septembre 2018 (30)

dimanche 30 septembre 2018

Dernière moto de septembre

Sans déconner, j'avais mieux à faire que ça. Vraiment. Par exemple, j'aurais dû avancer dans le boulot en cours. Mais là, ce qu'il s'est passé, c'est que j'ai fait un premier dessin et que ça m'a conduit à en faire un deuxième puis un troisième, celui que voilà aujourd'hui. L'idée, c'est que le dessin, ça marche pas tous les jours comme on voudrait et que ça, ça ne s'explique pas trop. Enfin, du moins, moi je ne l'explique pas. Faut faire avec. Alors quand il y a une journée où vous produisez trois dessins dans la foulée dès les environs de potron-minet, faut pas laisser passer.
Et alors, le troisième dessin, c'est une moto. Oui, je vous entends rouscailler. Les motos, ça commence à bien faire, on en a déjà vu et revu. On frise l'indigestion. C'est possible mais deux choses en passant : je fais ce que je veux et si vous êtes pas contents, vous pouvez aller voir ailleurs.

Coup de turbo

samedi 29 septembre 2018

Puissance agricole

Tracteur

vendredi 28 septembre 2018

Périvroom #2

Des motos, disais-je. Il y en avait quelques unes, des populaires et des prestigieuses, des plus ou moins anciennes. Après l'Ariel Square Four, une AJS de course que nous n'avons pas eu le plaisir de voir courir. C'est bien dommage.

AJS
Entre 1921 et 1939, Joseph Lamy et Émile Akar construisent des petites automobiles sportives, les Amilcar. Certes, elles ne concourent pas dans la même catégorie que les puissantes Bugatti mais elles ne déméritent pas pour autant. Ce sont de vraies petites automobiles sportives, puissantes et bien conçues et fabriquées.

Amilcar
La notion d'automobile sportive a évolué au fil des années et décennies. En ces débuts de l'automobile, dans les premières années du XXe siècle, à l'époque des pionniers et alors que l'on n'a pas encore une idée bien arrêtée sur ces drôles de machines pétaradantes et fumantes, on pense déjà que l'on pourrait les utiliser pour des courses de vitesse. On comprend rapidement que l'ennemi, c'est le poids. Alors, on enlève le dispensable et on conserve les roues, le moteur, le réservoir de carburant et les sièges en plus de quelques accessoires dont un volant et des commandes placées ci et là. On obtient quelque chose comme cette Richard Brasier qui marche bien plus fort que je le pouvais penser.

Brasier 1907
Tous les constructeurs ne sont pas sportifs dans l'âme. Chez Corre, en 1905, on propose cette type G forte d'une huitaine de chevaux. Si l'on ne brille pas particulièrement en course, au moins peut-on amener, avec le sourire, toute la famille.

Rouler en Corre et toujours
Je vous parlais hier de la marque Lotus avec la Caterham. On en reparle aujourd'hui avec le modèle Elise que l'on connaît aussi sous l'appellation Speedster chez Opel mais avec un moteur différent. Cette automobile de ce troisième millénaire dans lequel nous pataugeons prouve que l'on peut être une automobile intéressante et de collection sans encore multiplier les ans.

Lotus Elise
Avant d'être absorbée par Terrot, la marque Magnat Debon produisait de bien belles motocyclettes comme cette 250cc "coursifiée" qui savait montrer de quel bois elle se chauffe lors des tours de circuit.

Magnat Debon
Notons que les marques Terrot et Magnat Debon seront rachetées par Peugeot qui supprimera ces marques au détour des années 50. Et puisque l'on évoque Peugeot, arrêtons-nous un instant sur une belle réalisation de Darl'mat sur une base de 402. Celle-ci date de 1939 et l'on ne peut s'empêcher de se dire qu'à l'époque, on avait encore une haute idée de ce qu'était une belle carrosserie.

Peugeot 402 Darl'mat

jeudi 27 septembre 2018

Périvroom #1

Assis sur le marchepied d'une antique automobile Renault, l'un des organisateurs de ces PériVROOM initiées par l'Automobile Club du Périgord "Classic" en partenariat avec la mairie de Périgueux se lamente : « Le public n'est pas là, il n'est pas venu ». Ce n'est pas tout à fait exact. Je suis là, moi, avec mon appareil photo. D'autres personnes sont là aussi, certaines avec qui je prends plaisir à discuter auto ou moto ancienne comme celui-ci qui m'explique sa carrière de pilote de speedway et ses motos, toutes des anglaises, ou cet autre qui m'annonce un événement d'importance l'an prochain pour les cent ans de la marque Citroën à Marsac-sur-l'Isle.
Toutefois, ce n'est pas non plus tout à fait faux. Le public n'est pas très nombreux. Notez, je préfère. Ça me permet de faire mes photos dans de meilleures conditions. Il n'y aurait pas eu ce brouillard persistant et ce ciel plombé de nuages bas, ça aurait été encore mieux. Le public, pour qu'il vienne, il faudrait qu'il ait des raisons de le faire. Tout le monde n'est pas attiré par les automobiles anciennes, fussent-elles de marques prestigieuses, aient-elles un intérêt historique ou un palmarès sportif. L'automobile de collection et la motocyclette ancienne ne peuvent pas être une source de passion chez tout le monde. Il faut comprendre la diversité des gens.

Une quinzaine de jours après les remarquables Vintage Days qui, elles, attirent édition après édition un public toujours plus nombreux, peut-être est-il illusoire de faire venir les foules pour une manifestation qui peut sembler plus fade et moins festive.
Ce PériVROOM commençait le samedi matin par un départ des véhicules pour un rallye Périgueux-Bergerac. Du coup, on peut comprendre qu'il n'y aurait rien à voir à Périgueux jusqu'au retour annoncé pour 18 heures 30. Au programme du dimanche était annoncée une « Commémoration du Grand Prix de Périgueux 1950 » qui ne commençait que vers 14 heures. Le matin, les curieux pouvaient admirer les véhicules au fur et à mesure de leur arrivée. Alors quoi ? Un programme pas assez alléchant ? Un souci d'organisation ? De communication ?
Ce qui me paraît certain, c'est que le grand public préfère voir des motocyclettes et des automobiles qu'il sait identifier et qui, surtout, savent réveiller les souvenirs. Présentez-lui de la 403, de la 2cv et de la Dauphine et il viendra, le grand public. Par contre, le public un peu plus exigeant ne fera peut-être pas le déplacement. La bonne recette pourrait être un subtil équilibre entre le "commun" et "l'exceptionnel".
Parce que de l'exceptionnel, il y en avait ! Et pas qu'un peu ! Pour commencer, une Ariel Square Four attelée. Ce n'est pas de la moto commune, ça. Ça ne se croise pas à chaque carrefour. Même, je peux m'avancer un peu en affirmant que c'est raisonnablement rare. C'est la première que je voie de mes yeux et pourtant, des motos, j'en ai vues.

Ariel Square Four
Celle qui suit est quasi neuve. C'est une Caterham 420S, descendante "officielle" des Lotus Seven que Colin Chapman a fait naître en 1967. En soixante ans, la "Seven" a gagné en puissance tout en conservant plus ou moins l'esprit des origines. Cette Caterham arrivait de Grande-Bretagne et on voit au sourire de ses propriétaires que le voyage a été une partie de plaisir.

Caterham 420S
On peut aussi faire un grand bond dans le passé et aller à la rencontre d'une marque aujourd'hui bien méconnue qui n'a sans doute pas été très populaire en son temps, Despine. On ne sait pas grand chose de ces automobiles. On sait que le constructeur était installé à Paris et qu'il y a donc eu au moins ce modèle équipé d'un gros moteur à quatre cylindres de quatre litres de cylindrée. Sa restauration ou refabrication a demandé 900 heures de travail. Mais pour quel résultat ! C'est une voiture de course de son époque, 1908, avec juste l'essentiel, pas de superflu. J'ai eu grand plaisir à discuter à son propos avec son pilote.

Despine 1908 4 litres
Plus récente d'une année (mais le modèle de 1905 ne diffère guère de celui-ci), une Renault A1 de 1909 bien connue des habitués de ce blog. Oui, c'est celle de M. Brou de Laurière et je l'ai déjà photographiée à plusieurs reprises. Il faut dire que je ne me lasse pas de ce monstre automobile, de sa taille colossale, de sa patine, de ses roues arrières jumelées et de son allure de vaisseau fantôme. C'est la première fois que je la voyais rouler et cela m'a plu.

Renault 1909 type A1 35cv
Presque banale tant on pouvait en voir, deux Bugatti pour terminer. Pour la première, je ne suis absolument pas certain de l'identification. Je propose que c'est une type 35 parce que je n'ai rien de mieux dans les manches mais j'ai un doute tellement énorme que j'ai le sentiment d'avoir mieux à faire que d'avancer n'importe quoi. Par exemple, je m'étonne de la position de l'allumeur qui n'est clairement pas dans le prolongement de la culasse. Un jour, il me faudra trouver un ouvrage de référence sur ces automobiles.

Bugatti type 35 - sous réserve
Par contre, celle-ci me semble bien être une type 35B à compresseur. Nous la voyons là lors de la "course" sur les allées Tourny, le dimanche après-midi. Mais d'autres images viendront, j'en ai d'autres en réserve !

Bugatti type 35B

mercredi 26 septembre 2018

Bon poids

Le souci, c'est qu'il y a des camions qui traversent notre pays sans bourse délier, qui détruisent nos routes et nos campagnes, qui crachent des particules fines et nuisent sans vergogne. Il faut leur faire rendre gorge, à ces camions indésirables ou, tout du moins, les faire payer. Et c'est là que l'on reparle d'écotaxe. On ne sait pas trop ce que signifie cet "éco". Economie ? Ecologie ? Ecotartufe ? Peu importe, l'important c'est qu'il permette de faire rentrer des sous.
Alors, quel est le problème ? On nous dit que des camions pénètrent le territoire national avec les réservoirs pleins et assez de nourriture pour la traversée. Il paraît même que les cabines sont parfaitement étanches et qu'elles permettent d'assurer l'alimentation en air respirable pour les chauffeurs. Donc, ces camions piétinent notre beau pays sans lâcher le moindre centime tout en mettant à mal le revêtement du réseau routier, les diverses infrastructures, les ouvrages d'art. C'est insupportable.
Et notre beau gouvernement a l'idée et la solution. On va faire payer les camions étrangers qui ne font que passer. Je reconnais ne pas avoir d'avis bien arrêté sur cette idée. Je ne sais même pas si cette situation est un vrai problème. Il me semble avoir compris que les problèmes seraient l'usure du réseau routier et la pollution générée par ces camions. Sans doute aussi la sécurité routière. J'ai entendu dire que des pays avaient déjà mis en place des systèmes de péage pour les transporteurs. Ce que je me demande, c'est comment on détermine qu'un camion traverse le pays pour en rejoindre un autre ? Comment on sait qu'il n'achètera rien en France ? Est-ce que l'on va installer des barrières douanières avec des agents qui pigeront les réservoirs, qui demanderont la destination des marchandises ? Ou alors, parce que nous sommes une nation moderne, est-ce que l'on rendra obligatoire la mise en place d'un système de géolocalisation qui permettra de suivre la progression des véhicules ? Je ne sais pas.
Bien sûr, on pourrait préférer que les marchandises qui ne font que transiter par la France soient mises sur des trains voire sur des péniches. L'idée n'est pas nouvelle, elle apporte certainement quelques avantages, mais elle est aussi certainement moins souple que celle utilisée pour l'heure. S'il était mis en place une vraie politique des transports, on pourrait imaginer que les trains pourraient être une solution valable. Je peux comprendre que l'on ait privilégié les lignes à grande vitesse mais ces lignes ne sont pas là pour faire rouler des trains de marchandise. La question que je me pose c'est de savoir si l'idée n'est pas tout simplement de faire payer les transporteurs (qui répercuteront le surcoût) et de faire rentrer de l'argent dans les caisses. De fait, je me dis que les solutions alternatives ne sont pas en place et qu'il est facile d'en appeler à l'écologie pour faire passer la pilule. On commence par pointer du doigt les camions, on les accuse de mille maux, on dit les problèmes liés à ces camions et on annonce la solution : le péage, la taxe. Peut-être le projet explique-t-il clairement que l'argent de ces taxes sera utilisé pour l'environnement et la réfection des routes.

Taxons les camions étrangers

mardi 25 septembre 2018

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 64

Feuilleton collaboratif du mardi

lundi 24 septembre 2018

Aux héros de la voltige

A Rouffignac, il n'y avait pas que des montgolfières, l'aéromodélisme était aussi à l'honneur. Je ne cultive pas d'intérêt particulier pour les engins volants mais cela ne m'empêche toutefois pas de reconnaître que certains d'entre eux sont beaux, amusants, curieux, étonnants. Dans le cas de l'aéromodélisme, ce n'est pas tant les machines que leurs pilotes qui m'intéressent un peu. Je regrette un peu le manque d'imagination des constructeurs. Il serait bien amusant de concevoir des machines volantes qui ne copient pas obligatoirement des avions existants. J'ai remarqué, par exemple, que sur plusieurs modèles présents on pouvait voir un pilote dans le cockpit. D'un côté, je comprends le jeu du modèle réduit fonctionnel. On joue à vouloir faire croire, on crée l'illusion. Mais au fond, pourquoi faire ?
Par contre, donc, l'art du pilotage. Là, ça force un peu l'admiration et le respect. Ce ne doit pas être simple de faire faire des loopings, des piqués, des vols stationnaires et des tas d'autres figures à distance depuis une télécommande.
Hier, j'étais à la manifestation "Périvroom" organisée par l'Automobile Club du Périgord "Classic" en partenariat avec la mairie de Périgueux. J'ai fait le plein de photos qu'il va me falloir à présent trier et traiter. En attendant, quelques acrobaties aériennes.








dimanche 23 septembre 2018

Bulles d'air chaud

Jolival

Décollage

Châtellerault en tête

Montgolfière

Trois montgolfières

Montgolfières au-dessus de Rouffignac

Et ça continue ce dimanche à Rouffignac.

samedi 22 septembre 2018

SMOL is beautiful

Roulez vite, roulez bon

vendredi 21 septembre 2018

Tout là-haut au plus près des étoiles

Moi qui ai tendance à ne croire que ce qui est vrai, j'accorde le plus haut crédit aux textes bibliques parce qu'ils sont la pensée de dieu. Et dieu, c'est pas rien. Venez pas me dire le contraire. J'ai beau me dire athée, j'ai le plus grand respect pour lui. Ou pour elle, l'affaire n'a pas été nettement tranchée. D'ailleurs, ne devrions-nous pas écrire "dieu·e" pour ne pas risquer d'erreur ? Je lance l'idée, vous la rattrapez si vous voulez. Elle est libre de droit, je la donne à l'humanité (journal compris).
La science, la vérité scientifique, c'est bien beau, ça fait des avancées et ça peut nous aider à la compréhension de toutes choses, mais il faut reconnaître qu'elle a bien du mal à trouver une preuve de l'existence ou de l'inexistence de dieu. Peut-être bien que l'idée de dieu est hors de portée de la science, hors de son domaine de compétence. Peut-être aussi que les scientifiques considèrent qu'ils ont mieux à faire que de perdre du temps à suer sur cette question pourtant fondamentale.
Enfin ! On ne me dira pas que tant d'hommes, tant de civilisations, auraient inventé cette idée de dieu juste pour passer le temps et pour avoir quelque chose à raconter le soir au coin du feu (à partir du moment où il a été "inventé"). On peut être athée et respecter l'idée de dieu et s'émerveiller de toutes ses réalisations comme, par exemple, l'univers et tout le reste. Le reste englobe tout un tas de trucs que l'on sait même pas si ça existe comme les trous de ver, les failles spatio-temporelles, les spaghettis creux et les planètes cubiques. C'est pas parce que l'on n'a pas trouvé, que l'on n'a pas vu, que ça n'existe pas. Mais moi, je ne suis pas scientifique. Je peux pas trop me prononcer en leur nom.
Bref, tout ça c'est pour vous dire que j'ai trouvé une photo d'avion qui n'a pas été publiée sur ce blog et que je saute sur l'occasion qui m'est offerte pour le faire. Ce que je me dis, c'est que jamais je ne monterai dans un appareil de ce genre. Si vraiment dieu avait voulu que je vole, il m'aurait pourvu d'ailes. Et puis, peut-être bien qu'un jour j'irai beaucoup plus haut que ce coucou peut m'amener, tout là-haut aux côtés de ce dieu qui, on le dit, est dans le ciel.

Boeing-Stearman

jeudi 20 septembre 2018

Quand on reparle des infirmières

Non, je n'ai pas oublié. C'est juste que je suis un peu lent, un peu dispersé. Souvenez-vous, c'était à propos des Pétaroux à la Noix, je vous avais parlé d'infirmière et j'avais promis de montrer des images.
Ce matin, je me demande si, finalement, il ne serait pas grand temps de vous les montrer, ces infirmières croisées lors de cette fête du cyclomoteur. Je vous avoue que j'aurais pu me poser une autre question et qu'il vous aurait alors fallu attendre encore pour les voir. Si cela se trouve, vous aviez déjà tout oublié, vous, de ces infirmières dont il avait été question ici. Alors, peut-être même allez-vous vous demander ce qu'elles viennent faire ici. Il ne fait pas bon vieillir.

La Cassagne en bonne santé
Bien soignés à la Cassagne


Et aussi, si vous le souhaitez, vous pouvez visualiser/télécharger l'image du port d'hier en haute définition (zip-5.8 Mo).

mercredi 19 septembre 2018

Souvenirs perdus

J'ai trouvé une petite boîte en carton. Dans cette boîte, quelques plaques photographiques en verre et des négatifs de film 127. Avec quel appareil ces photos sur film ont-elles été faites ? Je l'ignore. Qui a fait ces photos ? Je l'ignore également. J'ai tout de même une petite idée à ce dernier sujet. Si je vois juste, ces images ne sont plus les souvenirs de personne. De ce que je sais, il n'y a plus aucun descendant de cette famille.
C'est curieux de regarder ces images qui ont dû permettre de conserver le souvenir d'instants et de lieux qui évoquaient quelque chose chez certaines personnes et qui, aujourd'hui, ne veulent plus dire grand chose. Il y a une trentaine d'images imprimées sur la pellicule. Les plaques en verre ne sont malheureusement pas utilisables.
Ce ne sont pas des photos artistiques même si certaines sont bien cadrées et pas trop mal exposées. J'en ai numérisé deux. Sur la première, on peut penser que nous sommes dans la port de Saint-Brieuc. Pour supposer cela, je m'appuie sur l'immatriculation du bateau de pêche apparemment basé dans cette ville des Côtes d'Armor (Côtes du Nord à l'époque). Je pense que cette image a été prise dans les années 1930. Le film utilisé, le 127, date de ces années là. Cependant, il n'est pas impossible que l'image date des années 40. Je ne sais pas pourquoi mais les chaussures de la dame me font penser à ces années 40.

A Saint-Brieuc ?
La deuxième photo pourrait avoir été faite elle aussi en Bretagne. Où ? Le mystère est épais. La plaque de l'automobile semble nous indiquer une immatriculation parisienne pour l'année 1931. Mais quelle est la marque de cette automobile ? Encore un mystère. Peut-être voit-on ici la mère et la fille ? L'habillement de la plus jeune des deux personnes semble moins luxueux, toutefois. La plus âgée prend la pose pour le photographe, la plus jeune paraît s'apprêter à ouvrir la porte. Je voir un air un peu espiègle dans l'allure de cette personne. Elle ne semble pas vouloir se plier au jeu du photographe. Néanmoins, on note un sourire amusé.
Mais qui saura identifier l'automobile ?

Qui, quoi et où ?


Une recherche sur Internet me permet de découvrir l'existence d'un autre bateau, le Maria René basé, lui aussi, à Saint-Brieuc.

mardi 18 septembre 2018

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 63

Feuilleton collaboratif du mardi

lundi 17 septembre 2018

Une chanson qui vous met en joie pour la journée

Ce matin, j'apportais quelques menues modifications à un dessin que l'on m'a commandé lorsque, au moment d'enregistrer le fichier, je tombe par le plus grand des hasards sur un dossier contenant des photos déjà un peu anciennes. Je finis d'exporter mon fichier au format demandé par mon client et m'intéresse à ces photos.
Des voitures, des motos, quelques paysages et des images faites pour m'essayer à la mise en scène d'objets en condition de studio. Parmi celles-ci, celle que je vous présente aujourd'hui. Je l'ouvre sur un logiciel de traitement de l'image et considère qu'elle n'est pas si mauvaise que ça. Même, je me dis que ça pourrait être amusant de l'utiliser pour une fausse publicité.
Et là, comme une évidence me vient un air, une chanson. Son titre va devenir la "punchline" de cette fausse pub. Cette chanson a le don de me mettre en joie et de m'inciter à revoir le film dont elle est extraite, "la Vie de Brian" qui est ce que les Monty Pythons ont fait de mieux. A mon avis.

Lunettes et bout de bois

dimanche 16 septembre 2018

Des colibris pour les gogos

Vous connaissez cette petite histoire, j'en suis certain.

L'incendie se propage dans la forêt. Tous les animaux sont en lisière, comme interdits, consternés. Un colibri fait des allers et des retours entre la rivière et le cœur de la forêt, puisant et recrachant quelques petites gouttes d'eau au-dessus des flammes. Un des animaux qui assistent à ce manège interpelle le petit oiseau et lui dit : « Ô petit colibri ! N'es-tu pas un peu dérangé ? As-tu vraiment la prétention d'éteindre cet impétueux incendie de tes quelques gouttes d'eau malpropre ? ». Le colibri se met en vol stationnaire comme il sait si bien le faire et, après avoir craché l'eau qui l'empêche de s'exprimer, répond : « Té ! Peut-être pas, peuchère, mais je fais ma part ! »

Je suis certain que vous connaissiez cette petite histoire amusante parce que celui qui la raconte si souvent, qui en a fait son fond de commerce, Pierre Rabhi, le penseur-paysan médiatique, plus que José Bové, est souvent l'invité des médias. Il est difficile de n'avoir pas un jour entendu parler de cet homme. Or, il se trouve que je n'aime pas Pierre Rabhi. Depuis pas mal de temps, je nourris un bon gros sentiment de suspicion à son égard. Je ne suis pas loin de considérer son action et son mouvement comme une forme de secte. Je n'aime pas les mouvements sectaires.
Et il se trouve que le journaliste Jean-Baptiste Malet du Monde Diplomatique vient apporter de l'eau (à la manière d'un colibri, tout à fait, oui) à mon moulin. Dans un article très intéressant disponible sur le site Internet du Monde Diplomatique intitulé "Le système Pierre Rabhi" le journaliste nous propose un portrait bien éloigné de celui colporté habituellement d'abord par lui-même, ensuite pas ses zélés zélateurs, certains médias et des cohortes d'adeptes.
Des petits yeux vifs posés sur un visage émacié où pousse une barbichette de sage, une chemise et un pantalon de velours, des sandales. N'a-t-il pas quelque chose de Gandhi, du vieux sage qui sait, de l'homme d'expérience ? C'en est presque une caricature. Mais ça marche. Les gens aiment les caricatures, elles sont simples à comprendre, à cerner. La caricature, c'est le prototype, l'archétype. Le gendarme est un peu bête, le chef de gare est cocu, le curé pédophile, le coiffeur homosexuel et le petit homme âgé au doux sourire sage. Pierre Rabhi se présente avec gourmandise comme un paysan savourant la pauvreté, le peu, le "Ça m'suffit". En fait, le paysan ne paysanne pas des masses lui-même. Et là, je ne dis pas qu'il ne le fait pas ou ne l'a jamais fait, hein ! Ce que je dis, c'est qu'il ne vit pas (et n'a peut-être jamais vécu) de son lopin de terre aride cultivé à la force des bras.
Ses revenus, il les tire sans doute des centaines de milliers de bouquins qu'il a vendus. Tant mieux pour lui. Mais aussi des stages qu'il organise et fait payer. Et puis, sans doute, de toutes ces conférences qu'il donne partout et tout le temps. Il a l'oreille attentive d'un Nicolas Hulot et d'un Emmanuel Macron (Tiens ?) mais aussi d'une Françoise Nyssen (Tiens, tiens ?) qui est (Tiens, tiens, tiens ?) son éditrice. Fichtre. Il a de l'entregent, le petit paysan de l'Ardèche. Tant mieux pour lui.
Là où ça devient encore plus gênant, c'est que l'on apprend (et je m'en doutais quelque peu) que le Monsieur est un fervent disciple de Rudolf Steiner, de l'anthroposophie et de la biodynamie. Et ça, je connais un peu. J'ai cotoyé un temps un copain qui était tombé dans ces mouvements. Pour moi, aucun doute, il y a bien de la dérive sectaire dans ces choses. Déjà, faut souvent payer. Payer pour acheter les livres et le savoir, payer pour assister à des conférences et des colloques, payer pour suivre des cours dans une école Steiner, payer pour obtenir des préparats biodynamiques. L'important est de lire toute l'œuvre de Rudolf Steiner et de ne surtout plus rien lire d'autre. D'une part, tout est dans l'œuvre de Rudolf Steiner, d'une autre part tout ce que vous pourrez lire ailleurs n'est que mensonge ou désinformation.


Certainement, tout n'est pas à jeter dans les propos de Pierre Rabhi. Nous avons tous en tête des exemples de conseils de bon sens. La petite histoire du colibri ne nous enseigne rien d'autre que l'évidence. Face à un problème, on peut trouver plus d'efficacité en s'y mettant à plusieurs qu'en attendant qu'une solution arrive d'ailleurs. Aussi une question de bonne volonté, d'implication dans la vie de la société, des trucs de ce genre. Cette histoire veut nous placer dans la position du petit colibri. Petit, pas très efficace mais impliqué, déterminé, responsable. C'est nous mettre dans la position du modeste qui semble tant plaire à M. Rabhi. Gloire aux petits qui font et haro sur les grands qui défont ou ne font pas. Sauf que, et l'article de Jean-Baptiste Malet nous le dit, M. Rabhi n'est pas ou n'est plus un petit et qu'il ne fait plus beaucoup. D'accord, il a son âge. C'est un donneur de leçon, un enseignant, un sage penseur. C'est un gourou. Tout ce qu'il dit doit être considéré comme vrai et bon. Malheur à qui le critiquera. Les adeptes veillent au grain et défendent leur héros.

Le Monde Diplomatique, Jean-Baptiste Malet, Le système Pierre Rabhi

samedi 15 septembre 2018

Faut-il des tueurs municipaux ?

Un rapport parlementaire remis récemment au Premier ministre préconise de rendre obligatoire l’armement des policiers municipaux. Est-ce que je vous étonnerais en vous avouant que je n'apprécie pas l'idée ? Je le reconnais, je n'aime pas la police. Je n'aime pas la police, je n'aime pas l'armée, je n'aime pas les personnes armées susceptibles de baver[1]. Je n'aime pas que l'on veuille faire régner l'ordre et la discipline parce que je n'aime ni l'ordre[2] ni la discipline.
J'ai une idée que la violence génère la violence. Le seul fait que les flics soient armés consiste déjà en un acte de violence. Potentielle peut-être mais violence tout de même. Face à des personnes armées, vous pensez forcément à vous armer. Être à armes égales, on pourrait dire. Face à des cons de flics, on use d'une connerie plus forte. Il faudrait essayer un truc. On mettrait[3] des flics intelligents. Si ça se trouve, ça rendrait intelligents ceux qui s'essaieraient à la "délinquance". Ce serait une expérience épatante.
Je n'aime pas les flics. Ok. Bon. Je déteste encore plus la police municipale. Je n'y peux rien, c'est plus fort que moi, j'y vois des relents de trucs qui puent. Déjà, faut les voir, les municipaux qui se prennent pour des flics américains ! J'en ai vu plusieurs dans plusieurs villes. Partout, ils se donnent des airs de terreurs pire que la police nationale ou la gendarmerie agricole. Ils ont adopté les codes, l'imaginaire du Robocop terrible.
Ces milices privées au service d'un maire, aux ordres d'un potentat local, me hérissent le poil et me fichent la trouille. Ça ne va pas s'arranger si elles sont armées. Une personne armée c'est une personne capable de tuer. Que l'on ne vienne pas me raconter le contraire. Une arme, c'est fait pour ça, pas pour autre chose. Une arme, c'est une machine à tuer, c'est sa fonction. On va me raconter que les policiers municipaux seront formés et instruits, encadrés par des textes de loi et tout ce que l'on voudra mais moi, je vois des tueurs en puissance. Et, oui, ça me fout la trouille.
Armer la police municipale, c'est un pas de plus vers l'escalade de la violence. Je ne vois même pas comment il pourrait en être autrement.

Notes

[1] dans le sens de bavure, bien sûr

[2] venez faire un tour chez moi pour vous en assurer

[3] il faudrait en trouver

vendredi 14 septembre 2018

J'ai peur mais pas trop

Et voilà, il fallait bien que ça arrive. Hier soir, j'ai reçu un courrier électronique dont voici le contenu :

Bonjour, cher utilisateur de michel-loiseau.fr.
Nous avons installé un logiciel RAT dans votre appareil. Pour l'instant, votre compte e-mail est piraté (voir pour , j'ai maintenant accès à vos comptes).
J'ai téléchargé toutes les informations confidentielles de votre système et j'ai obtenu des preuves supplémentaires.
La chose la plus intéressante que j'ai découvert est celui des enregistrements vidéo de votre masturbation.

J'ai posté mon virus sur un site porno, puis vous l'avez installé sur votre système d'exploitation.
Lorsque vous avez cliqué sur le bouton Play on porn video, à ce moment-là mon troyen a été téléchargé sur votre appareil.
Après l'installation, votre caméra frontale prend une vidéo chaque fois que vous vous masturbez. De plus, le logiciel est synchronisé avec la vidéo de votre choix.

Pour le moment, le logiciel a collecté toutes vos informations de contact sur les réseaux sociaux et les adresses e-mail
Si vous devez effacer toutes vos données collectées, envoyez-moi 250$ en BTC (crypto-monnaie).
Ceci est mon portefeuille Bitcoin: 18firbfmx4KoNeM4cBhcDdXgp2Aiduo43G
Vous avez 2 jours après avoir lu cette lettre.

Après votre transaction, je vais effacer toutes vos données.
Sinon, je vais envoyer une vidéo avec vos farces à tous vos collègues et amis !!!

Et désormais, soyez plus prudent!
Visitez uniquement les sites sécurisés!
Au revoir!

Après un moment de peur intense, je me suis ressaisi. Je ne me souviens pas m'être masturbé devant mon ordinateur. Après, bien sûr, je ne me souviens pas de tous mes actes passés, je peux avoir une mémoire sélective. Non, je suppose qu'il y a méprise, ce ne doit pas être moi. Il reste que le doute subsiste malgré tout. Je ne sais pas si j'ai des amis. Des collègues, c'est sûr, je n'en ai pas. Au moins, je vais échapper à la honte de voir des sourires moqueurs sur le visage de ces collègues que j'aurais pu avoir.
Si jamais vous pensez que vous êtes un ami, si jamais vous recevez une "vidéo de mes farces", merci de me prévenir et, surtout, n'effacez pas ces vidéos ! Ça m'amuserait de les voir. Merci à vous, les amis !

jeudi 13 septembre 2018

Seul le miroir

Dans la vie, il existe des moments où l'on a l'intuition que l'on doit se résoudre à réfléchir. La plupart du temps, dans nos petits actes du quotidien, on n'a pas à trop se soucier de cela, on n'a pas à faire appel à notre "capacité" de réflexion. Combien de fois doit-on vraiment s'en remettre à cette réflexion au cours d'une journée normale ? Pas beaucoup, j'en ai la certitude. Et c'est tant mieux.
Le matin, au réveil, ai-je besoin de réfléchir à mes actes et à la manière de les mener à bien ? Non. Je me lève et m'habille sans réfléchir, je fais le café d'une manière automatique, je le bois de même, je vais chier pareillement. De la même façon, je parcours les courriers électroniques arrivés durant mon sommeil, je prends une douche, je roule une cigarette que je fume. Le cerveau s'occupe de tout cela sans me demander mon avis, en autonomie complète. Le corps obéit et suit le cheminement habituel. Et c'est très bien ainsi.
Si, par exemple, j'ai besoin de prendre la voiture pour aller faire des courses, poster un courrier ou tout simplement me rendre quelque part, je vous assure que je conduis sans beaucoup réfléchir à ce que je suis en train de faire. Encore des automatismes, un conditionnement. Je passe les vitesses "à l'oreille", parce que le régime du moteur m'indique inconsciemment qu'il est temps de passer à la vitesse supérieure ou, au contraire, de rétrograder. Si j'ai l'intention de me garer, j'ai déjà, comme programmée, une liste d'endroits possibles. La force de l'habitude supplée à la réflexion d'une fort belle manière le plus souvent. Et ma foi, c'est confortable et reposant.
A l'heure de me faire cuire les pâtes, vous croyez que j'ai besoin de réfléchir pour mettre ce qu'il faut d'eau dans la casserole, pour gratter une allumette et tourner le robinet d'arrivée de gaz, pour poser un couvercle et attendre que ça bouille ? Bien sûr que non ! C'est du domaine du conditionnement pavlovien ancré au plus profond de mon cerveau, de l'automatisme pur jus. Entre le café du matin et les pâtes du soir, j'ai la prétention de parvenir à ne pas avoir à réfléchir une seule fois. Et c'est une petite fierté intime qui me rend joyeux.

Si je suis plutôt contre la réflexion, c'est certainement parce que, en premier, ça fatigue. Et puis, ça a tendance à m'agacer, de réfléchir. Ça m'empêche de faire tout un tas d'autres choses bien plus passionnantes. Je préfère dessiner mes conneries plutôt que de réfléchir, je préfère écouter de la musique plutôt que de réfléchir, écouter la radio, regarder, à l'occasion, un film, lire de la BD plutôt que de réfléchir. Et c'est là, je le pense, un comportement normal, humain, bien compréhensible, auquel tout un chacun aspire.
Le plus gros reproche que je peux faire à la réflexion, c'est qu'elle n'assure en rien de déboucher sur une raisonnement "vrai" ou efficace ou satisfaisant. Ce con de cerveau est tout à fait capable de se satisfaire d'une réflexion de bas étage qui apporte un semblant d'explication à un problème qui lui est posé. Il n'aime pas rester dans l'incompréhension, le cerveau. Alors, pour se rassurer, pour se rasséréner, cet abruti de cerveau est prêt à accepter à peu près n'importe quoi qui fasse plus ou moins mine de tenir debout. Il est plein de réponses toutes faites qu'il est prompt à faire jaillir à la moindre amorce de question. En plus d'être con, le cerveau est une feignasse consommée.
Mais, à cause de notre vie moderne, en raison de toutes ces machines, toutes ces obligations nées de l'organisation de nos sociétés, il arrive que l'on se sente comme obligés à devoir s'abaisser à faire mine de réfléchir. Et c'est un gros problème parce que ça fait perdre du temps, ça empêche d'utiliser ce temps à agir réellement. Lorsque l'on en est réduit à devoir réfléchir, le cerveau se bloque et il n'est plus capable de faire autre chose de bien plus intéressant. Enfin entendons-nous bien, je ne préjuge en rien de votre cas personnel, je parle pour moi. Il est possible que vous soyez de ces êtres d'exception qui parviennent à réfléchir en menant à bien une action complexe. Moi, au mieux, j'arrive à me gratter les couilles ou à me foutre un doigt dans le nez pendant la réflexion. Ce n'est pas glorieux mais on fait ce qu'on peut.
Toutefois, et je ne me l'explique pas, je reconnais que l'on peut ressentir une certaine satisfaction à réfléchir. Il peut même arriver que l'on prenne la chose à la manière d'un jeu "intellectuel". Ce qui ne manque jamais de m'étonner, c'est que souvent on a la liberté de refuser de réfléchir, de repousser le problème que l'on se pose. Pourquoi au juste craignons-nous d'écarter la question d'un majestueux : « j'en ai rien à foutre » ou d'un définitif : « ce n'est pas mon problème » ? Je sais certaines personnes passées maîtres[1] dans l'art de refuser de réfléchir et qui, mieux que personne, sont capables de n'en faire qu'à leur tête, à leur idée. Je les envie.

Deux jours de suite, hier et aujourd'hui, j'ai eu à me faire violence et à réfléchir. Ces deux jours à cause de l'informatique et, plus précisément, de sites Internet. Est-ce que quelqu'un peut m'expliquer pourquoi un truc qui marche avant-hier ne fonctionne plus le lendemain ? Hein ? Lorsque ça m'arrive d'être confronté à un souci de cette espèce, à chaque fois j'essaie, en premier choix, de m'en sortir sans réfléchir. Honnêtement, il est assez rare que ça soit très probant, question résultat. Au mieux, ça ne marche pas moins bien, au pire, c'est encore pire. C'est pénible.
Ce que j'ai remarqué avec l'informatique et tout ce qui gravite autour, c'est que c'est bourré de méchanceté et de malveillance. De petitesses et de fourberies, aussi. On nous a tout de même vendu le truc en nous racontant que ça allait nous simplifier la vie, non ? Je me trompe ? On nous a dit que ça allait nous dégager de tâches rébarbatives et répétitives, que l'on aurait du temps pour regarder les fleurs pousser, les oiseaux voler, les glands tomber, l'eau des ruisseaux couler et le temps passer. Au lien de ça, c'est panne sur panne, problème après problème, réparation de fortune après bidouille approximative pour faire fonctionner tant bien que mal le bazar. Quelle perte de temps ! Quelle perte d'argent lorsqu'il faut faire appel aux professionnels grassement rémunérés !
Maintenant que nous sommes dans une époque qui n'a jamais été aussi moderne, on nous promet les robots domestiques, les assistants vocaux, les implants cérébraux. Ça nous promet du plaisir, ces affaires ! Entre les robots qui feront n'importe quoi, les assistants vocaux qui ne voudront plus reconnaître votre voix, les implants qui décideront de vos actions, merci bien. Définitivement, c'était mieux avant.
Avant, quand c'était mieux qu'aujourd'hui, en une époque d'avant la mécanisation, d'avant l'automatisation, la vie était, sinon plus confortable, au moins plus simple. Si le cheval refusait d'avancer, on sortait la hache, on lui coupait la tête, on le bouffait et on allait en pêcher un autre. Aujourd'hui, quand votre saloperie de bagnole[2] ne veut pas démarrer, vous pouvez bien sortir la hache, ça ne résoudra pas grand chose. Vous devez vous armer de patience, en appeler au savoir du technicien qui a la "valise" et qui sait s'en servir. Contre un pognon de dingue, vous pouvez espérer une réparation qui tienne quelque temps. C'est beau le progrès. Finalement, on peut se demander si on ne nous prendrait pas pour des cons.
Mais je m'égare. Le sujet est de savoir comment réussir à éviter de réfléchir. Je suis persuadé que le bonheur passe par cette libération. Enfin peut-être pas le bonheur comme on nous le raconte, ce bonheur plein d'objets à posséder, de produits culturels à consommer, de lieux à découvrir et de mets à consommer mais plutôt un bonheur fait de béatitude et d'instants présents dégustés sans attente particulière. Admettre une fois pour toute qu'il n'existe pas de solution permet d'écarter toute question provenant d'un problème. A quoi bon accepter le problème si l'on décide que la solution n'existe pas ? La mort, on sait tous qu'elle existe, non ? On sait aussi qu'elle passera par là un jour. Est-ce que ça nous empêche de vivre ? On arrive très bien[3] à pousser ce concept dans un coin et de nous rendre aveugle à lui. Enfin moi, je n'y pense pas tous les jours en tous cas. Ce serait invivable de vivre continuellement avec la conscience de la fin de la vie. Confusément, on sait que l'on n'y échappera pas, que la mort peut survenir là, maintenant, à tout instant, sous différentes formes. Bon. On parvient à faire abstraction de ça. Pourquoi n'arriverions-nous pas à faire de même avec ces putains de problèmes qui bouffent notre temps et notre santé ? On devrait instituer un droit au refus de la réflexion. Je ne doute pas qu'il existe des personnes qui n'ont rien de mieux à faire que de réfléchir, la diversité humaine conduit à ces comportements déviants, mais la plupart d'entre-nous, franchement, nous ne serions pas peinards si nous n'avions pas à réfléchir ? Bien sûr que si.
D'ailleurs, lorsque je lis les commentaires, je vois bien que vous n'êtes pas du genre à trop réfléchir. Ça me rassure quant à l'avenir du genre humain, tenez.

Notes

[1] Là, j'ai un problème pour l'orthographe. Doit-on écrire que les personnes sont passées maîtres, passées maître ou passées maîtresses ?

[2] par exemple une Renault

[3] pas tout le monde, d'accord…

mercredi 12 septembre 2018

Dernière salve des Vintage Days

Il reste encore pas mal de photographies mais je vais arrêter là. C'est un camion Berliet, un GBU. C'est un gros camion, un très gros camion. Dans l'après-guerre, mission est donnée à Berliet [1] de plancher sur un tracteur d'artillerie. Naîtront les impressionnant T6 et T12. Ces deux camions ne sont pour autant pas de vrais Berliet. A la vérité, ce sont des Rochet-Schneider, marque lyonnaise elle aussi, qui fusionnera avec Berliet. Les T6 et T12 sont des 6 et 8 roues motrices à (gros) moteurs essence (très) gourmands. L'idée est, pour l'armée française, de remplacer les Pacific "Dragon Wagon" autant monstrueux qu'américains. Et donc, les T6 et T12 sont présentés aux autorités militaires qui acceptent d'en essayer quelques modèles. Dans les faits, ces camions seront produits à peu d'exemplaires et ne donneront pas vraiment satisfaction.
Mais cette expérience permettra de travailler à un nouveau camion, ce sera le TBU dans la version "tracteur" et le GBU dans la version "porteur". C'est un gros camion aux éléments assez surdimensionnés. Lui aura une carrière assez longue au sein de l'armée française et servira souvent de camion lourd de dépannage. Celui présent aux Vintage Days tractait un canon de 105mm et faisait la fierté de son propriétaire.

Berliet GBU
Toujours dans cet après-guerre mais de l'autre côté du channel, chez Jaguar on conçoit un modèle qui va devenir légendaire et qui n'est absolument pas destiné à l'armée de la couronne d'Angleterre. En 1948 apparaît l'une des plus belles automobiles du monde, la Jaguar XK 120. Françoise Sagan ne s'y trompera pas et adoptera, un temps, ce beau roadster anglais. Il est à noter que cette année seront fêtés les 70 ans de la XK 120. J'ai entendu dire qu'une exposition de ces voitures sera organisée à Périgueux durant le mois d'octobre.

Jaguar XK 120
Après guerre aussi, mais celle d'avant, celle de 14-18, chez Renault on veut contrer l'insolent succès de Citroën. Alors, on sort le modèle NN de 6cv. Fidèle à une certaine tradition, on conserve le capot "crocodile" caractéristique de l'époque avec le radiateur renvoyé derrière le moteur. Celle présentée ici est, me semble-t-il un modèle d'après 1925. Je peux me tromper. Il s'agissait possiblement de la plus ancienne des automobiles présentes à ces Vintage Days.

Renault NN1 ou NN2
Dans les années 50, aux États-Unis d'Amérique, c'est la gloire de l'automobile. Les marques redoublent d'imagination pour proposer de nouvelles carrosseries et attirer l'automobiliste avide de dépenser ses dollars pour montrer qu'il a les moyens de rouler dans un nouveau modèle. Chez Chevrolet, on sort une nouvelle Deluxe Sedan comme celle qui était présente à Périgueux. Ces voitures américaines représenteront durant encore quelques années une certaine idée du luxe et de la modernité sur le vieux continent. Que ce soit chez Peugeot, Renault ou SIMCA, on tentera de copier ce style américain. Par exemple, je ne peux pas m'empêcher de voir les ailes arrières de cette Chevrolet sur une Frégate Renault.

Chevrolet Deluxe
En Grande-Bretagne, on a épuisé l'idée de la XK. Il y a eu la 120, la 140 et enfin la 150[2]. Place à un nouveau modèle qui va faire date et nourrira bien des rêves et phantasmes motorisés, la e-Type. Celle-ci date de 1969, c'est écrit dessus. Elle a un moteur à six cylindres de 4,2 litres. C'est une voiture sportive pleine de qualités et de défauts. Je me souviens avoir lu le long récit de la restauration d'une e-Type et les surprises et difficultés rencontrées, les frais imprévus, les périodes d'abattements et, finalement, la résignation. Posséder une e-Type n'est pas donné à tout le monde. D'abord, ce n'est pas donné mais question entretien, pardon ! Mieux vaut avoir les moyens. Il n'en reste pas moins que nous sommes là en présence d'une légende automobile.

Jaguar e-type

Notes

[1] alors que Marius Berliet a dans un premier temps été accusé de collaboration avec l'occupant

[2] sans doute la moins belle de la série

mardi 11 septembre 2018

On m'a demandé de dessiner une Méhari

lundi 10 septembre 2018

Toujours des voitures des VIntage Days

Si vous en avez marre, si vous êtes lassé, il faut me le dire. On ne peut pas tout connaître mais l'ignorance n'est jamais une bonne excuse. Le dimanche matin, je vois cette petite auto. Je fais confiance à son propriétaire qui doit savoir ce qu'il a dans son garage et, de ce fait, j'accepte l'idée qu'il s'agit d'une Ford Y de 1932. Seulement, je n'ai jamais vu ce modèle et je suis étonné. J'ai attendu un peu avec l'espoir de voir le propriétaire qui aurait pu m'en dire plus. L'espoir fut déçu. Peut-être quelqu'un saura m'en dire plus ?

Ford Y
On ne peut pas tout connaître et il y a des cas où, si on le connaissait, on y perdrait son latin. J'avise une automobile qui ressemble fort à une Matford. Je m'approche, je vais la photographier. Elle me semble avoir été modifiée, ça ne me dérange pas. Ce qui m'étonne, c'est de trouver un écusson SIMCA sur la calandre. Je n'ai jamais entendu dire que SIMCA avait produit des Matford. Ça n'a rien d'impossible puisque SIMCA reprend l'usine Ford (qui produit les Matford) de Poissy et continue à produire des automobiles conçues par Ford mais…

Matford
On ne peut pas tout connaître mais on peut en savoir suffisamment pour avancer que les trois photos suivantes représentent des automobiles populaires dans trois pays différents, la France, l'Allemagne de l'ouest et l'Allemagne de l'est.

2cv type A pré 1953
Volkswagen
Trabant
Populaire et même laborieuse, voilà une pompière Peugeot 203 break photographiée lors de la parade du dimanche matin. Elle a une ligne plutôt réussie, la 203. D'accord, elle est très inspirée par certaines automobiles américaines des années 40 mais ça n'enlève rien au fait qu'elle est, à mon avis, plutôt agréable.

Peugeot 203
Petite et joyeuse, voilà une Autobianchi Eden Roc. Avec sa mécanique de FIAT 500, elle est idéale pour parader dans Rome, les cheveux au vent. C'est clairement une petite voiture "inutile", juste destinée au plaisir et à la bonne humeur. Donc, pas inutile du tout, finalement.

Autobianchi Eden Roc
Plus grande, plus ancienne et tout aussi inutile, une Citroën Traction Avant cabriolet. Là, nous sommes en présence d'une automobile luxueuse qui agit à la façon d'un marqueur social, comme on dit aujourd'hui. Et ça marche toujours ! C'est une très belle automobile.

Traction Avant cabriolet
Tenez, puisqu'il est question de luxe. Voilà une marque qui s'y connaît un peu dans le genre. Celle-ci est, il me semble, une Hotchkiss 411 des années 30. Ce n'est pas une sportive mais une auto de tourisme de luxe.

Hotchkiss
Pour avoir le sourire, rien de plus simple. Il suffit d'avoir une Triumph TR3 à conduire. L'image présentée ici le prouve. N'a-t-elle pas l'air rayonnant, sa propriétaire et conductrice attitrée ? Bien sûr que si ! Et il est quasi certain que je serais dans le même état d'âme si j'avais la chance d'avoir une automobile pareille pour me véhiculer de par les petites routes du Périgord.

Triumph TR3 et sa propriétaire

dimanche 9 septembre 2018

Question de genre aux Vintage Days

La polémique a failli exploser. Quel est le genre de ces Vintage Days, au juste ? Sont-ce des journées ou des jours ? Féminines ou masculins ? Je ne m'étais pas posé la question. Pour moi, les Vintage Days sont féminines et je n'expliquerai pas pourquoi, j'en suis bien incapable. C'est perturbant. Et cela me fait penser aux difficultés que l'on peut rencontrer dès lors que l'on cause des véhicules.
Par exemple, si je vous montre l'automobile suivante, vous serez d'accord avec moi pour dire qu'il s'agit d'une Renault 4cv. Féminine, donc, la 4cv. Et pourquoi donc ? Ce ne sont pas quatre juments. Parce qu'il est question d'une voiture, d'une automobile, d'une Renault ?

Renault 4cv découvrable
Donc, d'accord, si l'on parle d'une automobile, tout ce qui se rapprochera d'elle sera au féminin. Ces Peugeot sont donc des dames. La 201 et la 504. La 201, ça colle, c'est une berline. Mais la 504, c'est un coupé. Un coupé avec un V6. Ce n'est pas si simple qu'il y paraît.

Peugeot 201
Peugeot 504 coupé V6
Peugeot 504 coupé V6
Deux américaines. Américaines ou américains ? Admettons que l'on parle ici d'un "pick up" Chevrolet et d'un "hot rod" Ford. Masculins, donc, ces véhicules. Oui, peut-être. Ce n'est tout de même pas si certain. Déjà, cette question de genre pour des termes en langue anglaise… Ce sont une Chevrolet et une Ford. En français, on pourrait parler d'une Chevrolet "plateau" ou "utilitaire". Mélange de genre. Pour la Ford, c'est plus simple. C'est une automobile ou une voiture modifiée.

Chevrolet 1937 et Ford 1930
Pas modifié mais bien restauré, un utilitaire Citroën, un HY. Là, on sent que c'est couillu, que ça transpire la testostérone. Le HY, c'est un mâle (pour un bien ?). C'est un fourgon et non une fourgonnette. Pas de confusion possible à propos du genre. On dira que c'est un Citroën.

Citroën HY
Si je ne me trompe pas, nous sommes maintenant en présence d'une Chenard et Walcker à traction avant. Dame ! C'est qu'il ne faut pas croire que, avant guerre, la traction avant est une exclusivité Citroën ! Chenard et Walcker ne passera pas la guerre. Déjà, la marque était tombée dans l'escarcelle de Chausson en 1936. Après guerre, Peugeot reprend les petits utilitaires Chenard et Walcker à traction avant et lance les D3 et D4 avec ses moteurs en lieu et place du petit moteur bicylindre deux temps d'origine. Donc, nous sommes en présence d'un cas de marque transgenre passée des automobiles (féminin) aux utilitaires (masculin). Ah ! C'est pas simple !

Chenard et Walcker T24C
Pour en finir avec ce sujet qui me donne mal à la tête, un dernier cas encore plus étrange. Ici, le genre change en fonction du nombre de roues. Si ça a quatre roues, c'est une Morgan, si ça n'en a que trois, c'est un cyclecar. Quoi que l'on en puisse penser, le cyclecar est dans la tradition. Bien sûr, le moteur S&S est un peu trop gros, trop rutilant, pas assez anglais. Mais ça doit être sacrément amusant de jouer avec les radars aux commandes d'un semblable engin sur les routes du Périgord !

cyclecar Morgan

samedi 8 septembre 2018

Un peu de tout en différé des Vintage Days

En observant les photos faites lors de ces Vintage Days périgourdines, je ne peux pas m'empêcher de m'émerveiller face à la diversité de l'automobile. Elle peut être petite ou grande, sportive ou pépère, familiale ou exclusive, jaune ou rouge ou bleue ou verte, sérieuse ou amusante. Je suis bien incapable d'imaginer le nombre de modèles différents créés depuis les origines de l'automobile à travers le monde mais j'ai tout de même le sentiment qu'ils sont nombreux et diversifiés.
En fonction des époques et des modes, on peut noter des caractéristiques permettant de dater avec plus ou moins d'exactitude le véhicule présent. Par exemple, parmi les plus anciennes, nous avons cette automobile Unic que l'on peut supposer des années 20.

Unic
Sans doute un peu plus récente, cette De Soto est probablement des années 30. Dans le fond, peu de différences. Une ligne de caisse légèrement plus basse, plus d'arrondis, de galbes. Les éléments de carrosserie sont dessinés avec plus de souci dans l'harmonie des lignes. Sur l'Unic, le capot semble s'attacher à être au plus près du moteur quand, sur la De Soto, on cherche à créer une ligne. A mon avis, que ce soit dans l'automobile ou la motocyclette, c'est dans ces années 30 que les véhicules commencent à chercher à avoir un style, à être réellement dessinées.

De Soto
Dans ces années là, ces années d'entre deux guerres, malgré la crise économique, on produit des automobiles luxueuses ou sportives qui ne sont pas à destination du peuple. Il me semble que l'idée du roadster anglais naît dans ces années 30. On sait les Anglais friands de tradition. La Riley ici présente est un mélange de classicisme et d'une certaine modernité. La voiture est basse mais la calandre et les gros phares font anciens. Aussi, il est difficile de dire si elle date d'avant ou d'après ces années trente.

Riley
Des années trente, la ligne de la Traction Avant. Avec quelques modifications, elle sera présente dans les concessions Citroën jusqu'au milieu des années 50. Certes, elle fera figure d'antiquité à la sortie de la DS mais il faut reconnaître qu'elle devait être le comble du modernisme au début des années trente.

Traction Avant très décorée
Quasi contemporaines à la Traction, les Peugeot de l'époque de la ligne fuseau, d'abord avec la 402, étaient représentées par une 202. Celle-ci semble vouloir saluer la libération avec ses drapeaux français et américain.

Amitié franco-américaine en 202 Peugeot

Dans l'après-guerre, certains constructeurs poursuivent ou reprennent la production des modèles d'avant 1939 tout en réfléchissant à la suite. Chez Panhard, on ne fait plus les automobiles de grand luxe d'avant le conflit mondial. Le nouveau modèle sera plus petit, le moteur sera un bicylindre à plat, ce sera la Dyna X. On notera que le dessinateur de cette automobile ne sera pas allé vers la simplicité et la sobriété des lignes. Est-elle belle ? Est-elle laide ? Les avis sont partagés. Aujourd'hui, c'est assurément une curiosité.

Dyna Panhard
Jolie ou moche, on peut aussi se le demander en voyant cette petite Austin-Healey Sprite. Au moins, a-t-elle une allure comique avec ses gros phares qui lui valurent le surnom de "frogeye". C'est une petite automobile sportive, de construction assez rustique et légère. Dans l'absolu, elle ne bénéficie pas d'une puissance folle mais elle sait utiliser les chevaux en présence avec efficacité.

Austin-Healey Frogeye
Si l'on veut plus de puissance, dans la même marque on peut choisir une automobile qui respecte à peu près les mêmes codes mais avec un moteur et un niveau de finition bien supérieurs. Ça reste une automobile sportive "à l'anglaise" avec ce qu'il faut de conservatisme "à l'anglaise". Tout de même, ça s'embourgeoise bien.

Austin-Healey mkII
Et du côté des Français ? Ah ! Lorsqu'un constructeur important décide de s'intéresser à l'automobile "sportive", elle sort un cabriolet sur une base de berline. Enfin… au moins pour l'appellation commerciale. Parce que, disons-le, entre la 504 cabriolet ou coupé et les 504 berline, break ou plateau, il n'y a qu'une vague ressemblance. Née sous le crayon du carrossier italien Pininfarina, elle est plutôt agréable à l'œil.

Peugeot 504 cabriolet

vendredi 7 septembre 2018

Portraits des Vintage Days

Il n'y avait certainement pas que des véhicules plus ou moins improbables, aux Vintage Days ! Sur la place Saint-Silain, quelques copines se sont réunies sur la terrasse d'un établissement au nom bien en accord avec ces Vintage Days.

Les copines de la Belle Epoque
Une course de garçons de café avait été organisée. Il fallait choisir entre photographier les automobiles et les participants à la course. A moins que je ne parvienne à faire les deux ? Essayons. Et puis, après tout, les voitures repasseront. Les serveurs, non.

Course de garçons serveurs
Serveur
Pour l'occasion, on se déguise ou on s'habille élégamment. Sauf moi, bien sûr, mais je suis hors compétition. Lui, il a choisi la tenue de très grande classe avec moustache et chapeau assorti. Le chapeau semblait avoir été choisi aussi par la dame d'arrière plan mais, elle, ça ne semble pas lui donner le sourire. Cela montre que le couvre-chef n'est pas nécessairement synonyme de bonne humeur.

Chapeau !
On peut se protéger du soleil avec un chapeau mais on peut préférer l'ombrelle associée aux lunettes de soleil. Là, oui, ça semble générer un joli sourire !

Ombrelle et lunettes de soleil
Lorsque l'on est militaire, on ne se promène pas avec une ombrelle. Ce n'est pas dans le paquetage réglementaire. Alors, on se fatigue vite à devoir attendre sous le soleil et les mines montrent bien que la guerre, ce n'est pas qu'une partie de plaisir.

Les héros sont fatigués
Dans ma jeep
Quoi que ! On peut être sur le sentier de la guerre et rire à belles dents. La preuve en image.

Soldat·e

jeudi 6 septembre 2018

VéloSoleX, Indian, Harley Davidson, Moto Guzzi, Norton et ces sortes de choses aux Vintage Days

Les premiers VéloSoleX font leur apparition en 1946. Noir, discret, pratique, il saura se faire une place de choix dans la culture populaire française. Il a été tellement banal que l'on ne le remarquait même plus. Il était utilisé par toutes et tous, principalement en ville. Si ses performances étaient plus que modestes il permettait aux budgets les plus serrés d'accéder à la motorisation. Au guidon du VéloSoleX, on avait moins besoin de pédaler, on se fatiguait moins. Dans sa livrée classique, il a deux sacoches et, comble du raffinement, son pare-choc chromé. Il se doit d'être d'un noir uniforme juste souligné d'un liseré doré. Le modèle attelé à un side-car présenté ici n'est jamais sorti officiellement des usines Solex. C'est une réalisation artisanale et humoristique que j'avais déjà croisée dans Périgueux. Le panier en pur contreplaqué de récupération arbore une somptueuse décoration vantant un produit du Tennessee bien connu des mauvais garçons d'opérette. Mais à quoi peut bien servir un VéloSoleX attelé ? Sans doute à rien.

side-car Solex
Plus évolué que le VéloSoleX, plus récent aussi dans sa conception, le Rallye Peugeot était un cyclomoteur chargé d'attirer l'impétueuse jeunesse avide de vitesse et d'évasion. Il y en avait trois aux Vintage Days. Chez Peugeot, on a voulu faire une petite "moto" pour les jeunes. Comme sur une grande, on peut passer (avec quelques difficultés cependant) les vitesses et dépasser la vitesse autorisée pour les cyclomoteurs. Malgré son nom aguicheur et sa décoration suggestive, cette petite machine peine à donner de vraies sensations aux pilotes amateurs qui se voudraient champions de courses de vitesse. La tenue de route est une notion difficile à accoler au petit Peugeot tout comme celle de performance, pour tout dire. Mais pour autant, le Peugeot n'a-t-il que des défauts ? Certainement pas ! Sa principale qualité est bien de plaire à quelques inconditionnels. Ce n'est pas tout à fait rien.

Brochette de Peugeot Rallye
A propos de plumage et de ramage. Etait présente aussi une machine bricolée avec goût et détermination. Pour ce qui est de la marque, j'ai un doute. Disons, pour faire dans l'euphémisme de bon aloi, qu'il ne doit pas s'agir d'une marque bien prestigieuse et qu'il n'est pas impossible que ça ait été manufacturé dans quelque usine asiatique obscure avant que d'avoir été transporté à fond de cale jusqu'en nos contrées pour satisfaire l'appétit des bikers désargentés qui ne se sont pas encore remis de la disparition de leur idole, de leur quasi dieu chantant. Acheter de l'Harley, faut avoir les moyens en plus d'un permis de conduire officiel. Là, pas besoin. Un blouson en cuir pur skaï avec des franges et roulez jeunesse ! Si, en plus d'avoir les finances, le biker débutant démuni du permis de conduire les motocycles a une bonne dose de très mauvais goût, il peut se rabattre sur ces horribles trikes qui nous polluent l'environnement visuel avec leurs peintures "aigleuses" ou "loupeuses" représentant leur Amérique à eux. Ces personnes, j'estime que l'on est en droit de les mépriser copieusement. Mais pour ce petit 125cc, je reconnais le travail effectué et le souci du détail. Pour tout dire, j'aime bien.

Jolie petite moto
Si l'on souhaite se faire moins remarquer et baguenauder le nez au vent dans un sympathique sillage de "poum-poum" calme et enjôleur, pourquoi ne pas aller voir du côté de la production de chez Motoconfort ? Celle présentée ici est un peu l'archétype de la populaire française des années 50 du siècle dernier. Ne parlez pas performance ou confort ! C'est du calme utilitaire chargé de vous amener d'un point à l'autre sans trop de soucis, tout simplement. Rien de plus. Du coup, on n'a pas cherché la carte de l'esbroufe. Pas beaucoup de chromes mais un porte-bagages, pas de freins très efficaces mais un moteur avec ce qu'il faut de couple. C'est fait pour rouler à 60 km/h et ça le fait bien. Là encore, nous sommes en présence d'une modeste machine qui ne faisait pas tourner les têtes à son époque. C'était du banal, on en voyait partout, ça ne faisait pas rêver. Aujourd'hui, elle sait faire naître un sourire sur son passage et, même, un peu d'envie.

Moto avec confort
Elle, elle n'aura pas brillé au Tourist Trophy comme tant de ses sœurs. C'est bien une anglaise Norton mais elle est pour les bidasses. Les performances ne sont pas folles, l'équipement est sommaire, les solutions techniques utilisées éprouvées et rustiques. Avec ses presque 500cc et ses soupapes latérales, le moteur parvient à entraîner pilote et bagages à près de 100 km/h. Ce n'est pas si mal et même, c'est nettement suffisant pour se promener sur les petites routes. Par contre, on n'a pas jugé bon, les militaires n'aiment pas ça, agrémenter la Norton de pièces nickelées et de couleurs chatoyantes.

Norton 16H
En France, on n'a pas toujours eu à rougir des productions étrangères. On a même eu des marques vachement fameuses comme, parmi tant, les Terrot. Et justement, en voilà une, de Terrot ! La vie est bien faite. Comme on peut le constater sur l'image présentée, cette vénérable motocyclette est tout à fait appropriée pour convoyer deux passagers dont un muni de fort jolies gambettes. Voyez comme il a l'air fier, le fier pilote ! Ah ! Qu'il lève haut le menton ! Heureux homme.

Terrot fertile de nos rêves motocyclistes
Peut-être serait-il aussi fier au guidon d'une belle italienne comme cette Moto Guzzi California II. La Calif', c'est une énième itération du célèbre V-Twin de chez Guzzi né en 1967 avec la V7. Ce moteur était auparavant installé dans un assez improbable véhicule à trois roues comme seuls les Italiens savent les faire, le 3x3. Cette Calif' voulait s'attaquer au marché américain et concurrencer les Harley-Davidson. Plutôt confortable et relativement fiable, elle connut un certain succès. En France, elle concurrençait plutôt les BMW dans la gamme des motos de tourisme et représentait une alternative crédible aux productions japonaises dont certains ne voulaient pas.

Moto Guzzi California II
Des marques de motocyclettes américaines, on ne retient guère plus que quelques unes et, le plus souvent, Harley-Davidson et Indian. Ces deux marques aujourd'hui plus que centenaires étaient représentées à Périgueux durant ce week-end avec deux motos des années 30. Si j'ai du mal à identifier avec exactitude l'Indian, je n'ai aucun mal à reconnaître l'Harley-Davidson, une belle Knucklehead comme on aimerait en voir plus souvent. Alors, la question qui ne cesse de turlupiner le motard depuis des lustres : Indian ou Harley ? Il est bien difficile de trancher. Aujourd'hui, il est bien plus rare de voir une Indian "authentique" qu'une Harley Davidson un peu ancienne. Du coup, on peut être plus enthousiaste à la rencontre d'une moto de Springfield. D'un point de vue technique, on pourra reprocher à Indian d'être resté accroché à son idée et de refuser de troquer les soupapes latérales contre des tiges de culbuteurs quand Harley Davidson aura compris depuis longtemps l'avantage d'une distribution plus moderne. La seconde guerre mondiale sera certainement à l'origine de la fin de la marque Indian au début des années 50. L'armée voulait une moto robuste. Indian et Harley Davidson ont sorti leurs planches à dessin. A Milwaukee, on proposa un prototype de bicylindre à plat (comme les allemandes Zündapp ou BMW), la XA, et un modèle conçu sur une base existante, la WL à moteur bicylindre en V à soupapes latérales de 45ci (750 cc). Chez Indian, on se lança dans l'élaboration d'un V Twin face à la route, la 841, qui connut bien des misères de mise au point. L'armée choisit en grand nombre le modèle WL de chez Harley Davidson, Indian resta avec des stocks invendables de motos et de pièces détachées pour leur 841. La messe était dite.

Indian
Belle Harley-Davidson

mercredi 5 septembre 2018

Les Vintage Days prennent l'air

Pour la première année, les Vintage Days s'associent au monde de l'aviation de collection. Et alors là, autant vous prévenir tout de suite, je n'y connais rien. Ce n'est pas moi qui vais vous raconter que cet aéroplane date de telle date et qu'il est de telle marque. Je me contente de vous montrer les images, à vous de chercher les renseignements (et de nous renseigner dans les commentaires).

Vintage Days
Pollution en rase-motte
looping enfumé
Diagonale volante
Dos de pilote
Place de l'étoile
Il me semble que ce biplan est un Boeing-Stearman.

biplan ne signifie pas plan-plan
Celui-ci, j'ai retenu la marque et l'année de construction. C'est un Globe Swift de 1941 et c'est américain.

carlingue


looping

mardi 4 septembre 2018

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 62

Feuilleton collaboratif du mardi

lundi 3 septembre 2018

Vintage Days 2018

Il y a une dizaine d'années, avant que j'aie mon premier appareil photo reflex numérique, il m'aurait fallu dix-huit pellicules 36 poses — et de plusieurs sensibilités — pour ramener autant d'images. Il m'aurait fallu les faire développer et je les aurais peut-être eues d'ici quelques jours. Plus de six-cents photos à trier. J'en ai déjà écartées pas mal, certaines sont mal exposées, certaines mal cadrées ou floues, d'autres victimes d'un passant surgissant. Les deux tiers de ces photos ne méritent pas d'être conservées et sur le tiers restant, il y a encore du tri à faire. Les images complètement ratées sont simples à jeter. Pour les autres, il faut parfois choisir entre deux ou trois. A la fin, si j'obtiens un dixième de photos satisfaisantes, je m'estimerai content. Il y a du déchet.
La bonne pratique consisterait à ne conserver que les images dont je suis réellement content. Combien y en aurait-il ? Une dizaine ? Guère plus je pense. Seulement, dans le cas présent, il s'agit aussi, pour moi, de montrer ici des photos correctes et aussi de montrer le maximum des véhicules présents qui m'auront intéressés. Ça m'oblige à être un peu moins sévère. Des photos retenues, je choisis de ne pas les montrer toutes d'un seul coup. Mais dans quel ordre les présenter ? Je peux choisir la chronologie ou un thème. Pour aujourd'hui, je décide d'épuiser le thème de l'une de mes voitures préférées, la 2cv Citroën.

Samedi, je trouve assez facilement où stationner ma voiture. Il est encore tôt, tout n'est pas encore en place. Les véhicules arrivent d'un peu partout et les organisateurs dirigent les conducteurs vers les lieux de rassemblement. Les automobiles anciennes vers le parking de la place Tourny, les militaires vers la place Bugeaud, les motos plutôt vers l'esplanade Badinter ou un peu où elles veulent… Il y quelques couacs, des demi-tours, des hésitations mais ça se met en place. Je file vers la place Tourny.

Vintage Days
Vintage Days
Je déclenche pour quelques Porsche, Peugeot ou même Renault mais je traque les 2cv anciennes. J'en déniche deux. Elles sont dans la boîte. Une superbe Jaguar XK120 arrive, je ne peux pas faire l'impasse. Bon, il y a d'autres choses à voir, je redescend vers le centre-ville.
L'attribution des places a été changée par rapport aux éditions précédentes. Pour cause de travaux, la place Montaigne n'est pas disponible. Dans la rue Limogeanne, je ne trouve pas encore grand chose à donner à manger à mon appareil. Je bifurque et reviens sur la place Bugeaud. Des camions militaires pour une reconstitution d'un camp américain. A côté, les véhicules de pompiers et les tracteurs agricoles. J'engrange quelques images supplémentaires en discutant avec quelques propriétaires. L'ambiance est sympathique, les sourires sont partout et il fait beau. Tout va bien.
La parade va commencer. Je cherche un endroit où je ne serai pas trop gêné par les spectateurs et qui me donnera un bon point de vue. Les premiers véhicules arrivent. Parmi eux, des 2cv. J'essaie de n'en louper aucune.

Vintage Days
Vintage Days
Vintage Days
Ah ! Elle, je l'aime ! J'espérais bien la revoir. C'est la fourgonnette Salers, toujours aussi belle, toujours aussi désirable. Je la photographie, je la mitraille. J'aurai sans doute au moins une image convenable.

Vintage Days


Le lendemain, je suis de retour à Périgueux. Rue de la République, deux 2cv "custom" au look d'anciennes. On aime ou pas le style et les ailes grossies couvrant les jantes larges mais le travail est soigné. J'aurais aimé en savoir plus à leur propos.

Vintage Days
Vintage Days

dimanche 2 septembre 2018

Bâtir, ça donne soif

Combien faut-il de bouteilles pour construire son mur ? Les nouvelles méthodes de construction et les règles d'urbanisme associées aux engagements à lutter contre l'alcoolisme ne permettraient plus cette poésie murale. Nous sommes dans l'Oise, à Saint-Germain-la-Poterie. Vous ne connaissez peut-être pas et ça n'a aucune vraie importance. C'est un petit village de l'Oise avec ses maisons en briques comme on en fait dans ces régions de France où la brique était la norme. En Dordogne, on a préféré la pierre. C'est sans doute que l'on doit en trouver aisément. Si l'on a choisit la brique ailleurs, c'est que l'on doit y trouver de la terre adéquate. Du reste, pour appeler un village Saint-Germain-la-Poterie, c'est qu'il soit y avoir une raison, on ne s'amuserait pas à cela juste pour l'amusement des foules. En Dordogne, nous trouvons des Saint-Pierre-de-Chignac ou des Saint-Pierre-de-Côle. Ça indique, non ? Et la basilique Saint-Pierre est-elle un amas de briques ? Hein ? Je ne vous le fais pas dire.

Mur à boire


Hier, j'étais aux Vintage Days de Périgueux. J'ai ramené quelques photographies, quelques centaines. Ça promet du travail pour classer et traiter tout ça. Ça donnera aussi de la matière pour le blog. On en reparlera sans aucun doute.

samedi 1 septembre 2018

Élastique comme du latex - suite

Donc, il y avait une grue dans le parc du prieuré à Conflans-Sainte-Honorine et on pouvait l'apercevoir depuis la rue Carnot. Dans le parc, on pouvait s'approcher de cette grue et comprendre ce qu'elle faisait là. Au bout d'un solide câble d'acier, une cage est posée au sol. Quelques personnes s'affairent autour. Il semble que l'une de ces personnes est en train de se faire équiper de tout un attirail.
Toutes les personnes prennent place dans la cage et le grutier entre en action pour l'élever dans les airs à plus de cinquante mètres de hauteur. Vous l'aurez compris, il s'agit là de s'essayer au saut à l'élastique.
A l'origine de cette animation, il y a l'association Une idée en l'air dont le slogan nous éclaire sur ses buts : "Nous, quand on s'envoie en l'air, on n'oublie pas notre latex". L'idée est de récolter des fonds pour la lutte contre le SIDA et d'autres maladies. Et donc, cette association propose à des personnes saines de corps et d'esprit de monter à des dizaines de mètres pour se lancer dans le vide en ayant une confiance aveugle en un bout d'élastique. Vous le feriez, vous ? Moi pas !

La nacelle est en l'air
Les pieds au bord de la nacelle, la jeune femme semble hésiter à sauter le pas. Ira ? Ira pas ? En bas, c'est ce que tous se demandent. On ne la poussera pas, c'est à elle de se décider. A mon avis, il faut affronter sa peur et ça ne doit pas être si simple. On a beau vous avoir assuré que tout est sous contrôle, que le matériel est vérifié et revérifié, il doit exister une petite appréhension.

la tête en bas en l'air
Elle a sauté ! L'élastique semble étonnamment court au regard de la hauteur. Certes, il n'est pas question de faire un élastique qui irait au sol, ce ne serait pas très pertinent. De combien s'allonge-t-il, cet élastique ? De beaucoup !

Ça ne descendra pas plus bas
La chute est rapide, l'élastique se tend et remonte. Là, mieux vaut avoir le cœur bien attaché et, peut-être, avoir déjeuné légèrement. Pendue par les pieds, la jeune femme joue au yo-yo quelques secondes avant de penduler. A présent, il s'agit de se redresser pour arrêter de jouer au cochon pendu et de laisser le grutier vous redescendre au sol. Le public applaudit le courage.

On se redresse avant la descente

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