janvier 2019 (31)

jeudi 31 janvier 2019

Tout s'explique

mercredi 30 janvier 2019

Motocyclette du mercredi

moto de janvier

mardi 29 janvier 2019

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 74

Feuilleton collaboratif du mardi

lundi 28 janvier 2019

Lanceur de balles de défense

dimanche 27 janvier 2019

Défaillance du crayon

samedi 26 janvier 2019

Seconde mort de Jaurès

vendredi 25 janvier 2019

Livraison

jeudi 24 janvier 2019

Causerie radiophonique

J'étais invité par un journaliste de Cristal Radio à dire des conneries dans le poste… Je l'ai fait !

mercredi 23 janvier 2019

Dessin d'un mercredi

mardi 22 janvier 2019

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 73

Feuilleton collaboratif du mardi

lundi 21 janvier 2019

Scandale des bébés nés sans bras, en Antarctique aussi

dimanche 20 janvier 2019

Tout vient à point à qui sait attendre, mais il faut apprendre à être très patient

samedi 19 janvier 2019

Quand l'art fait cale

vendredi 18 janvier 2019

Bouc !

jeudi 17 janvier 2019

Boum !

mercredi 16 janvier 2019

Bouh !

mardi 15 janvier 2019

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — Dans l'attente de la suite du précédent

Feuilleton collaboratif du mardi

lundi 14 janvier 2019

Pas assez de sexe sur le blog ?

dimanche 13 janvier 2019

L'Emmanuel du chasseur en marche

samedi 12 janvier 2019

Rouge national

vendredi 11 janvier 2019

2019 constat implacable : et si c'était mieux avant ?

jeudi 10 janvier 2019

Le peuple se débat ? Donnons-lui du débat !

mercredi 9 janvier 2019

La motocyclette, on trouve sabot

Moto

mardi 8 janvier 2019

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 72

Feuilleton collaboratif du mardi

lundi 7 janvier 2019

Le petit dessin inutile du lundi

dimanche 6 janvier 2019

Doux yeux frais

Loin des œufs, loin d'Angkor

samedi 5 janvier 2019

La colère ne rompt point







etc

vendredi 4 janvier 2019

Les gilets jaunes ont fini d'amuser

C'est un sentiment un peu curieux et assez désagréable. Il me semble qu'au début du mouvement des gilets jaunes, les media[1] étaient, sinon enthousiastes du moins friands de relayer leurs revendications et propos. De ce fait, ils ont été des partenaires actifs et efficaces pour ce mouvement en le mettant sur la place publique. Ils en ont fait la publicité, ils ont permis sa propagation, ils ont expliqué comment le rejoindre, quels réseaux sociaux utiliser pour le faire, quels comptes facebook ou twitter suivre. Ils ont fait leur boulot d'informer mais, plus généralement, on peut le dire, ils ont cherché à puiser dans le mouvement tout ce qu'ils pouvaient en tirer pour créer l'événement que l'on avait envie de suivre heure par heure. Que ce soient les journaux, les stations de radio ou les chaînes d'information[2], il était question de vendre du papier ou du temps d'antenne et donc de la publicité. D'acheter du "temps de cerveau disponible".
Dans ces premiers temps, on a pu penser une certaine presse, plutôt compatible avec les idées de gauche centriste, alliée de ce mouvement des gilets jaunes. Les micros se sont tendus pour collecter la parole du peuple, les caméras se sont braquées sur ce peuple multiple et diversifié. Les journalistes ont osé montrer le peuple dans sa crudité, un peuple constitué de gens comme vous et moi, pas habitués à s'exprimer, qui parlent comme on cause, qui s'habillent comme on s'habille. Pas de cravate, pas de maquillage, pas d'éléments de langage concoctés par des équipes de communicants. Ce peuple auquel on sait faire appel au moment des élections, que l'on sait flatter mais que l'on sait aussi oublier et mépriser d'importance.
La révolte des gilets jaunes est "plurielle". Elle part dans tous les sens, elle s'exprime comme elle le peut sous le coup de l'indignation, de la colère mais aussi de l'incompréhension et de la déception. Alors, forcément, la pluralité de ses composantes fait que le discours produit des contradictions, des raccourcis rapides, des paroles malheureuses et des actes malséants. On ne peut pas faire confiance à un peuple peu éduqué, étrangers aux réalités de la politique, à ses subtils arrangements, à ses ruses délicates. Le peuple est merdeux, réfractaire au changement, inculte et, disons-le tout net, tout juste bon à glisser son bulletin dans l'urne. Il est bête.
Mais l'élite est là, elle ! L'élite a fait les écoles, elle est instruite des choses de la vie publique, elle sait s'exprimer avec les bons mots, ces mots qui servent à faire avaler les discours et les couleuvres. On lui a appris à asséner le discours en l'enrobant du parfum de la vérité irréfragable. Et tant pis si c'est un mensonge déguisé, et tant pis si c'est de l'idéologie, de la quasi croyance religieuse ! C'est avant tout le discours officiel du moment. Il faut y mettre suffisamment d'aplomb, marteler les propos du poing, dire combien il n'y a pas d'alternative, comment il serait désastreux de faire autrement.
Le peuple, lui, il ne peut pas savoir. Il entend les sons de cloches et il est comme sonné. Sonné et sommé de faire comme on lui dit de faire. Sauf que le peuple, sot par essence, parfois, il finit par se demander si on ne lui raconte pas des sornettes. Alors, il regimbe et il finit par prendre d'assaut les ronds points nationaux. Il plante une tente, il monte des baraquements de fortune et il lie des contacts avec le peuple, avec lui même si l'on admet que ce peuple est un organisme à part entière. Mais, on le sait depuis des lustres, pour gouverner, il faut diviser. Alors, on tente de scinder, de disperser, d'éparpiller, de créer de la dichotomie et de la discorde. Ce n'est pas bien difficile mais c'est efficace.
On va dénoncer des agissements, en appeler à la raison, condamner la violence et qui défendra cette violence, la bêtise dénoncée ? Le mouvement commence à se morceler, à se replier en petits groupes qui se défendent d'être comme le groupe d'à-côté. La partie est presque gagnée. A présent, il convient de dénigrer tout le mouvement. On va faire pleurer le commerçant qui voit son chiffre d'affaires s'effondrer dans un gouffre sans fond, on va donner la parole à ces pauvres hères qui n'en peuvent plus de se faire bloquer à l'approche d'un rond point, on va monter le peuple contre lui-même. On va finir par montrer que le gilet jaune est raciste, anti sémite, proche des extrêmes, radicalisé, suspect, mauvais, ennemi de la société, poujadiste, pourfendeur de la démocratie et adepte des idées les plus pestilentielles qui soient. Le gilet jaune, c'est caca.
Et c'est là que les media[3] reviennent en force et c'est très désagréable. Au début, j'ai accuseré[4] mes sens de me jouer des tours. Peut-être, on ne peut pas l'exclure, me fais-je des idées. Mais tout de même, après réflexion, il me paraît, à moi, que je ne me trompe pas trop en disant que ces media[5] mettent toutes leurs forces pour défoncer le mouvement des gilets jaunes en mettant le doigt sur ce qui est le moins beau, sur ce qui peut prêter le flanc à la critique. Haro sur les gilets jaunes ! Il faut savoir terminer un conflit que diable !
Un exemple. J'ai entendu sur France Inter des journalistes en appeler à leurs consœurs et confrères molesté·e·s et pris·es à partie par des manifestants. Je ne nie pas que cela a pu survenir mais pourquoi[6] ne pas rappeler ces mêmes journalistes gazés et frappés par les flics ? Clairement, la presse se range du côté du pouvoir ou alors c'est l'impression que ça donne si ce n'est pas le cas.
On déplore la défiance du peuple à l'égard des politiques et des media "mainstream" ou "installés", "officiels". Mais comment peut-on croire qu'il peut en être autrement lorsque l'on pense avoir compris cette connivence qui pourrait cacher une communauté d'intérêt ? Le fait que la plupart des grands journaux, que des radios et des chaînes de télévision d'information appartiennent au monde de la phynance ne permet pas de lever ce doute qui s'instille dans les esprits. Un Xavier Niel qui encense Macron ne peut-il pas suggérer à "ses" journalistes d'écrire correctement, dans le bon sens ? Hum. Je ne sais pas.
Du côté du pouvoir politique, on tente d'enfumer le peuple. On lui fait des promesses plus que vaseuses, on s'aperçoit tout de suite qu'elles ne seront pas respectées ou pas tout de suite ou que c'est du vent. Mais on tente surtout de faire entendre raison au peuple et on lui enfonce le groin dans le caca en lui rappelant qu'il est trop bête pour comprendre quoi que ce soit à toutes ces choses hyper complexes qui régissent l'économie et la sécurité et la bonne marche de la nation. Bref, le peuple est bête à pleurer. Leurs chefs et dirigeants et décideurs ont le peuple qu'ils méritent.

Notes

[1] du moins ceux que je consulte ou écoute

[2] voir le point 1

[3] voir le point 1 aussi

[4] merci aux relecteurs attentifs

[5] oui, d'accord, pas tous

[6] la réponse est dans la question, en fait

jeudi 3 janvier 2019

Pas de dessin

Tout de même, j'avais un peu honte. La vaisselle n'avait pas été faite depuis l'an dernier[1]. Même pas trois jours de vaisselle en retard. Ce n'est pourtant pas un crime inavouable. D'autant moins, il faut le noter, que je n'avais mangé chez moi ni la veille ni l'avant-veille. Ainsi, si je fais aujourd'hui le compte des couverts et ustensiles à laver, je peux noter une assiette, deux bols, un petit saladier, une poêle et une casserole, une fourchette, une cuillère, deux couteaux, trois verres et c'est à peu près tout.
J'ai mis du produit vaisselle dans la cuvette, j'ai fait couler de l'eau chaude, ça a produit de la mousse. Je sais bien que la mousse ne sert à rien pour rendre propre mais je ne peux pas m'empêcher de penser que, toutefois, c'est tout de même un peu mieux lorsqu'il y en a. Au moins, ça me permet de me rassurer sur le point que j'ai bien pensé à mettre du produit vaisselle. La mousse, c'est un marqueur, un traceur. S'il y en a, c'est que l'on a mis le bon produit dans la cuvette et pas autre chose. Je suis distrait. On ne sait jamais, des fois que j'aurais, par mégarde, pris la bouteille de vinaigre ou de ketchup. Donc, si j'obtiens la mousse attendue, c'est que je suis sur la bonne voie pour mener à bien l'opération entreprise.
Comme ma mère, mes grands-mères et arrière grand-mère me l'ont appris, j'ai commencé par nettoyer ce qui était le moins sale. Le verre, les deux bols puis les couverts. Je suis passé à l'assiette, au petit saladier et j'ai terminé par la casserole[2] et la poêle. J'avais terminé ma tâche et j'en ressentais une petite satisfaction modeste mais sincère.
J'avais tout le reste de la matinée pour faire le boulot que l'on m'avait demandé. J'ai lancé une application sur l'ordinateur, j'ai ouvert un fichier, j'ai corrigé un nombre, j'ai enregistré le document, je l'ai exporté en pdf et je l'ai envoyé à mon client. Ça ne m'avait pas pris plus de cinq minutes. Qu'allais-je pouvoir faire de toutes ces heures qui me séparaient du soir, du repas, de la lecture au lit et du sommeil ? Si j'avais su, j'aurais travaillé moins vite.
Bon. J'ai des dessins à faire. Allez. En route. Papier, crayon. On s'y met ! Mince. Ça ne marche pas. Pas grave. Je vais faire du café. Des fois, le café ça peut aider. J'enlève le filtre à café usagé, j'en mets un neuf, quelques cuillères de café moulu dedans, de l'eau dans le réservoir, la verseuse sur la plaque chauffante sous le filtre, un appui du doigt sur le bouton, les gargouillements, l'eau qui coule en entraînant avec elle ce qu'elle extirpe du café. J'attends que ça finisse de passer et je bois mon café. Je me remets au dessin. Flûte ! Ce café ne vaut rien ! Il ne fonctionne pas. Mais qu'est-ce donc que ce maléfice, ce sortilège ? Peut-être m'en faut-il plus ? Je me ressers du café que je bois. Le dessin ne surgit pas beaucoup mieux mais maintenant j'ai envie de pisser. J'y vais. J'en profite pour refaire le plein. De nouveau café et de nouveau penché sur la feuille de papier. Grrr ! Ah ! Je sais ! J'ai trouvé ! C'est le crayon qui est mauvais ! Mais bien sûr ! Suis-je sot !
L'autre porte-mine n'est pas plus efficace. Ou pas beaucoup plus. Cette fois-ci, je sors la grosse artillerie sous la forme d'un vrai crayon à papier[3], crayon à papier qui se révèle tout aussi inefficace. Mais en fait, je sais que le problème vient de ce que je n'aie pas imaginé convenablement l'idée à illustrer. Je me donne quelques minutes pour réfléchir posément à la question mais ça finit vite par m'agacer. Je déteste trop réfléchir.
Une copine passe me dire bonjour et me souhaiter une bonne année. Je refais du café et nous buvons du café et elle s'en va et je reprends le papier et le crayon et ça ne marche pas et merde. Il va me falloir m'acharner et beaucoup gommer, dépenser du papier et broyer du noir mais il va bien arriver qu'un dessin finisse par surgir.

Notes

[1] et là, j'ai bien conscience que c'est de l'humour un peu moisi

[2] qui finalement n'était pas sale du tout

[3] ou crayon de bois ou crayon noir selon les régions

mercredi 2 janvier 2019

2019

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mardi 1 janvier 2019

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 71

Feuilleton collaboratif du mardi

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