avril 2019 (30)

mardi 30 avril 2019

Tentative foirée de feuilleton collaboratif du mardi en BD

lundi 29 avril 2019

Grimace d'Alain

Alain Bernard est un personnage. Non. Alain Bernard est multiple ! Il est tour à tour perroquet vert, diable cornu, Écossais en kilt, fantôme en suaire, pirate en sueur ou infirmier en attente de soins. Alain Bernard, journaliste retraité, héros du quotidien, héraut du rire, écume les salons littéraires en n'oubliant jamais de venir accompagné de sa bonne humeur et de ses bonbons qu'il distribue avec générosité.
Il était à Escoire pour la deuxième édition du salon du livre d'humour organisé par HEC avec des collègues des hydropathes de Périgueux. Ils firent des lectures et des jeux de mots, ils poètèrent et rigolèrent et ce fut très apprécié.

Alain Bernard fait l'andouille

dimanche 28 avril 2019

La moto donne l'air plus intelligent

samedi 27 avril 2019

Droit à l'erreur

vendredi 26 avril 2019

Macron d'émission

jeudi 25 avril 2019

Quatre-vingt douzième printemps pour Albert Uderzo par Toutatis !

mercredi 24 avril 2019

D'un extrême à l'autre

On a donc appris que la tête de liste de LaREM, Nathalie Loiseau, avait été candidate d'une liste étudiante d'extrême droite dans sa jeunesse. Mme Loiseau a d'abord raconté qu'elle n'avait aucun souvenir de cet épisode et puis, parce que ça ne fait pas bien sérieux de ne pas avoir de mémoire à ce point, elle a prétendu qu'elle n'avait pas perçu l'orientation politique de cette liste, l'Union des étudiants de droite, émanation du Groupe Union Défense. Enfin, elle a plaidé l'erreur de jeunesse. Bien entendu, et on n'en attendait pas moins, les forces vives de LaREM apportent leur soutien à Mme Loiseau.
Le droit à l'erreur, le droit à la mémoire sélective, le droit à la bêtise dont se prévaut Mme Loiseau sont bien pratiques mais on ne peut raisonnablement pas lui dénier d'être dans l'erreur, de n'avoir pas de cervelle ou d'être bête. Après tout, ce ne doit pas être de sa faute, la pauvre. A mon avis, ça ne doit déjà pas être simple à vivre au quotidien. En plus, mais là non plus elle n'y peut rien, elle semble avoir autant de charisme qu'une huître échouée sur une feuille de papier hygiénique. Moi, je n'ai pas compétence à me prononcer sur le sujet mais aurais-je été en charge de trouver une tête de liste pour les élections européennes que j'aurais sans doute choisi autre chose, n'importe quoi sauf ça. Un parpaing, par exemple. On n'a jamais reproché à un parpaing ses pertes de mémoire ou ses engagements politiques passés.
Sur France Inter, une journaliste a tenté de prendre la défense de Mme Loiseau en rappelant Jospin et le Lambertisme ou Chirac et sa présence auprès du PCF. Et moi, je trouve que c'est plutôt bien que l'on rappelle ça, histoire de dire que, finalement, tous les politiques ont des casseroles qui leur collent au cul et que c'est tout boudin blanc et blanc boudin. Après, bien sûr, on peut être journaliste et avoir des idées, des opinions. Par exemple, ce matin même, un chroniqueur insupportable a parlé du cas du journaliste Gaspard Glanz qui aurait, selon lui, un peu trop d'idées politiques. C'est qu'il ne faut pas en avoir trop non plus. Il faut juste ce qu'il faut d'idées et plutôt des bonnes qui vont dans le bon sens. Ça n'a pas grand chose à voir avec le sujet mais toujours à propos de Gaspard Glanz, il a été dit que ce n'était peut-être pas tout à fait un journaliste vrai dans la mesure où il n'aurait pas de carte de presse. Un pas tout à fait journaliste avec des idées de gauche, ça mérite bien d'être mis au ban de la société.
Donc, le droit à l'erreur de jeunesse. On en a tous fait, des erreurs de jeunesse, on ne va pas le nier. Pour beaucoup, la première erreur a sans doute été de naître. Je trouve dommage que le fœtus n'ait pas le sens de la dignité nécessaire pour se suicider avant qu'il soit trop tard. J'en connais des tonnes qui m'auraient pas manqué s'ils n'étaient pas nés. Mais bon, les gens naissent et ils commencent à vieillir. La vie, c'est souvent faire des choix. On peut se tromper, faire des mauvais choix, faire des erreurs. Moi-même, je suis presque certain d'en avoir fait, des erreurs. Il faut vivre avec. Parfois, on fait des erreurs dont on n'est pas très fier. Alors, on ne va pas aller clamer en public qu'on a fait telle ou telle connerie, on tente de sauver ce qui peut encore l'être. Parfois, on commet des erreurs qui entraînent que l'on soit obligé de persister dans l'erreur. Il serait trop coûteux d'effacer l'ardoise et de repartir de zéro. Alors, on continue, on arrive à se persuader que ce n'était pas une erreur mais un plan de carrière ou un style de vie.
J'en sais certains qui se bouffent les doigts d'avoir commis des gosses cons comme c'est pas permis et qui, en société, prétendent qu'ils sont heureux d'avoir des rejetons pareils, par exemple. D'autres sont allés à l'école pour apprendre un métier à la con et ils ont fait carrière, sont montés dans la hiérarchie, ont vu leur pouvoir d'achat augmenter. Ils racontent qu'ils ont réussi leur vie et je n'en doute pas un instant. Réussir une vie de merde, oui !
Dans la vie, on est amené à faire des choix et donc à faire des erreurs. Le problème, c'est que l'on n'accepte pas de ne pas choisir. Vous savez, c'est le choix entre la peste et le choléra. On croit que la marche du monde tient au choix que l'on nous propose. On croit qu'il faut choisir entre le Pen et Macron, qu'il faut choisir entre Mme Loiseau et la pêche à la ligne. Je pense que la grande force, c'est de pouvoir suspendre son choix, de savoir dire que non, je ne choisis pas, que je ne comprends pas les termes de ce choix, les enjeux. Je pense qu'il est préférable de passer pour un gentil idiot que pour un méchant salopard.

mardi 23 avril 2019

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 79

Feuilleton collaboratif du mardi

lundi 22 avril 2019

Vous avez certainement quelque chose de plus intéressant à faire en cet instant

dimanche 21 avril 2019

Pâques Man !

samedi 20 avril 2019

Quand on veut, on peut

vendredi 19 avril 2019

Les Parisiens sont assez laids

jeudi 18 avril 2019

L'humour, c'est de la merde

mercredi 17 avril 2019

Humour et émotion

mardi 16 avril 2019

L'émotion est à son comble

De partout dans le monde et jusque dans le Berry, les témoignages fusent pour dire la peine, le désarroi, l'incrédulité et la colère. Le joyau de l'art gothique, le symbole de la chrétienté, le monument parisien le plus visité a bien failli périr. C'est Hugo, c'est Paris, c'est la France qui a été touché jusqu'au plus profond de ses entrailles nouées. Quelle tristesse ! Quel malheur indicible ! Ah ! Saurons-nous nous en remettre ?
Hier soir, il fallait entendre chialer M. Bern sur les antennes de France Inter. C'était poignant, on avait bien envie de lui prêter un mouchoir au pauvre homme épleuré. Il fallait aussi entendre M. Trump réclamer que l'on envoie les Canadairs déverser des mètres cubes de flotte sur la cathédrale en flammes. Ceci dit, une auditrice, dame âgée, avait proposé la même solution sur les antennes de la radio. Une bonne idée est souvent partagée. Nous avons aussi entendu Odon Vallet dire son malheur et l'histoire du bâtiment. M. Mélenchon appelait à une trêve dans la vie politique et d'autres voix s'élevaient bientôt pour conspuer les responsables supposés, criminels doublés d'inconscients, d'incapables, d'idiots, de crétins, de malfaisants. On n'était pas loin de crier à l'attentat à la bêtise.
Combien nous a-t-on dit et redit que Notre-Dame de Paris datait du XIIe ou XIIIe siècle ? Combien nous a-t-on aussi rappelé que Viollet-le-Duc avait présidé à sa restauration au XIXe siècle et que c'était à lui que l'on devait cette flèche qui s'est effondrée sous les yeux horrifiés d'un peuple fasciné par l'événement, collé à son écran de télévision. Aussi, et c'était important de le rappeler, on nous a expliqué que Hugo (Victor), avait écrit son roman avant la restauration de Viollet-le-Duc ET que ce roman est… un roman. On nous a causé des grandes orgues et des reliques authentiques (dont la couronne d'épines de J. C. tout de même). Et puis, on nous a raconté que jamais nous ne serions capables de reconstruire à l'identique à moins d'y mettre des plombes et un pognon de dingue. Bref, on a meublé.
Parce que, dans le fond, hein ? Bon. Je ne vais pas dire que je suis insensible et que je m'en contrefous mais ce ne serait pas si éloigné de ce que je pense en mon for intérieur à moi. Je ne suis jamais entré dans cette cathédrale mais je l'ai vue de près, presque à la toucher. Alors, oui, c'est grand, oui c'est connu, oui ça impressionne un peu mais à part ça ? Franchement, ce n'est pas très beau non plus. C'est maniéré, c'est fait de bric et de broc, on sent qu'on a mis le temps pour bâtir l'ensemble et que l'architecte du départ n'était pas celui de l'arrivée. Après, je ne suis pas attiré par les lieux de culte en général. Je ne vais pas tenter de vous convaincre qu'il y a pire que cet incendie dans le monde. Je ne vais pas non plus tenter de vous convaincre que l'on a presque plus pleuré le manque à gagner en matière de tourisme que l'aspect historico-culturo-artistique de la construction.
Les riches annoncent qu'ils vont donner du fric. D'ici quelques années, on aura de nouveau un beau piège à touristes au cœur de la capitale et tout sera bien. Même, ça sera peut-être mieux puisque j'ai entendu ce matin que l'on réfléchissait déjà à ne pas renouveler les erreurs et fautes de goût de Viollet-le-Duc. Moi, je me dis que ce qui serait cool, ce serait que l'on reconstruise au plus juste des origines et que l'on disperse quelques gueux sur le parvis restauré. Quelques culs-de-jatte, quelques mendigots lépreux, quelques affamés borgnes, quelques gueuses décharnées et édentées. Une belle cour des Miracles plus belle que celle imaginée par Disney, avec des vraies odeurs et des miasmes d'origine contrôlée. Du Label Rouge garanti, de l'authentique authentifié. Ou alors, on rase tout ce bazar et on construit autre chose, plus utile à tous.

lundi 15 avril 2019

Je n'avais pas d'idée, je n'avais pas envie et puis je n'ai pas eu le temps

En conséquence, il n'y a rien.

dimanche 14 avril 2019

Par delà la mort reste la pomme de terre

Ce matin, tandis qu'un rhume scélérat m'accablait jusqu'au plus profond de mon être, je réfléchissais d'une humeur badine à la mort, à la maladie, à la souffrance et à la décrépitude. Je me disais que l'idée même de la mort, bien qu'attirante et séduisante, était tout de même un peu trop entourée de mystères divers pour une personne qui, comme moi, se pique de refuser, justement, le mystère et tout ce qu'il entraîne de charlatanisme et de croyances.
Malgré le nez qui coulait, je décidais donc d'essayer de ne pas mourir dans l'immédiat. Bien sûr, la mort aurait pu être la solution. A-t-on seulement jamais vu un mort éternuer ? Il ne me semble pas. Et quand je parle d'éternuements, je sais de quoi il en retourne. Ce matin, j'ai arrêté de compter après le huitième. J'avais la main pleine de morve, c'était dégueulasse, et je me suis traîné accompagné des explosions morveuses jusqu'au lavabo pour nettoyer les dégâts. J'avais perdu de ma superbe, je vous l'assure. M'auriez-vous vu à cet instant que vous eussiez sans doute considéré qu'il en était fini de l'insolent ascendant sur le reste du genre humain, que le phare de la pensée que je me targue d'être avait bien du plomb dans l'aile. Fort opportunément, je me cachais pour expulser des fosses nasales ces malheureuses sécrétions peu appétissantes. Cela me fait mal de devoir le reconnaître mais je n'étais pas très fier de moi et de mon corps défaillant.
Puisque j'avais écarté pour un temps l'idée de mourir, je continuais à vivre. Mais alors, il me fallait trouver une autre raison de penser. Je ne peux vivre sans penser. C'est un besoin vital, une condition sine qua non de mon existence. C'est que j'ai un cerveau bouillonnant qui est déjà réservé par la faculté qui tient à pouvoir le montrer aux jeunes étudiants pour les édifier. Ce cerveau est parfois pesant et, en ces rares moments d'effondrement que je peux connaître, je me prends à rêver d'en avoir un plus commun. Hélas, on ne commande pas à l'heure de la distribution de l'intelligence et ce n'est pas ma faute d'avoir eu droit à du rab lors de l'opération de dotation en neurones de qualité supérieure. Il est probable que d'autres aient pu s'en sentir spoliés mais qu'ils ne m'en veuillent pas, je ne suis en rien responsable de cet état de fait. Je suis désolé.
Penser à autre chose, c'était envisageable. Justement, un filet de pommes de terre était là. On ne réfléchit jamais assez au sujet de la pomme de terre, humble tubercule sans forme réelle, sans noblesse aucune. Et pourtant ! La pomme de terre est un miracle. J'illustre mon propos avec ce filet de pommes de terre photographié avec amour et déférence.


Si l'on considère trop souvent la pomme de terre comme l'aliment des masses laborieuses et populaires, si l'on ne lui prête ni qualité particulière ni intérêt notable, considérant bien à tort qu'elle est juste bonne à nourrir, à remplir la panse et à rassasier à bon compte, il ne faut pas oublier que tant de grands hommes on su l'accueillir à leur table. Nous ne citerons ici que le Général de Gaulle, Albert Einstein, Marie Curie, Pablo Picasso et Sylvie Vartan. Tous ont mangé de la pomme de terre, qui en purée, qui en frites, qui à l'eau.
La pomme de terre est frappée d'ostracisation. Les auto-proclamées élites que sont les thuriféraires de la culture biologique ne daignent pas s'abaisser à parler de la cause de la pomme de terre. Parle-t-on seulement, dans les salons, de la pomme de terre issue de la culture naturelle ? Non ! La carotte, la tomate, l'échalote ou la courgette ont droit de cité aux étals du maraîchage pour bobo écolo, pas la pomme de terre sinon à la marge, en tordant le nez et sans s'en vanter en société.
Connaissez-vous seulement une personne de ces CSP+ qui chante les louanges de la pomme de terre ? Je n'en connais pas. Ces personnes sont intarissables pour vous assommer de leurs propos débilitants à propos des "petites verrines affolantes" de Solange ou du "petit maraîcher bio" qui leur procure des fruizélégumes bios de toute beauté à la saveur incomparable ou du "petit vin" tiré d'une "petite vigne" sans intrants chimiques. Mais pour parler, en bien ou en mal, de la pomme de terre, il n'y a plus personne. C'est lamentable, c'est regrettable, c'est sot.
Est-ce que vous croyez que Macron et ses sbires s'intéressent à la pomme de terre ? Rien ne peut seulement le laisser penser et cela en dit long du mépris que ces nuisibles peuvent cultiver à l'encontre du bas peuple. La pomme de terre, ça ne fait pas assez "premier de cordée", ça ne fait que Gilet jaune, pue-la-sueur, chômeur. La start-up nation voulue par ce président de pacotille n'a que faire de la pomme de terre qu'elle ne croit pas assez moderne. Snober la pomme de terre, c'est snober le peuple de France.
Qui saura construire un programme politique autour de la question de la pomme de terre aura le soutien du peuple et c'est à cette condition que le peuple pourra prendre le pouvoir et prendre en mains son avenir.

samedi 13 avril 2019

Restitution du grand débat national

vendredi 12 avril 2019

Camion avec pot

jeudi 11 avril 2019

Hop ! Hop ! Hop !

mercredi 10 avril 2019

Un mystère sans mystère

Liaan, gentil lecteur et auteur de ce blog qui nuit (très) grave ! nous envoie un petit mot par courrier électronique accompagné d'une image.

je te joins une photo prise il y a quelques années lors de la fête à Changé. Différents artistes s'étaient installés dans le parc, dont celui-là. Que faisait-il ? Je n'en sais absolument rien. Il devait travailler avec du feu, car un extincteur est bien en vue. J'aime bien la construction de la cabane. Peut-être pourrais-tu mettre cette image sur le blog, afin de poser la question aux fidèles du blog ?

Je suis aussitôt parti faire une recherche sur Internet.

Il ne m'aura pas fallu bien longtemps pour apprendre que cette animation, ce spectacle, était née de l'imagination de la compagnie Cirkatomik et qu'il s'agit là d'une forme de cabine de photographie où l'éclairage est produit par des flammes générées par la dispersion sous pression de produits en poudre tels que le cacao devant une flamme.

On peut voir une vidéo à l'adresse suivante : vidéo de Photoflamme

mardi 9 avril 2019

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 78

Feuilleton collaboratif du mardi

lundi 8 avril 2019

Du bois qui fume

dimanche 7 avril 2019

Dessin du 7 avril

samedi 6 avril 2019

Bobo la tête

Lorsque le jeune roi de France Charles VIII se cogne le front au linteau de la galerie Hacquelebac du château d’Amboise, il se fait mal et il meurt après une longue agonie de neuf heures. Il a alors 27 ans et nous sommes en 1498. 
Comment un roi de France a-t-il pu mourir d’une façon aussi stupide ? L’Histoire n’est pas très prolixe. Comment un roi de France peut-il se heurter le front au linteau d’une galerie ? Etait-il si exceptionnellement grand que ce linteau était si bas ? Quelles sont les responsabilités des architectes qui conçurent cette porte basse ? On ne le sait pas. Ce que l’on sait, c’est que le roi devait être pressé d’assister à une partie de jeu de paume. Une autre version des faits prétend qu’il était pris d’une pressante envie de pisser et que dans la précipitation il oublia de baisser la tête pour pénétrer dans cette galerie. Peu importe, ce qu’il convient de noter, c’est qu’un roi de France, fils de Louis XI et époux de Anne de Bretagne, a pu mourir d’un choc porté à la tête. 
En 1498, si l’Amérique a bien été découverte et si nous sommes passés du Moyen Âge à la Renaissance, nous sommes toujours au XVe siècle. Dans les faits, la Renaissance n'est encore qu'une vague idée d'intellectuels, une affaire qui occupe les bobos de l'époque qui souhaitent le changement. Il faut bien tenir compte que nous n'avons alors ni eau chaude au robinet ni électricité à tous les étages. Et ne parlons pas de la 4G qui est bien loin d'être seulement imaginée ! Cette fin de siècle est encore faite d'obscurantisme et d'obscurité. C'est d'ailleurs peut-être parce que les pièces du château d'Amboise étaient mal éclairées que le jeune roi courut à grandes enjambées vers son funeste destin la tête haute.
On pleura le jeune roi défunt et on lui chercha un successeur. Ce fut Louis XII. Ce roi trépassa le 1erjanvier 1515. Finalement, ce ne fut pas une grande perte puisque cela a permis à François 1er de monter sur le trône. Et ce roi là, pardon, c'est un roi qui aura su marquer son époque et qui laisse un souvenir vivace dans nos esprits. Ce roi né à Cognac, en Charente, meurt prématurément en 1547 et laisse la place à Henri II qui aimait à fabriquer des buffets aujourd'hui passés de mode.
Il faut attendre 1589 pour voir un Palois monter sur le trône. C'est un Bourbon et il meurt rue de la Ferronnerie, à Paris, en 1610, assassiné par un fou Charentais du nom de Ravaillac qui le paiera cher.
Plus tard encore, il y aura un Louis quatorzième qui laissera des traces du côté de Versailles et qui sera opéré d'une fistule anale. Nous sommes alors en plein dans le 17esiècle et l'affaire du linteau du château d'Amboise n'est toujours pas réglée. Les experts se succèdent de génération en génération, mandatés qu'ils sont par les assurances qui rechignent à payer.
Il faut attendre la Révolution française pour qu'une solution soit proposée. Puisqu'il est hors de question de faire entendre raison aux assurances, que les architectes ne veulent rien entendre et que les maçons refusent désormais de servir un roi déchu, on décide de considérer le problème sous un œil nouveau. Puisque l'on ne peut relever le linteau de cette galerie du château d'Amboise, on va raccourcir le roi au niveau des épaules. Ainsi, il devrait pouvoir aisément passer de la pièce à la galerie sans se heurter le front. Front qui, du reste, hein… Bon. Le roi profite du décolletage pour décéder. De rage, les révolutionnaires prennent sur eux de détruire en partie le château d'Amboise.

vendredi 5 avril 2019

Macron=Bouteflika

jeudi 4 avril 2019

Un clou et une ficelle

mercredi 3 avril 2019

Iris de printemps

mardi 2 avril 2019

Sur la piste du génie

Les enquêteurs Dan Ball et Ali Soue étaient partis tôt ce matin là. Ils avaient reçu pour mission de remonter la piste qui devait mener jusqu'au génie des sales pages masqué repéré à Changé, en Mayenne, là-bas, loin, aux limites du monde civilisé, en des terres inhospitalières et désolées. Ils avaient maugréé, ils avaient tenté de transiger avec leurs supérieurs mais ces derniers avaient été fermes et décidés, c'étaient à ces deux enquêteurs d'élite que revenait la difficile affaire. Il dépendait d'eux de faire toute la lumière sur celle-ci. Ils avaient pris la route pour Angoulême en prenant les petites routes dans ce petit matin qui déjà les éloignait du Périgord glorieux.
Après une halte propice à la vidange de leur vessie, les deux fins limiers reprirent la route. Ali avait pris le volant et il conduisait vite en gardant un œil vigilant pour traquer les éventuels radars. On avait quitté la Charente, on était dans le département de la Vienne, on se dirigeait vers les Pays de la Loire et le département du Maine-et-Loire, Angers. Ils y prirent un repas. Dan Ball devait y rencontrer un informateur qui rejoignit les enquêteurs alors que les cafés étaient servis. Discrètement, ils se rendirent dans un pavillon servant de couverture et ils convinrent de la suite de l'affaire pour le lundi suivant au plus tard.
Ali Soue reprit le volant et la petite centaine de kilomètres les séparant de Changé fut avalée rapidement sans problème majeur. Un rendez-vous avait été donné pour 16 heures à la médiathèque municipale. Malgré quelques difficultés pour trouver le lieu et grâce à l'aide bienveillante des indigènes, l'automobile s'arrêtait devant le bâtiment de facture moderne à 15h59. Les deux enquêteurs se précipitaient dans la médiathèque et se dirigeaient d'un pas décidé jusqu'à l'accueil où on leur appris que le génie des sales pages masqué était déjà reparti. C'était un coup dur. Sous l'œil réprobateur de Dan Ball, l'agent spécial Ali affirma avoir pourtant envoyé un courrier électronique au génie des sales pages. Il partit à l'automobile pour y prendre le téléphone portable qu'il avait dans une poche de sa parka militaire pour le cas où il aurait quelqu'un à appeler ou, cela pouvait arriver, répondre à un appel. Il chercha le numéro de téléphone du génie des sales pages qu'il avait réussi à se procurer et attendit que l'on décrochât. L'attente parut longue mais enfin une voix se fit entendre. C'était lui ! Le temps grimper sur son vélo et il arrivait.

L'enquête était délicate et il était question de ramener des preuves photographiques. Chargé de son sac, Ali avait déjà l'appareil photo bien en main et il vérifiait ses réglages. Il n'était pas question de foirer la mission par un manque de préparation.
La bicyclette arriva chargée du corps puissant du génie des sales pages lui-même. Il ne fallait pas paraître impressionné, c'était une des bases du métier de l'enquêteur, ne rien laisser paraître, laisser penser que l'on en avait vu d'autres et pas des moindres. Pensez donc ! Les enquêteurs saluèrent le génie des sales pages et ils entrèrent à sa suite dans la médiathèque. Afin de déstabiliser le génie des sales pages, les enquêteurs décidèrent de le bombarder de questions abruptes dès tout de suite et sans plus attendre. Dan Ball menait l'interrogatoire tandis que Ali Soue faisait des images.

Les planches sont bien présentes, on ne nous avait pas menti

Il s'agissait de ramener un maximum d'éléments de preuve pour accréditer l'existence du génie des sales pages. Il convenait de réussir à ramener une photo de lui et il s'agissait de ne pas se rater sur ce coup. Usant d'un stratagème astucieux, maquillé en touriste japonais, Ali faisait mine de photographier un peu tout et n'importe quoi avec l'espoir que l'on finisse par ne plus faire attention à ses agissements et, surtout, que l'on ne comprenne pas ses buts réels.

le génie des sales pages est dans la boîte !

Roué, fin psychologue, l'enquêteur Ball avait pensé à se munir de documents capables d'attirer le génie des sales pages dans ses rets. Il les agita à bonne distance du génie des sales pages qui ne put rester insensible à l'appât et s'approcha pour mieux voir ce dont il s'agissait. Non loin de là, Soue mitraillait dans son costume nippon sans discontinuer.

Le piège se referme sur le génie des sales pages attiré par les colifichets remués sous son nez !

Le piège se refermait sur le génie des sales pages. Les photos se multipliaient, l'identification ne ferait désormais plus aucun doute. Il s'agissait à présent pour le miraculeux Dan Ball de convaincre le génie des sales pages d'accepter de réaliser un dessin de sa main sur un ouvrage précis en échange d'un imprimé illustré amené pour le piéger.

Dan Ball fait mine de remettre son cadeau dans sa besace sous l'œil on ne peut plus inquiet du génie des sales pages qui pense son cadeau déjà perdu.

Finalement, le génie des sales pages accepte le marché non sans déclarer qu'il faudra que les enquêteurs acceptent de le suivre dans son repaire. Dan Ball et Ali Soue sentent le piège mais ils se savent assez forts pour s'en sortir la tête haute quitte à user de violence si nécessaire. Avant de suivre le génie des sales pages, Dan Ball vérifie sur un album mis à disposition des visiteurs de la médiathèque que les plans de la bombe à neutrinos corvo-parallèle ne s'y trouvent pas. Rassuré sur ce point, il accepte d'abandonner sa lecture là où il en est.

Il y a tout de même bien trop de 2cv jaunes pour que ça ne cache pas autre chose.

Mais soudainement, le génie des sales pages s'en vient à se demander s'il ne serait pas en train de tomber dans un traquenard à son insu. Il décide de réfléchir en son for intérieur toute affaire cessante sans plus faire attention à cet imbécile de Japonais qui continue à photographier tout et n'importe quoi.

le génie des sales pages en pleine réflexion

D'un seul coup, sans que personne ne s'y attende, le génie des sales pages a un coup de génie des sales pages soudain. Il se précipite à l'extérieur de la médiathèque de Changé (Mayenne) et enfourche sa bicyclette. Les enquêteurs n'ont que le temps de rejoindre leur automobile et de se lancer dans une folle course-poursuite. Heureusement, le génie des sales pages est gêné dans sa progression par un véhicule agricole manœuvrant à faible allure. La filature, discrète, permet d'interpeller le génie des sales pages alors qu'il tente de cacher son vélo dans son garage pour le soustraire à la vision des enquêteurs. Il est pris la main dans le sac et il ne peut faire autrement, dès lors, que de se rendre sans condition.

le génie des sales pages accepte de montrer son laboratoire secret où il élabore ses dessins

Les enquêteurs s'en doutaient un peu mais à présent c'est une certitude solidement chevillée au corps qui les convainc totalement : le génie des sales pages est droitier et il dessine au Rotring© ! Sous la menace, le génie des sales pages accepte de dessiner gratuitement une 2cv sur une page de son album de bandes dessinées. A présent, il a compris que le Japonais était plutôt un Égyptien déguisé voire un Libanais travesti. Il n'est plus en mesure de lutter, il a baissé les bras, il se laisse photographier la mort dans l'âme. Les forces de l'ordre ont vaincu !

La mine est grave mais la main s'exécute. le génie des sales pages n'est plus de taille à lutter contre les enquêteurs qui ont gagné la bataille

le génie des sales pages essaie de justifier ses actes mais il n'est pas dans les missions de nos enquêteurs d'élite de juger du bien fondé de ses agissements. Se saisissant d'un dossier, le génie des sales pages montre à un Dan Ball et à un Ali Soue impavides ses secrets les plus intimes, la documentation qu'il utilise, les résultats de ses recherches.

le génie des sales pages prend les enquêteurs à témoin en dévoilant des planches originales encrées au noir. Suspectant que l'on tente de les amadouer, les enquêteurs ferment les yeux.

Dans une ultime tentative désespérée, le génie des sales pages essaie alors de mettre la main sur un jerrycan d'essence sans plomb qu'il garde toujours par-devers lui pour les cas les plus désespéré afin de s'immoler par le feu. Ainsi, ses plans secrets qui auraient pu lui permettre de conquérir le monde disparaîtraient avec lui dans un incendie spectaculaire et chaleureux. C'était sans compter sur le professionalisme des deux enquêteurs qui, subrepticement, avaient écarté allumettes et briquets. Alors, tout alla très vite. Le coupable était désormais débusqué, il n'y avait plus aucun doute, on le tenait. Le monde libre était sauvé ! Avec un rien de solennité, Dan Ball extirpa une paire de menottes du fond de la poche gauche de son pantalon de velours cotelé et les passa aux poignets du dangereux génie des sales pages du mal. Son sort allait désormais être du ressort de la justice. Les enquêteurs, une fois encore, avaient rempli leur mission avec célérité et ils pouvaient espérer une belle promotion.

le génie des sales pages juste avant de se faire passer les bracelets essayant une dernière fois d'endormir nos valeureux enquêteurs avec des crayonnés d'ambulance Citroën servant de travaux de recherche pour un feuilleton en bandes dessinées prétendument publié chaque mardi.

lundi 1 avril 2019

Première moto d'avril

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