juin 2018 (31)

samedi 30 juin 2018

Les gens qui posent des questions sont des ignorants

Est-ce que je t'en pose, moi, des questions ? Hein ? Ben non, je ne t'en pose pas. Je sais bien qu'il n'y a rien à attendre de toi. Tes réponses, de toute manière, seraient ineptes, ridicules, infondées. Je ne pose pas de questions et j'entends que l'on ne m'en pose pas. Attention ! Je ne dis pas que je ne ME pose pas de questions. Bien sûr que je m'en pose ! Je n'arrête pas de m'en poser. J'ai juste la décence de ne pas attendre de réponses. Je ne vois pas pourquoi je devrais m'astreindre à me trouver une réponse. Si j'étais en mesure de répondre à mes questions, franchement, tu crois que je perdrais du temps à m'en poser, des questions ? Soyons sérieux. Si j'avais les réponses, je n'aurais pas besoin de m'interroger. Je n'ai pas besoin de me demander si j'ai envie de boire un verre d'eau lorsque j'ai soif, je n'ai pas besoin de me demander si j'ai envie de pisser lorsque j'ai la vessie qui m'indique qu'elle a envie de se vider.
Il y en a, des cons ou des intellectuels, qui croient que ça fait intelligent de se poser des questions ou, tout du moins, de laisser entendre qu'ils se les posent. Il y en a même qui vous pondent des bouquins plein de leurs questions existentielles dont on n'a rien à faire. Au lieu de travailler, de faire quelque chose d'utile, de faire la vaisselle, de se laver le cul ou d'écrire une histoire intéressante, ils se masturbent la tête à la recherche d'une question intelligente qui collera avec la réponse intelligente qu'ils ont déjà mis de côté tout exprès pour cette question. Le plus dur, c'est de trouver la question pleine de fatuité vaine qui aura l'apparence de l'intelligence pour s'associer bien comme il faut avec la réponse.
Ça fait penser à ces créatifs qui produisent leur œuvre et qui dissertent après coup sur le cheminement intellectuel qui a conduit à la réalisation de ce coup de génie. Ils vont te faire un travail d'introspection, ils vont convoquer leur enfance et le fait que leur maman a couché avec leur papa pour t'expliquer que rien n'est dû au hasard et que leur peinture/sculpture/écrit/photo/film est à voir comme un reflet du passé digéré ou non de leur condition d'homme pensant. Mon cul. Moi, j'en côtoie des artistes. Et ça depuis des années. Il y a pas à tortiller du cul, ça ne fait pas un pli, les meilleurs artistes ce sont ceux qui sont incapables de parler de leur œuvre. Bien sûr que leur travail est intimement lié à leur histoire et à l'histoire de leurs ancêtres. Evidemment ! Mais ils ne cherchent pas à expliquer leur besoin de réaliser des œuvres d'art. S'il le faisait, certainement qu'ils ne pourraient plus produire.
Un truc que l'on entend parfois, c'est que l'artiste ou le créateur ne peut pas faire autrement que de produire ce qui pousse en eux. Ça, j'y crois. Va pas demander à l'artiste ou à l'écrivain ce qui l'a conduit à peindre comme ci, à sculpter comme ça ou à écrire avec ces mots et ce rythme. Ce que l'on voit, lit, touche, c'est la réponse. Point barre.
Si tu es un trou du cul, un pique-assiette et un vide-verres compulsif, tu aimes peut-être aller aux vernissages. Si tu as la chance que ce soit une exposition un peu importante, il y aura peut-être un commissaire d'exposition qui aura en charge de poser la problématique de la scénographie et de l'auteur mis dans le contexte de l'époque. Si tu as la chance de maîtriser l'humour, tu vas te fendre la gueule sous cape en écoutant les gens s'extasier et prendre des mines compliquées et graves en face des œuvres exposées. Laisse tes oreilles en profiter ! Tu vas t'amuser. Laisse-les traîner à l'affût des critiques qui ne vont pas tarder à fuser. Tu vas entendre le confrère artiste qui va remarquer que l'encadrement est perfectible ou qu'il n'aurait pas mis cette photo/peinture/sculpture. Derrière des beaux sourires hypocrites, tu vas goûter à satiété du concentré de méchanceté âcre et fielleuse. Savoure ! Régale-toi ! Vas-y de ton avis à la con. Fais dans le pompeux, fais dans la provocation facile. Tu vas entrer dans le cénacle, tu vas te faire ta place. L'artiste n'est plus celui qui expose, c'est le public.
Franchement, si tu as le désir de voir les œuvres, ne vas pas au vernissage ! Choisis une heure calme un autre jour. Si tu veux bouffer et picoler gratis, oui, bien sûr, vas au vernissage ! L'amateur d'art réussit le tour de force d'être encore plus artiste que l'artiste. Il joue au vampire. Il sur-interprète, il suce l'intime de l'artiste et s'en rassasie. Bon, allez, soyons honnête, il y a aussi de vrais amateurs d'art qui aborde les œuvres avec toute l'humilité nécessaire. On ne peut pas, on ne doit pas violer l'artiste. Ça lui fait déjà assez mal de montrer ce qu'il ne parvient pas à garder pour lui, il ne faut pas le presser comme on le ferait d'un citron. Vous croyez vraiment que van Gogh était heureux de peindre ? Vous croyez que Mozart créait dans une joie perpétuelle ?
C'est pas sûr (et c'est même sûr que non) que l'artiste soit plus intelligent ou plus sensible que le reste du monde. C'est du pipeau. C'est juste qu'il a plus de choses à dire. Ce n'est pas une affaire de question et de réponse. C'est comme ça, rien de plus. L'artiste est impudique. Il est peut-être aussi, à l'occasion, égocentré. Il extériorise la complexité de sa pensée, il s'exprime. Mais non, pas d'explication, pas de réponse, pas de question. Certainement pas ! Des obsessions, de l'intime, du personnel, du profond, du "tu", de l'indicible, oui. Le tout dans un contexte personnel, familial, culturel, politique, social. L'artiste n'est pas quelqu'un de "bien" ou de "mal", de "bon" ou de "mauvais". Il peut être con comme un manche à balai, il peut être vaniteux, imbitable, faible, dément, même. L'œuvre est ce qui est sorti de l'artiste, l'œuvre n'est pas l'artiste. L'œuvre, quelque part, ne lui appartient plus, n'est plus en lui. Elle s'est extirpé de lui, il s'est débarrassé d'elle. Elle doit vivre sa vie après son accouchement.
On peut perdre son temps à chercher les réponses aux questions que l'on peut se poser face à l'art des hommes les plus anciens. C'est vain. Ce qui, éventuellement, signifiait est aujourd'hui perdu à nous. Le symbolisme possible des peintures, gravures, sculptures de ces êtres nous est étranger parce que nous n'avons pas de pierre de Rosette pour le décrypter mais aussi parce qu'il nous manque l'environnement d'alors. Peignait-on au fond des grottes accompagné de musique ? Cette musique ne nous sera pas parvenue. Buvait-on ou avalait-on des substances plus ou moins hallucinogènes ? On n'en a nulle trace. Comment pouvons-nous juste imaginer ce qu'était le quotidien de ces femmes et hommes ? De quoi était composé l'imaginaire commun ? Jamais on ne percera le "mystère". Ce qui reste, c'est l'émotion. Peut-être cette émotion ressentie aujourd'hui ne correspond à rien de celle perçue autrefois. Certainement même. Il manque le référentiel. Toute interprétation est fausse mais ce n'est pas grave. L'important, c'est qu'une émotion soit suggérée par l'œuvre elle-même.
Récemment, un expert a suscité un certain émoi dans quelques milieux en révélant que, selon lui, le "Guernica" de Pablo Picasso ne représenterait absolument pas le bombardement nazi mais une scène de ménage. Quelques années avant, on apprenait que la célèbre photographie de Robert Capa "Mort d'un soldat républicain" est une mise en scène. Auparavant, c'était la photographie de Robert Doisneau "le baiser de l'Hôtel de ville" qui était présentée (par l'auteur) comme une mise en scène. On plaque ce que l'on veut de nous sur l'art. Et c'est pourquoi la seule attitude valable dans une confrontation à l'art est son ressenti personnel. On aime ou pas. L'art n'a aucune raison d'être difficile d'accès et ne demande pas à être compris ou analysé.
Sur une même affaire, j'ai lu "La serpe" de Philippe Jaenada et un bouquin écrit par un journaliste de Sud-Ouest. L'un, le premier, est un artiste quand l'autre est un scribouilleur qui se contente d'écrire dans un style sans âme. Il ne donne rien de lui, ne crée rien. L'artiste-écrivain ne s'oblige ni à la vérité ni à au factuel. Récemment, sur France Inter, Jaenada expliquait qu'il écrit parce qu'il ne peut pas faire autrement. Tout est dit. J'ai eu le bonheur de le rencontrer et de discuter avec lui. Il a son opinion, il la livre, mais il ne se lance pas dans autre chose que ce que son livre (excellent livre) livre.


Qu'est-ce que je voulais vous raconter ? Je ne m'en souviens plus. Je suis parti sur ce sujet, je suis parti en vrille alors que je voulais vous parler, me semble-t-il, de croque-monsieur et de photo de service à café. C'est tout de même bizarre, un cerveau, ça a tendance à n'en faire qu'à sa tête. Notez, je me demande bien ce que je pourrais avoir à écrire à propos des croque-monsieur. Ce n'est pas un sujet dont on peut écrire des lignes et des lignes. Enfin si, sans doute, quelqu'un de talentueux pourrait sans doute le faire. Il faudrait que le besoin se fasse jour et ça, c'est pas gagné.
Moi, je fais les croque-monsieur d'une manière assez simple. Deux tranches de pain de mie, du beurre sur une face puis une fromage râpé, une demi tranche de jambon, de nouveau du fromage que je recouvre avec la deuxième tranche de pain beurrée. Maintenant, je beurre légèrement la face du dessus et hop ! je pose l'ensemble dans l'appareil à croque-monsieur le beurre côté feu. Un peu de beurre sur le dessus et je rabats l'appareil. Je laisse cuire quelques minutes à feu pas trop vif et j'en profite pour m'en faire un second.
Je sais que j'ai dit qu'il ne fallait pas se poser de questions mais je me réserve le droit à l'incohérence et au paradoxe. Donc. Est-ce que c'est bon, le croque-monsieur ? Objectivement, pas vraiment. Ça se mange. C'est dans le domaine du "régressif", je pense. A la limite du junk food. Personnellement, je suis opposé au croque-madame qui est la même chose mais avec un œuf au plat par dessus. Vous n'en avez rien à faire ? Je peux le comprendre. Pas de problème.
Certains font leurs croque-monsieur avec de la sauce béchamel et les font cuire au four sous le grill. Je n'ai jamais compris cette pratique. Je ne critique pas les partisans de cette recette, je tolère que l'on puisse la préférer, c'est juste que je ne la comprends pas.

Comme j'avais des photos à faire et que j'avais retrouvé des tasses et d'autres éléments d'un service à café, je me suis servi de ça pour régler les éclairages. Ça m'a donné l'occasion de faire un peu de vaisselle et de m'exercer à faire de la photo d'objets. Ça casse pas trois pattes à un canard mais j'aime bien mettre de l'image dans les billets du blog et ceci même s'il n'y a aucun rapport avec quoi que ce soit. Je suis chez moi, je fais ce que je veux.

Tasses décor pavot
Cádiz - Villeroy et Boch


Est-ce que je t'en pose, moi, des questions ? Hein ? Ben non, je ne t'en pose pas. Je sais bien qu'il n'y a rien à attendre de toi. Tes réponses, de toute manière, seraient ineptes, ridicules, infondées. Je ne pose pas de questions et j'entends que l'on ne m'en pose pas. Attention ! Je ne dis pas que je ne ME pose pas de questions. Bien sûr que je m'en pose ! Je n'arrête pas de m'en poser. J'ai juste la décence de ne pas attendre de réponses. Je ne vois pas pourquoi je devrais m'astreindre à me trouver une réponse. Si j'étais en mesure de répondre à mes questions, franchement, tu crois que je perdrais du temps à m'en poser, des questions ? Soyons sérieux. Si j'avais les réponses, je n'aurais pas besoin de m'interroger. Je n'ai pas besoin de me demander si j'ai envie de boire un verre d'eau lorsque j'ai soif, je n'ai pas besoin de me demander si j'ai envie de pisser lorsque j'ai la vessie qui m'indique qu'elle a envie de se vider.
Il y en a, des cons ou des intellectuels, qui croient que ça fait intelligent de se poser des questions ou, tout du moins, de laisser entendre qu'ils se les posent. Il y en a même qui vous pondent des bouquins plein de leurs questions existentielles dont on n'a rien à faire. Au lieu de travailler, de faire quelque chose d'utile, de faire la vaisselle, de se laver le cul ou d'écrire une histoire intéressante, ils se masturbent la tête à la recherche d'une question intelligente qui collera avec la réponse intelligente qu'ils ont déjà mis de côté tout exprès pour cette question. Le plus dur, c'est de trouver la question pleine de fatuité vaine qui aura l'apparence de l'intelligence pour s'associer bien comme il faut avec la réponse.
Ça fait penser à ces créatifs qui produisent leur œuvre et qui dissertent après coup sur le cheminement intellectuel qui a conduit à la réalisation de ce coup de génie. Ils vont te faire un travail d'introspection, ils vont convoquer leur enfance et le fait que leur maman a couché avec leur papa pour t'expliquer que rien n'est dû au hasard et que leur peinture/sculpture/écrit/photo/film est à voir comme un reflet du passé digéré ou non de leur condition d'homme pensant. Mon cul. Moi, j'en côtoie des artistes. Et ça depuis des années. Il y a pas à tortiller du cul, ça ne fait pas un pli, les meilleurs artistes ce sont ceux qui sont incapables de parler de leur œuvre. Bien sûr que leur travail est intimement lié à leur histoire et à l'histoire de leurs ancêtres. Evidemment ! Mais ils ne cherchent pas à expliquer leur besoin de réaliser des œuvres d'art. S'il le faisait, certainement qu'ils ne pourraient plus produire.
Un truc que l'on entend parfois, c'est que l'artiste ou le créateur ne peut pas faire autrement que de produire ce qui pousse en eux. Ça, j'y crois. Va pas demander à l'artiste ou à l'écrivain ce qui l'a conduit à peindre comme ci, à sculpter comme ça ou à écrire avec ces mots et ce rythme. Ce que l'on voit, lit, touche, c'est la réponse. Point barre.
Si tu es un trou du cul, un pique-assiette et un vide-verres compulsif, tu aimes peut-être aller aux vernissages. Si tu as la chance que ce soit une exposition un peu importante, il y aura peut-être un commissaire d'exposition qui aura en charge de poser la problématique de la scénographie et de l'auteur mis dans le contexte de l'époque. Si tu as la chance de maîtriser l'humour, tu vas te fendre la gueule sous cape en écoutant les gens s'extasier et prendre des mines compliquées et graves en face des œuvres exposées. Laisse tes oreilles en profiter ! Tu vas t'amuser. Laisse-les traîner à l'affût des critiques qui ne vont pas tarder à fuser. Tu vas entendre le confrère artiste qui va remarquer que l'encadrement est perfectible ou qu'il n'aurait pas mis cette photo/peinture/sculpture. Derrière des beaux sourires hypocrites, tu vas goûter à satiété du concentré de méchanceté âcre et fielleuse. Savoure ! Régale-toi ! Vas-y de ton avis à la con. Fais dans le pompeux, fais dans la provocation facile. Tu vas entrer dans le cénacle, tu vas te faire ta place. L'artiste n'est plus celui qui expose, c'est le public.
Franchement, si tu as le désir de voir les œuvres, ne vas pas au vernissage ! Choisis une heure calme un autre jour. Si tu veux bouffer et picoler gratis, oui, bien sûr, vas au vernissage ! L'amateur d'art réussit le tour de force d'être encore plus artiste que l'artiste. Il joue au vampire. Il sur-interprète, il suce l'intime de l'artiste et s'en rassasie. Bon, allez, soyons honnête, il y a aussi de vrais amateurs d'art qui aborde les œuvres avec toute l'humilité nécessaire. On ne peut pas, on ne doit pas violer l'artiste. Ça lui fait déjà assez mal de montrer ce qu'il ne parvient pas à garder pour lui, il ne faut pas le presser comme on le ferait d'un citron. Vous croyez vraiment que van Gogh était heureux de peindre ? Vous croyez que Mozart créait dans une joie perpétuelle ?
C'est pas sûr (et c'est même sûr que non) que l'artiste soit plus intelligent ou plus sensible que le reste du monde. C'est du pipeau. C'est juste qu'il a plus de choses à dire. Ce n'est pas une affaire de question et de réponse. C'est comme ça, rien de plus. L'artiste est impudique. Il est peut-être aussi, à l'occasion, égocentré. Il extériorise la complexité de sa pensée, il s'exprime. Mais non, pas d'explication, pas de réponse, pas de question. Certainement pas ! Des obsessions, de l'intime, du personnel, du profond, du "tu", de l'indicible, oui. Le tout dans un contexte personnel, familial, culturel, politique, social. L'artiste n'est pas quelqu'un de "bien" ou de "mal", de "bon" ou de "mauvais". Il peut être con comme un manche à balai, il peut être vaniteux, imbitable, faible, dément, même. L'œuvre est ce qui est sorti de l'artiste, l'œuvre n'est pas l'artiste. L'œuvre, quelque part, ne lui appartient plus, n'est plus en lui. Elle s'est extirpé de lui, il s'est débarrassé d'elle. Elle doit vivre sa vie après son accouchement.
On peut perdre son temps à chercher les réponses aux questions que l'on peut se poser face à l'art des hommes les plus anciens. C'est vain. Ce qui, éventuellement, signifiait est aujourd'hui perdu à nous. Le symbolisme possible des peintures, gravures, sculptures de ces êtres nous est étranger parce que nous n'avons pas de pierre de Rosette pour le décrypter mais aussi parce qu'il nous manque l'environnement d'alors. Peignait-on au fond des grottes accompagné de musique ? Cette musique ne nous sera pas parvenue. Buvait-on ou avalait-on des substances plus ou moins hallucinogènes ? On n'en a nulle trace. Comment pouvons-nous juste imaginer ce qu'était le quotidien de ces femmes et hommes ? De quoi était composé l'imaginaire commun ? Jamais on ne percera le "mystère". Ce qui reste, c'est l'émotion. Peut-être cette émotion ressentie aujourd'hui ne correspond à rien de celle perçue autrefois. Certainement même. Il manque le référentiel. Toute interprétation est fausse mais ce n'est pas grave. L'important, c'est qu'une émotion soit suggérée par l'œuvre elle-même.
Récemment, un expert a suscité un certain émoi dans quelques milieux en révélant que, selon lui, le "Guernica" de Pablo Picasso ne représenterait absolument pas le bombardement nazi mais une scène de ménage. Quelques années avant, on apprenait que la célèbre photographie de Robert Capa "Mort d'un soldat républicain" est une mise en scène. Auparavant, c'était la photographie de Robert Doisneau "le baiser de l'Hôtel de ville" qui était présentée (par l'auteur) comme une mise en scène. On plaque ce que l'on veut de nous sur l'art. Et c'est pourquoi la seule attitude valable dans une confrontation à l'art est son ressenti personnel. On aime ou pas. L'art n'a aucune raison d'être difficile d'accès et ne demande pas à être compris ou analysé.
Sur une même affaire, j'ai lu "La serpe" de Philippe Jaenada et un bouquin écrit par un journaliste de Sud-Ouest. L'un, le premier, est un artiste quand l'autre est un scribouilleur qui se contente d'écrire dans un style sans âme. Il ne donne rien de lui, ne crée rien. L'artiste-écrivain ne s'oblige ni à la vérité ni à au factuel. Récemment, sur France Inter, Jaenada expliquait qu'il écrit parce qu'il ne peut pas faire autrement. Tout est dit. J'ai eu le bonheur de le rencontrer et de discuter avec lui. Il a son opinion, il la livre, mais il ne se lance pas dans autre chose que ce que son livre (excellent livre) livre.


Qu'est-ce que je voulais vous raconter ? Je ne m'en souviens plus. Je suis parti sur ce sujet, je suis parti en vrille alors que je voulais vous parler, me semble-t-il, de croque-monsieur et de photo de service à café. C'est tout de même bizarre, un cerveau, ça a tendance à n'en faire qu'à sa tête. Notez, je me demande bien ce que je pourrais avoir à écrire à propos des croque-monsieur. Ce n'est pas un sujet dont on peut écrire des lignes et des lignes. Enfin si, sans doute, quelqu'un de talentueux pourrait sans doute le faire. Il faudrait que le besoin se fasse jour et ça, c'est pas gagné.
Moi, je fais les croque-monsieur d'une manière assez simple. Deux tranches de pain de mie, du beurre sur une face puis une fromage râpé, une demi tranche de jambon, de nouveau du fromage que je recouvre avec la deuxième tranche de pain beurrée. Maintenant, je beurre légèrement la face du dessus et hop ! je pose l'ensemble dans l'appareil à croque-monsieur le beurre côté feu. Un peu de beurre sur le dessus et je rabats l'appareil. Je laisse cuire quelques minutes à feu pas trop vif et j'en profite pour m'en faire un second.
Je sais que j'ai dit qu'il ne fallait pas se poser de questions mais je me réserve le droit à l'incohérence et au paradoxe. Donc. Est-ce que c'est bon, le croque-monsieur ? Objectivement, pas vraiment. Ça se mange. C'est dans le domaine du "régressif", je pense. A la limite du junk food. Personnellement, je suis opposé au croque-madame qui est la même chose mais avec un œuf au plat par dessus. Vous n'en avez rien à faire ? Je peux le comprendre. Pas de problème.
Certains font leurs croque-monsieur avec de la sauce béchamel et les font cuire au four sous le grill. Je n'ai jamais compris cette pratique. Je ne critique pas les partisans de cette recette, je tolère que l'on puisse la préférer, c'est juste que je ne la comprends pas.

Comme j'avais des photos à faire et que j'avais retrouvé des tasses et d'autres éléments d'un service à café, je me suis servi de ça pour régler les éclairages. Ça m'a donné l'occasion de faire un peu de vaisselle et de m'exercer à faire de la photo d'objets. Ça casse pas trois pattes à un canard mais j'aime bien mettre de l'image dans les billets du blog et ceci même s'il n'y a aucun rapport avec quoi que ce soit. Je suis chez moi, je fais ce que je veux.

vendredi 29 juin 2018

Blés

Le soleil n'était pas encore trop brûlant. J'étais parti faire des photos de blés. Un client m'avait passé cette commande. Je n'avais pas besoin d'aller très loin pour en trouver, j'avais repéré des champs de blés à la Bachellerie. Je venais d'arrêter ma voiture quand une autre automobile s'arrêtait juste devant la mienne. Deux jeunes femmes en sortaient. Equipée d'une paire de ciseaux, l'une d'elles engageait la conversation en déclarant que nous avions eu la même idée. Montrant l'appareil photo qu'elle n'avait pas pu ne pas voir, je répondais que je n'étais pas venu voler des épis de blés, moi.
L'autre jeune femme restait à l'écart. Sans doute était-elle plus réservée, moins attirée par la folle fascination que je peux, à l'occasion, exercer sur les femmes de bon goût. Intérieurement, je me disais alors que c'était tout aussi bien étant entendu que cette autre jeune femme était vraiment moins jolie que celle qui était venue vers moi sans retenue. On ne peut pas dire que ce soit le cas à tous coups mais force est de reconnaître qu'il arrive que la vie soit bien faite.
La plus jolie des deux jeunes femmes, pour ne rien gâcher, était blonde. Comme les blés, oui. Tout pareil. Avec un grand beau sourire, elle m'expliquaist qu'elle venait prélever quelques épis de blé pour les accrocher à sa porte d'entrée afin que ceux-ci lui portent chance. Je lui rétorquais que cela ne marcherait pas et qu'il valait mieux, c'était prouvé, cueillir les orties présentes sur le talus. Je lui expliquais que pour que cela fonctionnât il était nécessaire de les cueillir à main nue. Avec du rire dans la voix, elle rétorqua qu'elle savait comment s'y prendre pour les arracher sans se piquer. Comme je lui disais que j'étais curieux de le vérifier, elle pinça une tige d'ortie entre des doigts et la cassa avec, tout de même, beaucoup de prudence. Elle brandit l'ortie avec un air victorieux auquel je répondis avec enthousiasme.
Comme la copine semblait considérer que le temps commençait à lui paraître long, la jolie blonde se décida à couper quelques épis de blé et d'en faire un petit bouquet qu'elle me tendit afin que je puis admirer comme il était bien réalisé. Je la félicitai, elle me souhaita de faire de belles photos et partit.

Et alors, j'ai fait quelques photographies et j'avais bien la certitude que je ne ferais rien de bon. Je ne me suis pas trompé.

Blés

jeudi 28 juin 2018

Droits de douane

Dans le premier épisode, Donald Trump imposait des droits de douane sur l'acier et l'aluminium. Dans le deuxième épisode, l'Union Européenne réplique en augmentant des taxes douanières sur quelques produits comme le beurre de cacahuète, les jeans, les motocyclettes et les alcools. Je me suis demandé ce que j'achète comme marchandises étatsuniennes. Des Harley-Davidson, je m'en passe assez bien. Sur le beurre de cacahuète, je fais l'impasse sans aucun souci. Les jeans, je n'en achète pas bien souvent (il n'est qu'à voir l'état de ceux que je porte) et je ne suis plus d'accord pour acheter les Levi's au prix que l'on nous impose en France. Le bourbon, je n'en achète pas. Le Jack Daniel's, oui, parfois j'en achète.
Si l'on s'en arrête là, on peut se dire qu'il n'y a pas péril en la demeure. On peut librement acheter des motos, des alcools, des fringues et des produits de bouche autres qu'américains des USA. Au sujet des jeans Levi's, j'ai appris il y a maintenant plusieurs années que la marque n'en produisait plus sur le territoire des USA. Elle a découvert qu'elle pouvait les faire fabriquer dans des pays à "bas coût". Un pays à "bas coût". C'est sans doute un euphémisme. En vérité, on devrait les appeler des pays à "haute plus-value". L'idée est de réussir à vendre des produits fabriqués à moindre prix à des tarifs exorbitants. Le bon consommateur met ses œillères pour ne pas voir que ce qu'il achète est potentiellement manufacturé par des quasi esclaves des temps modernes. Il se dit que c'est déjà bien assez cher comme ça et que si ça l'était encore plus ce serait vraiment trop. S'il est plein de compassion pour son semblable qui, faute à pas de chance, est né en Chine ou au Bangladesh ou au Mexique plutôt qu'aux USA ou en France, il est encore bien plus sensible à la question de la bonne santé de son porte-monnaie.
Le Jack Daniel's va augmenter. C'est dramatique mais il faut bien reconnaître aussi que depuis que c'est devenu un poison à la mode, son prix est déjà devenu un peu prohibitif. Le Jack Daniel's, ce n'est tout de même pas un alcool exceptionnel. Et puis, on peut le remplacer aisément par tout un tas d'autres boissons aussi intéressantes. De plus, il me semble que l'on peut aller jusqu'à affirmer que ces alcools forts ne sont même pas nécessaires. La France est un assez grand producteur d'alcool pour que l'on puisse s'enivrer sans avoir recours à ces alcools de grain. Le vin, tout de même, c'est un poil plus noble et intéressant que les whiskies et autres vodka, tequila, gin… Avant les années 50 et l'américanisation des esprits, on buvait de la fine à l'eau et du vin rouge. On savait boire français nom de dieu !

Mais si c'est la guerre économique qui est déclarée entre les USA et l'Europe, alors il y a peut-être du souci à se faire. Mine de rien, les États-Unis d'Amérique sont bien plus puissants que notre Europe. Les Américains sont en mesure de couper Internet, par exemple. Ils peuvent aussi couper le GPS et, ne l'oublions pas, ils ont la monnaie de référence. En gros, ils font la pluie et le beau temps à l'échelle mondiale. Ce n'est pas juste une question d'augmentation du prix des bourbons ou des jeans, ça peut aller bien plus loin. Je suppose que, dans notre économie globalisée, les USA dépendent aussi de l'Europe, ne serait-ce que comme débouché pour leurs productions. L'Europe est un marché important. En nombre d'habitants, l'Europe est devant les USA. L'Europe ce n'est pas tout à fait rien. Mine de rien, nous produisons aussi des marchandises qui intéressent les Américains. Le vin rouge, les Porsche, le tourisme. Pour le reste, je ne sais pas. Il me semble que la dépendance est plus en faveur des USA. Ne serait-ce que dans le domaine du numérique. Les GAFA(M) sont américains, nos ordinateurs et terminaux mobiles fonctionnent presque complètement sur des systèmes d'exploitation développés aux USA.
Pour le moment, la riposte des européens face aux décisions trumpesques sont teintées d'humour. On n'impose des taxes que sur des marchandises "icôniques". On dit à Trump que nous pouvons, nous aussi, jouer au con. A ce jeu, ce n'est pas sûr que nous soyons en mesure de gagner.
Mais il y a un truc que je ne parviens pas bien à comprendre. Je suis plutôt contre le libéralisme, pas trop pour le capitalisme non plus, et il me semble que l'on nous a vendu la libre circulation des marchandises comme la solution à tout. Cela devait permettre d'industrialiser les pays émergents et à les faire gagner un niveau de vie comparable au nôtre. La croissance devait apporter le bonheur partout sur le monde (bon sauf pour l'Afrique dont on se fout). Et là, j'ai l'impression que les pays sont en train de se refermer sur eux, de remettre des couches de protectionnisme un peu partout. Je ne vais pas m'essayer à me lancer d'une manière par trop hasardeuse dans une analyse géo-politique mais tout de même. Je sais que le libre échange ne concerne pas les personnes et que la mondialisation ne signifie pas que tous les hommes sont libres de circuler à la surface de la planète. En Europe comme aux USA (et ailleurs bien sûr), on ferme le frontières et on refuse les pauvres. Ça va forcément péter à un moment ou à un autre. Il ne va pas être possible très longtemps de contenir les mouvements de population générés par les guerres, les problèmes liés au réchauffement climatique, au désir légitime de survie. Il est possible que nous dirigions vers une grave crise mondiale et la chute de tout un système. J'ai du mal à être très optimiste à l'horizon d'une dizaine d'années.
Et le pire du pire, c'est que, si ça se trouve, avec le Brexit on ne pourra même plus acheter du whisky écossais. Et ça, si ça arrive, je ne m'en remettrai pas !

mercredi 27 juin 2018

Médecine dure

mardi 26 juin 2018

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 58

Feuilleton collaboratif du mardi
Notre talentueux dessinateur a suggéré que l'on puisse avoir accès à l'ensemble des épisodes de ce feuilleton d'exception. Ses vœux sont exhaussés, vous pouvez télécharger un pdf compressé (28Mo) de l'intégrale des planches publiées à ce jour. Une pièce jointe en annexe est à votre disposition.

lundi 25 juin 2018

Par l'attribut sub-nasal de Plekszy-Gladz

Ce qu'il y a de super chouette avec l'informatique, c'est que le problème n'est jamais très loin. Quand je dis que c'est chouette, c'est parce que, par exemple, ça permet d'occuper un dimanche qui s'annonçait ennuyeux. Hier, j'ai l'idée de procéder à la mise à niveau d'un site Internet. Il y a une nouvelle version du CMS utilisé qui apporte un lot de nouveautés enthousiasmantes.
Prudent, je fais une sauvegarde de la base de données et de l'ensemble des fichiers du site. Selon l'éditeur du CMS, la procédure est assez simple. Il suffit de suivre à la lettre le tutorial publié à l'intention des personnes désireuses de mettre leur site à niveau. Tout devrait bien se passer. Je lis le tutorial, le relis, pense tout comprendre bien comme il le faut et me lance.
Il est conseillé de sauvegarder la base de données et les fichiers. Ça tombe bien, je l'ai fait. On me dit que je dois créer un nouveau répertoire à la racine du site et y placer tous les fichiers de l'ancienne version du site. A cette même racine, on me dit de téléverser l'archive de la nouvelle version du site et de la décompresser en SSH. Ok. Pas de souci. Je lance le terminal de MacOS et tape les commandes utiles. Bien. Après, il faut récupérer quelques répertoires et fichiers de l'ancien site et les placer dans le nouveau site en écrasant ce qui existe. Aucun problème. Ensuite, il est question d'ajouter un nouveau préfixe aux entrées de la base de données. Je me rends sur l'interface de phpMyAdmin et fais ce qui est demandé. Enfin, on m'explique qu'il faut me rendre à une url permettant de lancer la mise à niveau. Je m'exécute.


Quelques champs à compléter, quelques cases à cocher et la mise à niveau se lance. Je passe les pages les unes après les autres, on me demande de bien vérifier que la base de données est bien celle définie, je réponds que oui. Un message m'avertit que la conversion des tables est en cours. Ça progresse à vive allure !
Un message de congratulation vient m'annoncer que tout s'est bien terminé et que je n'ai plus qu'à aller sur l'administration du site pour finaliser la mise à niveau. Je le fais. Ah mais c'est que non ! Ça ne va pas du tout en fait ! Pourquoi il n'y a plus rien de tout ce qu'il y avait sur le site ? Et pourquoi donc tout a été remplacé par des données d'exemple ? Ce n'est pas ce qui était prévu, me semble-t-il.
Je cherche à comprendre, je ne comprends pas. Je tente de trouver une solution à ce problème sur les forums, rien. Je me dis que j'ai dû salement merder à un moment donné. Bon. J'ai des heures à tuer, je vais tout effacer et repartir sur l'ancienne version. Je remets tous les répertoires et fichiers du site chargés sur mon ordinateur sur le serveur après avoir tout effacé sur celui-ci. Je vide complètement la base de données et importe la sauvegarde faite quelque temps avant. Normalement, ça devrait marcher. Non ?
Eh bien non, ça ne marche pas. Et alors là, je commence à m'agacer. J'ai une erreur 500 persistante. Un problème de droits sur les fichiers ? J'essaie de restaurer les droits par défaut. Rien à faire, ça ne marche pas. J'essaie des trucs et des machins avant de baisser les bras et de me préparer à devoir tout refaire. C'est ce que j'ai commencé à faire ce matin, sur une installation toute neuve. Ça va aller, il n'y a pas tant de trucs. C'est juste que je ne comprends rien à ce qui a pu se passer. D'autant moins que ce n'est pas la première fois que je m'amuse à ce genre d'exercice.
Vous pouvez aller vous recoucher.

dimanche 24 juin 2018

Manu veut quelqu'un au bout du fil

Pierre Cordier, ci-devant député de les Les Républicains des Ardennes, avait déposé une proposition de loi visant à réglementer le démarchage téléphonique. La proposition de loi a été adoptée mais — parce qu'il y a un "mais" de taille — les députés LaREM l'ont amendée en en ôtant tout ce qui était intéressant ou presque. Le motif ? Ah ! Le motif ! Macron veut que les entreprises puissent continuer à commercer librement, libéralement, quitte à faire chier le peuple. Un autre motif serait qu'il convient d'encourager la concurrence permise par ces démarchages téléphoniques, notamment dans les domaines du gaz et de l'énergie. Et puis, bien sûr, on n'allait pas oublier d'user de cet argument facile et lamentable, il y a la question de l'emploi. Que les centres d'appel soient majoritairement à l'étranger n'a semble-t-il pas atteint Manu qui, ces temps derniers, est plus préoccupé par le choix de sa piscine pour le fort de Brégançon.
Le démarchage téléphonique, c'est tout de même une plaie connue du monde moderne. On en arrive à ne plus décrocher voire à débrancher son téléphone pour avoir la paix. Si l'on ne veut pas craindre de louper un appel potentiellement important, on en arrive à devenir désagréable, à raccrocher au nez de l'appelant, à pester. Pour les employés de ces centres d'appel, ce ne doit pas être bien agréable non plus. Déjà que c'est un boulot de merde mal payé…
Et tout ça pour quels résultats ? Quel est le retour sur investissement ? Je suppose qu'il ne doit pas être nul. Pour ma part, on m'a proposé du vin et des panneaux solaires, une éradication des termites et de nouvelles fenêtres, des voyages et des lots à venir chercher en magasin. Parfois, je réponds patiemment, d'autres fois je me fous de la gueule de la personne qui ahane son discours, le plus souvent je me fends d'un poli "au revoir et merci" avant de raccrocher.
Les députés aux ordres ont revu le texte de loi en en enlevant tout ce qui pouvait être intéressant. Un indicatif spécifique ? Viré ! Le consentement de l'appelé ? Viré ! La possibilité d'engager des poursuites pénales ? Virée ! La loi a été adoptée après avoir été amendée de manière à la transformer en coquille vide. On va pouvoir, grâce aux députés à Manu, continuer à faire chier le bon peuple. Il y a plus grave, c'est entendu. Cependant, on ne dira jamais assez tout le mal qu'il faut penser de Macron et de ses serviteurs serviles. Pouah !

samedi 23 juin 2018

Nous sommes lus depuis la Grande-Bretagne

J'ai vu votre blog de 2016 sur le CMR. J'ai une page de publicité d'origine de CMR publiée pendant 1946. Je pourrais vous envoyer deux images si vous n'avez jamais vu ce publicité.
Cordialement,
Phillip
(Devon, Angleterre)

Ce courrier électronique est arrivé dans ma boîte à lettres hier. Vous imaginez comment j'ai tout de suite répondu positivement à cette honnête proposition ! J'ignorais que le CMR[1] eût édité une publicité. Celle-ci date de 1946 et, je l'ignorais également, fait mention d'une 600cc culbutée apparemment basée sur le même bas moteur que la 750cc latérale.
Nous sommes dans les premières années de l'après-guerre et la France a besoin de véhicules. Le CMR apparaît alors pour, dans un premier temps, reconstruire des motocyclettes à partir des stocks laissés par les forces d'occupation allemandes. On le sait, cela donnera naissance à une très inofficielle BMW, la R73, mélange de R71 et R75.
Les quelques personnes intéressées par l'histoire de ces motocyclettes de l'après-guerre pourront se rapporter à l'étude de 1979 menée par M. de Thomasson, directeur commercial adjoint chez Thomson-CSF, que l'on peut télécharger ou consulter sur le site du club Ratier-CEMEC.
En 1948, donc, le CMR laisse la place au CEMEC[2] et apparaît rapidement la L7[3] qui s'inspire encore largement des BMW. Suivra Ratier qui mettra au point la C6[4] déjà envisagée par le CMR.
Mais le sujet du jour est bien cette publicité du CMR fourni par Phillip. Qu'il soit remercié ! Je tiens à partager avec vous ce document historique.



En annexe, vous pouvez trouver ce document en pdf.

Notes

[1] Centre de Montage et de Réparation des Motocyclettes

[2] Centre d'Études de Moteurs à Explosion et à Combustion

[3] Latérale 750cc

[4] Culbuté 600cc

vendredi 22 juin 2018

L'imitation à quatre vins

Et si, après tout, nous n'étions pas pressés ? Après tout, nous pouvons bien accepter de rouler un peu moins vite pour la bonne cause, celle d'épargner des vies humaines. Ça n'a pas de prix, une vie humaine !
Si une vie humaine n'a pas de prix, c'est que, "en même temps", elle a une valeur considérable dès lors qu'il est question de celle d'un usager de la route en France et qu'elle ne vaut strictement rien, peau de balle, si l'on parle de celle de migrants. En cela, on comprend combien tout est relatif en Macronie.
Abaisser la vitesse maximum autorisée sur les routes à double sens, ce n'est pas l'affaire du siècle. Il y a plus grave. Ça ne constitue tout de même pas une attaque majeure de nos libertés individuelles, on s'en remettra, on ne le sentira même pas passer. Et puis, on nous le dit et répète, c'est pour notre bien et celui de nos semblables.
Dans bien des cas, la vitesse est un facteur aggravant en cas d'accident de la circulation. Des experts ont été mandés et ils ont planché sur la question. Ce matin, sur France Inter, le micro était ouvert à Anne Lavaud, déléguée générale de l'association Prévention Routière qui expliquait très bien cela. Les experts ont réfléchi et ils ont rendu un rapport "enfantin" : la vitesse, là est le mal.
Soit. On ne peut décemment pas aller contre la physique. Un choc a 90km/h est potentiellement plus destructeur qu'un choc à 80 km/h, toutes choses étant égales par ailleurs. Ce n'est même pas discutable. C'est "enfantin", nous dit Anne Lavaud. Si l'on voulait se laisser aller à un accès de mauvais esprit, on lui rétorquerai que l'on aurait dû abaisser cette limitation de vitesse de bien plus encore. C'est hyper enfantin !
"Enfantin". L'antenne est ouverte aux auditeurs. L'un d'eux questionne la déléguée générale sur l'attitude à adopter à partir de ce 1er vis-à-vis des poids-lourds qu'il nous sera impossible de dépasser. La réponse, enfantine et pleine de justesse ne tarde pas : "on ne les doublera pas, on les suivra". Notez que si l'on tient à rester dans le respect scrupuleux du code de la route, c'est déjà ce que l'on doit faire tant il est hasardeux de songer à doubler un poids-lourd en un temps raisonnable.
Ce n'est pas bien grave. On ne va mettre que quelques poignées de secondes de plus sur nos trajets quotidiens. Et puis, il faut voir le bon côté des choses. On économisera du carburant et l'usure du véhicule en plus de garantir un peu plus notre intégrité physique. Qui a envie de mourir dans un accident de la route ? Hein ? Pas moi.
On le sait, le risque nul n'est pas envisageable. La vie, c'est un risque. On risque tous de nous blesser, de nous faire mal, de souffrir, de mourir. On risque aussi de rire, de connaître joie et bonheur, plaisir et jouissance. Mais là, on ne sait comment l'éviter. Il y a des pistes de travail sur lesquelles travaillent des experts. On a commencé à bannir le plaisir de l'alcool et du tabac, de la bonne chère et de la gourmandise. On va bien finir par trouver comment nous empêcher de baiser. Le risque, voilà l'ennemi à combattre !
D'un autre côté, il y a un truc que je ne pige pas. Éradiquer le risque comme on l'a fait de la variole, voilà qui est une chouette idée qui devrait tous nous emplir d'une joie complète et jubilatoire. Or, dès lors, pourquoi donc la France vend-elle des armes, des missiles et des avions, capables a priori de tuer et blesser ? Parce que ces armes ne sont pas censées être dirigées contre le bon peuple de France ? Ah oui, bien sûr.
Certains avancent que la raison vraie de cette baisse de la vitesse sur le réseau secondaire serait de remplir les caisses de l'État avec les contraventions qui ne manqueront pas de tomber. On nous a assurés que non, que les éventuelles sommes d'argent ainsi récoltées iront abonder les caisses des différents organismes agissant pour la réparation des blessés de la route. Si l'on pousse la logique, il devrait y avoir moins de blessés et donc trop d'argent dans ces caisses d'ici peu. Cet argent excédentaire pourrait alors être redistribué aux Français. Grâce à la baisse de la vitesse, nous allons nous enrichir. Et ça, c'est une bonne nouvelle.

jeudi 21 juin 2018

La faute aux socialos

mercredi 20 juin 2018

Oscar Go, l'escargot fil-de-fériste intrépide

Qui aurait été comme je l'étais à Azerat ce soir là aurait eu l'insigne honneur doublé de la chance inestimable d'assister à l'unique représentation que l'artiste donnait en France lors de sa tournée mondiale.
Sur un double câble tendu entre deux maisons d'habitation, à pas mesurés, sur un seul pied, Oscar Go se permettait les plus dangereuses figures n'hésitant pas, suscitant la peur et la crainte mais aussi le bonheur et la joie du public, à s'essayer aux plus délicates figures, allant à l'encontre des règles qu'enjoint la prudence, mère de toutes les vertus jusqu'à pousser les limites de l'équilibre dans ses derniers retranchements, la tête obstinément dirigée vers le bas, tout le poids du corps l'incitant à, selon les lois de l'attraction terrestre, choir au sol d'un instant à l'autre très certainement.
Si, il faut en convenir, le spectacle, bien qu'exceptionnel, se révélait un peu trop long dans sa durée, il savait tenir en haleine un public conquis et enthousiaste. Retenant leur souffle, les spectateurs savaient laisser exploser des tonnerres d'applaudissements nourris lorsqu'une étape délicate et périlleuse était passée avec brio et une apparente nonchalance par ce grand artiste de renommée internationale.

Escargot acrobate

mardi 19 juin 2018

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 57

Feuilleton collaboratif du mardi

lundi 18 juin 2018

Motocyclettes à Antonne-et-Trigonant

Vous ne connaissez pas la commune d'Antonne-et-Trigonant ? Ah ! C'est sans doute que vous n'y résidez pas alors. A votre décharge, je reconnais que ce n'est pas la commune la plus courue de Dordogne. Ce n'est ni Sarlat ni Périgueux, ni Escoire ni Bergerac, c'est une réalité. Il n'empêche que l'on y vit et que l'on y a organisé une petite exposition de motocyclettes, anciennes et récentes puisque l'on pouvait même voir là des Royal Enfield neuves amenées se faire admirer par le concessionnaire local, Absolut' Moto.
De fait, on trouvait là des motocyclettes de toutes sortes, différentes les unes des autres par leur âge et leur style mais réunies par le plaisir que les propriétaires et pilotes ressentent certainement à les conduire, le nez au vent et le sourire aux lèvres. Il était réjouissant de constater qu'il n'y avait pas place pour l'esprit de chapelle. Ainsi, une ancienne des années 30 côtoyait une japonaise des années 80 sans quelle semble ressentir quelque désagrément qui soit. De là à suggérer que les motocyclettes sont plus intelligentes et plus tolérantes que les femmes et les hommes qui se placent à leur guidon, il n'y a qu'un pas.
Soudain, je vois une Ratier C6S. Parce que je suis équipé d'un appareil photo, je la photographie. Arrive son propriétaire. Un bonhomme à l'allure sympathique qui me demande si je viens de photographier sa moto. Je reconnais l'avoir fait et lui explique avoir un frère en possédant une presque semblable à quelques détails près. S'ensuit une discussion au cours de laquelle notre bonhomme explique qu'il est également propriétaires des deux BMW Série 2 avoisinantes, deux belles représentantes de la marque dont une attelée à un side-car Précision. J'ai droit à l'historique de la restauration de cette BMW. Cette moto était présentée comme une machine en bon état mais les déconvenues sont vite arrivées. Des pots d'échappement pourris au moteur qui nécessitera un remplacement du vilebrequin, des culasses et pistons, la promesse était loin d'être tenue. Après bien des heures passées à la restauration et des poignées d'euros jetées dans l'opération, voilà un attelage qui sait faire des envieux.

BMW 600 série 2 et side-car Précision
Nous retournons à la Ratier et le bonhomme explique qu'il est policier en retraite, qu'il a eu à conduire ces Ratier C6S mais aussi L7 dans ses premières années de service. Ça me fait un peu drôle de parler ainsi à un motard de la police moi qui ai d'habitude plutôt envie de les éviter. Selon cette ancienne force de l'ordre, la Ratier était bien supérieure à la BMW Série 2 et, même, à la Série 5. Il reconnaît juste que le freinage de la française n'était pas des plus fameux.

Ratier C6S 1962
Ce qui suit risque de choquer les âmes sensibles. Celles-ci ne sont pas obligées de prendre ce risque. Je les aurai prévenues.

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Mais avant de voir ces Ratier et BMW, j'étais passé devant le stand de Absolut' Moto et j'avais vu une machine qui avait attiré mon œil. Il s'agissait d'une Yamaha 850XS mise au goût de son propriétaire. Et cette modification est une belle réussite. D'une moto routière à l'apparence quelque peu pataude, on a fait un café-racer tout à fait convaincant. La fourche a été remplacée par un modèle aux tubes plus gros, beaucoup d'accessoires ont été enlevés pour mieux mettre en valeur le beau trois cylindres et gagner plus de légèreté, le réservoir provient d'une 125 RDX de la même marque mais a été rallongé de quelques centimètres pour mieux s'adapter à la ligne voulue par le concepteur. De la belle ouvrage pour une machine qui, outre sa fiabilité, fait le bonheur et la fierté de son pilote. Que demander de mieux ?

Yamaha 850 XS

dimanche 17 juin 2018

dessin en photo

dédicace

samedi 16 juin 2018

Retour à la terre

artichaut

fenouil

Fraisier

Pommes de terre

Rhubarbe

vendredi 15 juin 2018

Quatre mille

Depuis quand on compte ? Non mais c'est vrai quoi. Ça fait combien de millénaires, combien de dizaines de millénaires qu'on compte ? Et aussi pourquoi, d'ailleurs ? Et, tant que l'on en est à poser des questions, quel est l'organisme qui a commencé à compter quelque chose ? Il y a forcément eu un début à tout ça. Il y a eu un moment où quelque chose a envisagé que "deux" était différent de "un" et qu'il suffisait d'ajouter "un" à "deux" pour avoir "trois". Ou, parce qu'il serait étonnant que les chiffres aient été inventés tout de suite, que l'unité était différente du plusieurs, du moins.
Je ne suis pas suffisamment stupide pour penser que seul l'Homme compte dans le monde du vivant. Il n'empêche, il me semble, tout de même, que c'est lui qui a envisagé que, quel que soit le nombre en présence, il suffisait de lui ajouter un tout petit "un" pour continuer la numération. Alors, sans doute, on a commencé à se dire que l'infini était une notion à envisager sérieusement, du moins dans le domaine de l'abstraction des nombres entiers.
Tant que l'on en était à se cantonner dans ces nombres entiers, que l'on se limitait à faire de la numérisation, à ajouter ou à soustraire, on n'avait pas trop besoin de la mathématique et on ne se faisait pas trop de nœuds au cerveau. Je ne sais pas quand les mathématiciens sont arrivés avec tous les problèmes qui allaient avec eux. Moi, j'ai de graves problèmes avec la mathématique, je n'y comprends rien, ça m'est totalement étranger. D'une manière confuse, j'entrevois bien que ça a une utilité certaine et même que ça a un aspect assez fascinant. Seulement, je ne la comprends pas. Un peu comme la musique. Ce sont des domaines qui ne me concernent pas. Je le regrette.
J'avais commencé à essayer de faire un dessin pour le billet du jour lorsque je me suis rendu compte que, primo, je n'arrivais pas à dessiner et que, deuxio, ce billet allait être le quatre millième. Baste ! Ce billet n'aura pas de dessin. Probablement, le fait que ce billet soit le quatre millième ne devrait pas permettre de constituer un sujet. On est comme ça à voir dans les dizaines, les centaines, les milliers… des signes particuliers. On sait bien que ça ne signifie rien mais on aime croire que si, qu'il y a quelque chose de magique dans ces nombres. Ça ne fait pas de mal.
Quatre mille billets publiés. Ils ne sont pas tous de moi ! D'abord, il y a tous ceux de Liaan avec son feuilleton en bandes dessinées mais il y a aussi ceux du feuilleton pas en bandes dessinées et quelques autres. Tous ces billets n'ont pas le même intérêt. Certains sont même franchement sans intérêt. Je ne sais pas trop combien il y en a qui ont de l'intérêt, d'ailleurs. Quelques uns. Pour voir, je me suis amusé à dénicher le billet qui a suscité le plus de commentaires. Je vous propose d'aller le voir.

Quizz

jeudi 14 juin 2018

Mystère King

Lorsque, dans la nuit, les yeux refusent de se fermer, il faut bien faire quelque chose. Je me lève, vais faire la vaisselle, range, fait le ménage, brique tout, nettoie, classe, inspecte, chasse la poussière… Euh… Non. Ça pourrait être une idée, dans le fond. Une drôle de bonne idée, même. Dommage qu'elle ne me vienne jamais à l'esprit.
Dans la nuit éveillée, je ne fais pas le ménage du tout, je bouquine. Cette nuit, j'ai refermé un gros bouquin de Stephen King, "Sac d'os", un peu plus de six cents pages. C'est un livre qui date de vingt ans.
Longtemps, j'ai eu un avis très partagé sur l'œuvre de Stephen King. J'avais lu et apprécié certains de ses romans — "Marche ou crève", "Cujo", "Dead zone" ou "Misery" — tout en refusant les histoires trop fantastiques que je pressentais trop faciles.
Selon moi, il est simple de bâtir une histoire dès lors que l'on se donne le droit de refuser toute vraisemblance. Ce qui est moins simple, c'est de le faire accepter au lecteur. Il s'agit de décrocher l'adhésion du lecteur, de l'amener à approuver la convention que l'auteur lui propose. C'est le ressort de toute histoire, vraie ou imaginaire, depuis le conte jusqu'au roman, depuis le théâtre jusqu'au cinéma. L'idée est de proposer un marché à celui qui va recevoir l'histoire : ce que je vais te raconter, tu dois accepter de l'avaler tel que j'ai envie de te le dire".
Peut-être bien que le procédé est "vieux comme le monde". Depuis l'Antiquité, du moins, c'est avéré. Durant le deuxième millénaire avant l'ère chrétienne, "l'Épopée de Gilgamesh" réjouissait déjà la Mésopotamie. Il est probable qu'avant d'avoir été écrites, les légendes et récits étaient de tradition orale. On peut imaginer que l'être humain a depuis longtemps aimé entrer dans le monde de l'histoire fantastique, qu'il aime l'incroyable et le légendaire. Toutes ces histoires ont pu servir le pouvoir, politique ou religieux, mais elles ont aussi certainement cherché à distraire, à amuser, à faire frissonner ou à instruire. On ne saura jamais ce que racontent les peintures et gravures des grottes préhistoriques, on ne percera jamais l'imaginaire de ces ancêtres. On ne saura jamais non plus à quel moment l'Homme a commencé à se raconter des histoires. On ne saura encore plus sûrement jamais si seul l'Homme est capable de se raconter ces histoires dans le monde animal, d'ailleurs.
On dit couramment que le roman moderne naît au XIXesiècle. Les plus grands romanciers français feuilletonnaient dans les journaux. Il s'agissait de tenir le lecteur en haleine, de lui donner l'envie d'attendre avec impatience le journal du lendemain et la suite de l'histoire. Dès lors, on peut parler de "mécanique de l'écriture". On a conçu des procédés, on a posé les bases de ce que l'on appelle aujourd'hui "cliffhanger" pour faire croire que l'on parle la langue anglaise. Le suspense a été bien utilisé en BD ou dans le cinéma. Le héros est blessé, il a perdu deux jambes, un œil, trois dents et ses cheveux, la jungle est la proie des flammes, un tigre aux dents de sabre montre les crocs et la falaise qui surplombe un précipice de plusieurs centaines de mètres menace de s'effondrer. Comment le héros va-t-il s'en sortir ? La suite au prochain épisode !
Le lecteur ou le spectateur doivent accepter l'histoire. Ils vont devoir faire semblant de croire, ne serait-ce qu'un instant, les mensonges que l'on leur raconte. C'est ça, la convention. Au théâtre, personne n'est dupe. On sait bien que ce qui se passe sur la scène n'est pas le vrai et qu'à la fin, même les morts seront là pour saluer le public. Dans un roman, une BD, un film, on doit même parfois faire l'effort de se rappeler que ce n'est pas la réalité. Le but de tout ça, c'est de faire naître l'émotion, le rire ou les pleurs, la joie ou la tristesse, l'amour ou la haine.
J'ai pu voir des enfants suspendus, la bouche ouverte et les yeux grands ouverts, aux mots d'une conteuse. L'enfant sait que l'histoire n'est pas vraie ou que, tout du moins, elle ne les atteindra pas vraiment. Le loup n'est pas dans la pièce, la sorcière ne les attend pas. Et pourtant, la peur est là, bien réelle, elle. Pour un instant peut-être mais pendant cet instant très forte.
Susciter le sentiment, c'est proposer à l'auditeur, au lecteur, au spectateur, de prendre la place de la personne du conte, de l'histoire. C'est faire appel à l'empathie, à cette capacité de ressentir ce que ressent l'autre. Se mettre à la place de l'autre, c'est lui prendre quelque chose, se construire à travers lui. On parle de neurones miroir. Ça fait un peu débat d'après ce que j'ai pu lire à ce propos. Je suis bien incapable de dire et comprendre ce qu'il en est réellement mais l'idée me plaît.

Et donc, j'ai terminé la lecture de ce bouquin de Stephen King. Comme je le disais un peu plus haut, je ne suis pas un fan inconditionnel de cet auteur. Il me semble simple de susciter la peur et, plus simple encore, de conduire le lecteur à baisser les bras et à gober tout et n'importe quoi. Stephen King est considéré comme un maître de l'épouvante. C'est sans doute — et sans conteste — un brillant technicien. Il sait faire, il a compris comment faire. J'ai cherché à comprendre cette technique.
"Sac d'os" est un roman de six cents pages. C'est un peu long. Les premières centaines de pages m'ont un peu ennuyé. Il ne s'y passe finalement pas grand chose d'autre que de l'anecdotique. Le personnage principal est un auteur à succès (il y a une pointe d'autobiographie) heureux en ménage. Soudainement sa femme meurt. Il perd le goût à l'écriture, pense que c'est l'effet de la dépression, décide de partir dans sa maison du bord du lac. Cette maison est hantée. Il rencontre une jeune femme, veuve mère d'une charmante petite fille. Il tombe amoureux mais alors il se rend compte qu'un lourd secret pèse sur la petite communauté de ce petit patelin isolé du Maine. Un siècle plus tôt, un horrible crime raciste a eu lieu ici. Une femme noire a été violée et assassinée par un groupe d'hommes du cru qui ont aussi tué le jeune fils de la pauvre victime. Son fantôme va leur faire payer en exigeant que les descendants des criminels meurent aussi. Le héros comprend tout ça et parvient, au péril de sa vie, à sauver la charmante petite fille de la belle femme blonde dont il est tombé amoureux mais qui, malheureusement, sera assassinée.
L'histoire ne casse pas trois pattes à un canard. Bon d'accord, je ne raconte pas vraiment tout non plus, c'est un peu plus complexe que ça. Selon moi, la simplicité est de faire appel au surnaturel. A partir de là, on peut bien dire et faire tout ce que l'on veut. On est en dehors du rationnel, on ne peut pas contrer l'auteur en lui disant : "Eh ! Ho ! Tu racontes quoi, là ? Tu te moques de nous ?".
Mais pour que ça marche, il faut amener le lecteur à plonger dans le récit peu à peu. Il faut qu'il s'y enfonce, qu'il lâche prise, qu'il s'y noie. C'est là une des techniques bien rodées de Stephen King. Il conduit son lecteur dans son histoire et l'empêche d'en sortir avant la fin. C'est tout un art. Il faut y aller progressivement et susciter l'envie d'aller au bout. Au début, on baille presque à lire les affres de cet auteur qui ne parvient plus à écrire après le décès de sa femme. On accepte qu'il se rende dans sa maison du bord du lac dans l'idée que ça lui changera les idées. Puisqu'à ce stade il ne se passe toujours pas grand chose, on est heureux de voir surgir des fantômes. A partir de là (si on est resté jusque là), on a envie de voir où tout cela va nous mener.
Les ficelles peuvent être grosses, l'auteur sait bien comment mener son lecteur par le bout du nez. Vers la fin du roman, Stephen King utilise son personnage d'écrivain à succès (lui donc) pour se questionner sur le droit que l'auteur a à décrire l'horreur, l'horreur des crimes racistes, du viol, pour faire frissonner le lecteur. Parce que le lecteur est complice. Il prend un plaisir malsain à lire tout ça. Même s'il condamne les crimes et les viols, il est dans la position du voyeur immobile. Le lecteur est aussi coupable que l'auteur. C'est assez malin de clore le roman de la sorte, je trouve.
La technique de Stephen King, c'est de fatiguer son lecteur, de l'hypnotiser mollement. Le lecteur ne s'appartient plus tout à fait, il est sous la coupe du romancier, envoûté, sous le charme d'un esprit malin. Je ne pense pas que Stephen King soit un grand écrivain de par son style. Je ne le lis pas en anglais, je n'ai accès qu'à la traduction française, mais quoi qu'il en soit je ne pense pas que ce soit la qualité littéraire du texte qui fait son succès populaire. Il n'y a pas beaucoup de transmission d'idées fortes qui feront réfléchir le lecteur, les idées philosophiques sont peu nombreuses. C'est du divertissement efficace parfois un peu trop délayé.
Ce que je reproche un peu à ce genre littéraire, c'est que tout est trop facilement permis. Dans un roman policier, il faut que l'intrigue tienne un peu la route, il faut faire gaffe à ne pas laisser trop d'incohérences. Dans le fantastique, on peut s'affranchir de presque tout. Je suis persuadé que c'est le genre idéal pour de l'écriture automatique. Quoi qu'il se passe, on pourra toujours retomber sur ses pieds d'une manière ou d'une autre. Vous pouvez réveiller les morts et faire repousser les cheveux, faire entrer en scène des êtres chimériques et faire parler des objets. Aucune limite. Tout ça pour susciter les émotions contradictoires, le plaisir et la peur.

Je persiste à ne pas être un inconditionnel des romans de Stephen King mais je reconnais son talent et son imagination efficaces. Faut-il lire "Sac d'os" ? Je ne sais pas. Je suppose que l'on faire l'impasse sur ce roman mais il faut reconnaître que sa lecture n'est pas désagréable et que ça fait passer les nuits blanches un peu plus rapidement.

mercredi 13 juin 2018

Levez la main droite et dites…

Je le jure !

Vérité

mardi 12 juin 2018

GIF sur Yvette

lundi 11 juin 2018

Identifions ce tracteur


C'est un Massey Harris, ça c'est sûr. Par contre, j'hésite sur le modèle exact. Est-ce que vous accepteriez de vous prêter au jeu et d'enquêter ?

dimanche 10 juin 2018

Royaume des cieux

Nuageux

samedi 9 juin 2018

Un dessin de moto

Gronda de juin

vendredi 8 juin 2018

Les vendeurs sont des voleurs

Ah ! Ça faisait longtemps. Je ne traque pas les utilisations de mes dessins mais j'ai quelques informateurs qui, bénévolement, bossent pour moi. Cette fois-ci, c'est un type qui vend (cher) une épave de camion Renault et qui espère pouvoir la vendre plus rapidement en affichant un dessin qui ne correspond même pas au modèle. Et ma foi, ai-je envie de dire, pourquoi pas ?
Je ne vais pas contacter le vendeur pour le prévenir de l'utilisation non autorisée de ce dessin, je vais contenter de m'amuser de le voir surgir dans cette annonce.

Du bon usage de la brouette

J'ai déjà abordé ce sujet[1], et j'y reviens avec une nouvelle image faite, là aussi, à l'Abbaye Nouvelle, dans le Lot, lors de la Fête des Plantes qui s'y tient chaque année. Je m'étais amusé de railler Trump qui s'était auto proclamé "génie" en montrant qu'il y avait plus génial que lui.
Les jeunes que l'on peut voir installés dans les brouettes sont des bénévoles qui proposent aux visiteurs de conduire leurs achats, plants, arbres, fleurs et autres, jusqu'aux parking improvisés dans des prés à l'écart du petit village. Lorsque le client se fait rare, ils savent utiliser les brouettes à bon escient pour discuter de tout et de rien et profiter du temps qui passe et de la chaleur du soleil. Et moi, je trouve cela bien agréable de voir ces jeunes prendre du bon temps. Ça me fait plaisir de voir ces jeunes heureux, insouciants des petits ou grands tracas de notre monde. Ça me met de bonne humeur, ça me provoquerait presque un accès d'optimisme, je me mettrais presque à croire que l'humanité pourrait avoir un avenir heureux et pacifique.
Alors que certains vieux cons se plaisent à critiquer la jeunesse qui, selon eux, ne saurait pas, ne vaudrait pas grand chose, irait à vau-l'eau et serait la preuve vivante de la déliquescence du monde, je vois là tout au contraire une preuve d'intelligence. Après, je les comprends un peu, ces vieux là. Ils savent bien qu'ils ne sont plus jeunes et que, pire encore, ils l'ont été. Ça, ça doit être rude à supporter, c'est bien certain.

Bénévoles de la fête des plantes

Note

[1] En début d'année 2018 avec une photo en noir et blanc et à propos de génie

jeudi 7 juin 2018

Retour des corbillards hippomobiles

La lutte contre le réchauffement climatique, la protection de la planète aussi, sont dans l'air du temps. Les injonctions à faire attention à nos actes et à changer nos habitudes néfastes pour d'autres plus respectueuses de l'environnement et des écosystèmes sont nombreuses. Le Blog qui nuit (très) grave ! s'inscrit dans cette démarche citoyenne et réfléchit à des solutions à apporter à ces graves problèmes de la vie quotidienne.
Autrefois, c'était un cortège de marcheurs qui accompagnait le défunt en sa dernière demeure. Aujourd'hui, ce ne sont qu'automobiles malodorantes et bruyantes qui encombrent la voie publique pour, le plus rapidement possible, conduire le trépassé en son trou. On dirait que l'on souhaite que ce corps privé de vie, de souffle vital, disparaisse le plus vite possible de la surface de la Terre pour ses profondeurs. Encore y aurait-il un bus pour conduire les veuf et veuve, les parents et amis. Mais non, chacun et chacune monte dans son automobile et suit le corbillard. Est-ce bien raisonnable ? Bien sûr que non.
C'est pourquoi il nous faut revenir au corbillard hippomobile de toute urgence. A la voiture hippomobile et au cortège de personnes à pied, la mine grave, la figure affligée, le pas traînant, la larme à l'œil. Réhabilitons le glas et les tentures noires, faisons en sorte que mourir redevienne un honneur que l'on mérite. Cessons de crever dans la précipitation et redécouvrons les valeurs vraies, nom d'une pipe qu'on casse !

2cv Corbillard

mercredi 6 juin 2018

Clafoutis

Clafoutis Ingrédients

  • 500g de cerises
  • 3 œufs
  • 120g de sucre en poudre
  • 60g de beurre fondu
  • sel
  • 100g de farine
  • 30cl de lait




Équeutez et lavez les cerises. Placez-les dans un saladier et versez dessus la moitié du sucre (60g).
Laissez reposer une demi-heure.
Faites fondre le beurre et laissez-le refroidir.

Dans un saladier, cassez les trois œufs et ajoutez le reste de sucre. Au fouet, mélangez vivement pour faire blanchir et mousser.
Ajoutez une pincée de sel et le beurre fondu. Continuez à mélanger.
Ajoutez la farine en un seul coup et mélangez avec ardeur.
Détendez cette pâte avec le lait.

Beurrez et farinez un moule à manquéer.
Disposez les cerises au fond du moule.
Versez la pâte par-dessus.

Faites cuire à four chaud (180°) pendant 40 minutes.

Saupoudrez de sucre en poudre à la sortie du four et laissez refroidir.

mardi 5 juin 2018

Motocyclettes Farfelues dédicacées

Lors des Rencontres Littéraires qui se sont tenues à Azerat, on m'a demandé de réaliser une dédicace. J'ai proposé de la faire à tête reposée, tenant compte du fait que le destinataire est un voisin azeracois et qu'il me sera aisé de lui transmettre le livre souillé d'un gribouillis. Je profite de cette occasion qui m'est offerte de reparler de ce bouquin qui est la honte de la profession pour rappeler que l'on peut se le procurer contre une douzaine d'euros (hors frais de port) auprès de l'éditrice officiant au sein de la célèbre maison d'éditions Ichnos Éditions.

Dédicace

lundi 4 juin 2018

Ni Gaspard, ni Melchior

C'était il y a quelques semaines dans le Lot. J'étais parti "léger", juste avec un boîtier et un objectif. J'avais bien fait quelques images mais aucune ne me semblait bien intéressante. Et puis, j'aperçois cette 2cv. Dans une photographie, une 2cv est toujours la promesse d'une image intéressante. J'en étais là de mes réflexions lorsque je me suis demandé si, des fois, je n'étais pas un peu de parti-pris, si je ne manquais pas d'objectivité. Après tout, pourquoi une 2cv serait-elle une meilleure proposition qu'une autre automobile ?
Alors, j'ai réfléchi. Ça m'a pris des jours et des jours, des nuits à n'en pas trouver le sommeil.

Ça a été long…

Aujourd'hui, je peux l'affirmer, aucune autre automobile que la 2cv Citroën peut de la sorte constituer un sujet d'image satisfaisant que la 2cv de chez Citroën. Quelle que soit la voiture qui serait à la place d'une 2cv, il faudrait produire plus d'efforts pour produire une bonne image. Il faudrait peaufiner le cadrage, tenter d'isoler le sujet ou de l'inclure dans l'environnement voire se contenter de photographier un détail. Avec la 2cv, aucune réflexion, aucune précaution. Il ne s'agit que de cadrer de manière à ce que la 2cv soit plus ou moins dans le cadre et de déclencher après, toutefois, avoir fait une mise au point et un réglage sommaire de l'ouverture du diaphragme et de la vitesse d'obturation. On déclenche sans trop réfléchir et l'image est bonne. C'est magique.
Donc, la preuve est désormais faite, posée dans toute sa splendeur. Elle est là, sur la table, indéniable, irréfutable, belle comme une preuve peut l'être. On l'admire. Pour tout dire, on l'encadrerait presque pour l'accrocher au mur, tellement elle est éclatante. La preuve nous offre deux enseignements majeurs. Le premier, c'est qu'il suffit de placer une 2cv dans une image pour avoir une belle photo. Le second, c'est, bien sûr, que la 2cv est l'automobile la plus photogénique de toutes les automobiles. Et rien que ça, ça donne le vertige.
Jouons à nous faire peur. Imaginons un instant qu'en lieu et place de cette 2cv se trouve une — par exemple — quelconque Renault. N'importe laquelle, peu importe, elles sont toutes semblablement laides. Imaginons un instant malgré le dégoût que cela provoque. A n'en pas douter un instant, l'image aurait été ratée et alors, elle ne serait pas sur ce blog qui ne propose que le meilleur du meilleur avec une exigence qui force le respect. Vous voyez ?
On me dira que je tape encore sur les Renault alors que les Peugeot sont au moins aussi laides qu'elles. Et c'est vrai. J'ajoute que beaucoup de Citroën sont moches aussi. Je ne suis pas partisan, je ne suis pas obtus, je suis juste un esthète exigeant. Tenez, pour preuve de mon honnêteté intellectuelle, je reconnais même que, peut-être, la Coccinelle peut-elle tenter de rivaliser un peu avec la 2cv en matière de photogénie. Peut-être aussi quelque Bugatti. Mais tout de même, rien ne vaut la 2cv dans une photo.
Tout photographe digne de ce nom et soucieux de réussir ses images devrait avoir une 2cv sous la main. J'ai conscience que ce n'est pas toujours possible, pas toujours pratique, pas toujours possible. Si l'on n'a pas de 2cv, on peut néanmoins avoir une image intéressante. C'est juste que ce sera plus difficile, qu'il faudra plus s'appliquer.

2cv fourgonnette dans le Lot

dimanche 3 juin 2018

Les Pétaroux à la Noix saison 5

Aujourd'hui encore, la première édition des rencontres littéraires se tient dans la salle du cuvier d'Azerat. Une occasion de rencontrer des auteurs de talent, de discuter, de découvrir, de faire provision de livres.
Le site d'information local ewanews se fait l'écho de cette manifestation culturelle et met à l'honneur un obscur "auteur" local.

Photo Ewanews


samedi 2 juin 2018

Macintosh-livres-chat

C'est un ordinateur qui ne fonctionnait plus. Je m'étais passé de lui parce que j'en avais d'autres. Récemment, j'ai eu à récupérer un fichier qui se trouvait sur cet ordinateur en panne. Alors, je me suis décidé à le réparer. Ça n'a été ni trop difficile ni trop long.
Il s'agit d'un Mac Pro de 2007 et cette machine est, de l'avis de Apple, trop ancienne pour accueillir un système récent. Or, j'avais l'intention de l'utiliser pour des opérations gourmandes en puissance avec des logiciels qui nécessitent du système plus récent que celui autorisé par le constructeur.
Sur Internet, j'avais trouvé une technique pour s'affranchir de cette limitation et tout fonctionnait parfaitement. Enfin jusqu'à ce jour où il y a eu une mise à jour proposée. Je ne me suis pas méfié et j'ai accepté l'installation de la mise à jour. Je n'aurais pas dû, l'ordinateur refusait de démarrer après son application. Parce que j'avais terminé le boulot que j'étais en train de faire, je ne m'en suis pas occupé tout de suite.
Récemment, donc, j'ai dû récupérer un fichier et là, je n'avais pas d'autre solution que de me décider enfin à remettre ce Mac Pro en route. Je l'ai dit, ça a été assez simple, je n'ai pas rencontré de problème. Je n'ai perdu aucune donnée et c'est bien le principal. Lorsque j'ai vérifié que tout allait bien, j'ai trouvé une photo d'Ulysse. Je suis presque certain d'avoir déjà publié cette photo sur ce blog. Ce n'est pas bien grave.
Aujourd'hui et demain, à Azerat, se tiennent des rencontres littéraires organisées par Françoise Rivière, auteure, en collaboration avec la municipalité. J'y suis convié en tant qu'auteur. Je n'ai pas absolument compris le programme de ces rencontres littéraires. J'ai cru comprendre que nous ne serons que trois "auteurs". Il me semble, si c'est bien le cas, qu'il est un poil ambitieux de tenir ces rencontres sur deux jours. Il n'est pas impossible que je m'y ennuie beaucoup. Je vous dirai.

Ulysse encore


Et ce fut donc une excellente journée qui m'a permis de rencontrer plein de personnes et de faire pas mal de dessins de dédicace dans une ambiance très agréable et dans la belle salle du cuvier d'Azerat. Ça m'apprendra à être pessimiste à mauvais escient, tiens.

vendredi 1 juin 2018

Muddy Waters pas bleues

Cela n'aura pas échappé à ceux qui le savent, le département de la Dordogne a connu quelques épisodes orageux de belle intensité. Pour avoir été témoin de l'un d'eux, ici à Azerat, je peux en témoigner. D'ailleurs, si l'on me plaçait un micro sous le nez pour recueillir mon opinion et mon ressenti, je n'hésiterais pas longtemps à déclarer :

Boudiou, pour sûr que ça a draché[1] !

Il se trouve que je suis passé par le puits Bontemps dont je vous ai déjà parlé sur ce blog à plusieurs reprises. C'est une curiosité géologique, un puits artésien qui, de temps à autres, crache de l'eau. Habituellement, l'eau qui sort de ce puits est claire et il me semble de l'avoir toujours vue ainsi jusque là. Mais hier il en allait tout autrement et l'eau se présentait sous un aspect bien moins engageant, boueuse, n'ayons pas peur des mots. Alors, ne reculant devant rien pour contribuer à l'éducation des neuf lecteurs de ce blog, je me suis arrêté et suis allé faire des images afin d'illustrer et prouver mes propos. Ainsi donc, place aux images !

Puits Bontemps boueux
Puits Bontemps après de fortes pluies

Note

[1] Aujourd'hui, je suis d'origine belge

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