septembre 2019 (30)

lundi 30 septembre 2019

Angoulême et ses anglaises

C'était un samedi en fin d'après-midi et le Rallye International du Circuit des Remparts était de retour à Angoulême. Les automobiles fendaient la foule qui se massait dans les rues piétonnes de la ville ancienne pour un défilé de ces belles carrosseries. Parmi elles, il y avait quelques anglaises et, pour commencer, une majestueuse Bentley.

Bentley
L'Angleterre, c'est le plus ou moins petit roadster. Dans ce domaine, selon moi, ce sont les chefs. Le roadster, ce n'est pas un simple cabriolet comme ont su le faire les Italiens, les Allemands ou même les Français. Le roadster, c'est un esprit particulier, c'est un goût prononcé pour la tradition, pour des techniques dépassées conservées coûte que coûte. La Morgan est l'une des meilleures représentantes de cette école dont le mot d'ordre pourrait être, mais en langue anglaise, : "ne changeons rien".

Morgan
On peut cependant considérer que dans le monde réel, parfois il pleut ou qu'il ne fait pas si chaud que ça. Alors, on greffe un toit au roadster pour le transformer en coupé. La ligne en est toute changée, l'automobile se pare d'un air tout de suite plus cossu. Un bon exemple est cette MG très classique elle aussi.

MG
Ceci dit, l'automobile anglaise accepte l'évolution et la modernité. Aston Martin est une marque que l'on peut qualifier « de prestige ». Aujourd'hui, elle joue dans la cour des supercars en participant à la course aux chevaux. Et puis, c'est la voiture de James Bond, tudieu !

Aston Martin
Enfin, pour prouver que les automobiles anglaises ont aussi de beaux moteurs, voici celui à six cylindres de la Austin Healey qui est alimenté par ses deux gros carburateurs SU qui paraissent si mystérieux aux yeux des Français. Pour les mauvaises langues, non, un moteur anglais ne pisse pas nécessairement l'huile.

Austin Healey

dimanche 29 septembre 2019

Vues à Angoulême

Avant de se lancer dans le marché de niche de l'automobile laide et moche, Lancia faisait de belles voitures. A Angoulême, on pouvait avoir la chance de croiser une magnifique Flaminia Sport Zagato qui montre que les carrossier et constructeurs italiens sont capables du meilleur.

lancia flaminia sport
Toujours d'Italie nous viennent ces Alfa Romeo. La première est une Giulietta spider, la seconde une Alfetta GTV. Là aussi, on pourra applaudir au traits de crayon même si la GTV due à Giugiaro présente un peu trop d'angles à mon goût. Cependant, je la considère comme tout à fait convaincante et bien représentative de son époque.

Alfa Romeo Giulietta spider
Alfa Romeo Alfetta GTV
Du Japon nous arrivait une Honda S800. Alors, ce n'est pas une automobile que je trouve remarquablement jolie. Les canons esthétiques ne sont pas les mêmes partout à la surface de la planète. Même les Américains qui rêvent de lisser tout ça en imposant leur goût au reste du monde n'y parviennent pas tout à fait. Si le cinéma américain et la musique ont réussi à le faire, si les baskets et les jeans sont aujourd'hui partout, si les hamburgers et les "cola" sont courants, les goûts "made in USA" n'ont pas percé dans tous les domaines. Les Japonais ont compris assez tôt que pour réussir, il fallait étudier et comprendre les attentes occidentales. Les Japonais sont assez pragmatiques. Si les demandes sont d'avoir de l'esprit anglais, on va s'inspirer de ces productions anglaises en les améliorant sur certains points. Si la demande est d'avoir du clinquant, on fait du clinquant. Si la demande est de faire du fiable, on le fait aussi. Et alors, chez Honda, on a compris que l'on voulait de la petite sportive performante, vive et fiable. La réponse arrive avec ce petit coupé dont le point fort est assurément le moteur capable de grimper à près de 10000 tours tout en étant très compétitif d'un point de vue financier.

Honda S800
En ce début des années 60, c'est le chant du cygne pour Facel Vega qui se lance dans une ultime tentative pour relever la tête. La confiance a été durement éprouvée avec le catastrophique moteur Pont-à-Mousson des Facellia. On sort la Facel III qui ressemble beaucoup à cette Facellia mais qui adopte un moteur Volvo de 1800cc fiable. Cela ne suffira pas et Daninos jette l'éponge en 1964. La dernière marque de prestige française est morte sans que l'on s'en émeuve beaucoup. La toute dernière Facel est cependant la Facel 6 qui ne fut produite qu'à 44 exemplaires dont la plupart fut vendue après la fermeture de l'entreprise.

Facel III de face
Facel III de dos

samedi 28 septembre 2019

Ça n'en finira donc jamais ?

Angoulême, ses remparts, ses automobiles. Il faut évacuer la question, tenter de finir par vous lasser, vous en dégoûter à tout jamais. Ce n'est pas terminé, non. Il reste encore des images. C'est à Angoulême mais finalement, on parle peu de la ville dans cette succession de billets. Ça pourrait se passer à Lamotte-Beuvron ou à Auch que ça ne changerait pas grand chose. Ce qui m'intéresse, ce sont les automobiles anciennes qui étaient là.
Dans la cour de la mairie, une Buick d'avant la première guerre mondiale. C'est la réponse de la General Motors à Ford et sa Model T.

Buick Model 25
De chez les Américains aussi, une Chrysler Bluebird assez impressionnante avec son air bien agressif et ses sorties d'échappement menaçantes. Il me semble qu'en matière de sport mécanique, on semble penser qu'une apparence ou une couleur permettra de remporter la victoire. Il est possible que le bluff fonctionne aussi dans le domaine, qu'il y ait un aspect psychologique dans les épreuves motorisées. Est-ce qu'un engin rose bonbon aurait moins de chance de gagner qu'un autre rouge furieux ? J'en doute un peu. Il doit falloir intimider l'adversaire, l'impressionner, lui faire peur.

Chrysler Bluebird
Remarquez, cette petite Alvis n'a rien de très agressif. On l'imagine plutôt parcourant la campagne anglaise avec à ses commandes un gentleman en costume de tweed, une casquette posée au sommet du crâne. Peut-être n'était-elle pas à Angoulême pour remporter une compétition mais plutôt pour s'amuser et se dégourdir les bielles.

Alvis
Cette autre anglaise, une Riley cette fois, laisse penser qu'elle est là pour faire parler la poudre. Les échappements jouent un grand rôle dans cette guerre psychologique. J'ai toujours aimé les voitures ou camions qui ont un essieu avant poussé loin devant le radiateur. Pour moi, il n'y a rien de plus beau et, en conséquence, rien de plus laid qu'un porte-à-faux avant.

Riley six cylindres
Pour terminer, je ne vous raconterai pas ce que c'est, je l'ignore, je ne l'ai pas noté. J'ai juste été amusé par cette inscription inspirée par les tags. La voiture de Mickey ?

Austin Seven ?

vendredi 27 septembre 2019

Remparts losangés

Dès le début, les frères Renault comprennent que la course apporte une promotion inespérée pour une marque automobile. Ils l’attaquent d’abord dans la catégorie des voiturettes, se distinguant dans les épreuves de ville à ville du début du siècle. Le Paris-Vienne1902 traduit pour Renault un passage à la catégorie supérieure, puisque sont engagées trois « voitures légères » Type K à côté de quatre petites voiturettes. La course est rude et la traversée des Alpes comporte le passage de l’Arlberg, à 1 500 m d’altitude… Exposés à tous vents, engoncés dans leurs manteaux de cuir, les valeureux pilotes bravent les éléments et les routes empierrées à flanc de montagne. A côté des grosses et puissantes Mercedes du comte Zborowski et Panhard d’Henry Farman, on donne peu de chances au Type K. Pourtant sa légèreté fait merveille dans ces routes escarpées et, à l’arrivée, Marcel Renault triomphe ! Il a parcouru les 1 300 km à l’incroyable moyenne de 62,5 km/h !

source Renault Classic

Renault K
Ainsi donc, les dés étaient jetés. Les bolides Renault allaient faire parler la poudre dans le monde de la course automobile. Et pour faire les courses, quoi de mieux qu'une 4cv équipée d'une galerie et de sa remorque monoroue ? Les plus jeunes qui ne sont pas dupes ne manquent pas de se questionner et de se demander si l'on ne les prendrait pas pour de parfaits idiots. Vraiment ? La 4cv voiture de course ? Vous plaisantez ?

Les plus jeunes restent dubitatifs
Bon, ok. Alors, on passe à plus sérieux et on sort la R8 Gordini qui représente peut-être le mieux ce que Renault a pu faire pour faire rouler vite la jeunesse française. Une Gordini, il faut que ce soit bleu. Du moins est-ce préférable. Et puis, il faut des bandes blanches. Deux. Des jantes Gotti de 13 pouces pour abaisser un peu l'auto et permettre le montage de pneumatiques plus larges. On a là l'archétype de la sportive française des années 60, une voiture assez nerveuse pour que l'on se prenne pour un pilote et assez accessible pour autoriser les bourses plates à jouer les Fangio de banlieue.

R8 Gordini
R8 Gordini

Si l'on a un peu plus de sous, si l'on souhaite passer à la catégorie supérieure, si l'on veut draguer plus efficacement et ne pas rentrer la queue basse dans sa petite chambre de bonne, il y a l'Alpine (basse elle aussi) que l'on ne présente plus. Sa ligne est tellement ancrée dans les mémoires que Renault n'a pas pu faire mieux que de s'en inspirer pour faire renaître la marque.

Alpine-renault

jeudi 26 septembre 2019

Angoulême encore

On commence par quoi ? Au programme d'aujourd'hui, cinq automobiles et, pour commencer, la Peugeot dont je vous montrais le poste de pilotage. Je reviendrai sur cette auto ultérieurement. Il fallait avoir la foi et le cœur bien accroché pour oser rouler à vive allure au volant d'une machine pareille. Il fallait avoir confiance en ses pneumatiques étroits, il fallait croire qu'il n'y avait pas vraiment besoin de freiner. Il fallait être un peu fou.

Peugeot Sport
La voiture qui suit est une Ferry 750 de 1955. C'est une automobile sportive, ça se voit du premier coup d'œil. La mécanique est d'origine Renault et bon, ma foi, ça devait bien faire l'affaire dans sa catégorie. Apparemment, c'est le fils du constructeur qui a conduit l'auto jusqu'à Angoulême. Ce fils, c'est Luc Ferry, le philosophe, professeur et ministre de la Jeunesse, de l'Éducation nationale et de la Recherche dans les deux premiers gouvernements de Jean-Pierre Raffarin. Ça ne me le rend pas très sympathique mais on s'en fout. Bref. Je me fous de ce Luc Ferry.

Ferry Sport 1955
Une petite Austin Healey Sprite pour sa bouille rigolote et, pour rester dans l'anglaise, une Allard. Je n'ai pas grand chose à dire au sujet de ces automobiles et je ne trouverai rien de mieux à en dire que l'on pourra trouver mieux dit ailleurs.

Austin Healey Sprite
Allard
Et pour terminer, une bien attirante Alfa Romeo qui est une automobile que l'on saurait aujourd'hui encore conduire aisément. Je n'en ai jamais conduit mais je pressens que l'on doit sûrement pouvoir s'amuser avec ce petit bolide rouge.

Alfa Romeo Giulia Sprint GT Veloce

mercredi 25 septembre 2019

Un peu de tout depuis Angoulême

C'en n'est pas fini avec les photos des Remparts d'Angoulême. Pour aujourd'hui, on commence avec l'intérieur d'une Peugeot de course 1913. On remarque qu'en ces temps anciens, on ne parlait pas encore de tableau de bord à affichage "tête haute". Pour connaître la vitesse de rotation du moteur, il fallait plonger le regard vers la gauche et vers le bas. Du coup, on vérifiait la pression d'huile et aussi autre chose. D'un main bien assurée, on en profitait pour donner un coup de pompe de graissage et on peaufinait l'avance à l'allumage. Il fallait bien ça pour remporter la course.

Peugeot d'avant la grande guerre
Moins sportive, une petite Motoconfort presque trop bien restaurée qui est une invitation au voyage avec ses sacoches et sa trompe bien utile pour effrayer les poules errantes et les chiens belliqueux. En admirant la simple perfection des lignes et de l'équipement, on se prend à se questionner quant à ce qui a conduit l'homme, dans sa folie, à concevoir les si laides machines qui ont suivi.

Motoconfort
Ce qui n'est pas laid du tout, c'est cette Maserati. A quelques années près, elle est contemporaine de la Motoconfort. En voyant ces lignes magnifiques, on se dit qu'il y avait des artistes au sein des bureaux d'étude. Sans doute pourra-t-on considérer que cette jolie automobile aurait aujourd'hui du mal à répondre aux exigences en matière de crash-test et de sécurité passive mais on reconnaîtra qu'il est tout de même beaucoup plus classe de se tuer au volant d'une Maserati qu'à celui d'une vilaine vulgaire voiture d'aujour'hui.

Maserati 3500 GT Spyder
Hop ! Un saut dans les années 30 avec une sportive Rudge Ulster et son monocylindre d'un demi litre. C'est pas dégueulasse non plus. Force est de constater que les Anglais ont saisi un petit quelque chose au sujet de la mécanique distinguée. Il y a là une élégance qui semble naturelle, on aurait du mal à améliorer l'esthétique de la machine. La perfection est presque absolue.

500cc Rudge Ulster
Ceci dit, les Allemands n'ont pas à rougir. Aidés, il est vrai, par le designer Français Paul Bracq, ils ont conçu un vrai classique de l'automobile qui ne parvient pas à se démoder. Avec le classicisme poussé à de telles extrémités, il n'est plus question de beauté des lignes mais bien d'évidences de ces lignes. Ce n'est pas tarabiscoté, on comprend le dessin des formes et des volumes. C'est presque de l'art fonctionnaliste, de l'art au service de la fonction. On imagine que cette belle automobile ne nécessite aucune compétence particulière pour être menée à bonne allure les cheveux au vent, avec chic, noblesse et raffinement.

Mercedes Benz pagode

mardi 24 septembre 2019

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 90

Feuilleton collaboratif du mardi

lundi 23 septembre 2019

Quelques Citroën peu courantes

Et si on faisait de la publicité ? Et si on montrait la fiabilité de nos productions ? Et si on traversait le Sahara ? L'ingénieur Kégresse a eu l'idée de remplacer les roues arrières de la B2 10HP par un train de chenilles. Pour cette première expédition, on ajoute des radiateurs latéraux à la B2, on greffe une carrosserie bien carrée dans laquelle on met les réserves d'eau et de carburant, les pièces de rechange et l'outillage, les effets personnels et les casse-croûte. En cette année 1922, André Citroën projette de relier Touggourt à Tombouctou avec ses machines chenillées. A dos de chameau, il faut plusieurs mois pour effectuer la traversée du Sahara. Avec l'automobile, on compte bien réaliser le trajet en moins d'un mois. Ce sera fait. Deux ans plus tard, ce sera la Croisière noire et, en 1931, la Croisière jaune. Les films, les photos et les conférences permettront, par la retentissante publicité, rentabiliser les expéditions.

B2 10 HP modèle K1
En 1937, la marque est sous la coupe de Michelin et de Pierre Boulanger. Celui-ci a l'idée de construire une petite automobile populaire légère, simple, capable de transporter quatre personnes et 50 kg de bagages. Le centre d'essai est basé à la Ferté-Vidame. En 1939, à l'aube de la déclaration de guerre, un prototype plus ou moins abouti de la TPV est prêt a entrer en production. On peut y reconnaître celle qui deviendra la 2cv dans ses lignes générales mais elle est bien différente. Son petit moteur de 375cc est refroidi à l'eau, la carrosserie est en magnésium[1]. Citroën refuse de livrer ces voitures aux mains des Allemands et elles sont cachées dans des greniers pour quelques décennies.

TPV
A la fin des années 60, Citroën se met à croire au moteur à piston rotatif de l'ingénieur Wankel. Sur une base qui rappelle l'AMI 8, on installe un moteur de ce type en plus d'une suspension hydro-pneumatique. Les premiers modèles sont vendus à des clients essayeurs pour des tests de fiabilité. Légende ou réalité, on dit que face aux pannes et casses Citroën aurait racheté les voitures afin de les détruire. Quelques unes de ces M35 existent toujours et si l'on ne peut raisonnablement pas dire que ce sont de belles automobiles on se réjouit de pouvoir en voir lors d'expositions de voitures anciennes.

M35
M35
Maintenant que Citroën est tombé dans le giron de Peugeot, il est question de rationaliser la production. La plate-forme de la 104 sert de base à la naissance de la Visa qui, à mon avis, remporte haut la main la palme de la voiture la plus laide de tous les temps. Je me souviens encore avec dégoût de ma première rencontre avec cette "chose" ignoble et l'envie de vomir et de sortir les armes de destruction massive me viennent à l'esprit illico.
Née avec le bicylindre amélioré de la 2cv, elle adopte bientôt le moteur Peugeot de la 104. Malgré son esthétique toute particulière, améliorée toutefois pour la deuxième version, il y a un modèle qui me plaît bien un peu pour ses qualités routières et sa vélocité. C'est la Visa II Chrono, un petit bolide très efficace.

Visa II Chrono

Note

[1] erratum : ce sont les bras de suspension qui étaient en magnésium

dimanche 22 septembre 2019

Les 100 ans aux 80 ans

Sentant sans temps les cent ans sans taon… J'ai le droit, c'est mon blog et on est dimanche. Je fais ce que je veux. Demain c'est l'automne et c'est pas dommage. Bon. A Angoulême — décidément on n'en sort pas — on fêtait le siècle des automobiles Citroën. Je vous laisse faire le calcul. Dans l'histoire de l'industrie automobile française, il y a un avant et un après Citroën. L'ingénieur aux lorgnons a donné un rude coup de pied dans la pétaudière de l'époque. Il s'était mis dans la tête de s'inspirer de ce qui se passait aux États-Unis d'Amérique et de permettre à tout un chacun de posséder une automobile, rien que ça.
Pour commencer, deux 5HP Citroën. La première de 1923 avec ses ailes plates, la seconde de 1924 avec ses ailes galbées. C'est une petite automobile qui a connu une large diffusion et qui a su compter sur un "capital sympathie" énorme. La petite "citron" ou "trèfle" misait sur une simplicité mécanique et une robustesse certaine.

Citroën 5HP 1923
Citroën 5HP 1924
La première Citroën était la Type A. Parce que chez Citroën l'imagination était au pouvoir, la deuxième série débuterait par un B. Il y a eu la B2, la B12 et la B14. C'est une B14 qui intéresse le photographe sur la photo suivante.

Citroën B14 1926
Parfois, il pouvait arriver que vous tombiez en panne au bord de la route et c'est alors une dépanneuse C4 qui venait peut-être à votre secours. En voyant cette dépanneuse, j'ai eu un moment de doute. Dans quel album de Tintin les Dupondt sont-ils au volant d'une automobile semblable ? J'ai hésité et me suis persuadé que c'était dans Tintin au pays de l'or noir. Sauf que c'est une Ford. Pas grave.

Citroën C4 dépanneuse 1928
L'école de la caisse carrée va bientôt laisser la place à des carrosseries plus aérodynamiques, plus basses, plus profilées. La crise de 1929 est passée par là, l'économie va mal, Citroën est au bord de la faillite, une grande grève a lieu en 1933. La Rosalie connaît un beau succès mais ce n'est pas suffisant. Fin 1934, Michelin, principal actionnaire, prend les rênes de l'entreprise et travaille désormais à sortir la Traction avant. André Citroën meurt en 1935. La Rosalie sera produite jusqu'en 1938.

Rosalie et je ne sais qui
A propos de Traction avant, une automobile déjà croisée de multiples fois lors de manifestations automobiles, la Galy Spéciale. On ne se doute pas nécessairement que nous sommes en présence d'une base de Traction avant.

J. Galy spéciale 1948

samedi 21 septembre 2019

Toujours un peu d'Angoulême

Nous sommes en 1906 et Mercedes n'est pas encore Benz. L'auto présentée est une Mercedes Simplex. L'étoile n'est pas encore d'actualité, elle n'arrive qu'en 1909. Alors, le radiateur est surmonté d'une imposante tête d'aigle qui, je ne l'affirme pas, est sans doute un accessoire d'époque. C'est une automobile imposante et son moteur ne l'est pas moins.

Mercedes Simplex 1906
Moteur Mercedes 1906
Une vingtaine d'années plus tard, il y a toujours des moteurs sous les capots mais ils sont devenus plus petits et moins rustiques. Celui-ci est un moteur Lombard à compresseur Cozette qui équipe une automobile Lombard. C'est un beau moteur à double arbre à cames en tête de 1500cc. A l'époque, elle concurrençait les Salmson, Amilcar et autres Bugatti dans de nombreuses épreuves sportives.

Moteur Lombard à compresseur Cozette
Et alors, voilà les Bugatti. Il n'y a pas beaucoup de marques plus prestigieuses que celle-ci. Pour ma part, je les trouve follement élégantes et je ne suis pas loin de penser que ce serait là le véhicule qui correspondrait le mieux à mon allure, elle aussi particulièrement élégante. Entre le milieu des années 20 et le début des années 30, la Bugatti 35 et ses dérivés ont remporté un nombre important de victoires en course. La course des Remparts d'Angoulême naît en 1939. Les Bugatti qui participent à cette épreuve à cette époque ont déjà quelques années et quelques tours de roue au compteur. Pour autant, elles restent très compétitives et elles continueront encore longtemps à battre le fer, jusqu'à l'aube des années 50 et même après dans des courses de côte.

Bugatti 35
Bugatti 35
Bugatti 35 B

vendredi 20 septembre 2019

Belge, anglaises et boules de gomme

J'ai le cerveau qui fait de la colle. Ça vous amusera peut-être de l'apprendre. Moi, ça me fait rire très modérément. Je vous explique. J'ai fait des photos d'automobiles à Angoulême. Si vous suivez un peu ce blog, vous aurez compris ça. Bon. Je fais des photos et je fais confiance à ma cervelle défaillante pour retenir les marques des autos. Et alors, des fois ça marche et des fois, non. Je regarde une image et je ne suis pas foutu de me souvenir de la marque de la voiture représentée là. C'est désolant, c'est bouleversant, c'est embêtant.
Là, par exemple, bon, c'est une FN Sport avec sa belle carrosserie en alu bouchonné. C'est d'autant moins difficile de le savoir que c'est écrit dessus. Après, ça a des limites. Ne me demandez pas le type exact et l'année de production. Je n'ai pas un savoir encyclopédique. Il y en a, vous leur faites voir un malheureux écrou et ils vous disent tout du véhicule, son histoire, sa vie, son kilométrage et la liste de ses propriétaires, la date des vidanges et de changement de bougies. Tout. C'est fascinant. Ainsi, j'en connais un qui sait tout à propos de tout mais d'une façon très ciblée. Très très ciblée, la façon, je veux dire. C'est époustouflant. Ça ne concerne pas l'automobile mais il n'y a pas que l'automobile dans la vie. Son truc, à lui, c'est le batteur à œufs modèle C302 F. Il connaît par cœur la liste des pièces le composant, les spécificités du modèle 1956, le nom des ouvriers de la chaîne de montage année par année. Il est incollable sur le sujet. Et moi, je ne suis pas foutu de me souvenir de la simple marque d'une bagnole. Il n'y a pas à tortiller, mon cerveau n'est pas en bon état.

FN sport
Pourtant, des fois ce n'est pas si simple. Sur la photo suivante, on voit une Alvis avec une belle carrosserie en aluminium elle aussi. Ce n'est pas pour me vanter mais je suis prêt à parier que tout le monde n'aurait pas été capable d'identifier la marque. Déjà, bon, il faudrait connaître cette marque. C'est moins connu que du Renault ou du Peugeot. C'est anglais et nous autres Français ne connaissons pas si bien les automobiles produites en Grande-Bretagne. On identifie bien les Land Rover, les Range Rover, les Mini, la Triumph Spitfire, peut-être les Rolls-Royce et l'Aston Martin de James Bond mais pour le reste, c'est vite plus compliqué. Et pour les utilitaires, je n'en parle même pas ! Faut dire que dans le domaine les Anglais ont fait fort. Ah ça, ils ont osé tenter des carrosseries spéciales. Les Scammel, les Bedford, les Atkinson, les Leyland, les AEC ! Quelle gueule ils avaient !

Alvis
Anglaise aussi la Riley qui suit. Deux images de la même automobile dont une qui prouve qu'elle est capable de rouler. Là, c'est pareil, l'identification est rendue simple par la présence du logo sur le radiateur. C'est écrit "Riley" alors je suppose que c'en est une. De la même manière, on se serait amusé à mettre l'étoile Mercedes que je jugerais que c'en est une. Je me tromperais mais je resterais arcbouté sur ma position, affirmant avec morgue et dédain que l'étoile, c'est Mercedes. Je me rendrais ridicule une fois de plus et j'en concevrais beaucoup de peine et de colère rentrée. Cependant, là je suis presque sûr de mon coup, c'est bien une Riley.

Riley
Riley qui roule
Et donc, il reste cette dernière automobile sur laquelle je butte. Je pense qu'il s'agit d'une anglaise sans certitude formelle. Si c'est bien une anglaise, ce n'est ni une Jaguar ni une Bentley, pas plus une MG qu'une Morgan. Je vais prendre le risque de proposer une marque. Il est possible que ce soit une Alvis. Je compte sur vous pour apporter plus de précisions.

Qui me dira ce que c'est ?


Cette dernière automobile est donc une mystérieuse Len Kin 1938 Grand Prix. J'ai effectué des recherches sur Internet sans rien trouver de bien précis à son sujet. Pièce unique ? Pas impossible. Sur quelle base ? Quelle motorisation ? Je ne le sais pas.

jeudi 19 septembre 2019

Du récent aux Remparts d'Angoulême

Les vieux tromblons, ça va bien un moment. On vit une époque formidable et on peut juger des progrès réalisés par le génie humain en s'extasiant devant les véhicules plus ou moins récents qui étaient présentés en plusieurs endroits de la ville.
Sur une petite place du vieux Angoulême, les militaires faisaient l'animation avec deux véhicules. Ainsi, étaient exposés un Technamm Masstech T4, un 4x4 Toyota mis en conformité avec le cahier des charges militaire français, et un déjà un peu ancien véhicule léger blindé Panhard. Je n'ai pas photographié le Technamm pour me consacrer au Panhard qui est tout de même une marque française historique.

Panhard GD Véhicule blindé léger
Lorsque l'on cause véhicule militaire, on pense à la guerre et lorsque l'on pense à la guerre, l'Allemagne n'est jamais loin. Avec l'Allemagne, on pense à un moment ou à un autre à Porsche et justement, il y avait des Porsche. La première, ne me demandez pas le modèle exact, je m'y perds, devait être exposée par un concessionnaire. Je me suis demandé un instant si une telle voiture pouvait me faire envie. Je n'en suis pas certain. Notez que ça tombe bien. Je ne pense pas avoir les moyens d'en posséder une. Je suppose que ça peut rouler vite, je suppose que ça peut être plaisant à conduire, je suppose aussi que ça vous classe un mec mais je ne parviens pas à tomber sous le charme.

Porsche
Cette seconde Porsche a été saisie à proximité de la cathédrale de la ville. Je ne suis pas resté pour assister à toute la scène mais j'ai cru comprendre que le conducteur s'était arrêté là pour que sa compagne, copine, femme (rayez les mentions inutiles) immortalise le moment. Une Porsche sur la ligne du départ ! Du coup, je me suis demandé à nouveau si je pouvais avoir envie d'une Porsche et non, toujours pas.

Oh Lord, won't you buy me a Mercedes Benz?
My friends all drive Porsches, I must make amends.

Janis Joplin

Sur la ligne de départ
De la France, enfin, deux véhicules à mes yeux intéressants. La nouvelle Alpine qui évoque à mon avis très bien son ancêtre et une Midual, motocyclette fabriquée à Angers et qui n'est pas à la portée de toutes les bourses puisqu'il faut disposer de la somme de près de 150000 euros pour pouvoir la chevaucher. Ça peut paraître un prix quelque peu exagéré mais après tout, hein ? Evidemment, on met en avant le niveau de finition exceptionnel et la possibilité de personnaliser la machine à l'infini. Reste la question de l'esthétique de l'ensemble. C'est très subjectif et je peux comprendre que l'on ne fasse pas bien la différence entre cette Midual et la première moto japonaise venue vendue au vingtième du prix.

Alpine Renault
Renouveau de la moto française

mercredi 18 septembre 2019

Dans la cour de l'hôtel de ville d'Angoulême

C'est à Paul Abadie que l'on doit l'hôtel de ville tel que l'on peut le voir aujourd'hui. Paul Abadie, c'est le coupable du Sacré-Cœur de Paris, de la restauration des cathédrales d'Angoulême et de Périgueux et, donc, de cet édifice qui fait fonction de mairie sur le plateau de la ville. Paul Abadie, architecte et fils d'architecte est un nuisible comme on n'en voit plus. On ne lui reprochera pas d'avoir manquer d'idées mais bien d'en avoir eu tellement elles ont pu se montrer mauvaises. Avant son intervention, ce bâtiment était un solide château à l'intérêt historique indéniable. Le gars Abadie voulut tout détruire mais on s'opposa au démantèlement du donjon et de la tour "Marguerite de Valois". Armé de ses idées bien arrêtées nourries à la gamelle d'une certaine vision mal digérée du Romantisme alors à la mode, Abadie s'appliqua à dénaturer les lieux avec une constance et une détermination qui force le respect.
Mais bon. Le mal était fait et il allait falloir s'habituer à ça. Dans la cour bien carrée, tirée au cordeau, de l'hôtel de ville, de nombreuses automobiles anciennes étaient exposées. La plus ancienne était une Mors de 1896, leg de MM. Rémy-Pierre et René Tapon à la ville d'Angoulême. Ce sont les services municipaux qui vont œuvrer à la restauration du véhicule avec plus de bonheur que l'infâme Abadie.
A partir de 1906, c'est André Citroën qui dirige l'entreprise Mors. La marque sera absorbée par Citroën à la création de la marque en 1919.

Automobile Mors 1896 "dogcart"
C'est sans doute Boris Vian qui aura su contribuer à la renommée de la marque Brasier. Le génial écrivain, musicien, poète, compositeur et chanteur aimait à rouler aux commandes d'une automobile de la marque et on peut le voir poser fièrement devant son véhicule sur une pochette de disque. Cette marque dont l'emblème est un trèfle à quatre feuilles à l'instar d'une obscure marque italienne était représentée à Angoulême avec un modèle de course à l'équipement très complet. A l'avant, un cordage côtoyait bidons et trousses à outils. Des outils, on en voyait encore dans l'habitacle, à portée de main.

Brasier de course
Aux commandes de la Brasier
Accastillage de la Brasier
De chez Peugeot, deux modèles retenaient l'attention du public. Une antique Lion Peugeot et une Peugeot GP Indianapolis de 1914. La Lion Peugeot étonne par l'étroitesse et la hauteur de sa face avant. Je n'ai pas réussi à déterminer quel moteur cache le capot. Sans doute un moteur à longue course mais s'agit-il d'un monocylindre comme le prétendaient des personnes présentes ou un bicylindre comme il me semble plus probable ? D'un autre côté, il semble qu'il n'y ait qu'un carburateur. Ça ne signifie pas grand chose.

Lion Peugeot
La GP "Indianapolis" de 1914 pouvait paraître presque "normale" du coup avec son long capot d'où sort un tube d'échappement visiblement dénué de tout système visant à réduire les nuisances sonores probables. Le bidon que l'on voit à l'arrière est le réservoir de carburant et il permet peut-être de juger de la consommation de l'engin.

Peugeot GP indianapolis 1914

mardi 17 septembre 2019

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 89 et des poussières

Dessin pour faire oublier qu'il n'y a pas de feuilleton

lundi 16 septembre 2019

Marques belges et d'ailleurs aux Remparts d'Angoulême

Le 11 avril 1492 naissait Marguerite d'Angoulême dans cette même ville. Nous ne sommes pas là pour effeuiller la marguerite mais pour nous ébaubir à la vision d'antiques véhicules à deux, trois ou quatre roues voire, nous le verrons, à une roue et demi. En quelques photographies, nous parcourrons largement plus d'un siècle de réalisations mécaniques au service de la mobilité.
En ces premières années du 20e siècle, nous pouvons encore parler de pionniers. On en est encore alors à se tâter, à tenter des solutions, à rechercher des solutions. Le moteur est à l'avant ou à l'arrière, on hésite encore un peu sur la disposition des commandes, on ne sait pas s'il faut placer le volant à droite ou à gauche, s'il faut le mettre à plat ou dirigé vers le pilote. Un peu avant, on se questionnait même quant à la meilleure solution pour la forme de ce dirigeoir. Volant ou guidon ? Ce qui semble acquis, c'est que le châssis sera placé haut par-dessus les essieux. Pour l'heure, on n'imagine pas bien que l'on puisse descendre tout cela et pour encore longtemps, on monte en voiture.
Cela est aujourd'hui ignoré mais la Belgique a été un grand pays de constructeurs de motocyclettes et d'automobiles. La marque Minerva nous est encore un peu connue à travers ces véhicules construits un temps sous licence Land Rover reconnaissables à leurs ailes à pan coupé mais la marque est bien plus ancienne. Les jardins encerclant l'Hôtel de Ville accueillaient des représentantes de cette industrie belge. Dans l'ordre d'apparition, donc, une Minerva, une La Métallurgique, une Pipe et une Excelsior.

Minerva 1904
Metallurgique belge
Ceci n'est pas une fellation
Vue du poste de contrôle d'une Excelsior belge
Du côté des motocyclettes, la Belgique nous a donné de célèbres marques avec les Saroléa, F-N, Gillet Herstal ou, bien sûr, Flandria. J'ai dit que ces jardins étaient réservés aux marques belges. Aussi, on s'étonnera de la présence de ce charmant petit Mobyscooter attelé bien français. Une erreur ? Une tentative d'invasion ? Je me questionne encore.

Tintin pour le side-car Mobyscooter !
La Fabrique Nationale Herstal fabriquait des armes quand elle a commencé à ajouter des roues et un moteur. On pourra noter que l'anglaise BSA aussi produisait des armes avant de se lancer dans la motocyclette. Chez nous, Peugeot fabriquait des moulins à café ou à poivre avant de s'aventurer dans la locomotion et Terrot brillait dans le domaine des poussettes et landaus.

Motocyclettes belges
Gillet Herstal Super Sport
A restaurer
La dernière image montre certainement une motocyclette belge. J'ai quelque difficulté à l'identifier et je doute même qu'elle soit un jour de nouveau sur ses roues quoique les passionnés ne manquent jamais de m'étonner par leur pugnacité à reconstruire des épaves que l'on n'oserait même pas amener chez le ferrailleur le plus proche de crainte de se faire moquer.
Pour finir sur une note nettement moins belge deux images d'un intérêt discutable. Sur la première, nous voyons que cette année les Harley-Davidson se montrent en noir. Sur la deuxième, nous voyons une BMW nous prouver qu'une japonaise est bien plus belle et intéressante qu'elle.

Noir et chromes
Pas certain que la plus intéressante soit la BMW

dimanche 15 septembre 2019

Remparts d'Angoulême

Alors que les catastrophes annoncées menacent, que les collapsologues de tout poil nous assurent des lendemains sombres, que la diversité écologique fait grise mine et que déjà tant d'espèces du vivant, animales ou végétales, sont à reléguer au rang des souvenirs défunts, nous pouvons nous réjouir de voir que se perpétue la tradition des Remparts d'Angoulême nés il y a quatre vingts ans. Alors que l'on cherche si souvent à bannir l'automobile, la motocyclette, le véhicule utilitaire de nos rues et avenues citadines, il se trouve que l'on sait aussi leur ouvrir toute grandes les portes des cœurs de cité pour le bonheur toujours intact des insatiables inconscients amateurs d'engins aussi vrombissants que polluants. Et tant pis pour les éveillés écologues défenseurs de la nature.
J'ai eu la chance de pouvoir être présent à Angoulême cette année. Je parle de chance parce que je fais partie de ces inconscients dont je parle un peu plus haut. Oui, je le confesse avec ce rouge si particulier qui sait monter au front de ceux qui le méritent, j'aime l'odeur de l'essence, le bruit des moteurs, les nuages de gaz d'échappement et les belles carrosseries des temps passés. Oui, je suis un dangereux criminel qui, à la défense de la planète, préfère le bruit et la fureur de ces machines diaboliques que sont les automobiles de course de jadis. Oui, j'ai honte et bats ma coulpe mais oui, j'aime ça. C'est mal et j'aime aussi cela. Vous pouvez me conspuer, m'agonir des pires injures, inventer même celles qui n'existent pas encore, vous n'y changerez rien.
Pour aller à Angoulême, j'ai dû user d'un moyen de transport polluant. Arrivé sur place, j'ai utilisé un appareil photo numérique qui fonctionne grâce, en grande partie, à de l'électricité nucléaire. En revenant, j'ai traité les images faites là-bas sur un ordinateur qui consomme lui aussi de cette électricité. Si vous lisez ces lignes, si vous regardez les images, vous serez complice de ce grand gâchis et je veux que vous sachiez que vous contribuez au réchauffement climatique et à la disparition des passereaux et des rhinocéros.
Des photos, j'en ai fait plus de deux cents. Il y avait matière à déclencher. Je vais essayer de vous montrer les plus intéressantes en plusieurs fois et en respectant plus ou moins la chronologie des événements. Pour commencer, donc, quelques images prises devant le stand de la FFVE. On pouvait y voir une imposante et magnifique Panhard & Levassor Sans-Soupapes (licence Knight), une Amilcar CGSS, une Talbot Baby, deux représentantes de la maison FACEL VEGA, une Dino Ferrari et quelques autres automobiles dignes d'intérêt. Je vous raconterai ultérieurement ce que j'ai encore pu voir et photographier.

  • Amilcar CGSS
  • Amilcar CGSS
  • Talbot T23 Baby
  • Facel Vega Facellia
  • Dino Ferrari 246
  • Facel Vega 2

samedi 14 septembre 2019

Canasson

Moins qu'une deux chevaux

vendredi 13 septembre 2019

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jeudi 12 septembre 2019

Tout ça, c'est pas très clair

Dans le fond

mercredi 11 septembre 2019

Le jour d'après

mardi 10 septembre 2019

Dordogne

Dordogne

lundi 9 septembre 2019

Quand les 2cv piègent les touristes

Toc authentique


Das capitale

dimanche 8 septembre 2019

A Paris, les péquenots, ils traînent des sabots

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samedi 7 septembre 2019

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vendredi 6 septembre 2019

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jeudi 5 septembre 2019

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mercredi 4 septembre 2019

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Hip ! Hip ! Hip ! URAL !

mardi 3 septembre 2019

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 89

Feuilleton collaboratif du mardi

lundi 2 septembre 2019

A Paris au galop on dépasse les deux chevaux

2cv pour touristes

dimanche 1 septembre 2019

Simca à Azerat

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