Des choses...

vendredi 18 janvier 2019

Bouc !

jeudi 17 janvier 2019

Boum !

mercredi 16 janvier 2019

Bouh !

lundi 14 janvier 2019

Pas assez de sexe sur le blog ?

dimanche 13 janvier 2019

L'Emmanuel du chasseur en marche

vendredi 11 janvier 2019

2019 constat implacable : et si c'était mieux avant ?

lundi 7 janvier 2019

Le petit dessin inutile du lundi

samedi 5 janvier 2019

La colère ne rompt point







etc

vendredi 4 janvier 2019

Les gilets jaunes ont fini d'amuser

C'est un sentiment un peu curieux et assez désagréable. Il me semble qu'au début du mouvement des gilets jaunes, les media[1] étaient, sinon enthousiastes du moins friands de relayer leurs revendications et propos. De ce fait, ils ont été des partenaires actifs et efficaces pour ce mouvement en le mettant sur la place publique. Ils en ont fait la publicité, ils ont permis sa propagation, ils ont expliqué comment le rejoindre, quels réseaux sociaux utiliser pour le faire, quels comptes facebook ou twitter suivre. Ils ont fait leur boulot d'informer mais, plus généralement, on peut le dire, ils ont cherché à puiser dans le mouvement tout ce qu'ils pouvaient en tirer pour créer l'événement que l'on avait envie de suivre heure par heure. Que ce soient les journaux, les stations de radio ou les chaînes d'information[2], il était question de vendre du papier ou du temps d'antenne et donc de la publicité. D'acheter du "temps de cerveau disponible".
Dans ces premiers temps, on a pu penser une certaine presse, plutôt compatible avec les idées de gauche centriste, alliée de ce mouvement des gilets jaunes. Les micros se sont tendus pour collecter la parole du peuple, les caméras se sont braquées sur ce peuple multiple et diversifié. Les journalistes ont osé montrer le peuple dans sa crudité, un peuple constitué de gens comme vous et moi, pas habitués à s'exprimer, qui parlent comme on cause, qui s'habillent comme on s'habille. Pas de cravate, pas de maquillage, pas d'éléments de langage concoctés par des équipes de communicants. Ce peuple auquel on sait faire appel au moment des élections, que l'on sait flatter mais que l'on sait aussi oublier et mépriser d'importance.
La révolte des gilets jaunes est "plurielle". Elle part dans tous les sens, elle s'exprime comme elle le peut sous le coup de l'indignation, de la colère mais aussi de l'incompréhension et de la déception. Alors, forcément, la pluralité de ses composantes fait que le discours produit des contradictions, des raccourcis rapides, des paroles malheureuses et des actes malséants. On ne peut pas faire confiance à un peuple peu éduqué, étrangers aux réalités de la politique, à ses subtils arrangements, à ses ruses délicates. Le peuple est merdeux, réfractaire au changement, inculte et, disons-le tout net, tout juste bon à glisser son bulletin dans l'urne. Il est bête.
Mais l'élite est là, elle ! L'élite a fait les écoles, elle est instruite des choses de la vie publique, elle sait s'exprimer avec les bons mots, ces mots qui servent à faire avaler les discours et les couleuvres. On lui a appris à asséner le discours en l'enrobant du parfum de la vérité irréfragable. Et tant pis si c'est un mensonge déguisé, et tant pis si c'est de l'idéologie, de la quasi croyance religieuse ! C'est avant tout le discours officiel du moment. Il faut y mettre suffisamment d'aplomb, marteler les propos du poing, dire combien il n'y a pas d'alternative, comment il serait désastreux de faire autrement.
Le peuple, lui, il ne peut pas savoir. Il entend les sons de cloches et il est comme sonné. Sonné et sommé de faire comme on lui dit de faire. Sauf que le peuple, sot par essence, parfois, il finit par se demander si on ne lui raconte pas des sornettes. Alors, il regimbe et il finit par prendre d'assaut les ronds points nationaux. Il plante une tente, il monte des baraquements de fortune et il lie des contacts avec le peuple, avec lui même si l'on admet que ce peuple est un organisme à part entière. Mais, on le sait depuis des lustres, pour gouverner, il faut diviser. Alors, on tente de scinder, de disperser, d'éparpiller, de créer de la dichotomie et de la discorde. Ce n'est pas bien difficile mais c'est efficace.
On va dénoncer des agissements, en appeler à la raison, condamner la violence et qui défendra cette violence, la bêtise dénoncée ? Le mouvement commence à se morceler, à se replier en petits groupes qui se défendent d'être comme le groupe d'à-côté. La partie est presque gagnée. A présent, il convient de dénigrer tout le mouvement. On va faire pleurer le commerçant qui voit son chiffre d'affaires s'effondrer dans un gouffre sans fond, on va donner la parole à ces pauvres hères qui n'en peuvent plus de se faire bloquer à l'approche d'un rond point, on va monter le peuple contre lui-même. On va finir par montrer que le gilet jaune est raciste, anti sémite, proche des extrêmes, radicalisé, suspect, mauvais, ennemi de la société, poujadiste, pourfendeur de la démocratie et adepte des idées les plus pestilentielles qui soient. Le gilet jaune, c'est caca.
Et c'est là que les media[3] reviennent en force et c'est très désagréable. Au début, j'ai accuseré[4] mes sens de me jouer des tours. Peut-être, on ne peut pas l'exclure, me fais-je des idées. Mais tout de même, après réflexion, il me paraît, à moi, que je ne me trompe pas trop en disant que ces media[5] mettent toutes leurs forces pour défoncer le mouvement des gilets jaunes en mettant le doigt sur ce qui est le moins beau, sur ce qui peut prêter le flanc à la critique. Haro sur les gilets jaunes ! Il faut savoir terminer un conflit que diable !
Un exemple. J'ai entendu sur France Inter des journalistes en appeler à leurs consœurs et confrères molesté·e·s et pris·es à partie par des manifestants. Je ne nie pas que cela a pu survenir mais pourquoi[6] ne pas rappeler ces mêmes journalistes gazés et frappés par les flics ? Clairement, la presse se range du côté du pouvoir ou alors c'est l'impression que ça donne si ce n'est pas le cas.
On déplore la défiance du peuple à l'égard des politiques et des media "mainstream" ou "installés", "officiels". Mais comment peut-on croire qu'il peut en être autrement lorsque l'on pense avoir compris cette connivence qui pourrait cacher une communauté d'intérêt ? Le fait que la plupart des grands journaux, que des radios et des chaînes de télévision d'information appartiennent au monde de la phynance ne permet pas de lever ce doute qui s'instille dans les esprits. Un Xavier Niel qui encense Macron ne peut-il pas suggérer à "ses" journalistes d'écrire correctement, dans le bon sens ? Hum. Je ne sais pas.
Du côté du pouvoir politique, on tente d'enfumer le peuple. On lui fait des promesses plus que vaseuses, on s'aperçoit tout de suite qu'elles ne seront pas respectées ou pas tout de suite ou que c'est du vent. Mais on tente surtout de faire entendre raison au peuple et on lui enfonce le groin dans le caca en lui rappelant qu'il est trop bête pour comprendre quoi que ce soit à toutes ces choses hyper complexes qui régissent l'économie et la sécurité et la bonne marche de la nation. Bref, le peuple est bête à pleurer. Leurs chefs et dirigeants et décideurs ont le peuple qu'ils méritent.

Notes

[1] du moins ceux que je consulte ou écoute

[2] voir le point 1

[3] voir le point 1 aussi

[4] merci aux relecteurs attentifs

[5] oui, d'accord, pas tous

[6] la réponse est dans la question, en fait

jeudi 3 janvier 2019

Pas de dessin

Tout de même, j'avais un peu honte. La vaisselle n'avait pas été faite depuis l'an dernier[1]. Même pas trois jours de vaisselle en retard. Ce n'est pourtant pas un crime inavouable. D'autant moins, il faut le noter, que je n'avais mangé chez moi ni la veille ni l'avant-veille. Ainsi, si je fais aujourd'hui le compte des couverts et ustensiles à laver, je peux noter une assiette, deux bols, un petit saladier, une poêle et une casserole, une fourchette, une cuillère, deux couteaux, trois verres et c'est à peu près tout.
J'ai mis du produit vaisselle dans la cuvette, j'ai fait couler de l'eau chaude, ça a produit de la mousse. Je sais bien que la mousse ne sert à rien pour rendre propre mais je ne peux pas m'empêcher de penser que, toutefois, c'est tout de même un peu mieux lorsqu'il y en a. Au moins, ça me permet de me rassurer sur le point que j'ai bien pensé à mettre du produit vaisselle. La mousse, c'est un marqueur, un traceur. S'il y en a, c'est que l'on a mis le bon produit dans la cuvette et pas autre chose. Je suis distrait. On ne sait jamais, des fois que j'aurais, par mégarde, pris la bouteille de vinaigre ou de ketchup. Donc, si j'obtiens la mousse attendue, c'est que je suis sur la bonne voie pour mener à bien l'opération entreprise.
Comme ma mère, mes grands-mères et arrière grand-mère me l'ont appris, j'ai commencé par nettoyer ce qui était le moins sale. Le verre, les deux bols puis les couverts. Je suis passé à l'assiette, au petit saladier et j'ai terminé par la casserole[2] et la poêle. J'avais terminé ma tâche et j'en ressentais une petite satisfaction modeste mais sincère.
J'avais tout le reste de la matinée pour faire le boulot que l'on m'avait demandé. J'ai lancé une application sur l'ordinateur, j'ai ouvert un fichier, j'ai corrigé un nombre, j'ai enregistré le document, je l'ai exporté en pdf et je l'ai envoyé à mon client. Ça ne m'avait pas pris plus de cinq minutes. Qu'allais-je pouvoir faire de toutes ces heures qui me séparaient du soir, du repas, de la lecture au lit et du sommeil ? Si j'avais su, j'aurais travaillé moins vite.
Bon. J'ai des dessins à faire. Allez. En route. Papier, crayon. On s'y met ! Mince. Ça ne marche pas. Pas grave. Je vais faire du café. Des fois, le café ça peut aider. J'enlève le filtre à café usagé, j'en mets un neuf, quelques cuillères de café moulu dedans, de l'eau dans le réservoir, la verseuse sur la plaque chauffante sous le filtre, un appui du doigt sur le bouton, les gargouillements, l'eau qui coule en entraînant avec elle ce qu'elle extirpe du café. J'attends que ça finisse de passer et je bois mon café. Je me remets au dessin. Flûte ! Ce café ne vaut rien ! Il ne fonctionne pas. Mais qu'est-ce donc que ce maléfice, ce sortilège ? Peut-être m'en faut-il plus ? Je me ressers du café que je bois. Le dessin ne surgit pas beaucoup mieux mais maintenant j'ai envie de pisser. J'y vais. J'en profite pour refaire le plein. De nouveau café et de nouveau penché sur la feuille de papier. Grrr ! Ah ! Je sais ! J'ai trouvé ! C'est le crayon qui est mauvais ! Mais bien sûr ! Suis-je sot !
L'autre porte-mine n'est pas plus efficace. Ou pas beaucoup plus. Cette fois-ci, je sors la grosse artillerie sous la forme d'un vrai crayon à papier[3], crayon à papier qui se révèle tout aussi inefficace. Mais en fait, je sais que le problème vient de ce que je n'aie pas imaginé convenablement l'idée à illustrer. Je me donne quelques minutes pour réfléchir posément à la question mais ça finit vite par m'agacer. Je déteste trop réfléchir.
Une copine passe me dire bonjour et me souhaiter une bonne année. Je refais du café et nous buvons du café et elle s'en va et je reprends le papier et le crayon et ça ne marche pas et merde. Il va me falloir m'acharner et beaucoup gommer, dépenser du papier et broyer du noir mais il va bien arriver qu'un dessin finisse par surgir.

Notes

[1] et là, j'ai bien conscience que c'est de l'humour un peu moisi

[2] qui finalement n'était pas sale du tout

[3] ou crayon de bois ou crayon noir selon les régions

lundi 31 décembre 2018

La grande purge

Il est plus que temps de faire le ménage. Sur ma table s'empilent des dessins, des ébauches de dessins, des dessins terminés ou presque achevés et je vais classer tout ça. Il va donc y avoir plusieurs dessins aujourd'hui.
Pour commencer, un "truc" vieux de quelques jours. Je n'avais qu'une idée faible, je me suis dit que ça allait sans doute suffire à faire un dessin mordant et je me suis trompé. Peut-être pourrai-je le recycler un jour ? Je ne le jette pas, je lui laisse une petite chance.


08:32 Là, je me souviens de ce dessin. C'était en fin d'après-midi et j'écoutais de la bonne musique de punk. D'un coup, j'ai eu envie d'une bonne bière et une haute idée philosophique m'est apparue. Imaginez que j'aie écouté du Chantal Goya !


08:54 Aucun souvenir de ce tout petit dessin. Je suppose que je venais d'encrer un autre dessin et qu'il restait de l'encre à utiliser. Il est possible qu'alors j'aie griffonné ce petit personnage et l'aie encré dans la foulée. Bon. C'est un petit truc qui peut toujours servir.
09:02 Et ce camion ? Pourquoi ai-je dessiné ce camion ? Aucun souvenir. Il n'est pas impossible que ce soit juste histoire de me dégourdir les doigts. Une fois terminé, j'ai dû me dire que ce n'était décidément pas très intéressant et je l'ai laissé de côté. Je doute que ce dessin puisse jamais servir, je vais peut-être le conserver en me promettant de vite l'oublier.


09:12 Hier, je ne vous ai pas menti. La moto que je vous présentais était bien l'avant-dernière. Celle d'aujourd'hui est la dernière de l'année. Dans les faits, elle a été dessinée avant celle d'hier, quelques heures avant. Elle a été mise en couleurs après la publication de celle d'hier. J'ai un autre dessin, là, à côté de moi, que je ne vous ai pas encore présenté. Je ne sais pas pourquoi je l'avais écarté. En fait, je le trouve tellement bien que je vais le garder pour l'année prochaine !


09:57 Je farfouille dans la pile de feuilles. Tiens ? Une feuille vierge ? Comment je vais la dépuceler sans plus attendre ! Je peux être un dessinateur compulsif. Le crayon, quelques traits, une idée, un peu de fignolage et je passe à l'encrage. Voilà, c'est fini, un dessin tout frais !


10:11 Là, c'est un cas typique de raison à surseoir à la publication d'un dessin : le défaut d'idée. Le dessin est commencé sans idée. Le hasard conduit à construire ce personnage dans cette position et je me dis que je vais ajouter une bulle dans laquelle je trouverai bien un propos pertinent à ajouter. Sauf que ça ne marche pas à tous les coups. La preuve.


11:15 Là, il n'y a pas raison à se demander pourquoi ça a pu être écarté. Bien sûr, on pourra se questionner sur ce qui a pu conduire à la réalisation de ce crayonné et, éventuellement, s'inquiéter de ma santé mentale. Je suis bien incapable de dire dans quel état j'étais lorsque j'ai commis ça.

samedi 29 décembre 2018

Homo Connectus

lundi 24 décembre 2018

Le père Noël n'est pas tout à fait prêt pour la grande distribution de cadeaux somptueux

dimanche 23 décembre 2018

Craindre la Chine ?

On m'a parlé d'un reportage sur la Chine et son dirigeant diffusé sur arte,. Hier soir, n'ayant rien de mieux ou de pire à faire après avoir mangé et alors que je commençais à m'ennuyer ferme, je suis allé voir ce documentaire.
Après près d'une heure et quart, je me sentais mal. J'avais peur, je craignais pour l'avenir du monde et ma survie à court terme. J'envisageai déjà sérieusement une guerre nucléaire, un conflit mondial, une crise sans précédent, des tensions diplomatiques dantesques, la mort de l'Europe, des États-Unis d'Amérique, de nos systèmes économiques et politiques, la fin de la démocratie, le malheur, la détresse, les pleurs et les larmes, les cris et les lamentations, un immense cataclysme, des combats et des hostilités. J'avais peur et je pensais sérieusement qu'il valait peut-être mieux en finir tout de suite, se suicider sans plus attendre, laisser le monde courir à sa perte sans moi. Je n'avais pas le moral.
La tête basse embrumée de pensées noires, je suis allé me coucher. J'ai fini le roman en cours parce que, s'il faut mourir, c'est con de le faire sans connaître la fin d'une histoire. J'ai éteint la lumière et je me suis mis à cogiter. Je ne déteste rien plus au monde que de cogiter alors que je ne souhaite que sombrer dans un sommeil réparateur. J'ai réfléchi à ce documentaire et, peu à peu, j'ai commencé à avoir un peu moins peur. Alors, j'ai pu m'endormir.

La Chine contre le reste du monde ?

Je vous conseille de voir ce documentaire. Je ne sais pas s'il sera disponible longtemps, je ne sais pas comment ça marche, cette affaire de "replay". Bon. Là, je viens de vérifier, c'est disponible. Si vous ne souhaitez pas voir ça, je vais vous raconter en quelques mots ce que je pense en avoir compris.
On nous explique qui est Xi Jinging. Fils de haut dignitaire de l'époque de Mao mis au ban du parti et du système pour trahison, il est soumis à des brimades alors qu'il est encore enfant. Plus tard, il est envoyé travailler une terre ingrate en compagnie d'autres intellectuels ou enfants d'intellectuels. Il en chie. Toutefois, son père finit par être réhabilité et Xi Jinping poursuitevit des études qui lui permettentpermirent de grimper les échelons dans le système[1]. Pour bien faire, il choisit de repartir du bas et de gagner ainsi une légitimité et une certaine aura. Finalement, il arrive à la tête de la Chine.
Une fois au pouvoir, il décide de faire de la Chine un acteur majeur dans le commerce mondial, une puissance égale aux USA en matière militaire, de faire gagner le communisme à l'échelle mondiale. Pour cela, il crée les "routes de la soie", il achète des ports (notamment celui du Pirée en Grèce), des aéroports (par exemple celui de Toulouse-Blagnac en France), construit des infrastructures en Asie et en Afrique. En quelques années, l'armement chinois se développe considérablement avec des navires, des équipements divers et variés et de toutes sortes. La Chine crée des bases militaires en mer de Chine sur des îlots artificiels et installe une base à Djibouti.
Tout au long du reportage-documentaire, on nous rappelle ou nous fait entendre le mot "communisme". On nous montre des images d'une réunion où sont présents des chefs d'états, ceux de la Russie, de l'Iran, Viêt Nam, d'Inde et du Pakistan ainsi que d'autres que nous pouvons considérer comme "douteux". On nous montre des défilés militaires, des porte-avions, des soldats en arme déclarant leur fidélité indéfectible au parti communiste. On entend des témoignages d'opposants à Xi Jinping et aussi des partisans farouches, on nous montre les systèmes de surveillance avec reconnaissance faciale des passants en temps réel, on nous explique combien la Chine n'est pas un pays démocratique et combien son dirigeant est un quasi dictateur, surtout depuis qu'il a fait changer la constitution pour avoir le droit de rester à son poste aussi longtemps qu'il lui semblera bon.
On entend les commentaires de Fabius, Raffarin, un type de la CIA, on entend des chercheurs, des politologues, des experts, dire qu'il faut craindre la puissance de la Chine, dénoncer les conflits d'intérêt, les accords scélérats.

C'est foutu

Bref, on regarde ce documentaire-reportage durant un peu plus d'une heure et on a vraiment la désagréable sensation que la Chine va déclarer la guerre contre le monde entier pour imposer son communisme et que Xi Jinping va devenir le maître du monde entier et de ses environs. C'est flippant. Mais une fois l'émotion retombée un peu, on commence à réfléchir à tout ce que l'on a vu et entendu et on relativise un brin.
Les défilés militaires ? On a les nôtres en France, me semble-t-il. De l'armement ? Bah… La France ne se défend pas trop mal dans ce domaine non plus, non ? Il paraît même que nous serions parmi les meilleurs vendeurs d'armes à l'échelle de la planète. Et puis, en quoi le communisme serait une idée plus mauvaise que celle qui régit nos pays "occidentaux" ? Les investissements en Asie et en Afrique ? Ah oui ! Mais les USA, les pays européens, la France ? Jamais ? On n'a pas pressuré les pays africains quitte à devoir payer des dictateurs locaux pour obtenir quelque matière première ? Vraiment jamais ?
Pour ce qui est de la question de l'hégémonie chinoise pour les affaires de commerce, regardez un peu autour de vous tout ce que vous achetez aux Chinois. Vous y trouvez pourtant votre compte à l'heure de débourser. Pour notre confort de consommateur, serait-il préférable que les Chinois restent nos esclaves ?
Il reste que, sans doute, notre idée à vue basse qui consistait à croire que nous allions pouvoir tout faire construire en Chine sans que, à un moment donné, ça constitue quelques problèmes était un peu idiote. Certainement que nous allons nous rendre compte que maintenant que la Chine a toutes les cartes en main, on va être obligé de mettre la main à la poche un peu plus profondément.
Ce qui est inquiétant, c'est le contrôle sur les citoyens chinois. Toutefois, ne nous voilons pas la face, si les Chinois ont moins de scrupules que nous, nous tendons vers les mêmes méthodes de contrôle de la population. Les caméras sont présentes aussi dans nos villes, nos discussions sur les réseaux sociaux, nos courriels, nos activités sur Internet sont surveillées, pesées, analysées. Si c'est Google, facebook, un état, qui est à la manœuvre, le résultat est bien le même, dans le fond. Le fait que Xi Jinping soit un peu plus une sorte de dictateur que Trump ou Macron, bon, ok. Chez nous, on a le droit de voter, de choisir parmi quelques candidats.
Je me suis demandé si ce documentaire-reportage n'était pas un peu trop dirigé et alarmiste en plus d'être anxiogène. Si vous l'avez vu, ça m'intéresse d'avoir votre avis là-dessus.

Note

[1] La rédaction sous l'emprise de la drogue n'est pas recommandée

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