Sarkozy et autres choses pas graves

mercredi 23 novembre 2016

La frite n'est pas entrée dans l'histoire

L'éviction de l'ex-président de la République à l'issue du premier tour des primaires de droite est une source de joie. Une petite joie mais une joie tout de même. Je boudons pas ce petit plaisir. Dans quelques mois, nous aurons à élire le prochain président de notre République. Tout donne à penser que nous en changerons et tout semble aussi prédire que ce prochain président sera de droite. Plus à droite que l'actuel, je veux dire.
Depuis dimanche, j'entends des personnes prétendre que les Français sont de droite et que, donc, le prochain président sera soit Juppé soit Fillon. Pour faire simple, ces primaires de la droite et du centre nous donneront le nom du prochain président. Et peu importe qui se présentera à gauche et peu importe si Bayrou se présente ou pas et peu importe la présence de petites candidatures. La seule alternative serait donc le candidat issu de ces primaires de la droite et du centre ou l'infâme du F-Haine.
Bien qu'il y a le cas Macron. Il paraît qu'il pourrait attirer des électeurs de gauche. Ah ? Bon, d'accord, je veux bien qu'il y ait plusieurs visions de ce que peut être la gauche. Tenez, un truc rigolo. Si l'occasion se présente un jour à vous, ouvrez donc l'Obs, hebdomadaire classé à gauche, et intéressez-vous un instant aux nombreuses pages de publicité et aux pages "société". Vous allez vite comprendre que la vision de l'électeur de gauche est bien éloignée de celle que l'on peut avoir avec un être mal dégrossi serrant un couteau entre ses dents gâtées.
D'accord, il n'est pas exclu que l'on puisse nourrir des idées de gauche et avoir un niveau de vie assez confortable. Depuis des années, des décennies, on sent tout de même un glissement plus que certain de la gauche vers les catégories aisées de la population. C'est normal.
Être de gauche, c'est à mon avis une question quasi philosophique. Être de droite, c'est avant tout une question idéologique. Il n'y a plus beaucoup d'idées à gauche quant celles de droite sont toujours aussi vivaces et n'ont aucun risque de disparaître. Cela s'explique aisément. Dans l'esprit, la gauche tendrait à sortir de la "misère" matérielle les gens les plus modestes, de les tirer vers une petite bourgeoisie. Pour la droite, il est question tout simplement d'en avoir toujours plus par sa seule force, par son seul mérite. La droite est individualiste, la gauche collective.
Le souci, c'est que dès que vous avez un petit quelque chose, dès que vous bénéficiez d'un petit avantage, vous ne voulez pas le perdre. Du coup, dès que vous grimpez un tant soit peu dans l'échelle sociale, vous gagnez des idées de droite. Dans un certain sens, en remportant certaines victoires la gauche s'est tiré une balle dans le pied. On peut reprocher à la gauche de ne plus être de gauche, on ne peut pas reprocher à la droite de ne plus être de droite. Il y a une certaine constance chez les gens de droite, on ne peut pas leur retirer cela. Le glissement de la gauche vers la droite est naturel dans la mesure où la gauche suit le mouvement de ses électeurs. Du coup, on se demande ce qu'il y a encore de gauche à gauche et on peine parfois à distinguer les différences entre proposition de droite et proposition de gauche.

De ce que je vois depuis chez moi, l'image du paysage politique français est comme toute brouillée. Pour faire simpliste, nous serions en présence d'un ensemble regroupant les idées de droite plus ou moins libérales encadré par deux autres petits groupes qui donnent dans une certaine forme de populisme. On peut ajouter les écologistes. D'un côté Mélenchon de l'autre La Peine. S'il me fallait vraiment choisir entre les deux, je n'hésiterais pas longtemps. Je n'aime pas beaucoup Mélenchon, je ne parviens pas à faire le tri entre ce qui est purement de l'ordre du discours et ce qui est de vraies idées destinées à être appliquées. Être opposé à la mondialisation, je veux bien. J'aimerais assez que Mélenchon nous explique un peu ce que cela impliquera. Alors je sais que ce n'est pas là la seule idée de Mélenchon. Si l'on me demandait mon avis, je serais d'accord pour que l'on nationalise plein d'entreprises, que l'on chasse le libéralisme, le profit éhonté et toutes ces sortes de choses. Allez, je suis même d'accord pour que l'on supprime la propriété privée ! Je suis d'accord pour que les salariés aient plus de poids sur les décisions à prendre au sein des entreprises, je suis d'accord pour que l'on interdise le "dumping social", je veux bien que l'on empêche l'optimisation fiscale.
Que ce soit au F-Haine ou chez Mélenchon, l'un des ennemis montré du doigt est l'Europe et ses idées ouvertement libérales. Sortir de l'Europe ? Revenir à une monnaie nationale ? Ré-industrialiser le pays ? Rien n'est impossible, c'est sûr, mais tout cela n'irait pas sans poser quelques menus problèmes. Aujourd'hui, si l'on se refuse d'acheter ce que l'on fait fabriquer à l'extérieur pour de bonnes ou mauvaises raisons, nous n'avons plus la capacité de fabriquer quoi que ce soit d'un peu sophistiqué. Plus d'industrie automobile, certainement pas de produits électroniques. Imaginons que l'on accepte une période de transition nécessaire à la création de toutes les industries nécessaires à un vrai "fabriqué en France à 100%". Soyons optimistes et disons que c'est fait en cinq ans. Je me demande comment on financerait tout ça avec une monnaie qui risquerait de ne plus rien valoir à l'échelle mondiale. On ne pourra pas acheter les matières premières nécessaires et on ne trouvera pas toutes les ressources en creusant l'ensemble du pays. Avec une monnaie très faible, par contre, c'est vrai, nous n'aurons aucune difficulté à vendre à l'exportation. Mais vendre quoi ?
L'idée pourrait être de réfléchir à ce qui est important pour vivre. Après tout, on l'a fait précédemment, on peut vivre sans ordinateur, sans objet connecté, sans téléphone portable, sans appareil photo numérique, sans automobile, sans four à micro-ondes, sans aspirateur à double filtration active, sans toute cette masse de saloperies présentes chez tous et qui nous emmerde, nous pompe le porte-monnaie, nous pourrit la vie, nous rend captif, accro, con-sommateur. Peut-être bien que nous ne vivrions pas beaucoup plus mal sans bagnole, sans ordinateur, sans tout ça. On peut même rêver et se dire que ça créerait du lien social de proximité. On achèterait local de la production locale... et tant pis si les récoltes ont été mauvaises là. Ne plus s'ouvrir au monde, après tout, pour ce que l'on s'intéresse à lui !
Je n'ai rien lu des programmes des partis qui risquent d'être en présence lors des prochaines élections présidentielles. Je n'ai, pour l'heure, retenu qu'une idée, celle d'un ex-président qui voulait que les enfants qui ne mangent pas de cochon aient double ration de frites. Je ne suis pas jeune, je mange du cochon et je n'ai pas une passion particulières pour les frites auxquelles je préfère nettement les pommes de terre sautées à la graisse de canard avec de l'ail et du persil. Mais bon, c'est la seule idée que j'ai retenue, cette histoire de double ration de frites. C'est vous dire à quel point je me fous du discours des possibles candidats !

J'entendais l'autre jour quelqu'un sur France Inter qui disait que le problème de nos démocraties est que le vote est devenu l'unique outil de l'expression démocratique qui nous est laissé. On peut encore plus ou moins manifester (quoi qu'avec l'état d'urgence...), on peut encore un peu se rassembler, écrire, lire. Mais dans le fond, ça n'intéresse plus grand monde, tout ça. Un mot ressort souvent ces derniers temps, c'est "oligarchie". L'oligarchie, c'est un sytème politique où un groupe de dirigeants œuvre pour son intérêt propre à lui. Et il est bien possible que nos démocraties en aient pris un coup dans l'aile sans que l'on y fasse bien gaffe. Autrefois, c'était tout de même beaucoup plus simple de savoir comment se positionner politiquement. Aujourd'hui, comment faire la part entre libéral et libéral, anti Europe et anti Europe ? Vous reprendrez bien des frites ?

Fritons-nous

mardi 4 octobre 2016

Mensonges et vérités de la vie politique française

L'infâme a parlé. Il a dit qu'il ne voulait pas de votes de gauche dans les primaires de la droite. Il a parlé de loyauté. Un autre infâme a causé aussi. Cet infâme père de son infâme fille d'extrême droite a dit que l'autre infâme, celui des Laids Républicains, il lui piquait ses idées. C'est fou ce qu'il se passe dans notre belle France pendant que les bombes pleuvent sur Alep. Ceci dit, il y a plus matière à rire avec nos histoires de chez nous.

Valeurs de droite

Le parjure, ce n'est pas un problème

Sarkozy adopte la rhétorique lepéniste

mardi 20 septembre 2016

Son ancêtre les Gaulois

Ce qu'il y a de pénible avec les crétins, c'est qu'ils ne peuvent pas s'empêcher d'ouvrir leur gueule. Nous avons un ex-président de la République qui s'est trouvé de quoi fournir son arbre généalogique jusqu'à très loin. Peut-être pas encore jusqu'au pithécanthrope mais pas si loin. Alors, il est d'origine gauloise, le crétin de la République. Grand bien lui fasse. Je me demande dans quels ouvrages il plonge pour parfaire sa culture, le crétin. Je peux me tromper mais tout porte à croire qu'il ne va pas beaucoup plus loin que les albums d'Astérix. Il y a pire mais reconnaissons que du seul point de vue historique, ça laisse à désirer. Il faut souhaiter qu'il ne découvre jamais Rahan ! On le verra alos affublé d'un collier de dents de tigre et on saura d'où ça viendra.
Sérieusement, cette allusion aux origines gauloises n'est pas sortie de nulle part. C'est dans les "cités" que l'on s'est mis à appeler les supposés Français de souche "les Gaulois". Référence aux manuels d'Histoire et au "Nos ancêtres les Gaulois" qui fait bien rire aujourd'hui. C'était pas mal trouvé mais voilà que certains bas du plafond se sont emparés de la chose pour se réclamer d'origines gauloises, étant entendu que la France (éternelle, la France) s'appelait Gaule et avait pile-poil les frontières que nous connaissons là maintenant. Ces abrutis pensent sérieusement que du bon sang de Gaulois coule encore dans leurs veines et qu'il est bien meilleur que celui des étrangers. J'avais vu une étude cherchant à retracer les origines de volontaires par l'analyse de leur ADN (ou quelque chose du genre) il y a quelques années. C'était amusant de voir les réactions de celles et ceux se pensant officiellement rattachés à tel ou tel territoire et apprenant que, en fait, pas du tout.
Si je suis content de vivre en France à l'époque où j'y vis plutôt qu'ailleurs en période de guerre ou de famine ou de gros malheur, je ne suis pas fier d'être né Français ou de vivre en France. Je ne vois pas de raison pour l'être, en fait. Aucune. Le fait que je ne connaisse pas grand chose de la "culture" des autres régions du monde ne fait certainement pas que je puisse considérer ce que je connais comme meilleur.
Apprendre l'Histoire de France en partant des peuplements gaulois, c'est prendre le risque de patauger allègrement dans le grand n'importe quoi en dirigeant l'Histoire dans un sens politique pestilentiel. Dire que Vercingétorix, Clovis ou Charlemagne sont Français, c'est du révisionnisme. C'est aussi donner une justification au racisme et à la xénophobie, c'est tenter d'attirer les voix du F-Haine pour le crétin des "laids républicains". Mais si j'ai un conseil à donner à ce crétin, si vraiment il veut respecter la France, il pourrait commencer à en parler la langue correctement. Jusque là, il faudrait qu'il se taise.

Histerix, ancêtre de Sarkozix

mercredi 31 août 2016

En se promenant dans les bois du Périgord

Marc Riboud est mort. C'était un grand photographe. Peut-être pas le plus connu ou le plus médiatisé mais ça n'enlève rien à son immense talent. Je me souviens l'avoir découvert dans un bouquin regroupant quelques unes de ses nombreuses photographies réalisées en Chine. A l'époque, je n'en avais que pour Doisneau et ses photos d'un Paris idéalisé. Avec Marc Riboud, je partais plus loin et je voyais des photos qui me paraissaient plus vraies.

On a appris hier le départ du ministre Macron. C'est curieux mais je ne me souviens pas l'avoir découvert dans un livre et je ne me souviens pas qu'il m'ait fait voyager. Peut-être aurais-je dû tenter l'expérience du voyage en car. J'y pense, vaguement. Je ne suis pas certain que Marcron restera longtemps dans les esprits.
Apple devra rembourser des aides trop généreuses à l'Irlande. Le CEO de la boîte, Tim Cook, menace l'Union Européenne à mots couverts d'être appelé à supprimer des emplois créés en Irlande. Ça s'appelle du chantage et c'est mal. J'ai lu qu'il se targue, lui et Apple, d'avoir créé plus de 1,5 millions d'emplois direct et indirects en Europe. Cette firme ne veut pas payer d'impôts au motif qu'elle créerait des emplois. Ça me fait penser aux idées du MEDEF et ce n'est pas joli. Ce MEDEF qui promettait de créer un bon gros million d'emplois en France si l'on suivait les préceptes de Macron, ce MEDEF qui crée plus d'emplois (à bas coût) en Chine qu'en Europe, cette Chine photographiée par Riboud. Tout se tient.

Et moi, je ne suis pas Marc Riboud, je ne suis pas Macron, je ne suis pas Cook, je ne suis pas le MEDEF et hier je me suis promené dans un bois où j'ai vu un bidon rouillé.

C'est bidonnant

lundi 15 août 2016

La pensée magique dans le débat politique

C'était l'autre jour sur France Inter. Des personnes dont j'ai oublié le nom débattaient sur un éventuel deuxième tour des présidentielles de 2017 entre Juppé et la Peine. Parce qu'il n'y avait pas de débatteur ouvertement proche du F-Haine, un consensus plus ou moins mou est apparu pour dire qu'il fallait quoi qu'il en soit faire barrage au parti d'extrême-droite.
Ce débat m'a agacé pour plusieurs raisons. La première est que, selon moi, il est très et trop facile de discourir sur un sujet aussi creux et convenu. Je peux vous en fournir des tonnes de sujets à la con de ce tonneau. Une autre raison est que je me demande bien de quel droit et à quel titre un animateur peut décider qu'il y aura un deuxième tour conforme à ses possibles attentes. Alors oui, certains sondages prédisent qu'il est possible que la Peine soit au deuxième tour et que, à droite, Juppé remporte les primaires. Mais cela ne signifie en rien que c'est ainsi que les choses se passeront.
S'il est vrai que l'avenir de la gauche paraît incertain rien n'est joué. Et puis, j'en ai un peu marre que l'on nous brandisse l'épouvantail de l'extrême-droite et l'étendard du pacte républicain à chaque élection. Se résoudre de voter à droite pour quelqu'un qui se reconnaît dans des idées de gauche, ça sent tout de même pas mal la couleuvre difficile à avaler. Je pense que 2017 pourra être l'occasion de mettre en pratique les principes anarchistes. Après tout, voter pour ce qui semble le moins mauvais ou le moins pire, ce n'est guère motivant. Que les anarchistes s'abstiennent et refusent de participer à la mascarade !
Lorsque je parle de pensée magique, je veux dire que beaucoup de voix ne font plus que de nous raconter leurs rêves. Nous ne sommes plus dans des programmes politiques (bon, d'accord, sauf justement pour le F-Haine et dans une moindre mesure, quelques partis de gauche), même plus dans des promesses mais dans une sorte de rêve éveillé. On nous construit un imaginaire collectif, on nous plonge dans la fiction, on nous raconte une histoire sur fond d'état d'urgence, de menace terroriste, de courbe du chômage et de risque majeur de voir un jour débarquer un gouvernement fasciste à la tête de notre pays. Tout est fait pour engluer nos attentes dans l'épais brouillard gluant du "ça pourrait être pire". On nous pousse à baisser la tête et à avoir assez peur du pire pour ne pas trop regimber. Tenez, rien que l'histoire de cette Loi Travail. On n'a pas cessé de nous raconter que c'était finalement plutôt bien pour les salariés parce que si la loi avait été faite par la droite, ce serait bien pire encore. On ne nous dit pas pourquoi il fallait à tout prix faire cette loi, hein. Nous sommes dans la situation d'un médecin qui va nous expliquer que l'on va nous couper la jambe sous le genou et que ça vaut mieux que de nous la couper au-dessus. On est rassuré, quelque part, et on oublie que l'on venait le consulter pour un rhume.
On ne va pas revenir sur les promesses ou plutôt les déclarations d'intentions de François Hollande. Au fond, je pense qu'il a été élu pour que Sarkozy ne sois pas réélu et rien de plus. Sur ce plan, il a fait le job. Je ne pense pas qu'il y ait eu beaucoup d'électeurs qui nourrissaient beaucoup d'espoirs en Hollande pour conduire une politique moins libérale. Je ne sais pas si ce que l'on appelle "peuple de gauche" existe réellement, je ne sais pas combien ils sont, les gens qui ont vraiment des idées "de gauche". Je ne sais même plus vraiment ce que ça veut dire, être de gauche. Je rencontre parfois des personnes de gauche déjà prêtes à glisser un bulletin Juppé ou Bayrou dans l'urne sans état d'âme, à comprendre le grignotage de nos libertés et des acquis sociaux. Selon elles, la société évolue et il faut l'accompagner. En d'autres temps, on combattait les idées liberticides et anti-sociales. Les temps changent et pas nécessairement en bien.

Anarchie !

vendredi 3 juin 2016

Non mais à l'eau !

Pas le moment de faire le zouave. Encore un dessin qui ne révolutionnera pas l'humour.

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mercredi 11 mai 2016

Valls et La Linea

La pilule Valls passera donc sûrement grâce à l'article 439 alinéa 3. Il prétend que ça le rend tout triste, le premier ministre, d'avoir à sortir la grosse artillerie pour arriver à ses fins. En politique, on n'a pas l'habitude de se préoccuper de la forme, c'est le résultat qui compte. La fin justifie les moyens, comme on dit pour s'excuser. Il est triste, Valls. C'est malin de sa part de le dire. On sent que les Français lui font de la peine, qu'il est tout chagrin, qu'il aurait voulu que ça passe autrement, en douceur, avec beaucoup de vaseline.
Je ne me suis jamais fait enculer au sens propre, avec l'intromission de quoi que ce soit dans le fondement, je veux dire. Possible que ce ne soit pas si désagréable si on ne lésine pas sur le lubrifiant. Et Valls, il aurait tant aimé enculer les Français d'une façon indolore, avec des discours bien huilés. Mais voilà, ces mauvais citoyens français ne semblent pas tous vouloir de la loi travail pourtant tellement revue et corrigée qu'elle ne plaît même plus au MEDEF et menacent de descendre dans la rue pour le dire au gouvernement. Demain, la CGT24 appelle à manifester à Périgueux, Sarlat ou Thiviers devant les permanences parlementaires socialistes. C'est à 11h45 pour Périgueux et 17h30 pour Sarlat et Thiviers.
Et moi, quand on me parle d'alinéa, je pense à autre chose.

La Linea contre la loi travail

mercredi 16 mars 2016

Si seulement j'avais été un mignon garçon catholique

Les récentes affaires de pédophilie au sein de l'église catholique romaine française de chez nous m'amènent à me poser la question de ce qu'aurait été ma vie sexuelle si seulement j'avais eu la chance d'être éduqué dans l'amour du Christ ressuscité par un prêtre aimant. Je vous rassure, je ne suis pas issu d'une famille athée voire, horreur !, communiste ! Non, non. Je suis bien le rejeton de lignées de croyants et de bons croyants. D'authentiques catholiques bien sous tous rapports. Si du côté de mon père j'ai une grand-mère qui n'est pas loin de la grenouille de bénitier, du côté de ma mère le croyance en l'être divin était plus discrète. Mon arrière grand-mère, d'origine polonaise, croyait, me semble-t-il, d'une façon proche de la superstition. D'ailleurs, superstitieuse, elle l'était, persuadée que cela portait malheur d'ouvrir un parapluie à l'intérieur d'une maison ou de poser le pain à l'envers sur une table. Elle avait pas mal de bondieuseries chez elle, un Christ en plâtre, un flacon d'eau bénite de Lourdes, une icône de la vierge noire de Częstochowa. Elle avait ressenti une joie immense et une fierté certaine lors de l'élection du pape Jean-Paul II Karol Józef Wojtyła. Cependant, jamais elle ne m'a emmerdé avec la question de dieu, jamais elle ne m'a poussé à apprendre le Notre Père, jamais elle ne m'a traîné à l'église où elle n'allait d'ailleurs pas. A l'église, par contre, j'y allais les fois où mes parents me laissaient chez mes grands-parents paternels. La messe, c'était le samedi soir à Cergy. Je m'y ennuyais sincèrement. Avant de dormir, ma grand-mère tentait de me faire réciter ce Notre Père qui n'est jamais rentré dans mon crâne. Déjà, il me semble que je m'étais fait mon idée sur l'importance de la religion. A la réflexion, c'est assez bizarre. Qu'est-ce qui fait qu'un petit garçon accepte ou n'accepte pas l'idée de dieu ? Qu'est-ce qui peut bien le conduire soit à se laisser porter par cette notion culturelle ou pas ? Je suppose que l'éducation y est pour beaucoup. Dans le même temps, je ne peux pas totalement écarter la possibilité que l'on puisse être touché par la grâce divine et que, du coup, on ne puisse faire autrement que croire. C'est la révélation et on ne peut rien contre cela. C'est du moins ce que certaines personnes m'ont affirmé. Elles ont reçu la foi et ce n'est pas explicable.
Ma mère, mon père, je n'ai jamais bien su s'ils croyaient ou pas. Mes parents ont été baptisés, ils ont fait leur communion, se sont mariés à l'église mais je ne suis pas sûr du tout que ça puisse signifier quoi que ce soit. Malgré son éducation, malgré sa mère bigote, mon père ne savait rien de la religion catholique. Je pense qu'il avait fait le ménage dans sa tête. Je n'ai jamais eu le sentiment que la question de l'existence d'un dieu perturbait mon père. Quant à ma mère, si elle ne croit peut-être pas réellement à ce dieu promis, elle croit aux forces de l'esprit, ce qui la rapproche de Mitterrand. Elle espère une continuité de cet esprit après la mort. Pour mes frères, il me semble qu'à part l'aîné il n'y a que du mécréant. Pour ma part, après une période "agnostique" (mais j'aimais bien le mot qui faisait cultivé) puis "athée", j'en suis à "ne me concerne pas". Je veux dire que je considère que la position de l'athéisme est encore trop préoccupée par dieu pour moi.

Bon. Lorsque j'étais petit, avant ma dizaine, alors qu'il était plus ou moins question que mon grand-frère prépare sa communion, ma mère m'envoyait au catéchisme avec lui. Sans doute pour avoir la paix. On m'a souvent dit que j'étais du genre pénible, étant petit[1]. Et alors, nous allions à la chapelle des Louvrais, à Pontoise. Le seul souvenir de ces séances, c'est une chaussure en caoutchouc, peut-être une base de botte de chantier ? A l'époque, le quartier des Louvrais était encore en plein chantier. C'était un quartier qui avait poussé là, dans les champs et qui préfigurait l'arrivée prochaine de la ville nouvelle de Cergy-Pontoise. En revenant du catéchisme, nous traversions un terrain vague et mon frère avait trouvé cette chaussure qu'il avait passée par dessus l'une de ses chaussures. Il faisait le clown et je rigolais. Que nous avait raconté le curé ou la personne qui s'occupait de notre éducation religieuse ? Aucune idée.
Et puis, une voisine s'est chargée de faire le catéchisme. Il suffisait de traverser la rue et nous y étions. J'accompagnais toujours mon grand-frère. Nous étions plusieurs enfants du quartier et la voisine nous racontait des trucs et nous faisait faire des exercices. Moi, ce qui m'intéressait, c'était les gâteaux. Et j'ai un souvenir de cette période. On nous avait donné des crayons, des feutres, des feuilles de papier et on nous avait demandé de dessiner notre vision de la vie. Obéissant, j'ai dessiné quelque chose comme un bébé ou un enfant à gauche, un homme au centre et une tombe à droite. Je me suis fait engueuler et je n'ai toujours pas compris aujourd'hui. Pour vous dire que ça m'a marqué, je n'ai pas oublié. On ne m'a jamais dit ce qui n'allait pas dans ma vision du problème mais ça continue à me tracasser. Qu'attendait-on que je dessine ? Ça a été sans doute la première et dernière fois que j'ai eu un doute quant à question religieuse.
Mes parents ont abandonné l'idée de faire faire sa communion à mon grand-frère. Mes deux petits frères n'ont pas été baptisés et dieu n'a plus jamais été à l'ordre du jour à la maison. Bon débarras. De fait, je n'ai pas souvenir de la présence d'un crucifix chez nous et si l'on fêtait Pâques et Noël, c'était pour faire plaisir à ma grand-mère et d'une façon très laïque. Noël, c'était les cadeaux, Pâques des œufs et des poissons en chocolat. Je n'y voyais pas le lien avec la religion chrétienne. Aujourd'hui, mes connaissances théologiques sont bien minces. Je connais le nom de Jésus, je sais quelques bricoles de sa vie retracée par quelque évangile, vaguement. Je connais Marie et Joseph, Moïse et les tables de la Loi mais je mélange tout. En fait, tout simplement, je m'en fous, ça ne m'intéresse pas.

Ceci n'est pas une inflation
Et régulièrement, une affaire de pédophilie au sein de l'église catholique et romaine éclate. Je ne peux pas m'empêcher de penser que des parents ont poussé des enfants à aller aux devants de curés. Ce n'est pas un crime[2] de croire en dieu. Je veux bien comprendre que la force de l'éducation et de la culture fasse que l'on croit sincèrement en un dieu et que l'on veuille éduquer ses enfants dans cette croyance. Disons plutôt que je veux bien l'entendre plutôt que le comprendre. Mais j'imagine tout de même qu'un enfant victime d'actes de pédophilie ne doit pas ne pas laisser transparaître son malaise ou ses souffrances. Alors oui, évidemment, il ne doit pas être facile de comprendre et d'imaginer et il ne faut pas généraliser. Tous les hommes d'église ne sont pas coupables. D'accord. Et peut-être, d'après ce que j'ai pu lire et entendre, l'enfant victime se sent-il avant tout coupable. Le prêtre représente l'autorité et une autorité supérieure à celle des parents, comme l'instituteur ou le professeur dans l'Education nationale[3]. Je ne veux pas dire que les parents sont coupables de confier leurs enfants à des pervers pédophiles. Par contre, et dans le cas qui occupe les journalistes actuellement, nous sommes vraisemblablement en présence d'un prêtre pédophile repéré par ses supérieurs hiérarchiques, hiérarchie qui n'a pas agi pour faire cesser ces agissements ou, du moins, pour éloigner les enfants ou interdire à ce prêtre de les approcher.
Ce ne doit pas être si simple. Parce que je n'ai pas été confronté à ce problème, que je ne connais presque personne qui ait été victime d'actes pédophiles, je ne peux pas savoir ce que la victime peut ressentir et comment elle peut vivre avec cela. Je suppose qu'il ne doit pas être simple et qu'il n'est sans doute pas souhaitable de porter la suspicion sur tous les hommes qui travaillent au contact des enfants. Je ne sais même pas quelle peine la société doit ou peut faire supporter aux pédophiles. La vie en société implique les risques de rencontrer un jour soit un pédophile soit un assassin, soit un psychopathe, soit je ne sais quoi d'autre. Les cas d'abus sexuels sont majoritairement commis dans l'enceinte du milieu familial, ai-je entendu dire. A mon avis, il convient d'éduquer les enfants à dire. Ce ne doit pas être simple mais ce doit être faisable. On enseigne aux enfants de ne pas accepter des bonbons de tout le monde, de ne pas suivre n'importe qui dans la rue, de se méfier des vieux bonhommes qui puent et qui sont nus sous leur grand imperméable. Apprenons-leur à se méfier des curés, des instituteurs, des moniteurs de centre aéré ou de colonie de vacance. Dans le fond, il faudrait tout simplement interdire aux enfants de s'approcher des adultes et vice-versa. On pourrait aussi, tenant compte de ce qu'ils sont censés en faire, rendre obligatoire l'ablation des couilles aux hommes d'église.

Notes

[1] Je ne suis pas certain que ça ait vraiment changé mais je vous assure que je me mets nettement moins en colère depuis que je suis vieux.

[2] sinon contre l'intelligence

[3] ou les cas de pédophilie existent également

lundi 15 février 2016

La rage de vaincre

Ça sent le roussi pour notre ancien président. Il se sent bien reprendre du service. Il se dit que ce serait bien pour la France et que, en plus, ça lui permettrait aussi un peu de bénéficier d'une sorte d'impunité pour un temps. Même, mieux, il pourrait user de son droit pour se grâcier un bon coup. Là où ça merde et pas qu'un peu, c'est qu'il n'a pas autant la cote qu'il le croyait au sein de les Les Républicains à lui.
Déjà, et c'est un sale coup du sort, il y a Juppé qui est bien parti pour gagner. Et pas que pour les primaires à droite, hein ! Non, non ! Gagner pour les présidentielles de 2017. Rien de moins. Même qu'une étude tend à montrer qu'il y aurait pas mal de personnes de gauche qui pourraient voter Juppé juste pour faire chier Sarkozy et la Peine. On est tombé bien bas. Notez que, à mon niveau de gauche, je ne sais plus trop à qui donner ma voix, moi. A moins que je ne me la garde pour moi, pour cette fois. Je dis ça, je dis rien.
Et alors, Sarkozy il s'imaginait qu'il allait être accueilli comme le sauveur, le messie, les bras grands ouverts. Que nenni ! Il n'en a rien été du tout. Pour dire les choses telles qu'elles apparaissent, on s'en fout de ce qu'il dit, Sarkozy. Et même, ce serait mieux s'il ne disait rien. Qu'il ferme sa gueule, c'est ça qu'on lui demande, à LR.

Sarkozy définit les grandes lignes pour son parti
Mais la connerie n'est pas le domaine réservé de Les Républicains. On la trouve aussi chez les footballeurs et la preuve nous en a été donnée ce week-end avec un joueur du PSG. Je sais bien que le football s'intéresse plus aux pieds qu'au cerveau mais j'ai du mal à comprendre comment on peut être assez con pour balancer des insultes sur des réseaux sociaux et imaginer que ça ne se saura pas. Faut-il être bête, tout de même !

jeudi 4 février 2016

Sarko nous brouille l'écoute

Il paraît que Sarkozy aurait créé sa web radio. Je ne l'écouterai pas et je ne vais pas vous donner de lien pour y accéder. Je ne connais pas l'adresse et n'ai pas l'intention d'aller la chercher. J'imagine qu'entre deux séances de propagande à sa gloire, il doit faire de la pub pour son bouquin et je ne doute pas un instant qu'il fait appel à la douce voix de sa chère et tendre pour distiller un peu de poésie musicale dans ses programmes.

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samedi 30 janvier 2016

On ne va pas se faire du mauvais Sand pour si peu

Si la faute est pardonnable, si, tous autant que nous sommes, nous pouvons en commettre, que dire de celle-ci ? Ça se passe dans une commune limitrophe de Azerat, à la Bachellerie, où l'équipe municipale guidée par son maire lumineux s'est mis en tête de mettre un nom à tout ce qui traîne de rues, chemins et impasses dans le village. Cette volonté forte a été accompagnée de la création du blason communal et il faut reconnaître que ça fait joli sur les papier à entête, un blason. Ça vous donne un petit côté de noblesse indéniable, ce genre de détail. Cette héraldique là nous informe de la présence d'un cours d'eau traversant le village, de l'existence d'un château — symbolisé par le lion griffu qui n'est pas sans nous faire penser à celui qui ornait les véhicules Peugeot — et du nombre de bourgs. Je vous invite à aller vérifier mes dires sur la photo.
Et donc, de jolies plaques en plastoc véritable ont fait leur apparition un peu partout et il en est une qui a particulièrement retenu mon attention. L'erreur est pardonnable. On peut ne pas connaître, on peut penser connaître. Ce qui m'étonne, c'est qu'elle ait réussi à passer toutes les étapes de contrôle possible. Celle de la passation de commande, celle de la prise de commande, celle de la réalisation de la plaque, celle de l'expédition, celle de la réception, de la pose et de sa présence effective. Les riverains ne paraissent pas trop avoir remarqué le problème pas plus que le maire, ses adjoints et conseillers. Alors, je ne vais pas parler du manque de culture du maire, je ne vais pas raconter que ce maire pourrait être un paltoquet doublé d'un prétentieux vaniteux. Non. L'erreur est humaine et ce maire nous montre combien il l'est, umain.

Voilà qui mérite une bonne chopine !

jeudi 28 janvier 2016

Toute la gauche est partie

Alors que l'Europe planche sur la question de l'exclusion de la Grèce de l'espace Schengen et que, en France, Christiane Taubira choisit la dignité en prenant ses distances vis à vis du gouvernement, s'ouvre en France les débats sur la déchéance de nationalité au parlement. Hors le fait presque certain que cette déchéance ne servira à rien dans l'immédiat, elle ouvre une porte dangereuse à la droite et l'extrême droite qui pourraient utiliser cet outil pour de bien sombres fins. Sur le fond et dans l'immédiat, il s'agit bien d'un problème moral plus qu'autre chose. Déchoir une personne de sa nationalité et imaginer l' "envoyer" dans un autre pays relève simplement de la bêtise ou du gros foutage de gueule de la part de Hollande et du gouvernement Valls. Pourquoi et comment obliger un pays d'accueillir une personne suspectée de terrorisme ou de sympathie pour le terrorisme ? Quel pays acceptera d'ouvrir grands ses bras pour faire une place à cette personne ? Ainsi, la France se prépare à conserver chez elle des apatrides. Je ne connais pas les conséquences réelles que cela entraîne. J'imagine. Pour une raison ou une autre, on me déchoit de la nationalité française. Que m'arrive-t-il donc ? Dois-je quitter Azerat, ma maison ? Dois-je quitter le pays ? Et pour aller où ? Peut-être n'ai-je plus ni couverture sociale ni existence citoyenne. Peut-être ne puis-je plus voter, plus me prévaloir de la détention d'un permis de conduire ? Peut-être même m'est-il interdit de faire référence à ce qui fait la France ! Interdit de parler français, de manger et boire français. Je vais demander l'asile politique à la Belgique, moi.
Et aujourd'hui, rappelons-le, Nicolas S. fête ses soixante ans. On se consolera en se disant qu'il pourrait bien être reconduit à la frontière pour ses méfaits lui aussi.

Le français aux Français

samedi 23 janvier 2016

Il le reconnaît, il a fait des conneries

Notre bien aimé ancien président s'explique dans un livre. Ce livre, je ne l'ai pas lu et je ne le lirai pas. J'éviterai même d'en lire les "meilleures feuilles" et me contenterai donc de le juger en toute partialité à la lumière de ce que j'en aurai entendu dire à la radio. Et donc, Sarkozy fait son mea culpa et admet quelques erreurs et maladresses. Le Fouquet's, le yacht de Bolloré, le "casse-toi pôv'con", il le regrette, il ne pensait pas que ce serait mal perçu. Et non, il le jure, ce livre n'est pas un préambule à sa candidature pour les prochaines élections présidentielles et il considère qu'il est trop tôt pour se prononcer sur sa présence ou non à la course à l'Elysée. Sarkozy trace néanmoins les grandes lignes de ce qu'il appelle de ses vœux pour la France. La France qui est le sujet de son bouquin si l'on en croit le titre. S'il ne compte pas revenir sur le mariage pour tous, il souhaite toujours poser la question des 35 heures et de l'âge de départ à la retraite. Bref, si ce n'est pas une annonce de sa prochaine possible candidature, ça y ressemble.
Le problème, c'est que des enquêtes d'opinion semblent indiquer que les Français ne veulent plus de lui. Au sein même des "Les Républicains", l'idée de son grand retour ne fait pas l'unanimité. Si je ne sais pas ce qu'il en est réellement de son désir ou de ses projets, je pense qu'il a une envie de revanche et qu'il se verrait bien de nouveau aux affaires. Je doute que ce livre puisse convaincre les Français qu'il est le meilleur candidat pour la France. Je n'ai pas lu ce livre, je ne le lirai pas. Je ne voterai jamais pour Sarkozy. Je ne suis pas représentatif des Français. J'ai comme le sentiment que ce livre est le SOS d'un homme qui ne sait pas comment revenir au devant de la scène politique. Reconnaître ses erreurs, c'est peut-être méritoire. Politiquement, ce n'est peut-être pas très judicieux. Et puis, de ce que j'ai entendu, il ne reconnaît pas toutes ses erreurs. Son livre aurait sans doute nécessité d'être édité en plusieurs épais volumes ! Parte-t-il seulement des affaires qui lui collent au cul ? Oui. Il évoque Bygmalion qu'il affirme ne pas connaître à l'époque mais non, il ne pipe mot de Kadhafi et de tant d'autres points désagréables. Il dit ne pas comprendre comment il a pu se laisser convaincre par Buisson mais il n'explique pas pourquoi il persiste dans la voie de la "droitisation" de sa pensée politique. Alors, il a changé, Sarkozy ? Je n'en sais rien et je m'en fous.

Les bétises de Sarkozy

jeudi 24 décembre 2015

Quelle déchéance

Déchéance de nationalité

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