novembre 2017 (30)

jeudi 30 novembre 2017

Dictature en marche

Pour faire une belle dictature, d'abord il faut mettre en œuvre tout ce qui peut être nécessaire à provoquer la confusion des esprits. Il est bon que le peuple ne soit plus en état de se questionner ou, tout du moins, qu'il n'ait plus le temps de réfléchir pleinement et de trouver des réponses à ses questions légitimes. La profusion d'information peut aider à créer la confusion.
Dans la pratique, on s'appliquera à nourrir l'information d'une multitude de faits sans importance afin de noyer ceux qui sont décisifs. On prendra bien soin de faire beaucoup de bruit autour de ces informations de peu d'importance, de créer la polémique, de susciter les prises de position, de monter les uns contre les autres, d'user de jargon pompeux. Pendant que les esprits sont occupés, il sera simple de pratiquer à des restrictions du champ des libertés individuelles, à l'application de lois instituant des obligations et des devoirs supplémentaires. On justifiera le tout en assurant que ces décisions sont prises pour le bien de la population et en indiquant bien les dangers à laisser perpétuer une ou l'autre des situations actuelles. Le cas échéant, on pointera du doigt les dangers qui guettent, tapis dans l'ombre, peut-être au-delà de nos frontières.
On n'hésitera pas à faire un grand usage de "vérités" assénées au nom de l'autorité. On produira des rapports, des études, des expertises sans jamais permettre que l'on puisse les discuter ou les étudier. On annoncera que les mesures prises sont indispensables, nécessaires, impérieuses et urgentes.
La presse sera instrumentalisée pour qu'elle délivre d'une voix univoque ces idées et pour qu'elle explique combien elles sont bonnes et imparables. On ridiculisera les quelques personnes n'allant pas dans ce sens. On dira que toutes les mesures sont prises dans un souci de compétitivité, de rationalisation, de modernité. Du passé, on fera table rase et on expliquera combien les temps ont changé.
Le challenge sera de parvenir à mettre en place une dictature sous couvert de démocratie. Il faudra essayer dans la mesure du possible à faire entrer dans les têtes que les libertés grignotées ne sont rien par rapport à toutes celles qui restent à disposition. Si cela est réellement nécessaire, on pourra même ouvrir quelques nouvelles libertés. On maniera le langage de manière à brouiller les pistes et à alimenter encore la confusion des esprits. Par exemple, on jouera sur les similarité des termes pour faire admettre que le libéralisme est le synonyme de la liberté.

mercredi 29 novembre 2017

En bas de chez moi

Feuilles tombées dans la fleur de l'âge

mardi 28 novembre 2017

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 46

Feuilleton collaboratif du mardi

lundi 27 novembre 2017

Peur et stupeur

dimanche 26 novembre 2017

Motocyclette dessinée

Moto comme ça en passant

samedi 25 novembre 2017

So French

Batracien

vendredi 24 novembre 2017

Ça marchera jamais

Herbert est un inventeur célèbre. Enfin célèbre, oui, chez lui, dans son petit jardin, dans les quelques mètres carrés autour de son pavillon. Célèbre, il l'est jusqu'à un peu plus loin mais alors sans que l'on lui reconnaisse la qualité d'inventeur. Au mieux, on le reconnaît farfelu, au pire on le considère comme le taré des lieux. Toutefois, tous sont unanimes pour le dire inoffensif. Dans la pièce qu'il a baptisée laboratoire du pavillon, au rez-de-chaussée, il travaille à ses projets qui, tous, doivent un jour révolutionner le monde et apporter le progrès à l'humanité. Son épouse, ses enfants, le soutiennent dans sa démarche et l'encouragent à chaque instant. Le pavillon est plein de ses inventions. Dans la cuisine on note l'allumette à gaz qu'il suffit de recharger pour qu'elle fonctionne ''ad vitam æternam", dans la salle de bains, le flacon de shampooing au gaz qui rend les cheveux beaux et luisants, dans la salle-à-manger, la salière et la poivrière au gaz qui éjecte le sel et le poivre directement sur les aliments grâce à la pression du gaz, dans les toilettes, la chasse d'eau au gaz qui expulse les excréments dans les canalisations avec force et détermination, dans les chambres, un dispositif anti moustiques au gaz.
On le comprend, son truc à Herbert, c'est le gaz. Comme il aime à le rappeler, avec l'électricité, on risque l'électrocution. Pas avec le gaz. Herbert aime un peu tout ce qui est gazeux bien qu'il reconnaisse avoir une petite préférence pour le gaz de ville qui arrive comme par miracle partout où on veut qu'il soit grâce à de simples tuyaux de caoutchouc dont il a équipé tous les plafonds, toutes les plinthes de la maison. Si le problème est la fuite traîtresse qui peut survenir à l'occasion, Herbert l'a résolu en perçant les fenêtres de petits trous presque invisibles. Reste la question problématique des factures de gaz mais Herbert a les moyens de les payer depuis qu'il a hérité. Et puis, il compte bien un jour faire fortune avec une de ses inventions.
C'est dans le jardin que nous rencontrons Herbert ce jour-là. Il a convié le voisinage pour le meeting aérien qu'il a organisé pour présenter sa dernière grande invention. Il a également invité officiellement le ministre des Armées et tout l'état-major de l'Armée de l'air ainsi que les dirigeants des principales compagnies aériennes. Si personne n'est encore arrivé, Herbert n'est pas inquiet. Ils auront été retenus qui par un appel téléphonique urgent qui par un bouchon qui par on ne sait quelle raison impérieuse. Peu importe, pas découragé, Herbert se prépare à une première démonstration.
Cette dernière invention risque de révolutionner les transports aériens puisqu'il ne s'agit ni plus ni moins de faire voler un peu tout ce que l'on veut juste avec quelques ballons gonflés au gaz de plomb. Les premiers essais en laboratoire se montrent concluants et plus qu'encourageants. On voit sur l'illustration jointe Herbert commencer à s'élever dans les airs. Si nous avons effectivement pu enregistrer une légère élévation dans les airs, nous ne pouvons vous cacher une légère déception à l'issue de cette démonstration qui est, notons-le, une première à l'échelle mondiale. L'inventeur reconnaissait que son dispositif requiert encore quelques menues améliorations mais, nous le citons, "on tient le bon bout".
De son cerveau bouillonnant, les idées fusent continuellement et Herbert nous parle déjà de son prochain grand projet, un sous-marin à gaz spécialement équipé pour nettoyer le fond de la Seine avec son aspirateur à gaz intégré. Ce n'est pas sans une certaine émotion que l'inventeur prolifique tient à fêter cette nouvelle idée en nous invitant à déboucher une bonne bouteille d'eau gazeuse.

ballon.jpg

jeudi 23 novembre 2017

Fatwa bancaire

mercredi 22 novembre 2017

Alors vous comprendrez qu'il n'y a rien aujourd'hui

Ce matin, je suis parti d'Azerat vers 8h30 pour aller bosser. Là, il est un peu plus de 19h00, je suis rentré depuis quelques dizaines de minutes et je n'ai vraiment aucune envie de faire quoi que ce soit pour le blog. Pour vous dire, je n'ai même pas envie de me faire à manger. Remarquez, j'ai mangé vers midi, invité que j'étais à le faire. Du coup, je n'ai pas faim et je vais plutôt aller bouquiner un peu. Bonne nuit.

mardi 21 novembre 2017

Tronçonneur ? Délit là !

Ça ressemble un peu à une rumeur ou à un bruit qui court. Selon plusieurs sites dont celui de la France Agricole ou celui du Télégramme, une formation à l'utilisation des tronçonneuses deviendrait obligatoire pour tous, professionnels comme particuliers à partir du mois de décembre. La raison ? Un nombre d'accidents graves trop important (environ 300) et un souci d'harmonisation entre les pays européens.
Que la tronçonneuse soit un instrument à utiliser en connaissance de cause, avec circonspection et prudence, il n'y a aucun souci. Qu'il faille respecter quelques règles élémentaires de sécurité, qu'il faille un minimum de bon sens, je ne le nie pas. Evidemment, envisager de couper un arbre de plusieurs dizaines de mètres de haut au motif qu'il cache le beau soleil d'été juste ce jour où l'on a préparé un barbecue et qu'on a déjà éclusé une vingtaine de bières et quelques litres de vin rosé tiède n'est pas nécessairement une bonne idée surtout lorsque tous les invités veulent participer au jeu.
Une tronçonneuse, oui, ça peut être dangereux. Un peu comme un Opinel©, une cuisinière ou plein d'objets du quotidien. Dans le fond, je ne suis pas contre le fait que l'on conditionne la vente d'une tronçonneuse à la possession d'un permis de tronçonner. Mais bon, parce que je suis râleur par nature, je râle. Devoir payer 250 euros pour apprendre que l'on ne tronçonne pas avec une écharpe qui flotte au-dessus de la chaîne ou que l'on n'entreprend pas de couper un arbre sans s'assurer qu'il n'y a personne là où il va tomber, je trouve ça un peu cher. Et puis, bon, 300 accidents par an ? Je ne me rends pas bien compte mais finalement ça ne me semble pas si tant beaucoup que ça.
Et puis, il y a le cas de toutes ces personnes (et j'en connais) qui utilisent une tronçonneuse depuis des décennies, qui savent ce qu'elles font, qui ont appris sur le tas, des paysans, des fils de paysans, des personnes qui ont choisi d'habiter à la campagne et qui ont des arbres à couper. Va-t-il falloir faire payer cette formation à tous ? Les gendarmes qui sont d'un naturel si ballot viendront-ils contrôler le coupeur ?

lundi 20 novembre 2017

Lui, on ne va pas le pleurer

Ce matin, j'apprends que Charles Manson est mort ce dimanche. C'est toujours rassurant de savoir que les salopards, les tarés, les fous dangereux, meurent aussi. Je n'ai pas l'intention de rappeler le parcours de ce malade, vous trouverez sans peine sur Internet ce que l'on sait de cet immonde personnage. Bon débarras.

Mais parlons d'autre chose. Mon frère m'apprend l'autre jour qu'il y a une épave de vieille voiture dans un bois à côté de chez lui. Moi, j'aime les épaves de voitures et plus encore lorsqu'il s'agit de Renault. Ne dit-on d'ailleurs pas qu'une Renault est une épave en sortie de chaîne ? Oui, bon, je ne suis pas sûr non plus que l'on dise ça. Peu importe. Cette épave, c'est celle d'une Juvaquatre. Je ne m'y connais pas suffisamment pour la dater mais il y a quelques signes qui permettent de penser que ce n'est pas là l'une des dernières fabriquées. Par exemple, la présence de flèches pour indiquer que l'on va tourner. La porte arrière, aussi, qui s'ouvre de gauche à droite quant on avait inversé ce sens d'ouverture à partir de 1956, me semble-t-il. Malheureusement, le moteur n'est plus là. Cela aurait permis de voir s'il s'agissait d'un modèle équipé d'un moteur à soupapes latérales, d'un moteur de 4cv ou encore de celui d'une Dauphine.

Juvaquatre
La Juvaquatre est la seule automobile née à l'époque de Louis Renault qui est restée en production après guerre et la nationalisation des usines Renault. Cette production perdura durant les premières années de l'occupation allemande. D'ailleurs, il paraît que Renault a été accusé de plagiat pour cette automobile qui ressemblait un peu trop à l'Opel Olympia allemande.
Si la juvaquatre n'a rien d'un véhicule révolutionnaire dans sa conception et les techniques mises en œuvre, je la trouve plutôt sympathique. Mon grand-père paternel en a eu une qu'il avait un peu "volée" à mon père. Je me souviens de sortie avec mon grand-père aux commandes, moi assis à l'arrière, dans le sens contraire de la marche, à l'endroit que ce grand-père avait décidé et avec l'interdiction absolue de changer de position. Ce grand-père avait une conception toute personnelle du code de la route et conduisait d'une manière qui lui était propre. Je pense que la Juvaquatre ne dépassait jamais les 50 ou 60 km/h. Il y avait tout un cérémonial pour la mise en route de l'automobile, un cérémonial qui impliquait que l'on prévoit de prendre la route au moins trois heures avant. Mon grand-père conduisait avec le nez presque collé au pare-brise et ne regardait ni à gauche ni à droite. L'important, c'était de regarder devant. Ma grand-mère avait la charge de s'occuper des observations latérales et moi, j'avais pour consigne d'avertir si un danger surgissait de l'arrière.
Cette Juvaquatre a été vendue au début des années 80. Je l'ai un peu regrettée, tout de même.

dimanche 19 novembre 2017

AC/décès

C'est avec beaucoup de tristesse que nous apprenons le départ trop tôt survenu de Malcolm Young, co-fondateur du groupe rock AC/DC. Atteint de "démence", il avait dû être écarté du groupe en 2014. Des trois frères Young ayant participé à l'aventure du groupe, il ne reste donc plus que le plus jeune, Angus, le guitariste au costume d'écolier bourré d'énergie et au style si caractéristique.
Or donc, une fois de plus et alors que notre Johnny national est mal en point, alors aussi — et c'est peut-être pire encore — que Dick Rivers semble ne pas se porter trop mal, c'est le monde du rock qui est en deuil avec la disparition de ce plus si jeune Young là. AC/DC, ça a d'abord été un groupe que j'ai aimé détester. Faut vous dire que c'est un groupe que j'ai découvert au sortir des années 70 alors que mon cœur battait bien plus pour le punk et le reggae que je découvrais alors avec Bob Marley. Curieusement, moi qui ai eu une amorce de "culture musicale" basée autour de groupes de rock et hard-rock comme Deep Purple, Pink Floyd, Led Zeppelin ou Johnny Hallyday, je rejetais un peu tout ça (sauf Pink Floyd tout de même) pour aller à la rencontre de musiques que je considérais alors comme plus "authentiques". Et non moins curieusement, c'est ainsi que je suis revenu vers ce que je cherchais à m'éloigner. Le punk et le reggae m'ont conduit vers d'un côté le blues (le vrai, celui des origines) et vers des groupes comme les Pogues ou ceux de ce que l'on a appelé la scène "rock alternatif" française, les Bérurier Noirs puis la Mano Negra et bien d'autres. C'est alors que je me suis intéressé à ces groupes que j'avais injustement écartés et que je suis revenu écouter un peu ce qu'avaient fait AC/DC ou les Ramones durant tout ce temps.
Parce que quoi qu'on puisse dire, il me semble indéniable que, pour le moins, AC/DC est un groupe que l'on peut qualifier d'efficace. S'il n'y a pas l'aspect revendicatif voire politique que j'aime toujours dans des musiques comme le punk, le reggae, le ska, le blues ou tout ce que je m'autorise à mettre dans le même sac, il y a cette énergie simple et efficace qui est bien là.
Mes goûts musicaux sont assez éclectiques. Je peux apprécier le Jazz comme Barbara, Brel comme Goran Bregovic, Pink Floyd comme ZZ Top, Higelin comme Coltrane, Thiéfaine comme Bach ou Beethoven. Dans le même temps, et je le reconnais, quelque part je n'ai que faire de la musique. Je n'en fais pas une affaire. Ce n'est pas essentiel dans ma vie. Je peux très bien durant une assez longue période me contenter d'écouter ce qui passe sur France Inter. J'accepte de subir des musiques ou des artistes que je n'aime pas juste parce que je sais qu'une chanson ne va durer que quelques minutes. Bien sûr, j'ai aussi quelques véritables aversions pour certaines musiques ou artistes qui me font baisser le son mais, d'une manière générale, je suis assez "bon public". Cependant, il y a aussi des groupes, des artistes que j'aime vraiment et que j'ai toujours plaisir à réécouter.
Mais je m'égare. Le sujet est bien la mort de Malcolm Young et AC/DC. Ce matin, j'ai écouté du AC/DC. Pas les récents que je ne trouve pas spécialement intéressants mais les bons vieux albums, ceux de quand j'étais jeune, ceux qui agissent directement sur le centre des souvenirs de dedans ma boîte crânienne. Faut le reconnaître, ça peut tout de même être étrangement bon, AC/DC. Possible que ce soit justement le fait que je sois en territoire connu qui fait que j'apprécie ça. Je n'ai pas d'effort à faire. Je n'ai pas à découvrir. Je n'ai pas à écouter réellement, au fond. Je connais, il n'y a pas de surprise, je peux me contenter de me laisser porter par la musique.


Parfois, il m'arrive de me demander quel intérêt je peux encore trouver à écouter des albums archi connus. Hormis la facilité, je me demande. Je ne dois pas être assez curieux. Heureusement, dans un certain sens, j'ai un frangin qui, lui, l'est, curieux. Alors, il arrive qu'il me fasse découvrir des trucs. Je n'aime pas tout mais il peut arriver que je me dise qu'un morceau, un artiste, soit intéressant et que je ne suis pas mécontent de l'avoir écouté. Il arrive qu'il me faille faire un véritable effort pour apprendre à apprécier un disque. Il faut apprendre à sortir de sa zone de confort, comme on dit. Ce qui est pratique avec AC/DC ou ce genre de groupes à la musique "efficace", c'est bien que ça ne demande pas à ce que l'on réfléchisse trop. Si on aime le rock, c'est bon. Ça suffit.
Je disais que j'avais des goûts éclectiques. C'est vrai mais ça n'empêche pas que j'ai tout de même des préférences parmi tous les styles musicaux. Le rock fait partie de ces préférences. Et ces préférences font que si je devais constituer une petite discothèque, il y aurait très probablement un ou deux disques de AC/DC dedans.

samedi 18 novembre 2017

La valeur, du coup l'œuvre

vendredi 17 novembre 2017

On s'éclate, on fait une boum

Un fort laid dessin aujourd'hui. C'est déjà une belle et bonne chose que je sois conscient de la nullité de ce dessin, que j'aie assez de discernement pour voir que ce n'est pas avec des trucs du genre que je passerai à la postérité. Avoir cette conscience, c'est déjà beaucoup, je vous l'assure ! Il y a tellement de personnes de par le vaste monde à penser être des génies méconnus ou maudits alors que ce ne sont que, au mieux, de gros nuls tout pourris.
Mais au moins, vous demanderez-vous, ai-je pris du plaisir à commettre pareille saillie ? Même pas. Pas du tout, même. Je vous l'assure, si j'étais capable de faire mieux, je ne m'en priverais pas. Mais voilà, on fait ce qu'on peut et, souvent, vaudrait encore mieux rien faire. Et alors, me demanderez-vous encore, pourquoi nous infliger pareille horreur ? Tout simplement parce que j'aime vous embêter, par pure méchanceté gratuite.

jeudi 16 novembre 2017

Bières d'Auvergne

Je ne sais plus trop qui ici déblatérait récemment sur la prolifération de brasseries artisanales, micro-brasseries, apprentis brasseurs et toutes ces choses. Et c'est vrai que depuis plusieurs années, la bière à le vent en poupe et revient sur le devant de la scène. Est-ce une simple mode ? Difficile à dire.
J'ai découvert une micro-brasserie pour la première fois en 1987 ou 1988 en Charente, à Aubeterre-sur-Dronne. Elle avait pour nom « Brasserie du Bobtail » et était tenue par Bruce (je ne me souviens plus du nom), personnage haut en couleur venu du Canada pour brasser en France en plus de tenir une forme d'agence immobilière à destination du monde anglophone. C'est le frère d'un copain de l'époque qui nous avait présentés. Je me souviens particulièrement d'une de ses bières, la Silex, bière noire au goût bien minéral. Je l'aimais bien.
Bruce brassait d'une manière très artisanale. A l'époque, on ne trouvait pas aussi facilement qu'aujourd'hui tout l'attirail de chimiste nécessaire à la pratique de cet art. Il se débrouillait. Parfois, ça foirait bien. Tout un brassin mis en bouteille pouvait exploser dans la nuit à cause de levures mal maîtrisées. Il récupérait des bouteilles qu'il laissait à baigner dans le courant d'un petit ruisseau pour les laver. Il cuisinait dans son grenier, essayait des recettes comme cette bière à la carotte qui n'a peut-être pas eu de suite.
A l'époque, si l'on voulait boire de la bière, il y avait le choix entre les grandes marques bien connues, Kronenbourg, Kanterbräu, Heineken, Leffe, Chimay... Guinness et quelques autres mais le choix était relativement pauvre. Il me semble qu'à l'époque, la bière n'avait pas les titres de noblesse qu'elle a gagné aujourd'hui.
Dans les années 90, sous l'impulsion de ce qui se passait aux Etats-Unis d'Amérique, des petites brasseries ont commencé à pousser un peu partout en France. Des brasseries ont commencé à brasser et à vendre leurs bières sur place, souvent dans un décor très "authentique". Il y en a eu une à Limoges, par exemple. Le concept a plu et les établissements du genre sont nés un peu partout. Parfois, des chaînes ou des franchises ont permis cette multiplication de petites brasseries.
Au début des années 2000, des brasseries artisanales de taille plus importantes sont apparues avec le souci de produire des bières différentes et de qualité. La bière était de nouveau considérée à sa juste valeur et on a commencé à choisir les meilleures, à chercher les bières trappistes belges, à redécouvrir cette boisson.
C'est encore des USA qu'est née l'envie de créer sa propre micro-brasserie ou de brasser pour soi à la maison. Aujourd'hui, on ne compte plus ces petites brasseries. Rien qu'en Dordogne, elles sont de plus en plus nombreuses, chacune avec leur tipicité, leur caractère. Depuis quelques années, la folie IPA a gagné et c'est à qui saura faire la bière la plus parfumée, la plus amère. Tout cela a fait naître une saine émulation, une houblonesque concurrence de bon aloi.

Et donc, il n'y avait aucune raison valable pour que l'Auvergne soit épargnée par ce phénomène. Un ami m'a récemment ramené quatre bières du pays des volcans et de Giscard d'Estaing. En vérité, trois bières et une cervoise. Moi, je ne suis pas bégueule. J'accepte toujours de lever la glotte pour la science. Alors pour le moment, je ne les ai pas toutes goûtées. Je me suis contenté de tester la cervoise et la bière blondes. Puisque c'est auvergnat, il faut qu'il y ait une particularité. Il y en a même plusieurs. Pour la bière blonde, elle est brassée avec des lentilles d'Auvergne. Curieux. On sent bien les lentilles, c'est un fait, mais ça s'arrête un peu là. Légèrement sucrée, assez plate, cette bière ne laisse pas un souvenir impérissable. Quant à la cervoise, blonde également, elle est aromatisée au miel d'Auvergne. Là aussi, c'est assez plat. Il manque l'amertume que l'on connaît chez les bières.
Ce sont les bières de la Maison Desprat installée à Aurillac dans le Cantal. D'après ce que j'ai compris, la maison a commencé par faire du vin d'Auvergne avant de se tourner vers la bière. On sait que l'orge employé pousse dans la région à plus de 1200 mètres d'altitude. Il me reste deux bières à découvrir. Peut-être me paraîtront-t-elles plus intéressantes ?

Bières et cervoise d'Auvergne

mercredi 15 novembre 2017

[Hackintosh #1] De MacOS faire un PC

Un copain a besoin d'un nouvel ordinateur le temps que le sien soit réparé. Il ne veut/peut pas investir dans un nouveau Macintosh et décide donc de s'essayer au Hackintosh, un jeu qui consiste à faire fonctionner le beau système Apple sur un vilain PC comme un vulgaire Windows. Bon. Financièrement, l'idée se défend. C'est la promesse d'avoir la puissance d'un Mac récent pour quelques centaines d'euros de moins mais en faisant l'impasse sur les petits plus d'un Mac officiel à commencer par la quasi certitude que la machine sera prête à fonctionner une petite demi-heure après son déballage. C'est aussi se passer du clavier Apple et de la souris de la même marque (mais là, la concession n'est pas des plus pénibles à supporter, il faut le reconnaître).
Ce copain me demande si je suis intéressé par l'aventure qui consiste à installer le système Apple sur sa machine. De son côté, il s'est déjà occupé de monter le PC avec des composants choisis pour leur réputation de compatibilité dans un boîtier que l'on qualifiera de "moins pire" ou de "plus supportable" dans l'offre actuelle. Il s'est aussi chargé de créer une clé USB permettant d'installer le système avec les quelques utilitaires et extensions nécessaires. Il arrive ce matin vers 10 heures avec son attirail. Je prépare un café, on trouve un clavier, une souris et un écran et on se lance.
Tout se passe plutôt bien, l'installation se déroule correctement, l'ordinateur redémarre, le compte utilisateur est créé, l'accès au réseau en Wi-Fi fonctionne parfaitement. Tout semble aller plutôt pas trop mal. Sauf que, pas de son. Ah ! Oui, rien. Même en tendant l'oreille. Alors, c'est parti pour des pages et des pages consultées sur Internet, des forums, des tutoriaux, des commentaires et des recommandations à la pelle. Ce soir vers 18 heures, rien n'y a fait, il n'y a toujours pas de son. Ah oui, aussi, la carte ethernet n'est pas reconnue non plus. Du coup, le Hackintosh n'est pas parfaitement opérationnel. Il peut être utilisé tel quel, on peut se passer de son dans pas mal de cas, mais ce n'est pas satisfaisant.
La question que l'on peut se poser est : le jeu de geek vaut-il le coup ? Je n'ai pas de réponse arrêtée sur la question. Evidemment, si la machine fonctionne bien, on économise des sous. D'un autre côté, on vit avec une épée de Damoclès pendue au-dessus de sa tête. Faut-il se résoudre à ne jamais faire de mise à jour de peur que plus rien ne fonctionne après coup ? Le bon côté, c'est que par rapport à un iMac (la machine la plus proche au niveau des performances attendues) on peut aisément ajouter un ou plusieurs disque·s dur·s, ajouter de la mémoire, changer l'écran... autant de choses quasi interdites sur un iMac. L'opération est interdite par Apple. Normalement, il n'est pas autorisé de pratiquer à pareille alliance contre nature par la firme à la pomme. C'est un peu grisant de se donner le sentiment de lutter contre Apple. Mais bon. Dans le même temps, ça donne peut-être aussi l'envie d'avoir les moyens d'en acheter un officiel, non ?
Quoi qu'il en soit, l'aventure n'est pas terminée. Chacun de notre côté, nous allons enquêter pour trouver la solution à ces problèmes et, croisons les doigts, peut-être un jour ce Hackintosh sera efficace !

mardi 14 novembre 2017

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 45

Feuilleton collaboratif du mardi

lundi 13 novembre 2017

Un long discours vaut mieux qu'un mauvais dessin

dimanche 12 novembre 2017

Gaffez-vous des faussaires

B-Volé

samedi 11 novembre 2017

Qu'est-ce qui est jaune et qui est arrivé ?

Avant que de le remercier personnellement par voie épistolaire traditionnelle, il me faut rendre grâce à B. Vélo qui a eu la générosité de me faire parvenir un album dédicacé que je vous dis que ça. Je n'ai pas fini de le savourer (je le déguste peu à peu) mais d'ores et déjà c'est un bonheur de lire ces petites aventures en bandes dessinées. Merci à lui et bravo !

Je rappelle au passage que l'on peut se procurer cet album sur la boutique en ligne de l'éditeur.

vendredi 10 novembre 2017

Un cylindre pour deux photos

Moto italienne

450 Ducati

jeudi 9 novembre 2017

Coupure

Alors là, c'est le blanc. Tout à l'heure, j'étais en train de travailler sur l'ordinateur quand il y a eu une coupure de courant. Pas très longue mais suffisante pour me faire perdre les dernières modifications du travail en cours. L'onduleur n'a pas pris le relais, l'ordinateur s'est éteint, les données se sont perdues dans une forme de paradoxe temporel. Peut-être existent-elles toujours dans une réalité parallèle, je ne sais pas. De toutes les façons, je ne sais pas comment ouvrir une porte pour aller les chercher dans cet ailleurs hypothétique et, je l'avoue, j'ai un peu la trouille de ne pas savoir revenir dans ma réalité présente. Ce n'est pas qu'elle soit si enchanteresse que ça, ma réalité présente mais je me suis habitué à elle, il me semble la côtoyer depuis déjà si longtemps que des liens se sont tissés entre elle et moi.
Il n'est pas totalement impossible que cette réalité alternative soit bien plus pleine de surprises enthousiasmante comme on ne peut pas écarter l'idée qu'elle pourrait être pire voire bien pire encore. Entre ce que l'on connaît ou croit connaître et l'inconnu total, il n'est pas simple de faire le bon choix. Ceci dit, il arrive aussi que pris à l'improviste, dans l'urgence, on en arrive à se persuader soi-même et à chercher à persuader autrui alors que l'on est dans l'erreur. Par exemple, pas plus tard qu'aujourd'hui, j'ai soutenu que le «connais-toi toi-même» était de Platon alors que, bien entendu, c'est à mettre au crédit de Socrate. C'est un peu ce que l'on dit des cons. Ils ne peuvent pas s'empêcher d'ouvrir leur clapet et à affirmer des conneries lorsqu'il est si simple d'avouer ne plus se souvenir. Bon, dans cette réalité présente, je suis donc un con. Au moins, je le sais et, ma foi, on fait avec. Il n'est pas impossible que dans la réalité alternative ou parallèle ou même diagonale, je serais intelligent. Ouais. Mais aussi, il existe un risque pour que j'y sois encore plus con.
Ce qui est envisageable, c'est qu'il existe des bifurcations à toutes les étapes de sa vie et donc autant de réalités coexistantes. Ce que l'on ne sait pas, c'est s'il existe des connexions entre ces états. Si cela se trouve, il y a des systèmes d'aiguillage qui permettent de sortir d'un tronc commun de la réalité et d'y revenir plus loin, plus ou moins loin. Mais tout ça, c'est de la pure spéculation. Il n'empêche que, peut-être, dans une réalité j'ai pu prétendre que la phrase était de Platon tandis que je disais bien que c'était de Socrate dans une autre et de Mireille Matthieu dans une troisième quant je gardai le silence dans une quatrième.

Tout ça pour vous raconter que j'étais en train de bosser quand l'ordinateur s'est éteint. Du coup, j'ai eu la crainte qu'une nouvelle coupure électrique survienne rapidement. Je n'ai donc pas redémarré l'ordinateur. Mais alors, dans cette réalité d'où je vous parle, je n'ai pas fait ce que j'avais prévu de faire par la suite. Je voulais chercher une ou deux photos pour le blog mais là, j'ai pas eu le courage de risquer une nouvelle coupure. C'est plutôt ballot parce que, en fin de compte, il n'y en a bien sûr pas eu d'autre. On aurait dû s'en douter.
Et cela m'amène à vous entretenir de l'uchronie et de la dystopie. Là aussi, et à la même personne que pour Platon-Socrate, j'ai un peu dit une connerie. J'ai prétendu que l'uchronie était le contraire de l'utopie alors que, bien entendu, c'est la dystopie qui est une vision négative d'un avenir incertain. Et en fait, je me demande si l'on ne peut pas concevoir une uchronie utopique aussi bien qu'une uchronie dystopique. Et je vous laisse réfléchir à ce sujet d'importance. Vos avis pourraient s'avérer bien précieux.

mercredi 8 novembre 2017

Le beau lied des bolides

Trois photos aujourd'hui et je me demande quand j'en aurai terminé avec tout ça. C'est vrai que j'ai fait beaucoup de photos de cet événement et que je n'ai pas réellement fini de les trier, d'en jeter, d'en sélectionner, d'en traiter. Donc, pour commencer, la SIMCA 8 Sport que j'apprécie, il est vrai, pas mal.

SIMCA 8 Sport
Et pour suivre, deux Deutsch-Bonnet à moteur Panhard au son si caractéristique. Je me suis dit que ce devait être assez amusant de conduire ces automobiles.

Deutsch-Bonnet moteur Panhard
Deutsch-Bonnet moteur Panhard
Et c'est bien tout pour aujourd'hui.

mardi 7 novembre 2017

Encore des Bugatti

lundi 6 novembre 2017

Motos à Périgueux en carré et noir et blanc

Norton

Redémarrage de la Magnat-Debon

Rouler en Peugeot

Virée en Peugeot

Peugeot à Périgueux

dimanche 5 novembre 2017

E.T. chaud

samedi 4 novembre 2017

ABC

ABC ? Quoi « ABC » ? Ben oui, comme ça, parce que je l'ai décidé. ABC parce que ça me plaît. Vous trouvez quelque chose à y redire ? Si vous êtes pas content, vous pouvez toujours aller voir ailleurs. Je ne vous retiens pas. J'ai bien le droit de faire ce que je veux, non ? Bon.
Donc, quelques automobiles croisées à Périgueux pour continuer la série commencée il y a déjà plusieurs jours. On débute par une Alpine Renault A110 qui, on peut le voir sur l'image en noir et blanc, n'est pas bleue mais blanche ce qui est plus rare et nettement moins bleu. On peut noter que si c'est moins bleu ce n'est pas vraiment rouge ou jaune non plus. C'est d'ailleurs l'une des spécificités du blanc de ne pas être d'une autre couleur. Ici, bien sûr, le fait que la photo ait été traitée en noir et blanc ne permet pas bien de se rendre compte de la blancheur claire du véhicule. Il vous faut me faire confiance.

Alpine Renault
Mais cessons un instant de nous intéresser aux voitures blanches pour nous diriger vers une Bugatti qui, comme par hasard, n'est pas bleue non plus. Puisque cette image n'est pas transformée en noir et blanc, vous pouvez tout à loisir discourir de la couleur réelle de l'automobile. On note une idée forte de Ettore Bugatti qui, malheureusement fut abandonnée, de placer les chambres à air de secours autour des feux avant. Tout à l'avant, sous le radiateur, on peut apercevoir la manivelle de l'essoreuse à salade bien utile lorsque l'on se sert de son véhicule pour un pique-nique à la campagne. On remarque le conducteur agir sur une manette de la main droite avec l'air de celui qui a l'air de ne pas avoir l'air. En fait, je le dénonce, il agit sur le levier commandant les freins arrières et il tente d'abuser un inspecteur du contrôle technique en lui faisant croire que ces freins sont parfaitement fonctionnels. A l'arrière-plan, un complice est en train de distraire le contrôleur en lui disant : " Oh ! Regardez ! Une soucoupe volante vient de s'écraser sur la cathédrale saint Front ! ".

Ville Renaissance et Bugatti
Toujours pas très bleue mais nettement plus américaine, une Chevrolet Sting Ray née du croisement de Sting, le chanteur du groupe Police, et Ray Charles, le célèbre coureur de marathon que l'on ne présente plus. De cette union apparaît cette automobile rouge de honte. En arrière, une personne présente pour la manifestation visant à défendre les idées chrétiennes et les valeurs de la famille ne cache pas sa désapprobation et a sorti son bréviaire de poche pour tancer l'équipage coupable de quelques envolées liturgiques bien senties. Grâce lui soit rendue. Chevrolet Corvette Sting Ray

vendredi 3 novembre 2017

Quart de tour

Monter en amazone

jeudi 2 novembre 2017

Cris sans thème

jour des morts

mercredi 1 novembre 2017

Encore un putain de dessin fait avec amour et la douceur d'une plume

Depuis que je suis vegan, je ne peux plus utiliser mes beaux pinceaux en poils de martre. Un rapide travail d'introspection m'a conduit à penser que le graphite ou ce qui en tient lieu du crayon, l'encre et la plume métallique sont correctly vegan et c'est donc désormais avec ces outils que je vais travailler.
Pour ce dessin, j'ai donc réalisé l'encrage avec une plume Atome© déjà ancienne qu'il me faudra penser à remplacer par une nouvelle un jour prochain. Il ne m'a pas fallu longtemps pour constater que le travail à la plume est bien plus long. D'autre part, je suis plutôt moins satisfait du résultat. D'ailleurs, à y bien réfléchir, je regrette amèrement d'avoir pourri un superbe crayonné avec cette saloperie de plus métallique. Mais, puisque vegan je suis devenu, en vegan je dois agir. Quel est le poids de mon petit tracas face aux pleurs du veau que l'on mène à l'abattoir, aux larmes du homard que l'on plonge dans l'eau bouillante, aux cris déchirants de la maman poule à qui on enlève son œuf frais du matin pondu ? Hein ?
Ainsi donc, avant que je me consacre tout entier à la manière que je vais mettre en œuvre pour cuire la part de boudin noir qui composera une partie (la moins vegan des parties) de mon repas vespéral du jour, je vous laisse vous pâmer d'admiration devant ce dessin qui n'a pas fini de faire causer dans les chaumières. Vous prendrez soin de noter les subtilités techniques que les plus célèbres firmes motocyclettistes me jalousent secrètement.

Moto absolue

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