Des choses...

mercredi 7 février 2018

Paysans en colère

La colère gronde

dimanche 4 février 2018

Rubrique astrologie

jeudi 1 février 2018

Bête ou méchant

S'il y a bien des personnes qui n'ont aucun mérite, ce sont bien celles qui naissent bêtes et/ou méchantes. Si, pour les autres, l'acquisition de la bêtise et de la méchanceté relève d'un vrai travail de fond mené sur plusieurs années et nécessite une réelle abnégation conduisant souvent à aller contre sa nature profonde, les privilégiés qui naissent pourvus d'une bêtise et d'une méchanceté innées n'ont même pas l'honnêteté de reconnaître la chance qu'ils ont eue et vont même jusqu'à se targuer de s'être fait eux-mêmes. Ce sont des personnes répugnantes et méprisables et on doit bien se garder de les fréquenter.
Ces bêtes et méchants de naissance sont foncièrement désagréables au quotidien en cela qu'ils n'hésitent jamais à faire usage de leur capacité de nuisance. Leurs réserves en la matière sont inépuisables. Pour eux, il n'est pas même besoin de faire attention de ne pas tomber, par distraction, dans des accès de bienveillance ou d'intelligence. Leur méchanceté, leur bêtise, sont naturelles, prédominantes, constantes, permanentes et surtout, sans aucune limite.
L'apprentissage de la bêtise et de la méchanceté est un long parcours semé d'embûches et de chausse-trapes toutes plus fourbes les unes que les autres. Nous ne sommes jamais à l'abri d'une attaque d'empathie ou de compassion voire, pire, d'une étincelle d'intelligence subite. Il faut prendre garde, rester vigilant, sur ses gardes pour ne pas sombrer dans le côté obscur de la farce. Cet apprentissage commence, on s'en doute, par le rejet du sentiment amoureux. Il faut commencer par haïr père et mère avant de se construire de manière à paraître aux yeux d'autrui le moins aimable possible. On n'hésitera pas à toujours se présenter sous son plus mauvais jour. A l'école, on dénoncera ses petits camarades pour ses propres bêtises, on tirera les cheveux des filles et fera des croche-patte à chaque fois qu'une occasion se présentera. On n'aura pas de copain, on sera volontiers fayot mais sans jamais exceller dans quelque matière enseignée. S'il est facile de passer pour un idiot à l'école, il est plus difficile d'y faire preuve de méchanceté. On devra commencer petit et gagner en méchanceté année après année.
C'est dans le milieu professionnel que vous pourrez donner toute la mesure de votre méchanceté. Vous comploterez pour faire licencier les plus faibles, vous saboterez le travail des collègues, vous les pousserez à la dépression, au burn-out, au suicide, à l'alcoolisme. Vous pourrez placer subrepticement des images pornographiques (pédophiles si possible) dans le disque dur des ordinateurs et laisserez entendre, à mots couverts, sans jamais en avoir l'air, que Jacques exagère à regarder des images bizarres. Si vous œuvrez dans le commerce, vous glisserez quelque marchandise de valeur dans le sac à main de Brigitte et irez discuter avec votre supérieur de l'attitude répréhensible de cette collègue tout en expliquant que vous comprenez qu'elle agit sans doute à l'insu de son plein gré en raison de son addiction à l'alcool ou à une drogue délétère.
Tandis que vous monterez les collègues les uns contre les autres, vous débinerez les clients et fournisseurs et, dans la foulée, vous essaierez aussi de dissuader ceux-ci à continuer à travailler avec cette entreprise qui va bien mal. Étant de l'intérieur, vous savez des choses pas jolies-jolies. Auprès de vos employeurs, vous vous plaindrez souvent et serez un as de la délation.
Pour votre vie privé, vous choisirez une habitation collective afin de nuire au plus grand nombre en étant un voisin particulièrement déplaisant. Vous prendrez soin d'opter pour un logement situé au premier étage si ce n'est pas au rez-de-chaussée si vous vous décidez à faire tomber l'ascenseur en panne. Bête et méchant, oui mais pas idiot ! Les idées de malveillance ne manquent pas. Vous pouvez crever quelques pneumatiques à l'occasion mais vous pouvez tout aussi bien déposer sur un palier mal éclairé (vous avez cassé l'ampoule) une crotte de chien récupérée sur la voie publique. Là aussi, vous vous emploierez à faire naître une ambiance de merde entre locataires. Vous pouvez glisser des ordures dans les boîtes à lettres, par exemple. À celui du quatrième qui vote FN, vous vous plaindrez de celui qui dit pis que pendre de ce parti tandis que vous distillerez le doute dans l'esprit de cette autre locataire qui a perdu son chat (comme par hasard…) en affirmant que l'asiatique concocte de drôles de plats avec une viande bizarre.
Si vous êtes doué, peut-être parviendrez-vous à un poste de responsabilité qui vous permettra enfin de donner de l'ampleur à vos actions néfastes, de montrer tout votre potentiel de perniciosité, de dangerosité. Lancez-vous dans les affaires ou dans la politique. Dans la religion ou les croyances si vous en avez le goût. Soyez alors partisan, fourbe, menteur. Ne respectez pas votre parole, trahissez qui vous voulez et le plus souvent possible. Ne comptez pas vos mauvaises actions, travaillez sans relâche au pourrissement de la situation, manœuvrez tant que vous le pouvez pour porter le discrédit sur tous et surtout sur celles et ceux qui sont appréciés du plus grand nombre. Soyez vous-même pleinement, entièrement, sans retenue.
Bien sûr, vous devrez faire avec les bêtes et méchants de naissance qui, s'ils ne doivent rien à leur travail, seront toujours aux plus hauts postes de décision. À leurs yeux, vous ne serez jamais que des sous-fifres, des subalternes, des pions. Il vous faudra faire profil bas et contre fortune bon cœur. Vous pourrez espérer récupérer les miettes et profiter d'une mince indulgence de la part des puissants. Ce n'est déjà pas si mal et, voyons le bon côté des choses, cela vous mettra suffisamment en colère pour que vous redoubliez d'ardeur en méchanceté et bêtise. Et comme on dit : ne lâchons rien !

lundi 29 janvier 2018

Que la lumière soit

vendredi 26 janvier 2018

La question du jour est : "faut-il boire du vin rouge ?"

Les quinquets grand ouverts, il n'y a pas de doute, je suis éveillé. Les chiffres rouges du radio-réveil m'apprennent qu'il n'est que 5h18. Je me lève, vais préparer du café et relance l'ordinateur pour savoir ce qu'il s'est passé dans le monde durant mon absence.
Je ne vais pas vous mentir, je ne me suis pas posé la question du jour sitôt le pied posé au sol. Il a fallu que je boive ma ration de café et que je commence à me morfondre dans la morosité attendue de cette journée pleine de mornes promesses. Je retarde le moment de me mettre aux tâches en attente. J'ai à encrer un dessin de moto fait hier. Encore un dessin de moto. Encore une moto qui va de la gauche vers la droite. Rien de neuf sous la mine du crayon.
J'ai été contacté par un club de motocyclistes polonais. Ils ont cherché un dessin de moto sur Internet et ils en ont trouvé un des miens qui les intéresse. Ils sont honnêtes, ils m'ont demandé combien il leur en coûterait pour utiliser ce dessin. J'ai proposé la somme de 50 euros, ils m'ont fait une offre à 30. J'ai accepté. Le dessin est fait, je n'ai rien d'autre à faire que de générer un nouveau fichier et à éditer une facture. Ça m'amuse et me flatte un peu l'ego de savoir qu'une de mes motos va aller se faire voir sur des chemises en Pologne.

Depuis quelques jours, j'ai l'idée d'essayer de me remettre à la rédaction d'un roman. Ce ne serait pas la première fois que j'essaierais. Là, je trouve que c'est déjà bien parti, j'ai un stock de plusieurs premières phrases. Il faut juste que j'en choisisse une. Évidemment, il serait bien que cette première phrase ouvre sur une deuxième. C'est pourquoi il est nécessaire que je la choisisse bien. Il ne faut pas se tromper. Pour la suite, je n'ai aucune idée précise. C'est là que la bât blesse, d'ailleurs.
L'autre matin, je me suis réveillé avec une drôle d'idée. Il s'agissait d'un psychopathe qui tuait des femmes en les découpant à la hache. Curieusement, la veille, avant de tenter de m'endormir, j'avais pensé à tout autre chose de bien moins horrible. Il se sera passé quelque chose durant mon sommeil, sans aucun doute. Peut-être un souci de digestion ?
Si j'écris un jour un roman, j'aimerais que ce soit un mélange de "policier" et de "thriller" avec beaucoup d'humour. Il y a de cela quelques années, j'avais imaginé une histoire avec des zombies et des gendarmes idiots. J'aime bien les gendarmes idiots. Il me semble tout à fait approprié à endosser le rôle de l'idiot, le gendarme. Peut-être plus encore que le policier. Il y a un côté bonhomme chez le gendarme que le gardien de la paix n'a pas dans mon esprit. C'est sans doute parce que le gendarme est plus provincial. Bref. J'ai tout oublié de l'histoire imaginée à l'époque et ce n'est pas très grave.
Je pense que ce qu'il faut en priorité à l'apprenti romancier, c'est de l'imagination. Si l'on en a suffisamment, il ne reste plus qu'à oser écrire. Parce que je suis assez pauvrement pourvu en imagination et que je suis pas quelqu'un qui ose facilement, l'écriture d'un roman n'est pas garantie. Et pourtant, ça me plairait bien de réussir ça. Quand je parle d'oser écrire, il s'agit d'oser passer quelques heures chaque jour à pianoter sur un clavier. Je n'ai aucune envie d'écrire à la main. C'est oser faire avec l'impression de ne rien faire d'utile, de perdre son temps. Étonnamment, je ne ressens pas cela en dessinant. Pourtant, ça revient au même. Je peux passer du temps sur un dessin sans avoir cet étrange sentiment de culpabilité. Je suis aussi capable de m'emmerder à vouloir faire fonctionner un truc sur un site Internet sans voir les heures passer. Curieux.
Écrire un roman, c'est, je pense, un travail de longue haleine. Ça doit bien pouvoir prendre une année ou, du moins, plusieurs mois. Et puis, c'est intimidant, la perspective d'écrire un livre. Forcément, on se livre. On met de l'intime. On pose sur le papier ses obsessions, ses aversions, ses certitudes, ses croyances, ses fantasmes, ses haines et ses amours. Je n'ai absolument pas l'impression de mettre tout cela dans mes petits dessins. C'est juste de la rigolade et de la moquerie, mes petites motos idiotes. Mais peut-être que je me pose trop de questions ? Ou alors, et c'est encore plus dramatiquement probable, peut-être n'ai-je tout simplement pas un besoin viscéral d'écrire une histoire. Parce que c'est facile de dire que l'on n'écrit pas juste par manque d'imagination. De l'imagination, on voit bien que ce n'est pas si nécessaire que ça à la lecture de nombreux romans. Et puis, on peut piocher dans un fonds immense avec toute l'histoire de l'humanité que nous traînons, les contes, les légendes, les récits, les romans, les journaux et leurs faits-divers. Imaginer, ce n'est pas tout inventer, c'est faire sa petite cuisine à partir des ingrédients glanés çà et là, après tout. Bien prétentieux celui qui affirme avoir tout inventé.

Il faudrait que j'aille faire des courses. Je n'ai plus grand chose à bouffer, chez moi. Je n'en suis pas à risquer la famine mais j'en ai marre de ne plus manger que des pâtes ou des pommes de terre. Je me doute bien que vous vous foutez complètement de mes petits soucis ménagers. Je le comprends parfaitement et ne vais donc pas m'appesantir sur ce sujet. Au lieu de cela, je vais me contenter de mettre mon dernier dessin de moto ci-après.

vendredi 19 janvier 2018

C'est peut-être un détail pour vous

On m'a commandé un dessin. Ça serait vu pour une bonne nouvelle en temps ordinaires mais il se trouve que, ces temps-ci, l'envie de dessiner s'est éloignée de moi. On m'a commandé un dessin et j'ai bien dû m'arranger pour honorer la commande. C'est plus honnête. J'aurais pu refuser mais puisque j'ai accepté je dois faire. C'est ce que l'on appelle la conscience professionnelle.
Pour ce dessin, on m'a donné un semblant de sujet et un ersatz d'idée. J'ai dû batailler pendant quelques jours pour trouver comment illustrer le propos. J'ai proposé le crayonné au client qui l'a accepté. Alors, j'ai encré le dessin et j'en suis là. Parce que je considère que je n'ai pas nécessairement à vous montrer l'intégralité du dessin, je vous propose un extrait de celui-ci.

jeudi 18 janvier 2018

¡Caramba!

jeudi 11 janvier 2018

Déréliction

C'est pour le moins curieux. Dans un bouquin en cours de lecture, je tombe sur ce mot : déréliction. Ce mot m'est inconnu. Je ne me souviens pas avoir auparavant été confronté à lui. Ou alors, ce n'est pas impossible, je l'avais oublié. Ou je n'avais pas fait attention à lui. Déréliction. Ce mot m'étonne assez pour que je glisse le bout de papier qui me sert de marque-page et que j'aille en chercher la définition.
Hier, à peine quelques jours après la possible première rencontre avec ce mot, je le retrouve dans une revue. Comment se peut-il donc qu'un mot m'ait épargné pendant tant de décennies et qu'il apparaisse ainsi à quelques jours d'intervalle sous mes yeux ? S'il est probable que ce n'est là qu'un événement fortuit sans signification particulière, il n'en est pas moins étonnant que ce mot a retenu mon attention au point que j'éprouve le besoin d'aller vérifier sa signification.
Des mots de moi inconnus, il y en a plein les dictionnaires courants et plus encore dans les ouvrages savants. Mon vocabulaire est ce qu'il est, truffé de lacunes, de manques, de trous. Il est encore plus pauvre, plus restreint, dès lors que je m'exprime oralement. C'est d'ailleurs assez curieux, cette affaire de vocabulaire. Lorsque je lis un livre, je suis assez à l'aise. Souvent, je comprends à peu près tous les mots marqués là. Et pour autant, il y en a de pleins paniers que je n'utilise jamais. Je suppose que nous avons tous notre petit lexique personnel, construit de bric et de broc au gré de notre existence, de nos expériences, de nos rencontres, de nos centres d'intérêt et que sais-je encore ?
Et maintenant que j'y pense, il me semble aussi qu'il peut arriver que l'on soit parfois confronté à des mots dont on n'a pas le sens et auxquels on s'accommode sans se poser plus de question à leur propos. Alors, c'est peut-être parce que ces mots sont dans un contexte. On les écarte parce que le contexte semble les expliquer. Dans le langage courant, on a tendance à redire son propos sous différentes formes pour être certain d'être compris. On radote au quotidien sans en avoir conscience. On se répète, on insiste, on ne prend pas en compte le fait que l'autre est peut-être assez intelligent pour comprendre du premier coup. On a comme un doute.
Et donc, "déréliction". J'ai cherché le sens du mot, je l'ai trouvé. Il est plus que probable que j'aurai tout oublié à son sujet d'ici quelques heures. Je n'ai aucunement l'intention de l'intégrer à mon glossaire intime. Néanmoins, ce mot m'a arrêté dans la lecture. Pourquoi ? A priori, il n'aurait pas dû. Il ne me semble pas qu'il gênait la compréhension du texte. Dans mon souvenir, parce que j'ai relu tout le passage après avoir cherché la définition du mot, j'avais parfaitement compris le sens du texte. J'aurais pu passer outre, poursuivre la lecture, faire l'impasse sur cette lacune lexicographique. Ou alors, c'est justement parce que j'avais compris le sens que le mot m'a arrêté ?
Il n'en reste pas moins vrai que je n'ai aucun amour particulier pour ce mot et cela d'autant moins que je ne le trouve même pas joli. D'ailleurs, je pense que le mieux, c'est de l'abandonner.

mercredi 10 janvier 2018

L'eau de là

samedi 6 janvier 2018

« Demandez-vous ce que vous pouvez faire pour le pays »

dimanche 31 décembre 2017

Dernier de l'année

Les experts sont des experts

Vous êtes prévenus

samedi 30 décembre 2017

Grzmpf

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