mars 2018 (34)

samedi 31 mars 2018

Bagnoles de France

Deux Chevaux

Renault de quatre chevaux fiscaux

Quatrelle Gordini

vendredi 30 mars 2018

Et hop !

1953 — 2018

Quatre roues motrices

Defender et Jeep

Jeep et Land Rover

Dodge

jeudi 29 mars 2018

Rouge

Une automobile rouge

Une automobile rouge

Une automobile rouge

Une automobile rouge

mercredi 28 mars 2018

Quelques motocyclettes

Triumph Rocket III

Suzuki et Harley Davidson

mardi 27 mars 2018

Djipe Hotchkiss

Que l'on ne souhaite pas glorifier l'armée française, je le comprends, je peux le comprendre. Si l'on est un tant soit peu antimilitariste, on peut avoir le désir de posséder et conduire un véhicule conçu pour l'armée et ne pas avoir l'envie d'afficher une peinture kaki et des inscriptions militaires. Ainsi, j'aime bien ce véhicule qu'est la Jeep mais il me semble que si j'en possédais une, elle serait jaune ou bleue ou rose.
S'il se trouve que l'on aime l'esthétique militaire, que l'on ait un goût certain pour l'armée, on peut désirer glorifier tout ça, perpétuer la mémoire ou je ne sais quoi. Ainsi, on se dirigera vers ce que l'on nomme "militaria". On participera à des reconstitutions de camps militaires, on répondra présent pour les défilés commémoratifs. Bon. Pourquoi pas ?
Ce dimanche, à Boulazac, était présente une Jeep aux couleurs de l'armée américaine. On voulait nous faire croire que le véhicule avait participé à la Libération, qu'il avait contribué à la chûte du nazisme. Mais ça ne collait pas trop. D'abord, la jeep en question était équipée d'un moteur Diesel et, en plus, elle ne cachait pas son origine bien française. Cette Jeep a été fabriquée sous licence Willys par Hotchkiss et bon, forcément, elle n'a jamais servi sous les couleurs de l'armée américaine. Plus probablement, elle a œuvré au sein d'une quelconque caserne bien française sans jamais aller au combat.
Si l'américanisation systématique de ces Hotchkiss m'agace un peu, je pense comprendre la démarche qui conduit à ce comportement. D'ailleurs, je reconnais que le propriétaire de la Jeep en question ne cherchait pas à cacher l'origine de son véhicule. Alors, on parlera d'une évocation, d'une réplique. Ce n'est pas très grave.

Bien française, cette Jeep Hotchkiss

lundi 26 mars 2018

Harley Davidson mythique

C'est une moto que l'on ne voit pas tous les jours. Pour beaucoup, ce moteur est le plus beau de tous ceux conçus par Harley Davidson. Je partage cet avis. Chaque moteur a son petit surnom. Il y a les Shovelhead, les Panhead, celui-ci est le Knucklehead. Il date des années 30 et a existé en 1000 et 1200cc (61 et 74ci). Sa carrière prend fin en 1947. C'est un moteur à soupapes culbutées assez puissant pour l'époque. Ces motos ont durablement marqué l'imaginaire lié au petit monde qui gravite autour de cette marque américaine et marquent clairement la fin de la lutte entre Harley Davidson et Indian.
Cette moto est photographiée à Boulazac lors des rencontres des "Cabossés". En arrière plan, on voit une moto équipée du moteur Panhead qui succèdera à ce Knucklehead. D'autres images sont à venir.

Harley Davidson Knucklehead

dimanche 25 mars 2018

Enfonçons le clou

Sans craindre de se faire remonter les bretelles, on peut affirmer haut et fort que l'idée n'est pas nouvelle. Les datations les plus scientifiques tendent à lui donner une date de naissance proche de plusieurs centaines de milliers d'années avant le déluge et ce n'est pas rien, nous pouvons en convenir.

L'excuse la plus commune à la bêtise, c'est le recours à l'incompréhension. "Je suis désolé, je n'ai pas compris", entend-on trop souvent et de la part même de gens pas plus bêtes que vous ou votre voisin.

Depuis quand peut-on excuser la bêtise par l'incapacité à comprendre tout en toute chose ? N'est-ce pas un peu facile, tout de même ? Alors, il suffirait de proclamer n'être pas en mesure de comprendre pour que l'on vous excusât ? C'est fort de café. Avec ce système, on n'a plus le moindre effort à produire et cela joue considérablement dans l'abrutissement des masses, c'est moi qui vous le dis. On est face à n'importe quel problème, de robinet qui fuit ou de train qui part à 15h34 en direction d'une gare lointaine et on sort le joker caché dans sa manche : "je n'ai pas compris". Être "incomprenant" n'est certainement pas une raison à lancer à la figure des incompris.

Sans compter que la contagion est toujours possible. Tenez. Rien que dans le milieu des enseignants. Combien d'instituteurs se sont retrouvés face à un troupeau d'enfants bêlant leur incompréhension et, endossant le rôle de l'incompris, sont devenus à leur tour incomprenants de l'incompréhension dont ils étaient les premières victimes ? Hein ? Nombreux, si vous voulez le savoir.

Ne pas comprendre est naturel. On ne peut pas tout savoir dès la sortie de l'œuf — sauf si l'on s'appelle Jean-Bernard Einstein ou Gustave de Vinci, bien entendu. Au nid, l'enfant est le plus souvent ignorant de toute chose et il lui faudra développer son esprit par de saines lectures et le respect de la parole de l'adulte pour se construire un cerveau fonctionnel et apte à comprendre. On ne le répétera jamais assez, la lecture de bédés ou le visionnage d'émissions télévisuelles sont plus néfastes au développement cognitif de l'enfant que ne pourraient l'être la scarlatine ou l'absorption massive de plomb. Combien de jeunes personnes, lectrices de ces bandes dessinées dans leur prime jeunesse, sont devenues, au mieux fonctionnaires ou commerçants, au pire dessinateurs de ces mêmes BD ? A tout prendre, c'est vrai, mieux vaut encore être charcutier ou coiffeur que dessinateur de BD. Seuls les dessinateurs de BD osent aujourd'hui encore contredire ce que la science a établi d'une manière formelle et définitive. Mais bref…

Ne pas comprendre ne doit pas être une excuse pour ne pas apprendre. Moi-même qui vous cause, il y a bien deux ou trois bricoles que je ne comprends pas encore tout à fait. Qu'en était-il de l'univers avant la survenue du Big Bang ? Comment diable faisait-on pour se connecter à l'Internet avant l'invention des ordinateurs, tablettes et téléphones intelligents ? S'il est avéré que nous sommes tous semblables, comment se fait-il que mon voisin est ait un plus gros sexe que moi ? Ces questions (et quelques autres) me tarabustent, je le reconnais, mais je travaille d'arrache-pied pour leur trouver des réponses, sinon réelles, du moins convaincantes.

Le clou du spectacle

Certes, nous n'avons pas tous ni le même cerveau ni les mêmes capacités à en faire bon usage. Si celui-ci n'aura aucun mal à acquérir les subtilités de l'abstraction de la géométrie en quatre dimensions avec l'utilisation des "ana" et "kata", tel autre saura conjuguer le verbe seoir à la troisième personne du pluriel dans un système syntaxique et sémantique expérimental sur lequel il travaille avec une équipe de chercheurs compétents. Plus proches de nous, on trouvera toujours une personne capable de planter un clou dans une planche de bois dur quant il faudra en chercher une autre pour découper proprement une tête d'agneau dans le sens de sa longueur.

Avec des siècles et des millénaires d'évolution, le genre humain a réussi le pire qui était à craindre. Chaque individu s'est spécialisé et il y a peu de chances pour qu'un Pic de la Mirandole, érudit auto-proclamé, naisse aujourd'hui. Quoi que nous puissions trouver encore quelque idiot parfait ignorant de tout en tout et ignorant même parfois des choses que l'on aurait pu penser impossible à ignorer avant lui. En cela, il nous est permis d'imaginer que l'ignorance n'aurait guère de limite et cela est vertigineux donc inconfortable. Mieux vaut ne pas imaginer cela.

Mais alors, une question surgit. La compréhension pourrait-elle, de même, ne pas connaître de limite ? La question n'a pas été tranchée. C'est aussi qu'il faut faire avec celles et ceux qui croient savoir. Ceux-ci agissent comme les perturbations du fond diffus cosmologique dans l'esprit des chercheurs. Toutes ces personnes qui affirment en savoir tant à propos de, finalement, rien, agissent comme des parasites. Certains savent que les extraterrestres existent ou que l'homéopathie fonctionne ou que le complot est en marche ou que ceci ou que cela. Ils savent des choses sur de l'inexistant et c'est un vrai problème. Grâce à cela, chacun est à même de se construire son propre savoir, sa propre compréhension du monde sans jamais douter.

La certitude de détenir une vérité qui en vaut bien une autre conduit à choisir la plus facile. Après tout, pourquoi apprendre la chimie si l'on croit que ni les atomes ni les molécules existent ? Pourquoi s'intéresser à l'astronomie quand la Terre est plate ou qu'est là l'astrologie ? On peut croire que les pyramides d'Égypte ont été bâties par des civilisations lointaines dans un but précis et attendre que ces mêmes civilisations reviennent un jour pour nous expliquer tout ça.

Le relativisme est pratique. Tout vaut tout. L'un des grands idéologues de notre temps de ce courant de "pensée" est le président Trump. Tout vaut tout. Vous dites que telle chose s'est passée ainsi, je rétorque qu'elles se sont passées de cette manière. Un partout. Notez, ce n'est pas totalement faux non plus de penser qu'un événement peut être perçu de différentes manières selon sa position dans l'espace, dans le temps ou selon d'autres critères. Mais bon. Face à un problème d'arithmétique, disons 2+2=, je peux parfaitement dire que ça ne veut rien dire ou que ça ne fait rien ou que ça fait ce que l'on veut. Là, soit je suis un génie et je le prouve, soit je suis un fainéant qui a trouvé une parade en acier inoxydable pour éviter à avoir à se creuser le ciboulot.

Ce qui est curieux, chez certains ignorants, c'est leur refus d'accepter les faits non expliqués. Il leur faut boucher les trous. On ne sait pas pourquoi telle civilisation a construit des gogues pareils à flanc de colline ? Pas de problème, l'ignorant va vous mitonner une petite affaire légendaire pas piquée des vers. C'est sans doute l'explication de la création des êtres divins. Pourtant, le mystère est source de poésie. Face à des questions immenses comme celles ayant trait à "notre" univers, je suppose qu'il faut commencer par laisser vagabonder son imagination fertile et laisser son esprit envisager des pistes avant de les confronter au calcul puis à l'expérimentation. Là, plus que de chercher une explication, on cherche à comprendre, à percer le mystère, afin de fournir une explication. Le cheminement n'est pas le même.

Il est bien difficile de dire qui est le plus haïssable de celui qui se fout de tout et se réfugie derrière son incompréhension et de celui qui ne veut rien savoir d'autre que ce qui lui est facilement accessible. Je préfère l'idiot revendiqué au manipulateur exégète et prosélyte. Le premier ne fait de mal à personne quand l'autre cherche à rallier des personnes à ses croyances avec l'idée que plus on est nombreux à croire une fumisterie et plus celle-ci deviendrait vérité.

samedi 24 mars 2018

Recette de tarte aux pommes facile

Le goût de la tradition

vendredi 23 mars 2018

Petite et grande Renault

Des Renault

jeudi 22 mars 2018

Les oiseaux y laissent des plumes

Est-ce dû aux pratiques agricoles, à l'utilisation d'intrants chimiques à outrance ? Les insecticides sont bien responsables de la raréfaction des insectes, c'est même leur fonction première. Or, il se trouve que les oiseaux ont un goût particulier pour les insectes. Surtout les oiseaux insectivores, du reste. Pour ceux-ci c'est l'heure de la famine. Ils ne trouvent plus assez de nourriture alors ils n'ont rien de mieux à faire que mourir ou moins se reproduire. Le résultat, c'est un tiers d'oiseaux de moins de volatiles dans nos campagnes. Des études dont une menée par le CNRS dans les Deux-Sèvres sur un territoire de 10 hectares montrent que le phénomène de raréfaction des populations aviaires s'accélère depuis deux ans. Faut-il s'en alarmer ?
D'un côté, l'homme a tendance à regarder la faune, la flore, la planète, selon l'utilité que toute chose peut avoir pour lui. Il s'inquiète de la disparition des abeilles parce qu'elles sont des agents pollinisateurs nécessaires à l'agriculture et, accessoirement, de bonnes productrices de miel. Il s'émeut de la chute de population chez les lombrics depuis qu'il a compris leur rôle fondamental dans le travail des terres arables en permettant l'aération et le drainage des sols cultivés. Il veut protéger certaines espèces végétales, certaines espèces animales, certaines ressources minérales parce qu'elles sont utiles à sa survie, son expansion. En quoi les oiseaux lui sont utiles ? Si on ne se pose pas la question pour les poules pondeuses, les canards mulards à gaver, les grives plaisantes à chasser et les autruches rigolotes à regarder, ils chassent sans vergogne le pigeon des villes, l'oiseau voleur de cerises ou de récoltes diverses.
On reconnaît aux oiseaux leur capacité à disséminer certaines graines ou encore leur aide dans la lutte contre la prolifération d'insectes "nuisibles" mais à part ça ? A quoi sert donc le moineau, le merle, la pie, la mésange ou le rouge-gorge ? On se le demande bien. Et puis, après tout, des espèces d'oiseaux ont déjà disparu sans que ça semble remettre en cause la survie du genre humain. D'autre part, on sait à présent que les oiseaux sont les derniers descendants des dinosaures. Peut-être ont-il fait leur temps, non ? Qui va aujourd'hui regretter la disparition de leurs lointains ancêtres ?
Alors, sans doute faudrait-il cesser de regarder tout ce qui nous entoure sous l'œil de l'utilité. La biodiversité est sans doute garante d'un équilibre subtil dont nous avons bien du mal à cerner toutes les implications. Si l'homme est passé maître dans l'art de faire disparaître ce qui ne l'arrange pas, de façonner son monde à son idée, rien ne dit qu'il a compris ce qu'il faisait réellement en agissant. Personnellement, ça me fait un peu chier de ne plus voir d'hirondelles, de verdiers, de faucons crécerelle.

mercredi 21 mars 2018

Il en faut peu pour être heureux

mardi 20 mars 2018

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 49,9

Feuilleton collaboratif du mardi

lundi 19 mars 2018

Le retour d'Ulysse

Ulysse, chat sur ses gardes

dimanche 18 mars 2018

Le retour de l'horreur

Vieille bagnole insignifiante

samedi 17 mars 2018

De bons poils


Peut-être aurez-vous l'occasion une autre fois de voir ce dessin totalement encré. Pour que ce soit le cas, vous pourriez m'encourager en me payant quelques pintes de Guinness en ce jour de saint Patrick.

vendredi 16 mars 2018

Moto de fin de semaine

Peugeot, Terrot, Dé-Dé, Koehler Escoffier, la France n'a pas été en manque de marques de motocyclettes et a longtemps été une patrie importante sur l'échiquier de la production mondiale de deux roues motorisés. Parmi tous ces constructeurs, nous nous arrêtons aujourd'hui sur le cas de l'un d'eux qui n'a, malheureusement, pas eu le succès commercial qu'il méritait. Vous l'aurez reconnue, nous parlons ici de la marque «Régine» qui avait ses usines à Louvois sur Guidonne (Seine & Loire).
Une mécanique complexe au service de la simplicité

Des solutions techniques à la pointe

Le credo d'Albert Trébla, le créateur de la marque, était de construire "compliqué" pour une utilisation simple à la portée de tout un chacun. Rapidement, il opte pour la solution du moteur multicylindre et, particulièrement, du quatre cylindres calé à 90° à distribution culbutée et soupapes à longueur variable. Ce choix impose, on le comprend sans peine, la nécessité d'un refroidissement sans faille et c'est un classique système à thermosiphon qui sera retenu. Après quelques errements, le radiateur sera placé à l'avant et servira de support à la colonne de direction. Un choix audacieux et intelligent s'il en est.
L'allumage est confié à un classique système batterie-bobine adjoint à un allumeur à rotation planétaire orbitale breveté dès 1923. On l'aura compris, le principal intérêt du système est de pouvoir s'affranchir de la présence de bougies d'allumage à l'époque trop souvent à l'origine de pannes diverses et ennuyeuses. Ici, les étincelles sont quasi permanentes et constantes. Elles garantissent une bonne inflammation du mélange gazeux dans toutes les circonstances quelle que soit la pression barométrique !

La santé du motocycliste

Trébla connaît, pour en souffrir lui-même, les ennuis de santé les plus répandus en ces années d'après-guerre chez les motocyclistes. Hypertension artérielle et hémorroïdes. C'est pourquoi il fait le choix de l'abandon de la selle. Que n'aurons-nous pas entendu de la part des détracteurs ! On accusa Trébla de vouloir faire des économies de bouts de chandelle, de chercher à porter un coup fatal à l'industrie de la selle de moto française, de sacrifier le confort au bénéfice d'une poignée d'inconséquents maladifs.
Les critiques pleuvent tant et plus qu'elles parviennent à fragiliser l'industriel qui finit, fin 1943, par proposer en option une selle monoplace à la clientèle. Hélas, l'époque n'est pas propice au commerce, l'approvisionnement en matières premières est soumis aux forces d'occupations allemandes et le carburant ne se trouve pas sous le sabot d'un cheval.
Albert Trébla ira jusqu'à s'entretenir avec le Maréchal qui lui prêtera une oreille attentive plutôt que la somme d'argent nécessaire à l'achat de ces matières premières au marché noir. Amer, déçu par la politique, devenu acariâtre sur le tard, Trébla liquidera son affaire dans l'attente de jours meilleurs.
Ces jours n'arrivèrent pas. En 1945, c'est la purge et Albert Trébla est suspecté d'avoir collaboré avec l'ennemi et le régime de Vichy. Cela lui sera longtemps reproché et on peut aujourd'hui regretter que la France libérée n'ait pas jugé bon de soutenir cet industriel visionnaire à rebondir au moment de l'établissement de la Nouvelle Société des Motocyclettes Régine. Pourtant les archives parlent et ce ne sont pas les idées ingénieuses qui manquaient dans les cartons de ce génie de la mécanique ! Ne parlons, pour l'exemple, que du système de suspension en fibre de noix de coco qui ne demandait plus qu'à être expérimenté ou de la très intéressante injection de carburant à air pulsé à commande numérique qui n'attendait que l'apparition du PC de chez IBM pour voir le jour.

La fin des haricots

1953. Albert Trébla a 84 ans et entretient seul la flamme des motos Régine dans son petit atelier au fond de la cour à droite de son modeste pavillon de banlieue. Il sait que l'époque des mécaniques d'exception est passé. Le peuple rêve de 4cv et de 203. Les confrères de Trébla, Bugatti, Delahaye ou Talbot vont mal, l'heure n'est plus au luxe et au raffinement mécanique. Dans un dernier élan, Albert Trébla encourage son gendre à s'engager pour le rallye Vesoul-Besançon dans la catégorie des plus de 500cc. Trébla pense que la victoire attendue nourrira la promotion de la marque et la relancera sûrement. Cette victoire est a priori acquise dans la mesure ou la "Régine" est la seule motocyclette engagée dans la catégorie. Mais quand ça veut pas, ça veut pas. A la veille du départ, Noël Léon, le gendre, ne sent pas trop cette course. Il n'est jamais monté sur la machine préparée pour l'événement — il n'a même pas de permis de conduire — et il n'est pas certain d'avoir compris comment au juste elle fonctionnait. Dans la salle de restaurant de l'hôtel modeste mais bien tenu, on tente de lui donner du courage en le faisant boire et bien manger. Le matin du départ, il est barbouillé. Quelque chose qui ne sera pas passé, sans doute. Un coup bas des concurrents ? Certainement pas puisque concurrence, en l'occurrence, il n'y a pas. Harnaché comme il le faut, bottes aux pieds et casque en tête, Noël approche de la grille de départ en poussant la Régine de course. Il a mal au bide, ça tambourine dans la tête, il la sent pas, cette course. On l'aide à démarrer la machine, on lui fait les dernières recommandations, la commissaire brandit le drapeau du départ, le drapeau s'abaisse… et rien ne bouge. Noël Léon est comme tétanisé, incapable. On diagnostiquera à l'hôpital de Vesoul où il est conduit en toute hâte un rare cas de liquéfaction partielle du cerveau avec épanchement auriculaire. Irrémédiable et incurable. Le malheureux n'aura d'autre solution que de rejoindre le corps de la Gendarmerie Nationale et d'attendre la retraite.
Albert Trébla est abattu. C'en est trop pour le vieil homme. Dans un dernier sursaut d'énergie désespérée, il empoigne une masse pour détruire la moto de course sous les yeux effarés du public. Après quoi, posément, il meurt d'un arrêt cardiaque sous les applaudissements nourris de la population vésulienne.

L'héritage

La fille d'Albert Trébla, effondrée par la perte du père et la décrépitude de l'époux va à l'atelier, au fond de la cour à droite. Elle se saisit de la clé, ferme la porte et se dirige vers le vieux puits en pneus usagés. Elle se penche au-dessus de la margelle et laisse tomber cette clé au fond du puits. On pourrait croire l'histoire de cette marque française terminée avec cette ultime action. Que nenni !

2018. A Louvois sur Guidonne, en ce mois de mars, M. Nathanaël Dubosquet, amateur et collectionneur de motocyclettes anciennes voit une roue dépasser du bric-à-brac d'un brocanteur ayant déballé quelques saloperies et rossignols pour le vide-greniers organisé par l'Association des Anciens de la commune. D'un doigt prudent, il écarte la théière ébréchée et le slip imprimé imitation panthère pour mieux découvrir ce qui est rattaché à cette roue. Il entrevoit d'abord une fourche puis un radiateur en laiton et enfin un moteur, un semblant de cadre, un réservoir à carburant. Son cœur fait trois tours et demi sur lui-même.
— Combien ?
— Beuh ? Trois-cents ?
— Tope là !
On finit par mettre la motocyclette à jour, c'est bien elle, celle que l'on pensait perdue à tout jamais, la dernière des dernières, la Régine dernière version. Elle semble complète, rien ne manque, la selle est bien absente. Pour trois cent mille euros, il a fait l'affaire du siècle. Un petit coup de chiffon, un peu d'air dans les chambres à air, peut-être du lubrifiant par ci par là et du carburant et ce sera reparti ! M. Dubosquet exulte !
Bien sûr, il se fait copieusement engueuler par Mme Dubosquet à son retour. Il a oublié le pain. Le ouiquinde est occupé à la remise en route. Les réglages, faute de documentation fiable, sont délicats mais en fin de journée, ce dimanche, la bécane démarre ! Elle cafouille encore légèrement, les montées en régime ne sont pas d'une franchise rassurante, mais elle tourne dans une pétarade réjouissante.
La Régine Grand Luxe sera le joyau de l'exposition du club de motos anciennes de Louvois sur Guidonne qui se tiendra début avril.

Lutte contre l'hypertension artérielle

jeudi 15 mars 2018

Dessin douteux

Moto improbable

mercredi 14 mars 2018

Scoot toujours

Allure et distinction

mardi 13 mars 2018

Campagne, son château

Château de Campagne

lundi 12 mars 2018

Auto d'antan

Vaguement, j'avais l'intention de vous parler de quelque chose. J'avais même commencé à rédiger à ce propos mais ça n'est pas allé comme je le souhaitais, je ne suis pas parvenu à exprimer convenablement ce que je voulais dire. Ça n'avait pas non plus un caractère si important qu'il me fallait faire bouillir les neurones pour arriver à mes fins. Parce que cela avait un certain rapport avec l'actualité, il est probable que je n'y reviendrai pas. Passons.
J'ai aussi commencé à dessiner une moto farfelue, une de plus. Je ne l'ai pas finie. Le brouillon est toujours là et puisque, cette fois, l'actualité n'est pas convoquée, il se pourrait que je vous la montre un jour prochain. J'ai aussi continué ma réflexion sur la coccinelle, j'ai un croquis qu'il me faut poursuivre un peu avant de finaliser le dessin.
Alors, parce qu'il faut bien que je nourrisse ce blog, je vais vous proposer un truc que j'ai bidouiller hier. Je me souviens bien, très exactement, de ce que je voulais faire. C'est parti en vrille et me suis bien écarté de ma volonté première. A un moment, j'ai eu conscience que je faisais fausse route mais je n'ai pas eu la patience de repartir à zéro et de reprendre l'idée du départ. Je conserve l'idée et parce que j'ai les éléments à ma disposition, j'y reviendrai peut-être une autre fois.

SIMCA Plein Ciel

dimanche 11 mars 2018

Tracteur à vendre

Tracteur à vendre

samedi 10 mars 2018

Encore un dessin très dispensable

vendredi 9 mars 2018

Une sorte de bug

On m'a demandé un dessin. Il doit représenter une coccinelle. Ça me pose un sacré problème. Comment peut-on désormais dessiner une coccinelle ? La coccinelle ultime existe, elle est la création de Gotlib et j'ai beau faire, au mieux je tombe sur un hommage à elle. Impossible de dessiner une coccinelle crédible après celle de Gotlib, du moins pour moi.
Je dessine une coccinelle. Elle ressemble beaucoup à celle de Gotlib mais j'essaie de ne pas la faire trop ressemblante. Je me vautre lamentablement, c'est un ratage de haut niveau. Je dessine une coccinelle et sitôt que je la montrerai, on me dira que j'ai copié sur celle de Gotlib. De fait, elle est bien installée au fond de ma mémoire et je n'en peux pas la déloger si facilement.
Faut reconnaître que la marge de manœuvre est mince et que Gotlib l'avait bien compris en créant ce personnage. Qu'est-ce qu'une coccinelle ? Assurément un coléoptère ! C'est une bestiole toute ronde, rouge avec des points noirs. Pas moyen de la faire étique ou verte à carreaux bleus. Il faut bien respecter les standards ou s'attendre aux pires lazzi d'une foule rigolarde.
La vie n'est pas simple.


jeudi 8 mars 2018

Ouvrons l'œil

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mercredi 7 mars 2018

L'état de la justice en France

C'est une vidéo, une animation, réalisée par Sébastien Isaia que je connais un peu. Je vous encourage à la regarder et à la partager sur les rézosocios si vous y êtes présents.

La décroissance dans l'industrie automobile


Petits tracas de la vie ordinaire

Je reviens de Périgueux. J'avais rendez-vous avec un client. Le 7 mars à 10 heures. J'arrive chez lui, je sonne, il ne vient pas m'ouvrir. Sa voiture est bien là, il doit être présent. Je l'appelle sur son téléphone, il ne répond pas. Bon. Je lui laisse un message et je m'en retourne à Azerat.
Ce qui est agaçant, c'est que ce n'est pas la première fois qu'il me fait le coup. Il aura sans doute une fois de plus fait la fête durant une bonne partie de la nuit et sera allé se coucher en se bourrant les oreilles de bouchons anti-bruit. Tout à l'heure, en début d'après-midi, il m'enverra un courrier électronique pour s'excuser.
Moi, j'ai perdu une partie de ma matinée, j'ai dépensé quelques litres de carburant et j'en suis agacé. Je suis revenu chez moi et je vais me préparer du café avant de me consacrer à d'autres boulots en cours.

mardi 6 mars 2018

Deux livres, deux guerres

Il se trouve que, sans le chercher, j’ai lu deux livres très différents qui, à leur façon, traitent de guerre. La Grande, pour l’un, la seconde pour l’autre.

Le premier livre, je l’avais commencé et abandonné. J’ai retrouvé un marque-page glissé dans le premier quart du bouquin. Cette fois-ci, je l’ai repris et lu jusqu’au bout. Je comprends pourquoi je l’avais reposé. Je n’aime pas le style mais je dois reconnaître que ce que j’ai lu est une traduction. Qu’en est-il pour le texte original ? Je ne peux pas le savoir. Je ne lis pas la langue allemande.
Ce dont j’ai compris, c’est que je ne devais absolument avoir rien compris du fond de l’histoire lors de ma première tentative de lecture. Du coup, je le sais aujourd’hui, j’avais loupé une histoire intéressante, pas subjugante, pas impérissable, mais honnête et intéressante.
L’histoire se déroule après la seconde guerre mondiale quelque part en Allemagne. Un jeune garçon (un jeune homme ?) d’une quinzaine d’années rencontre une femme de peut-être vingt ans son aînée. Il va tomber amoureux de cette femme, ils vont faire l’amour de façon répétée sur une période que j’estime à quelques années, peut-être deux ou trois.
Plus tard, le jeune homme suit des études de droit alors que la femme a disparu. Il la retrouve au banc des accusés d’un tribunal jugeant des faits s’étant déroulés dans l’Allemagne nazie. Il comprend alors que cette femme dont il était amoureux était gardienne d’un camp d’extermination et qu’elle a causé la mort de plusieurs dizaines de femmes déportées en refusant d’ouvrir la porte d’une église en flammes où elles étaient tenues captives lors de la débâcle de 1945.
Ceci, la femme l’avait gardé secret à son jeune amant mais ce n’est pas son seul secret. Elle est analphabète. Ça, il en avait eu l’intuition. Durant leur vie amoureuse, le jeune homme lisait des ouvrages à la femme qui prenait plaisir à l’écouter.
Honteuse de ne pas savoir lire, la femme ne se défend pas suffisamment face à ses juges. Elle pourrait se disculper d’une partie des accusations en le faisant mais elle préfère son honneur à la vérité. Elle est condamnée à 18 ans de prison.
Vers la fin du roman, le jeune homme se décide enfin à aller revoir son amour de jeunesse à la prison. Depuis des années, il lui a envoyé des cassettes audio de lectures de livres. Elle a fini par apprendre à lire et écrire en détention. Ils se retrouvent, elle a vieilli. Le jour de sa libération, elle se pend dans sa cellule. L’histoire se termine là.

De l’amour et du drame sur fond de culpabilité du peuple allemand après la barbarie nazie, l’auteur avait en mains les cartes pour un roman prenant. Pour moi, c’est raté. Je n’ai pas conçu d’amitié particulière ni pour le garçon ni pour la femme, je n’ai été triste ou ému ni par elle ni par lui. L’auteur a apparemment choisi de rester dans le récit factuel de la vie de ses deux personnages. J’ai été un peu agacé par quelques invraisemblances et par le manque de profondeur des personnages. Sans doute veut-on nous dire là que rien n’est simple, que les coupables peuvent aussi être des victimes, que l’Allemagne a été enfermée dans l’indicible, qu’il a fallu reconstruire le pays avec les bourreaux d’hier et leurs victimes ou opposants. Je n’ai pas trouvé d’élan, je n’ai pas plus trouvé de leçon à tirer de tout cela. Ce n’est pas un « mauvais » livre mais ce n’est pas, pour moi, un chef-d’œuvre.
Bernhard Schlink — Le Liseur


C’est un rat. C’est la guerre de 14. Pas encore de 14-18 parce que l’on ne peut décemment pas savoir alors qu’elle va durer si longtemps. C’est un rat qui vit du côté français dans les tranchées sur le front. Ce nuisible va être « incorporé » dans l’armée française et se faire baptiser Ferdinand par son maître, le soldat Juvenet.
Le livre est donc le livre de la Grande Guerre vue par ce rat Ferdinand. Il s’agit, bien évidemment, d’une dénonciation de la guerre, d’une description de la vie dans les tranchées, de la bêtises des gradés et de la peur des soldats. Mais c’est aussi un livre plein d’humour.
L’auteur, le vrai auteur, ce n’est pas un rat mais un écrivain du nom de Pierre Chaine. Un rapide passage par wikipedia m’informe que Chaine Pierre Marie Jean-Baptiste est né en 1882 à Tenay dans l’Ain et est mort à Lyon en 1963. Il était dramaturge.
« Les Mémoires d’un Rat » sont écrites à partir de 1915 par le lieutenant Chaine. Elles paraissent en feuilleton dans l’Œuvre en 1916. Avec beaucoup d’ironie et d’humour, le lieutenant parvient à brosser une peinture joyeuse de l’horreur de cette guerre. Il dit l’incompréhension de ceux de l’arrière et l’impossibilité pour ceux du front à le raconter.
On apprend beaucoup sur le quotidien du soldat des tranchées, on apprend et on comprend sans jamais se départir de son sourire.
Je ne peux pas le cacher, j’ai eu du plaisir à lire ce livre dans une belle édition augmentée d’une notice et de notes explicatives. Ce n’est sans doute pas le livre qui explique le mieux la guerre et les conditions de vie dans les tranchées. On pourra reprocher à l’auteur de ne pas mettre assez en avant les horreurs, les blessés, les morts. D’un autre côté, ce n’est pas le but et, il faut en tenir compte, il a été écrit dans l’instant. On peut imaginer une certaine censure si ce n’est une auto-censure certaine.
Pierre Chaine — Les Mémoires d’un Rat

lundi 5 mars 2018

Ça frise l'Excellence

Facel Vega Excellence


Le dessin n'est pas terminé, ça prend du temps, c't'affaire. Il y a l'idée et c'est déjà pas si mal pour ce blog qui ne mérite aucunement l'excellence.
Pour le grincheux de service, tout est fait à l'ordinateur, le dessin, la mise en couleurs et le bois.

dimanche 4 mars 2018

Les gonflés sont gonflants

Ce n'est pas la première fois que ça arrive mais là, je ne suis pas content. On a utilisé un de mes dessins, on l'a modifié, on a pris soin d'enlever ma signature, on l'a badigeonné et cela sans me contacter, sans chercher à le faire. Je suis, disons-le, mécontent. J'ai, pour ma part, contacté les organisateurs en leur disant bien ma colère. Nous verrons leur réaction mais s'il n'y en a pas, je pense que je n'en resterai pas là parce que, cette fois-ci, ça m'agace.

P.S. Le dessin original a été fait en septembre 2014, c'était une commande. Je vous mets le lien vers le dessin.

Quelques Alpine

Allez, on repart pour Marsac-sur-l'Isle. Ce salon consacrait une bonne partie d'un pavillon aux Alpine Renault. On pouvait ainsi voir les toutes premières automobiles issues de la 4cv et la toute nouvelle produite entièrement par Renault.

Alpine Renault

Alpine en brochette

Alpine de compétition

Alpine spéciales

A 110 Alpine

samedi 3 mars 2018

Un si mignon petit Figaro

Figaro

vendredi 2 mars 2018

Vague de froid : antigel

vodka givrée

jeudi 1 mars 2018

Encore une belle saloperie

Figaro

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