octobre 2019 (31)

jeudi 31 octobre 2019

C'est peut-être un détail pour vous

Depuis ce matin, j'essaie de faire un dessin directement sur l'ordinateur, avec la tablette et le logiciel Affinity Photo. Pour le crayonné, ça ne va pas trop mal, je ne suis pas mécontent du résultat. J'ai fait un dessin en laissant courir l'accident, le hasard, l'intuition, l'imagination et l'inspiration, aussi, si elles existent chez moi. Enfin bref, je fais ce crayonné avec les outils mis à ma disposition et ça fonctionne plutôt pas mal. Par rapport à un dessin sur papier, je peux facilement agrandir la surface de dessin, ajouter des détails, gommer, revenir à ce que j'ai gommé, aussi. Ça, c'est un atout indéniable. En numérique, on a droit à l'erreur. Si ça ne marche pas trop mal, ce n'est tout de même pas comme au crayon sur du papier. La tablette a beau être d'une marque connue et réputée, je ne parviens pas à ressentir le trait comme avec la méthode traditionnelle.
Une fois le crayonné effectué, je me suis essayé à l'encrage. Au rang des avantages, on peut déjà compter sur une bouteille d'encre inépuisable et sur un pinceau qu'il ne sera pas nécessaire de laver. L'encre numérique sèche immédiatement, elle peut s'effacer sans laisser de traces, elle peut être très opaque ou transparente, elle peut prendre toutes les couleurs que l'on veut, elle peut même changer de teinte, de saturation ou de luminosité selon la pression exercée sur la pointe du stylet. Sur le principe, il n'y a que des avantages. Mais moi, je n'y arrive pas. Impossible de faire un trait correct comme je peux le faire avec un bête pinceau trempé dans de l'encre stupide. Et pourtant, certains y parviennent à merveille ! Suis-je idiot ?
Alors, parce que je ne peux pas me résoudre à accepter que je le suis, je me dis que ce n'est qu'une affaire d'entraînement. Après tout, j'ai eu toutes les peines du monde à utiliser le clavier d'une machine à écrire alors que, à présent, je tape du texte sur un clavier d'ordinateur avec presque tous les doigts et sans regarder les touches. Personne à ma connaissance ne naît en sachant jouer du piano ou écrire ou dessiner. Pour parvenir à faire quelque chose de ses mains, il faut pratiquer. Si on a ce que l'on appelle un don ça aide mais, à mon avis, il faut surtout avoir l'envie de faire. Mais le don, ou l'aptitude particulière, c'est nécessaire pour bien inventer. Je le pense sincèrement.
Et il est possible que je n'aie pas l'envie de réussir à faire un encrage à l'ordinateur. Ou que je n'aie pas la patience nécessaire. Quoi qu'il en soit, je me suis agacé sur cet encrage durant une bonne heure sans atteindre le résultat escompté et que, pour me détendre, j'ai terminé un dessin au crayon et je l'ai encré. Au crayon et au pinceau, sur du papier. Si je n'ai pas grand chose à dire pour l'étape du crayonné que j'aime sans excès, l'encrage est souvent un moment très agréable. C'est un instant calme, un temps de concentration et de sérénité. Je ne retrouve pas cela avec l'ordinateur. Peut-être qu'un jour, à force de travail, j'y arriverai. Pour l'instant, je n'y crois pas beaucoup.
Mais aujourd'hui, pas de dessin. On m'a demandé de retrouver des photos et j'ai eu l'idée d'en choisir une pour le billet du jour.

mercredi 30 octobre 2019

Ça ou autre chose, après tout…

J'hésitais beaucoup. J'aurais pu sortir et descendre l'escalier pour pouvoir le remonter. Alors, j'aurais pu dire que j'avais monté un escalier. J'aurais pu dire que je l'avais descendu précédemment mais il me semble que cela était implicitement compréhensible. Et puis, une fois en bas de l'escalier, je n'aurais pas eu la latitude de pouvoir l'écrire ou le dire puisque l'ordinateur serait resté en haut. Ou alors, il aurait fallu que j'aie eu l'idée alors que j'étais en bas. Là, on n'aurait pas pu me reprocher quoi que ce soit. Bien sûr, j'aurais pu descendre l'escalier avec l'ordinateur. Alors, je me serais assis sur les marches et j'aurais écrit que j'avais descendu l'escalier pour pouvoir vous le raconter. Mais là, je me doute que vous n'auriez pas mis longtemps à me déclarer fou. Qui descendrait un escalier avec son ordinateur sous le bras pour pouvoir écrire qu'il venait de descendre un escalier ? Un fou furieux, oui, vous auriez eu raison. Mais là, ce n'est pas le cas. J'ai descendu l'escalier sans ordinateur puis je l'ai remonté et j'ai pu retrouver l'ordinateur là où je l'avais laissé et commencer à écrire cette expérience du quotidien qui consiste à monter un escalier. Arrêtez de chipoter.
Parfois, je descends l'escalier pour aller voir si, par hasard, il n'y aurait pas un courrier dans la boîte à lettres. Habituellement, je ne le descends pas complètement. Je me contente de quelques marches. Alors, je me penche par dessus la rambarde et je regarde la boîte. S'il n'y a rien de visible, je fais demi-tour. S'il y a quelque chose, je me résous à descendre le reste de marches. D'ailleurs, je viens d'y penser en écrivant ces lignes, je ne sais pas combien il y a de marches à cet escalier. Je n'ai pas le souvenir de les avoir comptées. Il y en a plus que trois, plus que quatre, plus que cinq. Peut-être plus de dix, même ! Je n'en sais trop rien et ce n'est pas très important.
Ce que j'aurais pu faire aussi, ça aurait été d'aller faire une pâte à tarte brisée. Alors, j'aurais pu m'aventurer à faire une tarte aux pommes. J'aime bien la tarte aux pommes. C'est même ce que je préfère en matière de tarte. J'aime bien aussi la tarte aux oignons ou la tarte aux poireaux mais c'est différent. Et puis, j'ai des pommes dont je ne sais pas quoi faire. Pour faire une pâte à tarte, il aurait fallu que je m'assure d'avoir de la farine, du beurre et du sel en quantité suffisante. Et un peu de sucre aussi, si l'on veut. Des fois, j'en mets, des fois non. Si je ne sais pas si je vais utiliser cette pâte pour une tarte sucrée ou une tarte salée, je ne mets pas de sucre. Certains mettent des œufs, d'autres de la peau de lait. Je n'y suis pas opposé mais moi, je fais la recette de ma maman et de mes grands-mères. Pas d'œuf, pas de peau de lait.
J'aurais aussi pu aller me recoucher pour réfléchir à tout ça mais j'ai craint de faire un mauvais rêve. Cette nuit, justement, j'en ai fait un. Un des pires. J'avais arraché l'un des crochets de mes chaussures et j'étais bien ennuyé parce que je ne voyais vraiment pas comment réparer cela. Et puis, serais-je reparti me coucher qu'il n'est pas certain que je trouve le sommeil. D'un côté, sans sommeil, pas de rêve et sans rêve, pas de mauvais rêve. En me levant, ce matin, je suis allé vérifier l'état de mes chaussures. Elles étaient normales. Les crochets étaient tous bien à leur place. J'ai été soulagé. Du coup, ça aurait pu être une belle journée.
Un peu avant 7 heures, j'ai démarré mon serveur et mon ordinateur et j'ai commencé à travailler sur un dessin, une commande. C'est un dessin que je vous montrerai peut-être si vous êtes sages. Un jour. Je l'ai presque terminé tout à l'heure, vers 14 heures. C'est du dessin vectoriel. On peut toujours ajouter des détails, grossir presque sans limite. Au début, j'ai voulu le faire avec un autre logiciel que celui que j'utilise habituellement. J'ai bossé quelques heures dessus et puis je me suis rendu compte que je perdais du temps et que certaines fonctions étaient absentes. Alors, j'ai tout recommencé. Ça, c'était il y a quelques jours. Bien avant que j'aie l'idée de descendre un escalier pour pouvoir le remonter et vous raconter la chose.
Plus souvent, je me dis que ce que je pourrais faire, ce serait d'arrêter ce blog. Je pourrais le mettre de côté et passer à autre chose. Je risquerais peut-être de m'ennuyer un peu sans lui mais aussi, je ne me sentirais pas obligé de faire un dessin ou d'écrire un texte idiot pour le nourrir quotidiennement. En vérité, j'ai plusieurs dessins d'avance. Des motos, un camion, un engin bizarre, quelques personnages. Parce que, arrêter le blog, ça ne va pas m'empêcher de continuer à dessiner. La question est de savoir s'il est important ou pas de les montrer, ces dessins. Je suppose que si je le fais c'est que je dois y trouver mon compte.
Là, j'ai fait un dessin pour me changer les idées en buvant du café. J'ai trouvé que c'était un peu curieux, un peu amusant, et j'ai eu l'idée de le numériser pour le mettre dans le billet de ce jour. Comme ça, je n'ai pas eu besoin de descendre l'escalier et je ne m'en sors plutôt bien, du coup. Parce que, finalement, il y a des risques à descendre et à monter un escalier. Un faux pas et on peut se briser les os.

mardi 29 octobre 2019

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 90 bis

lundi 28 octobre 2019

En bas coule la Vézère

Je me suis arrêté là, je surplombe la Vézère, nous sommes en automne et j'ai l'intention de faire une photographie. Un grondement reconnaissable entre tous se fait entendre. Il change d'intensité au gré des virages. Les gaz sont coupés, un son grave étouffé puis la poignée est tournée dans un déferlement de décibels rageurs. La motocyclette apparaît. C'est bien une Harley-Davidson, je ne me suis pas trompé.
Je la regarde arriver vers moi. Je me dis qu'il serait bien que son pilote décide de s'arrêter un instant sur la petite esplanade où je me trouve. Ce n'est pas sûr qu'il le fasse. Il le fait. Il déploie la béquille, tourne la clé placée sous sa cuisse droite. Le cliquettement de l'échappement poursuit la musique mécanique pour quelques secondes. L'homme enlève son casque, je vais vers lui. A mon sourire, il comprend que j'apprécie sa monture. Nous nous disons bonjour. La moto est immatriculée en Grande-Bretagne. Mon anglais est très mauvais, exécrable, indigent. J'essaie toutefois. Quel modèle ? Dyna 1450cc. Echappements bien libérés Screamin' Eagle, carburateur et filtre à air S&S pour ce qui est visible. Ce qui m'est invisible m'est expliqué. Les soupapes aussi sont des S&S. Tout ça avec moi qui ne parle pas anglais et lui qui ne parle pas français.
Il est Irlandais. Je m'étonne. Pourquoi ce "GB" sur la plaque d'immatriculation ? Irlande du Nord ! J'avais écarté cette possibilité. Sans qu'il me soit nécessaire d'aborder la question, le Brexit est tout de suite mis sur la table. Ça le désole. Ça le chagrine. Il m'explique qu'il a une maison dans la région, après Sarlat. En Irlande, il travaille dans une ferme. Il voudrait s'installer en France comme paysan. Le pourra-t-il avec le Brexit ? Nous nous moquons de Boris Johnson et de Donald Trump et puis nous nous posons là à regarder le paysage qui s'étale devant nous. La Vézère en bas, la falaise et ses aménagements, les arbres et la couleur qu'ils adoptent en cette saison. "Great !". Je suis d'accord avec lui, je pense. Ouais, c'est beau.
Je ne le prends pas en photo, je ne photographie pas la machine. J'oublie même de demander son prénom. On se serre la main, il remet son casque et ses gants et il repart. Je suis la moto et son sillage musical à deux cylindres gavés d'essence. Je retourne à mes affaires de photo. Je monte le 80-200 sur le boîtier et je peaufine mon cadrage. Ce que je vois dans le viseur me convient, je déclenche. J'essaie d'autres possibilités, je bouge un peu, je sens que l'on pourrait mieux faire, que ça aurait pu être mieux avec une meilleure lumière, avec un ciel moins gris.
Il y a plus de cinquante mille ans, l'Homme est arrivé là et il s'est installé. Le paysage devait-être tout autre. Est-ce qu'il s'est extasié sur la beauté des lieux ? Il s'est sans doute dit que c'était un chouette endroit avec de l'eau, du poisson, du bois, des abris. Je ne pense pas que la science saura jamais percer ce que ces ancêtres pouvaient penser mais on peut se dire que nous n'avons pas tellement changé. Il n'y a pas de raison de penser que l'humain d'autrefois n'avait pas le sens du beau. Ces lieux ont été habités sans discontinuer jusqu'à la Renaissance au moins. Aujourd'hui, c'est l'un des sites les plus visités par les touristes. Je ne suis pas certain qu'il faille vraiment conseiller la visite. Je ne suis pas certain que la mise en scène des lieux serve la cause de l'accès à la connaissance. C'est le problème du tourisme en Dordogne. On mise sur la préhistoire, tout est préhistorique et on alimente la confusion auprès du public. Le Moyen-Âge et la Renaissance de ce site passent un peu à la trappe même si c'est bien expliqué par ailleurs.
Mais bon, moi j'étais parti pour aller ailleurs. Je suis passé par là parce que je m'étais dit que j'aurais sans doute plus de chance de trouver une photo à faire qu'en passant par la "grande" route habituelle qui est plus directe. Au moment où je commence à ranger mon matériel, des touristes arrivent dans une Peugeot 3008. Ça n'a pas l'intérêt d'une production de Milwaukee (Wisconsin). Je monte dans ma bagnole, je mets la ceinture, je démarre et je poursuis ma route vers ailleurs.

Roque Saint-Christophe

dimanche 27 octobre 2019

L'Homme et la nature, la grande incompréhension

samedi 26 octobre 2019

La santé par les plantes

vendredi 25 octobre 2019

Épars pillé

Saurez-vous reconstituer ce dessin cassé ?

jeudi 24 octobre 2019

Aqua [pas] bon

mercredi 23 octobre 2019

Titre

mardi 22 octobre 2019

De la difficile condition d'artiste d'art

Il n'en reste pas moins vrai que nous en sommes toujours à compter 24 heures par jour. Pour le dessinateur de bande dessinée comme pour le vulgus pecum, il en est ainsi et on peut soit s'en réjouir soit le regretter, on n'y changera jamais rien. Or, s'il est acté que la plupart d'entre nous ne savons déjà pas quoi faire de toutes ces heures, il en est tout autrement pour l'artiste dont nous ne pouvons que nous réjouir de ce qu'il condescende à nous porter quelque attention en nous gratifiant à l'occasion d'une planche aux couleurs subtiles et aux cases tracées avec précision et rigueur.
L'artiste dont il est question là aurait besoin de journées riches de bien plus d'heures pour parvenir à réaliser son art. Nous autres, pauvres philistins étrangers à la chose artistique, ne nous doutons pas de la somme de travail considérable nécessitée par la pratique de l'art de la bande dessinée. Nous regardons les images, nous pouvons même lire les textes, et nous en avons terminé en une grosse poignée de secondes. Nous n'imaginons pas que ce temps consacré à la consommation d'une planche n'est pas celui nécessaire à sa confection. Si j'osais une analogie, je rapprocherais bien cela au temps accordé pour déguster une portion de gigot de sept heures que l'on fait passer à l'aide de grands verres de pomerol.
Mais nourrir l'esprit n'est pas tout à fait comme se remplir la panse. L'art s'adresse plus à l'esprit qu'au corps, au cerveau qu'à l'intestin. D'ailleurs, la sagesse populaire le sait bien qui affirme que l'art ne nourrit pas son homme. Et combien d'artistes optent pour un boulot alimentaire afin de, justement, ne pas souffrir de cachexie ? Parce que oui, bien que différent de nous, l'artiste est bien, lui aussi, obligé de manger et boire pour espérer survivre. S'il le pouvait, il se passerait bien de manger. De boire, c'est une autre affaire. L'artiste est notoirement un grand buveur, de vin rouge principalement. Selon la reconnaissance qu'il obtiendra des critiques ou des Arnault et autre Pinault, il se contentera d'un petit vin de pays sans prétention ou goûtera de rares vins de Bourgogne hors de prix.
Pressé par la montre, l'artiste ne s'arrête de travailler qu'anéanti de fatigue ou tenaillé par la faim. L'artiste dort peu et mal. Comme il mange, d'ailleurs. Aussitôt éveillé, son inspiration revient au galop et bientôt, la nécessité fait loi. L'artiste ne peut pas lutter contre l'art, contre la force de l'art, contre l'impétueuse exigence de l'art. Alors, il retourne à son travail pour une nouvelle journée qu'il sait déjà trop brève. Parce que l'artiste, lui, sait le caractère impératif du travail bien fait. En cela, il peut se rapprocher de l'artisan consciencieux qui met un point d'honneur à approcher la perfection. Mais l'artisan n'est pas artiste et il considère, lui, que les journées sont bien assez longues comme cela.


Les heures passent, finissent par constituer des jours qui à leur tour forment des semaines. L'artiste est aux abois, il se désole de ce manque de temps, de la course du temps, ce ce temps qui lui échappe, qui court devant lui et qu'il ne parvient pas à rattraper. La vie de l'artiste n'est pas rose. Déjà, il sait qu'il ne pourra pas livrer à temps. Le temps le presse, il veut bien faire, il veut satisfaire l'appétit d'ogre de ses admirateurs, il voudrait combler ces insatiables lecteurs, ces bédéphages boulimiques qui ne savent que dévorer à belles dents tout en en demandant toujours plus et plus vite. Ils ne connaissent nulle pitié, nulle indulgence. Ils réclament, ils entendent que l'on leur fournisse de la planche de bande dessinée à foison, distribuée à la fourche, par pleines poignées, jusqu'à l'indigestion, jusqu'à la nausée.
Et comment l'artiste peut-il répondre à cette demande déraisonnable ? Hein ? Comment peut-il toujours dessiner plus et plus sans y perdre sa santé et sa raison ? Comme il aimerait que le lecteur entende un peu de sa souffrance tue par un trop-plein de modeste humilité digne et pudique ? Il ne se plaint pas, l'artiste. Il courbe l'échine, pare les coups, serre les dents et, vaincu, retourne au boulot. Il a une mission qui lui est imposée par une force supérieure qu'il n'est pas de taille à contrer. L'artiste doit faire avec cette malédiction et il sait pertinemment qu'il ne devra pas attendre de compréhension de la part du public ignorant de tout et du reste. Non ! Être artiste n'est vraiment pas une sinécure !
Et l'artiste, en plus de tout cela, a le malheur immense d'être généreux. Pas une petite générosité de rien du tout, une générosité envahissante et délétère, une générosité qui lui fait donner même lorsqu'il n'a plus rien ou presque. L'artiste serait du genre à donner son manteau à un pauvre si seulement il avait encore un manteau. Aujourd'hui, alors que l'artiste est acculé par le temps qui passe trop vite, il parvient à donner malgré tout. Il a sorti de ses archives une œuvre datée de 1982 et il vous la propose. Au moment de la découvrir, ayez une pensée sensible pour la condition malheureuse de l'artiste, faites preuve d'un peu de bienveillance et pensez à le remercier pour ses efforts, l'artiste aime les remerciements presque autant que le vin rouge. Ça le nourrit et l'encourage.

lundi 21 octobre 2019

SNCF et droit de retrait

dimanche 20 octobre 2019

Dragster

Dragster

samedi 19 octobre 2019

C'est là qu'on signe

bouteilles consignées

vendredi 18 octobre 2019

Renault-Citroën

Une photo qui date d'il y a quelques années sur laquelle je retombe. Je me dis que le traitement pourrait être meilleur. Je repars du fichier RAW[1] et je commence à machiner les curseurs et courbes mis à ma disposition par le logiciel de traitement d'image. J'utilise toujours Aperture, logiciel de chez Apple abandonné depuis. Je pourrais utiliser d'autres logiciels et notamment Affinity Photo mais le résultat serait à mon avis relativement semblable.
En réalité, cela fait quelques années que je suis revenu au logiciel Digital Photo Professional de Canon pour "développer" les images que je réalise. Ce n'est peut-être pas le plus performant, ce n'est peut-être pas le plus efficace, mais il me suffit bien. Pour les images plus anciennes, elles ont été importées dans Aperture et j'ai la flemme de tout récupérer pour éventuellement les retrouver dans ce logiciel Canon.
Je ne sais pas combien j'ai pu faire de photos avec mes boîtiers numériques depuis 2006. Je me souviens de mes premiers pas avec un boîtier reflex numérique. Je n'avais pas bien compris l'intérêt d'enregistrer les images en RAW et je n'avais pas plus compris la manière de bien traiter ces fichiers. Alors, je me contentais de faire du jpeg et je faisais plutôt confiance aux réglages par défaut. Un peu comme lorsque, autrefois, j'amenais une pellicule à développer au photographe et que je découvrais les diapositives ou les tirages avec, souvent, beaucoup de déception. J'ai mis du temps à comprendre que les tireuses traitaient les films confiés avec des réglages par défaut.
Là, je retombe sur cette photo prise à Fossemagne. Je me dis que je dois certainement réussir à mieux la traiter. Je pense y être parvenu. Pour les curieux, la version précédente se trouve là.

jeudi 17 octobre 2019

L'amour du travail bien fait

Je n’ai pas payé ta facture car j’ai eu un prélèvement de 550 euros. L'excuse est à mon avis tout à fait recevable. Le client m'assure qu'il va procéder au règlement "sous peu" depuis un certain temps. Là, alors que je ne lui demandais rien, que je ne l'ai pas relancé, il tient à me rassurer en m'envoyant un courriel. J'apprécie l'attention. Il m'avait appelé à l'aide, il était en détresse, il avait un besoin urgent d'un coup de main. Il m'a écrit et puis, sans doute parce que je ne lui ai pas répondu assez vite, il m'a téléphoné. Il m'a expliqué son souci, il a su trouver les mots pour me dire son grand malheur et l'urgence de la situation et moi, la larme à l'œil, n'écoutant que mon grand cœur sensible et bienveillant, j'ai laissé le crayon ou le pinceau ou le je ne sais quoi que j'utilisais à cet instant précis pour porter secours à cet homme aux abois.
Je ne me souviens plus avec précision ce que j'étais en train de faire à ce moment là mais je me souviens que le problème que je m'étais approprié alors qu'il ne me concernait absolument pas quelques minutes avant m'a occupé au bas mot pendant trois heures. Je me souviens de l'intense satisfaction d'être parvenu à mes fins, d'avoir réussi à démêler l'écheveau, la joie d'avoir vaincu, d'avoir gagné. Un petit moment de bonheur simple, une petite victoire contre l'adversité. J'adore ça. J'adore réellement ce moment où je finis par comprendre l'origine d'un problème et que j'entrevois la solution, la méthode, le truc, l'astuce. J'adore.
Et alors, je me dis que pour tant de bonheur, de joie, de satisfaction, finalement, je pourrais bien accepter que l'on ne me donne pas, en plus, de l'argent. Après tout, j'ai bien été suffisamment récompensé de mes efforts. J'ai peur de paraître trop bassement mercantile en réclamant que l'on me paie quelque chose pour ces quelques rares instants au cours desquels je me suis senti plus fort que l'adversaire. J'ai été heureux, j'ai rendu un homme heureux, la vie nous a semblé heureuse et pleine de promesse. Qui serais-je pour oser en demander plus ? Je vous le demande.
Ce qu'il y a de confortable avec les travaux techniques, c'est que l'on peut envisager d'atteindre à la satisfaction vraie, entière, complète, pleine. Lorsque vous parvenez à débloquer un boulon, lorsque votre pain est bien cuit, lorsque le robinet ne fuit plus, lorsque la fracture est bien réduite, lorsque la facture est bien enregistrée, que la comptabilité est juste au centime, que le condamné à mort est bien décédé, que le blé est bien récolté, que la loi est bien passée, on est content. On ne se pose pas plus de questions. Mais lorsque l'on est dans le "travail de l'esprit", c'est pas la même affaire. Une ligne de texte, une touche de couleur, un trait de crayon, une note de musique, une tirade, un pas de danse ou une rime ne peuvent jamais être considérés comme parfaits. Enfin c'est ce que je pense. C'est pour cela que j'aime bien avoir des boulots techniques, ça repose. Et le repos ajouté au contentement sans condition, c'est déjà bien assez payé, non ?
Ah oui ! J'oubliais de le préciser. Si le client m'a envoyé ce courriel pour me dire qu'il ne m'avait pas payé, c'était aussi pour me demander un nouveau petit service. Trois fois rien, juste un petit quelque chose qu'il n'arrive pas à réaliser par lui-même et qui ne me prendra pas beaucoup de temps. Déjà, j'apprécie beaucoup que l'on puisse considérer que j'aie quelque compétence qui n'est pas à la portée du premier quidam venu. Mine de rien, ça fait du bien. On sent son ego tout ragaillardi, tout pimpant. Ce n'est pas rien. Surtout que je suis de nature à parfois me rabaisser un peu, à ne pas avoir une confiance inébranlable en moi. Finalement, je devrais sans doute remercier ce client de me faire confiance. J'hésite encore à lui facturer le petit boulot que je viens de faire pour lui, entre 6 et 9 heures, ce matin. Déjà qu'il n'arrive pas à régler 60 euros…

mercredi 16 octobre 2019

Au coin de la rue

Citroën Bruxelles

mardi 15 octobre 2019

Malgré la défaillance de l'auteur du feuilleton en bande dessinée, la joie continue

lundi 14 octobre 2019

Bonus

Coup de frein

freins148.tif

dimanche 13 octobre 2019

Et pendant ce temps là, dans la cordillère des Andes, non loin de Cuzco

Royal Enfield

samedi 12 octobre 2019

Une Rosalie

Rosalie

vendredi 11 octobre 2019

Boutique, dédicace et dessin de side-car

Dès demain matin, Marc Balland, Patrick François et moi-même tenterons de dédicacer notre dernier ouvrage, le Sablier, à la boutique de l'association Ha ! Ha ! Ha ! Editions, au 40 bis de l'avenue de la 4eRépublique, à Thenon, en Dordogne. Qu'est-ce que le Sablier ? C'est un merveilleux livre de 120 pages avec du texte et des illustrations. Si vous avez la chance d'avoir eu le Palmier[1] entre les mains, vous pouvez vous faire une petite idée de ce que c'est. Sinon, tant pis pour vous. Bien sûr, ce livre a été réalisé dans un but mercantile et les auteurs comptent bien s'enrichir par delà les limites imposées par la décence la plus élémentaire. Pour les aider à le faire, vous pouvez vous délester de la somme de 12 euros (plus les frais de port) auprès de la Boutique en ligne. Si vous venez jusqu'à la boutique "en dur", vous n'aurez pas à payer les frais de port. Si vous avez à payer pour votre déplacement (frais de carburant, titre de transport ou autre), l'association Ha ! Ha ! Ha ! tient à préciser qu'elle ne les remboursera que sur présentation d'un certificat médical dûment contresigné par une autorité préfectorale ou par : M. Castaner — place Beau Veau — Paris.

Sud-Ouest 11 octobre 2019


Pour terminer sur une note joyeuse, un dessin de notre employé chargé d'assurer les livraisons partout en France et sur la planète réalisé sur le vif récemment.

Note

[1] toujours disponible sur la boutique

jeudi 10 octobre 2019

Ne jamais minimiser le rôle du hasard et de la chance dans la réussite

Cela fait trois longues semaines que je vous montre des photographies des Remparts d'Angoulême. Lors de ce samedi de septembre où j'étais présent à Angoulême, j'ai fait plus de 250 photographies. Il y en a eu quelques unes de bonnes, quelques unes d'acceptables, quelques unes très moyennes et beaucoup de ratées. Et il y en a une, une seule, de réussie.

Cela me fait penser qu'un bon photographe aurait sans doute obtenu un meilleur score mais aussi que la réussite d'une photographie reste conditionnée à la survenue de la chance et du hasard. Cette unique photo que je conserverai, cette seule image qui me semble intéressante, il s'en est fallu de peu pour qu'elle n'existe pas. Si nous n'avions pas eu l'idée et l'envie de s'arrêter sur cette terrasse pour boire une bière, nous n'aurions peut-être pas assisté au démarrage de cette automobile, son capot n'aurait pas été levé, je n'aurais pas eu le loisir de faire la photographie. Le hasard et la chance. La chance a poussé son coup de main en faisant en sorte que je ne me plante pas trop dans mes réglages, aussi.
Forcément, je sais aussi un peu ce que je fais avec mon appareil photo. Je ne veux pas dire que je ne suis pour rien dans cette réussite. Je suis à l'origine de ces réglages et de ce cadrage, ça c'est sûr. Mais il y a des fois où, vous avez beau faire, bien vous appliquer, vous répéter les règles de composition, vous remémorer les réglages à effectuer, la photographie sera foirée. Dans certaines conditions de prise de vue, je n'ai pas les compétences pour me tirer d'affaire. Je ne sais pas si un meilleur photographe s'en sortirait mieux que moi mais moi, je reconnais être arrivé à mes limites. Passées ces limites, je ne réponds plus de rien.
Pour réussir cette image, il a fallu du hasard et de la chance. Certaines autres auraient aussi pu être réussies mais il y avait un élément indésirable, un poteau, une personne, une ombre. Un truc qui fait que la photo ne sera pas aussi bonne qu'espéré. La force du bon photographe, c'est la patience. Il faut savoir ne pas déclencher et revenir. Il faut savoir chercher la bonne place, s'y poser et attendre. Par exemple, j'ai le défaut de photographier un peu n'importe quoi, juste pour conserver une trace de ce que j'ai pu voir. C'est inefficace si l'on cherche à faire une bonne image. C'est trop miser sur la chance et aussi parier sur le fait que ça réussira bien à donner une satisfaction suffisante. Sans doute faut-il être plus exigeant pour espérer devenir un bon photographe.
Sur toutes les photos que j'ai pu faire à Angoulême ce jour là, je savais que certaines seraient mauvaises avant de déclencher. Je voyais bien que la lumière était pourrie, qu'il était impossible de bien cadrer, que je n'allais pas m'en sortir. Il aurait fallu que je me consacre plus aux photos qui auraient pu être intéressantes plutôt que de les emmagasiner ainsi, juste comme on fait des photos souvenir inutiles. Peut-être aussi faut-il accepter de rentrer bredouille ? Peut-être faut-il apprendre à se consacrer à un sujet (ou à quelques uns) et s'y tenir. Repérer les bonnes images potentielles et s'armer de patience dans l'attente que les conditions soient réunies, que la chance survienne, que le hasard vous donne le petit coup de pouce attendu.
Cependant, le vrai bon photographe sait provoquer la chance et le hasard. Je ne pense pas que ça s'apprenne vraiment, ça. Un peu comme le poète qui sent la rime arriver, le musicien qui sait la note suivante, l'écrivain qui maîtrise le verbe à venir, le bon photographe doit sans doute prévoir l'image qu'il enregistra. Peut-être l'artiste est-il légèrement en avance sur ses contemporains, dans un monde qui avance de quelques secondes ou minutes.
Mais bon, avec cette image se termine cette série de photographies des Remparts d'Angoulême. C'est la meilleure selon moi, l'unique meilleure. Si ça se trouve, vous ne partagerez pas mon avis mais ça ne changera pas ma vision des choses. Cette photographie, je serais presque tenté de la faire tirer sur papier, en grand, et de l'afficher au mur. Je ne le ferai probablement pas parce que je n'ai pas envie d'afficher quoi que ce soit sur mes murs. Je vais me renseigner tout de même sur ce que ça coûterait.

Art mécanique

mercredi 9 octobre 2019

Finissons-en

Je pense que l'on a fait le tour de la question. Je réserve une photo pour demain et je vous propose aujourd'hui une sélection d'images de bas intérêt. Pour commencer, il ne faut pas oublier que Bugatti n'a pas produit que des automobiles sportives et que tous les richissimes de l'époque n'étaient pas insensibles à une certaine idée du confort. Bugatti a été un fabricant de voitures de luxe. On pense bien sûr à la Bugatti "Royale" qui en est le plus délirant exemple. Je n'ai pas eu l'occasion d'aller visiter la collection Schlumpf de la Cité de l'Automobile de Mulhouse pour en voir de mes yeux — je serai peut-être mort avant d'y aller[1] — mais de ce que j'ai pu lire et voir de ces automobiles indique bien, selon moi, ce qu'est la notion de luxe pour Ettore Bugatti. Cette automobile a été un échec commercial, les moteurs qui avaient été produits pour elle ont été recyclés pour motoriser des autorails, mais il me semble indéniable que le luxe était là outrageusement représenté.
Le luxe, c'est un ensemble d'éléments choisis et savamment assemblés. De beaux matériaux, un savoir-faire et du presque trop de tout. Le luxe n'est pas toujours de bon goût mais ça, c'est une autre affaire. Le luxe peut être "bling bling", il peut être clinquant, ostentatoire, ridicule. Il peut aussi être caché ou paraître évident. Chez Bugatti, la mécanique est luxueuse mais on ne lève pas le capot et on n'ouvre pas le moteur pour montrer la qualité d'usinage du vilebrequin ou la beauté fonctionnelle du bloc-moteur. Ainsi, le propriétaire d'une automobile Bugatti peut désirer un douillet confort et la réponse est des sièges couverts d'un cuir de grande qualité qui sait se patiner et devenir de plus en plus beau.

Siège de Bugatti
Etre propriétaire d'une Bugatti, c'est la garantie d'être élégant en toute circonstance. Ainsi, cette photographie qui nous montre l'un de ces heureux hommes[2] à la chemise mouillée d'avoir trop longtemps été en contact avec un cuir gênant l'évaporation de la transpiration compréhensible en cette journée chaude. Serait-ce un conducteur sortant de sa Peugeot quelconque qu'il devrait affronter les lazzi d'une foule hilare et moqueuse. Mais là, non, on considère que ce dos mouillé est d'une élégance consommée.

Dos mouillé
De même, et on le voit bien sur la photo qui suit, le simple fait de sortir de son véhicule vous classe votre homme dans la catégorie des personnes maîtrisant la distinction élégante naturelle. Imaginez le bonhomme s'extirper du morne habitacle d'une automobile lambda[3].

Sortir avec élégance
Bien sûr, cet excès de bon goût et d'élégance ne va pas sans inconvénients. Le plus pénible est sans aucun doute d'avoir à faire abstraction de cette valetaille pouilleuse et mal sapée qui brandit un appareil photo ou un smartphone pour "immortaliser" le moment. Encore une fois, vous souvenez-vous avoir été photographié au volant de votre vulgaire bagnole récemment ? Les photographies des radars automatiques ne comptent bien sûr pas.

Bugatti


Et alors, à proximité de la halle d'Angoulême, nous apercevons une automobile bleue portant l'ellipse rouge caractéristique. Je suis un peu étonné. Je ne suis pas un spécialiste mais, tout de même, j'ai quelques connaissances. Cette Bugatti m'étonne mais, bon, je me dis que c'en est une que je ne connaissais pas et je la photographie. De devant et de derrière. Plus tard, je regarde cette image et l'étonnement est toujours là. Alors, je fais une recherche sur Internet et j'apprends ce qu'elle est. Il s'agit d'une réplique John Barton de la Bugatti 252 fabriquée autour d'un moteur "authentique". La 252 a été produite quasi à l'état de prototypes à deux exemplaires. Celle-ci est baptisée par son concepteur 252-003. Le moteur est un quatre cylindres de 1500cc, la moitié d'un moteur de Bugatti 251, Formule 1 du milieu des années 50.

Bugatti 252 repliqua John Barton
Bugatti 252 repliqua John Barton

Notes

[1] auquel cas, je n'irai sans doute jamais

[2] c'est souvent une affaire d'homme

[3] je ne cite pas de marque pour ne blesser personne

mardi 8 octobre 2019

Jeu du Nautilus

Bon, pas eu le temps de faire une nouvelle page pour le feuilleton. Par contre, j'ai trouvé ce document qui pourrait intéresser nos gentils lecteurs :
Il y a le Nautilus dans ce croquis, mais où ? (c'est presque trop facile)
Un autre question : Il y a beaucoup de choses que l'on trouve dans le feuilleton sur ce document, mais quel est l'élément qui n'existe pas dans la bande dessinée du feuilleton ? (les cercles ne comptent pas)
Vous avez dix minutes.

Voilà. Après tout, la BD est dans la rubrique jeu, non ?

lundi 7 octobre 2019

Drame et joie dans le monde des Bugatti

Y a un truc qui marche pas. Dans le paddock, la Bugatti 35 de 1926 pose problème. On lève le capot, on tripote par-ci par-là, on donne quelques conseils, on échafaude quelques hypothèses, on sent une certaine crispation. Y a pas, la Bugatti 35 de 1926 pose problème. De loin, j'imagine que l'on effectue juste quelques ultimes réglages mais, une fois que je me rapproche, je perçois mieux la tension. On se relaie du côté du capot levé et on se perd en conjectures. Y a un souci.

On ouvre le capot
On finit par décider que le mieux est de faire un essai. On baisse le capot, on serre les sangles, on discute encore un peu et on lance le moteur. Jusque là, tout semble aller plutôt pas trop mal. Le moteur rugit de plaisir, il tourne rond. Problème réglé alors ? Pas si sûr.

On referme le capot
La première est engagée, la Bugatti 35 avance. De mon point de vue de béotien touriste, c'est réparé. Le pilote tente de passer la deuxième vitesse et là, ça craque méchamment. Les pignons rechignent à s'engrener. Point mort. On essaie alors de passer la marche arrière. Ça veut pas. On arrête le moteur et on relève le capot pour tenter un nouveau réglage. Pour s'assurer que le problème est résolu, il faut maintenant redémarrer. Pendant que l'un se charge du carburateur l'autre tourne la manivelle. Un tour, deux tours, trois tours. Quand ça veut pas… Un conseil fuse : « le pouce à l'intérieur ! ». La réponse arrive aussitôt : « Oui, oui… ». A force d'à force, le huit cylindres finit par accepter de démarrer. Hop ! On saute aux commandes. La marche arrière passe dans un craquement déchirant mais elle passe.

Aux commandes de la tourniquette
Là, je m'approche et je demande. C'est un problème d'embrayage. Butée usée ? Peut-être. L'heure est grave, on sort le téléphone et on appelle quelqu'un. Il me semble comprendre que l'on cherche une pièce pour réparer. Apparemment, elle est disponible. Bien !
Un peu plus loin, un peu plus tard, la Bugatti que je pense finalement être une 51 est presque négligemment arrêtée dans l'allée du paddock. Quelqu'un s'en approche et commence l'inspection par le poste de pilotage sous le regard dubitatif d'un autre quelqu'un. Est-ce que l'on est en train de se dire que l'on aimerait bien en faire un tour ? Est-ce que l'on se prend à rêver d'en avoir une semblable dans son garage ? Est-on en train de se dire que sa Twingo est mieux équipée ? Je ne le sais pas. Parce que je suis un photographe compulsif, je fais une photo et puisque j'ai cette photo, je la pose ici.

Qu'y a-t-il à l'intérieur d'une Bugatti ?
Après, je change d'objectif pour le vieux 80-200 que j'aime bien pour son rendu particulier et son piqué remarquable. Honnêtement, ce n'est pas la meilleure décision que j'aie pu prendre ce jour là. Il m'a souvent manqué de recul pour faire de bonnes images avec lui. Mais bon, maintenant qu'il était vissé sur le boîtier et que des voitures arrivaient, j'allais devoir faire avec. Tant pis.
Voilà une Type 13 qui déboule. Souriants et même carrément hilares, les passagers. On remarque qu'il ne faut pas refuser la promiscuité lorsque l'on voyage dans cette automobile. La place est comptée. Un bossage a même été prévu pour loger la hanche du passager. Cette image nous fait presque oublier le petit drame mécanique du début de ce billet.

Bugatti Type 13

dimanche 6 octobre 2019

Rien d'autre qu'une simple photographie

Aller de l'avant en regardant vers l'arrière

samedi 5 octobre 2019

Le trou des Bugatti

Ce n'est vraiment pas simple de s'y retrouver entre les différents modèles. De ce que je pense comprendre, la Type 35 n'est pas équipée de compresseur et elle a donc, faute de soupape de décharge, un capot sans trou. La 35B, elle, a un compresseur et le capot dispose de ce trou. Mais lorsque le capot a un trou et que ce trou n'est, apparemment, pas là où se situerait cette soupape de décharge, je ne sais plus.

Bugatti 35B ou 51
Bugatti
Ainsi, mais je peux me tromper, la première serait une 35B (ou peut-être aussi une 51 après tout). On aperçoit ce trou vers le bas du capot. Sur la seconde, s'il y a bien un trou, il est placé vers le haut. Peut-être tout simplement est-il là pour permettre au carburateur d'avaler l'air frais. S'il n'y a pas de compresseur, le carburateur peut très bien être placé à ce niveau.

Bugatti
Pas plus de trou en bas qu'en haut. Il est possible que ce soit une 35 des premiers temps. Je n'ai aucune certitude. Je suis très loin d'être un spécialiste aux connaissances irréfutables. Lorsque je questionne des propriétaires de Bugatti au sujet de tel ou tel modèle, les réponses sont souvent évasives et contradictoires. C'est étonnant et frustrant mais il faut comprendre que ces automobiles sont anciennes, que leur histoire est souvent compliquée à retracer. Nombre de ces Bugatti ont été engagées dans des courses plus ou moins importantes. Dans les années 50, il n'était pas rare d'en voir concourir dans des courses de côte entre les mains d'originaux. Bien sûr, ces voitures n'étaient pas engagées sous la marque qui n'existait alors plus.
Je ne pense pas que les Bugatti aient jamais été des automobiles que l'on aurait pu acquérir pour trois fois rien. Toutefois, j'ai eu vent de plusieurs témoignages qui prétendent que dans ces années 50 et 60, elles n'avaient pas la cote. Il est probable que ces automobiles qui n'avaient peut-être pas encore le statut d'icône qu'on leur connaît aujourd'hui aient été délaissées mais je pense que les amateurs inconditionnels existaient déjà et qu'ils se sont employés à en reconstruire à partir de plusieurs. Aussi, retracer l'historique d'une Bugatti 35 ou affiliée n'est sans doute pas aisé.
Il se dit parfois qu'il y a aujourd'hui plus de Bugatti 35 en circulation qu'il n'en a jamais été fabriqué. Il n'est pas interdit de penser que des modèles moins prestigieux aient été reconvertis en Type 35. Et encore, je ne compte pas les refabrications "argentines", copies fidèles et améliorées sur quelques points. Je ne suis pas assez averti pour en reconnaître une. Il faut dire que tout est fait dans les règles de l'art avec un souci du détail poussé jusqu'à l'extrême. Ces "argentines" sont même acceptées par les bugattistes. La fidélité à l'original est tel que l'on peut concevoir que la marque "Pur Sang" peut fournir toutes les pièces nécessaires à la réhabilitation d'une quasi épave. Dès lors, qu'est-ce qu'une "vraie" Bugatti ? Peut-être un esprit plus qu'autre chose.

Bugatti
Pour posséder une Bugatti, il faut être argenté ou avoir beaucoup de chance. Un jour, sans doute, j'en trouverai une au fond d'une grange, oubliée, abandonnée là par un ancien propriétaire. Je proposerai alors de débarrasser cette grange de cette vieille bagnole et je reviendrai avec un bidon d'essence pour la ramener par la route. Ça arrivera, c'est certain. Je ne sais pas quand mais je ne suis pas pressé.
Posséder une Bugatti, c'est aussi cultiver un snobisme de bon aloi. Combien vaut une Bugatti 35 ? Difficile à dire. Un million ? Deux millions ? Trois millions d'euros ? Plus encore à l'occasion. Et alors, le snobisme absolu est de rouler dans une automobile qui vaut plus que vous vous ne gagnerez peut-être jamais tout au long de votre vie et de donner l'impression que l'on s'en soucie comme d'une guigne. Et allez que je te colle des autocollants partout, de travers et avec des plis de préférence, et vas-y que je m'attache à la conserver sale, et rien à foutre s'il manque un morceau du phare. Par contre, attention ! Faut que le moteur soit nickel, qu'il n'y ait pas une goutte d'huile qui s'en échappe. Moi, j'aime bien cette attitude de dandy désabusé. Je ne m'en sens pas si éloigné. Je suis prêt à avoir ma Bugatti. Ce n'est qu'une bête question financière.

Bugatti

vendredi 4 octobre 2019

Quelques Bugatti

Si jamais vous ressentez une certaine lassitude à entendre parler du 80e anniversaire des Remparts d'Angoulême, n'hésitez pas à me le faire savoir. Ça me donnera le courage de continuer à vous en entretenir. A Angoulême, il y avait des Bugatti. Je nourris une sorte de passion — le terme est très exagéré, je ne suis pas de nature passionnée — pour les Bugatti. Mes préférées sont, de loin, les Type 35 et assimilées. Pour moi, c'est l'automobile la plus parfaite dans ses lignes. Il ne semble y avoir que l'essentiel, le nécessaire. C'est la pureté automobile, la perfection absolue.
Quelques jours avant Angoulême, plusieurs Bugatti type 13 (et affiliées) se promenaient sur les petites routes de Dordogne. Je n'ai pas réussi à connaître précisément le parcours et bon, je les ai ratées. Je comptais bien les retrouver pour les Remparts. Il me semblait étonnant que des Bugatti passent à proximité de la Charente à l'occasion de ces 80 ans de la célèbre course des Remparts et qu'elles ne s'y rendent pas. Elles y étaient.
Si la type 13 n'est pas ma préférée, la chance d'en voir autant réunies ne pouvait pas être manquée. La type 13, la vraie type 13, c'est la "Brescia". Une automobile de course produite à cinq exemplaires. Alors, moi, je ne comprenais pas comment on pouvait en voir facilement une dizaine. J'ai questionné des propriétaires de Bugatti présents et les réponses ont été évasives et contradictoires. Ceci étant, je pense avoir compris. L'authentique est bien la type 13 mais les type 15, 17, 22 et 23 sont des variantes de cette automobile. On ne sait pas combien de 15 et 17 ont été produites. Apparemment, il y a eu trois type 22 et trente deux type 23. Toutes partagent le même moteur, un quatre cylindres de 1368cc à seize ou huit soupapes. Les plus nombreuses, la type 23, étant équipé du moteur à huit soupapes, le moins noble et sans doute le moins puissant. Ceci dit, rien n'est très clair et au gré des refabrications et des commandes spéciales de l'époque, tout reste possible. Ainsi, souvent, les type 13 et affiliés présentes à Angoulême avaient un double allumage assuré par deux magnétos. Pour certains des spécialistes avec qui j'ai discuté, toutes les "type 13" ont ce système quant, pour d'autres, non. Visiblement, certaines des automobiles ont bien un allumage simple à une seule magnéto mais la logique m'échappe. Nous parlons là d'automobiles qui ont toutes plus de cent ans, construites entre 1910 et 1914.

Bugatti
Plutôt courte en raison de son petit moteur, les Bugatti de ces types n'arborent pas encore tout à fait ce radiateur en forme de fer à cheval si caractéristique. Pour tout dire, cette forme me fait plutôt penser à celle d'un œuf avec sa base renflée. Un œuf un peu trop pointu, il est vrai. Pendant longtemps, les Bugatti avaient leur volant à droite. Et c'est là que l'on comprend qu'elles ont été conçues pour les droitiers. Eh oui ! Les commandes de freins et de vitesses sont bien à main droite, à l'extérieur de l'habitacle ! C'est qu'il n'y a pas beaucoup de place pour les mettre à l'intérieur. Par contre, on trouve toujours la place nécessaire pour une petite pipe, dans une Bugatti.

Bugatti
Pour les commandes à disposition du pilote, j'oubliais la pompe de graissage que l'on peut voir sur cette Bugatti 8. A l'époque, on devait être à l'écoute de la mécanique pour espérer la mener loin. Une côte ? Un dévers un peu prononcé ? Un besoin de reprise ? Le moteur rechigne, est à la peine, il faut lui donner un coup de main en injectant une bonne rasade de lubrifiant ! Derrière le large cerceau, les yeux fixés sur la ligne bleue des Vosges si l'on est du côté d'Epinal, on dirige le véhicule avec vigilance et concentration. Ici, s'il pleut, on se mouille, s'il fait froid, on se caille les miches. Le confort n'est pas l'élément clé de ces Bugatti. Le plaisir est à aller chercher dans la mécanique, dans le son, les vibrations qui vous chatouillent le fondement.

Bugatti
Toutefois, on peut avoir l'idée de circuler en pantalon court derrière un pare-brise et avoir l'envie de ranger ses petites affaires dans un coffre. Pas de problème, c'est possible ! On a pensé à tout. L'idée du coffre est d'ailleurs, sur cette Bugatti n°9, interprétée de la meilleure façon qui puisse être. Ça, oui, c'est du coffre, du vrai, en bois d'arbre. On tentera en vain de comprendre pourquoi le phare éclaire le chemin parcouru plutôt que la route à venir mais la passion a ses raisons que la raison ignore, dirai-je en m'inspirant de ce cher Pascal. On ne manquera pas de noter que les genoux ne doivent pas être trop à leur aise et qu'il s'en faut de peu pour qu'ils buttent contre la planche de bord réduite à sa plus simple expression. On ne peut cependant pas les ranger dans le coffre ou dans la boîte à gants (qui elle, est absente).

Bugatti
Et si l'on n'a pas opté pour l'option adéquate, si l'on n'a pas le coffre en bois, on a la solution de se munir d'un sac à dos que l'on placera sur la roue de secours, derrière le réservoir à carburant. Alors, pour plus d'authenticité, il faudra bien entendu se coiffer d'un chapeau de brousse maintenu en place par un cordon élégamment passé sous le menton. Et puisque l'on jouera alors la carte de l'élégance, la chemise ne se concevra que blanche avec le col relevé ou, pour le passager, en doudoune rouge et casquette bien enfoncée sur l'oreille. Ceci impliquera par contre que les phares soient disposés de manière à, banalement, éclairer la route vers l'avant, un rétroviseur permettant de jeter un œil vers l'arrière à l'occasion.

Bugatti

jeudi 3 octobre 2019

D'autres automobiles à Angoulême

En matière automobile comme en d'autres domaines, la longueur ne fait pas tout. Du moins peut-on se rassurer en le pensant lorsque l'on en a une petite. Une petite voiture, c'est bien en ville, ça se faufile aisément, ça se gare facilement. Une Mini, une Fiat 500 ou une Smart, ça a des avantages indéniables. Mais, ne nous le cachons pas, ça ne reflète ni la grandeur d'âme ni la taille de son ego. Parce que la marque avait pris l'habitude de fournir des automobiles à la présidence de la République depuis la Traction avant 15/6 de Coty jusqu'à la DS 21 de Giscard en passant par la SM de de Gaulle Pompidou, Citroën conçoit une CX Prestige en utilisant la plate forme de la version break. Du coup, on a une automobile plus longue, avec plus de place pour les jambes des passagers arrière. On voit là que Citroën ne visait pas la clientèle, de niche il est vrai, des passagers cul-de-jatte. Aujourd'hui, cette automobile passe plutôt inaperçue et elle n'intéresse pas grand monde. Certains se demandent même pourquoi elle est exposée à l'occasion du centenaire Citroën. Personnellement, j'ai eu l'occasion d'essayer une CX Prestige premier modèle, en boîte automatique, il y a des années de cela alors que mon grand-frère avait plus ou moins l'ambition de l'acquérir. L'insonorisation améliorée ajoutée au confort de la suspension et de la boîte automatique rendaient cette voiture très agréable. Mon frère changea d'idée et la vente ne se fit pas.

Prestige mais sans chichi
Je baguenaudais sur l'esplanade de la place du champ de Mars, l'appareil en bandoulière. Un quidam m'avise, chapeauté, le cigare aux lèvres. Il me demande de le photographier. Pourquoi le refuser ? Il hésite. Devant une Citroën Visa ? Non ! Ce sera devant l'Alpine. Bon choix. Il ne me demandera pas de lui faire parvenir l'image, peut-être la trouvera-t-il ici ? Ce serait étonnant mais sait-on jamais.

Prendre la pose
Parfois, on entend des bêtises. Ainsi, assez souvent j'ai pu entendre que la SIMCA 1000 avait copié la R8. Permettez que je pouffe quelque peu. La SIMCA sort un an avant la Renault. C'est vrai que ces deux automobiles ont une ressemblance certaine. La SIMCA doit une bonne part de sa conception aux FIAT 850 et 600. Elle date de ces temps où on ne trouvait pas sot de mettre le moteur à l'arrière. L'idée n'a rien de nouveau et on peut même dire qu'elle est vieille comme l'automobile ou presque.
Enfin bref. Toujours sur cette place du champ de Mars, deux SIMCA 1000 avec deux jeunes de dans le temps en train de s'émouvoir devant la voiture de leur jeunesse. Ils en ont eu une pareille, pas de la même couleur, ils aimaient bien.

Les jeunes et leurs voitures
Une autre SIMCA évoque moins de souvenir auprès du public. La SIMCA 8 a été largement diffusée en France, c'est une FIAT produite sous licence, mais elle est aujourd'hui passée dans les oubliettes de l'histoire. On se souvient plus de ses contemporaines de chez Renault, Citroën et Peugeot. Ce n'est peut-être pas sans raisons. Cette automobile n'a pas une ligne particulièrement réussie, la forme de la grille de radiateur peut faire penser à celle des 202, 302 ou 402 Peugeot, on peut même confondre cette voiture avec une Panhard Dyna X. C'est un peu trop torturé, un poil raté.

Simca 8
Pour le grand public d'un certain âge, la Volvo P1800 est la voiture du Saint interprété par Roger Moore. C'est un joli coupé assez puissant et doté d'une excellente fiabilité générale. Celle-ci est celle d'un copain, par ailleurs Sanglassiste émérite et amateur de motocyclettes intéressantes. Il présentait sa Volvo en sortie de re-restauration. La mécanique a été refaite de fond en comble et la suédoise est toute pimpante, prête à écumer les routes en toute quiétude. A noter que dans la famille, on aime les belles carrosseries. Le frère du propriétaire de la Volvo roule en Facellia. Les gens de goût ne peuvent pas être totalement mauvais.

Volvo P1800

mercredi 2 octobre 2019

Angoulême, ça repart

L'histoire dit que, en ce début des années 60, vexé de ne pas pouvoir racheter Ferrari, Ford conçoit sa GT 40. Cette sportive devra être performante et battre les Ferrari sur leur terrain. Ce sera fait et bien fait. Conçue en Grande Bretagne, elle sera produite à 126 exemplaires. Des répliques seront fabriquées dans les années 90. Je ne sais pas si celle présente à Angoulême est une authentique d'époque.

Ford
L'Austin 7 a sans aucun doute été la petite voiture la plus répandue pendant longtemps en Grande Bretagne. Très répandue, elle a donné naissance à tout un tas de versions sportives après un passage entre les mains d'une foule de mécaniciens et préparateurs acharnés. Elles étaient assez nombreuses, sous différentes formes, à Angoulême.

Austin

Largement diffusée en Italie, la berline Lancia Appia des années 50 a plus souvent été une automobile familiale qu'une habituée des épreuves sportives. Pourtant, certaines ont bien été engagées dans des compétitions où elles ont su briller dans leur catégorie. Celle-ci était magnifiquement restaurée.

Lancia
Une qui ne cache pas son ambition de faire parler la poudre dans des épreuves sportives, c'est cette Alfa Romeo Type 308. Son 8 cylindres gavé par un compresseur délivre allègrement près de 300 chevaux qu'il convient de maîtriser depuis l'habitacle qui n'accueille que le pilote accroché au large cercle de bois.

Alfa Romeo
Et pour en finir, une française qu'il n'est pas nécessaire de présenter et qui n'a, apparemment, pas d'appétence particulière pour le sport. Elle a été tellement diffusée et pendant tellement d'années avec quelques améliorations et transformations mineures qu'elle est aujourd'hui encore, comme la 2cv ou la 4cv, presque connue de tous et de toutes les manifestations.

Citroën

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