août 2019 (31)

samedi 31 août 2019

Une expérience aux limites du raisonnable

Ce que j'ai vécu, personne au monde ne pourrait le vivre. J'ai été le chercheur et le sujet de recherche, un cobaye consentant avec moi-même pour une expérience in vivo qui aurait pu mal se terminer si, dans un dernier sursaut, je n'avais pas pris mon véhicule pour aller acheter du café au supermarché. Durant plus de deux jours, j'ai accepté de me passer de café et je peux vous le dire, ça a été dur.
J'avais prévu d'en acheter vendredi. Je devais aller dans les environs de Périgueux pour travailler sur un site Internet et j'avais l'intention d'acheter du café et quelques bricoles de moindre importance en rentrant. Hélas, cela a pris plus de temps qu'envisagé et on m'a invité à manger et les magasins étaient fermés lorsque j'ai pris la route pour Azerat. Le lendemain, nous étions samedi et j'ai commencé à me rationner. Pas trop de café, il fallait faire durer. Je savais que je n'allais pas aller acheter de café ce jour là parce que, par habitude, je ne fais jamais de courses le samedi. Le dimanche, j'avais encore un peu de café. Je suis allé à Thenon et puis je suis allé voir une copine que je n'avais pas vue depuis quelques années. Faire des courses un dimanche, c'est contraire à mes idées politiques.
Lundi, je n'avais plus en matière de café qu'un fond de paquet absolument insuffisant pour me procurer ma dose matinale d'excitant. Pour je ne sais plus quelle raison, je ne suis pas allé en acheter ce lundi là. Puisqu'il était hors de question que je m'abaisse à en acheter un mardi (on a sa dignité), je m'en suis passé. J'ai essayé de remplacer la fabuleuse boisson par du cacao et du lait. Ça n'a réellement rien à voir ! Déjà, ça n'a pas le même goût. C'est bien le moins que l'on puisse dire.
Ce mercredi, nous étions mercredi. Le mercredi, je peux condescendre à me perdre dans les rayons d'une grande surface. Je me suis encore rabattu sur du cacao pour essayer de me faire lever les paupières de par-dessus les globes oculaires. Je ne sais pas ce qu'il manque au cacao pour que ça puisse me faire émerger au pays des vivants. Peut-être de la caféine ? Certainement. Quoi qu'il en soit, il était désormais exclu que je poursuive l'expérience plus avant. Elle n'avait que trop duré. Alors, j'ai pris l'automobile et je suis allé acheter des paquets de mon café habituel. Je suis rentré et là, je me suis fait du café fort, noir, âcre, puissant et je l'ai bu tout entier. Aussitôt, j'ai eu comme l'impression de me réveiller vraiment. La preuve est faite, le café est la boisson la plus essentielle à l'homme moderne.
Ma vie est palpitante.

vendredi 30 août 2019

Absence

J'explique. Parce que je n'ai plus la moindre poudre à me fourrer dans le nez, je pars pour quelques jours faire des provisions là où je sais que j'en trouverai un bon kilogramme pour pas trop cher. Si jamais je ne me fais pas pincer par les flics, je serai de retour un de ces jours prochains. Pendant mon absence, amusez-vous bien et pour celles et ceux qui ont la chance d'être des Vintage Days, profitez bien !

jeudi 29 août 2019

La classe en Pétaroux


Et c'est tout pour aujourd'hui et je vais me coucher.

mercredi 28 août 2019

Quelques Pétaroux

De passage par Thenon, les Pétaroux font une pause sur la place de la mairie. Ils sont nombreux et il n'est pas toujours simple de les photographier. Pour commencer, un Peugeot sx5 qui n'a pas remporté un grand succès commercial. Il faut reconnaître que ce n'était pas un cyclomoteur très intéressant. Ni très puissant ni très agréable à conduire, il ne faisait pas le poids face au 103 de la même marque qui bénéficiait d'un moteur plus élaboré avec son admission à clapets. Avec l'interdiction des cyclomoteurs à boîte de vitesses du tout début des années 80, sa production s'arrêta.

Peugeot SX5
Très courante en son temps, archétype du cyclomoteur populaire, une Motobécane AV79 dans son jus, comme on dit. La rouille lui va bien et elle semble complète.

Dans son jus
Beaucoup plus rare par chez nous, une Santamaria italienne. Je ne sais rien de ce petit cyclomoteur si ce n'est ce que l'on peut voir sur la photo. On sent la restauration appliquée et on imagine la joie de filer sur les petites routes à son guidon.

Santamaria S

mardi 27 août 2019

Tentative (avortée) de feuilleton collaboratif du mardi en BD — Interlude motard(ière)

Moto au lieu du feuilleton collaboratif du mardi

lundi 26 août 2019

Les Pétaroux prennent Thenon d'assaut

Si, pour cette édition, je n'ai pas pu me rendre à la Cassagne, je n'ai pas raté tout à fait cette grande fête du cyclomoteur puisque si je ne suis pas allé à eux, ils sont venus à moi. C'était certain, les mobs allaient débouler dans Thenon. Sur la place de la mairie, des tables avaient été dressées avec des jus de fruit, du café, du pain et du pâté. C'est qu'à mi-parcours de la balade, il convenait de reconstituer ses forces au mieux. Le maire de Thenon était venu assister à l'envahissement fumant et pétaradant et les quelques badauds présents scrutaient avec une certaine anxiété l'arrivée de la horde hilare.


Mais bientôt, les premières pétarades se font entendre. Les Pétaroux arrivent ! Les voilà ! Ils sont là ! Ils sont nombreux ! ils filent à belle allure ! Ils sont déterminés ! J'ai mon appareil photo, la carte mémoire est vide, je vais pouvoir commencer à mitrailler. Voilà quelques images de la déferlante qui emplissait l'air d'une douce odeur d'huile 2 temps.







dimanche 25 août 2019

Verdure dans la nuit

arbre nocturne

samedi 24 août 2019

L'Amazonie flambe par la faute du colibri qui n'a pas fait sa part du boulot

J'ai déjà dit ici tout le mal que je pense des Colibris et de leur discours moralisateur. Je ne vais pas revenir là-dessus mais voilà que les incendies qui détruisent la forêt amazonienne viennent à point nommé apporter de l'eau à mon moulin.
J'avais dit mes doutes quant à la fable du gentil petit colibri qui, inlassablement, avec obstination, va d'un point d'eau aux flammes dévastatrices pour contribuer à leur extinction. Il fait sa part du boulot, prétend-il, le pédant volatile agaçant. Aux autres de faire la leur et, ensemble, la victoire triomphera. Voire ! Cette fable m'horripile en cela qu'elle donne toute la gloire aux plus petites actions et que, du coup, elle incite à n'en point trop faire. Et puis, je n'aime pas les discours de Pierre Rabhi, je le reconnais. Et puis aussi, je suis d'une extrême mauvaise foi et d'un mauvais esprit qui forcent l'admiration des foules. Il n'empêche que le feu fait rage et que l'on n'entend pas trop les colibris faire des allers-retours vibrionnant au-dessus de la forêt.
Enfin moi, ce que j'en dis…

vendredi 23 août 2019

Rien ne vaut un bon crayon

jeudi 22 août 2019

L'homme le plus fort du monde

mercredi 21 août 2019

Le bolet et le pas-beau laid

mardi 20 août 2019

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 88

Feuilleton collaboratif du mardi

lundi 19 août 2019

En raison de facteurs impondérables indépendants de ma volonté, il n'y a rien aujourd'hui non plus

Deux jours de suite, ça fait beaucoup de rien, j'en ai conscience. Qui sait ? Peut-être cette vacuité sera-t-elle vaincue pas plus tard que demain matin ?

dimanche 18 août 2019

Parce que j'ai passé une bonne partie du week-end chez des amis…

… je n'ai rien préparé pour le blog et il n'y a donc rien.

samedi 17 août 2019

Incohérence mécanique horrifique


Et aujourd'hui, dotclear souffle ses seize bougies ! Bon Black Garlics dotclear !

vendredi 16 août 2019

On ne compte plus les bougies

Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de quelqu'un. Certainement, il ne doit pas manquer de personnes qui sont nées un 16 août sur cette planète. Patrick Balkany, par exemple. Mais ce n'est pas à lui que je souhaite un bon anniversaire — quoique —. Ce n'est pas non plus ni à Sheila ni à Pierre Richard mais bien à une personne qui suit ce blog et qui saura peut-être se reconnaître. Et à l'instant, je me dis que vous êtes peut-être plusieurs à être nés un 16 août. Du coup, puisque j'use de prudence, toutes ces personnes penseront que j'aurai eu une pensée pour elles alors que pas du tout. J'espère qu'elles ne m'en tiendront pas rigueur mais je dois reconnaître que, de ces autres personnes, je n'en ai rien à faire. Peu importe.
Je ne veux pas critiquer. Naître un 16 août, après tout, si on n'a vraiment rien d'autre à faire ce jour là, pourquoi pas ? Ce n'est finalement pas pire que de naître la veille ou le lendemain. Moi qui aie la chance de ne pas naître dans les environs proches de ce jour qui a vu, en 1870, ce que l'on appelle "l'affaire de Hautefaye" faire les titres des journaux, je ne peux que constater avec une pointe de tristesse le manque de discernement de ces gens qui naissent n'importe quand. Il est possible, je l'ai entendu dire, que l'on ne décide pas toujours de sa date de naissance et qu'il est parfois délicat de demander à sa mère de ne pas pousser. A mon avis, c'est avant tout un manque de personnalité, un déficit de détermination, qui empêche tant de gens de choisir la bonne journée pour leur venue au monde. Mais enfin, tout de même, vous serez d'accord avec moi pour dire que naître un 16 août, ça ne vous serait pas venu à l'idée.

jeudi 15 août 2019

Cinquantième anniversaire de Woodstock

mercredi 14 août 2019

Vitesse relative

Pas rapide

mardi 13 août 2019

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 87

Feuilleton collaboratif du mardi

lundi 12 août 2019

Hésitation

J'hésite. Un dessin de moto ou un dessin d'autre chose ? J'ai les deux. Ils sont encrés, là, sous mes yeux. J'ai nettoyé le pinceau, refermé le flacon d'encre de chine, fini de gommer les traits de crayon et j'hésite. Peut-être que les motos sont un peu lassantes mais peut-être aussi les autres dessins n'ont pas d'intérêt. Peu importe, il faut choisir. Ou ne pas choisir, après tout. Je peux mettre les deux dessins.
Je peux jouer ça à pile ou face. Je peux aussi dire que si je vois un oiseau rose passer devant les vitres de ma fenêtres, ce sera ceci ou cela. L'alternative au choix entre deux dessins est de n'en mettre aucun. Ça peut se faire aussi. Je fais bien ce que je veux. Par exemple, je peux aller faire la vaisselle. Si je veux, bien sûr. Il se trouve que je n'en ai pas l'envie dans l'immédiat.
Ce matin, j'ai aussi fait un crayonné et deux encrages pour un client. Ces dessins, je ne peux pas vous les montrer parce que je considère qu'ils ne m'appartiennent pas. C'est con parce que le crayonné, il est tout de même pas mal. Remarquez, le dessin de la moto, il est bien aussi. Je ne suis pas sûr que vous méritiez un si beau dessin, finalement. Si c'est le cas, il va falloir le prouver. Du coup, ça y est, le choix est fait. C'est l'autre dessin que je vous donne aujourd'hui.

dimanche 11 août 2019

Regarder les morts bouger


J’aime regarder les morts bouger. J’aime cela depuis longtemps. Pas depuis toujours, il ne faut pas exagérer, mais depuis longtemps. Les premières fois où j’ai vu les morts bouger, je n’avais pas conscience de ce que je voyais, du côté fabuleux de l’expérience. Mais maintenant, je sais parfaitement ce qui bouge devant mes yeux. Je m’installe confortablement dans un fauteuil, un verre de cognac à mes côtés le cas échéant, et j’attends. Ils finissent toujours par arriver, ce n’est qu’une affaire de patience, il faut parfois savoir attendre un peu mais, immanquablement, ils viennent. Lorsque l’envie se fait trop pressante, je provoque l’apparition des morts.

Je vois ces morts bouger, des hommes, des femmes, des enfants, des animaux aussi. Ils me parlent, ils gesticulent, ils dansent, ils courent, marchent, bondissent, ils rient et pleurent, ils mangent et boivent, ils me racontent des vies, des fragments de vies, des histoires d’amour ou des drames intenses. Certaines fois, je ne parviens pas totalement à les croire. Je les soupçonne de mentir, ils ne sont pas toujours crédibles. Même leurs mouvements sont parfois trop étranges. Les corps peuvent mentir aussi, vous savez. D’ailleurs, les vivants mentent aussi.

Je ne suis pas un cas particulier. Nous sommes nombreux à regarder les morts bouger. Personnellement, j’en connais beaucoup qui passent du temps à cet exercice. Parmi celles et ceux qui ont la capacité de voir les morts se mettre en mouvement, il y en a même qui n’en ont pas conscience. Ils voient bien des personnes décédées en action mais ça ne leur saute pas aux yeux. Il est possible que ça leur soit tellement naturel qu’ils n’ont même jamais réfléchi à tout cela. Lorsque l’on leur explique la réalité de ce qu’ils voient, on peut lire de l’incrédulité ou de l’horreur mais, passé le temps du choc de la révélation, ils admettent que cela est vrai et que c’est agréable.

Regarder les morts bouger, ça peut être du plaisir, un plaisir qui s’accompagne d’une petite pointe de tristesse dans certains cas, d’une douce mélancolie, d’une nostalgie tendre. Si les morts qui nous apparaissent sont des personnes que l’on a connues vivantes, que l’on a aimé de leur vivant, on peut ressentir le dard de sa propre finitude. Je me souviens de la première fois où j’ai ressenti cela. C’était un mort qui réapparaissait pour la première fois devant mes yeux et j’avais ressenti, avec beaucoup d’intensité une sensation d’injustice, de l’incompréhension. Je prenais conscience que jamais je ne le verrais ou l’entendrais vivant. Le plaisir de le voir et l’entendre même mort ne parvenait pas à effacer la tristesse ressentie.

Tout à l’heure, je disais que nous étions plusieurs à voir les morts bouger. En vérité, nous sommes très nombreux à pouvoir le faire. Il n’en a pas toujours été ainsi. Autrefois, personne ne pouvait réaliser ceci et l’idée même que l’on pouvait le faire pouvait paraître totalement fou ou relever de la sorcellerie. Prétendre que l’on pourrait un jour assister à un tel spectacle vous aurait sans aucun doute mené au bûcher. J’ai lu que des personnes capables d’entrer dans des états de conscience différents avaient pu voir des morts les visiter en des temps très reculés. Il paraît que ces personnes, sorciers, chamanes, spirites ou nécromanciens, avaient le pouvoir de le faire. Je ne sais pas trop qu’en penser. Moi, je ne me prévaux pas d’un pouvoir mystérieux ou d’un état de conscience particulier. Je me contente de faire usage de techniques bien rodées et à la portée de presque tous. Rien de magique dans tout ça, je vous l’assure. Du coup, je ne voudrais pas que vous pensiez que je suis en train de vouloir me faire passer à vos yeux pour un mage ou un être doté d’un pouvoir miraculeux.

Et d’ailleurs, si magie il y avait derrière tout ça, ce serait de la magie avec des limitations conséquentes. Par exemple, je sais que jamais ni Louis XIV ni Victor Hugo ne viendront gesticuler devant moi. Il y a de grosses limites à cette technique. Et même, je ne verrai jamais mon arrière grand-père s’agiter. Au contraire, certaines personnes sont faciles à faire apparaître. C’est comme ça, on ne commande pas.

Mais je sens poindre un sentiment mêlé d’incrédulité et d’inquiétude. Ce pourrait-il que je sois si gravement atteint que la médecine elle-même ne pourrait rien pour moi ? Aurais-je des visions peu recommandables ? Serais-je victime de quelque trouble qui sauraient retenir toute l’attention d’un rassemblement de psychiatres chevronnés ? Je vous assure que non. Tout va bien. Autant que je peux en juger, toutefois. On n’est jamais à l’abri d’une défaillance délétère. Si je vous dis que je vois remuer des morts, vous pouvez me croire et lorsque je vous dis que c’est à votre portée, que, même, cela vous est déjà arrivé, vous pouvez me croire. Je dis la vérité. Ou alors, c’est que vous n’avez jamais vu de film un tant soit peu ancien. Je n’ose le croire.

samedi 10 août 2019

La consommation d'alcool peut provoquer l'ivresse

vendredi 9 août 2019

La route est longue

jeudi 8 août 2019

Le maître de l'Univers a une sale gueule

mercredi 7 août 2019

Si jamais j'avais l'intention de rire un peu, j'écouterais de la musique militaire voire, pire encore, du jazz

Je souffre[1] d'un mal étrange. Lorsque je me sens d'une particulière bonne humeur[2] et que je souhaite entretenir cette souriante gaieté, il peut m'arriver d'avoir l'envie d'écouter de la musique. Et alors, lorsque cela m'arrive, j'ai deux albums qui me viennent immédiatement à l'esprit. "The Wall" de Pink Floyd et "Amused to Death" de Roger Waters. Vous admettrez que je suis assez curieux. Il faut dire pour celles et ceux qui ne le savent pas ou qui l'auraient oublié que ces albums n'ont rien de très joyeux. C'est bien le moins que l'on puisse dire.
Aujourd'hui, alors que rien ne pouvait le laisser supposer[3], j'ai eu cette idée d'écouter de la musique et j'ai sorti ces deux albums que j'ai écoutés avant de poursuivre avec "Animals", toujours de Pink Floyd. Ensuite viendra le temps, sans doute, de "Wish You Were Here" et, peut-être de "Dark Side of the Moon". Oh ! Je vous entends venir. Vous allez prétendre que je suis "fan" des Pink Floyd. Honnêtement, je ne pense pas que l'on puisse dire cela. A l'extrême limite, on peut avancer que c'est peu ou prou le seul groupe que je supporte. Mais pas supporter au sens du "fan" qui supporterait un groupe, non. Dans le sens "que je trouve supportable". En fait, je ne suis pas très sensible à la musique.
Bien sûr, je peux écouter à l'occasion d'autres musiciens ou groupes. Bon. On ne peut pas toujours être parfait, on peut se laisser aller à certaines faiblesses. D'une manière générale, j'écoute peu de musique. On ne peut pas parler de réel désintérêt mais plutôt, me semble-t-il, d'un déficit de curiosité pour cet art. Je ne suis pas très curieux par nature, je ne suis pas un explorateur ou un découvreur, un défricheur. Si l'humanité m'avait attendu pour avancer, nous en serions encore à un stade bien archaïque.
L'envie d'écouter de la musique est arrivée alors que j'étais en train d'encrer des dessins et que je me suis rendu compte que l'émission diffusée par France Inter m'emmerdait prodigieusement. Je n'aime pas être emmerdé. Alors, j'ai mis le premier disque de "The Wall". J'ai bien monté le volume. Assez pour ne plus rien entendre des sons du dehors. C'est un peu comme cela que j'entends la musique. Du bruit pour couvrir des bruits encore plus désagréables. De toutes les formes artistiques, la musique est sans aucun doute la plus agressive. On peut fermer les yeux devant une peinture ou une sculpture, détourner les yeux d'une œuvre architecturale, ne pas regarder un film, ne pas lire un livre, on ne peut pas refuser d'entendre, de subir les sons. Ceci dit, dans la vie de tous les jours, je suis plutôt heureux de ne pas être sourd. La vie est bien difficile.


Soit disant que les sourds n'entendent pas. Et parfois, il faut en convenir, ce doit-être un bienfait véritable que ne pas entendre. HIer, j'étais à la capitale de la Dordogne pour travailler. Aurais-je été sourd que je n'aurais sans doute pas entendu une connerie monumentale proférée par une personne que je soupçonne d'être gravement idiote. Alors que j'expliquais que pour imprimer une image en bonne qualité il fallait que cette image soit de grande dimension, qu'elle ait beaucoup de pixels, cette personne a proposé d'afficher ladite image sur un écran et de la photographier avec son appareil photo numérique au capteur bien pourvu en photosites. Pour elle, il allait de soi, sans malice, que l'image résultante serait de bonne qualité et tout à fait apte à répondre à mes attentes. J'ai hésité sur la conduite à tenir. Insulter ? Partir ? Rire ? J'ai choisi de me taire. Un silence gêné. Un silence qui disait tant et tellement ma tristesse de voir tant de connerie en une personne rassemblée. Sincèrement, j'ai eu de la peine pour elle. Evidemment, j'en ai eu encore plus pour moi qui étais en l'instant obligé de supporter cela.
Souvent, je m'en fais le reproche, j'ai tendance à me penser plus intelligent que je le suis. En corollaire, je considère souvent aussi que mes semblables, mes sœurs, mes frères d'infortune, sont d'une bêtise affligeante qui justifie tous les massacres de masse et la bombe nucléaire. Je ne suis pas quelqu'un de méchant mais si l'on me demandait la permission de nous débarrasser de quelques milliards d'êtres humains, j'accorderais sans hésiter cette permission.

Notes

[1] en fait pas du tout

[2] cela n'arrive pas souvent

[3] quoique j'ai passé une nuit plutôt agréable et facile

mardi 6 août 2019

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 86

Feuilleton collaboratif du mardi

lundi 5 août 2019

machine infernale

dimanche 4 août 2019

Horse Power

samedi 3 août 2019

Macron adresse un message aux Français

vendredi 2 août 2019

Plus jamais ça, les mesures de la République en marche

jeudi 1 août 2019

Nazie dans le rétro

Coléoptère champêtre

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