Des choses...

dimanche 16 juin 2019

Dessin du 16 juin

jeudi 13 juin 2019

Pour les Hannibal

mardi 11 juin 2019

Le mardi, ce n'est plus feuilleton

dimanche 9 juin 2019

De la nature d'art dans la nature

Un jardin, ce n'est pas la nature. C'est ce que je me dis en tentant de réfléchir à ce que j'ai pu voir de la biennale d'art contemporain qui se propose d'investir des jardins autour de Ligueux avec des œuvres artistiques. Le jardin n'est pas la nature et l'art non plus. Dans un cas comme dans l'autre, c'est l'humain qui façonne, qui transforme, qui arrange à son goût. Le jardinier et l'artiste agissent finalement de pareille façon. Une différence notable, tout de même, c'est que le jardinier travaille le vivant. Son œuvre, si l'on peut parler d'œuvre, n'est jamais finie. Elle est changeante, mouvante, vivante mais aussi mortelle. L'artiste, lui, peut-être pas dans tous les cas mais souvent, produit un travail pérenne. Une sculpture ou une peinture peuvent être considérées comme terminées, prêtes à affronter l'éternité. Ainsi, je me dis que l'idée de confronter l'art et le jardin est peut-être une idée intéressante.


Si l'on peut noter une communauté d'intention entre le jardinier et l'artiste plasticien, une intention de faire du beau, les moyens mis en œuvre sont bien différents. C'est peut-être parce que les deux pratiques sont complémentaires, qu'elles visent le même but, qu'elles peuvent s'allier aussi bien. Parmi les jardins mis à contribution, nous pouvions trouver des jardins d'agrément comme un jardin maraîcher. D'une manière intuitive, on différencie ces deux types de jardins en en jugeant un plus utilitaire que l'autre. De fait, une terre cultivée pour produire des fruits et des légumes laisse moins de place à la poésie et au hasard. Il y a bien là un but pragmatique à atteindre : la récolte. Et alors, on peut considérer que c'est une idée bien étrange que de vouloir placer de l'art parmi des tomates, des radis ou de quelconques plantes potagères.


Je le dis au départ, le jardin n'est pas la nature. Du coup, on ne peut pas voir dans la démarche une simple confrontation entre le jardin qui serait naturel et l'art qui serait artificiel. Ça serait tentant et reposant de voir cela sous cet aspect, notez bien. Le jardin est aussi artificiel que l'art. L'un comme l'autre sont le fruit d'un travail de création. Mais, tout de même, dans le cas du jardin, pas toujours je le concède, on peut chercher à faire croire au naturel. Le mythe de la nature a encore de beaux jours avec toutes ces personnes qui pensent se rapprocher de la nature en mangeant bio. Un fruit ou légume bio est le résultat de patientes sélections qui ont conduit à détacher de plus en plus ces branches du vivant de l'état de nature originel.
Et dès lors, on peut s'amuser à se demander si l'art ne peut pas être au moins aussi naturel que le jardin. Dans ces jardins, on pouvait découvrir de nombreuses céramiques. Des pièces réalisées à partir de terre, d'oxydes métalliques, de silice, d'autant de matériaux inorganiques qui, finalement, sont bien plus naturels que les plantes.


En passant d'un jardin à un autre, en utilisant l'automobile parce que ce n'est tout de même pas la porte à côté, j'ai parfois eu quelque difficulté à décider s'il fallait regarder les jardins ou les œuvres artistiques. Sans doute fallait-il voir l'ensemble comme un tout. Ou peut-être pas. Je ne sais pas. Un jardin comme lieu d'exposition est moins neutre, moins cadré qu'un musée ou une salle d'exposition. Parce que, il faut bien le reconnaître, le jardin est souvent en extérieur, on n'est pas limité par les murs, plancher et plafond d'une salle. La vue s'étend jusqu'au paysage lointain, jusqu'au ciel et ses nuages. L'art peut paraître perdu dans l'immensité environnante.
Ceci dit, je vous raconte tout ça mais la biennale se termine aujourd'hui et je sais bien que la plupart d'entre-vous n'aura pas fait l'effort d'aller voir les expositions quand elles seront rangées. Peut-être aurez-vous l'idée d'aller du côté de Ligueux dans deux ans.

jeudi 16 mai 2019

Je finirais presque par être un peu en colère si j'étais du genre à me mettre en colère à propos d'une livraison qui ne se fait pas comme on pourrait attendre qu'elle se fasse

mercredi 15 mai 2019

Quand on mal à la tête, on produit parfois d'étranges choses

samedi 11 mai 2019

Un jour, j'ai eu une idée

jeudi 9 mai 2019

Propos sur la nature

mercredi 1 mai 2019

La deuxième plus grande colonie de manchots empereurs a presque disparu

La meilleure attitude à adopter, finalement, c'est sans doute de s'en foutre. Les manchots disparaissent comme d'autres oiseaux, comme des insectes, comme des mammifères et nous-mêmes finiront par disparaître à notre tour. Nous sommes face à l'inéluctable et nous avons bien conscience de ce caractère. Ça nous renvoie à notre brève condition de mortels. Nous savons que notre vie aura un terme, nous savons que nous sommes des sursitaires, mais nous faisons comme si nous allions parvenir à conjurer le sort et nous en sortir. Dans le fond, à moins d'être parfaitement idiots, nous ne nous faisons guère d'illusion quant à la fin de l'histoire. Nous allons mourir, comme un manchot, comme un papillon, comme un lombric.
Et pourtant, on gesticule, on fait mine de croire que la vie est importante et qu'il faut perpétuer l'espèce, en préserver d'autres. On s'illusionne en pensant qu'il est important de maintenir un certain ordre des choses sur cette planète comme si elle avait toujours habité la vie sous la forme que l'on connaît. On agite les bras pour conserver des cathédrales ou des sites remarquables comme si le genre humain était appelé à vivre jusqu'après la fin du monde. Si ça se trouve, l'humain est con. Il refuse sa finitude comme une grande injustice et il se berce de l'illusion qu'il vivra encore à travers sa descendance. C'est peut-être la condition pour accepter de continuer ce jeu cruel aux buts mal définis.
Les manchots empereurs disparaissent, leur fin est programmée. On accuse le réchauffement climatique, on dit que ce réchauffement climatique est dû à l'activité humaine et je ne pense plus aujourd'hui que l'on puisse sérieusement douter de cela. Ainsi, nous allons réussir à nous exterminer et à entraîner des êtres vivants qui ne nous ont rien demandé dans notre macabre sillon. Moi, je ne me fais pas de souci pour la planète ou pour la "vie" qu'elle abrite. Cette vie prendra encore de nouvelles formes, l'évolution n'est pas terminée. Parce qu'il est sans doute bien présomptueux de croire que l'Homme serait l'aboutissement de quoi que ce soit. L'animal le plus intelligent qu'a jamais accueilli cette planète ? Sans doute. Nous sommes le fruit d'une longue lignée, nous ne sommes pas le but qui aurait été écrit par un dieu ou une puissance extérieure ou supérieure. Du moins, je ne le pense pas et je considère qu'il n'y a pas de preuve crédible du contraire.
D'ici quelques décennies, on estime que jusqu'à 70% de la population humaine aura disparu. Un peu partout, on s'inquiète sérieusement de ce que les bactéries deviennent résistantes aux antibiotiques connus. Les épidémies conjuguées aux famines, aux guerres, au manque d'eau potable, au rétrécissement des terres habitables vont être mis en œuvre pour faire le ménage dans cette population d'êtres grouillants et verbeux. Avec un peu de chance, je serai mort à l'heure de ce grand coup de balai. Dans vingt ans, je n'en doute pas, je ne serai plus là et je ne m'en porterai pas plus mal. Je crèverai sans trop de regret, sans beaucoup de tristesse. Peut-être, juste un peu de contrariété de ne pas connaître la fin de l'histoire mais bon, on sait déjà que la fin ne sera pas envieuse.

samedi 27 avril 2019

Droit à l'erreur

jeudi 25 avril 2019

Quatre-vingt douzième printemps pour Albert Uderzo par Toutatis !

mercredi 24 avril 2019

D'un extrême à l'autre

On a donc appris que la tête de liste de LaREM, Nathalie Loiseau, avait été candidate d'une liste étudiante d'extrême droite dans sa jeunesse. Mme Loiseau a d'abord raconté qu'elle n'avait aucun souvenir de cet épisode et puis, parce que ça ne fait pas bien sérieux de ne pas avoir de mémoire à ce point, elle a prétendu qu'elle n'avait pas perçu l'orientation politique de cette liste, l'Union des étudiants de droite, émanation du Groupe Union Défense. Enfin, elle a plaidé l'erreur de jeunesse. Bien entendu, et on n'en attendait pas moins, les forces vives de LaREM apportent leur soutien à Mme Loiseau.
Le droit à l'erreur, le droit à la mémoire sélective, le droit à la bêtise dont se prévaut Mme Loiseau sont bien pratiques mais on ne peut raisonnablement pas lui dénier d'être dans l'erreur, de n'avoir pas de cervelle ou d'être bête. Après tout, ce ne doit pas être de sa faute, la pauvre. A mon avis, ça ne doit déjà pas être simple à vivre au quotidien. En plus, mais là non plus elle n'y peut rien, elle semble avoir autant de charisme qu'une huître échouée sur une feuille de papier hygiénique. Moi, je n'ai pas compétence à me prononcer sur le sujet mais aurais-je été en charge de trouver une tête de liste pour les élections européennes que j'aurais sans doute choisi autre chose, n'importe quoi sauf ça. Un parpaing, par exemple. On n'a jamais reproché à un parpaing ses pertes de mémoire ou ses engagements politiques passés.
Sur France Inter, une journaliste a tenté de prendre la défense de Mme Loiseau en rappelant Jospin et le Lambertisme ou Chirac et sa présence auprès du PCF. Et moi, je trouve que c'est plutôt bien que l'on rappelle ça, histoire de dire que, finalement, tous les politiques ont des casseroles qui leur collent au cul et que c'est tout boudin blanc et blanc boudin. Après, bien sûr, on peut être journaliste et avoir des idées, des opinions. Par exemple, ce matin même, un chroniqueur insupportable a parlé du cas du journaliste Gaspard Glanz qui aurait, selon lui, un peu trop d'idées politiques. C'est qu'il ne faut pas en avoir trop non plus. Il faut juste ce qu'il faut d'idées et plutôt des bonnes qui vont dans le bon sens. Ça n'a pas grand chose à voir avec le sujet mais toujours à propos de Gaspard Glanz, il a été dit que ce n'était peut-être pas tout à fait un journaliste vrai dans la mesure où il n'aurait pas de carte de presse. Un pas tout à fait journaliste avec des idées de gauche, ça mérite bien d'être mis au ban de la société.
Donc, le droit à l'erreur de jeunesse. On en a tous fait, des erreurs de jeunesse, on ne va pas le nier. Pour beaucoup, la première erreur a sans doute été de naître. Je trouve dommage que le fœtus n'ait pas le sens de la dignité nécessaire pour se suicider avant qu'il soit trop tard. J'en connais des tonnes qui m'auraient pas manqué s'ils n'étaient pas nés. Mais bon, les gens naissent et ils commencent à vieillir. La vie, c'est souvent faire des choix. On peut se tromper, faire des mauvais choix, faire des erreurs. Moi-même, je suis presque certain d'en avoir fait, des erreurs. Il faut vivre avec. Parfois, on fait des erreurs dont on n'est pas très fier. Alors, on ne va pas aller clamer en public qu'on a fait telle ou telle connerie, on tente de sauver ce qui peut encore l'être. Parfois, on commet des erreurs qui entraînent que l'on soit obligé de persister dans l'erreur. Il serait trop coûteux d'effacer l'ardoise et de repartir de zéro. Alors, on continue, on arrive à se persuader que ce n'était pas une erreur mais un plan de carrière ou un style de vie.
J'en sais certains qui se bouffent les doigts d'avoir commis des gosses cons comme c'est pas permis et qui, en société, prétendent qu'ils sont heureux d'avoir des rejetons pareils, par exemple. D'autres sont allés à l'école pour apprendre un métier à la con et ils ont fait carrière, sont montés dans la hiérarchie, ont vu leur pouvoir d'achat augmenter. Ils racontent qu'ils ont réussi leur vie et je n'en doute pas un instant. Réussir une vie de merde, oui !
Dans la vie, on est amené à faire des choix et donc à faire des erreurs. Le problème, c'est que l'on n'accepte pas de ne pas choisir. Vous savez, c'est le choix entre la peste et le choléra. On croit que la marche du monde tient au choix que l'on nous propose. On croit qu'il faut choisir entre le Pen et Macron, qu'il faut choisir entre Mme Loiseau et la pêche à la ligne. Je pense que la grande force, c'est de pouvoir suspendre son choix, de savoir dire que non, je ne choisis pas, que je ne comprends pas les termes de ce choix, les enjeux. Je pense qu'il est préférable de passer pour un gentil idiot que pour un méchant salopard.

lundi 22 avril 2019

Vous avez certainement quelque chose de plus intéressant à faire en cet instant

dimanche 21 avril 2019

Pâques Man !

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