Des choses...

lundi 10 décembre 2018

Il va parler !

dimanche 9 décembre 2018

Et si on laissait sa chance à l'utopie ?

Ça l'ennuyait beaucoup. Lui qui aimait vivre dans l'illusion, illusion entretenue par son entourage, qu'il pouvait tout contrôler, qu'il contrôlait tout, l'espace et le temps, les femmes et les hommes, les événements autant que les éléments, il affichait une mine grave et contrariée en regardant ce qui se passait dans le pays sur l'écran de son poste de télévision. Ses conseillers, ses ministres, la préfecture de police, les services de renseignement, tout le monde le tenait au courant de tout continuellement. On lui disait les cris entendus, les voitures incendiées, les devantures brisées, les attaques contre les forces de l'ordre. Tout. Il savait tout.
Il faisait carrément la gueule. Il n'avait même plus envie de fanfaronner, de prétendre que tout était sous contrôle et que tout serait jugulé dans les heures à venir, que les mouvements de contestation allaient s'éteindre comme ils s'étaient enflammés. Il n'y croyait plus. Il était assis dans son fauteuil, bien au fond, les mains crispés sur les accoudoirs, la tête légèrement baissée et il restait plongé dans son mutisme qui ne laissait rien présager de très bon. Il n'avait rien mangé à midi, il avait réclamé une bouteille de cognac et il se la sifflait consciencieusement, petit verre après petit verre, les yeux rivés sur l'écran qui déversait un flot ininterrompu de mauvaises nouvelles.
Il ne voulait plus voir personne, il tentait de réfléchir aux solutions qui se présentaient encore à lui. Tout accepter des revendications des manifestants impliquait qu'il se dédise sur tous les points, sur l'ensemble de la politique qu'il avait commencé à mettre en place. Il s'y refusait. Dans le fond, il ne voulait rien donner. Il se refusait à accorder quoi que ce soit. Il était le chef, il était au pouvoir, il avait gagné. Il se considérait comme un monarque républicain investi de tous les pouvoirs, du droit de vie et de mort sur son peuple. Il luttait encore contre l'idée bien tentante de faire charger l'armée, de réprimer la contestation par la force des armes, de faire couler le sang, de faire revenir le calme par tous les moyens à sa disposition. Le chef d'état-major avait tenté de le tempérer, d'expliquer qu'il y avait d'autres moyens que de lancer l'armée contre le peuple, que ça ne ferait qu'envenimer la situation. Il s'était resservi un cognac et s'était renfoncé un peu plus dans son fauteuil, les yeux injectés de sang mauvais.
On avait osé faire état d'une dissolution de l'Assemblée, d'une éventuelle démission. Il s'était mis dans une colère folle et avait envoyé promené tout le monde. Dans les rangs de son parti, on disait la peur. On disait aussi son soutien pour le président mais avant tout, on le pressait de prendre la parole, de trouver des mots d'apaisement, de faire des promesses, de faire des concessions. Or, il n'en était pas question. Il fallait tenir le cap, montrer sa détermination, prouver son courage et sa volonté.
Il se demandait à quel moment ça avait commencé à merder. Il avait réussi à revenir sur les acquis sociaux avec juste ce qu'il fallait de contestations, de grèves, de manifestations. Il était parvenu à plus ou moins convaincre le peuple avec les éléments de langage habituels qu'il maniait à la perfection, il arrivait parfaitement à manipuler, à rouler dans la farine, à mentir avec le parfum de la vérité, à affirmer le caractère inexorable et indispensable de ses décisions. Il y avait eu l'affaire Benalla mais il croyait qu'elle était enterrée, que l'on avait oublié ça. Il avait bien entendu la grogne lors de l'affaire de la piscine, du renouvellement de la vaisselle de l'Elysée. Il s'était contenté de hausser les épaules et de penser que les Français étaient décidément des Gaulois réfractaires. Ce bon mot l'avait amusé, il l'avait ressorti. Il n'aurait peut-être pas dû. Il restait que l'on l'avait choisi en raison de son intelligence, tout le monde lui reconnaissait une intelligence hors du commun, non ? Il avait plein d'énergie, il était jeune, il était beau. Qu'est-ce que l'on pouvait demander de plus ?
Il avait secrètement contacté les dirigeants des partis politiques du pays et des syndicats. Tous l'avaient mis en garde et assuré qu'ils ne contrôlaient rien de ces mouvements. C'était l'anarchie ! C'était ce qu'il détestait le plus. Sauf pour le monde des affaires, bien sûr. Là, il acceptait tout à fait que tout soit dérégulé à l'extrême. La richesse aux riches, la pauvreté aux pauvres et les vaches seraient bien gardées. Pour le président, l'évidence était que les puissants comme les miséreux n'ont que ce qu'ils méritent.
Dans le fond, ce n'est pas qu'il était bête ou méchant, le président, c'est juste qu'il s'était laissé endoctriné. Il avait été formaté comme ça par cette secte de penseurs, de sachants, acquis à la cause libérale. La chute du bloc soviétique avait amené de l'eau à leur moulin. Ils pouvaient enfin prétendre que le socialisme ne fonctionnait pas et qu'il ne restait donc qu'une possibilité : le libéralisme.

Et là…

J'avais commencé à écrire ce texte, je me suis aperçu qu'il n'allait pas me mener loin. Je préfère l'arrêter là.
Taper sur Macron, bon, c'est tentant, bien sûr. D'autant plus que je n'ai pas voté pour lui, que je n'ai pas souhaité qu'il arrive au pouvoir (même si, je dois le reconnaître, je suis soulagé que ce ne soit pas la candidate qui ait été élue). Taper sur Macron, donc, c'est tentant et c'est facile. D'accord, il n'a rien fait pour que ça n'arrive pas mais il n'est sans doute pas seul responsable de ce "ras le bol".
Nous sommes dimanche, au lendemain de ce que l'on appelle "l'acte 4" des manifestations parisiennes des Gilets jaunes. Je ne parviens toujours pas à me sentir complètement solidaire avec ce mouvement et à faire miens les revendications et propos de ces Gilets jaunes. La principale demande semble désormais être le départ de Macron. Ce serait comme un préalable à toute discussion pour un changement de société.
Plus que le départ de Macron, il me semble plus probable que l'on pourrait se diriger vers une dissolution de l'Assemblée nationale, un départ du premier ministre, de nouvelles élections et une cohabitation. Une grande consultation citoyenne ? Des états généraux populaires ? J'ai entendu que des maires ouvraient déjà des cahiers de doléances et se disaient prêts à les communiquer à la présidence de la République. Une nouvelle société ne peut pas, à mon avis, se construire sur une seule baisse des taxes sur les carburants. Une liste de revendications circule sur le web. Limitation du salaire des patrons, fin du CICE, contrôle plus strict du train de vie des élus, augmentation du salaire minimum, création d'emplois pour les demandeurs d'emploi… On pourra dire que certaines (la plupart ?) de ces idées sont fantaisistes mais celles imposées par l'idéologie libérale ne le sont-elles pas tout autant ?

vendredi 7 décembre 2018

La gendarmerie prête à sortir ses véhicules blindés d'intervention !

COP 24 inquiétude pour le climat

mercredi 5 décembre 2018

Internet c'est le mal

La COP 24 qui se tient à Katowice en Pologne nous rappelle que Internet participe à l'émission de gaz à effet de serre et au réchauffement climatique. Un simple courriel produirait à lui seul un équivalent de quatre grammes de CO2. Un courrier électronique contenant une pièce jointe en génèrerait plusieurs dizaines de grammes. Les plus gros consommateurs d'électricité et producteurs de CO2 seraient les sites de "streaming" vidéo, les youtube et autres netflix.
Ce blog paraît bien petit et innocent face à ces poids lourds de l'Internet mondial mais il fait sa part en matière de nuisance. Les fichiers sont hébergés par un serveur dans un centre de données dans le nord de la France qui abrite également un serveur de base de données sans lequel ce blog n'existerait pas. Pour mettre en ligne un billet, j'ai besoin d'un ordinateur connecté à Internet. J'envoie les textes et images sur le serveur et cela utilise de l'énergie. Pour visiter ce blog, vous avez besoin d'un ordinateur, d'une tablette ou d'un smartphone. Vous utilisez de l'énergie vous aussi.


Pour réduire l'impact sur le climat, je pourrais commencer par faire des billets courts, légers, sans images. Vous pourriez vous contenter de regarder ça après vous être posé la question de la pertinence de vos actes et de ne pas vous prêter au jeu puéril et énergivore des commentaires. Vous pourriez aussi organiser, par zones géographiques à définir, une séance de connexion à ce blog qui permettrait à plusieurs personnes de le voir ensemble pendant quelques minutes. Cela créerait du lien social, vous permettrait de partager, de boire un coup, de parler de la marche du monde. Ces séances pourraient être hebdomadaires. En une petite demi-heure, vous auriez connaissance de l'ensemble du contenu publié sur le blog et vous pourriez éteindre l'ordinateur.
Je sais bien que vous n'avez pas un ordinateur uniquement pour pouvoir visiter ce blog. Heureusement pour vous ! Pour ma part, je reconnais laisser l'ordinateur démarré et connecté presque 24 heures sur 24. Je pourrais au moins l'éteindre le soir et débrancher la freebox. Ça ne me manquerait pas, ça ferait du bien pour l'ensemble de la biosphère, ça me ferait faire des économies. Mais je suis trop fainéant même pour un truc aussi simple à faire ! Ou trop insouciant, ou trop mauvais par nature, ou trop bête pour avoir conscience des conséquences de mon mode de vie. Quoi qu'il en soit : c'est mal.

lundi 3 décembre 2018

Et si les Gilets jaunes étaient simplement bêtes ?

Entendu Brune Poirson, secrétaire d'État auprès du ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire. Elle a bien clairement expliqué la situation actuelle après les actions des Gilets jaunes et la volonté d'Emmanuel Macron et du gouvernement d'Édouard Philippe. Ben voilà ! Une fois que l'on prend le temps d'expliquer les choses, tout devient beaucoup plus clair et, du coup, on comprend.
Alors. Ce que notre président est en train de faire, ce qui lui tient le plus au cœur, c'est de sauver la planète. C'est pour cela qu'il combat avec tant de force tout ce qui peut contribuer à l'émission de gaz à effet de serre, le gaz carbonique en premier, bien sûr. Emmanuel Macron travaille d'arrache-pied à bâtir un monde meilleur, un monde vivable, un monde écologique. Pour cela, avant d'attirer tous les pays du monde dans sa foulée, notre président veut sauver la France, son pays, ses habitants. Notre président est bienveillant.
Il faut bien comprendre que si nous voulons nous en sortir, il faut quitter le vieux monde. SI on ne comprend pas ça, forcément, ça coince. Le vieux monde, c'est celui du moteur à combustion interne, qu'il fonctionne au gas-oil ou à l'essence, du chauffage au fuel et de tout plein de choses mauvaises pour la planète. C'est pour cela, pour notre bien, qu'il a été décidé de taxer les carburants. Les taxes nous aident à quitter ce vieux monde et à entrer de plain-pied dans le nouveau. On nous aide et nous invite à troquer nos vieux véhicules polluants contre de l'automobile propre pour accéder à la mobilité écologique. C'est pour cela que le gouvernement a décidé de mettre en place un système d'aide financière propre à nous aider dans cette transition écologique.

Et avec un peu de pédagogie, il est évident que les Gilets jaunes laisseront les récriminations et la colère pour applaudir et laisser éclater leur joie. Cependant, toutefois, néanmoins, malgré tout, il y a quelques questions qui continuent à perturber le bon entendement de ce bas peuple de l'ancien monde.
Par exemple, pourquoi on ne taxe pas le kérozène des avions, le fuel lourd des navires ? Et aussi, pourquoi on ne crée pas des taxes qui iraient toucher les industries polluantes ou les marchés financiers ? On ne peut pas en vouloir à ces Gilets jaunes de l'ancien monde de penser que l'on ne pique de l'argent qu'à eux. Et puis, il y a aussi la question de la fraude fiscale qui s'élèverait, selon les sources quelque part entre 50 et 100 milliards d'euros. Et encore, sans trop parler de l'ISF, de la baisse des APL, de la CSG pour les retraités et toutes ces sortes de choses.
Ce que le petit monde du vieux monde ne comprend pas tout à fait non plus, c'est en quoi la fermeture des petites lignes SNCF, de petits hôpitaux, de divers services publics et la réforme de l'administration vont impacter durablement la transition écologique et énergétique. Des fois, on peut se demander si l'idée forte de notre bon président de la République n'est pas de sacrifier ces petites gens du vieux monde tout simplement. Comme on dit, on ne fait pas d'omelette sans casser d'œufs.

Brune Poirson affirmait que le gouvernement est à l'écoute des Gilets jaunes et ouvert au dialogue. Je veux bien essayer de la croire mais j'ai comme un doute. Je ne veux pas faire un procès d'intention à Macron mais tout de même… Est-ce que l'on peut répondre à la grogne, à la colère, en affirmant rester droit dans ses bottes ? Parmi les revendications des Gilets jaunes, certaines sont contradictoires, d'autres idiotes, d'autres encore stupides. Ok. Mais tout n'est pas de ce tonneau. Il y en a qui sont revendiquées par beaucoup de Français. Si ce mouvement recueille plus de 80% de soutiens dans la population, c'est tout de même bien le signe de quelque chose, non ? On peut croire que ce gouvernement et plus largement les "gens de pouvoir" ne sont plus en lien avec la réalité vécue par cette population qui a le sentiment de subir le pouvoir, de ne pas être représentée par lui, d'être sous le joug de la classe dirigeante qui aurait tous les droits et aucun devoir. Ça ne peut pas se terminer juste comme ça avec quelques propos moralisateurs. Qui peut croire que le Français, ce Gaulois réfractaire, prend plaisir à polluer l'atmosphère ? Qui peut croire qu'il refuse l'automobile électrique juste parce qu'il aime son turbo-Diesel ?


Je me demande si une solution de "sortie de crise" existe aujourd'hui. Ce que ces mouvements de Gilets jaunes semblent montrer plus que tout, c'est la multiplicité, la diversité des mécontentements et des colères. Il n'est même pas envisageable de satisfaire toutes les demandes tellement elles sont nombreuses et parfois contradictoires. Il faudrait trouver au moins un plus petit dénominateur commun, un point, ne serait-ce qu'un point, qui ferait consensus. Il ne suffira plus de supprimer les taxes sur le carburant, ça c'est désormais une certitude. Ce qui est grave, à mon sens, c'est aussi la défiance généralisée qui se met en place contre tout ce qui peut revêtir le costume de l'officiel. Politiques, syndicalistes, mais aussi presse. Cette défiance ne semble pas toucher les forces de l'ordre pour le moment mais qu'en sera-t-il si ce gouvernement demande à la police et à l'armée de rétablir l'ordre public par tous les moyens ? Le risque d'insurrection est-il si éloigné que ça ? Il paraît que des mouvements naissent aussi en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne. La contagion peut-elle s'étendre ? Ce ne sont pas les questions qui manquent !

dimanche 2 décembre 2018

Des revendications légitimes

vendredi 30 novembre 2018

Un geste simple pour la planète

mercredi 28 novembre 2018

Apprendre à causer bien



dimanche 11 novembre 2018

La paix n'a pas gagné la bataille

Cent ans après, de quoi nous souvenons-nous ? On nous a raconté qu'il fallait cultiver le souvenir pour que ce soit la Der des Ders à tout jamais. Le conflit fini, la paix aurait pu, aurait dû, se propager pour longtemps. On sait ce qu'il en a été. On est même allé jusqu'à accuser les pacifistes d'avoir provoqué la deuxième guerre mondiale. Faut-il des raisons pour expliquer une guerre ? Peut-on expliquer la guerre ? L'excuser ? La comprendre ?
La guerre existe depuis longtemps, existera encore longtemps, est partout à différentes échelles. La paix ne fait pas partie de la panoplie du genre humain. La paix, si seulement elle peut exister un jour, devra être le fruit d'un énorme bouleversement des consciences, du schéma mental de l'Homme. Tout donne à penser que nous ne sommes pas prêts pour la paix, que nous sommes programmés pour la guerre, le combat.
On peut le comprendre, nous sommes le fruit d'une longue évolution du vivant et ce vivant se bat pour sa survie et sa reproduction depuis très longtemps. Les tout premiers organismes vivants se contentaient peut-être de puiser leur source de vie de l'environnement, de la chimie de leur milieu, de la lumière et de la chaleur du soleil. Les premières cellules, il y a peut-être 3,5 milliards d'années, étaient possiblement des cyanobactéries, des stromatolithes, pour qui le sens de la vie était sommaire. Il y avait bien une certaine forme de vie, embryonnaire, mais pas de pensée, pas de but, pas d'idée.
A un moment, la concurrence est arrivée. Les espèces se sont multipliées, des stratégies sont nées. Certaines solutions n'ont pas connu le succès et ont été abandonnées. La concurrence a conduit à croître plus vite ou en plus grand nombre, de détruire les organismes voisins. Le règne végétal n'est pas pacifique du tout, la guerre est toujours présente. L'idée de la défense d'un territoire, de l'occupation d'un écosystème, de l'éradication des concurrents n'est pas nouvelle et nous avons hérité de toute cette longue histoire.
Aujourd'hui, pour vivre, nous devons tuer. Ne serait-ce qu'une carotte ou un poireau. Mais nous ne voulons pas seulement vivre, nous voulons l'abondance, nous refusons le risque de manquer. Alors, on y va à tour de bras, on ratiboise, on avale goulûment, on dévore à belles dents, on vole la part du voisin et le voisin par la même occasion et sa femme et sa fille pour faire bonne mesure. Et enfin, son cochon, ses rutabagas et on va faire une petite sieste avec le sourire de celui qui a bien œuvré. C'est ce que l'on appelle l'humanité.

Un siècle après la fin de cette guerre horrible on nous fait de beaux discours et de belles cérémonies. On en appelle à la paix entre les peuples et c'est de la belle hypocrisie, du pur mensonge fait-main, de la vraie belle ouvrage. Je ne comprends pas le sens profond de tout cela. Devoir de mémoire ? Ah ! Le Devoir de mémoire ! Il se trouve que je n'ai pas, dans ma famille, de "Mort pour la France". Il doit bien y en avoir, hein, mais pas un qui ait franchi la barrière de ma lignée et qui soit arrivé jusqu'à moi. Je ne le regrette pas, je ne m'en enorgueilli pas non plus. C'est comme ça. Mon arrière grand-père maternel, du côté de son père, était Allemand pour ce premier conflit mondial. Il n'est pas mort à la guerre. Je n'ai pas de monument au morts où aller me recueillir. Il m'arrive de les regarder, ces monuments, de lire la liste de ceux tombés au champ d'honneur entre 14 et 18 puis entre 39 et 40. Parfois, ceux de la guerre d'Algérie ont été ajoutés. Je n'ai pas connaissance d'un monument pour ceux d'Indochine.
Que va-t-il se passer ? A Paris, on va réveiller la flamme du soldat inconnu, on va dire des mots et on va s'en retourner préparer la prochaine guerre ou vendre des armes pour une guerre économiquement profitable. Hypocrisie de merde. Merde à la guerre, merde aux armées, merde aux militaires ! Merde, merde et re-merde !

mardi 30 octobre 2018

Pour le Québec

Hier, je n'ai pas franchement réussi à dessiner. C'est qu'il faisait un peu trop froid, je dois dire. Aujourd'hui, ça va mieux. J'utilise une bonne partie de la matinée à répondre à la demande d'un client qui voulait une nouvelle fonctionnalité sur son site Internet. Il espérait que ça allait être une intervention gratuite, je lui ai fait comprendre qu'il n'allait pas en être question. Après tout, faut bien aussi que je pense de temps à autres à me faire payer.
Avec Ha! Ha! Ha! Éditions, nous avons vendu deux des derniers exemplaires de la "Serpette", un petit livre formidable. Il nous a été demandé de les dédicacer. J'aime bien faire des petits dessins de dédicace. Il faut d'abord trouver un semblant d'idée et ce n'est pas toujours simple. Des deux livres commandés, l'un est pour un couple québécois. C'est facile de trouver des idées en lien avec le Québec. Surtout si, comme moi, on n'hésite pas un instant à tutoyer les poncifs et les idées reçues. Et donc, un bûcheron québécois, un !

samedi 27 octobre 2018

Espérance de vie

Le pinceau que j'utilise en ce moment est en fin de vie. Les pinceaux n'aiment pas l'encre de chine. Pourtant, je l'entretiens bien, je le nettoie soigneusement. C'est d'ailleurs curieux, le pinceau semble perdre ses qualités presque d'un seul coup. Pour un dessin, il a bien sa souplesse et sa nervosité, on finit l'encrage, on nettoie le pinceau comme d'habitude, on le reprend un peu plus tard pour un nouveau dessin et là, plus rien. Les poils sont en vrac, tout mous, ne tenant plus la charge. C'est mystérieux.
J'utilise le même type de pinceaux depuis plus de quinze ans, du beau pinceau en poils de martre, du pinceau relativement cher, et c'est chaque fois la même chose. Une ou deux fois, j'ai tenté l'expérience du pinceau en poils synthétiques. Je ne m'y suis pas retrouvé du tout. Je ne m'y suis pas fait. Hier, j'ai fait un encrage et j'ai senti que le pinceau merdait. Ce matin, j'en ai fait un dernier avec ce pinceau. Ce n'est plus possible. Bon, j'en ai en réserve. Il n'y a pas péril en la demeure.
Ce qui est dommage, c'est que ce qui ne va plus sur ces pinceaux, c'est toujours les poils. Le manche, lui, n'a aucun problème. C'est pourquoi je ne jette pas mes vieux pinceaux. Je me dis que c'est dommage de mettre à la poubelle ces beaux manches en parfait état. Pourtant, je sais bien que je n'en ferai plus jamais rien. A la limite, je les utilise encore pour des boulots grossiers.

On a appris que l'on avait moins de risques de développer un cancer en mangeant de la nourriture "bio". Je suis d'accord pour penser que les produits "sains" sont moins nocifs que les produits transformés par l'industrie agro-alimentaire. Je suis d'avis que le pire est dans beaucoup de produits industriels massivement transformés, triturés, mélangés, cuits et riches en excipients, exhausteurs de goût, colorants, conservateurs, blanchisseurs et autres joyeusetés.
Or, je me refuse à manger ou boire avec l'idée que je suis en train de me soigner ou que je prends soin de ma santé. Je suis contre les "alicaments". Et il se trouve qu'il me semble avoir remarqué qu'une partie de celles et ceux qui privilégient les produits "bio" le font avec cette peur de la maladie ou du problème de santé. Ils ne consomment plus pour le goût, pour le plaisir, mais pour lutter contre le risque.
Moi, j'aime bien le gras et le sucre et ce qui a du goût. J'aime avoir plaisir à picoler ou bouffer. L'argument du "bio" ne me touche pas et en aucun cas n'est un argument recevable. Ce n'est pas une opposition viscérale. Je ne refuse pas de manger "bio" tant que je trouve ce que je cherche en matière de plaisir. Ce n'est seulement pas un argument suffisant pour me faire acheter un produit par rapport à un autre qui ne serait pas "bio". Je suis bien plus attaché à la qualité du produit.
Le marketing n'a pas mis longtemps à comprendre que les gens aiment cultiver leur peur et à saisir que le "bio" devenait un argument fort au moment de faire un choix. Alors, on a vu des étiquettes "bio" fleurir sur tout et n'importe quoi. On a vu aussi de savoureuses dérives. Parmi celles-ci, il y a ces beaux fruits "bio" bien emballés dans une barquette en matière plastique avec un beau film plastique. Ça m'amuse à chaque fois. En plus, le "bio" mérite d'être plus cher même si, dans le fond, il n'y a guère de raison. Certains produits demandent sans doute que l'on travaille plus si l'on choisit de les produire en "bio" plutôt qu'en usant de pesticides et autres joyeusetés mais pour d'autres, on se demande un peu. Un exemple ? Le miel. La production de miel "bio" consiste à placer les ruches à proximité de cultures ne faisant pas appel à des intrants chimiques non compatibles. Bon, déjà, faut croire au fait que les abeilles n'iront pas butiner tout et n'importe quoi mais admettons. En quoi cela revient-il plus cher pour l'apiculteur ? Ah oui, il devra aller plus loin ? Peut-être, peut-être…
Un autre biais, c'est de penser qu'il n'y aurait rien de chimique dans le "bio". La vie est très étroitement liée à la chimie. Nous sommes le résultat de chimies diverses, nous produisons, consommons et relâchons des produits chimiques. Tout ce qui est vivant a une part sombre de chimie en lui. C'est comme ça. On peut le regretter. Le bio ne signifie pas nécessairement "plus propre" ou "plus sain". On trouve du vin ou de la bière "bio". Pense-t-on sérieusement que ces produits évitent l'alcoolisme ou qu'ils ne nous tueront pas ?

vendredi 26 octobre 2018

Pauvres ! Le gouvernement vous aime !

Il paraît que ça grogne. Il paraît que ce serait dû à la hausse du prix des carburants. Il paraît que les pauvres auraient des difficultés à payer le plein de leur vieille voiture à moteur Diesel. Il paraît qu'ils auraient pas les moyens d'acheter une voiture neuve ou une occasion récente. Ils font chier, les pauvres.
Oui, les pauvres sont des casse-couilles finis. Avec tout ce qu'on fait pour eux, ils trouvent encore moyen de se plaindre. On leur donne des astuces pour trouver du boulot (traverser la rue), on met en place des mesures pour qu'ils soient en bonne santé (hausse du prix du tabac), on leur permet de payer un peu plus pour se loger (diminution des aides au logement), on les incite à se déplacer dans le respect de l'environnement (contrôle technique plus rigoureux, hausse du prix des carburants), on donne du pognon de dingue aux riches pour qu'ils le fassent ruisseler et ils rouspètent encore. Qu'est-ce qu'il faudrait que ce gouvernement de winners fasse pour qu'ils soient enfin satisfaits ? On se le demande un peu.

J'ai entendu dire que, sous condition de revenus, on pouvait bénéficier d'une aide pour remplacer une chaudière trop ancienne et trop polluante. J'ai aussi entendu un pauvre dire qu'avec le prix actuel du fuel, il allait se résoudre à baisser le chauffage. C'est un mauvais calcul ! Il achèterait une chaudière neuve et plus économe, il consommerait moins de fuel et alors, il pourrait se chauffer convenablement.
Ce qu'il y a de particulièrement chiant avec les pauvres, c'est qu'ils ne réfléchissent pas. C'est à vous dégoûter de tenter de les aider.



Ça n'a rien à voir mais…

Je serai à Coux et Bigaroque ce dimanche 28 octobre pour la troisième édition du Salon du livre de là-bas.

jeudi 25 octobre 2018

Le spécisme, c'est caca

- page 1 de 99

Haut de page