mercredi 7 décembre 2016

C'est pas trop que j'aie le cœur à rire mais...

... il y en a qui vont recevoir ça. Et je remercie les acheteurs de cet ouvrage indispensable et je rappelle que l'on peut passer commande (et recevoir un joli dessin fait à la main) en allant sur la boutique de l'éditeur !

Dédicaces

mercredi 30 novembre 2016

Premières dédicaces du Palmier

Les premières commandes sont tombées et il est bien naturel, en guise de remerciement, de dédicacer avec des petits dessins. Parce que j'avais là, à portée de main, la boîte d'aquarelles, je me suis laissé aller à les mettre en couleur.

Dédicaces

mardi 31 mars 2015

Jean Vassallo en dédicace

Il Coniglio e la Volpe

vendredi 13 février 2015

Le lapin et le renard

Ça y est, je l'ai reçu ! Ça y est, j'ai ressorti mes flashes et j'ai fait des photos de ce somptueux livre magnifique de Jean Vassallo, merveilleux dessinateur illustrateur et aquarelliste et non moins ami. Achetez-le !

Il Coniglio E La Volpe — Jean Vassallo
Il Coniglio E La Volpe — Jean Vassallo
Il Coniglio E La Volpe — Jean Vassallo
Il Coniglio E La Volpe — Jean Vassallo
Vous pouvez contacter Jean Vassallo et lui acheter ce livre (25 euros par chèque) à l'adresse suivante : Jean Vassallo — 125 bd du Montparnasse — 75006 Paris

mercredi 28 janvier 2015

Le lapin et le renard par Jean Vassallo

Dessiné par Jean Vassallo en 1997 à Kathmandu à l'époque où, pendant trois ans, avec sa compagne Laura, il sillonne le Népal sur sa moto Royal Enfield 350 Bullet, "Le lapin et le renard" illustre un conte traditionnel népalais.

C'est un copain, un très bon copain, un copain artiste et motard. Il y a bientôt vingt ans, il était sur les routes du Népal au guidon de sa Royal Enfield avec son amie Laura. Là, il a rencontré un conte traditionnel népalais et il a sorti sa boîte d'aquarelle pour l'illustrer. Aujourd'hui, ces aquarelles sont réunies dans un livre édité par la librairie Tschann de Paris, à Montparnasse.

Le lapin et le renard — Jean Vassallo
Dans ses vieux jours, une souris raconte à ses petits enfants une histoire qui semble bien faire partie d'un fond littéraire universel. On suit la petite souris au gré des planches...

Le lapin et le renard — Jean Vassallo

Ce sont douze aquarelles somptueuses qui accompagnent le texte et celles-ci sont reproduites au format original. On peut commander ce beau livre contre 25 euros (frais de port compris) directement auprès de Jean Vassallo ou en contactant l'éditeur Librairie Tschann.

Le lapin et le renard — Jean Vassallo
Bien entendu, vous pouvez aussi contacter (et commander) en écrivant à l'ancienne, avec une feuille de papier recouverte d'une écriture manuscrite et glissée dans une enveloppe timbrée puis déposée dans une boîte aux lettres à l'adresse suivante : Jean Vassallo - 125 bd du Montparnasse - 75006 Paris

jeudi 18 décembre 2014

Vous n'êtes pas trop pressés ?

Je suis en train de finir un dessin commencé hier. J'ai bon espoir de pouvoir vous le montrer aujourd'hui mais ce ne sera pas dans l'immédiat. Je débute juste l'encrage.

L'encrage commence. Là, en écrivant ces lignes, je tiens le pinceau entre les dents et je me réjouis de ne pas l'avoir embouché à l'envers. Ce n'est pas que l'encre de chine soit réellement mauvaise mais je n'en ferai tout de même pas mon ordinaire.
Donc, je commence l'encrage. Tout à l'heure, je posterai le crayonné puis, plus tard, le dessin encré. Patience !

J'estime l'encrage terminé à 5%. Il est l'heure de vous montrer le crayonné.

Hiver au crayon

Disons que la moto est terminée à 8% et la chèvre à 88%. Le coq doit en arriver à quelque chose vers les 76%. Je continue.

Ne nous voilons pas la face, on peut considérer que le dessin est terminé.

Petites Martinies - hiver

vendredi 21 novembre 2014

Profitez-en pour apprendre des choses

A toute chose, malheur est bon. Ce matin, je découvre l'existence d'une chaîne sur youtube. Je ne suis pas un assidu de ce site de partage de vidéos et en aucun cas d'une chaîne en particulier sauf, peut-être, celle de digitalrev qui traite de photographie.
Donc, je découvre une chaîne youtube et une vidéo diffusée dès la page d'accueil. Cette chaîne s'appelle "e-penser" et il convient de prononcer le "e" comme en anglais (le reste doit se prononcer en français de chez nous). La vidéo propose de découvrir dix choses à savoir sur l'univers. Ça me tente et je commence à regarder. Comme j'aime bien et que je m'aperçois que c'est la deuxième partie consacrée au sujet, je file voir la première partie avant de reprendre la seconde. J'y apprends tout un tas de machins d'une manière agréable. Je ne m'arrête pas là. Je regarde une autre puis encore une autre et ainsi de suite.

e-penser.png
Franchement, j'aime beaucoup cette chaîne. Je n'ai pas tout vu, certains sujets sont un peu moins intéressants (pour moi) que d'autres mais dans l'ensemble, c'est un vrai plaisir d'apprendre en s'amusant ! Je vous conseille donc de découvrir la chaîne e-penser sur youtube !

jeudi 16 octobre 2014

Thérapie de chez nous autres

C'est la jeune Audrey qui nous interpelle en ces termes :

Avec mes copains Fred (un graphiste trop génial) et Amina (une commerciale d'enfer), on a eu envie de créer une maison d'édition. Le hic c'est qu'on n'a pas un rond et pas d'ami banquier (enfin presque...). Par contre on a plein d'idées belles, marrantes et décalées et une énergie débordante ! On a aussi une famille et plein de copains trop sympas. Alors on aimerait bien vous faire participer.

L'idée c'est de nous acheter notre première série de cartes postales dévoilées pour vous en avant-première (cf pièces jointes).

www.french-therapy.com

Attention c'est une série limitée à 100 lots composés de 7 cartes à cocher assorties dans un packaging top design qui vous fera planer (parce que oui, nous vendons des "drogues douces").

Le prix de vente pour vous, bande de veinards, est de 9€ au lieu de 10.50 €.

Réservez votre lot : - par retour de mail - au 06 70 04 46 17 - ou retrouvez nous samedi matin sur le marché à Périgueux (au bar le Mimos) entre 11h et midi.

à vos claviers ! prêts ! partagez !!!!

www.french-therapy.com

Parce que le blog qui nuit (très) grave ! est toujours prompt à défendre et promouvoir les belles initiatives et qu'il ne dédaigne pas, à l'occasion, de tomber dans le copinage éhonté, il vous soumet cette affaire et vous encourage à, sinon aider financièrement cette petite société, au moins aller visiter son site Internet et à y découvrir quelques unes de ses premières créations.

dimanche 29 juin 2014

Auberge de Layotte

Insérée dans un écrin de verdure dans les beaux bois de Tursac, l'auberge de Layotte est à coup sûr un établissement qu'il convient de découvrir. Depuis 18 ans, Régis Gagnadre rêve son restaurant et fait partager son rêve de cuisinier avec passion et générosité.

Il existe plusieurs façons d'aller au restaurant. On peut y aller par nécessité. On est en déplacement, on veut se nourrir, on choisit ce qui semble le moins mal. On se contente de ce qui semble être le meilleur rapport qualité-prix en fonction de ses attentes et de ses moyens. On ne recherche pas la gastronomie ou le plaisir, il s'agit juste d'une question de survie.
On peut chercher un restaurant selon ses envies du moment. On ira dans une pizzeria parce que l'envie de pizza est présente, on choisira tel autre restaurant parce que l'on sait que l'on y mangera ce que l'on cherche. On réservera une table dans un bel établissement pour telle ou telle raison.
Et puis, on peut aussi partir à la découverte d'une cuisine parce que l'on en a entendu parler, parce que on nous l'a conseillée, parce que l'on est curieux de constater par soi-même.

En Périgord, on parle beaucoup de gastronomie et de cuisine. On peut avoir le sentiment, parfois, que la cuisine périgourdine est figée autour des sempiternels foies gras, confits, magrets, pommes de terre sarladaises, soupes paysannes et autres grands classiques. Et pourtant, il existe au moins un lieu où l'on se laisse surprendre par l'ingéniosité et la culture du cuisinier. Il s'agit de cette auberge de Layotte. Régis Cagnadre cuisine à l'émotion ce qu'il cultive, déniche, cueille. Cela fait dix-huit ans qu'il tient son auberge située dans les bois. Vraiment dans les bois. Ce n'est pas une vue de l'esprit. Pour s'y rendre, il faut accepter de s'enfoncer sous les frondaisons en empruntant un chemin et laisser sa voiture au parking pour descendre par un autre chemin jusqu'au restaurant. Le lieux est insolite et puissamment décoré d'un bric-à-brac échappé de l'officine d'un brocanteur fou. L'amoncellement d'objets bizarres et incongrus montre que le maître des lieux doit aimer chiner. Ce goût immodéré pour la brocante est présent jusqu'aux tables dressées d'assiettes dépareillées, de soupières anciennes, de cafetières de tôle émaillée. Sous l'appentis qui sert de salle d'été, de vieux outils sont pendus et accrochés. Tout cela crée une ambiance joyeuse.

Une décoration pensée et étudiée
L'accueil est des plus sympathique et le ton est donné dès l'arrivée. Ici, place à la bonne humeur, au bon humour, à la bonne ambiance, à la décontraction. On vous installe à une table et on vous apporte aussitôt une bonbonne de trois litres d'apéritif. Libre à vous de vous servir comme vous l'entendez. Ce jour, il s'agissait d'un apéritif à la violette. Rien de bien violent ! Un savant mélange de fleurs de violette, de vin rosé et de sucre. Un parfum très subtil, à boire bien frais. Une grande corbeille de tranches de pain dur accompagnées d'une tête d'ail arrive avec une pleine soupière de potage à l'ortie et aux petits légumes, petits pois, chou fleur, carottes, haricots verts. Le message est clair. Vous êtes invités, et vivement invité, même, à frotter les tranches de pain avec force gousses d'ail et d'en tapisser la généreuse assiette creuse avant de verser quelques belles louches de potage par dessus. La soupe est délicieuse, relevée juste comme il le faut. Du coup, vous vous resservez.
C'est d'ailleurs la spécificité de l'auberge. Ici, vous mangez à volonté. Ne vous inquiétez pas, c'est largement calculé et il n'y a aucun risque pour que vous sortiez d'ici avec la faim au ventre. Il est assez improbable que vous ayez à demander plus mais si le cas se présentait, vous seriez entendu et servi avec le sourire.
Sur la table, une grosse bouteille d'eau fraîche et un magnum de vin rouge. On ne lésine pas, je vous l'ai dit. On passe à une salade de fleurs délicieuse avant d'attaquer la terrine de sanglier et le jambon fumé maison.

Salade de fleurs, capucine et autres délices
Terrine de sanglier
Jambon fumée maison
Vous avez encore faim ? Ça tombe bien parce que c'est loin d'être terminé. Alors à présent, on passe aux plats proprement dits. On apporte des pommes de terre à l'échirlette et du canard qu'accompagnent d'excellentes giroles fraîches, cueillies dans les bois alentour. Attendez, ne vous goinfrez pas trop, le mouton au curry arrive ! Le vin coule dans le gosier. Pas mauvais, ce vin de table d'origine pas trop définie. Sans doute, peut-être, un vin de Bergerac sans prétention. Là, on commence à ne plus avoir vraiment la faim tenaillée au ventre. On est entré dans le monde de la gourmandise pour ne pas dire de la goinfrerie.
Ah ! Les fromages ! Le plateau est conséquent. Vieille mimolette, Salers, vieux Saint-Nectaire, bleu d'Auvergne. Toujours à volonté, bien entendu. Là, il faut penser à laisser un peu de place pour le dessert. Un plateau arrive sur la table. Pas un petit plateau. Un grand plateau avec deux gâteaux. Un gâteau aux noix, un gâteau à la rhubarbe. Comme on ne sait que choisir, on prend des deux. Et on en reprend parce que c'est bon. Sur un autre plateau, cinq bols de sirop pour arroser les gâteaux. Sirops de rose, de bourgeons de sapin, de courge... C'est délicieux. Vraiment.
Bien. Là, on ne doit plus avoir faim du tout. Juste un peu de place pour le café et pour le digestif maison. Liqueur au piment d'Espelette et à la cannelle, eau de vie de prune, d'autres produits encore. Vous déclarez forfait. Votre organisme pense sérieusement à passer à une longue digestion et il n'est plus question d'avaler quoi que ce soit. Ouf.

L'auberge de F Layotte — 24620 Tursac — 05 53 06 95 91
www.aubergelayotte.com
coordonnées GPS : N 44° 58' 38""-E 1° 0' 53"
Compter un peu moins de 40 euros par personne tout de même.
Uniquement sur réservation !

vendredi 6 décembre 2013

Et les extra-terrestres !

Bernard Gaillard est l'un des précurseurs des fermes-auberges en Périgord. Il y a bien des décennies de cela, il a ouvert sa maison familiale à la clientèle qui vient de loin et en nombre pour un repas familial sans façon ou pour se régaler d'un menu typiquement périgourdin qui sait faire sa place au canard gras, aux champignons de saison et au vin local. Avec une faconde intarissable, l'hôte des lieux n'est pas réputé pour sa timidité et il n'est pas rare qu'il fasse une halte à votre table pour vous dire l'une ou l'autre de ses blagues préférées ou pour disserter de sujets étonnants. Par exemple, Bernard Gaillard peut vous en apprendre au sujet des origines de l'humanité.

La ferme-auberge du Grand-Coderc a sa réputation qui sort très largement des limites de la commune, du canton ou même du département. En pleine saison, il y a peu de chances d'avoir sa place à table si vous n'avez pas réservé longtemps à l'avance. La spécialité du Grand-Coderc, c'est avant tout le canard gras. Foie gras, magret farci au foie gras, cuisse confite de canard qu'accompagnent gaiement les pommes de terre sarladaises revenues, comme il se doit, dans la graisse de canard.
Si l'on va au Grand-Coderc, c'est sans doute pour y manger copieusement des plats qui fleurent bon le terroir mais c'est aussi à n'en pas douter pour la rencontre avec le maître des lieux, Bernard Gaillard. Bernard est attaché à son hameau comme une palourde à son rocher. Il prétend que sa famille est là depuis le XIe siècle. Seigneur dans son fief, Bernard considère le reste du monde comme étranger à son chez lui. Sûr de son bon droit, il parle haut et fort en ne prenant certainement pas la peine de travestir son discours de circonvolutions prudentes et enjôleuses. Non. Il est direct, brut de décoffrage. Il attend que vous vous installiez à table et, pour peu que votre tête lui revienne, s'assied parmi vous après qu'il a rempli les verres de son apéritif maison dont la recette secrète reste mal définie. Il a pris un verre et il se sert. Les premières plaisanteries grasses fusent. Bernard aime la joute plaisante. Il lance une pique, attend la réplique et prépare déjà la suivante. Si on le laisse parler, il n'hésite pas à balancer des énormités catastrophiques. Des grosses vannes indigestes qui penchent dangereusement vers le propos raciste, xénophobe, misogyne, graveleux. Rien ne l'arrête.

Bernard Gaillard
"L'homme est d'origine extra-terrestre". C'est ce qu'il a raconté aujourd'hui. Il se pose des questions existentielles, Bernard. Par exemple : "Comment se fait-il qu'il y ait des hommes blancs, des hommes noirs, des hommes jaunes, des hommes gris ?". Normalement, on se lève et on sort dès que l'on entend de pareils propos, non ? Sauf que Bernard a trouvé la parade. Il est devenu un personnage, une sorte de clown qui se permet tout. Pour lui, et le plus sérieusement du monde, l'homme a des origines extra-terrestres. Il vous sort ça comme ça, au débotté, entre deux verres de vin qu'il coupe de temps à autre d'un peu d'eau. Et il part sur le cas de Jésus Christ qui, selon lui, était un sacré queutard qui a eu plus de conquêtes que l'on en pourrait compter. Il vous réécrit des passages de la Bible de deux coups de langue en vous lançant un regard qui vous défie de le contredire. Roi en son domaine, il endosse aussi le rôle de bouffon de service.
Difficile de percer le fond du personnage. Pense-t-il réellement ce qu'il dit ou est-il dans un rôle bien rodé ? On ne sait jamais vraiment. Il y a sans aucun doute possible un fond de racisme vrai derrière tout ça. Les bons pieds de bon paysan bien trop ancrés dans le terroir empêchent la tête d'admettre qu'il puisse y avoir quoi que ce soit d'intéressant ailleurs.

Bernard Gaillard tel qu'en lui-même
Au Grand-Coderc, pas vraiment de menu. Vous êtes venu pour manger et vous mangerez ce que l'on vous apportera. Pour commencer, un potage paysan au pain et aux légumes amélioré avec de la graisse de canard. Aujourd'hui, cuisine de famille sans chichis. Côte de porc et pommes de terres sautées, fromages frais venus de Azerat, crêpes au sucre ou à la confiture maison, le tout accompagné d'un vin local qui ne mérite pas trop que l'on s'arrête sur lui. Le café est servi dans les verres en fin de service. C'est rustique.

Si l'on veut mieux, il faut prévenir et réserver. Là, oui, on aura le foie gras et le canard dans tous ses états et une crêpe flambée en dessert. La cuisine est simple et pas trop raffinée mais le produit est bon. J'ai déjà dit plus haut ce qu'il y avait à dire de l'ambiance. Ça peut rebuter, ça peut faire fuir. Je pense qu'il faut mettre de côté ses principes et approcher le personnage sous l'angle de la sociologie. C'est une expérience à vivre. Un peu comme si vous pouviez observer les mœurs du dernier des dinosaures. Qui après Bernard osera encore tenir des discours pareils ?
Bernard Gaillard
Le Grand-Coderc au quotidien, c'est aussi un restaurant ouvrier connu et réputé. On y vient parce que l'on sait y manger à satiété. Il faudra accepter les quolibets du maître des lieux mais si vous lui faites sentir qu'il vous ennuie ou que vous n'avez pas trop de temps, il saura vous laisser manger en paix. Il n'est pas bête, Bernard. Il sait bien que son humour tout personnel ne peut pas convenir à tous. Il y a quelques années, pour faire face au succès, une nouvelle salle a été ouverte pour accueillir plus de convives. La ferme-auberge semble être une affaire qui roule. Le cadre ne semble pas avoir fait l'objet d'une étude poussée. C'est un peu du n'importe quoi d'inspiration pseudo-rustique. J'ai toujours supposé que les éventuelles réflexions concernant le cadre, le service ou la carte n'ont eu pour seul cadre que de se rapprocher le plus possible du goût du patron. Et en gros, l'esprit de la ferme-auberge du Grand-Coderc c'est bien cela. Il faut prendre la chose comme elle est et il est hors de question d'envisager de faire changer quoi que ce soit à quoi que ce soit qui peut éventuellement se trouver dans la caboche de Bernard.
N'empêche que c'est une expérience d'immersion dans une certaine forme de l'esprit du Périgord qui peut valoir le coup d'être vécu.
Le Grand Coderc

jeudi 10 octobre 2013

Un dessinateur à l'honneur

Il y en a des qui peuvent se vanter d'avoir rencontrer Franquin, Hergé, Reiser ou Giraud. Moi, j'ai mieux que ça, dans mes petites fiertés. J'ai celle de connaître un dessinateur toujours bien vivant et actif qui fait de la bande dessinée parce qu'il ne conçoit pas de ne pas dessiner et qui fait la joie et le bonheur des lecteurs de Planète 2cv mois après mois avec les histoires d'un facteur en 2cv jaune. Ce dessinateur se cache derrière un pseudonyme mais il n'est pas un inconnu pour celles et ceux qui lisent et subissent ce blog qui nuit (très) grave puisqu'il est bien présent ici sous un autre pseudonyme, Liaan.

J'ai rencontré B-Vélo avant de le voir en vrai. C'était à travers une revue motarde assez unique en son genre, bien éloignée des revues de journalistes, Le Monde de la Moto ou LMDLM. Il dessinait les aventures de T-Lapin, un motard qui roulait sur un chopper Ratier L7.
Il se trouve qu'un jour, alors que j'aidais à l'organisation d'une "concentre" du Clan Sanglas France en Dordogne, j'ai eu l'honneur de rencontrer cet excellent dessinateur en chair et en os. Il était venu avec son side-car MZ. J'étais là avec le trimoteur Peugeot que je sortais pour la première fois. C'était quand, ça ? C'était il y a bien longtemps. J'ai un souvenir assez clair de cette rencontre. Je me souviens combien je me suis ridiculisé face au maître en lui faisant croire que je dessinais. En fait, j'aurais aimé dessiner mais je ne savais pas bien le faire. Il a pris un stylo et il m'a donné un cours express sur un coin de nappe en papier. J'ai ravalé mes prétentions et on a bu des bières et sans doute d'autres choses.
Que les choses soient dites, si je dessine des motos et des voitures aujourd'hui, c'est à cause de Liaan ! C'est lui qui m'a poussé dans cette voie (de garage). Sans lui, j'aurais pu faire autre chose dans la vie. Je sais pas moi... Clodo devant Monoprix, par exemple.

Il y a quelque temps de cela, après de longues années durant lesquelles nous nous sommes perdus de vue, Liaan a fait son apparition sur le blog. Il m'a fallu quelque temps pour comprendre qui il était mais j'ai compris. Ça m'a fait un réel plaisir de le retrouver et même si nous ne nous sommes pas revus depuis bien longtemps, ces retrouvailles numériques ont été pour moi une bonne chose.

Planete 2cv n°100

Je savais pour l'avoir acheté à quelques reprises que notre homme officiait dans Planète 2cv, une revue consacrée à une certaine voiture populaire française et à ses dérivés. L'autre jour, Liaan m'avertit que l'on a fait un portrait de sa pomme dans cette revue. J'ai fait l'effort de la trouver et j'ai lu le papier qui a été écrit sur lui et sur son œuvre.
Dans le monde de la 2cv comme dans celui de la moto, B-Vélo est un peu comme le loup blanc. Tout le monde le connaît plus ou moins, tout le monde ou presque a déjà vu un dessin ou l'autre de lui, a lu une BD, mais personne ne sait vraiment qui il est. C'est un peu l'électron libre de la BD française. Je l'ai toujours suspecté d'être un poil anarchiste. Ce qui est sûr, c'est qu'il aime des époques révolues, celles du temps où les voitures avaient des formes qui invitaient le dessinateur à les croquer. Le dessinateur est un puits de science et de connaissance pour tout ce qui gravite autour de la moto et de la voiture ancienne. Ouvertement et le plus naturellement du monde, il n'hésite pas à dire qu'il déteste les motos japonaises et, pire peut-être, qu'il aime les 4L. Il fait preuve d'une mauvaise foi assumée et assurée.

Planete 2cv n°100

Les dessins et les BD de B-Vélo ne sont jamais méchants, jamais vulgaires. A n'en point douter, ce dessinateur est gentil et généreux. Par exemple, et bien que je ne comprenne pas tout à fait son point de vue, il ne cherche pas à se faire rémunérer pour son travail. Et quel travail ! Je comprends que le plaisir est le plaisir et qu'il n'a pas à être rentabilisé mais tout de même. Saviez-vous que B-Vélo n'exige même pas que l'on lui donne un abonnement pour les revues dans lesquelles il publie ? Un pur, il n'y a pas à tortiller. Pourtant, dans l'interview qui court sur trois pages dans le numéro centième de Planète 2cv, il reconnaît qu'il aimerait bien qu'un éditeur le contacte pour publier les aventures du facteur François et de sa 2cv en album. Ça le mériterait grandement. Je sens là un appel du pied lancé à la société éditrice de la revue. L'avenir dira si cet appel sera entendu. J'espère que lui mais je me dis dans le même temps que d'autres sociétés d'édition pourraient l'entendre.

Planete 2cv n°100

Il y a une idée qui pourrait être intéressante, ce serait de lancer une souscription pour permettre à B-Vélo de sortir son album. Je ne sais absolument pas quels fonds il faudrait lever pour un tel projet mais je suppose que ça devrait pouvoir fonctionner. Il faudrait calculer, se renseigner, faire un peu de pub... Liaan, nous sommes derrière toi !

samedi 1 juin 2013

La pensée des nouilles éclaire le monde

Aujourd'hui, je vais vous parler d'un livre qu'il va vous falloir trouver et lire de toute urgence.

Je suis d'une génération où la bande dessinée est peu considérée. Tout au long de mon parcours scolaire, il n'est pas arrivé une fois que l'on conseille aux élèves d'ouvrir un album de bandes dessinées. Lire Balzac, Ronsard ou Camus, ça oui. Souvent. Il convenait de lire sérieux. Et lire sérieux, c'est lire sans image. Les images, les petits dessins, c'est bon pour les classes de maternelles. Une fois que l'on a acquis la lecture, on laisse les images de côté.
Ça n'a jamais empêché les enfants et les adolescents et les adultes de lire des BD. La seule chose, c'est que l'on le faisait un peu en cachette, un peu honteusement. Il y avait celles qui étaient tolérées comme celles de Hergé et celles qui ne l'étaient pas du tout parce que trop vulgaires, trop violentes, trop libres. Mais maintenant, je suis un grand garçon et je fais bien ce que je veux comme je veux. Non mais !
C'est arrivé je ne sais plus comment. En naviguant sur Internet, un jour je tombe sur le blog de Isaac Wens. Et voilà que je me mets à sourire et à rire en lisant ses billets. C'est arrivé je ne sais plus quand mais depuis, je suis ce blog régulièrement.
Le héros de ce blog est Mr Popo. Mr Popo est entouré d'une petite fille qui pourrait être la sienne, d'un canard jaune, de nouilles martiennes, volantes et protéiformes. Mr Popo aime réfléchir et nous faire partager le fruit de ses réflexions. Il le fait très souvent en quatre cases joliment mises en couleurs. A chaque nouvelles quatre cases, on se sent déjà un peu moins bête.
C'est pour cela que lorsque j'ai appris qu'un recueil était édité, je me suis (un peu) empressé de l'acheter avec des euros honnêtement gagnés. Je l'ai reçu aujourd'hui. Première bonne surprise, le livre est plus grand et plus épais que je ne le pensais. Deuxième bonne surprise, les pages intérieures ne sont pas vierges. Il y a belle et bien des aventures de Mr Popo dessinées à l'intérieur. Je préfère le préciser tant il arrive trop souvent aujourd'hui encore que l'on se fasse avoir en achetant des livres vides. Le papier est de bonne qualité et l'ensemble a été imprimé en République tchèque. On pardonnera cette petite faute de goût.
Comme ça, on pourrait penser que je suis en train de faire de la pub pour Isaac Wens. D'abord, je ne doute pas un instant qu'il n'en a pas besoin ; ensuite, si tel était le cas, je vous prie de croire que j'aurais négocier un tarif avantageux. Je ne suis pas certain du tout que ce livre soit fait pour tout le monde. Il me semble qu'il est réalisé afin de toucher une cible bien précise de lecteurs avertis et d'une intelligence plutôt supérieure. Autant dire que vous ne devez pas vous sentir obligés de l'acheter. D'ailleurs, il n'est pas donné.
Il y a une très légère frustration à relire des choses déjà lues gratuitement sur Internet. On se dit que l'on aurait pu économiser son argent pour acheter des choses que l'on ne peut avoir gratuitement sur Internet. Des nouilles par exemple. J'ai fait le calcul, j'aurais pu acheter près de 10 kg de pâtes alimentaires avec le prix de ce livre. Baste ! Ce n'est pas tous les jours que l'on aide les jeunes créateurs et que l'on acquiert un beau livre que l'on pourra laisser bien en vue sur un joli meuble et qui fera dire que vous êtes une personne de goût.

lundi 6 mai 2013

François Cavanna, le film

François Cavanna, le rital de Nogent, le papa de Hara-Kiri, le pote à Choron. Il a eu 90 ans cette année. Cavanna, je l'ai découvert vraiment avec son livre "Les Ritals". J'avais déjà lu ses papiers dans Hara-Kiri mais là, j'ai découvert l'homme. Et pour dire ce qui est, j'en suis tombé un peu amoureux, de François Cavanna. Denis Robert projette de réaliser un film sur l'homme François Cavanna et lance une sorte de souscription pour le financer.

J'ai lu "Les Ritals" et puis "Les Russkofs" et puis les autres. Durant une période, je lisais ou tentais de lire tout ce qu'écrivait mon auteur préféré. Et cette période s'est terminée doucement. J'ai commencé à ne plus être d'accord avec certaines de ses prises de position, je n'ai pas aimé qu'il dise du mal de Choron, je n'ai pas aimé qu'il reste dans le Charlie Hebdo de Philippe Val. J'ai arrêté de lire Cavanna, j'ai arrêté de lire Charlie Hebdo et j'ai commencé à oublier François Cavanna.
Cavanna, il m'a fait comprendre que l'on pouvait écrire simplement, que l'on pouvait dire ses colères et ses amours en utilisant la langue que l'on parle ou presque. J'ai adoré lire Cavanna. J'avais l'impression de vivre sa vie, d'être à ses côtés en compagnie de son père ou de vivre la guerre ou encore de faire naître le meilleur journal de tous les temps. Je n'ai pas toujours été d'accord avec Cavanna. Ça n'a jamais été un problème. Mon oncle, le frère de ma mère, disait de Cavanna qu'il était con. A cause de Cavanna, j'ai refusé longtemps de lire Céline. Mon oncle me disait qu'il fallait lire Céline et je répondais que je ne pouvais pas parce que Cavanna me disait qu'il ne fallait pas le lire. Alors, Cavanna était un con et moi un super con. J'ai fini par lire Céline, après que j'ai cessé d'idolâtrer Cavanna. Ça a été un choc, Céline.

Il y a quelque temps, Cavanna a sorti un nouveau livre[1] dans lequel il parle de la maladie de Parkinson, de sa maladie. Je n'ai pas acheté le livre. J'ai hésité et j'ai acheté autre chose.
Et puis voilà. J'apprends que Denis Robert veut faire un film sur la vie de François Cavanna qui a déjà son titre : "Jusqu'à l'ultime seconde, j'écrirai". Pour faire ce film, il lance une sorte de souscription sur le site kisskissbankbank.com. Chacun peut donner ce qu'il veut et ce qu'il peut.

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Je ne sais pas s'il est important de faire ce film. Je ne sais pas s'il est important de se souvenir de François Cavanna. Ce que je sais, par contre, c'est que François Cavanna a été, pour moi et pour d'autres, une personne très importante. Faire ce film, c'est reconnaître que la fin est proche, peut-être. Et du coup, peut-être est-il temps de faire quelque chose pour que la mémoire de ce grand homme vive encore.

Note

[1] Lune de miel, éd. Gallimard, Paris

samedi 30 mars 2013

Popologie

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