juin 2019 (30)

dimanche 30 juin 2019

Fontaine nontronnaise

samedi 29 juin 2019

Dessin infini

vendredi 28 juin 2019

Angle de champ

jeudi 27 juin 2019

Aujourd'hui n'est pas un jour tout à fait comme les autres

Vous avez remarqué ? Pour peu que vous habitiez en France métropolitaine et que vous ne soyez pas un enfant de la famille Courjault, il y a peu de chance pour que ça vous ait échappé tout à fait. Si vous ne l'avez pas noté de votre propre chef, vous ne pouvez pas avoir totalement évité la presse papier ou la radio ou la télé. Heureusement qu'il existe ces médias pour nous dire ce qui importe.
Eh oui ! C'est l'été et il fait chaud. Même, mieux encore, c'est de la chaleur de canicule ! De la vraie qui affole le thermomètre et qui fait craindre l'hécatombe pire qu'aux meilleures années. Pire que 2003, voire ! De la bonne grosse canicule comme on n'ose pas en espérer dans les rédactions, de la canicule qui permet de vendre du papier ou du temps de cerveau disponible. Et on y va avec les conseils d'hydradation, avec les risques pour la santé, avec les soins à apporter aux plus jeunes et aux plus vieux. C'est pas du journalisme d'investigation mais c'est bien tout de même.



Et donc, ce jour est un peu spécial. C'est l'anniversaire de quelqu'un que vous connaissez tous, peut-être pas physiquement mais que vous connaissez tout de même. C'est vraiment une personne bien dont je ne saurais dire du mal. Il m'est difficile de lui trouver le moindre défaut et je ne peux que m'épandre en dithyrambes enjouées. Cette personne, franchement, c'est quelqu'un de bien et je ne suis pas le seul à le penser. Ça, j'en ai la certitude ! Je ne voudrais pas mettre à mal sa légendaire modestie en m'étendant trop sur tous les compliments qui me vienne à l'esprit à son évocation.
Vous l'aurez compris, aujourd'hui, c'est l'anniversaire d'Isabelle Adjani[1][2].

Notes

[1] C'est aussi celui de de Louis XII

[2] Et c'est également celui de quelqu'un présent sur ce blog à l'occasion

mercredi 26 juin 2019

C'est l'été, il fait chaud, le camping d'Azerat est ouvert

mardi 25 juin 2019

Une sanction nécessaire

lundi 24 juin 2019

Charme allemand

dimanche 23 juin 2019

La science n'a pas dit son dernier mot

La science n'est jamais à court d'idées nouvelles. Elle vient de faire un pas de plus vers le progrès, un bond en avant spectaculaire qui va changer la marche du monde et la vie de plein de gens à travers le vaste monde. En effet, grâce à un ensemble complexe de techniques élaborées et de calculs savants, des chercheurs expérimentés sont parvenus, au sein d'un regroupement de laboratoires de recherche disséminés sur tout le territoire, à mettre au point un procédé révolutionnaire qui remet ni plus ni moins la question même du vivant en cause. Tout ce que l'on croyait savoir à ce sujet est remis en question et les découvertes faites ces temps derniers rebattent les cartes tout en ouvrant des perspectives insoupçonnées auxquelles nous n'aurions pas osé croire si l'on nous les avait raconté encore récemment.
A l'aide de formules compliquées écrites à même le tableau noir, les scientifiques vêtus de leur blouse blanche réglementaire ont convoqué l'ensemble de leur savoir et ont mis leurs meilleurs neurones à contribution pour découvrir et inventer ce que l'on peut légitimement qualifier de particulièrement novateur. Sur des paillasses encombrées de pipettes et autres éprouvettes, ces cerveaux de l'impossible, tous issus des plus brillantes écoles de l'hexagone, fruits des meilleures filières d'excellence de notre pays, ont imaginé l'impossible et l'on concrétisé.
S'il est encore un peu tôt pour voir des applications dans nos vies quotidiennes de tous les jours, il est à parier que nous ne serons bientôt plus ce que nous avons été réduits à être depuis la nuit des temps, depuis que nous étions couverts de peaux de bêtes mortes et que nous chassions âprement avec des bâtons de bois et des outils de pierre. Ce temps est bien fini et nous pouvons aujourd'hui proclamer tout de go que nous sommes entrés de plain-pied dans la modernité du futur dès aujourd'hui.
La gloire et les plus importantes distinctions, le Nobel et la consécration, attendent certainement ces chercheurs victorieux qui permettent une fois encore à notre patrie de briller à l'échelle mondiale et à se hisser une fois de plus au firmament de la pensée universelle. Ce n'est pas être cocardier que d'appuyer sur le caractère foncièrement français de cette avancée majeure de la science fondamentale. Loin d'un chauvinisme mal venu tant la science se doit d'être partagée avec tous et même les étrangers à notre nation, il convient néanmoins de se permettre de se réjouir sans retenue. Ce n'est tout de même pas tous les jours que la Connaissance avec un grand « C » se précipite aussi loin en avant en repoussant loin ce qu'il convient désormais de nommer obscurantisme.
Bien sûr, et vous le comprendrez aisément, nous ne pouvons pas dévoiler l'intégralité des résultats stupéfiants des découvertes fantastiques dont nous parlons à mots couverts dans ces lignes. Tout cela est bien trop important et confidentiel pour que ça puisse être divulgué sans un minimum de précautions. Et puis, il serait dommageable que des puissances étrangères s'approprient tous ces travaux et s'en prévalent pour briller dans des congrès scientifiques avec une flûte de champagne à la main et en se goinfrant indûment de petits fours. Pour ces mêmes raisons, nous ne sommes pas en mesure de vous proposer d'illustration.

samedi 22 juin 2019

La bougie ou l'atome

Avec les nouveaux déboires de l'EPR de Flamanville, la question d'arrêter les frais se pose. A l'origine, il y a une quinzaine d'années, le budget pour la réalisation de ce réacteur de nouvelle génération s'élevait aux alentours de trois milliards d'euro. Aujourd'hui, on ne sait pas quand l'EPR entrera en fonction mais on sait que le budget sera multiplié par quatre au minimum. Sans doute aurait-il fallu prendre la mesure du fiasco lorsqu'il en était encore temps. Entre le couvercle de la cuve réalisé en un acier ne répondant pas au cahier des charges et les imprévus, nous en arrivons à présent à des soudures qui risquent de ne pas tenir le coup.
Pour les cadres du chantier, on pourrait mettre l'EPR en activité et revenir sur les travaux plus tard. Que le bazar risque de nous péter à la gueule n'inquiète pas outre mesure les experts d'EDF. Bon. C'est vrai que l'on peut croiser les doigts, se munir d'une bonne patte de lapin et espérer que tout se passe bien. Et puis, ce serait ballot d'avoir investi autant d'argent pour tout démolir. Il y a eu de l'investissement. L'investissement, c'est un pari sur l'avenir. Le pari que l'EPR finira un jour par produire de l'électricité. Le pari aussi qu'il n'y aura pas de fuite de radiations. Le pari que l'on saura réparer l'EPR plus tard. C'est une partie de poker avec son lot de bluff.
Nous sommes tous pareils. Lorsque l'on a investi une somme dans quelque chose, on est prêt à continuer à investir parce qu'il serait bien dommage de perdre la mise de fond. De peur de perdre de l'argent, on est prêt à risquer d'en perdre plus encore. Vous jouez une certaine somme au casino. Vous perdez. Bon. Au moins, vous aimeriez récupérer la somme de départ alors vous rejouez et vous reperdez et vous avez encore plus à récupérer alors vous jouez encore plus. C'est idiot mais c'est commun. Combien ont acheté une automobile d'occasion et ont investi de plus en plus de fric dans un véhicule qui se dépréciait de plus en plus ?
Si ça se trouve, avec un peu de chance, l'EPR de Flamanville fonctionnera un jour. Il aura coûté cher, il demandera une surveillance poussée, il ne sera sans doute jamais rentable mais nous aurons prouvé à la face du monde comment on sait bien faire avec notre système D dont nous sommes si fiers. Pour minimiser les pertes, on augmentera le coût de l'électricité et on nous racontera combien nous devons être fiers d'avoir de l'électricité propre qui ne produit pratiquement pas de gaz à effet de serre.
Alors le retour à la bougie, ma foi, pourquoi pas ? Plus sérieusement, réduire la consommation, économiser l'électricité (et le reste), remplacer toutes ces petites merveilles technologiques qui fonctionnent grâce à l'électricité par des systèmes mécaniques utilisant la force mécanique de nos petits bras. Les stores électriques, les portails automatiques, les volets roulants, l'électro-ménager inutile, les climatiseurs et tant d'autres ingénieuses machineries.

vendredi 21 juin 2019

L'été va débuter en fanfare

jeudi 20 juin 2019

La route du bonheur

mercredi 19 juin 2019

Annexe de l'EHPAD

mardi 18 juin 2019

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 82

Feuilleton collaboratif du mardi

lundi 17 juin 2019

L'intelligence française sur quatre roues

La plus intelligente des automobiles

dimanche 16 juin 2019

Dessin du 16 juin

samedi 15 juin 2019

Chaussettes

Ce blog ne parle pas suffisamment des chaussettes. D'une manière générale, d'ailleurs, il me semble que l'on ne parle pas assez des chaussettes. Pas plus dans les media qu'à l'Assemblée nationale ou à la tête de l'État. On peut le regretter. A-t-on entendu les ténors de la politique nous entretenir de la chaussette ? Pas dans mon souvenir. La question de la chaussette sera-t-elle au programme du baccalauréat 2019 ? J'en doute. Voit-on des manifestations populaires défiler pour l'avenir de la chaussette ? Pas à ma connaissance. Et pourtant, la chaussette, hein ? Tout de même ! D'accord, je vous le concède, la chaussette ne concerne pas toute la population. Il en est pour la snober, il s'en trouve aussi pour n'en avoir pas l'utilité. Ne prenons que le cas du cul-de-jatte. Il ne se sent pas concerné, nous le comprenons. Nous ne sommes pas si idiot que nous lui enjoindrions d'en faire emplette. Qu'en ferait-il ? Non, nous ne sommes pas idiot et nous comprenons la vie.
Par coquetterie, la femme répugne souvent à porter la chaussette. Il faut bien admettre qu'elle s'associe mal au port de l'escarpin. A contrario, le gendarme est fidèle à la chaussette mais il convient de minimiser ce mérite, le gendarme porte rarement l'escarpin. Du reste, on peut le regretter, ce serait rigolo. Et il est à noter que l'on dit souvent que le touriste allemand n'hésite jamais à porter la chaussette avec la sandale. Il paraît que le président Chirac aurait adopté la pratique. Il a été critiqué pour cela en son temps. Jean-Baptiste Étienne Auguste Charcot, lui, était un inconditionnel de la chaussette qu'il portait haut et fier sur le "Pourquoi-Pas ?". Si l'histoire ne nous dit rien des rapports entre la chaussette et le Général de Gaulle, on sait que Napoléon Bonaparte veillait à avoir une paire de chaussettes propres à chaque matin de la Retraite de Russie. Dans "les Beaux gosses" de Riad Sattouf, on peut remarquer un bel éloge de la chaussette en même temps qu'apprendre que l'on peut en avoir une utilisation insoupçonnée.
Moi, je m'étais dit qu'il me faudrait acheter de nouvelles chaussettes. J'avais remarqué que nombre de celles en ma possession était trouées. Je me morigénais de n'avoir pas su réduire la longueur de l'ongle de mes gros orteils à temps. Le mal était fait, j'étais à la tête d'une collection de chaussettes trouées. La chaussette trouée n'est pas agréable à porter. Le gros orteil a une tendance naturelle à passer à travers le trou et il arrive que le tissu finisse par exercer une pression sur l'extrémité et à la blesser. Cela peut même être douloureux à la longue. Pour l'anecdote, je me souviens d'une promenade dans une grande ville française qui s'est terminée par une claudication inconfortable et une belle ampoule. Il est presque certain que celles et ceux qui m'ont croisé à cette époque ont dû penser que j'avais beaucoup perdu de ma superbe. De peur de recroiser ces gens, je ne suis jamais retourné dans cette ville. La honte ressentie ce jour me met aujourd'hui encore très mal à l'aise.
Et alors, j'avais rangé dans un coin de ma tête l'idée d'acheter de nouvelles chaussettes si, par hasard, un jour mes pas m'amenaient en un commerce en vendant. Cela est arrivé relativement récemment. J'étais parti pour allé visiter des personnes qui me sont amicales et un incroyable imbroglio dont je préfère sourire a fait que j'ai cru qu'elles n'étaient pas chez elles. Rebroussant chemin, j'ai l'idée, puisque j'avais désormais du temps devant moi, d'aller faire quelques courses dans un grand centre commercial de l'agglomération périgourdine. De fait, il convenait que je fasse emplette de provisions à même de m'assurer quelques repas. Je savais qu'il me fallait du café. Je sais toujours qu'il me faut du café. Pour le reste, j'allais faire confiance à mon intuition du moment. Sans plus y penser, dans une allée centrale large comme un boulevard, j'avise un bac plein de chaussettes. Ces chaussettes étaient proposées par lot de douze paires. D'abord, je me suis dit que cela faisait beaucoup pour un seul homme. Douze paires lorsque l'on n'a que deux pieds ! Je vous demande un peu. Quel peut être le cœur de cible ? J'étais circonspect, je me demandais qui allait pouvoir acquérir autant de paires de chaussettes d'un coup quand j'ai été attiré par une affichette annonçant le prix demandé pour un lot de ces chaussettes. 4,58 €. Je sors mon téléphone portable pour utiliser la calculatrice que l'on y trouve. 19 centimes d'euro la chaussette ! 38 centimes la paire ! Je cherche l'arnaque. Cela aurait pu être des chaussettes neuves déjà trouées. Non. Cela aurait pu être des paires dépareillées. Des pointures aléatoires. Pas plus. Des chaussettes sans fond ou, au contraire, fermées des deux bouts ? Non plus. L'offre me semble tellement alléchante que je veux y flairer une entourloupe. Je déchiffre l'étiquette, lis la composition (du coton, un tiers de polyester, un peu de viscose, un poil d'élasthane). Rien de choquant. Ah ! Ils s'y connaissent pour rouler le chaland dans la farine ! Une dernière piste, le pays d'origine. A tous les coups, c'est de la chaussette chinoise tricotée par des lépreux prisonniers d'un centre de détention pour opposants politiques ou par des enfants borgnes dans un orphelinat inepte. Mais non, ce sont des chaussettes portugaises. De l'honnête chaussette européenne. J'en reste comme deux ronds de flan. 39 centimes la paire de chaussette européenne ! Comment cela est-il possible ? Comment l'industrie chaussettière portugaise peut-elle réussir ce tour de force qui consiste à acheter autant de matières premières, autant de machines, autant d'énergie, payer autant de salaires pour que moi, modeste Français de Dordogne, puisse se payer à si bas coût un peu de confort ? Il y a quelque chose que je ne comprends plus dans ce monde, vraiment.
Autrefois était l'œuf. La chaussette avait une valeur réelle. Je n'irai pas jusqu'à prétendre qu'elle coûtait les yeux de la tête mais la chaussette était de ces choses que l'on réparait. Il y avait l'œuf, en bois ou en ivoire, que l'on introduisait dans la chaussette au niveau du trou et qui permettait le reprisage. Le reprisage d'une chaussette nécessitait quoi ? Un bon quart d'heure peut être ? Combien pour un quart d'heure de travail ? Même au SMIC ? Sachant qu'une chaussette neuve vaut 19 centimes d'euros, une chaussette réparée, d'occasion, ne peut guère valoir plus du quart de cette valeur. Cinq ou six centimes, disons. On ne peut pas payer le travail de reprisage dignement, à ce compte. C'est probablement pourquoi plus personne ne reprise les chaussettes trouées. Un règlement, à l'échelle européenne, imposerait-il la valeur de la chaussette à 30 euros (60 euros la paire) que nous verrions la profession de repriseur de chaussette revenir et la courbe du chômage baisser significativement.
Afin de ne pas trahir la confiance que vous avez en moi, je me dois cependant de vous avouer que je n'ai pas encore osé faire usage de ces chaussettes portugaises. Je n'aime pas abîmer les objets neufs d'une part et, d'autre part, je me dis aussi que si jamais, à la tête de l'État ou du parlement européen, on se penche sur ce blog et que l'on reprend mon idée d'un prix minimum pour la chaussette, je pourrai faire une belle culbute.

vendredi 14 juin 2019

Des fleurs au bord du chemin

jeudi 13 juin 2019

Pour les Hannibal

mercredi 12 juin 2019

Se refaire la cerise

Le clafoutis


Ingrédients

  • 500 grammes de cerises équeutées mais avec les noyaux
  • 125 grammes de farine
  • 100 grammes de sucre en poudre
  • 1 pincée de sel
  • 3 œufs
  • 30 centilitres de lait

Préparation

Mettez dans un saladier la farine, le sucre et le sel. Mélangez et ajoutez les œufs un à un en les incorporant au fouet doucement en veillant à ne pas faire de grumeaux. Versez le lait et mélangez bien.

Placez les cerises dans un plat beurré. Versez la pâte par dessus et enfournez pour une quarantaine de minutes.

mardi 11 juin 2019

Le mardi, ce n'est plus feuilleton

lundi 10 juin 2019

Hot-Rod

dimanche 9 juin 2019

De la nature d'art dans la nature

Un jardin, ce n'est pas la nature. C'est ce que je me dis en tentant de réfléchir à ce que j'ai pu voir de la biennale d'art contemporain qui se propose d'investir des jardins autour de Ligueux avec des œuvres artistiques. Le jardin n'est pas la nature et l'art non plus. Dans un cas comme dans l'autre, c'est l'humain qui façonne, qui transforme, qui arrange à son goût. Le jardinier et l'artiste agissent finalement de pareille façon. Une différence notable, tout de même, c'est que le jardinier travaille le vivant. Son œuvre, si l'on peut parler d'œuvre, n'est jamais finie. Elle est changeante, mouvante, vivante mais aussi mortelle. L'artiste, lui, peut-être pas dans tous les cas mais souvent, produit un travail pérenne. Une sculpture ou une peinture peuvent être considérées comme terminées, prêtes à affronter l'éternité. Ainsi, je me dis que l'idée de confronter l'art et le jardin est peut-être une idée intéressante.


Si l'on peut noter une communauté d'intention entre le jardinier et l'artiste plasticien, une intention de faire du beau, les moyens mis en œuvre sont bien différents. C'est peut-être parce que les deux pratiques sont complémentaires, qu'elles visent le même but, qu'elles peuvent s'allier aussi bien. Parmi les jardins mis à contribution, nous pouvions trouver des jardins d'agrément comme un jardin maraîcher. D'une manière intuitive, on différencie ces deux types de jardins en en jugeant un plus utilitaire que l'autre. De fait, une terre cultivée pour produire des fruits et des légumes laisse moins de place à la poésie et au hasard. Il y a bien là un but pragmatique à atteindre : la récolte. Et alors, on peut considérer que c'est une idée bien étrange que de vouloir placer de l'art parmi des tomates, des radis ou de quelconques plantes potagères.


Je le dis au départ, le jardin n'est pas la nature. Du coup, on ne peut pas voir dans la démarche une simple confrontation entre le jardin qui serait naturel et l'art qui serait artificiel. Ça serait tentant et reposant de voir cela sous cet aspect, notez bien. Le jardin est aussi artificiel que l'art. L'un comme l'autre sont le fruit d'un travail de création. Mais, tout de même, dans le cas du jardin, pas toujours je le concède, on peut chercher à faire croire au naturel. Le mythe de la nature a encore de beaux jours avec toutes ces personnes qui pensent se rapprocher de la nature en mangeant bio. Un fruit ou légume bio est le résultat de patientes sélections qui ont conduit à détacher de plus en plus ces branches du vivant de l'état de nature originel.
Et dès lors, on peut s'amuser à se demander si l'art ne peut pas être au moins aussi naturel que le jardin. Dans ces jardins, on pouvait découvrir de nombreuses céramiques. Des pièces réalisées à partir de terre, d'oxydes métalliques, de silice, d'autant de matériaux inorganiques qui, finalement, sont bien plus naturels que les plantes.


En passant d'un jardin à un autre, en utilisant l'automobile parce que ce n'est tout de même pas la porte à côté, j'ai parfois eu quelque difficulté à décider s'il fallait regarder les jardins ou les œuvres artistiques. Sans doute fallait-il voir l'ensemble comme un tout. Ou peut-être pas. Je ne sais pas. Un jardin comme lieu d'exposition est moins neutre, moins cadré qu'un musée ou une salle d'exposition. Parce que, il faut bien le reconnaître, le jardin est souvent en extérieur, on n'est pas limité par les murs, plancher et plafond d'une salle. La vue s'étend jusqu'au paysage lointain, jusqu'au ciel et ses nuages. L'art peut paraître perdu dans l'immensité environnante.
Ceci dit, je vous raconte tout ça mais la biennale se termine aujourd'hui et je sais bien que la plupart d'entre-vous n'aura pas fait l'effort d'aller voir les expositions quand elles seront rangées. Peut-être aurez-vous l'idée d'aller du côté de Ligueux dans deux ans.

samedi 8 juin 2019

Frimeur de Gitane

Gitane Testi

vendredi 7 juin 2019

Bad Boy Bike

Motocyclette de bad boy

jeudi 6 juin 2019

Course à l'énergie

mercredi 5 juin 2019

Art et jardins

Comme je vous sais curieux et désireux de vous remplir la cervelle, je me permets de vous faire part de la tenue d'une biennale d'art contemporain qui se tiendra ces 7, 8 et 9 juin du côté de Ligueux, à deux pas de Sorges, en terres du Périgord.
Il se trouve qu'un ami artiste dont j'ai déjà parlé ici exposera des œuvres réalisées pour l'occasion et il se trouve que je suis intervenu pour la réalisation de ces œuvres avec des outils photographique et informatique. J'irai visiter les expositions situées dans cinq jardins ce samedi après-midi. Le vernissage se déroulera sur la place de Ligueux à partir de 18 heures.

Jean-François Noble, l'artiste plasticien avec qui j'ai collaboré, exposera dans des jardins maraîchers et sur la place de Ligueux avec des œuvres qui puisent dans ses obsessions et son imaginaire. Il y aura des mains, des corbeaux, des appels à l'alchimie et à son histoire paysanne. Ses œuvres investiront les serres du jardin maraîcher et ne manqueront pas, soyons en certain, de susciter émotion, étonnement et émerveillement.
Bien sûr, je comprends que vous ne puissiez pas tous être présents pour cette biennale d'art contemporain. Vous aurez sans doute des occupations diverses et légitimes qui vous tiendront éloignés de l'art. Si tout va bien, je vous ferai un petit compte-rendu.

mardi 4 juin 2019

Un concentré de beauté et de perfection

Seule une stupéfiante mauvaise foi peut permettre la critique négative

lundi 3 juin 2019

Germaine encore

bayerische motoren werke

dimanche 2 juin 2019

Germaines

Est-ouest

samedi 1 juin 2019

C'est beau, c'est turbo, c'est Renault

Renault radicalisée

Haut de page