Apple et Macintosh

mercredi 15 novembre 2017

[Hackintosh #1] De MacOS faire un PC

Un copain a besoin d'un nouvel ordinateur le temps que le sien soit réparé. Il ne veut/peut pas investir dans un nouveau Macintosh et décide donc de s'essayer au Hackintosh, un jeu qui consiste à faire fonctionner le beau système Apple sur un vilain PC comme un vulgaire Windows. Bon. Financièrement, l'idée se défend. C'est la promesse d'avoir la puissance d'un Mac récent pour quelques centaines d'euros de moins mais en faisant l'impasse sur les petits plus d'un Mac officiel à commencer par la quasi certitude que la machine sera prête à fonctionner une petite demi-heure après son déballage. C'est aussi se passer du clavier Apple et de la souris de la même marque (mais là, la concession n'est pas des plus pénibles à supporter, il faut le reconnaître).
Ce copain me demande si je suis intéressé par l'aventure qui consiste à installer le système Apple sur sa machine. De son côté, il s'est déjà occupé de monter le PC avec des composants choisis pour leur réputation de compatibilité dans un boîtier que l'on qualifiera de "moins pire" ou de "plus supportable" dans l'offre actuelle. Il s'est aussi chargé de créer une clé USB permettant d'installer le système avec les quelques utilitaires et extensions nécessaires. Il arrive ce matin vers 10 heures avec son attirail. Je prépare un café, on trouve un clavier, une souris et un écran et on se lance.
Tout se passe plutôt bien, l'installation se déroule correctement, l'ordinateur redémarre, le compte utilisateur est créé, l'accès au réseau en Wi-Fi fonctionne parfaitement. Tout semble aller plutôt pas trop mal. Sauf que, pas de son. Ah ! Oui, rien. Même en tendant l'oreille. Alors, c'est parti pour des pages et des pages consultées sur Internet, des forums, des tutoriaux, des commentaires et des recommandations à la pelle. Ce soir vers 18 heures, rien n'y a fait, il n'y a toujours pas de son. Ah oui, aussi, la carte ethernet n'est pas reconnue non plus. Du coup, le Hackintosh n'est pas parfaitement opérationnel. Il peut être utilisé tel quel, on peut se passer de son dans pas mal de cas, mais ce n'est pas satisfaisant.
La question que l'on peut se poser est : le jeu de geek vaut-il le coup ? Je n'ai pas de réponse arrêtée sur la question. Evidemment, si la machine fonctionne bien, on économise des sous. D'un autre côté, on vit avec une épée de Damoclès pendue au-dessus de sa tête. Faut-il se résoudre à ne jamais faire de mise à jour de peur que plus rien ne fonctionne après coup ? Le bon côté, c'est que par rapport à un iMac (la machine la plus proche au niveau des performances attendues) on peut aisément ajouter un ou plusieurs disque·s dur·s, ajouter de la mémoire, changer l'écran... autant de choses quasi interdites sur un iMac. L'opération est interdite par Apple. Normalement, il n'est pas autorisé de pratiquer à pareille alliance contre nature par la firme à la pomme. C'est un peu grisant de se donner le sentiment de lutter contre Apple. Mais bon. Dans le même temps, ça donne peut-être aussi l'envie d'avoir les moyens d'en acheter un officiel, non ?
Quoi qu'il en soit, l'aventure n'est pas terminée. Chacun de notre côté, nous allons enquêter pour trouver la solution à ces problèmes et, croisons les doigts, peut-être un jour ce Hackintosh sera efficace !

mardi 10 octobre 2017

Les tripes à l'air

C'est un iMac de 2010 qui a un souci de disque dur. Bien entendu, ce qui sur ce disque dur malade est très important et ce serait extrêmement dommageable que ces données soient perdues. Bien entendu aussi, on n'a pas jugé bon faire des sauvegardes régulières parce que, entre autres raisons, un disque dur externe, c'est pas donné.
On me demande de remplacer le disque dur et, si possible, de récupérer les données sur le disque en panne. Moi, je dis que je vais essayer de faire tout ça. Ouvrir un iMac, ça ne m'amuse jamais beaucoup. C'est que c'est un peu délicat. Vaut mieux savoir ce qu'on fait, quoi. J'ai commandé un nouveau disque dur et l'accessoire nécessaire pour y connecter le capteur de température utilisé par le système. Ça devrait arriver dans les jours à venir.
En attendant, donc, j'ai ouvert la bête et prélevé le disque dur. Ce disque, je l'ai connecté à mon ordinateur et je suis en train de transférer à petite vitesse son contenu vers un autre disque. On m'annonce qu'il y en a encore pour une quinzaine d'heures. Un dixième du volume des données est déjà sur le disque réseau. Faut être patient. Dans le même temps, ça travaille tout seul, je ne suis pas obligé de surveiller de trop près.


Vous aurez noté l'absence de billet pour la journée d'hier. C'est juste parce que j'étais parti travailler à Périgueux et que je suis rentré un peu tard mais aussi et surtout parce que j'étais invité à manger un pot au feu et que, entre le blog et un pot au feu, je n'hésite pas l'ombre d'un instant. Voilà.

samedi 3 octobre 2015

El Capitan

El Capitan est une formation rocheuse verticale de 900 m de haut située dans la vallée de Yosemite aux États-Unis, très connue dans le monde de l'escalade. nous apprend wikipedia. C'est aussi le nom de la nouvelle version du système d'exploitation pour les ordinateurs Apple. Pour me faire une idée, je l'ai installée sur l'une de mes machines.
Premier point, OS X 10.11 est distribué gratuitement. Chez Apple, c'est le cas depuis 10.9 et, justement, la machine qui m'a servi de cobaye pour tester cette nouvelle mouture de OS X fonctionnait sour Mavericks (10.9). Cette version du système me convenait parfaitement et il n'y avait aucune vraie raison pour effectuer la mise à jour. Il en est même une, de raison, qui aurait dû me dissuader de passer à El Capitan. Le logiciel que j'utilise depuis quelque temps pour traiter les images de mes appareils photo ne fonctionne plus avec OS X 10.11. Il a bien été remplacé par un nouveau logiciel, Photos, que je ne connais pas encore mais qui ne s'est pas fait que des amis parmi les photographes. Un autre point qui aurait dû me faire hésiter, c'est que je n'ai pas du tout aimé la version précédente, Yosemite. Je ne l'ai d'ailleurs installée sur aucune de mes machines. Alors quoi ?
Disons que l'ordinateur que j'ai choisi pour essayer El Capitan n'est pas utilisé pour travailler et qu'il ne contient pas la moindre donnée qui me manquerait si jamais je venais à tout perdre. Tout simplement, j'ai eu l'envie de voir, histoire de me faire mon idée et de connaître un peu ce système pour le cas où j'aurais à intervenir sur un Mac sur lequel il serait installé. Je n'en attendais rien de vraiment intéressant, rien de mieux que ce que me proposait Mavericks, en tous cas. De ce côté et après à peine quelques heures passées en sa compagnie, je ne suis pas déçu.

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Pour commencer, j'ai fait une sauvegarde du contenu du disque dur. Même si je dis un peu plus avant qu'il n'y avait rien qu'il m'aurait chagriné de perdre, j'ai considéré que la bonne pratique consistait à procéder à une installation après avoir formaté le disque dur. Le fait d'avoir une sauvegarde complète devait me permettre d'importer l'ensemble des applications, données personnelles et réglages après l'installation de El Capitan.
J'ai donc téléchargé OS X 10.11 sur l'App Store (environ six heures) et j'ai créé une clé USB amorçable. Après que la sauvegarde a été terminée, j'ai glissé cette clé USB dans l'ordinateur et je l'ai redémarré depuis cette clé USB. J'ai demandé d'installer le système après un formatage et c'est parti. A un moment, j'ai cru que l'installation était bloquée. On m'indiquait qu'il n'y en avait plus que pour "environ une seconde" et cela durait depuis plusieurs dizaines de minutes. J'ai recommencé et j'en suis arrivé au même point. Cette fois-ci, j'ai décidé de laisser faire et il m'a fallu patienter pendant au moins une demi-heure pour venir à bout de cette ultime seconde et voir l'installation reprendre. Je n'ai pas bien compris mais force a été de constater que c'était reparti pour encore plusieurs dizaines de minutes. Bon.
L'ordinateur redémarre. Je crée un compte utilisateur et commence à découvrir ce nouveau système. J'essaie deux ou trois bricoles, la nouvelle version du navigateur, Safari, que j'avais déjà installée sous Mavericks, par exemple. Je lance Photos, le remplaçant de iPhoto et de Aperture. Je ne suis pas conquis. Je ne le suis pas plus par l'interface qui poursuit le changement inauguré avec Yosemite au nom du flat design. Je n'aime pas du tout. Tout de même un point positif avec le choix d'une police plus économe en place. Elle reste très lisible à mes yeux et permet d'afficher plus d'informations en moins de place. Je vais voir ce qu'il y a de neuf du côté des préférences système, je ne découvre rien de bien passionnant. Je teste deux ou trois bricoles lues sur différents sites et forum traitant de ce nouvel OS et je reste assez froid. J'en arrive à me demander si je ne vais pas me résoudre à réinstaller Mavericks, pour tout dire.
Mais bon, après tout, je me dis que je m'y ferai bien et que je n'ai pas réellement utilisé ce système en conditions. Alors, je me lance dans l'importation de ma sauvegarde. C'est parti pour quelques heures de transfert ! J'en profite pour perdre du temps à dessiner des conneries et pour finir un boulot. J'ai même le temps de préparer de la pâte à crêpes pour mon repas du soir.
Hier soir, peu avant 21 heures, je redémarre l'ordinateur. Je m'assure que les applications fonctionnent, je passe sur le cas de Aperture qui ne fonctionne pas (et pour qui il existe, apparemment, une mise à jour présente dans la liste des applications Apple mais absente "momentanément" au téléchargement. Chapeau Apple !). Je m'agace un peu avec Mail qui nécessite que l'on spécifie son souhait de relever les mails sans authentification sécurisée. Je vois que Safari a bien importé mes favoris. Je doute un peu de la pertinence du nouveau Spotlight (système de recherche interne). Je suis bien loin de trouver beaucoup de qualités à ce nouveau système, pour tout dire. Pour être parfaitement honnête, il me semble que tout cela ne m'encourage pas à me passer de Snow Leopard (10.6) que j'utilise sur la machine de travail ! Ne serait-ce que pour le manque de Aperture ! Je vais tout de même tenter de tester Photos pour vérifier que c'est un logiciel si mauvais que l'on le dit ici et là.

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Sur ces sites et forum traitant de l'actualité Apple, je peux lire qu'il y a un gain significatif de rapidité avec cette nouvelle version de OS X. C'est possible. Je ne la ressens pas vraiment. On me dit qu'il y a une meilleure intégration avec iOS qui équipe les iPhone et iPad. Je n'ai ni l'un ni l'autre. Ceci étant, je reconnais que tout (sauf Aperture) fonctionne aussi bien avec El Capitan qu'avec Mavericks. Aucun problème avec les logiciels de la Creative Suite 6 de Adobe, notamment. Dans le même temps, je les utilise très peu sur cet ordinateur.
Bref, si l'on enlève les jolies photos de fond d'écran fournies par El Capitan et quelques bricoles, il n'y a rien de bien transcendant dans tout cela. Il est sans doute un peu tôt pour que je puisse me faire une idée objective de ce système et je vais m'attacher à en découvrir plus. Toutefois, il est plus que certain que ce n'est pas l'enthousiasme béât. Rester avec Mac OS 10.6 sur l'ordinateur que j'utilise le plus est l'option que je choisis pour le moment. Si ce "vieux" système bloque désormais l'accès à quelques logiciels et à quelques fonctionnalités, je préfère cela à un système plus récent qui m'empêcherait aussi d'utiliser des logiciels et des fonctionnalités qui ne sont plus d'actualité aujourd'hui.

mercredi 30 septembre 2015

Encore un vieux Mac sauvé

Pourquoi persister à utiliser une machine obsolète ? Il peut exister plusieurs raisons à cela. D'abord, une bête question d'argent, bien sûr. Si l'on n'a pas les moyens d'acheter un nouvel ordinateur, on peut souhaiter continuer à en utiliser un vieux tant qu'il peut rendre service. Une autre raison peut être que, tout simplement, on refuse d'obéir à la volonté des constructeurs de matériel informatique et des éditeurs de logiciels. On peut très bien considérer que les progrès promis ne sont que de la poudre aux yeux et qu'une machine qui nous satisfaisait hier doit pouvoir nous satisfaire aujourd'hui pour peu que ces fonctions soient préservées. Et puis, bien entendu, on peut refuser de changer tout simplement parce que ça coûte, par radinerie.
Ce PowerBook G3, un Pismo à 400 MHz, ne fonctionnait plus. Je n'ai pas mis longtemps à poser le diagnostic. Selon toute vraisemblance, c'était le disque dur qui avait lâché. Ça arrive. C'était même probablement déjà arrivé. Au programme, démontage de l'ordinateur, remplacement du disque dur et réinstallation d'un système et des logiciels. Si possible, récupération des données contenues par le disque dur malade. On y va ! Première épreuve, trouver un disque dur compatible ! C'est que la technologie est légèrement vieillissante. Ce PowerBook date de 2000 ou 2001. On va dire qu'il a une quinzaine d'années. Depuis, nous sommes passés des disques à la norme IDE à ceux à la norme SATA et il devient assez difficile de trouver des disques à l'ancienne norme.
J'ai réussi à trouver un disque à vendre sur Internet. Un petit de 40 Go pas très cher. Je commande, paie et attends la livraison. Hier, je commence l'opération de remplacement du disque dur. Pas de problème majeur. J'en profite pour pratiquer un petit nettoyage. Je remonte tout, m'assure qu'il ne reste pas de vis oubliée, réinstalle la batterie et branche le cordon d'alimentation. Un appui sur le bouton de démarrage et un son résonne. C'est plutôt bon signe. Je récupère les CD d'installation et me prépare à la partie la plus longue de cette remise en route du PowerBook.
C'est à dire que cette machine peut fonctionner avec Mac OS X 10.4.11. Je n'arrive pas à remettre la main sur mon DVD d'installation de cette version du système. Par contre, j'ai un autre DVD de Tiger (10.4) qui implique que l'on ait préalablement installé une plus vieille version du système. Et là, il se trouve que j'ai des CD d'installation de Mac OS X 10.3 (Panther). Alors tant pis, je vais procéder ainsi. Je vais installer Panther et après, j'installerai une version neuve de Tiger. Ça prendra le temps qu'il faut. Allez, premier CD, c'est parti !
Heureusement que ne ne reste pas là à observer le bon déroulement de l'installation. Je profite de ce temps pour aller faire la vaisselle et pour réfléchir à ce que je pourrais me faire à manger. Changement de CD et je retourne à la cuisine pour éplucher quelques légumes. C'est qu'entre temps j'ai trouvé une idée de repas. Des minutes, beaucoup de minutes, passent et l'ordinateur redémarre tout seul. C'est le signe que l'installation de Panther est terminée. Je passe rapidement les étapes qui permettent de terminer l'installation. Je crée un utilisateur et je me lance dans l'installation de Tiger en demandant de formater le disque dur pour avoir un beau système tout neuf. C'est reparti pour une bonne petite heure de moulinage informatique.
Mon repas finit de cuire et je vais passer à table. Je pousse l'ordinateur sur une chaise et le remplace par une assiette pleine de mets délicieux. Du coin de l'œil, je surveille tout de même que tout se passe bien. J'ai pris soin de dire à l'installateur du système de passer sur les options totalement pas indispensables qui prennent et du temps et de la place pour rien. A mon avis, Apple aurait pu pousser plus loin le choix des options. J'ai fini de manger et l'installation continue. J'écoute la radio en dessinant un peu. Enfin, ça se termine ! Bon. A présent, les mises à jour. J'insère un câble réseau dans la prise du PowerBook et c'est parti pour encore quelques heures. Lorsque les mises à jour sont effectuées, je redémarre et recommence pour aller chercher celles qui n'ont pas été proposées dès la première fois. Il y a encore quelques dizaines de Mo à télécharger. A un moment, je décide que ça suffit bien pour la journée et que ça se terminera tout seul. Je vais bouquiner un peu avant de dormir.
Ce matin, vers six heures, je me lève. Je prépare du café et je regarde où en est l'ordinateur. Une mise à jour a échoué. Je relance une recherche et effectue la mise à jour. Cette fois, c'est assez rapide. Je redémarre, m'assure que tout fonctionne et passe à l'étape de l'installation d'un navigateur plus récent que l'antique Safari fournit par Apple. Heureusement pour ces vieilles machines, il existe le projet TenFourFox. J'installe aussi une ancienne version de OpenOffice. Tout va bien. Bon. Et maintenant, tentative de récupération des données ! Là, je ne garantis rien.
Je vais chercher un boîtier externe et place le disque dur malade dedans. Je le branche sur le Mac et rien. J'entends le disque tourner mais il refuse de monter. J'essaie de le mettre dans différentes positions, je le frappe doucement mais rien à faire. Je suis presque prêt à abandonner lorsque j'ai une idée. Le disque est muni d'un cavalier pour le configurer en maître ou en esclave. Là, il est en "maître". J'enlève le cavalier et fais une nouvelle tentative. Le disque gratte quelques secondes et il monte sur le bureau ! Chouette ! Je récupère le maximum de ce que je peux récupérer et le copie sur le disque NAS. Si je ne parviens pas à vraiment tout récupérer du contenu de ce disque, j'ai bien toutes les données personnelles ! Le reste, ce sont quelques éléments du système ou des préférences. Rien de bien grave.
La dernière étape est de remettre sur le nouveau disque du PowerBook toutes ces données. C'est relativement rapide. Je teste un peu tout ça et passe un coup d'utilitaire pour réparer les autorisations. Tout va bien et c'est terminé.

PowerBook G3
J'ai essayé d'utiliser un peu cette vieille machine et il est indéniable que c'est tout de même bien lent par rapport aux standards actuels. Ceci dit, il n'y a que 320 Mo de RAM et il est recommandé d'avoir au moins 512 Mo pour cette version du système. Il faudrait trouver deux barrettes de RAM pour booster un peu tout ça. L'écran de 14 pouces n'affiche que 1024x768 pixels et paraît de bien piètre qualité aujourd'hui. Il n'empêche que ce Pismo est peut-être le meilleur des portables produits par Apple au regard de sa connectique et de ses possibilités d'extension. C'était une machine costaude et rien que le fait qu'elle soit encore utilisable aujourd'hui le montre.

mardi 17 février 2015

Rumeurs automobiles

Plusieurs sites traitant de l'actualité Apple relaient une rumeur qui prétend que la firme informatique plancherait sur un projet en lien avec l'automobile. Apple est passée maître dans l'art de ne rien dévoiler de ses intentions et personne ne sait donc ce qu'il en est réellement.

Pour moi, autrefois, Apple c'était des ordinateurs. À la limite, j'acceptais que Apple revende des écrans ou des imprimantes, voire des scanners ou des appareils photo numériques. Avec le temps, dans un premier temps, avec le retour de Steve Jobs aux affaires, parce qu'il fallait redresser l'affaire, Apple s'est recentré sur les ordinateurs. Puis, dans un second temps, on a commencé à se diversifier. Il y a eu le iPod, la iSight, le iPhone, le iPad. Nous en serions donc à présent à l'iCar ! Enfin c'est ce que certains veulent croire. La rumeur prétend que Apple travaillerait autour d'un projet lié à l'automobile. Sous quelle forme ? On n'en sait rien. Si ça se trouve, c'est un auto-radio. Si ça se trouve, c'est un pendant aux "Google cars". Si ça se trouve, ce n'est juste qu'une putain de rumeur sans le moindre fondement. C'est souvent le cas avec la rumeur.
Mais admettons que Apple planche sérieusement sur une voiture automobile, une iCar. Qu'est-ce que ça pourrait bien apporter de nouveau ? A mon avis, il faudrait au moins que ça puisse venir concurrencer Tesla. Je ne peux pas imaginer que Apple se lance dans une bagnole du genre de celles produites par Peugeot ou Renault. Bon, déjà, une voiture Apple avec un moteur Diesel, ce serait une faute de goût. Non, un moteur à hydrogène, ce serait mieux. Electrique, ce serait la moindre des choses. Mais il faudrait que ça apporte quelque chose de réellement nouveau.
Et si Apple concevait une automobile qui fonctionnait au jus de pomme ? Ça se serait novateur ! Allez, on ouvre les paris !

Apple Car

jeudi 11 décembre 2014

Pas très propre

Nettoyage de clavier

lundi 27 octobre 2014

iMac 500

On m'a confié un iMac en panne pour que je tente une réparation. Pour le moment, je crains que ça soit difficile et coûteux de le réparer. C'est un peu triste. Dans le même temps, il doit dater de 2000 et on dira qu'il a tenu le coup assez longtemps. Comme je n'avais aucune idée et aucune envie de billet en particulier, cet ordinateur servira au moins encore une fois.

iMac G3 500 MHz

vendredi 17 octobre 2014

Apple ne m'intéresse plus

Hier, pour rendre service à un copain, j'ai démarré mon antique Apple Macintosh G3/233. Hier, Apple a présenté de nouveaux produits.

J'ai une application qui ne fonctionne pas sous Mac OS X. Elle permet de créer, de modifier, de convertir des polices de caractères. Elle m'est utile de temps en temps. Pour cette application, je conserve ce Macintosh G3 en activité. Je ne le démarre pas souvent. Ce Macintosh, je l'ai acheté en 1997 ou 1998, quelque chose comme ça. Il a été ma machine principale durant pas mal d'années et puis j'ai racheté le G4 d'un copain avant de passer aux Mac Intel avec un iMac acheté neuf il y a quelques années. Si je ne compte que les machines avec lesquelles j'ai réellement travaillé, depuis le Classic II jusqu'à l'iMac actuel, je n'ai eu que cinq machines en vingt-et-un ans. C'est à la fois beaucoup et peu.
La machine la plus ancienne que j'utilise encore (assez rarement il est vrai) est donc ce bon vieux G3/233. Il n'a pas de ports USB, il utilise encore un port ADB, il a un port SCSI et il fonctionne toujours plutôt pas mal. Surtout, il me permet d'utiliser d'anciennes applications et notamment celle de typographie. Et hier, un copain me demande si je peux lui convertir une police TrueType en PostScript. Je reçois le fichier à transformer sur le MacBook Pro qui tourne sous Mavericks. Le problème est que je ne peux plus accéder au partage du G3 depuis Mavericks[1]. Bon. Ce n'est pas très grave. Je démarre le iMac et m'en sers comme passerelle. Du MacBook Pro je transfère le fichier sur le iMac et du iMac je le transfère vers le G3.
Je passe la police à la moulinette et l'enregistre dans un nouveau format. Après, je fais le même chemin à rebours. Du G3 vers le iMac puis du iMac vers le MacBook Pro. Evidemment, j'aurais pu éliminer l'usage du portable en rapatriant le mail contenant le fichier directement sur le iMac ou, pourquoi pas, directement sur le G3. Mais bon.
Alors voilà. La première chose qui m'agace un peu, c'est que le protocole %%AFP|Apple File Protocol%% du vieux Mac OS ne semble plus être compatible avec les plus récents systèmes. Je ne doute pas qu'il y ait tout un tas de bonnes raisons à cela mais ça m'agace. Apple a tendance, depuis quelques années, à se débarrasser de ce qu'elle juge un peu trop ancien. A mon avis, le but de la manœuvre est de pousser les utilisateurs à adopter les versions les plus récentes du système et de renouveler le matériel. Je n'aime pas me débarrasser de matériel en état de marche.
Dans la vie idéale selon Apple, aujourd'hui, tout le monde devrait acheter et utiliser un iPhone en relation avec un iPad et un iMac. Il achèterait de l'écoute musicale sur iTunes, enregistrerait ses données sur iCloud. On peut ne pas accepter tout cela. Sans être pour autant "contre" Apple, cela fait quelques années que je tords un peu le nez à chaque évolutions des idées de la firme.
Pour moi et pendant longtemps, Apple, les ordinateurs Apple, étaient ce qui me convenait le mieux. Aujourd'hui, je ne suis certainement pas à la veille de troquer un Mac contre un PC sous Windows mais j'ai de moins en moins de goût pour les nouvelles machines Apple et pense me contenter d'attendre la mort avec ce que j'ai à ma disposition si c'est possible, si ce n'est pas trop long.

Dans les machines récentes, celle qui pourrait à la limite m'intéresser pour ce qu'elle est, c'est le Mac Pro. Je ne le connais pas bien mais il semble que ce soit une sacrée machine très puissante. Elle est aussi très chère. Beaucoup trop pour moi. Le Mac Mini aurait pu être une machine intéressante mais voilà, une nouvelle version de ce petit ordinateur a été annoncée hier.
Et donc, voilà le sujet de ce billet. Hier s'est tenue la présentation de nouveaux matériels et l'annonce de la sortie officielle de la nouvelle version du système, Yosemite (10.10). Nous avons donc de nouveaux iPad et je m'en fous, un nouveau Mac Mini et il semble que l'on ne puisse plus rien changer à l'intérieur, un nouveau iMac 27" avec écran Retina "5K" qui est peut-être pas mal mais qui m'ennuie de par son côté encore plus fermé qu'autrefois. Pas plus fermé que les versions immédiatement précédentes mais plus que celles d'encore avant. Aujourd'hui, il est assez clair que lorsque vous craquez un peu plus de 2500 euros dans un iMac 27", vous vous engagez presque à le conduire au recyclage au premier gros problème. Vous pouvez prendre une extension de garantie de deux ans qui mène celle-ci à trois ans mais après ? Sur mon iMac de 2010, même si ce n'est pas très simple, je peux remplacer le disque dur. Sur les nouveaux, on ne peut pas. Ça me gêne. Evidemment, on ne passe pas son temps à remplacer ses disques durs. Sur les nouveaux iMac, plus de lecteur optique. Pour lire ses CD, ses DVD, il faut ajouter (traduire par "acheter") un lecteur optique externe. Si vous commettez l'erreur d'acheter celui proposé par Apple, vous vous en mordrez les doigts dès que vous essaierez de l'utiliser sur votre vieux MacBook ou iMac ! Non, non, non ! Il ne fonctionne que sur les ordinateurs fournis d'origine sans lecteur optique ! C'est très intelligent, ça !
Le nouvel iMac 27" "5K" annonce un affichage de 5120 par 2880 pixels. Sur le papier, comme ça, c'est alléchant. Je m'imagine pouvoir regarder en taille réelle les photos issues de mon appareil photo. Ça doit être quelque chose. D'après ce que j'ai lu en parcourant quelques sites, cet écran fait que l'ordinateur n'est pas cher du tout. Chez Dell, le prix du iMac serait celui de l'écran 5K seul. Si j'avais besoin de changer de machine et malgré mes réticences, je pourrais me laisser tenter par cet iMac.
Et le nouveau système est disponible gratuitement au téléchargement. Je n'ai pas très exactement compris ce que Yosemite apporte concrètement par rapport à Mavericks. Il semble y avoir une meilleure interaction avec les nouveaux iPhone. Je n'ai pas de iPhone. Si l'on a un iPhone récent et Yosemite sur son Mac, alors on peut rédiger des sms sur le Mac et les envoyer par le iPhone. Je n'envoie pas de sms. Enfin, certaines des nouveautés promises ne sont accessibles qu'aux machines les plus récentes. Autant dire que je ne vais pas me presser à migrer de système.

Je dois vieillir. Je ne vois que cela pour expliquer mon désintérêt croissant pour ce que produit Apple. Après tout, puisque j'ai un téléphone portable, je pourrais bien investir dans un iPhone. Franchement, si je devais avoir un smartphone (ou téléphone intelligent comme disent les Québécois) je prendrais certainement un iPhone. Je pourrais aussi revendre mon iMac pour m'en acheter un tout neuf, plus puissant, plus grand. Et un nouveau MacBook Pro pour faire bon poids. J'hésite à faire l'addition. Si j'avais cette somme à débourser, n'en déplaise à Apple, ce serait plutôt dans du matériel photo que je l'investirais.
Et si je me pose quelque instant pour réfléchir, c'est en fait pour l'informatique dans son entier que je ressens une certaine lassitude. Je refuse l'idée de payer un abonnement à Adobe pour avoir les derniers logiciels. Après tout, je fais déjà pas mal de trucs avec mes versions antédiluviennes ou presque. Je n'aime pas l'idée d'acheter de la musique "dématérialisée" et de l'écouter avec mon téléphone ou mon ordinateur. Je n'aime pas l'idée de lire un bouquin sur une tablette (mais je reconnais n'avoir jamais essayé).
Passer à un ordinateur forcément laid comme un PC sur lequel j'installerai un Linux, ça me tente un peu mais je sais aussi qu'alors il faudrait que je me passe de quelques logiciels comme, en premier lieu, Photoshop. Je ne sais pas si la Creative Suite 6 de chez Adobe est supportée par Yosemite. Je me renseignerai à l'occasion. Ce que je sais, c'est qu'il arrivera immanquablement un moment où l'on ne pourra plus utiliser cette suite créative avec les systèmes les plus récents. Alors, que ferai-je ? Je n'en sais rien.

Note

[1] La chose est possible ou impossible avec Lion et Mountain Lion (10.7 et 10.8). Je n'en sais rien, je n'ai jamais utilisé ces systèmes.

mardi 9 septembre 2014

Keynote

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samedi 5 juillet 2014

Apple, pomme de discorde

Il y avait longtemps que je n'avais pas dit tout le mal que je pense de la société Apple et de son matériel. Il est temps de remettre les pendules à l'heure.

C'est scandaleux. Oui. Scandaleux. Et je pèse mes mots. D'aucuns ici pensent que je suis ce que l'on appelle maladroitement un "fan boy". Ici et là, oui, je le sais, on dit de moi que quoi que fasse Apple, je suis prêt à applaudir de toutes les mains en affichant sur ma face dévastée un sourire béat d'admiration et de gratitude. Et bien, il faut que ça se sache, c'est faux.

Plusieurs fois, je me suis élevé contre des décisions ou pour dénoncer la mauvaise qualité d'un produit Apple. Peut-être en marmonnant un peu trop dans ma barbe, ce qui pourrait éventuellement expliquer que l'on ne m'aurait pas entendu maugréer trop loin. Mais passons. Des mauvaises décisions ? Des mauvais produits ? Oui, il y en a plein l'histoire de Apple. Soyons juste, il y a aussi des merveilles, des logiciels, des ordinateurs, des périphériques qui n'ont tout simplement même pas un semblant de début d'équivalent nulle part ailleurs.
Pourquoi pensez-vous que des personnes telles que moi utilisent de préférence des produits Apple depuis de nombreuses années ? Tout simplement parce que ces produits s'adressent aux personnes de goût, qui ont un sens aigu de l'esthétisme, des personnes exigeantes qui ne satisfont pas de l'à peu près. Ces personnes demandent à ce que leur ordinateur fonctionne et elles n'en demandent guère plus. Elles ne cherchent pas vraiment à savoir ce qu'il y a derrière tout ça. Elles ne savent pas comment fonctionne un processeur ou à quoi il sert. Un peu comme lorsqu'elles utilisent un marteau, elle ne s'occupent pas de savoir quelle est la qualité de l'acier ou l'essence du bois utilisé pour faire le manche.

Il n'empêche que Apple offre aussi parfois des raisons de, justement, chercher à se procurer le bon marteau avec lequel on prendrait plaisir à lui taper sur la tête.
La dernière en date est liée à l'arrivée prochaine de la nouvelle version du système. Apple a annoncé qu'elle abandonnait son logiciel de photo professionnel Aperture. C'est agaçant à plus d'un titre. Tout d'abord, personnellement, ça m'agace parce que je me suis mis à l'utiliser depuis quelques mois. Alors, oui, on nous dit que Aperture continuera à fonctionner avec le nouveau système. Par contre, il ne sera plus maintenu et il n'y aura pas de nouvelles mises à jour. Clairement, ça signifie que je vais pouvoir continuer à l'utiliser encore longtemps, du moins tant que je ne me décide pas à changer d'appareil photo pour un boîtier plus récent, d'ici quelques années.
Apple est une société pragmatique. Son logiciel destiné à la retouche et au catalogage de photos numériques a été une référence avant d'être supplantée et dépassée par d'autres tel que Lightroom de chez Adobe. Aperture a souffert d'un manque de mises à jour au cours de sa vie et, peu à peu, les photographes sont allés trouver ailleurs ce qui manquait au logiciel Apple. Plus les parts de marché s'effritaient et moins Apple avait le cœur à plancher sur une nouvelle version de son logiciel. Pour accroître le nombre d'utilisateurs, la Pomme a baissé les prix avant de, finalement, le "donner" à tous à l'occasion de l'ultime mise à jour. En effet, même les versions piratées ont eu droit à cette mise à jour. Un bon point qui annonçait sans doute la décision finale.
Avec Yosemite, la future version du système, Apple annonce l'arrivée de Photos qui est censé remplacer Aperture et iPhoto en opérant un rapprochement avec les iPhone et iPad. Chez les photographes confirmés, on doute sérieusement de ce que ce Photos proposera et on n'hésite pas à envisager une migration vers Lightroom. D'ailleurs, Apple encourage cette migration à mots couverts en indiquant d'ores et déjà être en pourparlers avec Adobe pour un utilitaire permettant de passer d'un logiciel à l'autre facilement. Pragmatisme, donc. Le logiciel de chez Apple ne rapportait pas suffisamment pour que l'on continue à le développer, on l'abandonne.
Je regrette depuis des années la tournure prise par Apple. Les iPhone et iPad, les iBidules, comme on dit, ont phagocyté le Macintosh et, d'année en année, on sent confusément que les systèmes OS X et iOS cherchent à fusionner. Alors que beaucoup attendent sans plus y croire une machine qui viendrait se placer entre le iMac ou le MacMini et le Mac Pro, une machine modulable, pas trop chère, assez puissante, on n'a droit qu'à des révisions que je trouve totalement rédhibitoires du iMac (impossible de changer un disque dur ou d'ajouter de la mémoire pour le 21.5", abandon du lecteur optique) et à un Mac Pro certes très puissant mais surtout hors de portée de la bourse de la plupart des gens. Que Apple ait compris que l'ordinateur personnel avait vécu et que l'avenir de l'informatique personnelle passe par les tablettes et les smartphones, soit. Pour ma part, je n'ai pas l'intention de délaisser mon iMac pour un iPad. Je sais que Apple ne décide pas en fonction de mes désirs et attentes mais je ne pense pas être le seul à penser comme moi.

iMac G4 "Tournesol"
Autrefois, un ordinateur Apple pouvait être "beau" mais, avant tout, c'était solide et fiable. Tout fout le camp. L'autre jour, mon frère me dit que son fidèle iMac G4, sans aucun doute le plus bel ordinateur de tous les temps, connaît quelques soucis. D'abord, il y a une tache qui est apparue au bas de l'écran, une tache en demi cercle de deux ou trois centimètres de diamètre. Ensuite, plus ennuyeux, la carte réseau paraît avoir cessé de fonctionner. Comme il n'a pas de carte wifi, plus possible d'aller sur Internet.
Je prête un Power Book de 2003 et embarque cet iMac pour voir s'il est réparable. Je ne garantis pas que je puisse faire quelque chose mais, tout de même, je trouve inacceptable qu'une machine de 2002 connaisse des problèmes en 2014 ! Inconcevable !

mercredi 28 mai 2014

Modernité d'antan

Aujourd'hui, après avoir beaucoup peiné sur la mise en couleurs de dessins pourris, je suis allé faire de la maintenance informatique sur du matériel déjà bien ancien.

En informatique, il y a la logique des constructeurs et éditeurs et celle des utilisateurs. Je pratique l'informatique depuis déjà quelques années. J'ai appris depuis belle lurette que cette machine toute neuve présentée comme la plus magnifique, la plus rapide, la plus performante des machines ne sera bientôt plus qu'un infâme ragoton dont on ne saurait plus quoi faire et juste bonne à rejoindre la benne des objets manufacturés obsolètes. Pourtant, si l'on ferme les oreilles aux appels pressants du marketing, on s'aperçoit par soi-même que cette machine qui nous donnait toute satisfaction jusque là n'a pas de raison particulière (hors panne irréparable) de moins bien fonctionner demain. Evidemment, il arrivera un moment où la nouvelle version du système ne pourra pas être installée, où la nouvelle version du logiciel ne sera pas compatible. Mais dans les grandes lignes, une machine peut très bien être utilisée durant de nombreuses années. La preuve, je suis allé aujourd'hui chez une personne de mes connaissances qui refuse de lâcher ses euros pour acheter du matériel neuf.
Chez cette personne, il n'y a que du matériel Apple si l'on met de côté les périphériques que sont l'imprimante Hewlett-Packard, l'écran SONY et quelques autres bricoles. Il y a un PowerBook G3 Pismo 400 MHz de 2000, un G3 "blanc-bleu" 400 MHz de 1999 et un iMac G3 500 MHz de 2001. Le tout est en état de fonctionner et fonctionne. Le tout est connecté à Internet, est utilisé pour travailler et ça va bien ainsi.
Bien sûr, ces machines n'ont plus droit aux mises à jour système depuis longtemps et plusieurs logiciels ne suivent plus ces systèmes anciens. C'est par exemple le cas pour Firefox. Heureusement, il existe le projet TenFourFox qui permet d'utiliser un navigateur récent sur ces machines. En cherchant un peu, on trouve une version pas trop vieille de OpenOfficeorg qui fonctionne sur les Mac PPC. Bien. Moi, je suis intervenu pour installer quelques bricoles dont ces logiciels et pour m'occuper du iMac afin de changer la pile interne et installer une carte Airport afin de pouvoir se connecter au réseau sans avoir à tirer un câble réseau à travers la maison. La carte, je l'ai trouvée en neuf sur un site de vente aux enchères. Même pas très cher. Vraiment neuve, sous emballage scellé. L'installation a dû prendre une bonne quinzaine de minutes et encore. Dans ce quart d'heure, j'ai pu aussi remplacer la pile. Au démarrage, la carte a été immédiatement reconnue. J'aime bien quand tout se passe bien.
Et alors ? Me demanderez-vous. Et alors rien. Je ne veux rien dire de plus. Je ne tiens pas un discours de dénonciation de "l'obsolescence programmée". Une machine vieille de quinze ans fonctionne bien moins rapidement qu'une machine moderne, on ne fait pas les mêmes choses avec un ordinateur de 2000 et un de 2014. C'est juste que ça m'a amusé de rencontrer des personnes qui refusent de lâcher leurs vieilles machines.

vendredi 28 mars 2014

Apple veut tuer le léopard des neiges

Mac OS 10.6, Snow Leopard de son petit nom, est en passe de devenir le Windows XP de chez Apple. C'est à dire que malgré le passage de Mac OS 10.7 (Lion) puis 10.8 (Mountain Lion) et enfin 10.9 (Mavericks), il y a toujours un noyau d'utilisateurs qui résistent contre vents et marées et se satisfont de cette version du système sortie, tout de même, en août 2009. Mais chez Apple, on aimerait bien que ces utilisateurs daignent enfin lâcher leur félin pour rejoindre la vague ainsi que toutes les petites joyeusetés qui l'entourent et qui rapprochent un peu plus les iPhone et iPad des ordinateurs portable ou de bureau. A cette fin, un petit message est apparu tout à l'heure sur l'écran du iMac que j'utilise pour travailler.

mavericks.jpg
Si l'on considère que cette mouture du système est "offerte" gratuitement et qu'il n'y a qu'un s'inscrire et télécharger (quelques Go tout de même) pour avoir un système tout neuf, on ne comprend pas bien que certains rechignent à franchir le pas.
Personnellement, j'ai installé ce système sur le portable à sa sortie. J'ai fait les mises à jour en 10.9.1 puis en 10.9.2 sans souci majeur et je reconnais que ça fonctionne plutôt bien. Il y a quelques nouveautés qui sont intéressantes comme, par exemple, la possibilité de créer de nouvelles "étiquettes" qui permettent par la suite de retrouver facilement des fichiers classés dans telle ou telle catégorie. Je n'ai pas vraiment trouvé de raison particulière au refus de passer le iMac sous 10.9 mais, et c'est sans doute bien là le problème, je n'en ai pas non plus trouvé qui m'encourage à le faire.
Pour Apple, la persistance de 10.6 est un problème ne serait-ce que par le fait qu'ils se sentent un peu obligés de continuer à le maintenir, pour combler des failles de sécurité par exemple. Mais il y a aussi le fait que Apple gagne beaucoup de dollars américains en vendant de la musique ou des applications à travers iTunes Store ou le Mac App Store et qu'il faut donc conserver des versions de ces logiciels compatibles avec ce bon vieux Snow Leopard. Je suppose que c'est bien là la seule raison qui pousse Apple à m'enjoindre de mettre à jour le système.

vendredi 24 janvier 2014

128 ko et toutes ses dents

Aujourd'hui, le Macintosh souffle ses trente bougies.

Chose peu courante chez Apple, on a décidé de fêter cet anniversaire. On peut voir une vidéo, on peut aussi déclarer son premier Macintosh (Classic II pour moi) ou bien encore voir toutes les versions de Macintosh ayant existé avec de très belles photographies de ces machines exceptionnelles. Oui, je suis partisan.

Apple Macintosh 128 ko

mardi 24 décembre 2013

Apple G3/233

Un "collègue" graphiste était bien ennuyé. Il devait travailler sur un projet et on lui avait fourni un jeu de polices de caractères qu'il ne pouvait utiliser sur son PC. J'ai eu l'idée de lui venir en aide.

Historiquement, l'une des évolutions notables dans le domaine de la PAO est la création du format PostScript par Adobe. Pour faire simple, Adobe proposait un système qui permettait de s'affranchir de la taille des caractères en utilisant des polices vectorielles. Historiquement aussi, Apple a été pionnier dans le domaine de la publication assistée par ordinateur (PAO). Il y a encore un petit quart de siècle, on n'imaginait même pas la révolution qui attendait le monde de l'imprimerie. L'ordinateur débarquait et balayait tout sur son passage. Les typographes, les photograveurs, les tables lumineuses, les compte-fils, les bombes de colle, les cutters, tout ça a disparu. Aujourd'hui, on conçoit ses pages directement sur un ordinateur et on produit une plaque offset directement sur une sorte d'imprimante. Aux premiers temps, les anciens rigolaient beaucoup et se rassuraient en se disant que les documents faits à l'ordinateur étaient de mauvaise qualité et que ça ne serait pas demain la veille que l'on se passerait d'eux.
Les lendemains qui ont suivi leur ont montré qu'ils se trompaient. Aujourd'hui, quoi que l'on puisse dire, la qualité des impressions est supérieure à ce qui se faisait autrefois. Peut-être pas dans tous les cas mais globalement il faut reconnaître que l'ordinateur permet aujourd'hui de faire des mises en pages qui hier étaient impensables. Je me souviens d'une bataille que j'avais menée (sans la remporter) contre un imprimeur à qui je tentais d'expliquer que l'on pouvait fournir ses fichiers au format pdf. Lui me traitait d'ignorant et d'idiot, m'affirmait que jamais (ô grand jamais) on ne pourrait faire de l'impression à partir d'un pdf. C'était il y a quoi ? Une douzaine d'années ? Depuis, l'imprimerie en question a disparu.
J'ai commencé à m'intéresser à la PAO aux débuts des années 90. Je me souviens de la première fois où j'ai vu Photoshop. Je trouvais cela bien amusant mais je ne croyais pas du tout que ça puisse un jour remplacer un labo photo. Je me souviens de la première photo numérique que j'ai vue. C'est mon petit frère qui était en stage au conseil général de la Corrèze. C'était amusant, il y avait bien une image, c'est vrai... mais c'était bien mauvais. Je me souviens que je ne croyais pas un instant que la photo numérique puisse avoir un quelconque avenir. Je me souviens aussi de mes débuts avec QuarkXPress, un logiciel de mise en pages qui était pratiquement en position de monopole à l'époque. J'ai appris à l'utiliser en auto-formation, aidé par les revues Mac qui existaient alors. Internet n'était pas encore apparu.
J'ai commencé à utiliser Photoshop et QuarkXPress sur un Macintosh 7100. J'ai mis quelques années avant de commencer à réussir à faire quelque chose de plus ou moins valable. Et puis, je suis passé à un Apple Macintosh G3/233 et nous étions en 1998 et c'est de cela que je veux vous parler.
Aujourd'hui, donc, pour aider ce "collègue", je décide de démarrer ce G3. Je n'avais pas vraiment de doute quant à sa capacité à fonctionner encore et pourtant, ça faisait quelques années que je n'avais pas appuyé sur le bouton de démarrage du clavier. Je vérifie qu'il est branché, que le câble réseau est présent et je démarre la machine. Une image apparaît sur le vénérable écran à tube cathodique de 20" d'époque. Le bureau de Mac OS 9.2 s'affiche. Il me faut un peu de temps pour retrouver mes repères. Ça fait longtemps que je n'ai pas pratiqué.
Premier problème : transférer les fichiers du MacBook Pro qui est sous OS 10.9.1 vers le G3. Mac OS 9.2 héberge un système de partage de fichiers qui n'est plus reconnu par les systèmes modernes depuis Mac OS 10.5. Il y a donc un souci. Peu importe, je démarre un G4 qui tourne sous 10.4 ! Soyons fou. Je transfère les fichiers du MacBook Pro vers le G4 et, de là, je peux faire monter un partage du G3 et envoyer les fichiers sur la vieille machine. Ça marche sans trop de souci.
Sur le G3, je lance Fontographer, le logiciel de création (et de conversion) de polices de caractères. Je convertis les variantes de police rapidement. Bon, bien sûr, il me faut à un moment penser à fermer des fichiers. Mac OS 9.2 m'avertit que j'ai bouffé la réserve de mémoire allouée au logiciel. J'avais oublié les principes de gestion de la mémoire sur ces vieux systèmes. Enfin, je peux retourner les fichiers convertis sur le G4 puis sur le MacBook Pro avant de les envoyer en pièce jointe zippé à mon collègue. J'éteins le G3 et le G4.
Comme quoi je fais bien de conserver mes vieilleries qui savent rendre service, non ?
Apple G3/233

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