mars 2019 (31)

dimanche 31 mars 2019

Pissenlits de printemps

Pissenlits et viaduc

samedi 30 mars 2019

La Révolution en marche

gilet-jaune-revolte.jpg

vendredi 29 mars 2019

Contribuables, accélérez !

C'est une information donnée par la radio nationale ce matin que l'on ne saurait qualifier autrement que croquignolesque. En dégradant, cassant, couvrant, peinturlurant les radars, les Gilets jaunes seraient à l'origine d'un manque à gagner de six-cent soixante millions d'euros au titre des recettes fiscales. On apprend donc que ces radars seraient de facto des quasi fonctionnaires chargés de collecter l'impôt et, par voie de conséquence, l'automobiliste irrespectueux des limitations de vitesse un contribuable espéré par Bercy.
Un temps, j'ai pensé que ces radars visaient à faire respecter ces limitations de vitesse afin de faire baisser "l'insécurité routière" et le nombre d'accidents. Candide, je pensais que ces radars étaient là pour notre bien à tous, que l'on voulait nous protéger. Il n'en est rien ! Ces radars sont là pour ponctionner le citoyen et garnir les caisses de l'État. C'est bien que ce soit enfin clairement dit.
On accuse donc les Gilets jaunes de nuire au budget commun. A cause d'eux, notre pays ne va pas pouvoir boucler les fins de mois. Hier, nous apprenions que la dégradation de ces radars avait provoqué un accroissement du nombre d'accidents et de décès chez les piétons et cyclistes. On en apprend tous les jours. On pourrait se demander si la communication gouvernementale ne serait pas défaillante. N'y aurait-il plus personne pour relire les déclarations et relever le ridicule qu'elles peuvent contenir ?
Le responsable est le Gilet jaune. A cause de lui, l'État n'a plus de sous ; à cause de lui, les cyclistes meurent ; à cause de lui, les assurances sont exsangues. Le Gilet jaune est la cause de tous les maux. Donné en pâture au bon peuple, voué aux gémonies, livré à la vindicte populaire, le Gilet jaune. C'est lui l'ennemi, c'est lui le responsable, c'est lui qu'il faut combattre ! Ne nous y trompons pas. Macron et ses sbires sont nos amis, des amis qui veulent notre bien.

jeudi 28 mars 2019

La parole du gouvernement sera portée avec toujours plus de sincérité

mercredi 27 mars 2019

Homme libre, toujours tu chériras la mer

mardi 26 mars 2019

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 77

Feuilleton collaboratif du mardi

lundi 25 mars 2019

Une motocyclette qui fait boulou

dimanche 24 mars 2019

Roulons vite au nez et à la barbe des gendarmes

samedi 23 mars 2019

La Lune est là, mais le soleil ne la voit pas

vendredi 22 mars 2019

La moto, j'en connais un crayon

jeudi 21 mars 2019

Sortons les armes

mercredi 20 mars 2019

Stupeur et tremblement

J'étais en train de m'emmerder à tenter de faire fonctionner un truc quand je n'ai pas compris ce qu'il se passait. C'était un truc assez curieux, un peu comme si un avion à réaction venait de franchir le mur du son ou qu'un gros camion passe sans baisser la vitesse sur le ralentisseur installé sur la route mais en plus fort, plus long et plus silencieux. J'ai senti le parquet trembler, j'ai entendu la charpente craquer et je me suis bien demandé ce que ça pouvait être. Assez rapidement, j'ai bien pensé à un tremblement de terre mais j'habite un coin normalement bien à l'abri de ces phénomènes. J'ai continué à bosser.
Un peu plus tard, j'ai entendu à la radio qu'il y avait bien eu un tremblement de terre dont l'épicentre était quelque part entre la Gironde et la Charente-Maritime et qui a été ressenti jusqu'à 150 kilomètres. De mémoire, c'est la première fois que je ressens ça et je pense que je n'apprécie pas des masses.

mardi 19 mars 2019

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 76

Feuilleton collaboratif du mardi

lundi 18 mars 2019

Un arbre

dimanche 17 mars 2019

Route solaire en Normandie

samedi 16 mars 2019

De l'importance de ses petites habitudes dans la marche du monde

Revoir mes habitudes pourrait avoir des implications insoupçonnées sur la marche du monde. Dit comme ça, on pourrait penser à une prétention exagérée, un manque flagrant d'humilité caractérisé. Et pourtant, je pèse mes mots, je les ai pensés et réfléchis. J'attends de vous que vous lisiez ces lignes avec autant de soin que j'ai pu en apporter à leur rédaction.
Pour que mon propos soit compréhensible, il sera peut-être nécessaire que je l'explicite. Il serait dommage que l'on puisse penser que je n'ai fait qu'aligner des mots pour constituer des phrases vides de sens. Surtout que ma volonté est qu'il y en ait, du sens. Beaucoup de sens. J'en connais qui écrivent pour ne rien dire, qui font du remplissage en mettant bout à bout des formules toutes faites et finissent par noyer le lecteur dans une accumulation de littérature indigeste vide de sens. Il est trop simple de masquer une absence de sens sous un épais manteau de mots à l'apparence savante et de bricoler des phrases qui n'en finissent pas de s'allonger dans la durée avec le seul but de feindre un propos profond et intelligent alors que, il faut le reconnaître, ça sonne terriblement creux et ça n'a pour autre fonction que de faire perdre pied en poussant le lecteur à se demander ce que l'auteur a bien pu vouloir dire en commençant cette phrase et pourquoi il est parti sur une autre idée qui ne semble pas avoir de lien réel avec ce qui pouvait être promis au départ et plus aucun du tout avec ce que l'on peut trouver à la fin, un peu comme si on vous parlait de la tarte aux endives après vous avoir demandé de vous concentrer sur l'enrichissement de l'uranium dans un premier temps. Moi, j'appelle ça du foutage de gueule, ni plus, ni moins.
Mais revenons à nos moutons. Je sens que, tout d'abord, il convient de préciser que je ne suis pas certain que la recette de la tarte aux endives existe. D'ailleurs, admettons qu'une telle chose existe puisque l'on s'intéresse à ce sujet qui, selon moi, ne le mérite pas. Je me dis que si cette recette existe, il n'est pas certain qu'elle soit intéressante. Non parce que, les endives, je ne sais pas si vous serez de mon avis, sont des légumes assez aqueux et il me semble que ça aurait plutôt tendance à détremper le fond de tarte. Alors oui, on pourrait sans doute concevoir une recette avec de l'endive (aussi appelée chicon) qui serait prise dans un appareil, une sorte de flan. On aurait alors quelque chose que l'on pourrait appeler "quiche aux endives". Pourquoi pas ? Personnellement, je ne m'y risquerai pas. Quoi que, si ça se trouve, ça peut être intéressant. Sinon, on peut aussi braiser ces endives dans du beurre en ajoutant du sel et du poivre. Certains persistent à tenter de contrer l'amertume de l'endive en pratiquant l'adjonction de sucre. Je m'élève contre cette pratique d'une part parce que cela enlève ce qui fait la spécificité de l'endive, son amertume, et, d'autre part, parce qu'il est bien connu que les endives d'aujourd'hui sont bien moins amères que ce qu'elles ont pu être. Admettez que si vous n'aimez pas l'amertume de l'endive il vous est facile de manger autre chose. Je ne peux pas comprendre que l'on décide malgré tout de manger des endives quand on ne les apprécie pas. Ça me semble absurde.
L'endive serait une chicorée. A présent, je n'en suis plus absolument sûr mais il semblerait que la chicorée à endives ne serait pas la même que la chicorée à chicorée. La chicorée est en perte de vitesse. Lorsque j'étais jeune, il n'était pas rare de rencontrer des personnes qui ajoutaient des grains de chicorée au café. Je ne déteste pas la chicorée mais, par honnêteté, je dois bien reconnaître que je n'en consomme pas. Pourtant, ce petit goût de noisette caramélisée est loin d'être désagréable. Nécessairement, la perte de l'habitude de l'utilisation de la chicorée dans la préparation du café doit venir de ce que nous avons appris à utiliser du café de meilleure qualité et qu'il nous apparaît comme une hérésie que de gâter le goût de ce café pur arabica. Nous sommes dans le même ordre d'idée que le refus d'ajouter un soda au cola ou du jus d'orange à un grand whisky single malt ou à une vodka très pure et au goût subtil. Et là, on peut se permettre de regretter que l'adoption de café de bonne qualité soit fait au détriment de la chicorée qui peut être à l'origine d'une boisson non dénuée d'intérêt gustatif en plus d'être digestive et souveraine en cas de constipation passagère de par ses vertus légèrement laxatives. Ainsi, je milite pour la réhabilitation de la chicorée et pour sa réintégration dans l'épicerie des ménages.
Pour l'autre point de ce propos qui concerne l'enrichissement de l'uranium, je reconnais ne pas avoir les compétences nécessaires pour vous enseigner les tenants et aboutissants de la chose. Je le regrette mais on ne peut pas tous savoir non plus. Sans promouvoir à l'excès les bénéfices de la spécialisation, je m'élève contre le saupoudrage du savoir général qui conduit trop souvent à n'en savoir que trop peu au sujet de tous les domaines de la science dans sa globalité. Cette pratique condamnable entraîne immanquablement à amener des personnes pleines de fatuité éreintante à s'exprimer à propos de tout et du reste en ramenant la connaissance du monde à un étalage d'anecdotes inutiles et trop superficielles. Imaginez un instant que je souhaite passer pour plus intelligent et que je regroupe quelques pauvres éléments de connaissance pour vous entretenir de, justement, l'enrichissement de l'uranium. Peut-être ferai-je illusion face à un auditoire de personnes influençables mais si je devais prendre la parole au pupitre d'un congrès de physiciens nucléaires, que pensez-vous qu'il adviendrait ? Sérieusement, on ne tarderait pas à percer l'imposture. Mais perce-t-on une imposture ? Les avis divergent sur ce point. Moi, j'ai envie de dire : et pourquoi pas ?
L'imposture intellectuelle est une plaie de nos sociétés modernes. Bien entendu, les imposteurs ne sont pas nés avec le siècle et il s'en trouvait déjà aux temps anciens. Aristote lui-même, le grand Aristote de la Grèce antique, fait aujourd'hui figure d'imposteur en cela qu'il pensait la Terre au centre de l'Univers, qu'il avait la certitude qu'une plume tombait moins rapidement qu'une pierre, qu'il estimait l'Homme à l'origine de tout ou presque. Mais il est des imposteurs encore plus néfastes et nous ne parlerons pas ici des engeances actuelles et du déversement de fausses nouvelles et de croyances parallèles qui vous bousillent un cerveau plus sûrement que les ondes radio-électriques d'un téléphone cellulaire. Conspuons les imposteurs, vouons-les aux gémonies, promettons-leur les pires sévices et mettons-les au ban de la société de toute urgence !
Ainsi donc, je vous ferai la grâce de vous penser assez idiots pour croire que j'aie la moindre légitimité à vous entretenir de l'enrichissement de l'uranium comme de le fission nucléaire. On nous laisse croire parfois que tout cela est finalement bien simple et que c'est juste une affaire d'ingrédients. J'en ai entendu, à la radio, pour dire que si les Coréens du nord ou les Iraniens de l'est parvenaient à le faire, c'est que c'était à la portée du premier venu. Laissez-moi rire un peu ! Je n'ai pas de sympathie particulière pour les dirigeants de ces pays, pas plus que pour les dirigeants des autres pays, notez-le au passage, mais je refuse que l'on prétende que les Coréens ou les Iraniens sont des imbéciles. Bref, je ne vais pas vous parler d'enrichissement d'uranium.
D'ailleurs, je ne vais pas non plus vous parler d'enrichissement personnel pour les mêmes raisons que je n'y connais pas grand chose et que je serais bien à la peine de vous conseiller quoi que ce soit à ce propos. Lorsque je dis que revoir mes habitudes pourrait avoir des implications réelles sur la marche du monde, cela ne signifie nullement pas qu'il serait préférable que je ne les change pas d'un poil. Au contraire, suis-je tenté de dire. En changer certaines pourraient conduire à l'élaboration d'un monde meilleur mais le gros problème des habitudes, c'est que l'on a tendance à s'y attacher. On parle parfois de "mauvaises habitudes" comme on parle de "mauvaises herbes". Cela implique qu'il existerait des habitudes et des herbes qui ne le seraient pas, mauvaises. Au rang des herbes les meilleures qui soient, on citera en premier le chiendent qui est la meilleure des herbes créées par la nature. Pourquoi ? Je ne vais pas vous faire l'injure de vous expliquer ce que, j'en suis sûr, vous savez peut-être encore mieux que moi. Je suis fier d'avoir un public si intelligent. Les bonnes habitudes, c'est par exemple de penser à se brosser les dents durant trois minutes après chaque repas. C'est très bon pour l'hygiène bucco-dentaire et si l'on peut préférer l'osso buco au bucco-dentaire, l'un ne va pas sans l'autre selon la faculté. Il fallait que ce soit dit et rappelé. Une autre bonne habitude est d'être bienveillant avec le reste de l'humanité et avec le monde animal dans son ensemble ainsi qu'avec les mondes végétal et minéral. Il est bon de réserver un peu de bienveillance pour la planète et d'amour au chiendent (et vous savez bien pourquoi, on l'a vu).
Mais je ne vais pas vous ennuyer plus longuement, je sais combien vous avez des activités de la plus haute importance à mener à bien en cette belle journée et c'est en vous remerciant de vous ranger à mes propos avec tant d'amabilité, de générosité et de clémence que je vous souhaite le meilleur.

vendredi 15 mars 2019

Une certaine idée du bonheur

Heureux sur sa moto

jeudi 14 mars 2019

Salon Périgueux Classic Auto - blast septième

Une petite sélection d'anglaises automobiles pour apporter notre soutien au peuple d'outre-Manche en ces heures de Brexit quelque peu compliqué. Pour commencer, majestueuse et luxueuse, une Bentley Mark VI. A ses débuts, Jean Daninos se créa sa voiture personnelle sur une même base. Ce fut la "Cresta II" et cela indique qu'il y aurait eu une "Cresta I". Ce fut le cas mais Daninos ne l'a pas dessinée. La "Cresta II" est en quelque sorte le prémice de la lignée des Facel-Vega.

Bentley Mark VI
Automobile de luxe aussi, mais les Anglais ont su faire ça, une Bristol 403 motorisée par un six cylindres BMW. SI l'on souhaitait vraiment trouver un rapport entre Bristol et Facel-Vega, on userait de tout son capital disponible de mauvaise foi et l'on expliquerait doctement que Bristol comme Facel-Vega utilisèrent des moteurs à 8 cylindres en V d'origine Chrysler. On ne le fera pas.
Bristol
Beaucoup plus populaire quoiqu'équipée pour les beaux jours ensoleillés avec son toit couvrant, une petite Morris Minor dont je n'ai pas grand chose à dire si ce n'est qu'elle est assez jolie et agréable.

Morris Minor
Déjà vue à Marsac-sur-l'Isle, une Riley dont je ne parviens pas à me souvenir le type exact. Si vous avec le temps et le courage nécessaires, vous pourrez faire une recherche sur Internet pour nous renseigner.

Riley
Pour terminer, une belle Sunbeam-Talbot 90. Talbot qui a été une marque connue en France pour ses automobiles de grand luxe est tombée dans l'oubli quasi généralisé avant d'être ressortie par SIMCA qui a utilisé le nom pour désigner les 1100, 1510, Horizon, Solara et autres Tagora… Triste destin.

Sunbeam Talbot 90

mercredi 13 mars 2019

Dadouron

mardi 12 mars 2019

Un engin idiot pour pallier l'absence de feuilleton

lundi 11 mars 2019

C'est ça ou rien

dimanche 10 mars 2019

Salon Périgueux Classic Auto - sixième éclatement

On n'avait pas terminé de faire le tour des véhicules exposés. Il y avait un stand qui semblait s'intéresser aux Alpine. Il existe des centres d'intérêts plus sujets à caution. Ne parlons ni de la philatélie ni de la collection de coquilles d'huîtres — j'en connais parmi vous qui vous y adonnez avec gourmandise — mais parlons plutôt de l'intérêt que d'autres peuvent porter pour les émissions de télévision ou les représentations du Christ rédempteur dans l'art sumérien de la période d'Uruk. Ou plutôt, n'en parlons pas. D'une part, je ne suis pas compétent pour en parler et d'autre part, à n'en point douter, cela nous amènerait trop loin de notre préoccupation du jour.
Donc, les Alpine. Que peut-on en dire qui ne se sache pas déjà ? Qu'elles sont souvent de couleur bleue. Un peu à l'image des bagnoles de la gendarmerie nationale. Ça aurait pu être des véhicules intéressants si les concepteurs avaient pensé à les équiper de ce qui leur manque le plus, un moteur à six cylindres à plat voire, à la rigueur, d'un moteur à douze cylindres en V. Hélas ! Ils durent se contenter d'une mécanique Renault. Bien sûr, c'est moins pire que s'ils avaient dû faire avec un moteur Citroën ou Peugeot (passons sous silence le cas embarrassant des moteurs SIMCA). Nonobstant, ils firent ce qu'ils purent et c'est ainsi qu'ils tentèrent de trouver le salut dans cette couleur bleue qui mieux que nulle autre chante la gloire de notre belle nation française dont nous ne sommes pas qu'un peu fiers.
Il y avait une Alpine A110 L GT4 qui était bleue. Ce n'est pas le modèle le plus intéressant mais c'est l'un des plus rares. C'est pour ainsi dire une Alpine pour famille nombreuse. Ce n'est pas vraiment une sportive mais ce n'est pas non plus un break Diesel pour horde catholique s'en allant péleriner dans l'espoir d'un miracle qui viendrait guérir le pied-bot de la grande fille que l'on aura du mal à caser.

A110 L GT4
Plus commune mais plus enthousiasmante, une A110 de 1972 au volant de laquelle on aimerait aller friser le 80 km/h à proximité d'un radar qui veille à notre sécurité pour notre bien. Elle est bleue et ça prouve que je ne dis pas que des mensonges. C'est une jolie petite automobile qui a su se construire un palmarès en compétition et cela a grandement contribué à sa renommée et au fait que c'est aujourd'hui un véhicule très recherché et hors de portée pour la majorité des bourses.

A110
Chez Renault, après avoir tué la marque, on a cherché à la ressusciter. On l'avait quelque peu dénaturée en sortant des R5 Alpine, il faut bien le reconnaître. Bon. Là, on ressort une Alpine et on s'inspire beaucoup de la A110. D'ailleurs, on l'appelle A110. C'est dire que l'on a de l'imagination, chez Renault. Et alors, avouons-le, c'est plutôt réussi. Ça évoque bien le modèle de référence. C'est du véhicule de collection dès sa sortie des chaînes.
A110 deuxième génération

Les chefs, en matière d'automobile, ce sont les Américains. C'est connu et reconnu. Et de toutes les marques nées sur le continent américain, Ford tient une place qui n'est pas des moindres. Là, il y avait des Vedette avec leur V8 un poil poussif et pas qu'un peu gourmand. Les soupapes latérales, c'est rigolo mais c'est pas le summum en matière d'efficacité et de rendement.

Ford Vedette
Le moteur Ford est tombé dans l'escarcelle de SIMCA après que Ford a jeté l'éponge et cédé son usine à la marque française. SIMCA a voulu utiliser ce moteur en mettant au goût du jour et toujours à la sauce américaine les Vedette Ford. Le moteur est toujours aussi peu performant mais l'ensemble a une gueule pas dégueulasse. Enfin, c'est une question de goût.

Simca

samedi 9 mars 2019

Pour rester en bonne santé, gardons-nous bien de tomber malade

Alors que notre collaborateur fait les gros titres du journal Ouest-France, premier quotidien français en termes de diffusion, avec l'annonce de sa séance de dédicaces à la médiathèque de Changé (Mayenne), il me vient à l'idée de faire un dessin plaisant pour promouvoir l'homéopathie.
L'idée n'est pas venue d'elle même, il m'a fallu l'aller chercher avec les dents. Pour être honnête avec vous, ce n'est pas l'idée que j'espérais trouver. J'en souhaitais une meilleure, une géniale, je n'aurais pas eu l'heur de la dénicher et il vous faudra vous satisfaire de celle là sans trop vous lamenter tellement elle aurait pu être pire encore. Par exemple, alors que je me creusais la tête pour trouver une idée, j'ai eu un instant la tentation de vous expliquer les courses faites récemment dans un supermarché dont je ne donnerai pas le nom afin de ne pas lui faire de publicité.
Si j'avais cédé à cette tentation simpliste, cela aurait donné quelque chose de bien lamentable de ce genre :

Parce que je n'ai plus rien à manger ou presque, et pire encore, que je vais arriver à bout de mes réserves de café, je me résous à prendre l'automobile pour aller à la ville faire des courses au supermarché. Pour une fois, j'ai décidé de changer de ville et de supermarché. Ni les villes ni les supermarchés sont rares autour de chez moi dans un rayon de quarante kilomètres. Je peux aller dans l'agglomération de Périgueux, dans celle de Brive-la-Gaillarde, mais aussi à Saint-Yrieix-la-Perche ou Sarlat-la-Canéda, plus proche, j'ai le choix entre Thenon, Montignac et Terrasson-Lavilledieu. J'ai choisi une ville et un supermarché en fonction de l'enseigne que l'on y peut trouver. On ne trouve pas de Leclerc à Montignac, par exemple. C'eût été un mauvais choix de vouloir aller au Carrefour du Grand Périgueux, il n'y en a, à ma connaissance, pas. Par contre, j'y aurais trouvé un Hyper U que j'aurais eu du mal à trouver à Terrasson-Lavilledieu. Je vous dis tout ça pour vous expliquer que la vie n'est pas simple et qu'il faut bien réfléchir avant d'agir.
Bref, j'ai choisi une commune, un magasin et je suis parti dans la bonne direction au volant de l'automobile en écoutant la radio. Parce que la destination retenue n'est pas si éloignée, je ne mets pas beaucoup de temps pour arriver à bon port. Je trouve une place de stationnement, je descends de mon véhicule, ferme les portes et vais prendre un chariot. J'entre dans le commerce avec une liste de courses bien en tête. Je sais qu'il me faut du café et des filtres à café, c'est l'essentiel. Le reste, je verrai à l'improviste, à l'inspiration du moment. Tout de même, je sais que je veux des pâtes, du beurre, de la moutarde et des oignons.
Si je ne rencontre pas de problème notable pour trouver le café que je prends d'habitude parce que je lui trouve un rapport qualité/prix satisfaisant, je butte sur les filtres à café. Je m'attends, c'est logique, à les trouver dans les linéaires où se trouvent les différents cafés moulus ou en grains, en capsules ou en dosettes, lyophilisé ou décaféiné. Je ne les vois pas. Je vais voir du côté du sucre, ils ne s'y trouvent pas non plus. Peut-être avec les ustensiles ménagers ? Non. Avec les confitures ? Pas plus. Je sens que ça commence à m'agacer.
Dans le rayon de la charcuterie sous vide, j'avise une jeune personne occupée à garnir les étalages. Je m'approche subrepticement et lui adresse la parole. Elle sursaute malgré mon application à ne pas parler trop fort et à jouer de politesse empressée et, peut-être même, empesée. Je lui explique donc l'objet de ma quête et elle m'assure que les filtres se trouvent avec le café. Je lui réponds que c'était ma première idée mais que, à mon grand désarroi, je ne les y ai pas trouvés là. Elle semble étonnée, me dit son étonnement, et me propose de la suivre pour qu'elle me montre bien où sont ces filtres. Ils y sont. Je me sens bête et lui demande pardon. Elle m'assure que ce n'est pas grave mais je sens bien qu'elle doit penser que la vieillesse est un naufrage qui commence tôt pour certains.
Je prends donc les filtres au format qui sied le mieux à ma cafetière et continue mes courses. Je trouve les pâtes et la moutarde, le beurre et les œufs (je me suis rappelé que je n'en avais bientôt plus). Les oignons sont trouvés avec les fruits et légumes, je regarde les autres végétaux proposés à la vente. J'avise des endives et me dis que les endives, ce n'est pas mauvais, que ça peut se manger en salade comme cuit et accepte d'en prendre. Des pommes de terre me font de l'œil. Parce que j'aime bien les pommes de terre, j'en prends un filet. Ça peut toujours servir.
Je ne suis pas encore un très bon végan et je vais, la conscience alourdie, voir s'il n'y aurait pas de la chair animale à manger. Rien ne me tente particulièrement et je n'ai pas envie de faire la queue à la boucherie "traditionnelle". Je choisis quelques bouts de viande sous plastique. Je ne vous dis pas quoi parce que je sens la honte m'envahir. Je ne sais pas si vous pouvez avoir l'idée de combien ça me coûte de ne pas contribuer mieux au bien-être animal ! Je bats ma coulpe à chaque fois que je porte un morceau d'animal mort à la bouche. C'est horrible.
Avec ce que j'ai pris là, je considère qu'un peu de crème fraîche ne serait pas si mal. Et là, j'ai l'idée de prendre aussi du chocolat, du chocolat noir. Le chocolat, ça n'a rien à voir avec les morceaux d'animal mort, je vous rassure. Quoique l'on puisse ajouter un peu de chocolat à quelques recettes, à l'occasion. Je n'ai jamais été un chaud partisan de cette pratique mais je ne m'y oppose pas autant qu'à l'entrée des troupes américaines au Nicaragua en 1912 à l'occasion de la guerre des bananes. D'ailleurs, je n'ai pas acheté de bananes mais ceci n'a rien de rare. De manière générale, je n'achète jamais ces fruits là qui ne sont pas produits localement autour d'Azerat. D'ailleurs, la guerre des bananes n'a pas de grand rapport avec les bananes. Et là, en écrivant ça, il revient à ma mémoire une recette basée sur la banane et le chocolat noir. Comme quoi, mine de rien, je ne perds pas le fil de mon récit.
Arrivé à cet instant, alors que tout pouvait laisser à penser que j'allais me diriger vers les caisses pour payer mes achats, l'idée venue d'on ne sait où d'acheter une bouteille de vin rouge me traverse l'esprit. Allez donc ! On ne se refuse rien ! En plus, quand on sait combien l'alcool est délétère ! Mais une envie irrépressible est une envie dont on ne peut se défaire sans mal. Je pousse le chariot jusqu'à l'endroit où sont proposées ces bouteilles de poison et je reste plein de minutes à établir un choix parmi tout ce qui est à disposition. J'inspecte les étiquettes, écarte les bouteilles les plus chères et les plus modestes, ignore des appellations, hésite entre ceci et cela, me hisse sur la pointe des pieds et me mets à croupetons pour déchiffrer mieux et finis par porter mon dévolu sur une bouteille prometteuse mais pas prétentieuse.
Cette fois, je peux aller alléger mon compte en banque de quelques dizaines d'euros. Je n'ai pas de chance. Je tombe sur la caisse où un client a fait exprès de choisir une marchandise débarrassée de son code-barres. Appel au central pour lancer l'alerte, à l'autre bout du fil, on veut savoir comment se présente exactement ce produit, et la couleur de l'étiquette et le poids net. Pendant ce temps, il faut prendre son mal en patience. J'aurais dû aller à une autre caisse, c'est sûr. Le temps me semble bien long mais finalement je peux enfin glisser ma carte bancaire dans l'appareil mis à ma disposition à cette fin. Je retourne à mon automobile et glisse mes achats dans des sacs prévus à cet usage. Je peux rentrer chez moi après avoir remis le chariot à sa place et avoir récupéré le jeton indispensable à son emprunt. Après, je rentre chez moi.

Imaginez que je vous aie raconteré tout ça ! Quelle plaie cela aurait été, hein ? Heureusement pour vous, je voulais vous entretenir de tout autre chose. De l'homéopathie qui est un sujet que je trouve savoureux autant qu'inépuisable. C'est qu'il est plus simple de taper sur l'homéopathie que sur une molécule qui a des effets réels. Pour cela, il faudrait avoir des connaissances, du savoir. Pour médire sur l'homéopathie, il suffit d'avoir un peu de bon sens et l'envie de se foutre de la gueule des charlatans et de leurs clients.
L'autre jour, j'ai entendu que le groupe Südzucker allait fermer, en France, des sucreries Saint-Louis et supprimer pas mal d'emplois pour faire bonne mesure. La raison évoquée, c'est l'ouverture à la concurrence du marché du sucre. Alors, oui, il va y avoir des emplois perdus au sein même de ces sucreries mais il y a aussi les agriculteurs producteurs de betteraves sucrières. Ils sont 2500 paysans pour 36000 hectares de terres cultivées. Mine de rien, c'est 10% de la production française de betterave à sucre. Ce n'est pas rien.
Et là, je me suis dit que, heureusement pour ces agriculteurs, il reste les laboratoires qui produisent les granules homéopathiques ! J'espère juste que le patriotisme est en marche chez eux et qu'ils privilégient le bon sucre d'origine nationale qui est le plus souverain pour soigner les maux les plus rébarbatifs. Supportez la filière sucrière française ! Soignez-vous à l'homéopathie !

vendredi 8 mars 2019

Améliorer sa deux chevaux

jeudi 7 mars 2019

Moto restauration

mercredi 6 mars 2019

Le poing sur son grand débat

mardi 5 mars 2019

B-Vélo s'expose

lundi 4 mars 2019

Théodomire Deligne a sorti sa motocyclette pour aller acheter des pois chiches à l'épicerie

dimanche 3 mars 2019

Mauvaise trajectoire ou l'histoire d'un dessin qui en annonce un autre

samedi 2 mars 2019

Et sans plus attendre, la très attendue motocyclette du samedi 2 mars 2019

vendredi 1 mars 2019

Première moto du mois

Moto du vendredi

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