelques vis et la visseuse et commence à fixer la plaque. Première vis, impeccable ; deuxième vis, pareil ; troisième, quatrième, cinquième vis... Tout va bien. Chouette ! Et voilà que j'arrive dans l'angle de gauche, contre le mur. Je vais pour visser, la vis traverse la plaque et... rien. Pas de rail derrière. Mince et crotte et flûte. Un trou pour rien. Je recommence un peu plus à droite, pareil ! Un peu plus en arrière, pareil. Trois trous dans mon beau plafond. Snif !
Là, je me mets sur le côté et passe la main entre la poutre et la laine de verre pour aller voir ce qu'il se passe. Il n'y a rien de spécial. Le rail est là, la plaque colle au rail et ça devrait pouvoir fonctionner. Je vis encore un peu plus à droite, cette fois est la bonne. Ouf. J'apprends le métier et maintenant, je sais que je repérerai l'emplacement des rails sur le mur, la prochaine fois !

Je redescends au garage, coupe un nouveau bout de plaque, un peu moins large, et remonte pour le visser. Ce deuxième morceau ne me donne pas de fil à retordre. Bien. Je me donne le droit d'une petite pause et je m'y remets !

pose du placoplâtre

vendredi 8 août 2008

Travaux, le début de la fin !

Aujourd'hui, j'ai terminé la pose de la laine de verre et des rails.

Je vous le dis comme je le pense, je ne suis pas fâché que ce soit là une affaire terminée. Je déteste la laine de verre !
Maintenant, faut que je pose le placoplâtre©. Bon... Je ne l'ai pas encore acheté, hein ! Et puis là, je pense que je vais avoir du mal à le faire tout seul. Enfin bon, on va bien voir...
Sinon, je ne suis pas mécontent de mes calculs. Il ne me reste qu'un bout de rail et quelques bouts de laine de verre. Je ne me suis pas planté dans mes opérations et c'est assez rare pour que ce soit signalé.
Maintenant, une douche et on pense au repas du soir. Etant donné que je n'ai plus grand chose, ça sera vite fait. Ça, c'est le bon côté de la pénurie !

fin de la pose de la laine de verre

mercredi 6 août 2008

travaux, la suite...

Hier, j'ai commencé la pose de la laine de verre. Ça gratte et c'est globalement désagréable.

J'ai testé deux techniques. Pour la première, je présente la laine de verre contre les suspentes, je la perce à l'endroit où sont les suspentes et je place la laine de verre avant de mettre les rails. C'est la technique recommandée. Pour la seconde, je place mes rails sur les suspentes et je découpe des morceaux de laine de verre que je place entre les poutres après. Ce n'est pas la technique recommandée. Aujourd'hui, je continue et je vais utiliser les deux techniques.

pose de la laine de verre

mardi 5 août 2008

La nuit porte conseil

Hier soir, à la recherche du sommeil en lisant un bouquin soporifique au possible dont je n'en dirai pas plus par pure charité chrétienne, j'ai réfléchi aux travaux déjà réalisé et j'ai eu un doute. Du coup, ce matin, je réfléchis.

Il m'a accompagné une bonne partie de la nuit, ce doute. Que je vous raconte... Je ne sais pas si je vous l'ai déjà dit mais chez moi, les poutres qui viennent former le plafond d'ici et le plancher du dessus, elles n'ont pas été posées correctement. Je ne veux pas critiquer le travail des anciens mais force est de constater qu'ils devaient pas mal tisaner en bossant. Faut dire que, dans le temps, c'était un pays de vignes, Azerat. Je vous parle d'un temps d'avant le phylloxéra. Je ne sais rien du vin que l'on tirait des pampres azeracoises, de ses qualités organoleptiques, mais il n'empêche que ça devait être en mesure de tourner la tête. Du coup, me voilà avec des poutres qui sont posées en dépit du bon sens, sans souci de niveau ou de parallélisme. Par exemple, il peut y avoir une différence de niveau de l'ordre de la vingtaine de centimètres entre un bout d'une poutre et l'autre. Sur une longueur de quatre mètres, ça commence à faire, non ?
On peut aussi noter un écart de 82 cm entre deux poutres d'un côté de la pièce et de 73 de l'autre. Evidemment, ça donne du charme, je ne dis pas le contraire. Enfin moi, hein, le charme... Disons que j'en suis presque à envier ceux qui ont un pavillon en préfabriqué, conçu par un ordinateur, où tout est d'équerre, de niveau, carré.
Donc, voilà ce qui me pose problème. Je me demande s'il est très gênant que, par endroits, mes rails viennent se placer près des poutres. Hier soir, j'étais persuadé qu'il ne fallait pas qu'il en soit ainsi et, ce matin, je ne suis plus si sûr que ce soit là un problème. Ce que je vais faire, je vais essayer d'aller chercher des rails et je vais commencer à les poser. On verra bien, non ?

samedi 2 août 2008

Les travaux reprennent

Cette année, je me suis promis de mettre à profit mes congés pour poser un plafond en plâtre entre les poutres de la pièce principale, chez moi. Après beaucoup de réflexion, de doute, de défaitisme, d'idées avortées et d'envies de tout laisser tomber avant même de commencer, je m'y suis mis.

Ce plafond est un problème depuis le début. Lors des premiers travaux dans cette maison, après son achat en 2002, j'ai compris qu'il y avait un souci avec ce plafond. Avant que l'on y touche, on ne se rendait pas bien compte de grand chose. Ce n'était pas beau, certes, mais c'est tout. Le plafond avait été fait comme on le faisait dans les années 50. Des plaques de carton recouvertes de papier-peint. Avec les ans, le carton s'était mis à se gondoler, le papier à se décoller. On a fait tomber tout ça et là, j'ai vu ce qui allait devenir mon problème. Des poutres posées de travers, à des niveaux différents avec un plancher pas du tout de niveau calé par des bouts de bois posés sur les poutres. Pas joli-joli.
J'ai mis longtemps à me décider et puis, il y a quelque temps, j'ai viré tout le plancher, toutes les cales aussi, et j'ai posé un plancher en aggloméré. Au début, j'avais pensé à un plancher plus noble, en parquet, par exemple, et puis deux choses m'ont fait préférer la solution des plaques d'aggloméré. La première, c'est que je ne suis pas vraiment un bon bricoleur et que c'était un chantier qui s'annonçait compliqué. La seconde, c'est que, à cette époque même, j'ai été victime d'une escroquerie portant sur l'utilisation frauduleuse de ma Carte-Bleue. Oui ! Comme je vous le dis !
Donc, bon, avec l'aide de mes frangins, on pose ce plancher. Il y a eu quelques surprises comme cette poutre maîtresse qui supporte une bonne partie de la charpente qui ne reposait sur rien. Là, c'est un copain qui est venu à la rescousse. Bien. Ceci était fait.
Mais une fois que ce plancher était fait, ben c'était pas beaucoup plus beau, vu d'en-bas. Et puis, elle est bigrement difficile à chauffer, cette maison, en hiver. Remarquez qu'elle est plutôt agréable en été, ça compense. Alors, mon idée a été de faire un plafond en plaques de plâtre entre les vieilles poutres. Au début, un copain m'avait aiguillé sur une idée pas si sotte que ça mais qui, dans la pratique, en raison de la configuration des poutres, n'était pas réalisable. J'ai essayé, j'ai tenté de clouer quelques morceaux de bois et j'ai abandonné. Ça ne pouvait pas marcher, il fallait trouver autre chose. J'ai réfléchi et j'ai demandé des conseils par-ci par-là.
Au bout d'un moment, la solution "classique" des rails métalliques suspendus à des suspentes sur lesquels les plaques de plâtres allaient venir se visser m'apparut comme la plus logique. Tout de même, moi, je suis pas un spécialiste du tout de la chose. Des plaques comme ça, j'en ai déjà posées mais sur des chantiers très faciles et avec l'outillage adéquat. Là, c'est une autre affaire. Alors, j'ai trouvé une solution et j'ai commencé à fixer mes suspentes.

pose des suspentes

Pour le moment, je n'ai pas les rails. Ils n'en avaient plus là où je suis allé chercher les matériaux. Normalement, ils devraient en avoir en début de semaine prochaine. Bien.
Donc, je visse ces suspentes, sur les suspentes viendront les rails, sur les rails les plaques de plâtre et de la laine de verre entre le plancher et les plaques. Je n'en suis pas encore là ! Seul l'avenir viendra maintenant nous dire si cela sera fait un jour ou non !

lundi 26 février 2007

Un sacré paradoxe

Depuis le temps que je vous bassine avec mes histoires de vie comme au bon temps du temps jadis, avec ces histoires de cuisson au feu de bois, dans la cheminée, vous pourriez penser que je ne suis qu'un ignoble passéiste. Et bien non !

En effet, depuis aujourd'hui, j'ai de l'eau chaude, en grande partie nucléaire, à portée de main (pourvu que la main ne soit pas loin du robinet, tout de même).
Il y a quelques semaines de cela, le chauffe-eau à gaz qui peinait à me fournir de l'eau tiède avec parcimonie depuis cinq ans est définitivement tombé en panne. Sans doute aurait-il été réparable. Peut-être aurais-je dû le réparer. J'en avais tellement marre de ce chauffe-eau que j'ai pris la décision de le remplacer par un modèle électrique à accumulation et à résistance "stéatite". Parce qu'il était moins cher qu'un modèle de plus faible contenance, j'ai porté mon dévolu sur un chauffe-eau de 200 litres.
C'est mon père qui a assuré l'installation. Vous vous doutez bien que ça n'allait pas être moi qui allait m'en charger. Si je l'avais fait, possible que j'aurais fait sauter un transformateur cantonal ou une petite centrale électrique. De plus, et à ma très grande honte, je dois avouer que je ne suis pas un as de la soudure de tuyaux de cuivre. D'autre chose non plus, du reste. On est soudeur ou on ne l'est pas. Je ne le suis pas. Alors, c'est mon papa à moi qui a pris les choses en mains. Et hop ! Que je te coupe un morceau de tube 10-12, et que je te soude un coude ou un té ! Ah ! Ça n'a pas traîné ! Evidemment, il y a eu des fuites. De ces petites fuites vicieuses qui vous obligent à dessouder et à tout recommencer. Mais il est parvenu à ses fins, mon papa ! Tubes soudés, raccords serrés ! Après, il a fait le branchement électrique. Je te prends le fil noir, je le mets avec le fil rouge, le fil bleu, je le coince ici, je tire un peu sur le fil vert-jaune, je serre deux ou trois dominos, je branche un disjoncteur... Et ça marche. J'en reviens pas. Même pas une personne électrocutée. Chapeau.
Ensuite, il m'a fallu attendre que l'eau chauffe. Ça a été long, mais c'est arrivé. Ce soir, j'ai de l'eau chaude qui coule aux robinets d'eau chaude. C'est pratique pour faire la vaisselle. Et puis je me dis que je vais pouvoir recommencer à me laver. Ça va me faire faire des économies en eau de Cologne !

dimanche 27 août 2006

Opération délicate

Un, on lève. Deux, on vire les trucs emmerdants. Trois, on met des cales. Quatre, on baisse.

Le point le plus délicat des travaux est terminé. Maintenant, il ne me reste plus qu'à poser le reste du plancher.
Dans un premier temps, je suis allé chercher le cric hydraulique dans le PCR. Je l'ai monté sur une poutre et l'ai fixé solidement avec un bon bout de corde. J'ai cloué une cale afin que le cric ne puisse pas reculer... et j'ai pompé pour lever la charpente.

étape 1



Là, il m'a suffit d'avoir suffisamment confiance en la méthode et en la bonne constitution du cric hydraulique pour glisser une main sous la pièce maîtresse de la charpente et enlever toutes les cales qui ne me plaisaient pas.

étape 2



Gérald, mon voisin, est venu avec sa belle tronçonneuse me découper deux morceaux de bon bois de chêne bien sec. Le plus gros morceau mesure quarante-cinq centimètres de long pour une section de 20x20 centimètres. Le chêne, c'est bien, c'est solide... Mais c'est lourd, nom de dieu ! C'est qu'il a fallu le monter à bout de bras !
Et finalement, nous l'avons redescendu pour le tailler de nouveau, étant donné que la poutre porteuse est plus haute de trois centimètres d'un bord. Hop ! Gérald démarre la tronçonneuse et, hop encore, on se retrouve avec une pièce de bois qui se positionne parfaitement sur la poutre existante. Bien. On avance à toute vitesse !
Ensuite, on taille une cale avec un angle d'environ 50°. On positionne la cale, on la cloue.

étape 3

Là, on baisse le cric, on enlève la corde, on s'en sert pour faire le faire redescendre, le cric. C'est terminé et c'est pas dommage !

vendredi 25 août 2006

Avancée des travaux

Parce que je vous sais curieux de savoir si je vais réussir à me sortir de mes aventures planchères, je vous donne les dernières nouvelles du front.

Y en a marre ! Ras le bol, de ces poutres taillées à la va-comme-je-te-pousse et posées comme elles semblent être tombées, sans plus se soucier du niveau que de l'équerrage ou de la planéité. Marre. Vraiment.
Pour autant, je dois bien avoir posé environ les deux tiers de ce plancher. Les satisfactions sont au rendez-vous aussi. La première est de poser le niveau et de constater que je ne me suis pas planté, la seconde est de pouvoir marcher sur un sol plat sans craindre que les planches cèdent sous votre poids.
Il me reste encore une grosse étape à franchir. Celle-ci, je ne pourrais pas la réaliser par moi-même. Elle consiste à réaliser une cale qui viendra supporter un élément de charpente capital que je vais couper pour pouvoir faire passer mon plancher. Avec l'aide d'un copain, nous allons lever la charpente avec un cric hydraulique, placer la cale et reposer calmement.
Je vous tiendrai au courant (sauf accident).

Parce que l'on m'a réclamé une photo, en voici une :

plancher

mardi 22 août 2006

Début de plancher...

Les premières parties du plancher sont posées... Ouf.

Si je vous disais que je commence à en avoir marre... Vous me croiriez ?
Toujours est-il qu'aujourd'hui, les quatre premières dalles de mon plancher ont été posées. Ça fait du bien

plancher

lundi 21 août 2006

Faire et défaire

Faire et défaire, c'est toujours travailler. Oui, sans doute. Mais "tout travail mal fait est considéré comme nul et à refaire", disais mon grand-père.

Dimanche 20 août. Je suis en train de travailler du ciseau à bois, à tailler dans une poutre plus sèche qu'une saucisse, afin de constituer une assise plane et de niveau pour une cale qui viendrait supporter mon nouveau plancher. Ça n'avance pas vite. Le bois est dur et je dois vérifier souvent avec le niveau à bulle l'avancée des travaux. J'ai déjà posé quelques cales sur les deux poutres les plus tordues. Ça n'avance vraiment pas vite et ça commence à m'agacer velu.
De plus, la veille, j'ai commencé à me poser de sérieuses questions sur ce que j'étais en train de faire. Les poutres sont tellement bien agencées que mon plancher en panneaux de particules agglomérées ne sera supporté par rien sur des longueurs de l'ordre du mètre par endroits. On m'a dit qu'il ne fallait habituellement pas dépasser les 60 cm.
Au début, lorsque j'envisageais ces travaux, j'avais plus ou moins prévu de construire un maillage de chevrons perpendiculaire aux poutres et de poser mon plancher dessus. J'avais abandonné l'idée parce que cela allait gêner l'ouverture de la fenêtre... Là, avec mon ciseau à bois à la main et le goût âcre de l'insatisfaction à la bouche, je suis en train de réfléchir et de revenir à mon idée première. Jean-Marc, mon frangin, vient de préparer un thé. Il est bien de mon avis, je fais fausse route avec mes bouts de cales. La décision est prise, j'arrête tout et je recommence avec une nouvelle méthode et de nouveaux plans. Je ne sais pas vous, mais moi, dans ces moments flous, je connais toujours une sorte de découragement.

plancher
Après quelques tasses de thé, je calcule la quantité de chevrons qu'il va me falloir. Il va me falloir aussi quelques bouts de bois plus larges et plus hauts... Je crois que je vais faire un nouveau voyage jusqu'au magasin de bricolage en PCR avant longtemps, moi.
Normalement, je vous tiendrai au courant, cela devrait aller plus vite, maintenant.

mercredi 9 août 2006

J'ai trouvé un (petit) trésor !

Hop, j'enlève une planche, hop, j'en enlève une autre... Oh !

Une pièce !

piece

On casse tout... et on va essayer de reconstruire.

Casser, c'est à la portée du premier con venu. La preuve !

C'est l'histoire du plancher d'un grenier qui n'était pas de niveau. Ce plancher m'angoissait. Que pouvais-je bien faire d'un niveau tout de guingois ? Depuis l'acquisition de cette vieille petite maison, utiliser les combles m'apparaissait relever de la plus évidente nécessité impérieuse.
Tout à l'excitation de l'accession à la propriété, j'imaginais ma modeste demeure transformée en douillet cocon et voyais déjà une chambre mansardée très "cosy", toute lambrissée de bois aux tons chauds. Dans les faits, ces combles n'étaient qu'un poussiéreux grenier abandonné aux araignées et à quelques rebuts laissés là par les anciens occupants. Les premiers travaux dans ce grenier avaient concerné la remise en état de l'électricité. Les anciens câbles avaient été remplacés par de nouveaux équipements plus aux normes.
Après un premier hiver qui m'avait démontré le peu d'efficacité des tuiles pour l'isolation thermique, j'étais remonté dans le grenier pour, avec l'aide de mon père, de mes frères et d'un copain-voisin, installer de la laine de verre. J'avais ensuite refermé la trappe d'accès au grenier et ne m'étais plus trop intéressé à son cas.
Or, l'hiver qui suivit m'apprit qu'une isolation mal faite ne servait pas à grand chose. Il faut avouer que, fainéant comme c'est pas permis, je n'avais pas jugé bon de terminer ces travaux d'isolation tellement le contact de la laine de verre et le déplacement de poussière m'étaient désagréables. C'est l'hiver dernier, particulièrement froid ici, qui me poussa à prendre la décision de reprendre ces travaux dès mes congés. Des amis de Paris étaient venus passer quelques jours chez moi avec leurs deux enfants et, malgré la chaudière poussée à fond et la cheminée qui brûlait tout le bois que nous lui donnions, nous grelottions.

Le souci, c'est que je ne suis pas un bon bricoleur. Dès que je me mets à travailler, je ne pense plus qu'à une chose : m'arrêter !
Fainéant et rapide à toujours trouver de bonnes (ou mauvaises) raisons de ne rien faire, mais aussi souvent en but à des problèmes de compréhension des méthodes à mettre en œuvre pour parvenir à mes fins, j'ai une certaine tendance au découragement. Dans le cas qui m'occupe actuellement, l'idée de base est relativement simple : défaire un ancien plancher vermoulu pour en mettre un nouveau, plat et de niveau. Dans l'idéal, je pourrais même profiter de ce plancher pour faire une isolation thermique efficace. Simple dans l'énoncé, non ? Mais après ? On fait quoi et comment ? J'ai vite compris que si le plancher n'était pas plat et de niveau, c'est parce que les poutres qui le soutiennent avaient été posées là semble-t-il un peu au hasard. Plein de candeur, en parfait néophyte, je pensais qu'un charpentier posait ses poutres de telle manière qu'elles soient toutes à la même hauteur. Sans doute n'en était-il pas ainsi autrefois... Pour poser le plancher sur les poutres, on avait alors joué sur le calage. Et de fait, on avait réussi à poser ce plancher comme on avait pu. Certes, ce n'était pas parfait et il y avait un dénivelé de l'ordre de trente centimètres entre le point le plus bas et celui le plus haut, mais on n'allait pas s'arrêter à pareille futilité !

travaux



Et maintenant, comment on fait ? Pour récupérer les niveaux, deux possibilités s'offraient à moi. Celle qui consiste à bouger les poutres et celle qui consiste à les laisser là où elles sont et à poser des chevrons par dessus, perpendiculaires et de niveau, calés par des bouts de bois ou posés dans des entailles faites dans les poutres les plus hautes. C'est la seconde solution que je vais tenter d'expérimenter. Je n'en suis pas encore là... Pour le moment, je finis de démonter l'actuel plancher et je tire les niveaux. Je vous tiendrai au courant.

Haut de page