Des choses...

jeudi 9 août 2018

Le changement c'est maintenant

Hier, comme je n'arrivais pas à dessiner ce que je voulais[1], j'ai eu[2] une idée de génie. J'allais tout changer. Plutôt que de me faire du mal à ne pas parvenir à réaliser les dessins souhaités, pourquoi ne réussirais-je pas à faire ceux que je ne cherche pas à faire ? Comme souvent, les idées géniales sont les plus simples. Prenez l'histoire de l'œuf de Christophe Colomb[3]. Mais pour réussir dans mon entreprise, il fallait que je change mes petites habitudes, que j'en change radicalement. Pour ce faire, j'ai d'abord remisé mon porte-mine habituel[4] et ai sorti un brave Critérium 2mm en aluminium. J'ai conservé le papier mais ai abandonné l'idée de l'encrage. Adieu encre et pinceau ! On simplifie, on arrête de se prendre le chou avec ces techniques bourgeoises d'un autre temps ! Ouste !
Bon. J'ai le Critérium, j'ai le papier. Et après ? D'abord, avant tout, résister à la force de l'habitude. Plus jamais, j'en fais le serment, je ne dessinerai de motocyclette, farfelue ou pas. Plus colonellement[5], je ne dessinerai plus de véhicule. Fini. Dans le même ordre d'idée, je ne vais plus faire que des dessins libérés de toute idée fondatrice. Je vais dès à présent "faire" dans le dessin improvisé d'expression libre. On verra ce que cela donnera (ou pas). Si je me refuse d'avoir recours à l'idée même d'idée, je m'oblige désormais à ne faire appel qu'à des messages positifs. L'amour, la joie, le bonheur, la vie, les petites fleurs, le bon vin et l'optimisme.
Ainsi, vous l'aurez compris, ce blog cesse de nuire.

Paix, amour et félicité
Je réfléchis d'ailleurs à élargir le champ de ma réflexion à la photographie. J'hésite entre arrêter d'en faire et n'en faire plus que de la "spontanée". Dans l'idée, je me refuserais de m'en remettre à ces petits artifices que sont la mise au point, les réglages d'ouverture de diaphragme ou de temps d'exposition et toutes ces choses. J'imagine même que je pourrais (ou devrais ?) cesser de chercher à cadrer de telle ou telle manière. On me souffle dans l'oreille que je n'invente rien et que ce concept créatif a été utilisé et même épuisé avec la lomographie. C'est vrai mais ma démarche ne vise pas à inventer ou à innover. D'ailleurs, j'en arrive à me demander si je ne pourrais pas décliner ce champ d'abstraction créatif à l'écriture en m'affranchissant de l'orthographe[6], de la grammaire, de la syntaxe voire du sens même. Là, à mon avis, ça tendrait vraiment à l'art total.

Notes

[1] je dessinais très bien ce que je ne voulais pas, en revanche

[2] une fois de plus

[3] quoi que je n'aie jamais bien pigé où était le génie dans cette affaire

[4] un Pentel P205

[5] il y en a toujours pour les généraux, faut savoir voir plus petit

[6] c'est bien la moindre des choses

dimanche 5 août 2018

Coq charentais


C'était le dimanche dernier. Au petit matin, le coq réveillait les bien fatigués participants de la première édition de la foutraque (mais réussie) saint Cani. Fatigués, ils l'étaient en raison des dignes libations auxquelles ils s'adonnèrent jusqu'à une heure déjà bien avancée de la nuit. Le réveil matin emplumé avait décidé qu'il était pour lui l'heure de remplir sa mission et c'était comme ça. Nous fûmes plusieurs à penser alors que nous eussions été bien avisés de le cuisiner avec du bon vin la veille, ce prétentieux mais consciencieux volatile. Sale bête !

samedi 28 juillet 2018

Mec amer, Ikea Guy Degrenne

Et si le président Trump avait raison ? Et si les États-Unis d'Amérique étaient, de droit, le maître du monde ? En d'autres termes, et si les USA avaient reçu pour mission divine de conduire la marche du monde et, au-delà, de l'Univers avec un "U" majuscule ? Si l'on accepte cette proposition, si l'on admet que les États-Unis d'Amérique ne constituent pas un pays tout à fait comme les autres, alors, oui, sans doute faudrait-il que ce pays élu redevienne le phare dispensant sa lumière, sa pensée, de par les continents et les mers.
Quel pays mieux que les USA a su faire rêver la planète entière ? La vieille Europe semble figée dans ses traditions, ses habitudes, ses vieilles pierres, ses vieilles guerres, ses vieilles cultures. Plus à l'est, l'empire russe fait peine à voir. La Chine, le Japon, le sud-est asiatique, le sous-continent indien, l'Australie, la Polynésie ? Ne parlons pas du cas de l'Afrique, la grande oubliée et passons sur le cas des Amériques centrale et du sud. Que reste-t-il ? Les États-Unis d'Amérique.
Les rêves viennent des USA. La culture est américaine. Le cinéma, la littérature, la musique et les moyens de diffusion de tout cela sont américains. Internet, les GAFAM sont américains. Coca-Cola, Mc Donald, Marlboro ? Américains aussi ! La NASA, la CIA, le FBI ? Américains ! L'expansionnisme américain a façonné les esprits à un point tel que partout sur la planète (ou presque) on pense américain, on rêve américain, on consomme américain. On peut bien s'en inquiéter ou le regretter, c'est un fait. Qui a marché sur la Lune et qui a osé faire exploser des bombes atomiques sur des populations civiles ? Qui se donne tous les droits ? Qui pense détenir ses droits directement de dieu ? Les Américains.
Donald Trump gesticule et déblatère tant qu'il peut. Il veut que les USA redeviennent ce qu'ils, à son avis, n'auraient jamais dû cesser d'être : la première puissance mondiale. On le dit idiot mais peut-être est-il très lucide et apeuré. Peut-être voit-il les menaces qui pèsent sur son pays, l'effondrement du modèle patiemment mis en place tout au long du XXesiècle. Parce que oui, il est possible que l'on assiste à la fin de l'hégémonie des USA, à sa chute inexorable. Il n'est peut-être pas stupide de penser que le rêve américain a vécu, que les derniers soubresauts viennent signifier l'agonie amorcée.
Ce que l'on a appelé "le bloc occidental" après la deuxième guerre mondiale est en réalité complètement inféodé à la pensée américaine. Ce conflit qui, dans le fond, n'aurait dû concerner que l'Europe a été "récupéré" par les USA. Je suppose qu'il faut se réjouir de l'aide des Américains et de ne pas être aujourd'hui dans un pays sous la botte des Nazis, hein ! Je suppose que sans les Américains l'issue de cette guerre aurait été tout autre. Je reconnais cela. Ce que je pense cependant, c'est que les USA ont imaginé que leur implication dans le conflit allait leur permettre de faire main basse sur tout un marché qui leur échappait. Il allait falloir reconstruire, équiper.
De 1917, date de l'implication des USA dans le premier conflit mondial, à aujourd'hui, ça fait un siècle que la vieille Europe a commencé à baisser la tête face aux États-Unis d'Amérique. Parce que les pays d'Europe n'ont pas su et pas voulu s'unir, parce que l'on a exacerbé les nationalismes, les USA ont pu agir sans trop d'entraves. Aujourd'hui, le maître du monde pourrait bien être la Chine qui avale les matières premières, qui construit pour le reste du monde, qui gagne en puissance. La Chine va pouvoir faire la pluie et le beau temps et imposer ses règles du jeu. Les USA ne vont pas accepter cela mais oseront-ils faire la guerre à une puissance telle que la Chine ?
On nous dit qu'il nous faut changer de mode de vie. Abandonner l'automobile (et la moto, bien sûr) pour le vélo, manger moins de viande, privilégier les productions locales, respectueuses de l'environnement. De toutes façons, nous n'aurons plus le choix. Le monde aura vécu son siècle d'excès en tous genres, il aura épuisé une bonne part des ressources et il va se retrouver le cul par terre. C'est bien fait pour sa gueule. Qu'il crève.

A Fossemagne, il y avait une exposition de véhicules de collection. Devant l'église, une Citroën (D quelque chose), une Alpine Renault, une R5, une Peugeot 202 et une Chevrolet Corvette de 1978. Normalement, ça aurait dû être cette dernière qui aurait su attirer les regards. Eh bien non, les gens s'en foutaient un peu de cette pompeuse américaine. Si c'est pas un signe, ça !

Chevrolet Corvette


Mec amerri cas gris de gaine

mercredi 25 juillet 2018

Ce n'est pas que j'aie envie de râler…

C'est un "client" pénible, le plus pénible de tous. A ce niveau, c'est de l'art. Ce client, je l'ai rencontré à la fin des années 90. A l'époque, il était à la tête d'une société de presse. Il éditait plusieurs titres de périodiques et il était devenu mon patron. A l'époque, je bossais pour Sud-Ouest et je voyais là la possibilité de me diversifier un peu, d'écrire plus long. Notre collaboration n'a pas duré très longtemps. J'étais payé à la pige et je me suis rendu compte assez rapidement que l'on grappillait beaucoup sur cette pige. Je m'en étais ouvert à lui, il avait avancé l'excuse de période difficile, j'avais fini par arrêter de travailler pour lui. Nous nous étions quittés fâchés et c'était très bien ainsi.
Bien des années plus tard, une copine qui avait aussi pour copain ce type — le monde est petit en Périgord — m'explique qu'elle envisage d'organiser un repas qui pourrait permettre de nous rabibocher. J'étais passé à autre chose, c'était de l'histoire ancienne, j'accepte la proposition en indiquant tout de même que si l'on m'y pousse, je n'hésiterais pas un instant à remettre cette affaire de petite escroquerie sur la table. Le repas a lieu, agréable. Le bonhomme, charmant par ailleurs, reconnaît sa faute et s'excuse. Bon. Moi, j'ai arrêté toute activité "journalistique", je travaille à autre chose dans une maison d'édition, j'accepte les excuses et profite des excellents vins présents.
Peu de temps après, cette personne m'appelle pour un problème informatique. Je vais le dépanner. A cette occasion, il m'explique son intention de monter un site Internet traitant de l'actualité périgordine. Il a besoin de quelqu'un qui pourrait l'aider à construire ce site. Il a suivi une formation mais il n'arrive pas à faire ce qu'il souhaite. On se met plus ou moins d'accord sur mes tarifs et, ma foi, on se retrouve les mercredis après-midi durant presque une année entière pour travailler sur ce projet.
Enfin, le site est terminé et en ligne. Tout pourrait aller pour le mieux. L'utilisation du site est assez simple et il me semble que mon client devrait s'en sortir aisément. Je lui ai expliqué les bases du html, je lui ai appris à utiliser l'éditeur intégré au cms. Normalement, il ne devrait pas y avoir de problème. Sauf que ce client a une certaine tendance à réussir l'exploit de produire du code pourri jusqu'à l'os. Comment fait-il ? Mystère ! Il doit cliquer un peu partout au petit bonheur la chance en se demandant ce que cela pourrait faire si il faisait ceci ou cela. Parfois, ça fonctionne presque mais, le plus souvent, ça casse tout. Et ce n'est, malgré tout, pas le but recherché. On pourrait croire que si mais non.
Alors, le client m'envoie un mail ou m'appelle pour que je répare, que je corrige. Moi, patient, je m'exécute et explique une fois de plus comment éviter les erreurs. Contrit, le client bât sa coulpe et assure que cette fois il a bien compris. Ce qui est merveilleux, c'est que cette personne a une capacité hors du commun de tout oublier à une vitesse stupéfiante. Alors, c'est de nouveau un courrier électronique ou un coup de fil et une nouvelle séance de dépannage.

Ce site vit quelques années avant d'être plus ou moins abandonné. C'est qu'un site Internet d'information, il faut s'y tenir. Je comprends la déception de constater que les visites ne sont pas au rendez-vous, que le public ne vient pas sur le site. Les demandes d'intervention s'espacent, le site ne propose plus beaucoup de nouveaux articles. C'est un peu dommage, l'outil pouvait être intéressant.
Ce matin, je reçois un message. A l'occasion du passage du président Macron à Périgueux, mon client a voulu se fendre d'un article. Evidemment, il a foiré la rédaction de son article. Cette fois-ci, il a fait très fort. Je ne vais pas vous expliquer ici les erreurs commises mais, vous pouvez me croire, c'est du grand art. Je finis de boire ma ration de café et je m'y mets.
D'abord, retrouver les codes pour avoir accès à la partie administration du site. C'est que je n'y suis pas allé depuis déjà pas mal de temps. Bon, voilà, j'ai trouvé. Alors… Ah oui ! Tout de même ! OK. Je nettoie le code des balises inutiles, des règles idiotes, j'en profite pour corriger quelques fautes d'orthographe et je mets la nouvelle version en ligne. Ça fonctionne nettement mieux maintenant. Je préviens ce client que c'est réparé. Il m'appelle dans la foulée pour me remercier mais aussi pour me dire qu'il a un petit souci informatique. Il me demande si je peux passer le voir dans l'après-midi. Allez savoir pourquoi, je m'entends lui répondre que oui, que j'avais plus ou moins prévu d'aller faire des courses… Je me demande si je ne suis pas un peu con, moi.

Sinon, une photo récente d'une sculpture de Gérard Bouvier, artiste avec qui je travaille de temps à autres.

sculpture

mercredi 4 juillet 2018

Le dessus du panier

Si j'étais allé à Périgueux, ce n'était pas seulement pour lire l'heure au clocher de la cathédrale Saint-Front. Mais puisque l'occasion m'était donnée, j'en profitais. Il était 11h14. Ça m'avait étonné parce que la dernière fois que j'avais de la sorte saisi l'opportunité d'avoir l'heure gratuitement, c'était exactement la même heure à quelques minutes presque. Oui. J'ai conscience de ce que l'on ne peut pas dire que c'était exactement la même heure. Mais bon, je ne suis pas à quelques minutes près. Disons que c'était sensiblement la même heure. A quelques minutes près. Enfin bref, ça m'avait étonné. J'ai l'étonnement facile, on me l'a souvent répété. C'est, à mon avis, parce que je suis enthousiaste de nature. Je suis du genre à découvrir, chaque fois avec la même joie, que les spaghetti soient tous de la même longueur. S'en viennent des questions qui peuvent me poursuivre pour toute la journée. Qui a décidé de la bonne longueur de ces pâtes ? Il y a-t-il une raison qui fait que ces spaghetti soient de cette longueur précisément ? Cela marche aussi avec la courbure des coquillettes ou le diamètre des macaroni. Je suis curieux et avide de savoir. J'aime comprendre, découvrir, imaginer. Je suis ce que l'on peut appeler un esprit ouvert.
En remontant la rue Denfert-Rochereau (j'allais vers la rue Taillefer), je m'arrêtais sur la place de la Clautre pour reprendre mon souffle. C'est qu'à mon âge, on n'a plus le cœur et les poumons de nos vingt ans. Je mettais à profit cette courte halte pour regarder l'heure de nouveau. C'est gratuit, il n'y a pas de raison de ne pas en profiter. Cinq minutes avaient passé. Je me fis la réflexion que je n'avais pas progressé bien rapidement. C'est vrai que je ne portais pas de chaussures de sport. Sur la place, il y avait trois voitures blanches, une rouge, trois bleues, deux noires et une gris foncé. Il y avait deux Renault. J'ai tendance à remarquer plus facilement les Renault, c'est la marque de mes automobiles depuis plus de trente ans. Personnellement, j'ai une Clio gris clair. Je me disais que j'aimerais assez avoir une Megane comme la bleue qui était là. Bien sûr, je la choisirais plutôt grise mais pour la ligne, je la trouve épatante, la Megane. Par contre, Diesel ou essence ? Mon beau-frère, le mari de ma sœur, me disait qu'il fallait faire plus de 25000 kilomètres par an pour que le Diesel soit rentable. J'en suis bien loin.
J'étais à Périgueux pour acheter des médicaments. J'en ai besoin pour ma santé. Il y a deux pharmacies dans la rue Taillefer. Avant, j'allais à celle qui est la plus proche de la place de la Clautre mais, un jour, il y a une dizaines d'années, j'y avais été plutôt mal reçu. Bien qu'il m'en coûte, je vais désormais à l'autre, distante de 89 mètres exactement. Et là, c'est précis. D'accord, je ne compte pas les décimètres. Vous pinaillez. Pour ma santé, j'ai besoin de préparations homéopathiques. Ça me fait du bien. On dit que ce n'est pas la panacée et même que c'est du placebo mais moi, ça me fait du bien. Après, je me sens nettement mieux.
11h38 ! Houla ! Le temps passe ! Je me remettais en marche. Ah mince. Je m'étais promis de ne plus utiliser cette expression. Je n'ai pas envie que l'on sache pour qui je vote. J'aime conserver une certaine discrétion quant à mes choix politiques. N'empêche que, à mon avis, il faut bien le moderniser, notre pays ! Il faut en finir avec les régimes spéciaux et les règles du siècle dernier. Il faut remettre l'économie en marche. D'ailleurs, en parlant de marcher, il faudrait que je m'y mette. Déjà 11h42 !
En passant devant sa vitrine, je m'arrête en me demandant si ce caviste aurait ce vin que j'ai bu chez ma sœur mardi dernier. C'était un vin très correct et pourtant pas cher, avait précisé Jean-Luc, mon beau-frère. C'était un vin du genre Bordeaux. Je ne me souvenais plus de la marque. Un château quelque chose. Sur l'étiquette, on voyait un dessin avec des rangs de vigne et un bâtiment dans le fond. C'était écrit "Château" suivi d'un nom. Lequel ? Mince, j'aurais dû le noter. J'essayais de reconnaître la bouteille parmi celles exposées. C'était du vin rouge. Dommage que je n'aie pas le temps. Je demanderai à Jean-Luc et je repasserai le mois prochain.
J'arrivais à la pharmacie sans plus me laisser distraire par les vitrines. Ça allait mieux parce que maintenant la rue est légèrement en descente. Je n'avais pas à me presser, la pharmacie ferme à 12h30. J'entrais et sortais la liste des médicaments nécessaires. La pharmacienne me rassembla tous les petits tubes dans un sac en papier. Je payais, saluais et sortais. Pour revenir, je changeais de trottoir et, sans me presser, revenais vers la cathédrale. Je regardais l'heure encore deux ou trois fois. Sur la place de la Clautre, la Megane était partie. D'un côté, ça n'était pas plus mal, je pouvais rejoindre ma Clio sans perdre de temps.
Après, bien sûr, je suis rentré chez moi et je me suis préparé à manger (des pâtes avec du poulet froid). J'ai fait la vaisselle et j'ai fait une petite sieste. Ce soir je mange chez ma sœur, je demanderai à Jean-Luc comment s'appelle son vin.

side-car

lundi 2 juillet 2018

Un bon rire vaut un steak

Je n'ai jamais très exactement compris cette expression donnée en titre à ce billet. On peut supposer qu'elle explique pourquoi nos amis vegans et végétariens ne rient pas tous les jours. Ça doit leur donner mauvaise conscience, à ces brouteurs de choux[1]. On peut d'ailleurs noter que l'on pleure comme une madeleine et que l'on peut trouver de la madeleine "vegan compatible". Bon. Je digresse, je digresse, et ça n'avance pas.
De quoi je voulais vous entretenir aujourd'hui ? Ah oui, voilà. Contre toute attente, j'ai eu aujourd'hui une occasion de rire apportée sur un plateau par un journaliste, Thomas Mankowski, œuvrant au sein du journal Sud-Ouest, grand quotidien régional s'il en est. Ce n'était pas gagné, ce n'est pas tous les jours que l'actualité donne des raisons de se réjouir. Je vous montre ça en image.


Sud-Ouest roule à 95 km/h
Bref. Le journaliste est sur la brèche en ce dimanche d'entrée en vigueur de la limitation à 80 km/h sur les routes secondaires. Il cherche son sujet, il est aux commandes de son véhicule et il furète sur le dense réseau routier départemental à l'affût de l'inspiration. La suite, il l'explique bien comme il faut. C'est du journalisme de compétition, du travail de grand reporter, de l'immersion. Le Thomas Mankowski n'hésite pas à prendre des risques pour que la vérité puisse voir le jour.
Devant lui, une automobile. On apprend qu'il s'agit d'une citadine de marque Kia. Elle est immatriculée en Gironde[2]. Rien n'est dit quant à sa couleur. Soudainement, tout à coup, elle roule à 95 km/h ! Très exactement 15 km/h au-dessus de la limité légale ! Le journaliste a dû appuyer sur le champignon pour coller aux basques de la citadine. Sur son compteur, c'est marqué 95 km/h. Il a son papier pour le journal du lundi. Ouf !
Ce que j'espère, c'est que la maréchaussée ne lit pas la presse. Non parce que là, ça ressemble à un aveu. Si la Kia est à tout jamais perdue pour le carnet à contraventions, l'auteur de l'article, lui, ne sera pas difficile à retrouver. Il indique même son adresse de courrier électronique professionnelle.

Notes

[1] cf Broutechoux (signé Furax)

[2] Dites 33

jeudi 28 juin 2018

Droits de douane

Dans le premier épisode, Donald Trump imposait des droits de douane sur l'acier et l'aluminium. Dans le deuxième épisode, l'Union Européenne réplique en augmentant des taxes douanières sur quelques produits comme le beurre de cacahuète, les jeans, les motocyclettes et les alcools. Je me suis demandé ce que j'achète comme marchandises étatsuniennes. Des Harley-Davidson, je m'en passe assez bien. Sur le beurre de cacahuète, je fais l'impasse sans aucun souci. Les jeans, je n'en achète pas bien souvent (il n'est qu'à voir l'état de ceux que je porte) et je ne suis plus d'accord pour acheter les Levi's au prix que l'on nous impose en France. Le bourbon, je n'en achète pas. Le Jack Daniel's, oui, parfois j'en achète.
Si l'on s'en arrête là, on peut se dire qu'il n'y a pas péril en la demeure. On peut librement acheter des motos, des alcools, des fringues et des produits de bouche autres qu'américains des USA. Au sujet des jeans Levi's, j'ai appris il y a maintenant plusieurs années que la marque n'en produisait plus sur le territoire des USA. Elle a découvert qu'elle pouvait les faire fabriquer dans des pays à "bas coût". Un pays à "bas coût". C'est sans doute un euphémisme. En vérité, on devrait les appeler des pays à "haute plus-value". L'idée est de réussir à vendre des produits fabriqués à moindre prix à des tarifs exorbitants. Le bon consommateur met ses œillères pour ne pas voir que ce qu'il achète est potentiellement manufacturé par des quasi esclaves des temps modernes. Il se dit que c'est déjà bien assez cher comme ça et que si ça l'était encore plus ce serait vraiment trop. S'il est plein de compassion pour son semblable qui, faute à pas de chance, est né en Chine ou au Bangladesh ou au Mexique plutôt qu'aux USA ou en France, il est encore bien plus sensible à la question de la bonne santé de son porte-monnaie.
Le Jack Daniel's va augmenter. C'est dramatique mais il faut bien reconnaître aussi que depuis que c'est devenu un poison à la mode, son prix est déjà devenu un peu prohibitif. Le Jack Daniel's, ce n'est tout de même pas un alcool exceptionnel. Et puis, on peut le remplacer aisément par tout un tas d'autres boissons aussi intéressantes. De plus, il me semble que l'on peut aller jusqu'à affirmer que ces alcools forts ne sont même pas nécessaires. La France est un assez grand producteur d'alcool pour que l'on puisse s'enivrer sans avoir recours à ces alcools de grain. Le vin, tout de même, c'est un poil plus noble et intéressant que les whiskies et autres vodka, tequila, gin… Avant les années 50 et l'américanisation des esprits, on buvait de la fine à l'eau et du vin rouge. On savait boire français nom de dieu !

Mais si c'est la guerre économique qui est déclarée entre les USA et l'Europe, alors il y a peut-être du souci à se faire. Mine de rien, les États-Unis d'Amérique sont bien plus puissants que notre Europe. Les Américains sont en mesure de couper Internet, par exemple. Ils peuvent aussi couper le GPS et, ne l'oublions pas, ils ont la monnaie de référence. En gros, ils font la pluie et le beau temps à l'échelle mondiale. Ce n'est pas juste une question d'augmentation du prix des bourbons ou des jeans, ça peut aller bien plus loin. Je suppose que, dans notre économie globalisée, les USA dépendent aussi de l'Europe, ne serait-ce que comme débouché pour leurs productions. L'Europe est un marché important. En nombre d'habitants, l'Europe est devant les USA. L'Europe ce n'est pas tout à fait rien. Mine de rien, nous produisons aussi des marchandises qui intéressent les Américains. Le vin rouge, les Porsche, le tourisme. Pour le reste, je ne sais pas. Il me semble que la dépendance est plus en faveur des USA. Ne serait-ce que dans le domaine du numérique. Les GAFA(M) sont américains, nos ordinateurs et terminaux mobiles fonctionnent presque complètement sur des systèmes d'exploitation développés aux USA.
Pour le moment, la riposte des européens face aux décisions trumpesques sont teintées d'humour. On n'impose des taxes que sur des marchandises "icôniques". On dit à Trump que nous pouvons, nous aussi, jouer au con. A ce jeu, ce n'est pas sûr que nous soyons en mesure de gagner.
Mais il y a un truc que je ne parviens pas bien à comprendre. Je suis plutôt contre le libéralisme, pas trop pour le capitalisme non plus, et il me semble que l'on nous a vendu la libre circulation des marchandises comme la solution à tout. Cela devait permettre d'industrialiser les pays émergents et à les faire gagner un niveau de vie comparable au nôtre. La croissance devait apporter le bonheur partout sur le monde (bon sauf pour l'Afrique dont on se fout). Et là, j'ai l'impression que les pays sont en train de se refermer sur eux, de remettre des couches de protectionnisme un peu partout. Je ne vais pas m'essayer à me lancer d'une manière par trop hasardeuse dans une analyse géo-politique mais tout de même. Je sais que le libre échange ne concerne pas les personnes et que la mondialisation ne signifie pas que tous les hommes sont libres de circuler à la surface de la planète. En Europe comme aux USA (et ailleurs bien sûr), on ferme le frontières et on refuse les pauvres. Ça va forcément péter à un moment ou à un autre. Il ne va pas être possible très longtemps de contenir les mouvements de population générés par les guerres, les problèmes liés au réchauffement climatique, au désir légitime de survie. Il est possible que nous dirigions vers une grave crise mondiale et la chute de tout un système. J'ai du mal à être très optimiste à l'horizon d'une dizaine d'années.
Et le pire du pire, c'est que, si ça se trouve, avec le Brexit on ne pourra même plus acheter du whisky écossais. Et ça, si ça arrive, je ne m'en remettrai pas !

lundi 25 juin 2018

Par l'attribut sub-nasal de Plekszy-Gladz

Ce qu'il y a de super chouette avec l'informatique, c'est que le problème n'est jamais très loin. Quand je dis que c'est chouette, c'est parce que, par exemple, ça permet d'occuper un dimanche qui s'annonçait ennuyeux. Hier, j'ai l'idée de procéder à la mise à niveau d'un site Internet. Il y a une nouvelle version du CMS utilisé qui apporte un lot de nouveautés enthousiasmantes.
Prudent, je fais une sauvegarde de la base de données et de l'ensemble des fichiers du site. Selon l'éditeur du CMS, la procédure est assez simple. Il suffit de suivre à la lettre le tutorial publié à l'intention des personnes désireuses de mettre leur site à niveau. Tout devrait bien se passer. Je lis le tutorial, le relis, pense tout comprendre bien comme il le faut et me lance.
Il est conseillé de sauvegarder la base de données et les fichiers. Ça tombe bien, je l'ai fait. On me dit que je dois créer un nouveau répertoire à la racine du site et y placer tous les fichiers de l'ancienne version du site. A cette même racine, on me dit de téléverser l'archive de la nouvelle version du site et de la décompresser en SSH. Ok. Pas de souci. Je lance le terminal de MacOS et tape les commandes utiles. Bien. Après, il faut récupérer quelques répertoires et fichiers de l'ancien site et les placer dans le nouveau site en écrasant ce qui existe. Aucun problème. Ensuite, il est question d'ajouter un nouveau préfixe aux entrées de la base de données. Je me rends sur l'interface de phpMyAdmin et fais ce qui est demandé. Enfin, on m'explique qu'il faut me rendre à une url permettant de lancer la mise à niveau. Je m'exécute.


Quelques champs à compléter, quelques cases à cocher et la mise à niveau se lance. Je passe les pages les unes après les autres, on me demande de bien vérifier que la base de données est bien celle définie, je réponds que oui. Un message m'avertit que la conversion des tables est en cours. Ça progresse à vive allure !
Un message de congratulation vient m'annoncer que tout s'est bien terminé et que je n'ai plus qu'à aller sur l'administration du site pour finaliser la mise à niveau. Je le fais. Ah mais c'est que non ! Ça ne va pas du tout en fait ! Pourquoi il n'y a plus rien de tout ce qu'il y avait sur le site ? Et pourquoi donc tout a été remplacé par des données d'exemple ? Ce n'est pas ce qui était prévu, me semble-t-il.
Je cherche à comprendre, je ne comprends pas. Je tente de trouver une solution à ce problème sur les forums, rien. Je me dis que j'ai dû salement merder à un moment donné. Bon. J'ai des heures à tuer, je vais tout effacer et repartir sur l'ancienne version. Je remets tous les répertoires et fichiers du site chargés sur mon ordinateur sur le serveur après avoir tout effacé sur celui-ci. Je vide complètement la base de données et importe la sauvegarde faite quelque temps avant. Normalement, ça devrait marcher. Non ?
Eh bien non, ça ne marche pas. Et alors là, je commence à m'agacer. J'ai une erreur 500 persistante. Un problème de droits sur les fichiers ? J'essaie de restaurer les droits par défaut. Rien à faire, ça ne marche pas. J'essaie des trucs et des machins avant de baisser les bras et de me préparer à devoir tout refaire. C'est ce que j'ai commencé à faire ce matin, sur une installation toute neuve. Ça va aller, il n'y a pas tant de trucs. C'est juste que je ne comprends rien à ce qui a pu se passer. D'autant moins que ce n'est pas la première fois que je m'amuse à ce genre d'exercice.
Vous pouvez aller vous recoucher.

vendredi 22 juin 2018

L'imitation à quatre vins

Et si, après tout, nous n'étions pas pressés ? Après tout, nous pouvons bien accepter de rouler un peu moins vite pour la bonne cause, celle d'épargner des vies humaines. Ça n'a pas de prix, une vie humaine !
Si une vie humaine n'a pas de prix, c'est que, "en même temps", elle a une valeur considérable dès lors qu'il est question de celle d'un usager de la route en France et qu'elle ne vaut strictement rien, peau de balle, si l'on parle de celle de migrants. En cela, on comprend combien tout est relatif en Macronie.
Abaisser la vitesse maximum autorisée sur les routes à double sens, ce n'est pas l'affaire du siècle. Il y a plus grave. Ça ne constitue tout de même pas une attaque majeure de nos libertés individuelles, on s'en remettra, on ne le sentira même pas passer. Et puis, on nous le dit et répète, c'est pour notre bien et celui de nos semblables.
Dans bien des cas, la vitesse est un facteur aggravant en cas d'accident de la circulation. Des experts ont été mandés et ils ont planché sur la question. Ce matin, sur France Inter, le micro était ouvert à Anne Lavaud, déléguée générale de l'association Prévention Routière qui expliquait très bien cela. Les experts ont réfléchi et ils ont rendu un rapport "enfantin" : la vitesse, là est le mal.
Soit. On ne peut décemment pas aller contre la physique. Un choc a 90km/h est potentiellement plus destructeur qu'un choc à 80 km/h, toutes choses étant égales par ailleurs. Ce n'est même pas discutable. C'est "enfantin", nous dit Anne Lavaud. Si l'on voulait se laisser aller à un accès de mauvais esprit, on lui rétorquerai que l'on aurait dû abaisser cette limitation de vitesse de bien plus encore. C'est hyper enfantin !
"Enfantin". L'antenne est ouverte aux auditeurs. L'un d'eux questionne la déléguée générale sur l'attitude à adopter à partir de ce 1er vis-à-vis des poids-lourds qu'il nous sera impossible de dépasser. La réponse, enfantine et pleine de justesse ne tarde pas : "on ne les doublera pas, on les suivra". Notez que si l'on tient à rester dans le respect scrupuleux du code de la route, c'est déjà ce que l'on doit faire tant il est hasardeux de songer à doubler un poids-lourd en un temps raisonnable.
Ce n'est pas bien grave. On ne va mettre que quelques poignées de secondes de plus sur nos trajets quotidiens. Et puis, il faut voir le bon côté des choses. On économisera du carburant et l'usure du véhicule en plus de garantir un peu plus notre intégrité physique. Qui a envie de mourir dans un accident de la route ? Hein ? Pas moi.
On le sait, le risque nul n'est pas envisageable. La vie, c'est un risque. On risque tous de nous blesser, de nous faire mal, de souffrir, de mourir. On risque aussi de rire, de connaître joie et bonheur, plaisir et jouissance. Mais là, on ne sait comment l'éviter. Il y a des pistes de travail sur lesquelles travaillent des experts. On a commencé à bannir le plaisir de l'alcool et du tabac, de la bonne chère et de la gourmandise. On va bien finir par trouver comment nous empêcher de baiser. Le risque, voilà l'ennemi à combattre !
D'un autre côté, il y a un truc que je ne pige pas. Éradiquer le risque comme on l'a fait de la variole, voilà qui est une chouette idée qui devrait tous nous emplir d'une joie complète et jubilatoire. Or, dès lors, pourquoi donc la France vend-elle des armes, des missiles et des avions, capables a priori de tuer et blesser ? Parce que ces armes ne sont pas censées être dirigées contre le bon peuple de France ? Ah oui, bien sûr.
Certains avancent que la raison vraie de cette baisse de la vitesse sur le réseau secondaire serait de remplir les caisses de l'État avec les contraventions qui ne manqueront pas de tomber. On nous a assurés que non, que les éventuelles sommes d'argent ainsi récoltées iront abonder les caisses des différents organismes agissant pour la réparation des blessés de la route. Si l'on pousse la logique, il devrait y avoir moins de blessés et donc trop d'argent dans ces caisses d'ici peu. Cet argent excédentaire pourrait alors être redistribué aux Français. Grâce à la baisse de la vitesse, nous allons nous enrichir. Et ça, c'est une bonne nouvelle.

mardi 12 juin 2018

GIF sur Yvette

vendredi 8 juin 2018

Les vendeurs sont des voleurs

Ah ! Ça faisait longtemps. Je ne traque pas les utilisations de mes dessins mais j'ai quelques informateurs qui, bénévolement, bossent pour moi. Cette fois-ci, c'est un type qui vend (cher) une épave de camion Renault et qui espère pouvoir la vendre plus rapidement en affichant un dessin qui ne correspond même pas au modèle. Et ma foi, ai-je envie de dire, pourquoi pas ?
Je ne vais pas contacter le vendeur pour le prévenir de l'utilisation non autorisée de ce dessin, je vais contenter de m'amuser de le voir surgir dans cette annonce.

samedi 2 juin 2018

Macintosh-livres-chat

C'est un ordinateur qui ne fonctionnait plus. Je m'étais passé de lui parce que j'en avais d'autres. Récemment, j'ai eu à récupérer un fichier qui se trouvait sur cet ordinateur en panne. Alors, je me suis décidé à le réparer. Ça n'a été ni trop difficile ni trop long.
Il s'agit d'un Mac Pro de 2007 et cette machine est, de l'avis de Apple, trop ancienne pour accueillir un système récent. Or, j'avais l'intention de l'utiliser pour des opérations gourmandes en puissance avec des logiciels qui nécessitent du système plus récent que celui autorisé par le constructeur.
Sur Internet, j'avais trouvé une technique pour s'affranchir de cette limitation et tout fonctionnait parfaitement. Enfin jusqu'à ce jour où il y a eu une mise à jour proposée. Je ne me suis pas méfié et j'ai accepté l'installation de la mise à jour. Je n'aurais pas dû, l'ordinateur refusait de démarrer après son application. Parce que j'avais terminé le boulot que j'étais en train de faire, je ne m'en suis pas occupé tout de suite.
Récemment, donc, j'ai dû récupérer un fichier et là, je n'avais pas d'autre solution que de me décider enfin à remettre ce Mac Pro en route. Je l'ai dit, ça a été assez simple, je n'ai pas rencontré de problème. Je n'ai perdu aucune donnée et c'est bien le principal. Lorsque j'ai vérifié que tout allait bien, j'ai trouvé une photo d'Ulysse. Je suis presque certain d'avoir déjà publié cette photo sur ce blog. Ce n'est pas bien grave.
Aujourd'hui et demain, à Azerat, se tiennent des rencontres littéraires organisées par Françoise Rivière, auteure, en collaboration avec la municipalité. J'y suis convié en tant qu'auteur. Je n'ai pas absolument compris le programme de ces rencontres littéraires. J'ai cru comprendre que nous ne serons que trois "auteurs". Il me semble, si c'est bien le cas, qu'il est un poil ambitieux de tenir ces rencontres sur deux jours. Il n'est pas impossible que je m'y ennuie beaucoup. Je vous dirai.

Ulysse encore


Et ce fut donc une excellente journée qui m'a permis de rencontrer plein de personnes et de faire pas mal de dessins de dédicace dans une ambiance très agréable et dans la belle salle du cuvier d'Azerat. Ça m'apprendra à être pessimiste à mauvais escient, tiens.

mardi 15 mai 2018

Fait divers de printemps

C'est pas bien de se moquer. Surtout, qu'en plus, je ne suis pas le dernier à écrire n'importe quoi n'importe quand. Je le reconnais, je n'en suis pas fier. C'est vrai, je fais des fautes d'orthographe et de frappe, j'écris parfois des sottises énormes, aussi. Comme on pourrait dire, je vois la paille dans l'œil du voisin et suis aveugle à la poutre qui est dans le mien, d'œil. Bref, j'ai suffisamment battu ma coulpe comme ça pour aujourd'hui. Place aux professionnels de la profession.
A quoi ça sert, un journaliste ? A nous raconter des histoires, vraies de préférence, en y mettant les formes et en rendant l'histoire compréhensible au plus grand monde. C'est ce que semble avoir oublié l'une des petites mains du journal Sud Ouest dans l'édition numérique d'hier. Je vous explique.
Il y a environ une semaine, un aigle de bronze était volé au cimetière de Périgueux. Le volatile ornait le monument funéraire du lieutenant Fernand Briault, mort le 26 novembre 1913 avec son mécanicien Brouillard, alors qu'il était en service commandé. Un matin, hop, l'aigle s'était envolé. On se questionna, on interrogea des ornithologues réputés, il apparut que l'oiseau n'avais pas pu partir par ses propres moyens. Dès lors, l'idée du larcin creusa son nid dans les esprits.
Nous en étions là lorsque le journal Sud Ouest, par le truchement d'un·e journaliste lancé·e sur l'affaire, nous révèle le fin mot de l'histoire qui aura su tenir en haleine tout un pays. L'aigle était retrouvé dans la Dordogne !

A ce moment, pour vous prouver que je n'invente rien et que tout est vrai, je pense qu'il est nécessaire que je vous invite à jeter un œil humide sur la copie d'écran suivante :

Sud Ouest du 14 mai 2018
Effectivement, on peut voir clairement ce qui pourrait être l'aigle disparu gisant dans de l'eau. Sur cela, on ne nous ment pas. Mais attendez la suite ! C'est là que ça devient d'un cocasse fou. Préparez-vous et regardez cette seconde copie d'écran :

Sud Ouest du 14 mai 2018
Alors là, on tient du tout bon, du papier de grande qualité, de l'information de qualité supérieure, du surchoix. Qu'apprend-on donc ?
Déjà, on apprend qu'un aigle de bronze de 200kg est capable de flotter dans les eaux de la Dordogne. Alors, je m'interroge. Faire flotter du bronze, ce n'est pas chose aisée. On pourrait, bien sûr. Il suffirait que l'aigle de bronze soit suffisamment creux et étanche pour que le miracle ait lieu mais, franchement, je doute beaucoup. D'ailleurs, sur la photo présentée par le journal, je ne vois rien qui flotte particulièrement. Passons. Il doit s'agir d'un effet de style, rien de bien méchant.
Mais c'est pas tout ! C'est là que l'on atteint le nirvana. Que nous dit-on de plus ? On nous informe que le lieutenant Fernand Briault est décédé au cours de la Première Guerre mondiale… en 1913.

Là faut m'excuser mais je n'en peux plus de rire. Chapeau, fallait oser !

dimanche 13 mai 2018

Encore une dédicace de torchée

Serpette dédicacée

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