mai 2017 (29)

mercredi 31 mai 2017

devanture

Montures et monture

mardi 30 mai 2017

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — résumé de l'épisode précédent

feuilleton-petard.jpg

lundi 29 mai 2017

Recyclage d'une friche industrielle

Construction

dimanche 28 mai 2017

Nazis from outer space

Point Godwin

samedi 27 mai 2017

Jolie petite italienne

Lancia Fulvia 1300

vendredi 26 mai 2017

Vue à Périgueux

La voiture du peuple

jeudi 25 mai 2017

Domme

Domme

mercredi 24 mai 2017

Montfort

Château de Montfort

mardi 23 mai 2017

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 35

Feuiileton collaboratif du mardi

lundi 22 mai 2017

De la soupe dans Périgueux

Soupe atomique

samedi 20 mai 2017

Qui ce matin avait déclose

Truc végétal

vendredi 19 mai 2017

Un peu comme une pomme

Moteur de Renault Dauphine en piteux état

jeudi 18 mai 2017

Vieilles photographies #9

château de la Rochefoucauld

mercredi 17 mai 2017

De l'électricité dans l'air

L'autre jour, il n'y a pas bien longtemps, j'étais à Périgueux pour une journée de promotion du véhicule électrique initiée par l'association Elecmobiles 24. Si les Renault étaient très largement majoritaires avec plusieurs ZOE et une Twizy, on pouvait également trouver une Hyundai IONIQ, une Nissan Leaf et deux Tesla. Pas de vélo électrique, moto ou scooter, par contre.
Pour cette première série de photos je vais m'attacher à la présentation des Renault présentes. A noter que la concession locale de la marque avait dépêché un commercial et une ZOE affublée de son oriflamme.

ZOE rouge
Marc Louchart, président de l'association périgordine, ne ménageait pas sa peine pour attirer le badaud de passage par l'esplanade Robert Badinter. Par curiosité ou parce que l'idée de "passer à l'électrique" les titille, plusieurs personnes s'arrêtaient pour poser des questions ou profiter d'un essai.

deux générations de ZOE
M. Casado de Bergerac était venu avec sa ZOE. Pour lui, la voiture thermique, c'est fini. Il l'a bannie de son environnement et ne circule plus qu'en ZOE quelque soit la distance. Ce n'est qu'une question d'organisation. Il faut avoir une carte des points où recharger ses batteries et accepter de rouler différemment, de morceler son trajet en optimisant le parcours au gré des bornes. Cette ZOE bleue, c'est la troisième qui entre dans le foyer. Avec plus de 190000 kilomètres au compteur en électrique, il ne faut pas lui raconter que ce mode de locomotion n'est pas adapté ou ne s'adresse qu'aux trajets urbains.

Deux ZOE
L'autonomie est la question qui revient toujours et celle portée en contre par celles et ceux qui se cherchent des raisons de ne pas choisir l'automobile électrique. Les points de recharge se multiplient sur tout le territoire et il est tout à fait possible aujourd'hui d'envisager un voyage de trois cents kilomètres d'une traite voire encore un peu plus.

Renault ZOE
Ceci dit, il faut bien convenir de ce que la voiture électrique n'est pas à la portée de toutes les bourses et qu'elle n'est pas adaptée à tous. Par exemple, il est pratiquement indispensable de posséder un garage où la ranger pour la recharger par exemple pour la nuit. Une personne vivant en appartement ne pourra vraisemblablement pas jeter une rallonge par le balcon pour aller brancher sa voiture sur le parking à plusieurs dizaines de mètres de là.

Bout de ZOE
La voiture électrique n'est pas une lubie des temps modernes. Déjà en 1899, à Achères en Seine-et-Oise (actuellement Yvelines), la Jamais Contente est la première automobile à passer la barre des cent kilomètres à l'heure et il s'agissait bien d'une voiture électrique. Néanmoins, ces dernières années voient les automobiles électriques gagner en autonomie et en sophistication. Les progrès faits sur les batteries et sur les dispositifs de récupération d'énergie lors des freinages ou décélérations font que l'attrait pour ces véhicules est grandissant.

brochette de ZOE
Pour les amateurs de polémique à la petite semaine, il existe une question semble-t-il inventée spécialement pour eux et sur laquelle ils se jettent comme l'escargot sur la feuille tendre d'une laitue inattentive. Cette question, c'est celle du paradoxe entre une automobile "écologique" et la production d'électricité très majoritairement d'origine nucléaire pour nous autres Français de France. Alors d'abord, il y a les faits incontestables. Une voiture électrique ne pollue pas l'air ambiant avec des gaz d'échappement plus ou moins malodorants. Ensuite, il est difficile de prétendre que l'industrie pétrolière ne génère pas de pollution à toutes les étapes depuis l'extraction jusqu'à son utilisation.

ZOE qualité France
Le nucléaire est certainement un problème à long terme. Aujourd'hui, il est possible d'envisager sérieusement ce que l'on appelle la transition énergétique et nous pouvons espérer voir la proportion d'électricité "propre" grimper jusqu'à dépasser voire remplacer la part liée au nucléaire. Il restera le problème du stockage des déchets et celui du démantèlement des centrales mais le mal est fait et il est désormais trop tard pour regretter d'avoir misé sur l'électricité nucléaire.

ZOE sur place
Par contre, on peut se questionner sur ce qu'il se passera si la voiture électrique vient à se développer d'une manière vraiment importante. Là, oui, il faudra accroître la capacité de production électrique dans des mesures qui ont sans doute été calculées.
Alors, peut-être devra-t-on se positionner en fonction des recommandations du scénario Négawatt et adopter une certaine sobriété énergétique, du moins dans nos déplacements, en acceptant de réfléchir à l'importance de tel ou tel trajet. Et puis, on peut aussi imaginer que des progrès sont encore à venir et que l'on pourra compter sur des modes de production électrique dispersées sur tout le territoire à la manière d'une multitude d'unités de production. L'idée d'une consommation moindre, par contre, est assez illusoire sauf à produire des véhicules réellement efficients, moins lourds, générant moins de résistance au roulage. Des véhicules qui rouleraient moins vite sur des pneumatiques plus fins avec un équipement allégé. Une sorte de 2cv Citroën à la mode électrique, en somme.

ZOE cocorico
Le concept de la voiture électrique comme futur du moyen de locomotion personnel est peut-être sinon simpliste du moins illusoire. Ce segment est certainement promis à une progression notable mais ne permettra pas de satisfaire tout le monde. Hormis cela, il est permis de s'interroger sur la place qui sera faite à l'automobile personnelle dans les années futures. Il n'est pas impossible que ce concept soit en fin de vie et qu'il sera prochainement mis à mal par des systèmes de partage de véhicule, de covoiturage ou par un renouveau des transports collectifs. De plus en plus souvent, les agglomérations installent des zones de stationnement à leur périphérie et proposent des navettes pour gagner les centre-ville. Des études prédisent la fin des grands centres commerciaux au profit d'une renaissance des commerces plus traditionnels. Mais il y a aussi des nouveaux modes de consommation qui sont en germe comme Amazon qui veut se lancer dans l'épicerie et livrer à domicile les boîtes de petits-pois ou les paquets de farine. Et cela sans parler des projections qui annoncent une très violente récession pour les décennies à venir. Il n'est pas totalement exclu que cette affaire de voiture électrique soit un peu le chant du coq d'une industrie moribonde.

Renault ZOE
Les agréments apportés par l'automobile sur les 80 dernières années est à poser sur le plateau de la balance en opposition aux désagréments qu'elle a causé. Les paysages ont été revus pour la voiture, les villes ont été changées à cause d'elle, les énormes centres commerciaux sont nés grâce à elle, la pollution, les embouteillages, les heures perdues à rester sur place, les accidents de la route, les morts, les blessés de la route sont à prendre en compte. Il n'est pas si sûr que le bilan soit positif.

Pub sur ZOE

mardi 16 mai 2017

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — la case oubliée

Feuilleton alternatif

lundi 15 mai 2017

De passage par Brantôme

Brantôme
Brantôme
Brantôme

dimanche 14 mai 2017

Vieilles photographies #8

Renault

samedi 13 mai 2017

Vieilles photographies #7

SIMCA

vendredi 12 mai 2017

Fausseté

Hier dès demain

jeudi 11 mai 2017

Vieilles photographies #6

Monpazier

mercredi 10 mai 2017

En terrasse

Terrasse

mardi 9 mai 2017

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 34

Feuilleton collaboratif du mardi

lundi 8 mai 2017

Vieilles photographies #5

Saint-Amand-de-Coly

dimanche 7 mai 2017

Ni trop pour ni trop contre

Ce soir, dans quelques heures, nous saurons, nous autres citoyens de France, qui présidera notre République. Pour celles et ceux qui n'ont pas suivi le fil des événements, des onze prétendants présents pour le premier tour de ces élections il y a une quinzaine de jours, seuls deux restent en lice et il est aujourd'hui question de les départager... Ou pas.

Je ne vais pas aujourd'hui vous raconter ce que je compte faire, si je vais voter ou pas et, si le cas était, pour qui. De même, je ne vais pas faire de prosélytisme et ne vais donc aucunement vous enjoindre à aller voter ou à vous abstenir ou à glisser un bulletin blanc. Si vous êtes concerné par ces élections, c'est que vous devez être majeur et, je vous le souhaite, assez intelligent pour savoir ce que vous avez à faire en votre âme et conscience.
Toutefois, je me suis interrogé sur l'attitude de celles et ceux qui, parmi vous, m'ont fait part de leur intention de soit voter blanc soit de s'abstenir. Tout d'abord, assez curieusement, vous êtes assez peu à m'avoir informé que vous alliez exprimer un choix entre l'un ou l'autre des deux candidats. Si je fais le décompte de ce que j'ai pu entendre ou lire de vos intentions, seules trois personnes m'ont avoué avoir choisi, par défaut, le vote pour Macron. A ceci il convient de préciser que ma vie publique et sociale est pauvre et ne m'amène pas à cotoyer tant de gens que ça et que je me suis bien gardé de poser des questions. Ainsi, je n'ai pas cherché à connaître la décision de quelques personnes soupçonnées de pouvoir choisir le vote fasciste d'extrême-droite de merde.
Il convient donc de comprendre que cette réflexion ne démontre ou ne prouve rien. Il est juste question de comprendre les arguments de celles et ceux qui ont choisi de ne pas choisir.

Une équation ?

Il est difficile de choisir entre deux candidats que l'on considère comme équivalents en tout ou presque. Pour ces personnes, c'est très clair, la Peine c'est tout comme Macron et vice-versa. Choisir entre la peste et le choléra[1], c'est pas leur genre.
Je n'aimerais pas que l'on puisse me soupçonner de "macronisme" mais je reste assez perplexe face à cette équation. Certes, je suis bien ignorant de la chose mathématique mais, tout de même, de mes années d'école primaire j'ai retenu que l'on ne peut ajouter des pommes et des poires.
Je ne pense sincèrement pas que l'on puisse manquer de discernement au point de ne pas parvenir à discriminer une candidate fasciste, raciste et d'extrême-droite d'un candidat de centre-droite libéral. Je ne peux pas comprendre ce raisonnement et, pour le moment, le moins que je puisse dire c'est que les quelques personnes qui ont usé de cet argument pour s'expliquer n'ont pas réussi à me convaincre en quoi que ce soit. Pire, elles se sont souvent emmêlé les neurones et ont commencé à raconter un peu n'importe quoi n'importe comment.
Ce qui me semble inquiétant, c'est que de facto cela nourrit les efforts de banalisation du F-Haine. Mais bon, pourquoi pas après tout.

L'abstention par principe

Si l'on est intellectuellement et philosophiquement partisan de l'anarchisme, il est tout naturel de ne pas souhaiter participer au vote. Si j'étais honnête, ce devrait être la voie que je devrais choisir. Je ne suis pas honnête et dois vous avouer que, jusqu'à ce jour, je n'ai jamais manqué d'exprimer mon choix depuis que j'ai l'âge de voter. Jamais je n'ai voté blanc, jamais je ne me suis abstenu, du moins pour une élection présidentielle.
Mon idée, c'est que l'abstention ou le vote blanc est recevable s'il est constant et absolu. Je veux bien entendre celles et ceux qui me disent qu'à partir de désormais, plus jamais on ne les y prendra. La tentation de penser que plus jamais rien ne sortira de valable des urnes ne me semble pas illégitime. Je comprends parfaitement que l'on puisse refuser à partir de maintenant de jouer cette farce démocratique. D'accord. On ne peut pas reprocher à quelqu'un d'avoir pris son temps pour réfléchir. On ne naît pas anarchiste[2]. On peut très bien sentir se réveiller une réelle aversion pour la démocratie sur le tard et je ne trouve rien à y redire.
Sauf, tout de même, qu'en ce cas, il me semble pour le moins fondamental de ne plus s'intéresser aux problèmes de la démocratie. On peut s'en laver les mains, ne plus du tout se sentir concerné par la question, choisir un autre domaine de lutte, œuvrer pour que la Révolution survienne ou se retrancher dans une attitude distanciée. Il ne devrait plus être question de défendre quelque politique qui soit dans le registre du jeu démocratique. C'est de l'honnêteté intellectuelle.

Deuxième tour

La posture scientifique

Il apparaît, de ce que j'ai eu à entendre, que de nombreux abstentionnistes sont devenus de brillants analystes mathématiciens experts en expertise, des prévisionnistes hors pair qui sont persuadé d'avoir tout compris.
Parmi eux, on trouve celles et ceux qui affirment qu'il est absolument nécessaire que Macron batte la Peine mais juste du nombre de voix nécessaires. Dans l'idéal, il faudrait que Macron obtienne les 50% et une voix.
Dans leur schéma de pensée, cela amènerait Macron à comprendre qu'il a été "mal élu", qu'il n'est pas le bienvenu, qu'il est président par défaut et que l'on a été amené à l'élire par dépit, plus contre le fascisme que pour ses idées.
J'entends bien les arguments et je les trouve très ridicules. Disons que je ne parviens pas à comprendre ce que cela pourrait changer qu'il soit élu à 100% moins une voix ou à 50% plus une voix. Je suis peut-être trop con pour comprendre mais je ne comprends pas.
L'argument qui suit immédiatement, normalement, c'est le rappel à l'élection de Chirac et ses 82% de voix. Chirac n'avait pas constitué de gouvernement d'ouverture avec le "peuple de gauche". Je ne suis pas vraiment chiraquien et pas plus constitutionaliste mais je n'ai jamais entendu parler d'un texte dans la constitution ou ailleurs qui prétendent qu'un chef de gouvernement, un premier ministre nommé par le président de la République élu, ait une quelconque obligation à constituer son gouvernement en fonction du résultat du scrutin.

L'autre argument rigolo, c'est celui qui explique que, de toutes les façons, Macron sera élu. Celui-ci, que j'aime beaucoup tellement j'aime les histoires drôles, se base sur les sondages. Et là où je trouve une raison supplémentaire de me taper le cul par terre de rire, c'est que les partisans de l'idée lumineuse sont les premiers à dénoncer les sondages et à appeler à les interdire.
Encore une fois, je ne suis pas fort en calcul fût-il politique. Je comprends bien que l'on puisse aimer se faire une petite peur et avoir le désir de vivre quelques instants de folle excitation en contractant bien comme il faut ses sphincters. En mal d'émotions fortes, on peut jouer avec le feu et risquer le tout pour le tout avec ce petit jeu. Le risque, bien entendu, c'est qu'à trop gagner de partisans à la cause, la Peine passe, faisant la nique aux sondages, sondages auxquels, je le rappelle au passage, il convient de ne pas prêter crédit.
"Mais non ! Il n'y a aucun risque !" s'époumonnent-ils. Peut-être bien qu'ils ont raison, après tout. Allez, chiche !

Contre le monde de la finance phynance

Refuser de voter pour la Peine parce que, par principe, on ne vote pas pour une candidate fasciste d'extrême-droite et refuser de voter Macron pour ne pas voter pour le candidat des banques et de la finance, je comprends parfaitement. C'est sûr que, quelque part, c'est dur pour son fondement de se décider à donner sa voix au "moins pire" des deux.
C'est bien un peu douloureux de se faire enculer sans y prendre plaisir quoi que l'on fasse ou ne fasse pas. Parce que le problème est bien là, au fond. On ne choisit pas mais les autres le font pour vous. Perdu pour perdu, autant ne rien faire. A quoi bon ? Nous sommes à l'heure où nous pouvons beaucoup pleurer la funeste issue à laquelle nous sommes réduits. Ah ! Que n'avons-nous pas été plus actifs à l'heure où il aurait encore été possible de convaincre autour de soi à voter pour le bon candidat ! Ah que l'on peut en vouloir à machin et à truc de ne pas s'être entendus pour faire une union ! Ah oui, on pleure la gauche perdue, on geint, on se lamente, on laisse sa colère s'exprimer.
Ma vision de mon "engagement" politique passe presque en priorité par la lutte contre l'extrême-droite et le fascisme et, donc, contre le F-Haine pour la France. Ce qui me troue le cul, c'est bien la magistrale banalisation de l'extrême-droite. Arriver à penser qu'il n'est pas possible de choisir entre Macron et la Peine est significatif mais nous en sommes là. Il est effectivement hors de question de prétendre que l'élection de Macron nous apportera ce que nous pouvons attendre pour l'avenir et j'avoue que le choix me semble bien impossible à faire. Si je refuse de voter pour la Peine, je ne peux pas voter Macron en adhérant à ses idées et propositions.

Il n'est pas à gauche, elle est à l'extrême-droite

Si l'on est foncièrement de gauche, si l'on a choisit de ne jamais voter autrement que pour un candidat de gauche, si l'on est partisan, il n'est pas possible de se réduire à voter Macron même si celui-ci a été membre d'un gouvernement prétendument de gauche. On a bien vu que les actions des gouvernements successifs du quinquennat finissant n'ont pas été à la hauteur des attentes que l'on pouvait nourrir, même a minima.
Nous nous sommes faits bananer par Hollande mais, reconnaissons-le un peu, nous nous y attendions tout de même un peu. Le deal était pour beaucoup de battre Sarkozy. Il a été battu, nous avons eu ce que nous méritions : Hollande.
Ce jour, c'est une certitude avec laquelle il va bien nous falloir vivre[3], le prochain gouvernement, le prochain président, ne seront pas de gauche. C'est comme ça, c'est la vie. On n'a pas toujours ce que l'on appelle de nos vœux. C'est triste mais la perfection n'est pas de ce monde. Personnellement, je rêve d'un temps où les guerres n'existeront plus, où la paix sera la norme, où l'entr'aide[4] sera commune, où la propriété n'apparaîtra plus que dans les livres d'histoire, où la vie sera douce, les gens intelligents, le ciel bleu et les magasins pleins de douces pâtisseries en distribution libre et gratuite. L'utopie est le meilleur des programmes politiques. Ce monde qui saura se passer de l'intermédiaire des dirigeants, patrons, chefs et politiques, tournera bien rond comme il le faut et ce sera merveille et bonheur.

Prout

Ne pas voter Macron, ce n'est pas faire le jeu de la Peine. Absolument ! Mais dans le même temps, ne pas voter la Peine, ce n'est pas forcément ne pas faire le jeu de la Peine si l'on choisit l'abstention. Pour être plus clair dans mon propos, s'agissant d'un vote dont le résultat sera uniquement basé sur le pourcentage de voix obtenu par les candidats, on peut et même sans avoir fait de grandes études comprendre que c'est simplement celui des deux qui aura le plus de bulletins à son nom déposé dans les urnes qui gagnera le pompon.
Pour en revenir à mes amis prévisionnistes experts en expertises qui me font tant rire de ce rire gras et nerveux qui fait tout mon charme, je vais m'essayer à l'exercice pour rigoler. On peut prévoir sans trop craindre de se tromper que les gros cons qui ont voté la Peine au premier tour sont tout à fait disposés à confirmer leur choix en ce deuxième tour. On peut présager qu'une partie de ceux qui ont voté Fillon suivront le mouvement. Il paraît que chez les mélenchonistes, ils sont 19% à avoir le désir de voir la saloperie arriver au pouvoir[5]. On ajoute bien sûr les duponhaignantistes, peut-être aussi quelques asselineautistes et autres cheminadistes. En face, peut-être quelques socialistes proches de l'aile droite du PS auxquels viendront se joindre les démocrates qui à contre-cœur choisiront une mauvaise démocratie à une bonne dictature. Et de cela, on peut extrapoler que l'on trouve plus de convaincus pour la Peine que pour Macron. De celles et ceux qui m'ont avoué choisir de voter Macron pour ce deuxième tour, je note plus de personnes de "gauche" que de droite. Il faut bien sûr relativiser en notant que je fréquente plus de personnes de "gauche" dans toutes les acceptions du terme.
Toute voix non exprimée n'ira certainement pas contre la Peine et son parti fasciste d'extrême-droite et je pense que les votes d'adhésion en faveur de la saloperie sont plus certains que ceux en faveur du programme du candidat Macron. Mais je ne suis pas expert du tout et c'est de l'analyse au doigt mouillé. Ce que je veux exprimer de ma pensée, c'est juste que le succès de Macron n'est pas si gagné d'avance que ça.

Et alors ?

Quel que soit le résultat, je ne serai pas content. Bon, d'accord, je le reconnais, si la Peine de merde est battue ce sera déjà une petite satisfaction. Je le reconnais, je ne l'aime pas. On est encore en démocratie, on a encore le droit de le dire.
Tiens, d'ailleurs, existe-t-il un vrai risque pour que si, par grand malheur, la saloperie l'emporte la démocratie soit en danger ? Oui ? Non ? Ne se prononce pas ?
On a déjà vu, c'est déjà arrivé, qu'une personne élue démocratiquement parvienne à exercer son pouvoir en dehors de la démocratie. Si, si, je vous assure ! Mais tout de même, nous avons des institutions, des pare-feu, des boucliers bien solides pour empêcher pareille déconvenue, non ? Ça, j'en sais foutre rien ! Je ne sais pas, moi. Un coup d'état ? Avec qui derrière ? Traditionnellement, il est bon d'avoir les forces armées derrière soi pour réussir son coup. Les militaires, les flics, quelques milices constituées. Je ne sais pas trop comment pensent les militaires et les flics dans leur majorité. Ce sont des corps que je n'aime pas et ne fréquente pas.
C'est à dire qu'un argument court et qui dit qu'il sera toujours plus simple de combattre et de défendre les droits avec Macron et une démocratie molle qu'avec la Peine et une dictature forte. D'un autre côté, on peut aussi parier qu'une la Peine présidente serait une meilleure étincelle pour la Révolution, la lutte finale et le grand soir réunis.
Aussi, et c'est valable quel que soit le résultat, on peut imaginer qu'il sera quasiment impossible de définir une majorité parlementaire permettant à l'un ou l'autre de gouverner. Si l'on fait abstraction du risque de coup d'état évoqué un peu plus avant, il est en effet difficile de comprendre avec qui la Peine ou Macron gouvernera. Il y aura des législatives et, peut-être, un sursaut qui chamboulera tout ça. Par goût, j'aimerais assez un parlement bien à gauche mais ce peut être un parlement bien à droite qui a la fin l'emporte. On verra mais tout n'est pas perdu. L'espoir fait vivre.

On s'en branle

Ce soir, demain matin plus sûrement, nous saurons. Si je suis globalement assez confiant dans le fait que ce ne sera pas encore pour cette fois que le racisme, la haine, la bêtise et la peur arriveront au pouvoir en France, si je suis dans l'expectative la plus absolue pour ce qui se passera dans cinq ans, je peux penser par excès d'optimisme que rien ne changera vraiment dans ma vie pour les années à venir quelque soit le résultat. Si c'est elle qui à la fin gagne le jackpot, bah, je me couperai les cheveux bien courts, je fermerai ce blog, je collaborerai gentiment et poliment. Si c'est lui, franchement, il est à craindre que nous continuerons sur la lancée de ces dernières années. Au pire, ce sera encore un peu plus une politique d'inspiration libérale mais j'ai une bonne capacité de résignation qui devrait me permettre de continuer à faire ce que je veux quitte à restreindre un peu plus mon train de vie qui n'est pas si catastrophique que ça. Manger plus souvent des nouilles que du foie gras, c'est déjà mon quotidien. Pour mon cas très personnel, je ne vois pas ce que je peux redouter du gourvernement à la botte de Macron. Il ne peut pas vraiment me faire de mal sans à la marge. Peut-être devrais-je me chauffer encore moins en hiver et attendre la mort en courbant l'échine faute de pouvoir me soigner. Pire encore, peut-être m'obligera-t-il à trouver un emploi[6]. Avec une petite dose de fatalisme saupoudrée de nihilisme et de désespoir consenti, je pense que la suite sera parfaitement acceptable.

Mais surtout, il faut que je vous prévienne

Là, je m'adresse en premier à toutes celles et ceux qui vont s'abstenir pour n'importe quelle raison qui leur plaira. Si jamais grâce à vous, à nous, abstentionnistes intelligents, la Peine gagne, sachez bien que je vous déteste, que je vous conchie, que je vous exècre au plus haut point, que je vous méprise, vous réfute le droit même de m'adresser la parole. Amis abstentionnistes, allez vous faire foutre !

Notes

[1] formule qui ressort souvent

[2] ou royaliste ou je ne sais quoi encore

[3] sauf à choisir le suicide ou l'expatriement

[4] j'aime assez cette forme délicieusement désuète

[5] Oui, je sais, merci, les sondages et tout ça...

[6] quoi que sur ce point, je ne coûte pas grand chose à la collectivité. Je ne touche rien de rien de tous les organismes sociaux, n'ai même plus de carte Vitale...

samedi 6 mai 2017

Vieilles photographies #4

Le Petit Camion Rouge et les mois

vendredi 5 mai 2017

Vieilles photographies #3

la pomme et le marteau

jeudi 4 mai 2017

Vieilles photographies #2

L'œuf et la plume

mercredi 3 mai 2017

Vieilles photographies #1

Un peu vieille photo

mardi 2 mai 2017

Pas de feuilleton

Je n'ai toujours pas la réponse à ma question. J'ai plusieurs questions mais chaque chose en son temps. D'abord celle qui me préoccupe ces temps-ci. On passera aux autres après. Une de ces questions, c'est de savoir si je dois laisser mourir ce blog de sa belle mort, si je dois le laisser s'éteindre comme le fait une bougie lorsqu'elle n'a plus rien à brûler. Ce ne serait pas bien grave. On s'en remettrait tous. Je pourrais même le laisser en l'état, consultable pour quelque temps. Ou alors, je pourrais aussi le laisser uniquement pour le feuilleton en bandes dessinées... jusqu'à ce qu'arrive le dernier épisode, quoi, je veux dire. Et tant pis si Liaan ne souhaite pas aller jusqu'au bout.
J'ai une question qui me tarabuste. Je commence à y voir un peu plus clair et je pense que la réponse va arriver dans les jours à venir. Cette réponse n'influera pas sur l'avenir du blog. Ce sont deux choses totalement indépendantes. Ce qu'il se passe avec le blog, c'est que je n'ai plus grand chose à y dire ou à y montrer. Enfin pour le moment. Peut-être que ça pourrait revenir, l'envie de m'occuper de lui. Tout est possible. Donc, dans un premier temps, je continue à réfléchir à ma question principale et je m'occuperai de l'avenir de ce blog par la suite.

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