Des choses...

vendredi 16 août 2019

On ne compte plus les bougies

Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de quelqu'un. Certainement, il ne doit pas manquer de personnes qui sont nées un 16 août sur cette planète. Patrick Balkany, par exemple. Mais ce n'est pas à lui que je souhaite un bon anniversaire — quoique —. Ce n'est pas non plus ni à Sheila ni à Pierre Richard mais bien à une personne qui suit ce blog et qui saura peut-être se reconnaître. Et à l'instant, je me dis que vous êtes peut-être plusieurs à être nés un 16 août. Du coup, puisque j'use de prudence, toutes ces personnes penseront que j'aurai eu une pensée pour elles alors que pas du tout. J'espère qu'elles ne m'en tiendront pas rigueur mais je dois reconnaître que, de ces autres personnes, je n'en ai rien à faire. Peu importe.
Je ne veux pas critiquer. Naître un 16 août, après tout, si on n'a vraiment rien d'autre à faire ce jour là, pourquoi pas ? Ce n'est finalement pas pire que de naître la veille ou le lendemain. Moi qui aie la chance de ne pas naître dans les environs proches de ce jour qui a vu, en 1870, ce que l'on appelle "l'affaire de Hautefaye" faire les titres des journaux, je ne peux que constater avec une pointe de tristesse le manque de discernement de ces gens qui naissent n'importe quand. Il est possible, je l'ai entendu dire, que l'on ne décide pas toujours de sa date de naissance et qu'il est parfois délicat de demander à sa mère de ne pas pousser. A mon avis, c'est avant tout un manque de personnalité, un déficit de détermination, qui empêche tant de gens de choisir la bonne journée pour leur venue au monde. Mais enfin, tout de même, vous serez d'accord avec moi pour dire que naître un 16 août, ça ne vous serait pas venu à l'idée.

lundi 12 août 2019

Hésitation

J'hésite. Un dessin de moto ou un dessin d'autre chose ? J'ai les deux. Ils sont encrés, là, sous mes yeux. J'ai nettoyé le pinceau, refermé le flacon d'encre de chine, fini de gommer les traits de crayon et j'hésite. Peut-être que les motos sont un peu lassantes mais peut-être aussi les autres dessins n'ont pas d'intérêt. Peu importe, il faut choisir. Ou ne pas choisir, après tout. Je peux mettre les deux dessins.
Je peux jouer ça à pile ou face. Je peux aussi dire que si je vois un oiseau rose passer devant les vitres de ma fenêtres, ce sera ceci ou cela. L'alternative au choix entre deux dessins est de n'en mettre aucun. Ça peut se faire aussi. Je fais bien ce que je veux. Par exemple, je peux aller faire la vaisselle. Si je veux, bien sûr. Il se trouve que je n'en ai pas l'envie dans l'immédiat.
Ce matin, j'ai aussi fait un crayonné et deux encrages pour un client. Ces dessins, je ne peux pas vous les montrer parce que je considère qu'ils ne m'appartiennent pas. C'est con parce que le crayonné, il est tout de même pas mal. Remarquez, le dessin de la moto, il est bien aussi. Je ne suis pas sûr que vous méritiez un si beau dessin, finalement. Si c'est le cas, il va falloir le prouver. Du coup, ça y est, le choix est fait. C'est l'autre dessin que je vous donne aujourd'hui.

mercredi 7 août 2019

Si jamais j'avais l'intention de rire un peu, j'écouterais de la musique militaire voire, pire encore, du jazz

Je souffre[1] d'un mal étrange. Lorsque je me sens d'une particulière bonne humeur[2] et que je souhaite entretenir cette souriante gaieté, il peut m'arriver d'avoir l'envie d'écouter de la musique. Et alors, lorsque cela m'arrive, j'ai deux albums qui me viennent immédiatement à l'esprit. "The Wall" de Pink Floyd et "Amused to Death" de Roger Waters. Vous admettrez que je suis assez curieux. Il faut dire pour celles et ceux qui ne le savent pas ou qui l'auraient oublié que ces albums n'ont rien de très joyeux. C'est bien le moins que l'on puisse dire.
Aujourd'hui, alors que rien ne pouvait le laisser supposer[3], j'ai eu cette idée d'écouter de la musique et j'ai sorti ces deux albums que j'ai écoutés avant de poursuivre avec "Animals", toujours de Pink Floyd. Ensuite viendra le temps, sans doute, de "Wish You Were Here" et, peut-être de "Dark Side of the Moon". Oh ! Je vous entends venir. Vous allez prétendre que je suis "fan" des Pink Floyd. Honnêtement, je ne pense pas que l'on puisse dire cela. A l'extrême limite, on peut avancer que c'est peu ou prou le seul groupe que je supporte. Mais pas supporter au sens du "fan" qui supporterait un groupe, non. Dans le sens "que je trouve supportable". En fait, je ne suis pas très sensible à la musique.
Bien sûr, je peux écouter à l'occasion d'autres musiciens ou groupes. Bon. On ne peut pas toujours être parfait, on peut se laisser aller à certaines faiblesses. D'une manière générale, j'écoute peu de musique. On ne peut pas parler de réel désintérêt mais plutôt, me semble-t-il, d'un déficit de curiosité pour cet art. Je ne suis pas très curieux par nature, je ne suis pas un explorateur ou un découvreur, un défricheur. Si l'humanité m'avait attendu pour avancer, nous en serions encore à un stade bien archaïque.
L'envie d'écouter de la musique est arrivée alors que j'étais en train d'encrer des dessins et que je me suis rendu compte que l'émission diffusée par France Inter m'emmerdait prodigieusement. Je n'aime pas être emmerdé. Alors, j'ai mis le premier disque de "The Wall". J'ai bien monté le volume. Assez pour ne plus rien entendre des sons du dehors. C'est un peu comme cela que j'entends la musique. Du bruit pour couvrir des bruits encore plus désagréables. De toutes les formes artistiques, la musique est sans aucun doute la plus agressive. On peut fermer les yeux devant une peinture ou une sculpture, détourner les yeux d'une œuvre architecturale, ne pas regarder un film, ne pas lire un livre, on ne peut pas refuser d'entendre, de subir les sons. Ceci dit, dans la vie de tous les jours, je suis plutôt heureux de ne pas être sourd. La vie est bien difficile.


Soit disant que les sourds n'entendent pas. Et parfois, il faut en convenir, ce doit-être un bienfait véritable que ne pas entendre. HIer, j'étais à la capitale de la Dordogne pour travailler. Aurais-je été sourd que je n'aurais sans doute pas entendu une connerie monumentale proférée par une personne que je soupçonne d'être gravement idiote. Alors que j'expliquais que pour imprimer une image en bonne qualité il fallait que cette image soit de grande dimension, qu'elle ait beaucoup de pixels, cette personne a proposé d'afficher ladite image sur un écran et de la photographier avec son appareil photo numérique au capteur bien pourvu en photosites. Pour elle, il allait de soi, sans malice, que l'image résultante serait de bonne qualité et tout à fait apte à répondre à mes attentes. J'ai hésité sur la conduite à tenir. Insulter ? Partir ? Rire ? J'ai choisi de me taire. Un silence gêné. Un silence qui disait tant et tellement ma tristesse de voir tant de connerie en une personne rassemblée. Sincèrement, j'ai eu de la peine pour elle. Evidemment, j'en ai eu encore plus pour moi qui étais en l'instant obligé de supporter cela.
Souvent, je m'en fais le reproche, j'ai tendance à me penser plus intelligent que je le suis. En corollaire, je considère souvent aussi que mes semblables, mes sœurs, mes frères d'infortune, sont d'une bêtise affligeante qui justifie tous les massacres de masse et la bombe nucléaire. Je ne suis pas quelqu'un de méchant mais si l'on me demandait la permission de nous débarrasser de quelques milliards d'êtres humains, j'accorderais sans hésiter cette permission.

Notes

[1] en fait pas du tout

[2] cela n'arrive pas souvent

[3] quoique j'ai passé une nuit plutôt agréable et facile

vendredi 2 août 2019

Plus jamais ça, les mesures de la République en marche

dimanche 28 juillet 2019

Sur les ruines fumantes de l'industrie française

Imprimerie Générale du Périgord

vendredi 26 juillet 2019

Avez-vous déjà croisé un connard ?

Vous avez déjà vu un connard ? Il m'est arrivé de me voir dans un miroir et de me reconnaître. Il me semble qu'il n'existe pas un connard type. Il peut revêtir différents aspects jusqu'aux plus insoupçonnés. On ne peut pas se fier à la gueule ou à l'apparence de la personne. Sauf pour quelques cas d'école exceptionnels où il n'y a aucun doute possible. Parfois, on comprend que l'on est en présence d'un connard dès le premier mot ou dès le premier geste. Dans les cas les plus communs, on peut ne pas comprendre avant un certain temps à qui on a affaire. On peut se tromper sur la vérité d'une personne pendant assez longtemps et s'en vouloir de n'avoir pas été plus perspicace à l'heure où l'on finit par lever le voile.


Le connard est souvent une personne qui sait et qui tient à le faire savoir. Il sait que ce qu'il sait est ce qu'il faut savoir et que le reste ne mérite pas d'être su. Il sait comment il convient de faire la vaisselle et n'admet pas que l'on puisse pratiquer autrement ; il sait que ce qu'il a fait de sa vie est ce qu'il convient de faire d'une vie et il ne n'envisage pas que l'on puisse gâcher une vie à faire d'une autre manière. Il sait que ce qu'il lit, regarde, écoute, boit, mange, conduit, achète, vote, croit, aime, n'aime pas, fait ou ne fait pas est juste exactement ce que tout un chacun devrait lire, regarder, écouter, boire, manger, conduire, acheter, voter, croire, aimer, ne pas aimer, faire ou ne pas faire. Il est intransigeant et ferme sur ses positions. Il n'accepte pas la contradiction et exige qu'on l'écoute ad nauseam. Jamais, en aucun cas, il ne doutera de son avis sur les choses du monde. Toujours il se fiera à son intuition. Il conspuera tous ceux qui oseront ne pas partager ses certitudes quand bien même ceux-ci seraient des sommités dans leur domaine. Si un scientifique, après des années d'étude consacrées à la compréhension d'un phénomène, se pense être en mesure d'avancer des hypothèses ou des théories, cela n'aura guère de poids face à l'intuition éclairée du connard. Rien n'est plus fort que la connerie et c'est sans doute la raison qui fait que c'est elle qui gouverne le monde.
Ce qu'a vécu le connard, que ce soit agréable ou pas, c'est la norme. S'il a fini, au terme d'études laborieuses, par décrocher un diplôme obscur, il va s'en prévaloir avec excès. Il ne pourra pas envisager un instant que des personnes pourront être plus compétentes que lui dans le cadre de ce savoir. A ce titre, il me semble que l'on peut rencontrer un bon nombre de connards chez les ingénieurs qui pensent tout savoir à propos de tout. Ainsi, j'en ai un jour rencontré un qui avait travaillé dans le domaine de l'informatique au sein de Thomson et qui se pensait habilité à donner des leçons à propos d'à peu près tout ce qui pouvait toucher à l'usage de l'outil informatique. Parce qu'il avait touché à des ordinateurs français au temps de vie active, il prétendait qu'il était sot d'utiliser des logiciels "tout fait" alors que l'on pouvait les écrire pour qu'ils répondent à ses besoins. La conversation portait précisément sur le logiciel Photoshop de chez Adobe. Il m'affirmait qu'il se sentait en mesure de concocter les outils nécessaires à produire les mêmes résultats en écrivant quelques lignes de code. Il se targuait aussi de maîtriser mieux que quiconque la création de sites Internet. J'avais eu par la suite l'occasion d'admirer les pages qu'il avait produites. Je ne pouvais que m'incliner humblement, j'avais affaire à un vrai de vrai.
Le connard sait que, lui, il peut rouler vite aux commandes de son bolide parce que :

  1. Il sait conduire
  2. Les autres ne savent pas conduire

Mais, le connard peut aussi refuser de rouler à une vitesse raisonnablement élevée parce que :

  1. Il sait que cette vitesse est largement suffisante
  2. Les autres usagers n'ont pas de raison d'être plus pressés que lui


Le connard, à partir d'un certain âge pense immanquablement que c'était mieux avant, que ça ne vaut plus rien aujourd'hui, que l'on avait bien du mérite autrefois, que tout est donné à tous aujourd'hui et que l'on n'a plus le sens de l'effort. Le connard aime critiquer ses semblables. Elle ne devrait pas s'habiller ainsi parce que ça ne lui va pas, il ne faudrait pas qu'il ait la peau si foncée, ça ne lui rend pas service. Le connard n'accepte les autres qu'à la condition qu'ils lui ressemblent assez. Alors, il rejoint un groupe des gens comme ceci ou comme cela qui pensent comme ceci ou comme cela. Les connards aiment cultiver la connerie en troupeau. Le groupe permet à la connerie de s'exacerber, de prendre de l'ampleur, de s'exprimer pleinement. Isolé, le connard se sent moins fort et il peut même arriver qu'il se mette à douter. Le connard n'aime rien moins que le doute.
C'est pour cela que le connard est raciste, sexiste, intégriste et simpliste. Le connard n'aime pas ce qui est différent ou étranger. S'il est Français, il affirmera que l'on ne sait manger qu'en France et que le territoire national appartient aux Français. Le connard a une idée très précise des limites de son territoire. Son salon, sa maison, son quartier, sa commune, son département, sa région, son pays. Le connard aime aussi la propriété. Il a sa femme/son mari, ses enfants, sa voiture, sa moto, sa télé, son boulot. Dans toute sa superbe, le connard se place au centre de l'Univers et imagine que tout tourne autour de sa petite personne. Le connard n'est pas pour autant avare. Il aime donner son avis, partager ses idées, diffuser ses opinions. Il se montre volontiers prosélyte et est un précieux collaborateur, bénévole et infatigable, pour les entreprises. Il aime endosser l'habit du zélé évangéliste pour les marques qu'il a adoptées. C'est bien normal si l'on considère que le connard sait faire le bon choix en toutes situations. Il sait ce qui est le mieux et il le sait parce que, ça tombe bien, c'est juste ce qu'il a. Et comme il ne peut pas se tromper, on peut lui accorder une aveugle confiance.

Le connard se trouve partout. Moi-même, je le reconnais, je suis un connard. Au moins parfois, dans quelques situations. Je ne suis pas très fier de devoir le reconnaître mais bon, au moins j'essaie d'être un peu honnête.

samedi 20 juillet 2019

Tourisme et traditions locales

vendredi 19 juillet 2019

Dessin un peu ancien retrouvé

dimanche 14 juillet 2019

Le jour du quatorze juillet

Je reste dans mon lit douillet. On m'avait dit que je devais me trouver quelque part soit le 12, soit le 13, soit le 14. Hier, nous étions le 13, je n'ai pas pu être là où on m'espérait. La veille, le 12, j'y suis allé. Sans doute trop tôt dans la matinée. Ceux que je devais rencontrer n'étaient pas là. Aujourd'hui, je n'ai pas envie de bouger de chez moi. Tant pis, un nouveau rendez-vous sera convenu… ou pas. Je m'en fous.
La musique qui marche au pas, cela ne me regarde pas. Et c'est vrai et faux. Parfois, je peux trouver un certain charme à une marche quasi militaire mais surtout révolutionnaire. Je ne le cache pas, je peux être sensible à une musique qui appelle à un élan collectif, à prendre les armes et à aller taquiner l'oppresseur. Seulement d'un point de vue intellectuel et romantique, toutefois. Celui qui me fera marcher au pas, il n'est pas né. Ceci dit, rester dans le lit douillet, faut pas pousser non plus. Je ne peux pas dessiner dans le lit. Ça ne me convient pas. Certains y parviennent sans doute. Pas moi.
Je ne fais pourtant de mal à personne, en n'écoutant pas le clairon qui sonne ! Et de fait, le clairon n'est pas l'instrument de musique à qui va ma préférence. Et si je réfléchis un instant à la question des instruments de musique, je dois reconnaître que je n'ai pas d'instrument préféré. Sans doute est-ce parce que je n'aime pas la musique. Je n'aime pas trop le bruit d'une manière générale. Je sais bien que l'on doit ordinairement distinguer le bruit de la musique. Il paraît que ce sont deux choses distinctes. Je veux bien tenter de faire l'effort de le croire mais force est de constater que, dans la majeure partie des cas, les éventuelles différences ne sont pas flagrantes.
Le 14 juillet, on fête la prise de la Bastille. C'est l'événement qui marque le début de la Révolution française. On peut se demander pourquoi nous avons besoin d'une fête nationale, pourquoi il faudrait que celle-ci donne l'occasion à des militaires de défiler et quel est le rapport entre cette Révolution et ces néfastes de politiques qui s'occupent de nous en attendant que le peuple, un jour peut-être, s'occupe d'eux. Je nourris une haine sincère contre l'armée et contre ces connards de politiques. Ce qui est bien avec la haine, c'est que j'en ai pour tout le monde. Mes réserves de haine sont inépuisables. J'en donne aux religions, aux sportifs, aux hommes et aux femmes, aux flics et aux chefs. J'ai la haine facile et il n'est pas difficile de pouvoir en bénéficier.
Ce matin, j'ai fait un dessin. J'en avais commencé un autre lorsque j'ai eu l'idée de celui-ci. Il s'agit sans doute d'une sorte d'extra-terrestre. Je ne sais pas d'où il vient, où il est, ce qu'il fait ou pense. Ce n'est pas mon boulot d'expliquer.

jeudi 11 juillet 2019

C'est l'homéopathie qu'on assassine !


dimanche 7 juillet 2019

La part des anges

C'est un copain qui m'a donné l'information. Dans la nuit du 2 au 3 juillet, dans le Kentucky, un entrepôt de Jim Beam a été victime d'un incendie causé par la foudre. Ce sont 45000 tonneaux de bourbon qui sont partis en fumée, 9 millions de litres du spiritueux envolés directement vers les nuages. Les anges ont dû bien en profiter.

samedi 29 juin 2019

Dessin infini

jeudi 27 juin 2019

Aujourd'hui n'est pas un jour tout à fait comme les autres

Vous avez remarqué ? Pour peu que vous habitiez en France métropolitaine et que vous ne soyez pas un enfant de la famille Courjault, il y a peu de chance pour que ça vous ait échappé tout à fait. Si vous ne l'avez pas noté de votre propre chef, vous ne pouvez pas avoir totalement évité la presse papier ou la radio ou la télé. Heureusement qu'il existe ces médias pour nous dire ce qui importe.
Eh oui ! C'est l'été et il fait chaud. Même, mieux encore, c'est de la chaleur de canicule ! De la vraie qui affole le thermomètre et qui fait craindre l'hécatombe pire qu'aux meilleures années. Pire que 2003, voire ! De la bonne grosse canicule comme on n'ose pas en espérer dans les rédactions, de la canicule qui permet de vendre du papier ou du temps de cerveau disponible. Et on y va avec les conseils d'hydradation, avec les risques pour la santé, avec les soins à apporter aux plus jeunes et aux plus vieux. C'est pas du journalisme d'investigation mais c'est bien tout de même.



Et donc, ce jour est un peu spécial. C'est l'anniversaire de quelqu'un que vous connaissez tous, peut-être pas physiquement mais que vous connaissez tout de même. C'est vraiment une personne bien dont je ne saurais dire du mal. Il m'est difficile de lui trouver le moindre défaut et je ne peux que m'épandre en dithyrambes enjouées. Cette personne, franchement, c'est quelqu'un de bien et je ne suis pas le seul à le penser. Ça, j'en ai la certitude ! Je ne voudrais pas mettre à mal sa légendaire modestie en m'étendant trop sur tous les compliments qui me vienne à l'esprit à son évocation.
Vous l'aurez compris, aujourd'hui, c'est l'anniversaire d'Isabelle Adjani[1][2].

Notes

[1] C'est aussi celui de de Louis XII

[2] Et c'est également celui de quelqu'un présent sur ce blog à l'occasion

dimanche 23 juin 2019

La science n'a pas dit son dernier mot

La science n'est jamais à court d'idées nouvelles. Elle vient de faire un pas de plus vers le progrès, un bond en avant spectaculaire qui va changer la marche du monde et la vie de plein de gens à travers le vaste monde. En effet, grâce à un ensemble complexe de techniques élaborées et de calculs savants, des chercheurs expérimentés sont parvenus, au sein d'un regroupement de laboratoires de recherche disséminés sur tout le territoire, à mettre au point un procédé révolutionnaire qui remet ni plus ni moins la question même du vivant en cause. Tout ce que l'on croyait savoir à ce sujet est remis en question et les découvertes faites ces temps derniers rebattent les cartes tout en ouvrant des perspectives insoupçonnées auxquelles nous n'aurions pas osé croire si l'on nous les avait raconté encore récemment.
A l'aide de formules compliquées écrites à même le tableau noir, les scientifiques vêtus de leur blouse blanche réglementaire ont convoqué l'ensemble de leur savoir et ont mis leurs meilleurs neurones à contribution pour découvrir et inventer ce que l'on peut légitimement qualifier de particulièrement novateur. Sur des paillasses encombrées de pipettes et autres éprouvettes, ces cerveaux de l'impossible, tous issus des plus brillantes écoles de l'hexagone, fruits des meilleures filières d'excellence de notre pays, ont imaginé l'impossible et l'on concrétisé.
S'il est encore un peu tôt pour voir des applications dans nos vies quotidiennes de tous les jours, il est à parier que nous ne serons bientôt plus ce que nous avons été réduits à être depuis la nuit des temps, depuis que nous étions couverts de peaux de bêtes mortes et que nous chassions âprement avec des bâtons de bois et des outils de pierre. Ce temps est bien fini et nous pouvons aujourd'hui proclamer tout de go que nous sommes entrés de plain-pied dans la modernité du futur dès aujourd'hui.
La gloire et les plus importantes distinctions, le Nobel et la consécration, attendent certainement ces chercheurs victorieux qui permettent une fois encore à notre patrie de briller à l'échelle mondiale et à se hisser une fois de plus au firmament de la pensée universelle. Ce n'est pas être cocardier que d'appuyer sur le caractère foncièrement français de cette avancée majeure de la science fondamentale. Loin d'un chauvinisme mal venu tant la science se doit d'être partagée avec tous et même les étrangers à notre nation, il convient néanmoins de se permettre de se réjouir sans retenue. Ce n'est tout de même pas tous les jours que la Connaissance avec un grand « C » se précipite aussi loin en avant en repoussant loin ce qu'il convient désormais de nommer obscurantisme.
Bien sûr, et vous le comprendrez aisément, nous ne pouvons pas dévoiler l'intégralité des résultats stupéfiants des découvertes fantastiques dont nous parlons à mots couverts dans ces lignes. Tout cela est bien trop important et confidentiel pour que ça puisse être divulgué sans un minimum de précautions. Et puis, il serait dommageable que des puissances étrangères s'approprient tous ces travaux et s'en prévalent pour briller dans des congrès scientifiques avec une flûte de champagne à la main et en se goinfrant indûment de petits fours. Pour ces mêmes raisons, nous ne sommes pas en mesure de vous proposer d'illustration.

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