vendredi 22 septembre 2017

You know what ? I'm Japy

dimanche 22 mai 2016

Les Pétaroux, la noix, le film

mercredi 21 octobre 2015

Présents dans le futur

RVLF.jpg

lundi 8 septembre 2014

La Baie Sanglante

"C'est de la bouillie, tout ça ! C'était pas mauvais, c'était très mauvais, voilà !". Dans La Grande Vadrouille, le personnage de Stanislas Lefort, chef d'orchestre, interprété par Louis de Funès dit tout ce qu'il y a à dire du film dont je vais vous entretenir aujourd'hui. Parce que je n'ai pas le talent de Georges et André Tabet, les dialoguistes de cet excellent film de Gérard Oury, je me serais sans doute contenté d'un vibrant : "C'est de la merde".

Faut-il avoir de la purée de navet dans la boîte crânienne pour trouver quelque intérêt au giallo ? Le giallo c'est un genre cinématographique purement italien que l'on dit se trouver quelque part entre les genres policier, érotique et fantastique voire épouvante. Les deux principaux représentants du genre sont Dario Argento et Mario Bava. "Reazione a catena" sous son titre original, "La baie sanglante" pour son titre français, est un film de ce genre et il est réalisé par Mario Bava.
Pour moi, pour ce que j'en ai vu, ce genre cinématographique est l'un des plus mauvais qui soit. Je le déteste vraiment. D'une manière générale, je n'ai pas une grande fascination pour le cinéma italien et j'avoue même ne pas particulièrement aimer le cinéma de Fellini ou du moins son œuvre dans son entier. Mais là, le giallo, pour moi, c'est presque la représentation de ce que l'on peut faire de pire en matière de cinéma. Ceci étant dit, passons à la critique de ce film que j'ai regardé hier soir.

Pour dire que ça commence mal, nous voyons une vieille dame en fauteuil roulant se faire assassiner. Un étranger, un personnage caché du spectateur, lui passe une corde autour du cou et envoie le fauteuil à l'autre bout de la pièce. La vieille dame bascule en avant et meurt en grimaçant beaucoup et en prenant son temps. Elle a les doigts qui touchent presque le sol. Gros plan sur le fauteuil roulant renversé et sur une roue qui tourne en laissant échapper le bruit entêtant d'une roue libre de vélo. Attardons-nous sur ce début qui m'a déjà donné l'envie d'arrêter là la supplice supposé.
Alors voilà. En quelques minutes, le pire est déjà là. La réalisation est mauvaise, le jeu d'acteur de la vieille dame est déplorable, le montage est immonde, la musique plus que détestable. Le scénario, lui, est tellement risible qu'il en est pathétique. Nous avons donc une vieille dame qui, visiblement, n'a plus l'usage de ses jambes puisqu'elle se déplace en fauteuil roulant. On veut nous faire croire que l'on pourra donner à penser qu'elle se sera suicidée. Le problème est qu'elle se pend. Si, effectivement, elle est pendue bas et que, comme je l'ai dit, les doigts frôlent le plancher, la corde, elle, est bien fixée tout en haut de la pièce au plafond bien haut. Comment cette brave dame est-elle allée placer la corde là-haut ? Mystère. Autre mystère qui n'a pas manqué de m'interpeler quelque peu, plus loin dans le film nous retrouvons cette brave dame toujours pendue à son nœud coulant. Non seulement le corps bouge-t-il encore comme si la corde n'avait pas terminé de se tendre mais les doigts de la pauvre pendue sont-ils désormais à bonne hauteur par rapport au sol. Mystère, mystère !
On veut nous faire croire que l'on pourra croire à un suicide. La dame passe la corde à son cou et se fait basculer en avant de son fauteuil roulant. Le fauteuil roulant part en arrière, se renverse et on s'attarde pesamment sur une des roues qui tourne. Si l'on passe sur la durée de cette scène bien trop longue, on ne peut que pouffer de rire à l'écoute du bruit qui accompagne cette roue qui tourne. C'est du beau foutage de gueule, reconnaissons-le. Une roue de fauteuil roulant n'est pas une roue de vélo. Il n'y a pas de roue libre, pas de dérailleur, rien qui fasse un bruit quelconque. Il y a une roue avec un moyeu qui tourne autour d'un axe. Catastrophique.
Les effets de mise en scène sont pitoyables. On comprend que l'opérateur a saisi l'utilité de la bague de mise au point de l'objectif et du profit qu'il en peut tirer. Il n'arrête pas de jouer avec ça. Un coup c'est net, je tourne, c'est flou ! C'est vachement chouette. Et je peux le faire dans l'autre sens ! C'est flou ? Attendez un peu. Je tourne, ça devient net ! C'est beau, la technique. Le pire, c'est tout de même qu'il y ait des personnes que ça ne fait pas vomir, ce genre de cinéma.

Chef d'œuvre de Mario Bava.
Il y a des "acteurs". Des mâles et des femelles. Parce qu'ils ne semblent pas vraiment dirigés, ils font n'importe quoi n'importe comment. Une fois monté dans sa version finale, prêt à partir à la conquête du public et des récompenses de toutes sortes, le film dure 84 minutes. Ce n'est pas très long. Bien trop long pour le spectateur, d'accord, mais pas très long pour un film de cinéma, dans l'absolu. 84 minutes de supplice. On comprend vite que le coupable, Mario Bava, a eu un problème avec son scénario. Si, au moment de l'écriture, il s'était arrêté à raconter l'histoire, il aurait tout au plus donné naissance à un mauvais petit court métrage. Il voulait un long métrage et il a délayé le peu d'idées qui lui traversaient l'esprit. Il fait durer les plans, il en ajoute qui n'ont aucun intérêt. Un groupe de jeunes apparaissent dans le film. Deux jeunes hommes, deux jeunes femmes. Ils roulent dans un buggy, ils s'amusent follement. Les filles sont debout dans l'automobile découverte et arrachent des branches de mimosa en roulant. Ils arrivent à cette baie qui se révèle sanglante. Ils ne le savent pas, les pauvres !
Alors, comme ils sont jeunes et inconscients, il rient, ils jouent à se séduire, ils voient une sorte de boîte de nuit abandonnée et, comme ils ont un magnétophone à cassettes avec eux, ils y vont et dansent sur la piste de danse délabrée. Ils s'éclatent vraiment ! Là, Mario Bava a dû demander à ses acteurs de se laisser aller et de s'amuser sans retenue. La caméra tourne et tourne et tourne encore. La pellicule ne devait pas être chère. Sur une musique pourrie, les acteurs font ce qu'ils peuvent mais ils peuvent peu. Les filles tentent des postures lascives et excitantes mais je présume que le spectateur (mâle parce que ce genre cinématographique semble plus s'adresser aux hommes) doit bailler comme je l'ai fait. On s'ennuie ferme.
Là, allez savoir pourquoi, on quitte la boîte de nuit abandonnée pour aller à l'assaut d'une villa proche dans laquelle on entre par effraction. Je vous ai dit qu'il y a deux filles et deux garçons. Le scénariste a eu une drôle d'idée qui vaut ce qu'elle vaut. Je n'ai pas bien compris ce qu'il cherche à nous faire comprendre, à vrai dire. Donc, nos quatre jeunes partent vers la villa et l'une des deux filles explique qu'elle préfère aller se baigner plutôt que d'entrer dans la maison. Alors, nous avons un garçon qui semble avoir bien avancé dans ses travaux d'approches avec l'une des filles et l'autre garçon qui se retrouve un peu comme un con pas dégourdi. Plutôt que d'aller frétiller du gardon dans les eaux sales de la baie avec la jolie fille, non, il préfère suivre le couple qui semble pressé de copuler hardiment. Il va jusqu'à, pour s'occuper, faire une petite flambée dans la cheminée. Ben tiens ! Un petit feu en plein été, il n'y a rien de mieux. Ceci dit, il semble tout de même s'emmerder ferme, le jeune pas dégourdi à la chevelure incroyable. Il faudrait pouvoir porter plainte contre les coiffeurs blagueurs.
Pour le moment, alors que j'en baille à me décrocher la mâchoire et que je lance des coups d'œil désespérés à l'horloge pour savoir quand le supplice se terminera enfin, il ne s'est pas passé grand chose d'intéressant dans ce film. Je vous passe les scènes les plus palpitantes comme celle où l'on a l'un des personnages importants (en quoi au juste) s'amuse avec les pieuvres qu'il est censé avoir pêché dans la baie. Je suppose que le réalisateur s'est dit que les pieuvres allaient apporter un peu de malaise chez le spectateur. Il doit y avoir du symbolique.
Il y a le mari de la vieille dame, aussi, qui a été assassiné. J'avais oublié de vous le dire. On le retrouve dans l'eau de la baie. C'est la demoiselle qui se baigne qui retrouve le corps. Alors, elle crie un peu. De peur et de surprise. Et c'est tellement crédible, comme terreur, que l'on en baille encore un coup. Des mauvais acteurs à ce point, à mon avis, ça mérite les félicitations du jury. Comme la direction d'acteurs a été oubliée dans l'organigramme de la production de ce produit cinématographique, je me suis demandé si elle n'avait pas été donnée aux pieuvres dont je vous parlais. Ça pourrait expliquer un peu. Pas excuser mais juste expliquer. C'est mauvais comme tout !
L'histoire, j'ai du mal à la raconter. Elle ne tient pas debout. Disons qu'il s'agit de plusieurs personnes différentes qui cherchent à prendre possession des propriétés de la vieille dame (qui est une comtesse, j'avais oublié de le spécifier). Alors, on tue la comtesse et on hérite. Du moins pour les personnes de la famille. Pour les autres, c'est plus compliqué. On tue tout le monde et on rachète à bas prix à un héritier caché, enfant illégitime de la comtesse. Comme par hasard, cet enfant c'est le pêcheur de pieuvres qui vit pauvrement dans une méchante baraque en bois vermoulue et bien humble. S'il reste seul héritier, il revend pour pas grand chose toute la propriété à un couple désireux de devenir propriétaire de la baie et de la boîte de nuit et de la station service. Fichtre ! C'est que là, on se dit qu'il a fallu beaucoup de drogue pour écrire une histoire pareille ! Ça ne tient absolument pas la route.
Dans le cahier des charges du genre giallo, il faut que, en plus des aspects horrifique et policier, il y ait place pour l'érotisme voire le pornographique. Dans ce film, nous avons une scène croquignolesque à souhait. Le couple de jeunes gens est en train de baiser dans la chambre de la villa. Position du missionnaire tout ce qu'il y a de plus officiel. Lui dessus, elle dessous qui ahane. Bon. Et là, paf, une lance fait son apparition dans le champ de la caméra. Mais que va-t-il donc se passer ? Le suspense est à son comble ! Et oui, au moment même où les jeunes dépravés atteignent l'orgasme, ils se font embrocher d'un coup d'un seul dans un beau concert de "ha !" et de "ho !" extatiques. C'est beau !
Comme on se fout de l'histoire et que l'on est bien incapable de la comprendre, on balance des personnages. Il y a ce couple qui apparaît à l'improviste. Il est à côté d'une caravane dans laquelle se trouvent deux enfants. Ils ont une voiture, une Mercédès. On comprend un peu que la femme est l'héritière officielle de la comtesse et qu'elle veut se débarrasser de son demi-frère ou quelque chose du genre. Il y a les enfants, justement, qui auront un rôle important à la fin du film. Ce qui est fantastique, dans tout ce fatras indigeste, c'est de voir à quel point on peut faire du mauvais cinéma. Les acteurs sont mauvais, le réalisateur est mauvais, le scénariste est mauvais. Tout est mauvais. Ce n'est même pas de la série B ou de la série Z. Ça ne devrait pas, ça n'aurait pas dû, exister.
Ce que je ne parviendrais jamais à comprendre, c'est qu'il puisse y avoir des amateurs pour ce genre de cinéma. J'admets les mauvais films d'horreur au scénario simpliste. Je veux bien les comédies indigentes à l'humour lourd. Je comprends les petites productions qui n'ont pas les moyens de faire bien mais je n'admets pas que l'on puisse crier au génie pour un genre cinématographique si catastrophique. Il faudrait que l'on m'explique ce qu'il y a d'intéressant dans le "giallo". C'était subversif ? C'est ça ? Je préfère, pour dire un film à petit budget, revoir "la nuit des morts vivants" de Romero. Là, oui, excusez-moi, mais c'est autre chose.

samedi 24 mai 2014

Cannes, art et palmes

Quel sera le palmarès du Festival de Cannes 2014 ? Les frères Dardenne ? Xavier Dolan ? Sissako ? Godard ? A l'heure où ces lignes sont écrites, ce n'est plus qu'une question d'heures pour connaître ce palmarès.

En fait, je m'en fous pas mal du Festival de Cannes. Presque, je pourrais dire que je m'en bats les balloches ou que peu m'en chaut. Ce n'est pas que je n'aime pas le cinéma, non. Il y a des bons films, des films intéressants, des films qui font réfléchir, d'autres qui distraient. C'est juste que je ne me sens pas dans l'obligation d'aller voir un film au motif qu'il a été palmé à Cannes. Du reste, je suis, je pense, bien incapable de citer des films ayant décroché des récompenses dans ce festival durant ces dernières années. Enfin, que l'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit. Je ne suis pas en train de raconter que les films palmés sont mauvais ou que les jurys se plantent à chaque coup. Je n'irai même pas jusqu'à dire que les jurys cannois privilégient des productions commerciales au dépit de productions plus artistiques. C'est juste que c'est pour moi une manifestation de peu d'importance, un événement mineur, une péripétie quelconque au même titre que les prix littéraires ou que le concours de la meilleure tarte aux pommes du Concat-les-Vergers. Il se trouve toutefois que j'aime le cinéma des frères Dardenne. Je les ai découverts avec "Rosetta", film qui m'a marqué à sa sortie.
Si je parle du Festival de Cannes, c'est que je n'ai aucune idée de ce que je pourrais vous raconter aujourd'hui et que j'ai eu une idée de dessin en pensant à ce festival. J'aurais pu avoir une idée de dessin aussi en entendant l'information que je viens d'entendre. Une planche originale de Tintin dessinée par Hergé à l'encre de chine a été vendue aux enchères pour la somme de deux millions et cinq-cent-dix-neuf mille euros. Je pense que je vais dare-dare me remettre au dessin à l'encre de chine, moi ! Bon, ok, n'est pas Hergé qui veut et, quoi que l'on en puisse penser, je préfère être vivant que riche à titre posthume tant il n'est pas formellement prouvé que l'on peut profiter de son argent dans l'au-delà. J'aurais pu commettre un billet coupable sur Tintin et Hergé. Il y a déjà tant de littérature sur ce sujet que je m'en voudrais de remplir des serveurs informatiques avec des centaines de lignes de texte qui n'apporteraient rien au débat. Et puis, je ne me sens pas qualifié pour dire quoi que ce soit tant sur Tintin que sur Hergé.

Et voilà que je me suis fait avoir par le temps qui passe. J'ai commencé à écrire ce billet en début d'après-midi, je n'ai pas envie de le réécrire. Là, maintenant, le palmarès est plus ou moins connu. Mais on s'en fout. J'avais un dessin de Donald Duck réalisé comme ça, pour me faire la main avant d'attaquer des encrages sérieux, et je ne savais pas bien qu'en faire. Je me suis dit que le festival de canes, pour un canard, c'était pas si mal.

donald.png

dimanche 17 novembre 2013

A la fête foraine

cinema 5D

mardi 1 octobre 2013

Du sang et de la crème glacée

Vous connaissez Edgar Wright ? Vous avez entendu parler de "Shaun of the Dead" ? Non ? Alors ce billet est fait pour vous. Vous connaissez Edgar Wright ? Vous avez entendu parler de "Shaun of the Dead" ? Oui ? Alors ce billet est fait pour vous.

Edgar Wright est un réalisateur anglais. Son cinéma est déconnifiant en diable. Je n'ai pas vu tous ses films mais celui qui m'a le plus marqué et le plus fait rire, c'est assurément "Shaun of the Dead", l'histoire loufoque d'un jeune anglais qui aime boire des pintes de bière dans le cadre de son pub préféré et qui ne fait pas grand chose d'autre. Et voilà que des zombies déferlent dans Londres et qu'il va les combattre. C'est un film de morts vivants comme il y en a tant. Et justement, l'intérêt de celui-ci, c'est qu'il est anglais, différent, plein d'humour.
Ce soir, au cinéma de Montignac, je vais voir "Le Dernier pub avant la fin du monde" du même réalisateur avec peu ou prou les mêmes acteurs. Cette fois-ci, pas de zombies. Pas de zombies ? Pas si sûr. La trame semble avoir été transposée d'un scénario qui pourrait être un film de zombies. Et cela prouve l'aspect universel du film de zombies. Pour moi qui ne suis pas la moitié d'un con, le film de zombies représente ce qui se fait de mieux dans le monde du cinéma. Il y a souvent du suspense, parfois une étude poussée des relations humaines, à l'occasion de l'humour et toujours le plus important : des têtes qui explosent, des tripes qui se déversent, des membres qui pendent, des cervelles dévorées à pleines dents ! Ah oui ! Voilà du beau, du bon cinéma ! On est à cent lieues des niaiseries sentimentales dégoulinantes de bons sentiments à l'eau de rose. On est dans le vrai, dans le vécu, dans la tripe qu'on fouille et qu'on touille. Bon dieu ce que ça fait du bien de voir ce putain de cinéma qui expose enfin la vraie nature humaine sans fard, sans artifices !
dernierpub.jpg
Mais je m'emporte. Pas de zombies, normalement, ce soir. Des extra-terrestres et des robots à la place. Ça promet d'être gentiment jouissif. Un signe que c'est un bon film, Telerama le gratifie d'un "Ulysse" qui fait la tronche !

dimanche 27 janvier 2013

Il était une fois en Amérique

Cet après-midi, peut-être, je vais aller voir "Il était une fois en Amérique" au cinéma de Montignac. Il ressort en version longue de trois heures et quarante-neuf minutes. Je pense que c'est un film qui doit être intéressant à voir sur grand écran. La projection débute à 16h30.

unefoisamerique.jpg

samedi 18 décembre 2010

Pneumatique

"Dans le désert californien, des spectateurs incrédules assistent aux aventures d'un pneu tueur et télépathe, mystérieusement attiré par une jolie jeune fille. Une enquête commence."

C'est le pitch du film que je vais voir ce soir. Tous les ingrédients pour faire un infâme nanar sont réunis. Un argument sorti en droite ligne de l'esprit dérangé d'un névropathe en manque de ses petites pilules ; des personnages convenus que l'on retrouve dans tous les films d'horreur pour adolescents américains gavés de pop-corn ; une intrigue qui promet son lot de burlesque et d'absurde. Un pure moment de rigolade en vue.
En général, j'aime bien ces films déjantés. Je les regarde comme j'écoute les Ramones, en remuant fort la tête de haut en bas et en riant de l'air le plus parfaitement imbécile dont je suis capable. Toutefois, j'ai été traumatisé une fois par un film qui, sur le papier, aurait pu être un bon film à rire. Il s'agissait de "L'attaque de la moussaka géante" réalisé par Panos H. Koutras en 1999. En fait, je ne suis pas parvenu à le regarder jusqu'au bout tellement c'était mauvais.
Je vous dirai peut-être s'il faut aller ou non voir "Rubber".

lundi 22 novembre 2010

Sacré Graal

Ce soir, au cinéma de Montignac. Je n'ai jamais vu ce film sur grand écran. C'est l'occasion. Vais-je supporter que ces Anglais se moquent encore une fois des Français ? Vais-je en rire ? Je vous dirai cela ultérieurement.

vendredi 11 décembre 2009

Le Ruban Blanc

Ce soir, je vais voir le dernier film de Michael Haneke, le Ruban Blanc, palme d'or au Festival de Cannes. Je vous dirai peut-être ce que j'en aurai pensé si vous êtes sages.
Voilà, c'est presque tout pour aujourd'hui... Ah non, j'allais oublier :

Message personnel

Les beaux tracteurs de l'an prochain sont bien arrivés.

C'est magnifique !

mercredi 18 novembre 2009

Hôtel Woodstock

Ce soir, je suis allé voir Hôtel Woodstock de Ang Lee. Si vous avez l'occasion, s'il passe pas loin de chez vous, si vous aimez la musique de cette fin des années 60, si vous avez aimé Woodstock, Janis Joplin, Jimi Hendrix et tous les autres, allez voir ce film.

vendredi 23 mai 2008

There Will Be Blood

Un film à voir. Absolument !
Le pétrole ! Ce pétrole qui est au cœur de toutes les conversations, de toutes les analyses économiques. Le pétrole, l'or noir, cette source d'énergie mais aussi cette matière première qui nous est devenue indispensable. C'est bien le sujet de cet excellent film de Paul Thomas Anderson qu'est «There Will Be Blood». L'histoire, pour être plus exact, d'un prospecteur de pétrole depuis la toute fin du 19e siècle jusqu'aux confins des années 20. Le portrait sans fard d'un prospecteur multiple, à la fois paranoïaque avide de pouvoir et terriblement humain. C'est le portrait du capitaliste dans toute sa splendeur. Il a trimé dur pour en arriver à son empire pétrolier. Il a mis toute sa hargne au service de son seul et unique vrai but : gagner suffisamment de dollars pour pouvoir mépriser le genre humain dans son ensemble.

There Will Be Blood


En pendant à ce pétrolier, Daniel Plainview (Daniel Day-Lewis), un gringalet illuminé, Eli (Paul Dano) qui tente de se sortir de sa condition miséreuse en utilisant l'escroquerie de la religion et la crédulité des gens. L'hypocrisie de ce pasteur transpire de tous ses pores et, rapidement, une haine viscérale naît entre les deux hommes. Nous assistons à une lutte à mort entre deux hommes mais aussi entre le capitalisme et la religion ; entre ces deux manières d'avoir le pouvoir, entre ces deux méthodes pour dominer les autres. There Will Be Blood, on vous dit ! Et c'est vrai que ça va saigner !
Ce portrait au vitriol de ces deux hommes détestables (quoi que je me sente plus proche de Daniel Plainview) est brossé à la perfection par Paul Thomas Anderson qui a su éviter la caricature. Ce film vaut aussi pour sa bande son. Les choix musicaux sont efficaces et les premières minutes du film sont muettes. On n'entend guère plus que les coups de pioche et les ahanements du chercheur d'or au fond de sa mine. Un chercheur d'or qui devient découvreur d'or noir.
La dénonciation de la folie humaine dès qu'il est question de richesse et de pouvoir est grandiose. Parti de rien, on comprend que Daniel Plainview arrivera à rien. Une vie consacrée à une quête inutile.

mardi 20 mai 2008

J'ai toujours rêvé d'être un gangster

Il est tout à fait envisageable que je n'aie aucun goût ou, tout du moins, que j'aie (très) mauvais goût. C'est possible et je ne dis pas le contraire. Ceci étant dit, je peux maintenant affirmer que le dernier film de Samuel Benchetrit, «J'ai toujours rêvé d'être un gangster» est un chef-d'œuvre du cinéma humoristique.

Nous sommes sur le parking d'une cafétéria perdue dans une quelconque zone de banlieue insignifiante. C'est le personnage principal du film, cette cafétéria. Autour d'elle, ce sont des fragments de vies qui sont racontés par l'auteur. Celle de la serveuse, ex employée dans un péage d'autoroute qui décide de braquer le patron de la cafétéria et qui finit par y être la serveuse ; celle d'un braqueur de pacotille (mais peut-être pas tant que ça) qui s'intéresse lui aussi à la caisse de la cafétéria mais qui foire tout avec une belle constance ; celles de Bashung et de Arno qui se retrouvent par hasard au même endroit alors qu'ils sont en tournée. Deux chanteurs qui se révèlent être des gangsters à leurs manières ; celles de gangsters qui se sont rangés des voitures et qui reviennent à l'endroit de leur ancienne planque devenue cafétéria et qui partent pour un casse ultime, un baroud d'honneur.

Je ne vais pas vous raconter le film... Allez le voir si vous en avez l'occasion.

gangster

- page 1 de 2

Haut de page