juillet 2019 (31)

mercredi 31 juillet 2019

Le froid de retour

On a beaucoup critiqué le gouvernement pour la canicule. Cette équipe gouvernementale, véritable ramassis d'incapables malfaisants, n'a rien pu faire contre la hausse insupportable des températures mais, comme si cela ne suffisait pas à faire monter la colère en moi, elle a mis en œuvre sa capacité de nuisance en faisant tomber en panne ce réfrigérateur qui m'accompagnait depuis de nombreuses années, au bas mot un quart de siècle. Je m'y étais attaché, c'est compréhensible.
Après bien des tergiversations dont j'ai le secret et encore plus d'hésitations, j'ai fini par trouver et commander un nouvel appareil. Nous étions alors le 15 juillet et on me promettait que la livraison serait effective sous huitaine au pire. Il m'a fallu attendre ce 31 juillet pour qu'enfin l'on finisse par trouver la route qui mène à Azerat. Je note que ceci m'a fait faire de substantielles économies d'énergie et d'électricité. Ma prochaine facture devrait s'en ressentir. D'un autre côté, ça m'a aussi fait perdre des aliments qui ont profité de l'aubaine pour pourrir, moisir, dépérir. L'un dans l'autre, les économies n'auront sans doute pas été à la hauteur des espérances légitimes.
J'ai un réfrigérateur neuf et c'est la première fois que cela m'arrive. Je l'ai choisi d'abord pour son prix, ensuite pour sa disponibilité. Je l'ai choisi aussi avec une partie congélateur et, si je ne sais pas encore ce que je vais en faire, je me promets de l'utiliser dès que l'occasion se présentera. Après tout, il pourra m'être utile pour conserver des plats préparés en grande quantité ou pour rafraîchir comme il convient une bouteille de vodka ou d'aquavit.

Pour exprimer ma joie, je vous ai préparé une petite image que l'on peut qualifier d'informatico-numérique. Je ne sais pas si vous y serez sensible et si vous vous extasierez autant que moi je l'ai fait.

mardi 30 juillet 2019

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 85

Feuilleton collaboratif du mardi

lundi 29 juillet 2019

Ça ne tient qu'à vous

dimanche 28 juillet 2019

Sur les ruines fumantes de l'industrie française

Imprimerie Générale du Périgord

samedi 27 juillet 2019

#2 Herpétologie

Sous le signe du serpent

vendredi 26 juillet 2019

Avez-vous déjà croisé un connard ?

Vous avez déjà vu un connard ? Il m'est arrivé de me voir dans un miroir et de me reconnaître. Il me semble qu'il n'existe pas un connard type. Il peut revêtir différents aspects jusqu'aux plus insoupçonnés. On ne peut pas se fier à la gueule ou à l'apparence de la personne. Sauf pour quelques cas d'école exceptionnels où il n'y a aucun doute possible. Parfois, on comprend que l'on est en présence d'un connard dès le premier mot ou dès le premier geste. Dans les cas les plus communs, on peut ne pas comprendre avant un certain temps à qui on a affaire. On peut se tromper sur la vérité d'une personne pendant assez longtemps et s'en vouloir de n'avoir pas été plus perspicace à l'heure où l'on finit par lever le voile.


Le connard est souvent une personne qui sait et qui tient à le faire savoir. Il sait que ce qu'il sait est ce qu'il faut savoir et que le reste ne mérite pas d'être su. Il sait comment il convient de faire la vaisselle et n'admet pas que l'on puisse pratiquer autrement ; il sait que ce qu'il a fait de sa vie est ce qu'il convient de faire d'une vie et il ne n'envisage pas que l'on puisse gâcher une vie à faire d'une autre manière. Il sait que ce qu'il lit, regarde, écoute, boit, mange, conduit, achète, vote, croit, aime, n'aime pas, fait ou ne fait pas est juste exactement ce que tout un chacun devrait lire, regarder, écouter, boire, manger, conduire, acheter, voter, croire, aimer, ne pas aimer, faire ou ne pas faire. Il est intransigeant et ferme sur ses positions. Il n'accepte pas la contradiction et exige qu'on l'écoute ad nauseam. Jamais, en aucun cas, il ne doutera de son avis sur les choses du monde. Toujours il se fiera à son intuition. Il conspuera tous ceux qui oseront ne pas partager ses certitudes quand bien même ceux-ci seraient des sommités dans leur domaine. Si un scientifique, après des années d'étude consacrées à la compréhension d'un phénomène, se pense être en mesure d'avancer des hypothèses ou des théories, cela n'aura guère de poids face à l'intuition éclairée du connard. Rien n'est plus fort que la connerie et c'est sans doute la raison qui fait que c'est elle qui gouverne le monde.
Ce qu'a vécu le connard, que ce soit agréable ou pas, c'est la norme. S'il a fini, au terme d'études laborieuses, par décrocher un diplôme obscur, il va s'en prévaloir avec excès. Il ne pourra pas envisager un instant que des personnes pourront être plus compétentes que lui dans le cadre de ce savoir. A ce titre, il me semble que l'on peut rencontrer un bon nombre de connards chez les ingénieurs qui pensent tout savoir à propos de tout. Ainsi, j'en ai un jour rencontré un qui avait travaillé dans le domaine de l'informatique au sein de Thomson et qui se pensait habilité à donner des leçons à propos d'à peu près tout ce qui pouvait toucher à l'usage de l'outil informatique. Parce qu'il avait touché à des ordinateurs français au temps de vie active, il prétendait qu'il était sot d'utiliser des logiciels "tout fait" alors que l'on pouvait les écrire pour qu'ils répondent à ses besoins. La conversation portait précisément sur le logiciel Photoshop de chez Adobe. Il m'affirmait qu'il se sentait en mesure de concocter les outils nécessaires à produire les mêmes résultats en écrivant quelques lignes de code. Il se targuait aussi de maîtriser mieux que quiconque la création de sites Internet. J'avais eu par la suite l'occasion d'admirer les pages qu'il avait produites. Je ne pouvais que m'incliner humblement, j'avais affaire à un vrai de vrai.
Le connard sait que, lui, il peut rouler vite aux commandes de son bolide parce que :

  1. Il sait conduire
  2. Les autres ne savent pas conduire

Mais, le connard peut aussi refuser de rouler à une vitesse raisonnablement élevée parce que :

  1. Il sait que cette vitesse est largement suffisante
  2. Les autres usagers n'ont pas de raison d'être plus pressés que lui


Le connard, à partir d'un certain âge pense immanquablement que c'était mieux avant, que ça ne vaut plus rien aujourd'hui, que l'on avait bien du mérite autrefois, que tout est donné à tous aujourd'hui et que l'on n'a plus le sens de l'effort. Le connard aime critiquer ses semblables. Elle ne devrait pas s'habiller ainsi parce que ça ne lui va pas, il ne faudrait pas qu'il ait la peau si foncée, ça ne lui rend pas service. Le connard n'accepte les autres qu'à la condition qu'ils lui ressemblent assez. Alors, il rejoint un groupe des gens comme ceci ou comme cela qui pensent comme ceci ou comme cela. Les connards aiment cultiver la connerie en troupeau. Le groupe permet à la connerie de s'exacerber, de prendre de l'ampleur, de s'exprimer pleinement. Isolé, le connard se sent moins fort et il peut même arriver qu'il se mette à douter. Le connard n'aime rien moins que le doute.
C'est pour cela que le connard est raciste, sexiste, intégriste et simpliste. Le connard n'aime pas ce qui est différent ou étranger. S'il est Français, il affirmera que l'on ne sait manger qu'en France et que le territoire national appartient aux Français. Le connard a une idée très précise des limites de son territoire. Son salon, sa maison, son quartier, sa commune, son département, sa région, son pays. Le connard aime aussi la propriété. Il a sa femme/son mari, ses enfants, sa voiture, sa moto, sa télé, son boulot. Dans toute sa superbe, le connard se place au centre de l'Univers et imagine que tout tourne autour de sa petite personne. Le connard n'est pas pour autant avare. Il aime donner son avis, partager ses idées, diffuser ses opinions. Il se montre volontiers prosélyte et est un précieux collaborateur, bénévole et infatigable, pour les entreprises. Il aime endosser l'habit du zélé évangéliste pour les marques qu'il a adoptées. C'est bien normal si l'on considère que le connard sait faire le bon choix en toutes situations. Il sait ce qui est le mieux et il le sait parce que, ça tombe bien, c'est juste ce qu'il a. Et comme il ne peut pas se tromper, on peut lui accorder une aveugle confiance.

Le connard se trouve partout. Moi-même, je le reconnais, je suis un connard. Au moins parfois, dans quelques situations. Je ne suis pas très fier de devoir le reconnaître mais bon, au moins j'essaie d'être un peu honnête.

jeudi 25 juillet 2019

#1 Herpétologie

Bouton

mercredi 24 juillet 2019

Midget

MG Midget

mardi 23 juillet 2019

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 84

Feuilleton collaboratif du mardi

lundi 22 juillet 2019

Pontiac GTO

Assez peu de véhicules intéressants à Fossemagne en ce dimanche matin. Une Toyota et une Nissan que je n'ai pas daigné photographier, une Renault 5 GT Turbo, une Peugeot "je ne sais plus quoi", une 2cv, une Méhari, une R12 bien pourrie qui n'auront pas eu l'occasion de se faire tirer le portrait non plus. Il y avait aussi une Citroën GS club 1220 mais elle n'était pas suffisamment bien garée pour que je puisse bien la prendre en photo. Quoi d'autre ? Pas grand chose. Une Chevrolet Caprice sans grand intérêt, une Lincoln Continental qui ne me plaisait pas beaucoup, une Corvette, une Vollkswagen et, tout de même, une MG, une AC Cobra et une Pontiac GTO que je vous présente aujourd'hui.
Peut-être suis-je arrivé trop tôt. J'avais cru comprendre que seraient présentes plusieurs motos anciennes, je n'en ai pas vu. Ou alors, il fallait peut-être considérer que la Yamaha Virago et la Suzuki étaient ces motos anciennes. Pas impossible. Ce n'est pas grave. Par rapport aux années précédentes, pas de voiture d'avant guerre, pas de voiture des années 50. Tant pis, c'est comme ça. Mais donc, alors que j'allais repartir pour Azerat avec quelques images enregistrées, j'entends le son reconnaissable d'un gros V8 glougloutant de plaisir. C'est la première des "Muscle cars". Des automobiles au moteur d'une cylindrée énorme gavé de carburant par des carburateurs gros comme ça et qui vous délivre des centaines de chevaux sauvages et vous propulse à des vitesses déraisonnables le plus rapidement possible. Je ne suis généralement pas friand des caisses américaines mais celle-ci ne me laisse pas insensible.

Pontiac GTO 1966

dimanche 21 juillet 2019

Programme spatial français

samedi 20 juillet 2019

Tourisme et traditions locales

vendredi 19 juillet 2019

Dessin un peu ancien retrouvé

jeudi 18 juillet 2019

Honda HR-V et combustion spontanée ?

Depuis combien de temps était-elle là, visiblement abandonnée ? Plus d'un an ? Peut-être. Un certain temps on va dire. Elle était jaune, pas en trop mauvais état, immatriculée dans les Hautes-Alpes, me semble-t-il me souvenir. Longtemps, elle est restée là, sur l'ancien tracé de l'ancienne RN 89 et elle ne semblait intéresser personne. On ne l'a pas vandalisée, on l'a laissée tranquille. C'est une Honda HR-V appelée aussi "Joy Machine". C'est une automobile construite entre la toute fin des années 90 du précédent millénaire et les premières années de notre millénaire présent. Ce n'est pas un véhicule qui m'a marqué ou qui m'a donné envie. Ce n'est pas non plus un véhicule qui a connu une large diffusion en France, il me semble. De fait, je ne sais pas grand chose de cette automobile. Est-ce une bonne voiture ? Je n'en sais rien. Je m'en fous.
Enfin bon. Elle est restée longtemps sans que personne ne s'en inquiète trop et elle a fini par brûler. Est-ce à cause des fortes chaleurs ou est-ce quelqu'un qui a trouvé là matière à laisser s'exprimer ses penchants pour la pyromanie ? Je l'ignore. Une automobile peut-elle s'enflammer spontanément à la faveur de la canicule ? Je l'ignore aussi. Ce que je sais, c'est que cette Honda ne parcourra plus les routes et chemins du pays.


mercredi 17 juillet 2019

Ne serait-ce pas une 2cv que l'on aperçoit là ?

mardi 16 juillet 2019

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — Os à ronger

Feuilleton collaboratif du mardi

lundi 15 juillet 2019

Ça tourne pas rond

Renault au théâtre du rond-point ?

dimanche 14 juillet 2019

Le jour du quatorze juillet

Je reste dans mon lit douillet. On m'avait dit que je devais me trouver quelque part soit le 12, soit le 13, soit le 14. Hier, nous étions le 13, je n'ai pas pu être là où on m'espérait. La veille, le 12, j'y suis allé. Sans doute trop tôt dans la matinée. Ceux que je devais rencontrer n'étaient pas là. Aujourd'hui, je n'ai pas envie de bouger de chez moi. Tant pis, un nouveau rendez-vous sera convenu… ou pas. Je m'en fous.
La musique qui marche au pas, cela ne me regarde pas. Et c'est vrai et faux. Parfois, je peux trouver un certain charme à une marche quasi militaire mais surtout révolutionnaire. Je ne le cache pas, je peux être sensible à une musique qui appelle à un élan collectif, à prendre les armes et à aller taquiner l'oppresseur. Seulement d'un point de vue intellectuel et romantique, toutefois. Celui qui me fera marcher au pas, il n'est pas né. Ceci dit, rester dans le lit douillet, faut pas pousser non plus. Je ne peux pas dessiner dans le lit. Ça ne me convient pas. Certains y parviennent sans doute. Pas moi.
Je ne fais pourtant de mal à personne, en n'écoutant pas le clairon qui sonne ! Et de fait, le clairon n'est pas l'instrument de musique à qui va ma préférence. Et si je réfléchis un instant à la question des instruments de musique, je dois reconnaître que je n'ai pas d'instrument préféré. Sans doute est-ce parce que je n'aime pas la musique. Je n'aime pas trop le bruit d'une manière générale. Je sais bien que l'on doit ordinairement distinguer le bruit de la musique. Il paraît que ce sont deux choses distinctes. Je veux bien tenter de faire l'effort de le croire mais force est de constater que, dans la majeure partie des cas, les éventuelles différences ne sont pas flagrantes.
Le 14 juillet, on fête la prise de la Bastille. C'est l'événement qui marque le début de la Révolution française. On peut se demander pourquoi nous avons besoin d'une fête nationale, pourquoi il faudrait que celle-ci donne l'occasion à des militaires de défiler et quel est le rapport entre cette Révolution et ces néfastes de politiques qui s'occupent de nous en attendant que le peuple, un jour peut-être, s'occupe d'eux. Je nourris une haine sincère contre l'armée et contre ces connards de politiques. Ce qui est bien avec la haine, c'est que j'en ai pour tout le monde. Mes réserves de haine sont inépuisables. J'en donne aux religions, aux sportifs, aux hommes et aux femmes, aux flics et aux chefs. J'ai la haine facile et il n'est pas difficile de pouvoir en bénéficier.
Ce matin, j'ai fait un dessin. J'en avais commencé un autre lorsque j'ai eu l'idée de celui-ci. Il s'agit sans doute d'une sorte d'extra-terrestre. Je ne sais pas d'où il vient, où il est, ce qu'il fait ou pense. Ce n'est pas mon boulot d'expliquer.

samedi 13 juillet 2019

Épis c'est tout

céréales en vrac

vendredi 12 juillet 2019

Parce qu'il n'y a pas que la moto dans la vie

jeudi 11 juillet 2019

C'est l'homéopathie qu'on assassine !


mercredi 10 juillet 2019

Peut-on patauger jusqu'au bout des poils dans la fange pestilentielle de l'erreur pendant des décennies et en sortir la tête haute ?

Depuis des années, des décennies, j'encre mes dessins au pinceau. Au terme d'une période d'essais et d'expérimentations hasardeuses autant qu'empiriques bien souvent entachés de cuisants échecs mettant à mal mon orgueil démesuré et ma prétention abusive, j'en suis arrivé à fixer mon choix sur le Raphaël Kolinsky n°0. Depuis des années, c'est ce pinceau que j'utilise avec une certaine satisfaction et rares sont les occasions qui m'ont poussées[1] poussé à essayer un autre pinceau d'une autre marque.
Parfois, toutefois, soit que je ne trouvais pas le pinceau que je cherchais soit que j'avais le désir de tenter autre chose, il m'est arrivé d'acheter un nouvel outil. Ainsi, j'ai essayé les poils synthétiques, d'autres Raphaël, des Isabey, des Winsor & Newton, des Talens ou des Leonard. Chaque fois, je cherchais un pinceau s'approchant le plus possible du Raphaël n°0 habituel et, à chaque fois, je revenais à lui. Plus les années passaient et plus je me persuadais que mon choix était le meilleur qui soit. J'étais conforté dans cette idée dans la mesure où d'autres dessinateurs l'utilisent.
L'encrage au pinceau, c'est bien ce que je préfère mais ce n'est pas si simple que ça. Le pinceau, ça ne se maîtrise qu'aux conditions d'être hyper doué et de beaucoup pratiquer. Moi, j'ai déjà longtemps et beaucoup pratiqué, sans me vanter. Dès lors, il me faut concevoir l'hypothèse que je ne suis pas hyper doué. Je n'en fais pas un drame. C'est juste comme ça. Je me console en me disant que je ne suis pas le plus mauvais faute d'être le meilleur. Bref.
Donc, accroché au manche, redoutant le traître tremblement intempestif, concentré sur le trait de crayon que je tente de suivre au plus près, j'encre comme je le peux en tirant la langue pour bien m'appliquer. J'ai même eu le culot de me croire bon encreur et de me filmer dans l'exercice avec l'idée que les foules allaient être subjuguées par tant de maîtrise et de délicatesse. Je n'ai jamais atteint le plateau du piédestal que j'ai d'ailleurs cessé de vouloir atteindre. Je me suis fais[2] fait à l'idée que je pouvais donner l'illusion auprès d'un public de béotiens et de pouilleux incultes. Ça, j'y suis parvenu.
Et voilà que, dans mon bazar, je retrouve un pinceau tout neuf acheté je ne sais quand. Un Leonard n°2. « Qu'est-ce que c'est que ce pinceau ? » me demande-je. Je décide de lui donner une chance sans y croire un seul instant. Pour moi, c'est entendu, le pinceau va se ramasser la tronche salement. Jamais il ne sera à la hauteur de la tâche qui l'attend. D'ailleurs, il ne perd rien pour attendre. Je prends un feuille de papier et je griffonne un machin que je me promets d'encrer bientôt. C'est fait. J'ouvre le pot à encre, je trempe le pinceau dans le noir de Chine et je le lance à l'attaque d'un premier trait. Hum ? Ouais, pas mal. La chance du débutant, sans doute. Voyons voir la suite. Mais c'est qu'il se défend, le bougre ! Je m'en vais te le repousser dans ses retranchements, le facétieux. Allez, une courbe ! Et une autre ! Faut reconnaître, il tient la route le gaillard. Des hachures ? Et du trait fin ? Ah ! Il sait faire aussi. J'aurais pas cru.
Pour vous donner une idée, je vous montre une image des deux pinceaux. Il y a une belle différence de taille.


A ce moment, je n'ai pas envie de dire que le Leonard est meilleur que le Raphaël. Je refuse d'admettre que je fais peut-être fausse route depuis tant d'années. Hélas ! Il faut bien reconnaître l'évidence, ce pinceau est très bon. Possible même qu'il soit meilleur. A la prochaine commande de pinceaux, j'achèterai un Raphaël avec les mêmes caractéristiques que ce Leonard, il en existe. Des poils plus longs mais aussi une touffe plus étoffée. J'étais dans l'idée que pour dessiner fin, il fallait obligatoirement du fin mais l'expérience vécue là me montre que ce n'est sans doute pas si simple. Je ne me suis pas trop appliqué pour encrer le dessin du jour. J'étais persuadé que l'exercice allait mal se terminer ou que j'allais devoir changer d'outil en cours de route. Je trouve que le pinceau Leonard ne s'en est pas si mal sorti que ça.

sport et corvée ménagère

Notes

[1] ça demandait bien une bonne correction

[2] Jamais deux sans trois ?

mardi 9 juillet 2019

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 83

Feuilleton collaboratif du mardi

lundi 8 juillet 2019

Bagnole

dimanche 7 juillet 2019

La part des anges

C'est un copain qui m'a donné l'information. Dans la nuit du 2 au 3 juillet, dans le Kentucky, un entrepôt de Jim Beam a été victime d'un incendie causé par la foudre. Ce sont 45000 tonneaux de bourbon qui sont partis en fumée, 9 millions de litres du spiritueux envolés directement vers les nuages. Les anges ont dû bien en profiter.

samedi 6 juillet 2019

On a connu pire

vendredi 5 juillet 2019

Duo en tri

Je ne les avais pas vus depuis plusieurs années. Ils m'ont appelé il y a quelques jours pour me demander s'ils pouvaient passer par Azerat ce 5 juillet. J'ai dit oui, ça me faisait plaisir de les revoir. Par contre, il allait falloir que je fasse un peu de rangement et que je passe l'aspirateur. Mon aspirateur, c'est un modèle un peu luxueux (comprendre "un peu cher") que j'ai acheté en arrivant ici et que je n'use pas beaucoup. C'est un modèle sans sac. L'intérêt, c'est qu'il n'y a pas de sac à changer. L'inconvénient, c'est qu'il y a un réservoir à vider. Signe que je n'avais pas utilisé l'appareil depuis un certain temps, j'ai rempli le réservoir à deux reprises. J'ai profité de l'opération pour faire disparaître les plus vieilles toiles d'araignée qui étaient noires de poussière. Après, j'ai même lavé les sols dans la cuisine et la "salle de bain chiottes". Ça en avait bien besoin, je dois le reconnaître.
J'ai poussé des affaires, j'ai tenté de faire un peu plus de surface utilisable, j'ai fait du ménage sur la table et c'était déjà mieux. Dans l'après-midi d'hier, Laura m'appelle pour m'annoncer que, en fin de compte, ils arrivaient dans la soirée plutôt que le lendemain. Bon, d'accord. Je file à Thenon acheter quelques bricoles à bouffer et d'autres à boire. Il fait chaud et je bosse sur des boulots en cours jusqu'à environ 17 heures. Ils arrivent à 19h30. Ils ne roulent pas vite. Ils s'en font une fierté. Chacun son truc mais, tout de même, mettre près de cinq heures pour aller de Châteauroux à Azerat, ce n'est pas rapide. Ils ont mis pas loin de quatre heures pour faire Paris Châteauroux. Ce ne sont pas des gens pressés. Il faut préciser qu'ils aiment bien s'arrêter pour aller marcher dans l'eau ou pour faire une pause à l'ombre. Je sens que je n'aimerais pas voyager avec eux.
Donc, ils arrivent avec leurs bagages, un pack de bières, deux bouteilles de vin et des trucs à manger. On commence par s'attaquer à la bière chaude, de la Carlsberg. C'est pas que ce soit génial, la bière chaude mais il n'y a pas mieux ici. Oui, parce que je n'ai plus de réfrigérateur depuis déjà quelque temps. Il faut que je me décide à en acheter un. C'est tout de même un peu pratique. Bref. On boit de la bière et on en reboit. Au fil des cannettes, je me fous de plus en plus que la bière soit chaude. Et on décide qu'il faudrait manger quelque chose. Ils m'ont amené des chipolatas. J'ai du riz. On mangera du riz avec des saucisses et aussi un peu de tomates et de fromage. Pour faire passer, on s'enfile les deux bouteilles de vin. Ça fait un peu beaucoup, je ne le conteste pas. A 1 heure du matin, nous décidons qu'il est l'heure d'aller se coucher. Plus jeunes, nous aurions discuté en buvant de la bière jusqu'au petit matin mais maintenant que nous sommes des quinquagénaires fatigués, nous tenons moins le coup. Ceci dit, si moi j'étais partant pour continuer la soirée plus avant, je n'avais pas près de dix heures de bagnole (non climatisée) dans les guiboles. Faut être juste dans ses critiques.

Enfin je vous raconte ma vie mais ce n'est pas tant ça le sujet de ce billet. Le vrai sujet c'est qu'en tentant de ranger un peu, de cacher la misère et le bordel dans les coins, je suis tombé sur un dessin que j'avais oublié et que je n'ai pas publié sur le blog. J'ai été étonné de découvrir ce dessin. Je sais bien que c'est moi qui l'ai fait mais, comme je n'en avais aucun souvenir, c'est comme si je le voyais pour la première fois. Objectivement, je l'ai trouvé bien, ce dessin. Je ne m'explique pas pourquoi j'ai été amené à l'oublier. Il date de l'an dernier. Je n'en sais pas plus. Début 2018 ou fin d'année ? Mystère.
En le redécouvrant, je me suis dit qu'il serait bien dommage de ne pas vous en faire profiter. Ce n'est pas à tous les coups que je suis satisfait d'un dessin. Là, je trouve qu'il y a de l'idée, que ça raconte un peu une histoire et que le dessin n'est pas si mauvais. Si ça se trouve, vous ne l'aimerez pas plus que ça mais je sais aussi que vous vous en foutrez plus probablement. Ce n'est pas grave. Ce qui m'importe, dans le fond, c'est bien que j'aime ce dessin. J'aime aussi la surprise de l'avoir découvert. C'est vraiment comme s'il était d'un autre dessinateur et que je le voyais pour la première fois.
Aujourd'hui, ils annoncent encore de grosses chaleurs sur la Dordogne. Je commence à en avoir un peu marre de cette canicule. Une baisse de température est prévue pour bientôt.

A deux, c'est mieux

jeudi 4 juillet 2019

L'automobile comme source de joie

pétaradages

mercredi 3 juillet 2019

Un amour de moto

Élue moto de l'année

mardi 2 juillet 2019

Parfois, il arrive que le dessinateur lambda connaisse un passage à vide qui l'empêche de faire sa planche de bédé et alors il ne peut que s'effondrer en larmes amères

lundi 1 juillet 2019

Les Simca ne meurent jamais

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