Présidentielles 2017


dimanche 9 avril 2017

Pour un candidat unique


Depuis ce matin, j'ai bossé sur un petit film que vous verrez peut-être bientôt. Il a fallu que je filme quelques bouts de scène et que je trouve des sons. Après, je suis passé sur l'ordinateur pour le montage vidéo. C'est que ça prend du temps, tout ça. Là, j'ai arrêté de chercher à faire mieux. Ça ne me satisfait pas totalement. C'est un peu long, il faudrait que je fasse des coupes, que je rabote, que je me décide à ne pas tout conserver. Ce qui apparait clairement, c'est qu'il est préférable de partir avec un vrai scénario, de vrais dialogues écrits et répétés sinon appris. On peut avoir l'impression de perdre du temps mais en fait, on en gagne sûrement. De plus, il est certain que l'on gagne en qualité générale. L'improvisation presque totale, ça a son charme mais ça a surtout ses limites. Je vous tiendrai au courant pour la suite.
Le dessin dont je vous parlais hier devait être accompagné d'un texte que j'avais commencé à écrire. Je l'ai relu, c'était mauvais, je l'ai jeté. Il reste le dessin. Il n'est pas très bon non plus mais ça ira bien comme ça.

Fabrication du candidat idéal

dimanche 2 avril 2017

Pas de Poutou en Dordogne


Annoncée par le site d'information ewanews récemment, la venue de Philippe Poutou à Terrasson-Lavilledieu le 3 avril prochain n'aura pas lieu. "Attention, Philippe Poutou ne sera pas présent lundi soir à Terrasson. C'est son comité de soutien local qui animera une réunion publique le lundi 3 avril à 20 heures à la salle des fêtes de Terrasson. Le candidat ouvrier ne sera pas en Dordogne comme annoncé par erreur sur notre site, nous vous prions de bien vouloir nous en excuser."

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Hier, vous vous êtes globalement très bien comportés et je vous félicite. J'ai cherché à vous dissuader de sacrifier à la tradition du poisson d'avril en vous manipulant un peu, en vous amenant sur une fausse piste. Ça a plutôt bien marché. Bien sûr, je vous invitais à jouer alors que de jeu, il n'y en avait pas vraiment. Et du coup, oui, on peut voir dans mon petit stratagème une forme de poisson d'avril.
Hier soir, j'ai eu une idée qui m'a paru géniale. Je me suis fait la promesse de ne pas l'oublier et me suis endormi le sourire aux lèvres. Ce matin, je me souviens bien avoir eu une idée mais impossible de la faire revenir à la surface. Si jamais elle reparaît je vous le ferai savoir.

vendredi 31 mars 2017

La faim justifie les médiocres


Qui veut le pouvoir ? Et pourquoi ? Dans cette campagne électorale d'anthologie[1] nous allons de surprise en révélations, d'affaires en mise en examen, sans jamais trop écouter les programmes, idées, propositions et discours. Et pourtant, il y a le choix, ce ne sont pas les candidats qui manquent. Mais on s'en fout, on s'en bat les gonades. On fait mine de plus s'intéresser aux déboires judiciaires, à l'argent mal acquis, aux revirements, aux tournages de veste, aux ralliements et aux désertions. Les programmes, ce n'est pas notre préoccupation. Ce que l'on aimerait, ce serait que ces élections présidentielles se déroulent non plus par le vote citoyen mais à la manière d'un jeu de télé-réalité avec des évictions de candidats multiples jusqu'à ce qu'il n'y ait plus qu'un ou qu'une candidat-e- et, de par là même, un-e- vainqueur-e-.
Ce jeu pourrait s'appeler "Mensonge et intégrité". Le vote du public viendrait éliminer les postulants en fonction de ce qu'il pourrait considérer comme encore acceptable. Le but du jeu serait de parvenir à gagner en mentant juste ce qu'il faut. Ni trop pour ne pas se faire écarter ni trop peu pour ne pas paraître dépourvu d'imagination et de soif du pouvoir. En gros, ça reviendrait à désigner le meilleur arnaqueur, l'escroc idéal.
Remarquez, si nous nous retrouvons avec pour seule perspective à avoir à choisir entre une candidate d'extrême-droite et un libéral ni de gauche ni de... gauche, c'est bien fait pour notre gueule. Ça fait maintenant des décennies que nous jouons à ne plus voter qu'en fonction d'algorithmes prétendument scientifiques et en jouant à une sorte de bonneteau hasardeux. On désigne machin pour contrer truc, on accepte le principe des primaires pour mettre en avant qui saura le mieux battre celui du camp d'en-face. On ne vote plus pour des idées mais contre des personnes.
Il y a quinze ans, nous avons été nombreux à voter Chirac contre le père le Pen. On veut nous faire rejouer la pièce et dès à présent on nous brandit l'épouvantail de l'insupportable, de l'inacceptable, pour faire élire un candidat qui, logiquement, ne devrait plaire à personne. Ce qui fait sa force, à Macron, c'est bien de n'avoir pas de programme précis, de naviguer dans une sorte de centre à la godille, un coup à droite, un coup à gauche, sans faire de vagues, sans avancer réellement.
Je me demande si, en 2002, il n'aurait pas été finalement intéressant de laisser le Pen remporter les élections présidentielles. C'est un pari un peu osé mais on peut supposer qu'il n'aurait pas eu de réel pouvoir, qu'il n'aurait pas eu de majorité au parlement, qu'il aurait été incapable de faire quoi que ce soit. Alors, évidemment, avec un personnage pareil, on peut se faire peur à penser à un coup d'état et à l'arrivée d'une dictature. Le discours vaut aussi pour ce qui est aujourd'hui possible. La question est : "le moins pire est-il préférable au pire ?"
Evidemment, si l'affaire Fillon n'était pas survenue, tout serait différent. Mais comment est-il arrivé là, le Fillon ? Normalement, ce devait être Sarkozy ou Juppé qui devait être désigné par la droite. Pas Fillon ! Jamais personne n'avait pensé à ça. Peut-être pas même Fillon lui-même. Pareil pour Hamon. Dans ce cas, bien entendu, c'était plus compliqué parce que, logiquement, plus personne ne pouvait croire en une victoire des socialistes.
Si le premier tour des présidentielles, les analystes nous le disent, est joué[2] la seule question qui devrait nous préoccuper est de savoir si nous devons voter et pour qui. On peut aussi avoir l'idée farfelue de voter pour qui on se sent le plus proche au premier tour mais si c'est plié, à quoi bon ? La probabilité pour que la gauche soit présente au deuxième tour est extrêmement faible. Celles et ceux qui en appellent à un ralliement des candidats de gauche sont gentils mais mathématiquement, en ajoutant les voix envisagées de Arthaud, Poutou, Mélenchon et Hamon plus celles des écolos et quelques autres qui traînent, il n'y a aucune chance pour que la gauche soit présente au deuxième tour.
Ce qui n'est pas totalement exclu, bien sûr, c'est que Fillon dépasse Macron. Le cas le Pen est compliqué. Tout le monde la dit présente au deuxième tour mais les experts se sont déjà trompé à plusieurs reprises ou n'ont rien vu venir. Bref, on navigue dans le brouillard et le mieux que nous avons à faire, c'est d'agir en conscience, sans calcul, sans vote utile, sans plan sur la comète.

Savoir refuser

Notes

[1] peut-être ?

[2] J'adore les experts

mercredi 29 mars 2017

Valls rejoint Macron et Fillon le néant


Voyez-vous, ce matin je me suis réveillé avec une idée stupide en tête. Pour la plupart d'entre vous qui n'avez pas la chance d'en avoir jamais la moindre, une stupide serait déjà comme un don de dieu. Or, il se trouve que dans le cadre de cette mienne démarche par moi entreprise visant à vous élever intellectuellement (et la tâche n'est pas aisée), je me dois de vous instruire sans plus attendre de comment fonctionne une idée.
L'idée naît de la rencontre d'une maman idée et d'un papa idée. Ils se plaisent, apprennent à se connaître, dansent la rumba et finissent par baiser comme des bêtes. La gestation est particulièrement brève et quelques secondes plus tard, dans d'atroces souffrances, la parturiente met au monde un bébé idée tout frais, tout neuf, tout rose. Seuls les bébés idée mâles sont à la source de bonnes idées. Les bébés idée femelles, elles, ne pensent qu'à rencontrer un futur époux idée et à danser la rumba avant de baiser. C'est ainsi.
L'enfant idée suit une scolarité rapide et tombe tout de suite après dans une adolescence ingrate et boutonneuse qui, heureusement ne dure pas. A peine deux minutes après sa naissance, le bébé idée est déjà un solide gaillard et il va consacrer sa vie à deux activités majeures. La première consistera à faire jaillir une seule et unique pensée dans le cerveau hôte où, à la manière d'un virus parasite, il s'est installé confortablement. La seconde sera tout entièrement consacrée à dénicher une madame idée afin de procréer. Une fois tout cela fait et bien fait, il chaussera ses pantoufles et fumera la pipe dans son fauteuil en goûtant les joies de la vie de retraité et d'un bon cognac tout en attendant la mort qui ne saurait tarder.

S'il y a des bonnes et des mauvaises idées, la plupart sont tout simplement "con comme un balai". Celle de ce matin m'enjoignait à m'engager à défendre une cause perdue, quasiment à rejoindre une mission humanitaire. Il me fallait défendre le faible, le persécuté, la victime, l'écouté et qui mieux que François Fillon pour incarner l'opprimé ? J'aurais pu me pencher et m'intéresser sur le cas de Manuel Valls mais en l'espèce on ne peut plus parler de cause perdue. Il s'agirait plutôt et au choix, de trahison, de lâcheté, de saloperie ou de connerie. Il m'aurait pourtant plu de défendre Manuel Valls. Mais hélas, à l'impossible nul n'est tenu. Donc, je me rabats (joie) sur Fillon. Fillon bafoué, Fillon volé, Fillon spolié, Fillon dénoncé mais Fillon en colère, prêt à en découdre, prêt à tout pour défendre son honneur et celui de sa Pénélope et de ses enfants, prêt à se battre avec ses petits poings serrés pour son argent et le droit de porter de beaux costumes offerts par ses amis. L'acharnement dont est victime François Fillon est contraire avec l'idée que l'on peut se faire de la démocratie et du droit aux gens de droite d'avoir leur président à eux par eux élu. Pensons à toutes ces personnes qui ont désigné leur poulain lors des primaires de la droite pour supprimer des centaines de milliers de fonctionnaires, pour obliger les chômeurs à travailler pour rien ou mourir pour pas cher. On (le cabinet noir) leur vole leur rêve de France forte et belle et catholique. C'est honteux et dégueulasse. C'est même contraire à la convention de Genève, si ça se trouve. Peut-être même que c'est anticonstitutionnel, allez savoir.
Et alors moi, avec mon idée instillée à l'insu de mon plein gré, je me suis essayé à l'exercice pour lequel je ne suis pourtant pas réputé, la caricature. C'est un exercice difficile pour moi. C'est peut-être que je ne sais pas observer les gens, peut-être aussi, plus simplement, que je ne suis pas doué pour cela. Mais bon, n'écoutant pas mon habituelle propension à trop vite baisser les bras je pose une feuille de papier devant moi et attrape un crayon. Cette première feuille part vite à la corbeille et est bientôt accompagnée de la deuxième. Mais à la troisième, il me semble "tenir" quelque chose. Finalement, je pense être parvenu à quelque chose de raisonnablement acceptable. Fasse que cela aidera M. Fillon à conquérir le pouvoir pour le plus grand bonheur de la France éternelle et de son rayonnement à travers l'univers.

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Vers la victoire

vendredi 24 mars 2017

Les vécés sombres du palais


Ainsi donc, il y aurait un cabinet noir à l'Elysée. C'est le très innocent[1] François Fillon lui-même en personne qui l'affirme. Ce très estimable (et bien habillé) candidat à la présidence de la République française pour le compte de Laids Républicains dévoile la sa vérité et il accuse[2] et on tremble au sommet de l'État. L'autre François, celui en poste actuellement, est nommément mis en cause. Il serait à la tête d'un sombre aréopage de barbouzes évoluant au sein d'un cabinet noir et distillant aux journalistes de la planète entière des rumeurs pestilentielles et des allégations mensongères à son propos. Et il est en colère, le François prétendant, le possible futur hypothétique impétrant Fillon. Et on le comprend et on le serait à moins.
Que l'on accuse son épouse de n'avoir rien foutu et d'avoir été payée pour cela, c'était gros. Que l'on l'accuse lui, comme s'il y était pour quelque chose, de recevoir des cadeaux de ses amis, c'est grotesque ! Que ses enfants soient rémunérés en contrepartie d'une lourde charge de travail, quoi de plus normal ? Que ces enfants se sentent redevables envers leurs parents et qu'ils remboursent les frais de mariage par eux avancés, c'est signe d'une bonne éducation. "Et alors ?" se questionne fort justement le François de l'histoire.

Et alors, et ce n'est pas pour défendre le marigot où se vautrent les journalistes, c'est manquer de respect à ces journalistes, justement, que penser un instant qu'ils sont incapables d'enquêter par eux-mêmes et de dévoiler ce qu'ils ont découvert. Ont-ils besoin d'un cabinet noir ? Je ne le sais pas. Il n'est pas totalement impossible, bien sûr, que des "gentils informateurs" se fassent un malin plaisir en informant la presse. Ce n'est pas impossible mais rien ne dit que ces informateurs soient tous à chercher du côté de l'Élysée, après tout. Il y a quelque temps, le directeur du Canard Enchaîné s'offusquait à l'idée que l'on puisse douter du travail des journalistes.
Très certainement présumé innocent, n'hésitant pas un instant à battre sa coulpe et à reconnaître les erreurs qu'il a pu commettre, François Fillon passe à l'attaque et dénonce les agissements assez moches du président de la République actuel. Que n'apporte-t-il pas les preuves claires qui montreront au peuple la véracité du travail de sa Pénélope d'épouse ? Des fiches de paie (pas des fausses éditées avec un logiciel de traitement de texte à la va-vite), des talons de chèque ou des preuves de virements bancaires, par exemple. Il lui serait alors facile de montrer à la face du monde que l'on cherche à lui nuire. Au lieu de cela, il reconnaît avoir commis une faute en employant son épouse, il s'en excuse... mais ne prouve rien de rien. Il dénonce l'existence d'un cabinet noir, il dévoile l'existence d'un complot mais ne prouve pas grand chose non plus. Par contre, il prétend avoir restitué ses costumes. C'est déjà ça. Pas sûr que ça suffise mais c'est un premier pas vers sa totale rédemption.

Cabinet noir

Notes

[1] jusqu'à nouvel ordre

[2] comme l'Émile avant lui

jeudi 9 mars 2017

Un choix cornélien


Liste des personnes ayant recueilli des parrainages pour pouvoir être présentes aux élections présidentielles 2017. Certaines ne se présentent pas.


  • ALLIOT-MARIE Michèle
  • ARTHAUD Nathalie
  • ASSELINEAU François
  • BAROIN François
  • CHEMINADE Jacques
  • DELAFON Olivier
  • DUPONT-AIGNAN Nicolas
  • FAUDOT Bastien
  • FESSARD DE FOUCAULT Bertrand
  • FILLON François
  • GORGES Jean-Pierre
  • GUAINO Henri
  • GUYOT Stéphane
  • HAMON Benoît
  • JADOT Yannick
  • JARDIN Alexandre
  • JUPPE Alain
  • LARROUTUROU Pierre
  • LASSALLE Jean
  • LE PEN Marine
  • MACRON Emmanuel
  • MARCHANDISE Charlotte
  • MARTINEZ Jean-Claude
  • MELENCHON Jean-Luc
  • MIGUET Nicolas
  • MUMBACH Paul
  • NIKONOFF Jacques
  • POUTOU Philippe
  • REGIS Olivier
  • TAUZIN Didier
  • TEMARU Oscar
  • TONIUTTI Emmanuel
  • TRAMBOUZE Bernard
  • TROADEC Christian
  • VERNIER Michel
  • WAECHTER Antoine
  • YADE Rama



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