Des choses...

vendredi 16 juin 2017

Y aller avec le dos

Ça n'a aucune sorte de lien avec quoi que ce soit qui a pu être dit auparavant, ici ou même ailleurs, dans un passé récent ou nettement plus ancien, mais il me plaît d'en parler et c'est comme ça, il faudra vous y faire. Comme je le dis souvent pour dire combien il convient de se plier au fatalisme, « C'est la vie. »
Hier, j'avais rendez-vous avec une personne relativement importante et l'on m'avait briefé, histoire que je ne commette pas d'impair. Alors, je prenais mon meilleur pantalon troué au genou, me décrassait un peu pour paraître propre et filait en automobile vers le lieu du rendez-vous que je garderai secret. J'arrive juste bien à l'heure comme il faut, me fait annoncer à l'accueil et attend que l'on vienne me chercher. On me demande de patienter un instant. Quelques dizaines de minutes durant lesquelles je songe sérieusement à revenir chez moi passent et une sorte de freluquet vient me saluer et m'explique deux trois bricoles dont je n'ai rien à foutre. Une employée parvient au haut de l'escalier et nous dit bonjour. Bises pour le freluquet, poignée de main pour moi. On me présente à elle, elle feint d'être ravie de me rencontrer et file dans son bureau. Le freluquet la suit, pousse la porte et commence à l'engueuler, l'accusant de ne pas travailler. Le ton monte, elle lui demande de ne pas lui parler ainsi, il en rajoute une couche, elle lui demande de la laisser tranquille, il finit par sortir et traverse le hall pour entrer dans un autre bureau et se plaindre de l'attitude de la personne qu'il venait d'un peu malmener. Il explique qu'il ne peut pas travailler dans ces conditions, menace de partir et il revient vers moi le sourire aux lèvres. Il me dit quelque chose mais je n'ai pas trop envie de l'écouter.
Une jeune femme arrive. La trentaine, jolie, brune. Elle me demande si je suis bien M. Loiseau, j'acquiesce. Elle me propose de la suivre dans son bureau. Le freluquet m'emboîte le pas. Elle m'explique que la personne importante ne peut pas être présente. Je me demande encore un peu plus ce que je suis venu foutre ici. Le désagréable décide qu'il est tout à fait nécessaire que je commence par me présenter. C'est absolument ridicule, ils savent bien qui je suis, mais bon, je commence. Il m'interrompt et se lance dans une biographie bien approximative et réductrice. Je m'en fous. Une fois fait, il m'invite à présenter mon travail. Le truc, c'est que je n'ai qu'une base à présenter, une sorte de brouillon incomplet. Lui le sait bien. Bon, j'indique l'adresse où l'on peut voir le travail en l'état. Le jeune femme lance son navigateur et commence à saisir l'adresse dans le champ de recherche de Google. Je lui fais remarquer qu'il serait plus sûr de la saisir dans la barre d'adresse. Elle me regarde avec l'air de la personne désolée de ne pas comprendre une langue très étrangère à elle. Je montre du doigt et dicte avec patience. La page s'ouvre. Quelques critiques bien naturelles, je précise de nouveau que rien n'est terminé. Une critique plus insistante concernant la position d'un élément. Je me tourne vers le freluquet qui reconnaît être à l'origine de ce choix.
Il y a quelques semaines, nous avons eu une prise de bec à ce sujet. J'affirmais que son idée était idiote et ridicule, il m'a fait comprendre que c'était lui le chef. Je me suis exécuté. Il va falloir que je reprenne tout. Pas bien grave mais un peu agaçant. On parle un peu couleurs et trucs du genre et voilà, c'est fini. On me donne tout de même un logo "validé" en m'expliquant qu'il ne faut pas le rendre public (?) et qu'il ne doit être utilisé que pour ce site. On ne me demande pas de jurer sur la bible que je détruirai le document après usage mais nous n'en sommes pas loin.
Alors que je vais pour prendre congé, on me rattrape avec une question d'ordre technique incompréhensible. Un mélange de termes et de notions asses savoureux. Je tente de mettre de l'ordre dans les esprits et finis par expliquer simplement que oui, ce qui est demandé est déjà prévu.

Dans l'idée, le freluquet dont je parle est le responsable de la communication et la jeune femme semble occuper le poste de secrétaire de direction. Il ne sont pas vieux et je suis vraiment étonné qu'ils ne soient pas plus à l'aise que ça avec l'outil informatique. J'ai vraiment eu le sentiment que l'usage fait de cet outil doit être très spécifique à leur domaine strict et j'imagine que le tableur et le traitement de texte sont les logiciels les plus utilisés. Je n'ai rien contre mais je ne comprends pas que l'on puisse encore trouver des personnes de cette génération si mal formés à utiliser un navigateur et un moteur de recherche. Ça fait bizarre.

Sinon et pour passer à autre chose, je vous présente sur le document qui suit l'une des pires inventions du XXe siècle, invention qui a causé la ruine financière de son créateur. Cet ingénieur opportuniste, comme tant d'autres, s'est inspiré d'une invention plus ancienne et couronnée de succès pour imaginer la sienne, nettement inspirée et, paraît-il, plus dans l'air du temps, plus moderne, plus aboutie.
Un soir qu'il mangeait sa soupe au vermicelle, il observe la cuillère à potage qu'il tenait dans sa main droite et la fait tourner en affichant une lueur de joie et d'excitation jusque dans son regard. Ni une ni deux, il file dans son labo où il s'enferme pour deux nuits et un jour d'agitation frénétique. Au matin du deuxième jour, il sort avec sa dernière invention et s'empresse de déposer un brevet. Sans doute trop en avance sur son temps, croit-il, il ne parvient pas à convaincre les industriels contactés et alors, parce que notre homme est entreprenant, il met ses dernières économies dans son usine à lui, une usine avec ce qu'il faut de machines et de pointeuse et de cheminée qui pointe vers le ciel ! C'est le début de la gloire et de la fortune !
Sauf que non et c'est à n'y rien comprendre. Alors que la cuillère creuse a connu un beau succès au point que l'on peut la trouver dans toute ménagère normalement constituée, que l'on en trouve dans les foyers modestes comme chez les plus grands de la planète, la cuillère bombée n'aura pas su trouver sa clientèle et a été comme snobée de tous. Une bien triste histoire à la vérité !

Cuillères bombées

dimanche 4 juin 2017

Des auteurs à Rouffignac-Saint-Cernin-de-Reilhac

C'est dans la salle des fêtes de la commune, derrière la mairie, que se tenait la première édition du Salon du livre Régional de Rouffignac-Saint-Cernin-de-Reilhac et, déjà, on peut considérer que ce nom de commune est bien long à écrire.
Dans cette salle des fêtes, donc, une salle des fêtes comme il y en a tant, construite en longueur avec sa scène en hauteur et dans le fond, des tables avaient été disposées en épi et, à raison de deux auteurs ou auteures par table, ceux-ci étaient dans l'attente du visiteur curieux de découvrir ce que l'on pouvait éditer comme livres, ouvrages et monographies sur l'épineuse question des Périgords.
En bout de salle, en bas de la scène, juste au milieu, l'invité d'honneur trônait. Et cet invité d'honneur n'était autre que M. Pierre Bellemare lui-même en personne. Affable et aimable, il répondait avec gentillesse et bienveillance à tous. A deux pas, une autre personnalité était présente en la personne de Alain Bernard, ancien journaliste de Sud-Ouest et écrivain prolifique. Il était naturel que ces deux hôtes de marque se rejoignent et c'est le journaliste de la presse écrite qui fit le premier pas vers l'homme de la petite lucarne. Ce qu'ils se sont dit n'est pas connu mais nous ne pouvons douter un instant que ces propos relevait de la plus haute importance et étaient d'une haute qualité. Comment cela aurait-il pu être autrement ? Sur la photo que nous vous présentons et qui apporte une preuve par l'image de cette rencontre, nous pouvons voir M. Pierre Bellemare assis sur sa chaise et M. Alain Bernard debout sous son chapeau.

1er Salon du livre régional de Rouffignac
Des auteurs, il s'en trouvait donc toute une salle. Ils proposaient et présentaient leurs productions imprimées et l'on pouvait y trouver un peu tout ce qui fait l'intérêt du Périgord, de l'architecture aux faits d'Histoire en passant par la gastronomie, les réseaux ferroviaires ou les faits divers marquants. Mais tous les auteurs ne faisaient pas dans le régionalisme et ne traitaient pas tous stricto sensu d'un sujet périgordin. Nous pouvions rencontrer des romanciers-cières- qui, bien que vivant là, n'hésitent pas à situer l'action de leurs écrits bien au-delà des frontières du département.
Je n'ai pas eu beaucoup de temps pour m'arrêter à chaque table. Dans l'organisation, je note une idée qui m'a semblé curieuse et qui ne me paraît pas des plus judicieuses. Je vous disais que des tables avaient été disposées tout autour de la salle des fêtes et que chaque table accueillait deux auteurs. Ces tables avaient été rangées en épi et cela faisait que s'il était aisé de voir les ouvrages de l'auteur placé vers l'intérieur de la salle il n'en allait pas de même pour ceux de l'auteur assis côté mur. Il me semble qu'il aurait été possible de ranger les tables en U tout autour de la salle et de compléter l'aménagement avec des tables au centre de cette salle. Enfin bon.

samedi 3 juin 2017

Quelques secondes de temps de cerveau disponible

Mourez pas con, achetez le Palmier Achetez !

lundi 29 mai 2017

Recyclage d'une friche industrielle

Construction

vendredi 12 mai 2017

Fausseté

Hier dès demain

vendredi 21 avril 2017

Recrudescence de l'abstention dans la police

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lundi 17 avril 2017

Bad News

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samedi 8 avril 2017

Que ce soit bien clair

On ne va pas se mentir, ce billet va être fait un peu à l'arrache et juste pour qu'il ne puisse pas être dit qu'il n'y en aura pas eu. Pour être honnête, s'il n'y a ni photo ni dessin, s'il n'y a pas non plus de sujet bien défini, c'est juste que j'ai eu la flemme de démarrer l'ordinateur sur lequel je traite les images et auquel est raccordé le scanner. Un dessin, il y en a eu un de prévu pour aujourd'hui, un dessin qui devait être accompagné d'un sujet bien idiot comme je sais en imaginer. J'ai même commencé à écrire ce billet.
Au lieu de scanner le dessin, de finir d'écrire le billet et de mettre le tout en ligne, je suis parti sur la réalisation d'un dessin de la série des dessins que l'on m'a commandé et il faut bien que je les fasse, ces dessins. Ce n'est pas que je prenne un plaisir particulier à m'y consacrer mais c'est une question de conscience professionnelle. On m'a demandé de les faire, j'ai accepté, je me dois de respecter ma parole. Et puis, aussi, si je veux gagner un peu quelque chose, je ne peux pas compter sur les hypothétiques revenus liés à ce blog.
J'ai fait un dessin, j'en ai commencé un autre et je n'ai pas eu le cœur de démarrer cet autre ordinateur juste pour numériser un dessin. Ce n'est pourtant pas pour le temps que ça m'aurait pris. Mais ce dessin, je vous le réserve pour demain. Avec un peu de chance, j'aurai même le texte qui va avec mais ça, je ne le garantis pas. J'ai commencé à l'écrire et je vais même l'enregistrer en l'état mais je sens déjà que je vais avoir du mal à suivre mon idée du début et à le terminer d'une manière satisfaisante. On verra bien.

samedi 1 avril 2017

L'intelligence au service de la fainéantise

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A vous de jouer...

dimanche 26 mars 2017

Se marrer

Essai de test

dimanche 19 mars 2017

Juste ce qu'il faut, ni plus ni moins

De quoi c'est que je pourrais vous causer ce jour ? Tiens ! Je vais vous causer de ma vie. Ce matin, je me lève juste à l'heure qu'il faut et je file plein d'entrain faire juste la quantité de café nécessaire. Je bois un premier bol juste de la bonne contenance et fume une cigarette avec la quantité de tabac calculée au plus juste. Je la fume de la manière idéale et vais me débarrasser au gramme près de la matière fécale et de l'urine qui m'encombre le bas-ventre. Plus léger, je prends une douche à la température idéale et commence à glander le plus délicieusement du monde, sans la moindre once de culpabilité.
A un moment, il se trouve que j'ai envie de dessiner et parce que la vie est bien faite il me suffit de lancer la bras gauche vers l'arrière pour qu'il atteigne la ramette de feuilles vierges pendant que la main droite est déjà équipée du porte-mine que je préfère. Je n'ai aucune idée de ce que je vais dessiner mais cela ne me préoccupe pas. Quoi qu'il se passe, un dessin naîtra, c'est une certitude. Hop et hop et re-hop, des lignes apparaissent et je vois se créer un camion en mauvaise posture. La trame est là, j'ajoute les détails là où il est séant de les placer et je délaisse le porte-mine de chez Pentel pour le BrushPen de la même boutique. L'encrage va bon train et bientôt, alors que je n'ai été dérangé que par l'arrivée d'un copain qui avait envie de boire du café, le dessin est jugé terminé.
Alors, à partir de là, ça a commencé à merder un peu. D'abord, j'ai eu l'envie d'allumer un feu dans la cheminée parce que j'avais en prévision de me concocter un plat dont j'ai le secret et que je pourrais laisser mijoter au coin du feu. Le problème, c'est que le feu ne voulait pas prendre. Le bon côté, c'est que je me suis débarrassé d'un peu de ces saloperies de pubs que je conserve pour allumer le feu, le mauvais côté, c'est que ça m'a énervé, ces bûches qui refusaient de jouer leur rôle de combustible.
Et puis, comme si un motif à énervement ne suffisait pas, j'ai entrepris de tenter d'extraire des piles qui avaient gonflé dans une lampe torche. J'en ai tenté des astuces ! La pile bloquée a bougé de deux centimètres environ mais elle est toujours là. Finalement, je suis allé chercher la bombe de produit miracle et on verra bien. J'ai laissé la lampe de côté et je suis allé faire cuire mes haricots.
Les haricots, j'aime plutôt bien ça. C'est moins pratique que les pâtes, c'est peut-être un peu moins protéiforme que la pomme de terre qui se plie avec bonheur à tout un tas de préparations différentes et également délicieuses, mais j'aime bien le haricot longuement mijoté qui fond en bouche et prend mieux que personne le goût des autres ingrédients. Le haricot sait se gorger du piquant piment et du gras mouton et du sel et de la tomate. Il aspire tous ces goûts et parfums et ne les dénature jamais. Et puis, le haricot, ça fait cow-boy au bivouac avec la cafetière qui garde le café au chaud sur une pierre plate du foyer.

Arrêtons là ce panégyrique du haricot. Premièrement, je ne suis pas payé par le syndicat des producteurs de haricots et je n'ai pas de cadeau à leur faire. Je ne vais pas m'occuper de faire sa promotion sans contrepartie. Croyez-le, je paie mes haricots au prix fort, je n'ai pas de passe-droit, pas de coupon de réduction, pas de tarif préférentiel. Cela assure ma parfaite indépendance d'esprit et garantit mon impartialité honnête et libre. Ce que je dis au sujet du haricot ne regarde que moi. J'en dis ce que je veux comme je le veux. Je milite pour la liberté d'expression.
Et donc, le dessin de ce matin. Tout à l'heure j'ai démarré l'ordinateur auquel est relié le numériseur. J'ai posé le dessin sur la vitre, baissé le capot et lancé le logiciel d'acquisition. Automatiquement, grâce à un petit script que j'ai bricolé moi-même, le fichier a provoqué le lancement de Photoshop en arrivant dans le dossier où se rangent les numérisations. J'ai juste nettoyé un peu le dessin en enlevant les poussières et l'ai enregistré en jpeg pour une publication sur ce blog. A présent que j'ai jugé l'heure venue de publier un billet pour ce dimanche, je vais l'importer dans le dossier idoine sur l'espace disque loué chez mon hébergeur et vais l'intégrer dans ce billet. Si tout va bien, vous le verrez s'afficher après celle ligne.

Camion au fossé

vendredi 17 mars 2017

Ondes de choc

Pour un projet que je préfère garder secret pour le moment, j'ai besoin d'un poste de radio ancien. Et ça tombe bien puisque j'en ai un. Ce matin, je vais le quérir au garage. Il est raisonnablement poussiéreux. Je le monte à l'étage et commence à l'inspecter. Il n'y a pas de prise et le câble d'alimentation est en bien piteux état. Je vais chercher quelques outils afin de poursuivre l'inspection plus intimement. Je vois les lampes, le haut-parleur, un gros bloc qui doit être un transformateur. Le câble arrive à ce bloc auquel il est soudé sur des pattes de cuivre. Que fais-je ? Change-je le fil entièrement ou me contente-je de visser une prise au câble présent ?
On va faire simple, je me contente de placer une prise. On va jouer la sécurité. Ce n'est pas que je n'ai pas confiance mais il convient de se montrer prudent. Je branche la prise sur une multiprise équipée d'un interrupteur. Je bascule ce dernier et ça déclenche le disjoncteur différentiel. Ce n'est pas bon signe. J'arrête là. Je doute que le souci vienne simplement de ce fil en mauvais état.
Après tout, il n'est pas absolument nécessaire que le poste de radio fonctionne pour mon projet. Ce qui serait bien, en contrepartie, c'est qu'il produise un peu de lumière. Alors, j'ai une idée, je bricole un bazar et la lumière apparaît. Il va me falloir peaufiner la chose et je pourrai faire les premiers essais. Pour mener à bien ce projet, il va me falloir faire preuve d'ingéniosité et me pencher sur quelque outil informatique. Si le résultat est à la hauteur de mes espérances, ce sera parfait.

Radio actif

mercredi 15 mars 2017

Peut-on penser comme on veut ?

Ma maison est bâtie sur les fondations d'un ancien château et sur un nœud tellurique particulièrement fort qui ouvre sur la porte des enfers. D'ailleurs, cette porte est gardée par des esprits que l'on ne peut pas voir parce qu'ils sont en dehors du spectre lumineux visible par l'homme. Certains animaux comme le poulpe les verraient mais il n'y en a pas dans mon garage et cette absence est bien la preuve qu'ils ne sont pas présents parce qu'ils sont effrayés par ces esprits. En outre, dans les ruines des bases de ce château, si on creuse un peu, on trouve l'entrée d'un souterrain secret qui doit conduire, si j'en crois mes recherches, juste à l'endroit où se dressaient les tours jumelles de New-York. Et c'est assez logique si l'on considère qu'en numérologie, ma maison est strictement égal à "Twin Towers" ! C'est d'ailleurs assez fou, quand on y pense. Déjà, rien que le fait que j'habite exactement là, hein ? D'abord, j'ai pensé, naïvement, que c'était dû au hasard, que j'habitais à Azerat, juste dans cette petite maison, parce que, bon, cette maison était à vendre et qu'elle était dans mes prix. Mais pas du tout ! D'une longue discussion que j'ai pu avoir avec un ancien habitant des lieux, au tournant des XVIe et XVIIe siècle de notre ère, il appert qu'un célèbre alchimiste menait là des expériences assez incroyables et qu'il avait prévu mon arrivée. D'ailleurs, un parchemin que l'on m'a malheureusement dérobé (mais il n'y a pas hasard) annonçait ma venue à Azerat peu après le début du troisième millénaire ! Evidemment, je reçois des pressions du FBI et des états à la botte des puissances supérieures. L'autre jour, on m'a même coupé l'électricité pendant dix minutes. Et ils sont malins ! Pour que je ne puisse pas prétendre être particulièrement visé, ils ont tenté de me faire croire que l'électricité avait été coupée dans tout le village. Les autres habitants d'Azerat, tous de mèche, ont bien joué le jeu en affectant un air étonné. Je sais qu'ils sont tous payés pour me surveiller. L'autre jour, je sors de chez moi et, comme par hasard, la voisine arrivait en voiture. Alors que je ne l'avais pas vue partir !
On m'a enseigné l'art et la technique du voyage astral. Grâce à ce savoir ancestral, j'ai été en mesure de voyager dans le temps et l'espace et de connaître ma vie d'avant mon arrivée dans cette dimension. J'ai alors pu comprendre que l'on m'avait effacé la mémoire à la maternité comme on le fait à tous les nouveaux nés depuis que les Puissants ont pris le pouvoir sur la planète. Je sais de source sûre — parce que je l'ai vu de mes yeux — que nous autres, les vrais hommes, venons d'une autre galaxie d'un univers lointain et que nous sommes les enfants du Vrai Dieu (et pas de celui que l'on essaie de nous imposer). C'est dingue tout ce que l'on cherche à nous incruster dans notre tête pour masquer la vérité. Ces représentations de notre planète qui serait une sorte de boule flottant dans rien et tournant autour d'une autre boule ! Ridicule ! Et tout cela juste pour nous dissuader de reprendre notre voyage dans les univers multiples comme nous l'avons fait durant des milliards d'années auparavant. Nous sommes devenus les serviteurs des Maîtres qui nous ont asservis en nous implantant des fausses idées et en effaçant nos données à la naissance. Et ça, je le sais vrai parce que ça ne peut pas s'inventer.
J'ai réussi après un gros travail sur moi à rétablir la connexion avec mes cellules originelles. Les univers sont à notre image et nos cellules sont comme des galaxies. Et chacune de nos cellule à la taille de chacune des galaxies ! C'est juste une question de point de vue et c'est parce que, mais j'ai conscience que c'est contre-intuitif, les galaxies sont plus proches de nous que le sont nos cellules propres que l'on a l'impression qu'elles sont plus grande. Mais en fait, pas du tout ! C'est juste que nous nous voyons de l'extérieur et de plus loin. D'ailleurs, je ne suis pas le seul à le savoir. Nous sommes même des millions à avoir recouvré le savoir. Mais comme toujours, on nous dénigre et on veut nous faire taire. Cette illusion d'optique est maintenue pour que nous ne rendions pas compte que nous sommes beaucoup plus grands et forts que les Maîtres qui nous ont réduits à l'esclavage. Il y a un champ d'ondes gravitationnelles électro-magnétiques qui nous brouille la vision de qui nous sommes vraiment et sous couvert de techniques de communication on a mis des antennes relais partout. Avant, on utilisait les moulins à vent ou à eau pour perturber nos connexions neuronales mais quand ils se sont aperçus que l'on avait trouvé la parade, ils ont inventé la TSF et les avions à réaction et le téléphone portable en plus des sous-marins et des sonars. Du coup, on n'entend plus la voix de la mer quand on plonge la tête dans l'eau.

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Être trop crédule peut être un défaut qui confine à la bêtise. Certes. Nous nous sommes tous amusés à faire croire des énormités à une personne un peu bête ou à un jeune enfant. Il y a une malice un peu méchante à cela mais bon, on n'a pas une occasion de rire tous les jours. Et puis, ça peut avoir un rôle éducatif. En racontant des bêtises, on enseigne justement qu'il ne faut pas tout prendre pour argent comptant, qu'il faut recouper les informations, qu'il faut réfléchir un peu. Le problème, c'est que certaines personnes poussent cette idée jusqu'à des sommets. Je ne sais pas bien comment ça fonctionne mais il y a des personnes qui pensent qu'elles ne doivent rien croire du tout de tout ce qui peut être avancé par la "parole officielle" et qui préfèrent échafauder des histoires issues de leur imagination et souvent dans une direction qui mène vers la thèse complotiste. Et là, c'est grave. Croire en la présence sur Terre d'extra-terrestres cachés par l'armée, le FBI, une secte étrange ou des gourvenements unis dans un but pas très précis, après tout, bon, ce n'est pas si grave. Il y a des timbrés et il faut faire avec. Ce qui m'étonne, c'est que ces personnes parviennent à s'agréger en des groupes et à partager leurs délires. Comment peut-on en arriver à mettre en commun des délires ? Si je suis persuadé qu'il y a un être jaune à points roses posé sur mon épaule et qu'il me susurre des conseils à l'oreille, c'est peut-être pathologique à un niveau personnel mais je suppose que je vais avoir du mal à faire voir cet être aux autres.
Il y a beaucoup de choses que je ne suis pas en mesure de comprendre au sujet de ces délires de masse. Des histoires extraordinaires, ça doit exister depuis des temps très anciens. Depuis l'invention de l'imagination, si ça se trouve. La naissance de la science-fiction date peut-être de cette époque lointaine où quelqu'un a cherché à expliquer le tonnerre ou le feu ou la mort. Je ne sais pas si l'imagination existe ailleurs dans le monde animal ou végétal. Je ne sais pas si les autres animaux sont capables d'inventer des histoires. Mais le fait est que nous, nous sommes pourvus de ce don. Pas tous au même niveau, c'est sûr, mais dans l'ensemble, je pense que tout le monde est capable d'inventer des histoires et que tout le monde invente des histoires. A commencer par le rêve. Et donc, il y a très longtemps, l'Homme a commencé à raconter des histoires. Il a inventé des cosmogonies, la littérature, le cinéma et est arrivé l'Internet.
Je ne pense pas qu'il y ait eu des personnes pour croire les histoires de Jules Verne. Auparavant, on pouvait croire celles de l'Église mais alors, celle-ci avait une autorité et le peuple était sciemment gardé dans une ignorance des choses. Ceci dit, tous ne croyaient pas les gens d'église. Dans les fictions revendiquées, en littérature, en théâtre, au cinéma ou dans les contes, un marché est passé avec les personnes qui reçoivent l'histoire. Elles doivent être d'accord pour jouer le jeu, pour éteindre leur esprit critique, pour mettre de côté ce qu'elles savent, ce qu'elles ont appris. C'est une convention. Pareil pour la magie. On sait qu'il y a un truc, on sait que l'on est trompé, mais on l'accepte en connaissance de cause. Une fois le spectacle terminé, on reprend sa raison et l'on ne croira pas que l'on pourra être coupé en deux dans la boîte du prestidigitateur.
Avec Internet, il est devenu très aisé de raconter n'importe quoi, de colporter n'importe quelle idée, de prétendre, de partager. Avant Internet, il y a eu un journal qui s'appelait "Infos du Monde". J'ai connu des personnes qui pensaient que l'enfant chauve-souris existait. Elles n'étaient pas dupe de tout mais pensaient sincèrement qu'il y avait des faits avérés dans cette publication à caractère humoristique. Mais là, sur la toile, ce n'est pas de l'humour. On y trouve les "preuves" de tous les complots ourdis par d'obscures organisations aux buts pas très bien définis. Un coup, ce sont les extra-terrestres, un autre ce sont les francs-maçons ou les communistes ou les Juifs ou les riches ou le cartel des industries pharmaceutiques ou l'ordre des médecins ou encore la corporation des charcutiers-zingueurs. A chaque chose pouvant se passer ici ou ailleurs voire plus loin encore, il y a le complot qu'il faut. C'en est presque rassurant, finalement.
Mais voilà, ce que je ne peux pas concevoir, c'est bien que ces conneries complotistes soient virales. Qu'est-ce qui peut bien se passer dans l'esprit de toutes ces personnes pour les conduire à adhérer aux explications alambiquées des abrutis qui fourmillent sur Internet ? Il vient d'où, ce besoin de croire à l'improbable plus qu'à la banalité évidente ? C'est peut-être un besoin de merveilleux ? Possible. Voir un visage ou un animal dans les nuages ou dans les motifs d'un vieux mur, ça s'appelle la paréidolie. C'est normal, il ne faut pas s'en inquiéter. Il paraît même que c'est lié au darwinisme, que ce serait une aptitude conservée à travers les âges. En gros, c'est l'histoire que l'on aurait plus de chance de survivre en se méfiant des signes les plus anodins qu'en faisant une confiance aveugle à sa bonne étoile en toute situation. Penser voir un tigre aux dents de sabre dans un roncier et s'enfuir, c'est mieux pour sa survie que penser à une illusion d'optique sans importance lorsque l'on voit un troupeau de mammouths se diriger au pas de course vers soi.
Le besoin de merveilleux, d'explications magiques, c'est plus excitant que de s'arrêter au plus possible, au plus probable, au plus facilement explicable. Une soucoupe volante, ça a un peu plus de gueule qu'un vulgaire avion ou qu'un phénomène naturel. Penser que si l'on n'a rien vu à tel endroit, c'est juste que les traces ont été effacées, ça vous plonge dans le monde délicieux du merveilleux fantastique ! Cette imagination est un bienfait lorsqu'elle sert la création artistique du peintre, de l'écrivain, du conteur ou du cinéaste. Elle est un vrai problème lorsqu'elle tombe dans la tête d'un détraqué manipulateur paranoïaque. Je pense qu'une légère dose de paranoïa, comme pour la paréidolie, entraîne une certaine dose de méfiance souveraine mais là, c'est autre chose. Je ne suis même pas certain que toutes les affaires colportées sur Internet aient pour origine une personne souffrant d'une pathologie mentale. Je pense qu'il y a des manipulateurs qui agissent pour de troubles raisons. Et du coup, voilà que je suis atteint par l'idée du complot. Mince.
Je ne fréquente pas ces sites Internet. Parfois, je tombe dessus. Il y en a beaucoup. Souvent, pas toujours mais souvent, ces sites sont richement pourvus en annonces publicitaires. Certains de ces sites engrangent vraiment beaucoup de visites et, donc, génèrent pas mal de revenus grâce aux publicités. Le but serait alors de créer le buzz et d'attirer un maximum de gogos en recherche de merveilleux. Je ne fréquente pas ces sites Internet, donc, mais au hasard de mon butinage il m'arrive de tomber sur l'un ou l'autre d'entre eux. Ainsi, j'ai pu apprendre que les pyramides égyptiennes et la plupart des monuments anciens ont des extra-terrestres comme architectes, que l'on peut soigner toutes les maladies (créées en laboratoire d'ailleurs) par le jeûne ou par des thérapies simples à base d'imposition des mains ou de bains de pieds dans une solution à diluer dans dix litres d'eau (en vente sur le site), que notre planète abrite toute une population d'êtres mystérieux dans ses entrailles, que les attentats de Charlie Hebdo ou du Bataclan tout comme la prétendue guerre en Syrie n'ont jamais existé. Et encore, je ne dis rien de ce que j'ai appris à propos de l'histoire montée de toute pièce à propos de la Shoah ou des inepties concernant l'âge de l'Univers et de la falsification de son histoire avec l'invention des divers fossiles (soi-disant trouvés par des archéologues). D'ici à ce que j'apprenne que l'on nous a remplacé notre soleil dans la nuit ou que ce que l'on voit du ciel n'est rien d'autre qu'une grande toile tendue là...
J'ai rencontré diverses personnes gagnées à ces idées. J'ai même tenté de les raisonner un peu, de leur faire prendre conscience de l'absurdité de leurs croyances. Je ne suis pas assez doué pour ça, c'est peine perdue. Il arrive toujours un moment où c'est à moi d'apporter la preuve de la non-existence de l'être de Roswell ou que ce n'est pas le gouvernement qui a tué Cabu... C'est usant.

Heureusement, pour contrer ces idées il existe des personnes compétentes et motivées. La tâche est énorme et sans doute malheureusement vouée à l'échec. Depuis quelque temps par exemple, il y a une communauté de sceptiques et de zététiciens qui tentent de casser toutes ces croyances, de combattre le paranormal, de lutter contre les idées nauséabondes ou contraires à la vérité scientifique. Leur arme, justement, c'est la science. Elle n'est pas sans failles, elle ne peut pas tout expliquer (mais ce n'est pas son but), elle a le caractère de vérité... jusqu'à ce qu'elle soit réfutée. Et alors, bien sûr, c'est là la brèche où s'engagent ceux qui sont contre la science. Si la science peut être réfutée, c'est qu'elle n'est pas vraie. On ne peut pas réfuter l'existence de dieu, par exemple. Donc dieu est vrai. CQFD.
Il y a des gens qui pensent que la Lune a une influence sur les naissances ou sur la croissance des carottes ou sur la pousse des cheveux. La science s'est intéressé à cela, a démontré qu'il n'y avait aucun impact sur rien et pourtant, ces gens persistent dans leurs croyances. D'autres pensent que l'eau a une mémoire et se soignent avec des granules de sucre D'autres encore estiment que les astres influent sur leur destinée. Il en est aussi pour croire qu'une voiture rouge roule plus vite qu'une automobile grise ou jaune, que l'industrie motocyclettiste européenne a été tuée par un complot mené par les francs-maçons juifs et nazis du Japon. Finalement, tout cela n'est pas bien grave. Celui qui a besoin de croire croira. On n'y peut rien. Des fois, je me demande en quoi je crois. Il y a forcément des trucs qui traînent dans mon ciboulot et qui ne sont pas très rationnels. Je crois qu'un Macintosh est mieux qu'un PC-Windows, par exemple. En fait, c'est plus que j'ai une expérience plus grande de l'environnement de chez Apple. Je ne suis pas si con que ça non plus. Je ne crois pas que Canon soit meilleur que Nikon. Il se trouve juste que la vie a fait que j'aie eu des objectifs pour Canon au moment où j'ai eu l'idée d'acheter un appareil photo reflex numérique et que je suis reparti sur cette marque par économie et par confort. En quoi je crois, moi ? Je crois que le vin de Bergerac est assez bon pour moi mais je sais que des vins bien meilleurs sont produits ailleurs. Je crois que la vie ne dure qu'un temps. Je crois que la mort n'est rien d'autre que l'arrêt de la vie et qu'il n'y a rien après. Je crois que l'on est un peu dans la merde et que ce n'est rien par rapport à plus tard mais qu'il va nous rester de bons moments à vivre. Je crois que la vie s'arrêtera sur la Terre et que le soleil s'arrêtera de briller et que notre galaxie finira absorbée par un trou noir (enfin peut-être et sans doute pas tout de suite). Je crois qu'il y a tout un tas de mystères inexpliqués qui le resteront pour moi. Je crois qu'il y a une quantité de choses que je ne pourrai jamais comprendre parce que je ne suis pas assez intelligent ou compétent. Je crois qu'il y aura assez peu de personnes pour lire ce billet jusqu'au bout.

samedi 11 mars 2017

Preuve flagrante d'une mauvaise volonté caractérisée

Je rentre de la banlieue de Périgueux où j'étais pour affaire. Je rentre et n'ai pas envie de démarrer l'autre ordinateur pour choisir une illustration réservée au blog pour les cas où je ne trouve rien de bien affriolant à raconter. Curieusement, je préfère faire la vaisselle qui attend depuis avant-hier soir et me préparer quelque chose à manger pour ce soir. Ce sera un plat de pâtes avec une sorte de vilain ragoût d'agneau cuisiné il y a déjà plusieurs jours de cela.
Pourtant, en revenant et en passant par les petites routes que je préfère souvent aux grandes artères, je me suis arrêté pour faire une photo qui arrivera un jour prochain sur le blog. Là où j'étais, j'ai également déclenché pour quelques images qui promettent d'être bien intéressantes. Il n'est pas sûr qu'elles soient un jour sur le blog, il faut que j'y réfléchisse.
J'étais à côté de Périgueux pour une histoire de site Internet réalisé il y a plusieurs années de cela. La société qui s'est chargé de construire et maintenir ce site a, à mon sens, mal agi. C'est à dire que, déjà, le site n'est pas très joli. Cela est une question de goût, je le concède. Là où je vois un gros problème, c'est que cette société s'est fait payer durant plusieurs années au nom d'une prétendue maintenance alors que, visiblement, rien n'a jamais été fait depuis plus de cinq ans. En quelques mots pesés, on peut dire que mon possible futur client s'est fait avoir.
Il est un peu en colère, ce futur possible client. Ce n'est jamais agréable d'avoir le sentiment d'avoir été pris pour ce dindon de la farce dont on cause. Et d'autant moins que l'on pense avoir été dupé par une personne qui avait toutes les apparences de l'ami fidèle. Moi, je ne savais pas grand chose de tout cela. On me demande une sorte d'analyse et je la fais. Je note quelques problèmes, fais quelques propositions. Mais la société conceptrice du site refuse pour le moment de livrer les codes permettant l'accès à l'interface de gestion du site et à celle de l'hébergeur. On en est un peu là pour le moment. Une possibilité d'avoir à travailler sur un projet intéressant et un prestataire qui y met de la mauvaise volonté. Ce qui prouve que je ne suis pas le seul au monde à pouvoir faire preuve de mauvaise volonté.

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