février 2019 (28)

jeudi 28 février 2019

La drogue, ça n'a pas que du bon

Autrefois, il fallait se contenter de molécules qui semblent aujourd'hui bien dépassées. Selon ses goûts ent envies, on avait les produits issus du cannabis, les opiacés, la cocaïne, le LSD, quelques alcaloïdes tirés de champignons et, pour les moins inventifs, l'alcool, bien sûr. La donne a changé et depuis une dizaine d'années, nous autres drogués du quotidien avons bien de quoi nous amuser avec ce que l'on appelle les NPS ou NDS. Chaque année, de nouveaux produits nous sont offerts pour satisfaire notre besoin légitime d'aller explorer des horizons nouveaux, franchir de nouvelles portes vers des mondes parallèles ou plus ou moins orthogonaux, élargir nos terrains de jeu et pousser toujours plus loin les limites de nos perception au-delà d'un "réel" bien trop fade.
La curiosité et l'ennui font que j'expérimente tout ce qui passe à portée de clic et je vois non seulement des éléphants roses (ce qui est bien trop commun) mais aussi des licornes multicolores, des univers mouvants, des kaléidoscopes envoûtants et bien d'autres merveilles insoupçonnées. On trouve tous ces produits à portée de clic sur le "Dark Web" (voire sur le "Deep web" mais je n'y vais pas, c'est pour les novices.) pour une poignée de bitcoins. C'est hyper simple, ça ne coûte pas grand chose, c'est cool.
Les pouvoirs publics et leurs complices instillent le doute dans les esprits et prétendent que ces drogues peuvent être dangereuses. Foutaises ! Moi qui vous parle, je me drogue depuis plus de trente ans et je ne m'en porte pas plus mal. Même, je pète le feu, j'ai une pêche d'enfer. Si ces politiques dénigrent les drogues non légales, c'est seulement parce qu'elles échappent à l'impôt. Pas de TVA, pas de taxe dispendieuse. C'est du marché parallèle, du commerce équitable.
C'était un matin et je venais d'avaler mon petit cocktail santé du matin. Une pilule pour éveiller les sens, un cachet pour avoir le sourire, une gélule pour me sentir invincible, une capsule pour développer l'imagination, un peu de poudre pour ne plus souffrir du froid ou du chaud, quelques gouttes pour n'avoir ni faim ni soif et c'était parti pour une journée intense et créative comme je les aime. J'avalais tout ça avec un bon bol de café et plein d'allant commençait bientôt à laisser s'exprimer ma folie créatrice. Je sentais le génie pointer en moi, j'étais brillant et percutant, l'un des meilleurs parmi les plus grands, le cerveau en ébullition, les sens aux aguets, l'intelligence à l'état brut, un concentré d'humour mordant. Je me sentais pleinement moi.
J'avais le porte-mine bien en main flottant à la surface d'une feuille de papier d'une blancheur virginale et d'une beauté infinie lorsque j'ai eu une vision. Et cela ne m'était pas arrivé avec autant de force depuis mes quinze ans, la première fois que je m'étais fait un shoot héroïne-cocaïne-caféine avant d'aller en cours. Je m'en souviens bien, j'avais eu la vision que la prof de science naturelle était une créature d'une beauté insolente avec des jambes d'une longueur inouïe[1], une chevelure d'un blond à faire chavirer un champ de blés, une poitrine comme jamais un adolescent nostalgique de ses enfantines tétées n'oserait rêver, des yeux parfaitement dessinés et au nombre de deux et des postures aguicheuses propres à faire dresser les sexes parmi les moins vigoureux.
Donc, j'étais, comme ce matin, bien chargé de drogues fabuleuses et je dessinais des trucs géniaux quand, d'un seul coup, un des volets de la fenêtre que je laisse habituellement presque clos pour me cacher la misère du monde extérieur s'est ouvert par je ne sais quel mauvais coup du sort. Parce que, absorbé par l'exercice illustratif que seul un génie[2] peut produire avec tant d'aisance et de volupté, je ne m'attendais pas à ce que ce volet s'ouvre dans un petit grincement caractéristique, je levais les yeux vers la fenêtre. Et là, incroyable ! Une hallucination comme rarement j'en ai eu de toute ma longue vie d'heureux toxicomane ! Magnifique ! Grandiose ! Fabuleuse ! Tellement hallucinante, l'hallucination, que je me hâtais avec célérité vers l'appareil photo pour l'immortaliser sous forme numérique. Il y avait une chance sur quelques milliards pour qu'une hallucination puisse s'inscrire sous la forme de bits ordonnés sur une carte mémoire mais je suis béni des dieux et riche d'une foi à toute épreuve. Ce que j'ai fait et réussi là mériterait une communication à l'académie des sciences de Plougastel-Daoulas sinon celle de Buford (Wyoming - États Unis d'Amérique). C'est quasi du même niveau que de fixer les images mouvantes et fluctuantes d'un rêves pour se les projeter au réveil sur un grand écran en technicolor avec du son Dolby Surround 5.1. Enfin vous voyez le genre, quoi.
Cette hallucination, c'était deux enfants énormes, gigantesques, qui regardaient par-dessus les toits. Deux enfants à faire baver des prêtres pédophiles, deux enfants très beaux, comme issus d'un casting sévère et rigoureux. Deux enfants rieurs aux yeux et cheveux clairs, deux enfants à qui on donnerait le bon dieu sans confession. Et ces deux enfants comme il n'en existe pas dans la vraie vie, ces deux enfants comme retouchés dans Photoshop étaient là à observer de leurs grands yeux fixes un point que je ne pouvais percevoir moi depuis chez moi.
J'ai eu le temps de faire deux photos et puis il y a eu un bruit, un grondement sourd, un sifflement d'air que l'on expulse avec vigueur et détermination. J'ai vu ces deux enfants se mouvoir légèrement, tressaillir imperceptiblement, glisser vers la gauche tout doucement. M'avaient-il aperçu, ces enfants si mignons ? J'ai cru un moment que nous allions entrer en communication eux et moi, qu'ils étaient les envoyés d'une puissance d'un autre monde venus en paix me désigner comme le messie qui allait avoir le devoir de colporter la bonne nouvelle. Je ne m'étonnais guère que l'on ait pu me choisir moi, être exceptionnel s'il en est. C'était somme toute assez logique. J'aurais plutôt mal pris que l'on vous choisît vous, êtres informes et d'une banalité affligeante. Non, bien sûr ! Il fallait que ce soit moi ou, à la rigueur, un autre être d'exception comme Emmanuel Macron qui aurait été un bon choix aussi mais qui ne prend pas les mêmes drogues.
Ils avaient bougé, les enfants. Et, à mon grand désespoir, ils ne s'arrêtaient pas pour discuter ou me confier une mission. Non. Il s'en allèrent, disparurent, tracèrent leur route. Et c'est à cet instant que j'ai arrêté de croire que l'on allait pouvoir sauver le monde et son humanité et ses insectes et ses oiseaux et la vie des plantes et des eucaryotes. C'en était fini de l'utopie, c'était bel et bien foutu et c'était désespérant et déprimant. C'est là aussi que j'ai compris que ces putains de drogues que j'achetais dans les tréfonds des Internet n'étaient que du glucose et de la farine de caroube. Je m'étais bien fait avoir. Que cela serve de leçons aux générations futures si jamais elles existent un jour. Et afin que mon message soit entendu et que vous ne soyez pas enclins à mettre en doute mes dires, je vous montre une photo de cet événement qui fera un peu date.

sales gosses

Notes

[1] quoi que je me demande à présent si l'on peut entendre une longueur

[2] rassurez-vous, ça ne vous arrivera jamais, sots que vous êtes

mercredi 27 février 2019

Qu'est-ce que c'est que ce cirque ?

Deux chevaux

mardi 26 février 2019

Salon Périgueux Classic Auto - cinquième boum









lundi 25 février 2019

L'église prend les mesures qui s'imposent contre la pédophilie

C'est la crise au Vatican. Une crise sur fond d'affaires de pédophilie dans l'église. Il aura fallu que les langues se délient, que la parole se libère pour que le saint siège se décide à organiser une réunion de travail pour tenter de faire croire que l'on allait faire quelque chose contre ce problème tout de même bien embarrassant. Le mieux, bien sûr, ça aurait été que ça ne sorte pas du cadre strict du non-dit mais bon, voilà, maintenant, ça se sait et même de plus en plus et ça entraîne tout un tas de scandales et ça, c'est pas très bon pour l'église et ses petites affaires. Déjà que les églises ne sont plus aussi fréquentées qu'autrefois, qu'il y a une crise des vocations et que l'autorité papale n'est plus ce qu'elle était. Tout fout le camp. Il fallait faire quelque chose, prendre des mesures et le taureau par les cornes.
Et, de ce que j'ai compris en laissant traîner mon oreille valide, c'est que ces mesures sont minimales. Une sorte de rappel à l'ordre, quelques blâmes, un avé et trois paters et n'y revenez pas. A l'issu de cette réunion de crise de quatre jours, il semble que l'on aille vers l'établissement d'un barème des peines avec une mise au monastère pour les cas les moins grave (sans pénétration ?) jusqu'à l'exclusion ou le licenciement.
Cependant, sans chercher à dédouaner l'église il me semble honnête de préciser que la pédophilie n'est pas un mal lié uniquement à elle. Selon une enquête citée par wikipedia, plus de 50% des cas recensés d'actes pédophiles mettent en cause des parents proches. Pour les personnes officiant auprès d'enfants (instituteurs, animateurs, prêtres…) il ne semble pas que l'on enregistre plus de cas au sein de l'église spécifiquement. La question n'est sans doute pas de savoir si un acte pédophile est plus ou moins grave selon le statut de la personne qui en est la cause mais il est intéressant de remarquer que si un acte pédophile commis par un instituteur ne porte pas le discrédit sur l'ensemble de l'Éducation nationale l'église, elle, est pointée du doigt dans son ensemble.

pedophilie-eglise.png
L'une des explications de cette différence de traitement pourrait être à chercher dans l'attitude des institutions. Dans le cas relevant du cadre laïc, c'est à la justice humaine que l'on fait appel pour trancher. Dans l'autre, l'église aimerait visiblement que l'on en appelle à la justice de dieu et que tout reste confiné au sein de l'église. Il y a bien eu des cas où des institutions laïques ont cherché à cacher des actes coupables en mutant les responsables ou en faisant barrage pour que ça ne se sache pas trop, la bêtise et la lâcheté sont également partagées.
Je n'ai jamais été victime d'actes pédophiles. J'ai eu cette chance. Je connais quelques personnes qui n'ont pas eu cette chance dont une qui, au moment où elle s'est décidé de cesser de se taire s'est entendue répondre que les actes étaient prescrits. Selon cette personne, elle n'aurait pas été la seule victime du salopard en question. Je ne comprends pas qu'il puisse y avoir une prescription pour ces affaires. Il me semble que ce délai de prescription a été récemment allongé et je pense, moi, qu'il ne devrait pas y avoir de limite.
En la matière, je suppose que le plus difficile — après le fait de dire — est d'apporter des preuves de ses accusations. Souvent, ce doit-être la parole de l'un contre la parole de l'autre. Un autre point bien difficile, selon moi, c'est celui qui concerne l'âge des victimes. Nous savons que cet âge est vu différemment selon les époques et les cultures. La société fixe des règles auxquelles il faut nous plier. Bon, après, je ne suis pas un spécialiste, hein.
Lorsque j'étais jeune, je traînais avec une bande de copains. On buvait de l'alcool, on consommait des stupéfiants et on écoutait du rock. C'était bien, on allait de squat en squat, on tapait la manche pour s'acheter de la bière, on s'amusait bien. A un moment, il y a eu une nana qui s'est jointe à nous. Elle était mignonne, elle était marrante, un peu punkette. Elle nous plaisait bien à nous tous, les mecs de la bande. On avait bien envie de laisser causer nos hormones. Je sais que certains d'entre les mecs sont passés à l'acte. Et puis, un jour, on a appris que cette nana avait 14 ans et qu'elle s'était barré de chez elle, qu'elle était tout de même un peu recherchée. Ça a jeté un froid, on l'a évincée du groupe. Le truc, c'est que nous ne lui avions pas demandé ses papiers et qu'elle faisait largement plus que son âge. Pour nous, honnêtement, cela ne faisait aucun doute qu'elle était majeure. Nous, les mecs, avions tous autour de vingt-deux et trente ans. Une quarantaine d'années pour le plus vieux qui se joignait à nous parfois et que l'on a retrouvé quelque années après mort par overdose sur un banc de gare, les pieds dans son vomi. N'empêche, certains d'entre-nous ont peut-être été pédophiles sans le savoir, presque malgré eux, en partie à cause de la bière. C'est con.

dimanche 24 février 2019

L'arme à l'œil

samedi 23 février 2019

Saurez-vous vous contenter de ça ? Que vous le puissiez ou pas, vous n'obtiendrez pas mieux aujourd'hui, j'en fais le serment

moto du samedi

vendredi 22 février 2019

Salon Périgueux Classic Auto - quatrième pétarade

Toujours des Citroën et nous commençons avec une Traction Avant. C'est un grand classique des expositions de véhicules anciens, un peu comme les 2cv et 4cv. Souvent, elle est noire, sobre et, disons-le, austère. Malgré tout, elle peut se targuer d'une élégance certaine, presque naturelle, sans ostentation superfétatoire.

Une traction avant parmi tant d'autres
A coup sûr élégante bien qu'un peu plus tapageuse, une ID 19 cabriolet. C'est un modèle sans doute rare que les plus vieux n'auront sans doute pas souvent croisée souvent. Ne parlons pas des plus jeunes qui, sans doute, ignoraient jusque là l'existence même de ce véhicule. Il y a une certaine distinction dans cette ligne effilée et, en contrepoint, une apparence ludique qui sied admirablement aux cabriolets bien nés. Parce que, il ne faut pas s'y tromper, il ne suffit pas d'ôter son toit à une automobile pour réussir un cabriolet agréable à l'œil ! Combien de constructeurs ont commis des horreurs roulantes en s'y prenant mal, au moindre coût, tentant d'appâter le chaland peu regardant et dépourvu de tout sens commun ? L'affaire est d'importance et très dommageable tant elle peut heurter le sens esthétique du badaud voire lui provoquer un décollement de rétine malencontreux. Il est des constructeurs qu'il conviendrait de conduire au pilori et pas uniquement celui qui moisit ces temps derniers en des nippones geôles. Conspuons-les !

ID 19 cabriolet
Moins distinguée mais plus impressionnante, une DS de rallye. Raisonnablement impressionnante, dirons-nous. Je ne suis pas certain que l'on ressente un sentiment de puissance incontrôlable face à cette automobile mais, tout de même, on se méfie un peu, pensant que sous cette carrosserie se cache peut-être une mécanique capable de plus que l'on peut penser. C'est sans doute plus les qualités de la tenue de route que celles supposées du moteur qui auront permis à la Citroën de briller un peu en compétition.

Déesse raide du Maroc
Pour briller, on repassera avec cette DS break. C'est une auto bizarre, la DS break. Elle n'est pas belle. Aujourd'hui, elle est plutôt rare et c'est ce qui fait sa valeur. C'est cette rareté qui justifie sa présence dans cette exposition.

DS break
Pas bien beau, pas très puissant non plus, mais diablement intelligemment pensé, le HY se présentait ici en version mini-bus. Dans un état proche de la perfection, ce petit utilitaire savait s'attirer la sympathie d'un public qui montrait ainsi qu'il n'était pas sensible uniquement aux modèles plus prestigieux de marques plus confidentielles.

HY Citroën

jeudi 21 février 2019

Ulysse mort : une usine d'aliments pour animaux ferme.

mercredi 20 février 2019

Salon Périgueux Classic Auto - troisième déflagration

Je ne sais pas si j'aurai assez de ma prochaine vie pour ravaler les regrets liés à la présence de cette détestable foule traînant les pieds la goutte au nez. Je ne le sais pas et je m'en fous. Certes, je n'ai pas pu faire les photos que j'aurais pu souhaiter. Un moment, je me suis posé la question de l'intérêt de les faire, ces photos, du reste. Parce que je n'étais pas venu chargé de mon matériel pour rien, j'ai déclenché au petit bonheur la chance et puis je suis passé à autre chose, à mes rêves de vin rouge, de pain frais, de pâtes chaudes. Qu'est-ce que j'en ai à foutre de ces vieilles bagnoles devenues objets de collection ? Rien.
Dans un grand pavillon étaient exposées des Citroën anciennes dont certaines arrivées jusque nous depuis les années 20 du siècle dernier. Parmi les plus âgées, celle présentée sur la photo qui suit qui a dû transporter bien des personnes aujourd'hui enterrées bien profondément. Quelle est l'histoire de cette voiture ? Entre combien de mains est-elle passée ? On ne le dit pas.


Des mêmes lointaines années, la 5HP Citroën était présente sous plusieurs formes. Cette petite voiture a su convaincre les acheteurs et a été un beau succès commercial pour Citroën. C'est celle que l'on appelait "citron" pour la raison première qu'elle était jaune. Faudra pas qu'on vienne me raconter que nos ancêtres étaient sots et qu'il n'avaient pas d'imagination. D'ailleurs, on peut s'amuser de ce que certains se sont plu à nommer "chaudron" un cyclomoteur de chez Motobécane et, tout en même temps, déplorer que l'imagination a fait relâche au moment d'appeler simplement "bleue" un autre piège de la même marque.



C'est plus récent, c'est plus rapide, c'est plus curieux. C'est une machine qui tentait de prouver qu'une Citroën pouvait faire des étincelles dans les épreuves sportives automobiles. Elle n'a pas été ridicule dans quelques courses sur route ou sur piste, il faut bien le reconnaître. Il faut reconnaître aussi que nous sommes bien éloignés du modèle commun. C'est une curiosité.


Pour en finir avec cette série, une dernière image qui montre deux utilitaires Citroën et une monoplace MEP X27 (Maurice Emile PEZOUS) à moteur de GS de près de 80cv bien moins pratique pour transporter des marchandises diverses et variées mais sans doute aussi bien plus amusante à conduire.

citroen-1.jpg

mardi 19 février 2019

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 75

Feuilleton collaboratif du mardi

lundi 18 février 2019

Salon Périgueux Classic Auto - détonation deuxième

Pourquoi Citroën a-t-il appelé son utilitaire "HY" ? Je n'en ai pas la moindre idée. Il est présenté au Salon de l'auto de Paris de 1947, un an avant la présentation de la 2cv. Enfin c'est ce que j'ai pu lire. Sa production se poursuit jusqu'en 1981. Une belle longévité pour un utilitaire populaire et besogneux. Il a été présent sur l'ensemble du territoire national soit qu'il servait à quelque artisan ou commerçant, soit qu'il s'avilissait au service de la police ou qu'il se rendait utile auprès d'un corps de sapeurs pompiers, d'un hôpital ou d'une commune. Durant toutes ces années, ni le confort très relatif ni la consommation importante ni la direction dure et au rayon de braquage indigent n'ont pu venir contredire le succès commercial que la fiabilité, la capacité de chargement, le plancher bas, la praticité et l'intelligence de conception lui valait. Aujourd'hui objet de convoitise auprès de nombreux collectionneurs ou jeunes entrepreneurs voulant se lancer dans l'aventure du foudetreuque, il est devenu hors de prix.

HY Citroën-SIMCA
Restons chez Citroën avec une automobile qui a fait entrer la modernité dans le paysage routier français à partir de sa présentation au public en 1955. Je ne vais pas m'essayer à dresser une liste des innovations et des idées neuves. Nous l'avons tous vue ou conduite, cette DS, cette auto qui sauva la vie du Général et qui brilla dans de nombreux rallyes automobiles. Voiture du bourgeois français comme du représentant de commerce, du père de famille ou du taxi, elle a été l'archétype du savoir-faire national. De fait, la production des autres marques du pays semblaient incroyablement fades face à cet engin venu du futur. Voilà une DS 20 de la fin des années 60 ou du tout début de la décennie suivante.

Citroën DS
Une automobile de chez Citroën qui aura marqué les esprits elle aussi, la deux chevaux. Celle présentée ici laisse les badauds admirer ses entrailles mécaniques qui laissent bien de la place pour loger du vide, du rien. On ne présente plus cette petite automobile pratique, économe, solide et fiable.

2CV au capot levé
Une autre 2cv, un peu plus récente que la précédente en compagnie d'une Volkswagen avec remorque monoroue. Jetez un œil à l'immatriculation de la Citroën pour sourire un peu.

VW et VW
Avec ses belles jantes, une autre CItroën qui aura marqué les esprits, la Traction Avant. Il n'en manquait pas à ce salon, venues fêter le centenaire de la marque. Un peu à la manière de la DS, la Traction a été l'auto du bourgeois, du résistant, du repris de justice, du flic du taxi, du jeune désargenté aussi, vers sa fin de carrière. Depuis longtemps déjà, elle est entrée dans le monde de l'automobile de collection et on ne la voit plus guère que presque trop bien restaurée.

Traction avant

dimanche 17 février 2019

Salon Périgueux Classic Auto - première salve

Je m'y suis donc déplacé moi aussi. C'est l'un des événements liés au véhicule ancien où il faut aller sur l'agglomération périgourdine avec, bien sûr, les Vintage Days. Cette première manifestation de l'année se déroule au parc des expositions de Marsac-sur-l'Isle dans deux larges bâtiments et aussi à l'extérieur. Beaucoup de visiteurs ont répondu à l'appel des organisateurs qui n'ont pas ménagé les efforts de communication avec des affiches placardées partout dans Périgueux et alentours. Cette année, le salon était placé sous le signe de la marque Citroën qui, née en 1919, fête ses cent ans.
Je m'y suis rendu avec mon petit frère et son roadster Smart. Cela nous a permis de pénétrer à l'intérieur de la zone d'exposition et de représenter cette marque et ce modèle. Il me semble que c'était la seule présente. Nous commençons donc la visite du salon par les extérieurs. Je sors l'appareil photo de son sac, procède à quelques réglages approximatifs et déclenche une première fois pour une belle et rare Triumph TR5.

Rare Triumph TR5
Quelques pas vers la gauche et je m'arrête devant deux représentantes des bombinettes pisciacaises tout à la fois objets de fantasmes chez certains et sujets de sarcasmes chez d'autres. C'était là des automobiles aguicheuses aux prétentions sportives et béquilles pour dragueurs impénitents. Elles n'étaient certes pas les plus puissantes, elles ne pouvaient sans doute pas concurrencer les championnes de l'époque, elles ne pouvaient pas non plus s'affranchir totalement de leur origine utilitaire et populaire mais elles n'étaient pas non plus ridicules. Moi, je les aime bien, ces SIMCA.

SIMCA Rallye 2
Avec son moteur V4 d'origine Ford, une jaune Matra 530 SX plutôt rare. Le dessin de ces autos sportives peut laisser dubitatif. On peut imaginer que l'artiste à l'origine de ces lignes difficiles avait son idée en tête. Peut-être fallait-il se démarquer de la concurrence en faisant autre chose. Pourquoi pas ça plutôt qu'autre chose ? On ne le saura sans doute jamais. Presque puissantes, presque efficaces, ces Matra se révéleront être encore un peu trop chères pour la clientèle jeune visée. Elle sera remplacée par la Bagheera quelques années plus tard.

Matra 530 SX
Pendant ce temps là, chez Renault on ne reste pas les bras croisés. L'habitude de dire du bien de la marque au losange comme disent les cons ne peut pas m'être reprochée. Toutefois, honnête et exempt de toute mauvaise foi, je ne peux pas ne pas reconnaître aux R8 Gordini et Alpine A 110 d'être un poil plus convaincantes que les SIMCA et Matra précitées. Si je ne suis pas certain de choisir la R8 si l'on me proposait un choix entre elle et la Rallye 2, je n'hésiterais pas un instant pour prendre l'Alpine si l'on me la proposait au choix d'un peu n'importe quelle autre auto sportive (à l'exception d'une Bugatti 35 toutefois). La question ne se pose pas, on ne me propose même pas une Twingo ou une autre saloperie infecte.

Alpine et R8
Toujours en naviguant de la droite vers la gauche, je m'arrête pour faire une photo sans doute sans trop réfléchir à ce que je faisais. Une 4cv, une DS, une Mercedes. Bon. Je ne peux pas expliquer.

quelques automobiles
Ah oui ! Le thème principal du salon était Citroën. Il y a donc la DS du dessus et maintenant une 2cv-Voisin qui a bien bourelinguée et qui faisait la fierté de son propriétaire amateur de cactacées.

2cv Voisin au long cours

samedi 16 février 2019

Mototsikl

Le cul bien au chaud

vendredi 15 février 2019

Demain et après-demain

jeudi 14 février 2019

Le (trop) plein d'amour bien dégoulinant

mercredi 13 février 2019

Chic planète

mardi 12 février 2019

Une bonne affaire à laquelle il est bien difficile de résister

A ne pas rater

lundi 11 février 2019

Art porteur

dimanche 10 février 2019

De bons outils

Collection d'ivrogne

samedi 9 février 2019

Deux chevaux cachée dans l'image

2cv à l'arrêt

Une belle photo

vendredi 8 février 2019

Une nuit d'hiver à Périgueux

Une 2cv dans la nuit

jeudi 7 février 2019

Zate Ise Ze Kouestionne

mercredi 6 février 2019

Le pouvoir d'achat rend con

mardi 5 février 2019

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — LE JEU !

Feuilleton collaboratif du mardi

lundi 4 février 2019

Que dalle

dimanche 3 février 2019

Referendum d'Initiative Citoyenne : faut-il oui ou non mettre un terme à ce blog ?

samedi 2 février 2019

On peut tout dire

vendredi 1 février 2019

A chaque besoin sa startup

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