Sarkozy et autres choses pas graves

dimanche 24 juin 2018

Manu veut quelqu'un au bout du fil

Pierre Cordier, ci-devant député de les Les Républicains des Ardennes, avait déposé une proposition de loi visant à réglementer le démarchage téléphonique. La proposition de loi a été adoptée mais — parce qu'il y a un "mais" de taille — les députés LaREM l'ont amendée en en ôtant tout ce qui était intéressant ou presque. Le motif ? Ah ! Le motif ! Macron veut que les entreprises puissent continuer à commercer librement, libéralement, quitte à faire chier le peuple. Un autre motif serait qu'il convient d'encourager la concurrence permise par ces démarchages téléphoniques, notamment dans les domaines du gaz et de l'énergie. Et puis, bien sûr, on n'allait pas oublier d'user de cet argument facile et lamentable, il y a la question de l'emploi. Que les centres d'appel soient majoritairement à l'étranger n'a semble-t-il pas atteint Manu qui, ces temps derniers, est plus préoccupé par le choix de sa piscine pour le fort de Brégançon.
Le démarchage téléphonique, c'est tout de même une plaie connue du monde moderne. On en arrive à ne plus décrocher voire à débrancher son téléphone pour avoir la paix. Si l'on ne veut pas craindre de louper un appel potentiellement important, on en arrive à devenir désagréable, à raccrocher au nez de l'appelant, à pester. Pour les employés de ces centres d'appel, ce ne doit pas être bien agréable non plus. Déjà que c'est un boulot de merde mal payé…
Et tout ça pour quels résultats ? Quel est le retour sur investissement ? Je suppose qu'il ne doit pas être nul. Pour ma part, on m'a proposé du vin et des panneaux solaires, une éradication des termites et de nouvelles fenêtres, des voyages et des lots à venir chercher en magasin. Parfois, je réponds patiemment, d'autres fois je me fous de la gueule de la personne qui ahane son discours, le plus souvent je me fends d'un poli "au revoir et merci" avant de raccrocher.
Les députés aux ordres ont revu le texte de loi en en enlevant tout ce qui pouvait être intéressant. Un indicatif spécifique ? Viré ! Le consentement de l'appelé ? Viré ! La possibilité d'engager des poursuites pénales ? Virée ! La loi a été adoptée après avoir été amendée de manière à la transformer en coquille vide. On va pouvoir, grâce aux députés à Manu, continuer à faire chier le bon peuple. Il y a plus grave, c'est entendu. Cependant, on ne dira jamais assez tout le mal qu'il faut penser de Macron et de ses serviteurs serviles. Pouah !

lundi 23 avril 2018

La marche immobile

mercredi 21 mars 2018

Il en faut peu pour être heureux

mercredi 28 février 2018

1938-2018

samedi 10 février 2018

Hulot nique, hola !

mardi 23 janvier 2018

Choose France

Notre président de la République investissait le château de Versailles débarrassé de ses touristes pour recevoir cent quarante "patrons" étrangers et les inciter à investir en France.
Il y avait là des représentants de firmes telles que facebook, Google, Toyota ou Novartis qu'il convenait de persuader. Le message présidentiel était somme toute assez simple : la France est un pays idéalement placé pour accueillir industries et entreprises du numérique. Cette sauterie (sôterie ?) avait donc pour but, avant le sommet de Davos, de "booster" l'économie française. Bien.
Si des entreprises étrangères parmi les plus en vue viennent s'installer dans l'Hexagone, on peut penser que cela génèrera des emplois. Pour lutter contre le chômage endémique, quoi de mieux que du travail pour tous ? L'équation posée semble éloquente : entreprises=emplois.
Oui mais. Ces grosses firmes étrangères ne sont pas sottes. On peut supposer que pour attirer les entreprises, Macron a concédé à des allègements fiscaux ou de charges sociales. Les scélérates lois de dérégulation du code du travail devraient, dans cette optique, faire venir les investisseurs. D'autre part, on peut parier que ces firmes sauront faire revenir au pays une bonne partie des bénéfices générés sur notre sol.
C'est d'ailleurs ce qui s'est passé en Grèce au début des années 2000. La Grèce était (elle l'est toujours) sous-industrialisée. Plusieurs pays dits "du nord" de l'Europe sont venus investir dans le pays et, là aussi, on a espéré que cela allait créer des emplois et des richesses. Mais voilà ce qu'il se passa. Les machines furent produites et vendues par l'Allemagne (en majorité) ou un peu par la France, le Royaume-Uni et d'autres. Ces machines furent payées et cela fit sortir des euros de la Grèce. Dans plusieurs cas, des industriels firent bâtir des usines en Grèce et rapatrièrent une bonne partie du chiffre d'affaires chez eux. Du coup, la Grèce eut bien des industries et des emplois mais aussi plein de dettes. Bon, je caricature et simplifie mais l'idée est là.
Il est sans doute bien que des entreprises viennent s'installer en France. On veut nous le faire penser. Je ne me rends pas compte de la masse d'emplois salariés que peuvent générer facebook ou Google. Pour de l'industrie comme Novartis ou Toyota, à l'heure de la robotisation, de l'automatisation, je me dis que l'on va vers des usines qui tendent vers de moins en moins de personnel. Historiquement, l'implantation d'entreprises étrangères sur le territoire national puis dans l'espace européen a été mise en place pour contourner les quotas. Suzuki rachetait l'espagnol Santana, Honda rachetait Rover, Yamaha rachetait Sanglas. Ainsi, le marché européen leur était ouvert. Avant, Ford s'installait à Bordeaux en 1916 puis, plus tard, à Poissy en Seine-et-Oise.
D'un autre côté, nous vivons à l'heure de la mondialisation et il est peut-être préférable, à tout prendre, que des entreprises s'installent en France plutôt que dans un autre pays européen.

Et sinon, une fois n'est pas coutume, je vous invite à aller voir la dernière production de Ha! Ha! Ha! Éditions, une vidéo à visée humoristique réalisée comme on a pu le faire avec les moyens du bord. Nous, nous sommes amusés. J'espère qu'il en sera de même pour vous. Ce n'est pas parfait mais nous sommes des amateurs. Vous pouvez voir la vidéo en question à cette adresse.

samedi 20 janvier 2018

A son train de sénateur, en marche et sans auto

L'affaire a fait son petit bruit dans le Landerneau périgordin. Bernard Cazeau, ci-devant sénateur de la République, ancien conseiller général de la Dordogne et président du conseil général du même département, socialiste qui a soutenu le candidat LREM lors des dernières élections présidentielles, a eu un accident de la circulation au volant de sa flambant neuve automobile de luxe. Que ce sera-t-il passé, on ne le sait pas. Le journal Sud Ouest qui nous informe de l'infortune nous explique que le sénateur âgé de 78 ans aurait déjà dû repasser son permis de conduire après avoir perdu ses derniers points. Il repasse et obtient donc un nouveau permis tout beau tout neuf et fête l'affaire en achetant une belle automobile digne de son rang. Il porte son choix sur une marque allemande réputée pour la qualité de finition et le prestige qui en découle. C'est son choix, c'est son projet.
Or, voilà qu'il songe à rejoindre son fief ribéracois au volant de sa petite auto et que, paf, pas de bol, il s'y prend tellement mal qu'il "ratiboise" un terre-plein central tant et si bien que le véhicule est tout cassé. C'est un accident bien bête et bien regrettable. Un accident, c'est toujours bête. On peut même ajouter sans trop craindre de se tromper qu'un accident survient toujours d'une manière accidentelle en cela qu'il est rarement désiré ou voulu. D'un point de vue très factuel, ce fait divers n'est rien d'autre qu'un accident de la circulation qui n'a pas fait de victime. Le sénateur s'en sort bien, l'automobile moins, les aménagements de la voie publique devront être réparés. Je le répète, on ne sait rien des circonstances et conditions de cet accident. Je ne vais même pas m'avancer à supputer.
Mais alors, pourquoi parle-je de cela ? Par pure méchanceté ? Je ne peux pas le nier, il est toujours réjouissant d'apprendre que des personnalités publiques peuvent, elles aussi, avoir à subir les aléa de la vie de tous les jours. Ça nous les rend un peu plus proches, un peu plus humains, un peu plus comme nous. Le traitement de l'information est intéressant. Ici, il n'est question ni de "chauffard" ni de "vitesse excessive". Si l'articulet use bien d'une légère ironie, il ne fait que relater les faits sans rien suggérer. S'il pouvait en être ainsi dans tous les cas !
Ah oui, un dernier point. Cette affaire est survenue samedi dernier, il y a une semaine. J'en ai entendu parler mercredi pour la première fois. Ce n'est pas très important mais c'est juste histoire de dire que ce n'est pas à proprement parler une informations récente, quoi.

08A

mercredi 23 novembre 2016

La frite n'est pas entrée dans l'histoire

L'éviction de l'ex-président de la République à l'issue du premier tour des primaires de droite est une source de joie. Une petite joie mais une joie tout de même. Je boudons pas ce petit plaisir. Dans quelques mois, nous aurons à élire le prochain président de notre République. Tout donne à penser que nous en changerons et tout semble aussi prédire que ce prochain président sera de droite. Plus à droite que l'actuel, je veux dire.
Depuis dimanche, j'entends des personnes prétendre que les Français sont de droite et que, donc, le prochain président sera soit Juppé soit Fillon. Pour faire simple, ces primaires de la droite et du centre nous donneront le nom du prochain président. Et peu importe qui se présentera à gauche et peu importe si Bayrou se présente ou pas et peu importe la présence de petites candidatures. La seule alternative serait donc le candidat issu de ces primaires de la droite et du centre ou l'infâme du F-Haine.
Bien qu'il y a le cas Macron. Il paraît qu'il pourrait attirer des électeurs de gauche. Ah ? Bon, d'accord, je veux bien qu'il y ait plusieurs visions de ce que peut être la gauche. Tenez, un truc rigolo. Si l'occasion se présente un jour à vous, ouvrez donc l'Obs, hebdomadaire classé à gauche, et intéressez-vous un instant aux nombreuses pages de publicité et aux pages "société". Vous allez vite comprendre que la vision de l'électeur de gauche est bien éloignée de celle que l'on peut avoir avec un être mal dégrossi serrant un couteau entre ses dents gâtées.
D'accord, il n'est pas exclu que l'on puisse nourrir des idées de gauche et avoir un niveau de vie assez confortable. Depuis des années, des décennies, on sent tout de même un glissement plus que certain de la gauche vers les catégories aisées de la population. C'est normal.
Être de gauche, c'est à mon avis une question quasi philosophique. Être de droite, c'est avant tout une question idéologique. Il n'y a plus beaucoup d'idées à gauche quant celles de droite sont toujours aussi vivaces et n'ont aucun risque de disparaître. Cela s'explique aisément. Dans l'esprit, la gauche tendrait à sortir de la "misère" matérielle les gens les plus modestes, de les tirer vers une petite bourgeoisie. Pour la droite, il est question tout simplement d'en avoir toujours plus par sa seule force, par son seul mérite. La droite est individualiste, la gauche collective.
Le souci, c'est que dès que vous avez un petit quelque chose, dès que vous bénéficiez d'un petit avantage, vous ne voulez pas le perdre. Du coup, dès que vous grimpez un tant soit peu dans l'échelle sociale, vous gagnez des idées de droite. Dans un certain sens, en remportant certaines victoires la gauche s'est tiré une balle dans le pied. On peut reprocher à la gauche de ne plus être de gauche, on ne peut pas reprocher à la droite de ne plus être de droite. Il y a une certaine constance chez les gens de droite, on ne peut pas leur retirer cela. Le glissement de la gauche vers la droite est naturel dans la mesure où la gauche suit le mouvement de ses électeurs. Du coup, on se demande ce qu'il y a encore de gauche à gauche et on peine parfois à distinguer les différences entre proposition de droite et proposition de gauche.

De ce que je vois depuis chez moi, l'image du paysage politique français est comme toute brouillée. Pour faire simpliste, nous serions en présence d'un ensemble regroupant les idées de droite plus ou moins libérales encadré par deux autres petits groupes qui donnent dans une certaine forme de populisme. On peut ajouter les écologistes. D'un côté Mélenchon de l'autre La Peine. S'il me fallait vraiment choisir entre les deux, je n'hésiterais pas longtemps. Je n'aime pas beaucoup Mélenchon, je ne parviens pas à faire le tri entre ce qui est purement de l'ordre du discours et ce qui est de vraies idées destinées à être appliquées. Être opposé à la mondialisation, je veux bien. J'aimerais assez que Mélenchon nous explique un peu ce que cela impliquera. Alors je sais que ce n'est pas là la seule idée de Mélenchon. Si l'on me demandait mon avis, je serais d'accord pour que l'on nationalise plein d'entreprises, que l'on chasse le libéralisme, le profit éhonté et toutes ces sortes de choses. Allez, je suis même d'accord pour que l'on supprime la propriété privée ! Je suis d'accord pour que les salariés aient plus de poids sur les décisions à prendre au sein des entreprises, je suis d'accord pour que l'on interdise le "dumping social", je veux bien que l'on empêche l'optimisation fiscale.
Que ce soit au F-Haine ou chez Mélenchon, l'un des ennemis montré du doigt est l'Europe et ses idées ouvertement libérales. Sortir de l'Europe ? Revenir à une monnaie nationale ? Ré-industrialiser le pays ? Rien n'est impossible, c'est sûr, mais tout cela n'irait pas sans poser quelques menus problèmes. Aujourd'hui, si l'on se refuse d'acheter ce que l'on fait fabriquer à l'extérieur pour de bonnes ou mauvaises raisons, nous n'avons plus la capacité de fabriquer quoi que ce soit d'un peu sophistiqué. Plus d'industrie automobile, certainement pas de produits électroniques. Imaginons que l'on accepte une période de transition nécessaire à la création de toutes les industries nécessaires à un vrai "fabriqué en France à 100%". Soyons optimistes et disons que c'est fait en cinq ans. Je me demande comment on financerait tout ça avec une monnaie qui risquerait de ne plus rien valoir à l'échelle mondiale. On ne pourra pas acheter les matières premières nécessaires et on ne trouvera pas toutes les ressources en creusant l'ensemble du pays. Avec une monnaie très faible, par contre, c'est vrai, nous n'aurons aucune difficulté à vendre à l'exportation. Mais vendre quoi ?
L'idée pourrait être de réfléchir à ce qui est important pour vivre. Après tout, on l'a fait précédemment, on peut vivre sans ordinateur, sans objet connecté, sans téléphone portable, sans appareil photo numérique, sans automobile, sans four à micro-ondes, sans aspirateur à double filtration active, sans toute cette masse de saloperies présentes chez tous et qui nous emmerde, nous pompe le porte-monnaie, nous pourrit la vie, nous rend captif, accro, con-sommateur. Peut-être bien que nous ne vivrions pas beaucoup plus mal sans bagnole, sans ordinateur, sans tout ça. On peut même rêver et se dire que ça créerait du lien social de proximité. On achèterait local de la production locale... et tant pis si les récoltes ont été mauvaises là. Ne plus s'ouvrir au monde, après tout, pour ce que l'on s'intéresse à lui !
Je n'ai rien lu des programmes des partis qui risquent d'être en présence lors des prochaines élections présidentielles. Je n'ai, pour l'heure, retenu qu'une idée, celle d'un ex-président qui voulait que les enfants qui ne mangent pas de cochon aient double ration de frites. Je ne suis pas jeune, je mange du cochon et je n'ai pas une passion particulières pour les frites auxquelles je préfère nettement les pommes de terre sautées à la graisse de canard avec de l'ail et du persil. Mais bon, c'est la seule idée que j'ai retenue, cette histoire de double ration de frites. C'est vous dire à quel point je me fous du discours des possibles candidats !

J'entendais l'autre jour quelqu'un sur France Inter qui disait que le problème de nos démocraties est que le vote est devenu l'unique outil de l'expression démocratique qui nous est laissé. On peut encore plus ou moins manifester (quoi qu'avec l'état d'urgence...), on peut encore un peu se rassembler, écrire, lire. Mais dans le fond, ça n'intéresse plus grand monde, tout ça. Un mot ressort souvent ces derniers temps, c'est "oligarchie". L'oligarchie, c'est un sytème politique où un groupe de dirigeants œuvre pour son intérêt propre à lui. Et il est bien possible que nos démocraties en aient pris un coup dans l'aile sans que l'on y fasse bien gaffe. Autrefois, c'était tout de même beaucoup plus simple de savoir comment se positionner politiquement. Aujourd'hui, comment faire la part entre libéral et libéral, anti Europe et anti Europe ? Vous reprendrez bien des frites ?

Fritons-nous

mardi 4 octobre 2016

Mensonges et vérités de la vie politique française

L'infâme a parlé. Il a dit qu'il ne voulait pas de votes de gauche dans les primaires de la droite. Il a parlé de loyauté. Un autre infâme a causé aussi. Cet infâme père de son infâme fille d'extrême droite a dit que l'autre infâme, celui des Laids Républicains, il lui piquait ses idées. C'est fou ce qu'il se passe dans notre belle France pendant que les bombes pleuvent sur Alep. Ceci dit, il y a plus matière à rire avec nos histoires de chez nous.

Valeurs de droite

Le parjure, ce n'est pas un problème

Sarkozy adopte la rhétorique lepéniste

mardi 20 septembre 2016

Son ancêtre les Gaulois

Ce qu'il y a de pénible avec les crétins, c'est qu'ils ne peuvent pas s'empêcher d'ouvrir leur gueule. Nous avons un ex-président de la République qui s'est trouvé de quoi fournir son arbre généalogique jusqu'à très loin. Peut-être pas encore jusqu'au pithécanthrope mais pas si loin. Alors, il est d'origine gauloise, le crétin de la République. Grand bien lui fasse. Je me demande dans quels ouvrages il plonge pour parfaire sa culture, le crétin. Je peux me tromper mais tout porte à croire qu'il ne va pas beaucoup plus loin que les albums d'Astérix. Il y a pire mais reconnaissons que du seul point de vue historique, ça laisse à désirer. Il faut souhaiter qu'il ne découvre jamais Rahan ! On le verra alos affublé d'un collier de dents de tigre et on saura d'où ça viendra.
Sérieusement, cette allusion aux origines gauloises n'est pas sortie de nulle part. C'est dans les "cités" que l'on s'est mis à appeler les supposés Français de souche "les Gaulois". Référence aux manuels d'Histoire et au "Nos ancêtres les Gaulois" qui fait bien rire aujourd'hui. C'était pas mal trouvé mais voilà que certains bas du plafond se sont emparés de la chose pour se réclamer d'origines gauloises, étant entendu que la France (éternelle, la France) s'appelait Gaule et avait pile-poil les frontières que nous connaissons là maintenant. Ces abrutis pensent sérieusement que du bon sang de Gaulois coule encore dans leurs veines et qu'il est bien meilleur que celui des étrangers. J'avais vu une étude cherchant à retracer les origines de volontaires par l'analyse de leur ADN (ou quelque chose du genre) il y a quelques années. C'était amusant de voir les réactions de celles et ceux se pensant officiellement rattachés à tel ou tel territoire et apprenant que, en fait, pas du tout.
Si je suis content de vivre en France à l'époque où j'y vis plutôt qu'ailleurs en période de guerre ou de famine ou de gros malheur, je ne suis pas fier d'être né Français ou de vivre en France. Je ne vois pas de raison pour l'être, en fait. Aucune. Le fait que je ne connaisse pas grand chose de la "culture" des autres régions du monde ne fait certainement pas que je puisse considérer ce que je connais comme meilleur.
Apprendre l'Histoire de France en partant des peuplements gaulois, c'est prendre le risque de patauger allègrement dans le grand n'importe quoi en dirigeant l'Histoire dans un sens politique pestilentiel. Dire que Vercingétorix, Clovis ou Charlemagne sont Français, c'est du révisionnisme. C'est aussi donner une justification au racisme et à la xénophobie, c'est tenter d'attirer les voix du F-Haine pour le crétin des "laids républicains". Mais si j'ai un conseil à donner à ce crétin, si vraiment il veut respecter la France, il pourrait commencer à en parler la langue correctement. Jusque là, il faudrait qu'il se taise.

Histerix, ancêtre de Sarkozix

mercredi 31 août 2016

En se promenant dans les bois du Périgord

Marc Riboud est mort. C'était un grand photographe. Peut-être pas le plus connu ou le plus médiatisé mais ça n'enlève rien à son immense talent. Je me souviens l'avoir découvert dans un bouquin regroupant quelques unes de ses nombreuses photographies réalisées en Chine. A l'époque, je n'en avais que pour Doisneau et ses photos d'un Paris idéalisé. Avec Marc Riboud, je partais plus loin et je voyais des photos qui me paraissaient plus vraies.

On a appris hier le départ du ministre Macron. C'est curieux mais je ne me souviens pas l'avoir découvert dans un livre et je ne me souviens pas qu'il m'ait fait voyager. Peut-être aurais-je dû tenter l'expérience du voyage en car. J'y pense, vaguement. Je ne suis pas certain que Marcron restera longtemps dans les esprits.
Apple devra rembourser des aides trop généreuses à l'Irlande. Le CEO de la boîte, Tim Cook, menace l'Union Européenne à mots couverts d'être appelé à supprimer des emplois créés en Irlande. Ça s'appelle du chantage et c'est mal. J'ai lu qu'il se targue, lui et Apple, d'avoir créé plus de 1,5 millions d'emplois direct et indirects en Europe. Cette firme ne veut pas payer d'impôts au motif qu'elle créerait des emplois. Ça me fait penser aux idées du MEDEF et ce n'est pas joli. Ce MEDEF qui promettait de créer un bon gros million d'emplois en France si l'on suivait les préceptes de Macron, ce MEDEF qui crée plus d'emplois (à bas coût) en Chine qu'en Europe, cette Chine photographiée par Riboud. Tout se tient.

Et moi, je ne suis pas Marc Riboud, je ne suis pas Macron, je ne suis pas Cook, je ne suis pas le MEDEF et hier je me suis promené dans un bois où j'ai vu un bidon rouillé.

C'est bidonnant

lundi 15 août 2016

La pensée magique dans le débat politique

C'était l'autre jour sur France Inter. Des personnes dont j'ai oublié le nom débattaient sur un éventuel deuxième tour des présidentielles de 2017 entre Juppé et la Peine. Parce qu'il n'y avait pas de débatteur ouvertement proche du F-Haine, un consensus plus ou moins mou est apparu pour dire qu'il fallait quoi qu'il en soit faire barrage au parti d'extrême-droite.
Ce débat m'a agacé pour plusieurs raisons. La première est que, selon moi, il est très et trop facile de discourir sur un sujet aussi creux et convenu. Je peux vous en fournir des tonnes de sujets à la con de ce tonneau. Une autre raison est que je me demande bien de quel droit et à quel titre un animateur peut décider qu'il y aura un deuxième tour conforme à ses possibles attentes. Alors oui, certains sondages prédisent qu'il est possible que la Peine soit au deuxième tour et que, à droite, Juppé remporte les primaires. Mais cela ne signifie en rien que c'est ainsi que les choses se passeront.
S'il est vrai que l'avenir de la gauche paraît incertain rien n'est joué. Et puis, j'en ai un peu marre que l'on nous brandisse l'épouvantail de l'extrême-droite et l'étendard du pacte républicain à chaque élection. Se résoudre de voter à droite pour quelqu'un qui se reconnaît dans des idées de gauche, ça sent tout de même pas mal la couleuvre difficile à avaler. Je pense que 2017 pourra être l'occasion de mettre en pratique les principes anarchistes. Après tout, voter pour ce qui semble le moins mauvais ou le moins pire, ce n'est guère motivant. Que les anarchistes s'abstiennent et refusent de participer à la mascarade !
Lorsque je parle de pensée magique, je veux dire que beaucoup de voix ne font plus que de nous raconter leurs rêves. Nous ne sommes plus dans des programmes politiques (bon, d'accord, sauf justement pour le F-Haine et dans une moindre mesure, quelques partis de gauche), même plus dans des promesses mais dans une sorte de rêve éveillé. On nous construit un imaginaire collectif, on nous plonge dans la fiction, on nous raconte une histoire sur fond d'état d'urgence, de menace terroriste, de courbe du chômage et de risque majeur de voir un jour débarquer un gouvernement fasciste à la tête de notre pays. Tout est fait pour engluer nos attentes dans l'épais brouillard gluant du "ça pourrait être pire". On nous pousse à baisser la tête et à avoir assez peur du pire pour ne pas trop regimber. Tenez, rien que l'histoire de cette Loi Travail. On n'a pas cessé de nous raconter que c'était finalement plutôt bien pour les salariés parce que si la loi avait été faite par la droite, ce serait bien pire encore. On ne nous dit pas pourquoi il fallait à tout prix faire cette loi, hein. Nous sommes dans la situation d'un médecin qui va nous expliquer que l'on va nous couper la jambe sous le genou et que ça vaut mieux que de nous la couper au-dessus. On est rassuré, quelque part, et on oublie que l'on venait le consulter pour un rhume.
On ne va pas revenir sur les promesses ou plutôt les déclarations d'intentions de François Hollande. Au fond, je pense qu'il a été élu pour que Sarkozy ne sois pas réélu et rien de plus. Sur ce plan, il a fait le job. Je ne pense pas qu'il y ait eu beaucoup d'électeurs qui nourrissaient beaucoup d'espoirs en Hollande pour conduire une politique moins libérale. Je ne sais pas si ce que l'on appelle "peuple de gauche" existe réellement, je ne sais pas combien ils sont, les gens qui ont vraiment des idées "de gauche". Je ne sais même plus vraiment ce que ça veut dire, être de gauche. Je rencontre parfois des personnes de gauche déjà prêtes à glisser un bulletin Juppé ou Bayrou dans l'urne sans état d'âme, à comprendre le grignotage de nos libertés et des acquis sociaux. Selon elles, la société évolue et il faut l'accompagner. En d'autres temps, on combattait les idées liberticides et anti-sociales. Les temps changent et pas nécessairement en bien.

Anarchie !

vendredi 3 juin 2016

Non mais à l'eau !

Pas le moment de faire le zouave. Encore un dessin qui ne révolutionnera pas l'humour.

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mercredi 11 mai 2016

Valls et La Linea

La pilule Valls passera donc sûrement grâce à l'article 439 alinéa 3. Il prétend que ça le rend tout triste, le premier ministre, d'avoir à sortir la grosse artillerie pour arriver à ses fins. En politique, on n'a pas l'habitude de se préoccuper de la forme, c'est le résultat qui compte. La fin justifie les moyens, comme on dit pour s'excuser. Il est triste, Valls. C'est malin de sa part de le dire. On sent que les Français lui font de la peine, qu'il est tout chagrin, qu'il aurait voulu que ça passe autrement, en douceur, avec beaucoup de vaseline.
Je ne me suis jamais fait enculer au sens propre, avec l'intromission de quoi que ce soit dans le fondement, je veux dire. Possible que ce ne soit pas si désagréable si on ne lésine pas sur le lubrifiant. Et Valls, il aurait tant aimé enculer les Français d'une façon indolore, avec des discours bien huilés. Mais voilà, ces mauvais citoyens français ne semblent pas tous vouloir de la loi travail pourtant tellement revue et corrigée qu'elle ne plaît même plus au MEDEF et menacent de descendre dans la rue pour le dire au gouvernement. Demain, la CGT24 appelle à manifester à Périgueux, Sarlat ou Thiviers devant les permanences parlementaires socialistes. C'est à 11h45 pour Périgueux et 17h30 pour Sarlat et Thiviers.
Et moi, quand on me parle d'alinéa, je pense à autre chose.

La Linea contre la loi travail

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