Des choses...

vendredi 19 janvier 2018

C'est peut-être un détail pour vous

On m'a commandé un dessin. Ça serait vu pour une bonne nouvelle en temps ordinaires mais il se trouve que, ces temps-ci, l'envie de dessiner s'est éloignée de moi. On m'a commandé un dessin et j'ai bien dû m'arranger pour honorer la commande. C'est plus honnête. J'aurais pu refuser mais puisque j'ai accepté je dois faire. C'est ce que l'on appelle la conscience professionnelle.
Pour ce dessin, on m'a donné un semblant de sujet et un ersatz d'idée. J'ai dû batailler pendant quelques jours pour trouver comment illustrer le propos. J'ai proposé le crayonné au client qui l'a accepté. Alors, j'ai encré le dessin et j'en suis là. Parce que je considère que je n'ai pas nécessairement à vous montrer l'intégralité du dessin, je vous propose un extrait de celui-ci.

jeudi 18 janvier 2018

¡Caramba!

jeudi 11 janvier 2018

Déréliction

C'est pour le moins curieux. Dans un bouquin en cours de lecture, je tombe sur ce mot : déréliction. Ce mot m'est inconnu. Je ne me souviens pas avoir auparavant été confronté à lui. Ou alors, ce n'est pas impossible, je l'avais oublié. Ou je n'avais pas fait attention à lui. Déréliction. Ce mot m'étonne assez pour que je glisse le bout de papier qui me sert de marque-page et que j'aille en chercher la définition.
Hier, à peine quelques jours après la possible première rencontre avec ce mot, je le retrouve dans une revue. Comment se peut-il donc qu'un mot m'ait épargné pendant tant de décennies et qu'il apparaisse ainsi à quelques jours d'intervalle sous mes yeux ? S'il est probable que ce n'est là qu'un événement fortuit sans signification particulière, il n'en est pas moins étonnant que ce mot a retenu mon attention au point que j'éprouve le besoin d'aller vérifier sa signification.
Des mots de moi inconnus, il y en a plein les dictionnaires courants et plus encore dans les ouvrages savants. Mon vocabulaire est ce qu'il est, truffé de lacunes, de manques, de trous. Il est encore plus pauvre, plus restreint, dès lors que je m'exprime oralement. C'est d'ailleurs assez curieux, cette affaire de vocabulaire. Lorsque je lis un livre, je suis assez à l'aise. Souvent, je comprends à peu près tous les mots marqués là. Et pour autant, il y en a de pleins paniers que je n'utilise jamais. Je suppose que nous avons tous notre petit lexique personnel, construit de bric et de broc au gré de notre existence, de nos expériences, de nos rencontres, de nos centres d'intérêt et que sais-je encore ?
Et maintenant que j'y pense, il me semble aussi qu'il peut arriver que l'on soit parfois confronté à des mots dont on n'a pas le sens et auxquels on s'accommode sans se poser plus de question à leur propos. Alors, c'est peut-être parce que ces mots sont dans un contexte. On les écarte parce que le contexte semble les expliquer. Dans le langage courant, on a tendance à redire son propos sous différentes formes pour être certain d'être compris. On radote au quotidien sans en avoir conscience. On se répète, on insiste, on ne prend pas en compte le fait que l'autre est peut-être assez intelligent pour comprendre du premier coup. On a comme un doute.
Et donc, "déréliction". J'ai cherché le sens du mot, je l'ai trouvé. Il est plus que probable que j'aurai tout oublié à son sujet d'ici quelques heures. Je n'ai aucunement l'intention de l'intégrer à mon glossaire intime. Néanmoins, ce mot m'a arrêté dans la lecture. Pourquoi ? A priori, il n'aurait pas dû. Il ne me semble pas qu'il gênait la compréhension du texte. Dans mon souvenir, parce que j'ai relu tout le passage après avoir cherché la définition du mot, j'avais parfaitement compris le sens du texte. J'aurais pu passer outre, poursuivre la lecture, faire l'impasse sur cette lacune lexicographique. Ou alors, c'est justement parce que j'avais compris le sens que le mot m'a arrêté ?
Il n'en reste pas moins vrai que je n'ai aucun amour particulier pour ce mot et cela d'autant moins que je ne le trouve même pas joli. D'ailleurs, je pense que le mieux, c'est de l'abandonner.

mercredi 10 janvier 2018

L'eau de là

samedi 6 janvier 2018

« Demandez-vous ce que vous pouvez faire pour le pays »

dimanche 31 décembre 2017

Dernier de l'année

Les experts sont des experts

Vous êtes prévenus

samedi 30 décembre 2017

Grzmpf

dimanche 24 décembre 2017

Cadeau de dernière minute

Notre monde moderne fait de nous des gens pressés. Nous n'avons plus le temps de rien et c'est à la dernière minute que nous nous décidons à trouver un petit cadeau pour ces chers amis qui nous invitent à partager le réveillon de cette douce nuit de Noël empreinte de toute cette magie bien connue. Noël, c'est la joie des petits et des grands, Noël c'est l'amour avec un grand tas, Noël c'est la bonne humeur et le foie gras.
Seulement voilà, vous devez être chez vos amis dans une heure et, franchement, vous n'avez pas du tout envie de descendre à la supérette du bout de la rue pour acheter quelque chose, un ballotin de chocolat ou une bouteille de vin pas trop cher. En plus, il fait gris, il bruine et ça va encore être plein de monde. Vous redoutez déjà de faire la queue à la caisse et puis vous n'avez plus le temps. La situation est un peu critique mais ne vous inquiétez pas, le Blog qui nuit (très) grave ! est là et va vous tirer d'affaire !
Forcément, vous avez chez vous quelque chose qui pourrait constituer un chouette cadeau pas piqué des hannetons. Une boîte de sardines, une bouteille de vinaigre, un paquet de biscuits. Peu importe, l'important est d'être original. Si vos amis vous invitent, c'est bien parce que vous êtes une personne peu ordinaire, une personne réputée pour son charisme, sa bonne humeur, son humour décapant, son érudition. Sachez-le, le premier cadeau que vous faites à vos amis, c'est bien d'accepter de venir chez eux ! Gardez-ça en tête. Vous êtes un cadeau à vous tout seul. Ce n'est pas donné à tous, croyez-nous.
Donc, vous avez trouvé le cadeau inoubliable qui saura étonner dans vos placards. Bien entendu, il n'est pas question de réfléchir à un emballage. Déjà, vous n'avez pas de papier cadeau. Vous vous en sortirez en rappelant que tous ces emballages sont mauvais pour la planète et vous passerez pour une écologiste vrai de vrai, quelqu'un de bien qui pense aux autres, aux générations futures aussi, plus qu'à lui-même. Vous allez faire des envieux et allez faire briller les yeux des dames.
Autour du flacon de mayonnaise ou du paquet de biscottes, nouez donc une bande de papier en guise de nœud. Si vous en avez le temps et si vous vous sentez une âme d'artiste, vous pouvez badigeonner un peu de couleur pour rajouter à la farce. Au moment de déposer le cadeau au pied de l'arbre de Noël, ne vous cachez pas ! Proclamez au contraire votre différence, faites bien remarquer combien vous avez fait preuve d'imagination et combien vous ne vous êtes pas fait rattraper par la mercantile société de consommation tellement haïssable. Parce que vous avez une grande conscience politique, l'intégralité de vos actes sont politiques. Toutefois, il est conseillé de ne pas montrer avec trop de morgue votre mépris envers les autres invités présents (si autres invités il y a bien sûr).

Magie de Noël
Dans le cas de la présence d'enfants, parce que vous n'avez rien prévu pour eux, gardez par devers vous l'histoire que vous narrait votre grand-père et, doctement, préparez-vous à expliquer que, dans le temps, on était content avec une orange ! Pestez un coup contre ces firmes multinationales qui tentent de pervertir les enfants.
Autre point à ne pas négliger, en agissant de la sorte avec votre cadeau fait à l'improviste vous allez enfin pouvoir vous assurer que vos amis méritent bien que vous les acceptiez. Si jamais vous avez le sentiment que votre présent n'est pas accueilli à sa juste mesure, si vous ressentez la moindre gêne, c'est que vos amis ne sont pas de vrais amis mais juste des personnes âpres au gain, des personnes intéressées. Ces gens là ne sont pas de votre monde, elles ne méritent pas que vous vous intéressiez à elles.

mercredi 20 décembre 2017

Tout sera-t-il prêt à temps pour les saintes fêtes de Noël ?

lundi 18 décembre 2017

Petit dessin vite fait

samedi 9 décembre 2017

Paris fait bonne impression

Aujourd'hui, jour de deuil national, j'extirpe de mon disque dur la photo d'une curiosité prise chez une personne de mes connaissances. Il s'agit d'une plaque à imprimer de la capitale.

Paris

mardi 5 décembre 2017

Aujourd'hui, nous sommes tous de droite

Eh oui ! Il aura suffit qu'un écrivain de droite, académicien aux yeux bleus, meure d'une crise cardiaque à 92 ans pour que tous dégoulinent de bienveillance à l'égard du grand homme trop tôt enlevé à l'affection de ses proches et que nous nous sentions tous un peu de droite.
Jean d'Ormesson, je le connais de nom. Je n'ai jamais rien lu de lui. Je l'ai entendu faire le cabot à la radio, je l'ai croisé à la Foire du Livre de Brive dans les années 80 et c'est à peu près tout ce que j'ai à dire à son sujet.
De ce que j'ai pu percevoir du bonhomme, il devait être charmeur. On parle de ses yeux bleus pétillants et de son sourire en coin, de son humour et de sa fausse modestie. C'était certainement un homme qui aimait plaire. Il était de droite mais il ne lui déplaisait pas de plaire à certaines personnes de gauche. Il se disait gaulliste et prétendait partager quelques idées identifiées de gauche. Il se disait aussi très attiré par le siècle des Lumières et adorait Chateaubriand ou Proust. Il est entré à la Pléiade de son vivant — c'est un honneur — mais il faut reconnaître qu'il avait tout fait pour.
Faux modeste, il était un vrai orgueilleux très sensible aux marques de reconnaissance. Je suppose qu'il écrivait bien, je suppose qu'il avait une grande érudition, je suppose qu'il méritait l'Académie Française et la Pléiade, les succès de librairie aussi. Mais je n'ai rien lu de lui, pas plus les livres que les articles du Figaro et je ne pense pas que cette disparition m'incite à rattraper mon retard en la matière.
Il paraît qu'il ne faut pas dire de mal des morts. Enfin pas tout de suite. Pour le coup, hormis le fait que d'Ormesson était de droite, je ne vois rien à lui reprocher en particulier. Par contre, je ne suis pas certain qu'il faille trop forcer sur le panégyrique outrancier. J'ai pu entendre aujourd'hui combien M. d'Ormesson était resté beau et jeune dans sa vieillesse. Il ne faut peut-être pas trop exagérer non plus, on ne pouvait plus le prendre pour un perdreau de l'année et s'il le portait bien, il portait bien son âge. L'éloge est compréhensible, on est dans l'émotion, on a perdu quelqu'un qui est une figure de notre société, quelqu'un avec qui nous avons tous vieilli, que nous avons vu à la télévision, que l'on a entendu sur les ondes. Les éloges, l'émotion et la tristesse, oui, je comprends, mais il ne faut pas aller trop dans l'excès. Il avait son âge et c'est un âge "raisonnable" pour mourir. Enfin disons plutôt que c'est un âge auquel on doit un peu se douter que la mort va venir frapper à la porte d'ici peu.
Mais tout cela, c'est le problème de la presse. Elle a trouvé son os à ronger pour aujourd'hui, c'est la mort d'un homme. Cette mort fera vendre plus de papier que la mort de milliers de migrants même pas à l'Académie française.

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