avril 2018 (34)

lundi 30 avril 2018

Dernière moto du mois

Dernière moto d'avril

dimanche 29 avril 2018

Et voilà la glycine

glycine

samedi 28 avril 2018

Anarchie

vendredi 27 avril 2018

Une nouvelle vision sur le crime d'Escoire

Nous sommes en 1941 et c'est l'automne. A Escoire, un drame va survenir dans le château de ce village paisible du Périgord Blanc. Henri Girard qui n'est pas encore l'auteur du "Salaire de la peur", Georges Arnaud, est le seul survivant d'un crime horrible effectué à coups de serpe sur son père, sa tante et la servante. Trois morts, un château fermé de l'intérieur, tous les soupçons se dirigent vers le jeune Henri Girard.

Récemment, Philippe Jaenada revient sur l'affaire dans un beau et grand livre au contenu très intéressant, "La serpe", édité par Julliard, qui a obtenu le prix Femina en 2017. C'est mérité.

De leur côté, avec un soupçon d'opportunisme, Marc Balland, Patrick François et Michel Loiseau reviennent sur l'histoire en la traitant avec humour et en s'attardant non pas sur le crime lui-même mais plutôt sur l'arme du crime et sa vie à travers les siècles.

Les auteurs seront présents à la deuxième édition du Festival de l'Humour d'Escoire ce dimanche 29 avril.

Vous pouvez (et devez) acheter ce livre remarquable sur la boutique de Ha!Ha!Ha! Éditions (5 euros)

Livre ancien

jeudi 26 avril 2018

Relecture et moto de boucher

A la fin de l'année 65, San-Antonio s'est vu attribuer le Prix Gaulois pour son livre "Le Standinge". Nous nous plaisons à publier ici le discours que Pierre Dac, le lauréat de l'année précédente, prononça à cette occasion.

Mes chers amis, Mon cher récipiendaire,

Mordicus d'Athènes, l'illustre philosophe ivrogne grec — 219-137 bis au fond de la cour, à droite av. J.-C. — a dit, un soir qu'il en tenait, il faut bien le reconnaître, un sérieux coup dans la chlamyde : " Dans le domaine du discours, l'improvisation prend force et valeur que dans la mesure de sa minutieuse préparation".

C'est donc en fonction de ce remarquable apophtegme que m'est donnée, aujourd'hui, la joie d'accueillir au sein de cette noble et joyeuse compagnie académique, le lauréat du Prix Gaulois 1965, notre ami Frédéric Dard, alias commissaire San-antonio.

Que dire de Frédéric Dard qui n'ait été dit et redit ? La renommée qui entoure sa légitime célébrité me dispense de tout panégyrique et de tout éloge qui ne rendraient qu'imparfaitement l'affectueuse estime en laquelle nous le tenons.

Qu'il me soit donc simplement permis, avant de transmettre le glorieux flambeau gaulois à mon éminent successeur, de saluer en lui, l'incontestable champion de la littérature contemporaine de choc, et qui, par la seule force de son talent et de ses ancestrales vertus, œuvre inlassablement, jour après jour, à longueur de plume ou de machine à écrire, pour forger, dans le silence, le jeûne, l'abstinence et la méditation, le fier levain qui, demain, ou après-demain au plus tard, fera germer le grain fécond du ciment victorieux, au sein duquel, enfin, sera ficelée, entre les deux mamelles de l'harmonie universelle, la prestigieuse clé de voûte qui ouvrira, à deux battants, la porte cochère d'un avenir meilleur sur le péristyle d'un monde nouveau.


En panne de lecture, je me mets en chasse de bouquins. Je sais pouvoir trouver dans le garage un ou deux cartons de livres déjà lus. Je fouille, j'en extirpe certains, en écarte d'autres. Je m'étonne de la présence de certains ouvrages oubliés et me demande comment j'ai pu lire certains autres. Parmi les livres retenus, deux San-Antonio.

Je n'ai pas lu de San-Antonio depuis la mort de Frédéric Dard survenue en 2000. Si je me souviens avoir lu pratiquement tous les San-Antonio, je me demande si le souvenir que j'en ai peut être confronté à celui que je suis devenu près de vingt ans après la dernière lecture d'une aventure du commissaire et de ses acolytes. On va le savoir rapidement.

Des deux San-Antonio trouvés, j'ai choisi "Salut mon pope". Il date de 1966. Je commence la lecture. Je retrouve les digressions de l'auteur, la langue inventive, les personnages. Bérurier est absent (il est fait allusion à lui dès les premières pages) mais nous retrouvons Pinaud.

La trame est constituée par la disparition de la Victoire de Samothrace. La célèbre sculpture a été prêtée à la Grèce par la France, elle a voyagé en camion escorté depuis le Louvre jusqu'à Marseille puis dans les cales d'un cargo grec de Marseille au Pirée pour une courte escale avant de rejoindre l'île de Samothrace. Stupeur, à l'ouverture de la caisse, la statue a disparu, remplacée par un bloc de fonte.

Dès les premières pages du roman, on découvre un Pinaud qui s'est pris de passion pour Sherlock Holmes et ses méthodes. Il parvient à étonner San-Antonio en déduisant avant qu'il ne lui en parle la disparition de la Victoire de Samothrace et le départ pour la Grèce.

J'en suis là au bout des cinquante premières pages. Ça se lit vite. Ces premières pages ne parviennent pas à me convaincre. Je n'y ai pas retrouvé ce que je me souviens de l'écriture de Frédéric Dard. Pour tout dire, cela ne parvient pas à me faire rire. C'est même un peu lourd, par moment. Les allusions à l'homosexualité des Grecs, bon, pourquoi pas mais fallait-il insister autant ?

Tous les San-Antonio ne se valent pas. Il y en a d'excellents et des mineurs. Le hasard a peut-être fait que j'en ai choisi un parmi les moins bons ? Il reste environ deux-cents pages pour me faire un avis définitif sur ce roman.

Il paraît que Frédéric Dard se serait fait aider par son fils, Patrice Dard, pour les derniers romans de la série. Après la mort de Frédéric Dard, je n'ai pas jugé utile de lire les nouveaux. Il faudrait que je le fasse à l'occasion. Hier, une idée stupide m'a traversé l'esprit, celle de relire l'intégralité des San-Antonio. Il se trouve que j'ai un frère qui a la collection complète. Dans mon souvenir, les premiers et les derniers m'ennuyaient un peu. Selon moi, les meilleurs sont ceux qui sont aussi les plus humoristiques, ceux qui laissent une grande place aux énormités de Bérurier. Durant un temps, je lisais un San-Antonio entre deux livres plus "sérieux". Je les consommais juste pour le plaisir de me fendre la poire et ce plaisir était bien réel. J'aimais retrouver ces personnages et rire comme, je le suppose, l'auteur riait en écrivant.


Mais la question que je me pose est de savoir si, en vieillissant, les années passant, l'humour évoluant aussi, on ne change pas dans ses goûts. Par exemple, le discours de Pierre Dac cité en tête de billet fait-il autant rire aujourd'hui qu'il pouvait faire rire en 1965 ? Si jamais il faisait rire, bien entendu. L'humour est aussi affaire de convention, de référence, d'époque. Si je ris encore en revoyant "La Grande vadrouille", c'est peut-être parce que je l'ai vu dans ma jeunesse, que je me souviens avoir ri à l'époque, que j'ai l'âge de comprendre les références. Possible que ça ne fasse plus rire les jeunes d'aujourd'hui. Peut-être aussi ce qui fait rire les jeunes de nos temps modernes ne parvient pas à me faire pleurer de rire.

Récemment, France Inter fêtait Pierre Desproges à l'occasion du trentième anniversaire de la fin de son cancer. Il y avait une émission spéciale le soir. J'ai écouté pendant deux heures et j'ai abandonné pour aller bouquiner. Difficile de marcher dans les pas de Pierre Desproges sans se prendre les pieds dans le tapis. J'ai apprécié Pierre Desproges mais je me demande ce qu'il en reste réellement. Quelques sketches particulièrement bons, sans doute, quelques écrits savoureux, sûrement, mais certainement pas tout.

Bref, je me pose des questions bien stupides ce matin. C'est dû à cette petite déception rencontrée alors que je ne m'y attendais pas. Je pensais retomber comme si de rien n'était dans San-Antonio, parvenir à rire dès les premières pages et ça n'a pas fonctionné. Alors, ça suscite un sentiment d'angoisse bien légitime, je prends conscience du temps qui passe, de la fin qui se rapproche, de l'inconstance des choses et ça ne me fait pas rire. C'est ballot, non ?


Une vraie boucherie

mercredi 25 avril 2018

Le pouvoir des fleurs

géranium herbe-à-Robert

mardi 24 avril 2018

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 53

Feuilleton collaboratif du mardi

lundi 23 avril 2018

La marche immobile

Un dangereux psychopathe à la une de Ouest France

S'il y en a près de vous, écartez les enfants. Ce qui suit n'est pas joli-joli. Dans l'édition du jour du journal Ouest France, un rédacteur prudent préférant rester dans l'anonymat dresse le portrait d'un personnage qui fait froid dans le dos. Barbu et chevelu, ce particulier habitant la déshéritée petite bourgade de Changé (Mayenne) s'affiche avec un rictus inquiétant qui en dit long sur sa capacité de nuisance. Ancien facteur, l'homme présenté se masque derrière la bonhommie feinte d'un paisible retraité s'adonnant à la régressive activité d'auteur de bande dessinée. La supercherie ne prend pas. Ce malfaisant du nom de Alain Bessault se cache derrière un pseudonyme qu'il tente maladroitement de justifier avec une anecdote abracadabrantesque qui nous renseigne sur l'état psychologique pour le moins troublé de ce Mayennais

J'aime l'humour et je dessine et écris pour que les gens rient. Au travers de mes planches, je cherche l'embrouille pour faire rire le lecteur.



A qui veut-il faire croire cela, celui qui, à peine quelque ligne avant nous apprend qu' "Il réalisera quelques planches des aventures de T.Lapin, un lapin anthropomorphe".
Un lapin anthropomorphe, comme par hasard ! Sans doute pour mieux attirer à lui les petits enfants ! C'est scandaleux. Du reste, un peu plus loin dans l'article, M. Bessault passe aux aveux qui nous éclairent sur ses motivations premières :

L'histoire se passe dans un pays européen dans les années 55, car j'aime bien tout ce qui est ancien. Les histoires sont figées dans le temps, mais peuvent se lire avec nos yeux actuels. Et La 2 CV jaune est accessible à tout public.



Les experts interrogés sur cette sombre affaire sont plus ou moins unanimes. Pour eux, la présence du lapin et le refus de se résoudre à se situer dans le temps présent et dans un lieu réel montrent la déficience des fonctions cognitives du plus bas niveau ainsi qu'une propension maladive à se penser autre, ailleurs, en un autre temps. Le Dr T. de Laval propose une altération des facultés intellectuelles générales et autres dues à une trop forte absorption de rhum frelaté. C'est une piste.
Nous ne pouvons pas nous empêcher de trembler en lisant les menaces proférées par l'inquiétant paranoïaque vers la fin de l'article dans lesquelles on comprend à mots couverts qu'il se prépare à frapper encore. Que fait la police ? Pauvre France !

Insoutenable

Légèrement indécis ou légère indécision

Je suis indécis au niveau de l'indécision. Je me demandais, m'interrogeais, me questionnais. Qu'est-ce que vous préféreriez entre un dessin plus ou moins mauvais et une photo plus ou moins bonne ? Je vous le demande parce que j'ai un peu tout ça en réserve et que je ne parviens pas à choisir le moins pire pour le billet du jour. En stock, j'ai de la photo sans intérêt particulier comme celle de fleurs ou d'un vieux bouquin ; j'ai aussi du dessin de moto. Rien de bien inhabituel, ça tourne souvent autour de ces catégories de contenu, ce blog.
Il y a des fois, le choix est simple. Soit que je n'aie qu'un dessin ou une photo — voire une série de photos — à publier, soit que j'aie l'envie d'écrire un texte vaguement en rapport avec l'actualité ou plus généralement venu de nulle part. Les textes fictionnels sont assez rares. Je le regrette parce que j'aimerais bien en écrire plus.
Ce que je me demande, c'est ce que vous préféreriez trouver dans ce blog. Si je m'attarde sur l'analyse des commentaires, je vois que vous aimez la petite polémique récréative. J'ai expérimenté récemment et c'est flagrant. Toutefois, l'analyse de vos commentaires ne permet pas de tirer de conclusions bien arrêtées. Il est naturel que certains contenus n'incitent pas à laisser de commentaires. Admettons que je vous montre une mauvaise photo (ça arrive trop souvent). Puisque vous êtes gentils, vous n'allez pas vous lancer dans de la critique acerbe de peur de me faire de la peine. Si la photo n'est pas trop mauvaise mais qu'elle n'invite pas à la discussion, vous n'avez pas à vous épancher longuement sur la question.
Mes petits dessins de motocyclettes forment une sorte de fil rouge, c'est un peu ce que l'on s'attend le plus à trouver sur ce blog, il me semble. Parce qu'il ont tous tendance à se ressembler un peu (toujours de profil, toujours allant de la droite vers la gauche…), il existe peut-être une lassitude. Je ne le cache pas, à de rares exceptions ces dessins de motos sont le résultat d'un certain automatisme. Lorsque je ne sais pas quoi faire face à la feuille de papier, il y a de forts risques pour qu'une motocyclette survienne. Je ne vais pas vous mentir, la plupart du temps, il n'y a aucune idée derrière ces dessins. C'est juste ce que c'est, un dessin de moto qui se veut un peu amusant.


Bref. Je vous propose de dire ce que vous préférez trouver sur ce blog pour aujourd'hui entre une photo et un dessin et, d'une manière générale, ce que vous espéreriez trouver dans ces pages. Je vous laisse jusqu'à midi pour vous exprimer.

dimanche 22 avril 2018

Vraiment, il n'y en a pas

Y a pas de lézard

samedi 21 avril 2018

Vendre et faire acheter

vendredi 20 avril 2018

Une bien belle motocyclette

Gronda

jeudi 19 avril 2018

Fruits à coque

Des noix

mercredi 18 avril 2018

Mais où c'est qu'on est ?

Mystère

mardi 17 avril 2018

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 52

Feuilleton collaboratif du mardi

lundi 16 avril 2018

La Sanglas 500 S2

Sanglas 500 S2 à Pascal

dimanche 15 avril 2018

La rouille n'a pas dit son dernier mot

Tiens ? Ai-je bien lu ou me suis-je trompé ? N'aurait-on pas parlé de Rustol ici, récemment ? Eh bien continuons à en parler un instant si vous le voulez bien. Aux Cabossés de Boulazac, il y avait une Ford Fiesta bien rouillée et recouverte de ce produit protecteur. J'ai eu l'heur de discuter un peu avec le créateur-concepteur-utilisateur du véhicule. Je n'ai pas manqué de le féliciter vivement pour son travail et sa vision d'artiste. Il m'a expliqué sa démarche et le cheminement de création qui ont conduit à ce résultat fort convainquant.
Tout est travaillé dans les moindres détails avec un constant souci de faire entrer de l'humour dans la problématique de la présence de l'automobile au sein de nos sociétés citadines. La sociologie de l'art peut se résumer en une seule phrase : le bréviaire de la causalité organise les rôles. Si l'on sait depuis Rainer Scholblitz que le paradigme de la tendance questionne les codes, il s'ensuit que l'acte manqué du phantasme balaye les valeurs. Dès la Renaissance, et Léonard de Vinci a émis l'idée de manière visionnaire, l'héritage de la cohérence gère la facilité.
Or, de facilité, ici, en l'occurrence, il n'en est point question. Cette apparente facilité est trompeuse, la rouille n'est pas naturelle mais provoquée, la simplification est calculée, l'absence est révélée, l'ajout assumé. Élevée au rang d'œuvre d'art, l'automobile gagne sa place au cœur de la cité, devient art ambulant ou déambulatoire tout en préservant le caractère utilitaire — se déplacer/transporter — pour lequel le véhicule a été conçu. Lorsque le fonctionnel se marie ainsi avec l'esthétique artistique, on ne peut qu'applaudir.

Une automobile pour aller faire la Fiesta

samedi 14 avril 2018

Décrépitude avancée

Tas d'rouille

vendredi 13 avril 2018

La Peste, elle enterre Dino

Franchement, on ne le regrettera pas, ce Dino

jeudi 12 avril 2018

Six et sa moitié

Kawasaki Z1300

Yamaha 750XS

mercredi 11 avril 2018

Attaque virale

Je pense que c'est ça, un virus qui s'amuse dans mon organisme depuis hier et qui me fait la tête tambourinante, le corps frissonnant et chancelant. Bonne nouvelle, je dors !

mardi 10 avril 2018

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 51

Feuilleton collaboratif du mardi

lundi 9 avril 2018

Glou

Islay

dimanche 8 avril 2018

Un gentil petit monstre

samedi 7 avril 2018

Ne pas passer inaperçu

Automobile Honda
Simca 1000 Rallye 2
Moto Honda

vendredi 6 avril 2018

Champagne !

jeudi 5 avril 2018

Le ridicule blesse encore

Lorsque j'étais petit, il me semblait qu'il était bien moins grave d'être blessé que mort. Dans les jeux d'enfant, dans les films, celui qui n'était que blessé se relevait et pouvait continuer la bataille épique, repartir à l'assaut du méchant. Il avait reçu une douzaine de balles dans le corps ou une flèche d'indien en plein cœur mais il rebondissait formidablement non sans afficher une fugace grimace due à la douleur qui, toutefois, était bien présente, la gueuse. N'écoutant que son courage, le héros revenait à la vie et poursuivait sa mission, faisant à la fin triompher le bien sur le mal. Le méchant périssait et c'était bien.
Aujourd'hui, j'ai conscience que la mort est parfois préférable à la blessure. Ainsi, j'ai récemment été témoin d'une grave blessure qui, semble-t-il était diablement douloureuse. Il s'agissait d'une blessure engendrée par le ridicule, le sentiment, l'impression, d'avoir été ridicule. On prétend que le ridicule ne tue plus depuis longtemps mais, sans doute plus grave, il continue à blesser. Il se trouve que le blessé, conscient de n'avoir pas été tué fatalement, a encore trouvé assez de force vitale pour regimber d'importance. Il exigea que l'on appelât Police Secours, que l'on hélât le SAMU, que l'on convoquât les hommes de médecine, que l'on lui réservât une place au bloc opératoire. Il fut écouté, on soigna sa blessure d'orgueil. Il s'en remit.
Hélas, la blessure laissait des cicatrices, des stigmates indélébiles. Notre homme avait été blessé jusqu'au plus profond de son âme et, aux yeux de ses quasi semblables, il n'avait plus cette aura si merveilleuse. Il avait montré sa faiblesse, ce n'était plus un dieu, juste un simple mortel. Il dû descendre de son piédestal pour s'abaisser à affronter le vulgaire à hauteur d'yeux. Ce n'était pas un piédestal bien haut mais pourtant la chute fut douloureuse. L'orgueil avait peut-être été pansé, l'image n'en était pas moins flétrie.
Le ridicule dont avait été lâchement frappé ce grand homme aurait pu être assumé. Il aurait dû l'être. Personne n'aurait douté du caractère parfaitement volontaire de ce petit ridicule qui serait passé pour une belle preuve de relativisme, de distanciation par rapport à son ego. La grande masse des petites gens aurait su saluer comme il le faut cette grandeur d'âme et cette capacité à savoir se moquer de soi. Il est amusant de constater combien, souvent, il suffit d'être le premier à rire de soi pour que l'on vous encense en retour, d'ailleurs. On sera bien plus enclin à prêter une foule de qualités diverses à celui qui saura manier l'auto-dérision qu'à celui qui se montrera bouffi de prétention, de sérieux, de vanité et d'amour de sa petite personne.

Et cela me fait penser à tout autre chose

En 2014, un homme connu des Périgourdins, bien implanté dans le tissu associatif de Périgueux, engagé dans diverses actions caritatives, humanitaires ou solidaires, s'apprête à s'en remettre au suffrage en annonçant sa candidature aux élections municipales de Périgueux. Homme de gauche, il se présente sous l'étiquette du Front de Gauche. Un jour de marché, menant campagne, cet homme laisse ses pas le conduire en un estaminet de la ville. Là se trouve un ancien premier édile du nom de Yves Guéna, homme de droite de surcroît. Les deux hommes se connaissent et il arrive ce qui devait arriver, ces deux hommes que tout devrait séparer se laissent aller à se causer et à se retrouver à l'occasion de la dégustation d'une boisson apéritive. Ô drame ! On crie à la trahison, l'affaire remonte jusqu'aux oreilles de Jean-Luc Mélenchon qui retire son investiture au candidat. La faute est impardonnable, colossale, irrévocable. On comprend sans peine le courroux de M. Mélenchon et on le trouve même bien conciliant de n'avoir pas exigé que l'on traîne le traitre impénitent au pilori en place publique pour qu'il puisse expier sous les lazzi de la foule des gens de gauche. Lorsque l'on est de gauche, la moindre des choses est de ne pas boire en compagnie d'un homme de droite. Tout le monde sait ça. C'est même l'un des fondamentaux de l'apprentissage de la vie politique. Staline a-t-il jamais bu avec Hitler ? Marchais a-t-il jamais bu avec Pompidou ? Non ! Bien sûr que non ! Et Mélenchon lui-même, a-t-il jamais eu la faiblesse de consommer un verre d'alcool avec un ennemi du peuple ? Non, parce que Jean-Luc Mélenchon est un homme de convictions qui ne transige pas avec l'idéologie et parce qu'il est des choses avec lesquelles il convient de ne pas rigoler. Non mais ! Gloire soit rendue à Jean-Luc Mélenchon et que la grâce divine dégouline sur ses épaules saintes.
Cet homme coupable, c'est Maurice Melliet. J'avoue ne pas le connaître bien mais ceci depuis longtemps, depuis les années 80 quand il avait son agence de publicité Persona Grata. Je soupçonne en lui un de ces dangereux anarchistes puisqu'en plus de boire des coups avec l'ennemi il se pique de poésie au sein du club des Hydropathes de Périgueux. C'est dire le caractère néfaste du personnage !
Maurice Melliet n'entra pas dans une colère remontée face au dieu vivant du Front de Gauche de l'époque. Il se contenta, et c'est là que l'on comprend mieux la couardise de l'homme, d'envoyer un poème à M. Mélenchon. L'histoire ne dit pas si le Grand Homme a lu les vers et leur a répondu. L'histoire ne dit pas non plus de quel côté le ridicule a frappé, du reste.

Maurice Melliet

mercredi 4 avril 2018

La Peste, elle s'essaie aux boissons d'homme

Il n'y a pas que d'la pomme

mardi 3 avril 2018

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 50

Feuilleton collaboratif du mardi

lundi 2 avril 2018

Une terrible engeance

C'est le frère de l'autre. On l'appelle Hercule. Allez pas me demander pourquoi, je n'en sais rien. Son frère, c'est Figaro. Il paraît que Figaro est "plus calme" qu'Hercule. C'est possible mais ça ne saute pas aux yeux. En parlant d'yeux, ce qui y saute, c'est le regard d'Hercule. Il est plus sévère que celui du frangin, plus dur, plus décidé à commettre un maximum de conneries en un minimum de temps.

Le regard tendre d'Hercule

Hercule prend la pose

dimanche 1 avril 2018

Hommage à un grand homme

Chasse aux œufs

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