jeudi 10 novembre 2016

Expérience en cours

Je vais avoir besoin de vous. Je suis en train de réaliser une expérience d'importance qui vise à faire transiter les calories par les tuyaux de l'Internet. Pour mener à bien ce projet qui risque de révolutionner nos vies, j'ai fait une photo numérique d'un feu. Grâce à un programme informatique de mon invention, programme auquel je me suis consacré durant de nombreuses heures, sacrifiant ma santé et mon sommeil, je pense être parvenu à transformer de simples pixels en véritables sources de chaleur.
Pour mener à bien cette expérience, vous devez, avec précaution tout de même, approcher vos mains de votre écran sur lequel s'affiche la photo. Normalement, si tout va bien et si vos navigateur et système d'exploitation sont à jour, vous devriez ressentir une vive chaleur. Merci de me faire part de votre retour dans les commentaires.

Chaud devant

samedi 13 août 2016

A la pêche au bar

J'étais encore à peu près jeune et plein d'allant lorsque j'ai eu l'idée d'acheter un petit compresseur d'air. C'est un appareil toujours utile. On peut gonfler les pneumatiques de son auto ou de son vélo, on peut souffler les poussières dans un ordinateur, on peut aussi y brancher un aérographe. Parce que je n'avais pas l'intention de l'utiliser intensivement, j'avais porté mon choix sur un vulgaire petit compresseur de grande surface, équipé d'un petit moteur monophasé et d'une cuve de 50 litres. L'un dans l'autre et durant une dizaine d'années, il a fonctionné.
Et puis il est arrivé qu'un pneu de ma voiture soit à plat. Parce qu'elle était trop proche du mur pour que je puisse confortablement remplacer la roue, je me dis que je pourrais essayer de regonfler le pneu le temps de manœuvrer. Je cherche la rallonge électrique, je branche le câble du compresseur dessus puis la rallonge à la prise secteur. Je lève l'interrupteur du compresseur et le moteur se lance dans un vacarme agressif et désagréable. Il pompe l'air ambiant et le pousse dans la cuve et c'est son rôle. Tout va bien. Je vais chercher le pistolet de gonflage, le place là où il faut et regonfle le pneu. Enfin j'essaie. Je m'aperçois rapidement que l'air sort aussi vite qu'il entre dans l'enveloppe. La crevaison est importante. Tant pis.
Tant pis, oui. Je démarre la voiture et manœuvre pour l'éloigner du mur voisin. Une fois que cela est fait, je pars à la recherche du cric, de la manivelle, de la clé chargée de dévisser les goujons de roue et, bien entendu, de la roue de secours. Tiens ? Elle est à plat aussi, elle ! Ce n'est pas une vraie surprise, je savais qu'elle avait une petite fuite et je n'avais jamais pris le temps de la faire réparer. Je sais, c'est idiot d'avoir une roue de secours à plat. C'est la procrastination qui fait ça, c'est pas de ma faute.
Mais là, j'ai le compresseur à portée de main. Je m'en vais la gonfler suffisamment pour pouvoir gagner le premier garage disponible et faire réparer les deux pneus. C'est dit. Pour commencer, je place le cric à l'emplacement décrit par le constructeur et tente de lever la voiture. C'est un cric de très mauvaise qualité ou alors je n'ai pas compris comment il fonctionne. Il force et la manivelle commence à se tordre sous mes efforts virulents. J'abandonne. Je l'enlève et vais chercher un cric hydraulique bouteille récupéré dans un ancien Range Rover. Je commence à lever la voiture, finis de dévisser les goujons de roue, dépose la roue et m'apprête à regonfler la roue de secours.
Alors, oui, normalement j'aurais dû commencer par ça. C'est vrai qu'il faut laisser la voiture sur le cric le moins longtemps possible si l'on est un tant soit peu sensibilisé aux questions de sécurité élémentaire. Je sais mais, allez savoir pourquoi, j'avais choisi d'opérer dans cet ordre. Idiot, oui, je sais.
J'approche la roue de secours du compresseur et commence à gonfler. Rapidement, je m'aperçois que la pression fournie par l'appareil baisse et que le moteur ne se met pas en route. J'agis sur l'interrupteur, rien à faire, le compresseur ne se lance pas. Je vérifie les branchements à la rallonge et à la prise, rien à signaler. Je vérifie que la prise délivre bien du courant, c'est le cas. Fichtre et charogne de compresseur ! Il est en panne. C'est bien ma chance, ça.
Bon. Le pneu est presque assez gonflé. Je ne perds pas de temps et file faire réparer tout ça à Thenon (le garage de Azerat est fermé ce jour là). Lorsque je reviens avec mes deux pneus bien réparés, je m'occupe un peu de ce compresseur. Je regarde d'un œil torve la machinerie, tente de le faire démarrer à coups de pompe dans le cul (on ne sait jamais). Rien. Ça m'agace et je laisse tomber. Je vais me faire du café et penser à autre chose. Ça m'agace un peu, tout de même. Je commence à réfléchir à en acheter un nouveau, un jour, peut-être.

Aujourd'hui, j'aurais bien besoin d'air comprimé pour nettoyer un ordinateur que l'on m'a confié pour réparation. Il est plein de poussière et j'ai dans l'idée qu'elle doit perturber le refroidissement de ses composants. Ah ! Si seulement j'avais un compresseur ! La mine triste, je me lamente beaucoup, prenant mes semblables à témoin du cruel sort qui est le mien, pauvre homme qui n'a pas le moindre morceau de compresseur à se mettre sous la dent. Ah ! Si j'avais un compresseur, je ne manquerai pas d'air ! Je veux un compresseur. Je ne vais pas courir les commerces pour en acheter un alors que j'en ai besoin ici et maintenant. Agissons !
Et j'agis. Je vais quérir quelques outils et me prépare mentalement à démonter, examiner, diagnostiquer, supposer, supputer, hypothéser, vérifier, contrôler, tester, essayer, imaginer, chercher, comprendre. L'idée est de tenter de réparer l'appareil mais je n'exclus pas la possibilité d'avoir à faire usage d'une bonne masse bien lourde pour l'exploser s'il me casse trop les roubignoles. J'suis cap de lui foutre un coup fatal entre les deux yeux, à cette engeance chinoise (ou peu s'en faut). Tournevis plat. J'opère. J'ouvre. Pas besoin d'aller bien plus loin en fait. Je comprends tout de suite.

Du bordel dans l'électricité
Un moment, j'ai presque cru qu'il pouvait s'agir d'un problème matériel, de mécanique, une sécurité enclenchée, quelque chose du genre. Mais là, le doute n'est pas permis, c'est bien l'électricité qui est en cause. Je n'ai pas souvenir d'avoir vu un bordel pareil. Le principe est simple. Trois fils arrivent du secteur, passent par un interrupteur et repartent vers le bobinage du moteur. Ce que je vois me laisse perplexe. Tous les fils qui partent vers le moteur ont leur isolant qui part en miettes. Sitôt qu'on le touche, il s'effrite, se disloque. Incroyable. De plus, comme si cela ne suffisait pas, je m'aperçois que deux des câbles qui arrivent à cet interrupteur ne sont pas connectés. Alors là, d'accord, je veux bien que l'on m'explique que ce sont les vibrations qui auront fini par dévisser les bornes. Sauf que j'ai tout de même la très nette impression que ces bornes n'avaient pas été suffisamment serrées.

Ils auraient dû choisir la cocaïne puisque la came isole...
Pour m'assurer que l'origine de la panne est bien identifiée, j'écarte les fils pour être certain qu'ils ne se touchent pas, je revisse les câbles d'alimentation et vais brancher le compresseur. Il se lance immédiatement ! Bon.
Un temps, j'ai dans l'idée de remplacer les fils qui partent vers le moteur électrique. Le problème, c'est qu'ils semblent noyés dans le bobinage. J'y regarderai peut-être de plus près un jour mais pour l'instant, je me contente d'enrouler du ruban isolant (tout de la même couleur parce que je ne retrouve pas les autres rouleaux) autour des câbles. Il faut juste que je me souvienne que cet appareil est potentiellement dangereux.

Tout pour réussir un beau court-circuit domestique
Je termine de remonter les capotages enlevés pour l'opération, je sers tout bien comme il faut, je branche le compresseur, je le mets en route, ça fonctionne bien. La pression monte, j'en profite pour contrôler la pression des pneus de la voiture, je vais chercher le PC et le dépoussière à fond. Voilà une bonne chose de faite !

Une pression au bar

dimanche 24 janvier 2016

Génétiquement modifié et plein de promesses

En préambule, je vous préviens qu'il ne faut pas compter sur moi pour vous expliquer comment ça marche. Je ne sais pas si vous avez entendu parler de ce truc dont on parle depuis la fin de l'année dernière dans les milieux de la vulgarisation scientifique. On en a parlé sur France Inter, j'ai lu des choses à son sujet sur Internet et j'ai lu un papier dans l'Obs récemment.
En gros, très grossièrement, en allant avec de gros sabots dans l'énormité du grossier, il s'agit d'une technique permettant de modifier l'ADN en coupant un brin de cet ADN et en collant un bout de séquence entre les deux morceaux. C'est hyper schématique et c'est à la mesure de ce que j'ai été en mesure de comprendre. Le procédé a ceci de révolutionnaire qu'il est, paraît-il, très simple à mettre en œuvre. Je ne pense pas qu'il le soit suffisamment pour que nous puissions tous nous amuser à créer des organismes génétiquement modifiés dans notre cuisine mais pour les scientifiques bien au point sur la question, il semble que ce soit une sacrée avancée.
Je vais tout de suite écarter la question de l'acceptation des OGM et des craintes que ceux-ci font naître chez pas mal de personnes. Je ne sais pas si les OGM sont dangereux ou pas, je n'ai simplement pas le savoir et l'intelligence pour me prononcer à ce sujet. Je pense que nombre des personnes qui les refusent n'ont pas plus de bagage scientifique que moi. Enfin, je pense que des modifications génétiques, il y en a eu des tonnes depuis la survenue des premiers êtres vivants unicellulaires sur notre planète, il y a entre trois et quatre milliards d'années de nous. Disons que s'il n'y en avait pas eu, nous serions des sortes de bactéries et la vie serait plus simple.
On a qualifié la technique, CRIPR-Cas9 de son petit nom, d'avancée majeure et révolutionnaire pour 2015. C'est à dire qu'avec cette technique, le genre humain est en mesure de créer de nouvelles espèces, de soigner des maladies, d'améliorer des espèces existantes ou de réparer des organismes. Rien de moins. On peut lire que l'on aurait réussi à faire un saumon qui grossirait deux fois plus vite mais aussi que l'on a pu produire du bio-carburant directement depuis des végétaux ou encore que l'on pourrait proposer des systèmes d'éclairages biologiques. Et sans compter les avancées que ceci pourrait amener pour vaincre des cancers, redonner la vue à des aveugles ou, pourquoi pas, changer la couleur des cheveux ou des iris. Bien évidemment, on peut voir dans tout cela des progrès très prometteurs ou des risques majeurs pour tous. A chacun de se faire son avis après avoir compris quelque chose.
Quoi qu'il en soit, j'ai comme l'impression que cette technique est pleine de promesses toutes plus fantastiques les unes que les autres. La seule limite qui n'en est forcément pas une, c'est bien l'imagination humaine.

Traficotons la génétique

lundi 28 décembre 2015

She's got the jack, jack, jack, jack, jack, jack, jack

Du coup, je vais mettre un peu de AC/DC dans la platine pour fêter l'événement, moi. L'affaire débute il y a longtemps. Un bout de la prise d'un casque audio cassée dans un ordinateur portable. On me demande si je peux l'extraire. Premier souci, je n'ai pas le bon outil pour démonter la machine. J'en achète un. Deuxième souci, on a tenté d'extraire le bout de la prise avec une allumette et de la colle. Le bout cassé est resté en place et à présent, il est bien collé contre les bords de la prise. J'essaie plein de trucs, je ne veux pas tout casser. A un moment, je baisse les bras et je pense qu'il va falloir trouver une nouvelle carte, celle qui supporte le port USB, le connecteur d'alimentation et le port audio. Je finis par trouver le bon sur Internet, aux Etats-Unis.
Et là, bon, je me dis que, maintenant que la pièce est trouvée, je peux tenter le tout pour le tout. J'ai usé d'une technique horrible mais ça a fonctionné. Il ne me reste plus qu'à remonter la machine !

Prise jack cassée dans un MacBook Air

samedi 21 mars 2015

Juste pour rien

pas de panique

samedi 5 octobre 2013

Je répare

Depuis des années, je promène un flash Canon 580EX. Il y a quelques temps, la pièce en plastique qui permet de le maintenir sur le sabot de l'appareil photo a commencé à donner des signes de fatigue. Finalement, elle a cassé. J'ai cherché une pièce de rechange et l'ai trouvée sur Internet, aux Etats-Unis.

La réparation est simplissime et à la portée du premier venu. Pour tout outillage, il suffit d'avoir un petit tournevis cruciforme. La partie la plus délicate est celle qui consiste à détacher la nappe de fils et à la rebrancher. Cela se fait en attrapant le connecteur entre le pouce et l'index. La nappe n'offre pas de signe de résistance particulier.
Au fond, le plus difficile est de trouver la pièce de rechange. J'ai commencé par me renseigner sur un forum consacré aux appareils photo reflex Canon et on m'a conseillé d'aller fouiner sur eBay. Effectivement, la pièce est apparue tout de suite. Il fallait faire confiance au système et accepter de payer par carte bancaire à une société basée aux USA mais il faut savoir prendre des risques dans la vie. Avec les frais de port, je m'en tire pour une quarantaine d'euros.
Le temps de la réparation a pris moins de cinq minutes.

La pièce cassée et celle de rechange
Pièce d'origine, apparemment
Quatre vis en tout et pour tout
Juste un petit connecteur à brancher
On remet les vis, c'est fini

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