travaux z'en cours


mes travaux en cours.

mercredi 7 novembre 2018

La plume et la gomme


Hier, j'ai mis à profit un passage par Périgueux pour acheter des plumes et une gomme. Je ne suis pas allé à Périgueux uniquement dans ce but. J'étais à Périgueux pour ramener à un client son ordinateur réparé et mis à jour. Il s'agissait d'un MacBook de 2010. Sauf malheur, la machine est repartie pour quelques années de bons et loyaux services. Demain, je retourne à Périgueux pour m'occuper de deux autres Macintosh. Un vieux G4 et un MacBook.
J'étais à Périgueux, je suis passé par un commerce qui propose du matériel pour beaux-arts. Ce n'est pas que j'avais un besoin urgent de quoi que ce soit mais voilà que je passe dans un rayon et que j'avise des plumes à dessiner. « Et pourquoi pas ? » me dis-je d'une voix intérieure et intime. Je choisis des plumes qui me semblent intéressantes à tester, en profite pour prendre une nouvelle gomme (j'en fais une belle consommation) et je me dirige vers la caisse pour régler mes achats. Si je ne l'avais pas fait, ça aurait été du vol, j'aurais peut-être été pris, on m'aurait sans doute conduit au poste et je serais actuellement à moisir dans une cellule, dans l'impossibilité de m'occuper de ce billet quotidien auquel je m'astreins. C'eût été déplorable. On ne pense pas suffisamment aux conséquences de ses actes au moment de commettre un larcin et c'est la raison pour laquelle les prisons sont pleines à craquer, en état de surpopulation.
Alors que j'avais les plumes et la gomme en main, j'ai réfléchi à tout cela et me suis dit (je me parle beaucoup) que je n'avais aucune envie de connaître l'horreur que j'imagine du milieu carcéral. Alors, parce que j'avais de l'argent en poche, je suis allé payer. Il ne me restait plus qu'à revenir chez moi pour pouvoir tester ce modèle de plume sur du papier. C'est ce que j'ai fait aujourd'hui.
Ce matin, j'ai aussi réparé une lampe Maglite© rechargeable. Elle ne fonctionnait plus. J'avais déjà déterminé que c'était l'ampoule qui était morte. C'est une ampoule halogène assez chère. La lampe appartient à l'un de mes petits frères. Ce matin, donc, je remplace l'ampoule et je constate que ça n'éclaire pas beaucoup plus. Là, ça m'a agacé. J'ai entièrement démonté la lampe. C'est assez bien foutu, on peut tout démonter. Vraiment tout. Bon, parfois, c'est un peu vicieux pour comprendre comment mais j'y suis arrivé. Avant, mais je l'avais déjà fait, je me suis assuré que le chargeur fonctionnait bien. Je me suis aussi assuré que les accumulateurs étaient chargés. Donc, j'ai entièrement démonté la lampe et j'ai nettoyé tous les contacts. J'ai remonté les éléments, j'ai mis l'ampoule et j'ai testé. Ça a fonctionné. J'ai fini le remontage.
Après, j'ai fait la vaisselle mais ça ne m'a pas pris beaucoup de temps. J'ai pu enfin m'intéresser à cette plume. Je vous l'ai déjà dit, mon outil préféré reste le pinceau que je trouve bien plus souple et bien plus amusant à utiliser. D'un autre côté, il faut le reconnaître, le pinceau est moins précis et est sans doute plus générateur de hasards plus ou moins heureux. J'avais une ébauche de dessin et j'ai décidé de l'encrer avec la plume. Ça n'a pas été une franche réussite mais il faut tenir compte de ce qu'une plume demande une période de rodage. Il faut que je m'habitue à elle, il faut qu'elle s'habitue à moi. Quoi qu'il en soit, pour pas très cher, j'ai trouvé un nouveau jeu.

vendredi 10 août 2018

Il a même un nom


Grâce à vos encouragements, je peux continuer mes recherches graphiques. J'ai trouvé un nom pour ce personnage qui va faire les beaux jours de ce blog : Séraphin Cupidon. Ce personnage est encore tout jeune, il va sans doute évoluer, s'enrichir, s'affiner. N'hésitez pas à me faire part de vos remarques et avis.

Séraphin Cupidon

vendredi 9 mars 2018

Une sorte de bug


On m'a demandé un dessin. Il doit représenter une coccinelle. Ça me pose un sacré problème. Comment peut-on désormais dessiner une coccinelle ? La coccinelle ultime existe, elle est la création de Gotlib et j'ai beau faire, au mieux je tombe sur un hommage à elle. Impossible de dessiner une coccinelle crédible après celle de Gotlib, du moins pour moi.
Je dessine une coccinelle. Elle ressemble beaucoup à celle de Gotlib mais j'essaie de ne pas la faire trop ressemblante. Je me vautre lamentablement, c'est un ratage de haut niveau. Je dessine une coccinelle et sitôt que je la montrerai, on me dira que j'ai copié sur celle de Gotlib. De fait, elle est bien installée au fond de ma mémoire et je n'en peux pas la déloger si facilement.
Faut reconnaître que la marge de manœuvre est mince et que Gotlib l'avait bien compris en créant ce personnage. Qu'est-ce qu'une coccinelle ? Assurément un coléoptère ! C'est une bestiole toute ronde, rouge avec des points noirs. Pas moyen de la faire étique ou verte à carreaux bleus. Il faut bien respecter les standards ou s'attendre aux pires lazzi d'une foule rigolarde.
La vie n'est pas simple.


jeudi 13 avril 2017

Vivre dans le luxe sans honte


Avoir tant de temps que l'on peut jouer à le perdre, voilà ce qu'est le luxe extrême. Du temps, j'en ai encore, je ne sais pas combien. Je vis dans l'illusion d'être à la tête d'une ressource inépuisable de temps. Une masse de secondes, de minutes, d'heures, de jours, de mois. D'années, aussi, peut-être ?
Ce qui est curieux, c'est d'être heureux d'avoir du temps et, dans le même temps, de refuser que ce temps passe trop lentement. On est vite dispendieux avec son temps. On le dilapide, on veut qu'il passe sans que l'on s'en rende compte. On voudrait qu'il s'écoule comme tombant d'une poche trouée, d'une poche trouée sans fond. Nous voulons du temps et toujours plus de temps et nous ne souhaitons pas avoir conscience de ce temps. Alors, on le perd, on le dépense sans compter, on vit dans l'illusion qu'il est sans limite alors que, tout au fond de nous, nous nous le cachons, nous le savons compté. C'est pas un peu bizarre, ça ?
Il faudrait vivre le temps au présent, sans jamais se projeter, sans jamais rien espérer. Mais alors, nous ne ferions plus rien qui ne serait pas d'une nécessité immédiate. A moins qu'il ne nous faille nier le temps, ne plus y porter le moindre intérêt. Alors, une fois cette notion éteinte, nous pourrions vivre tout à la fois au présent et au futur. Nous ne considèrerions plus le temps comme une ressource inépuisable, nous gèrerions ce temps que comme un capital nécessaire en y puisant ce dont nous avons besoin, sans jamais avoir le sentiment ni d'en gagner ni d'en perdre. La preuve du temps, c'est la vie, en fin de compte.
On m'a demandé de faire des dessins. Je n'avais pas vraiment envie de les faire parce que les idées à illustrer ne me plaisaient pas plus que ça. J'ai même tenté de me saboter, j'ai presque incité mon client à reprendre sa commande. Mais bon, peut-être bien que l'on n'a pas trouvé d'autre dessinateur et on a continué à me harceler avec cette affaire de dessins à faire. J'ai tournicoté tout ça et puis j'ai fini par trouver une approche différente qui fait que je trouve un peu de plaisir à faire ce travail. Je pars de l'idée (faible) et j'ajoute mes trucs, mes obsessions habituelles. Je fais miennes ces idées, je les malaxe avec du jus de cervelle et je les recrache sur le papier. Ça prend du temps mais j'en ai et prendre du plaisir à grignoter sa cagnotte de temps, ce n'est pas désagréable. Il me reste encore quelques dessins à faire mais j'ai déjà envoyé ceux réalisés au client qui prétend que cela convient parfaitement. Alors, je vais encore prendre de mon temps pour cette commande aujourd'hui.

Que de temps perdu