février 2017 (27)

mardi 28 février 2017

tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 27

Feuiileton collaboratif du mardi

lundi 27 février 2017

Windows ne nous déçoit pas

C'est l'affaire d'un PC qui fonctionne mal. En fait non, c'est l'histoire d'un PC qui ne fonctionne pas. On m'appelle parce que ça devient insupportable. Je vais et constate. Il faut une bonne demi-heure pour que le système vous donne la main et que vous puissiez tenter de faire quelque chose. Vous sélectionnez un menu et comme par magie ce sont de multiples fenêtres qui apparaissent joyeusement avec un déferlement de propositions toutes plus alléchantes les unes que les autres.
Pourtant, il y a deux antivirus. Le gros problème, c'est que l'on ne peut plus aller sur Internet. Chrome ne se lance pas plus que Firefox, SeaMonkey ne donne pas beaucoup plus de signe de vie et seul Internet Explorer accepte encore de se lancer. Par contre, question d'aller surfer sur la toile, peau de zob. On dit que la machine n'est pas connectée. C'est dommage parce que, pourtant, il semble bien que le wifi soit actif. Je vais chercher le problème.
Alors il y a le pare-feu de Windows qui empêche les connexions entrantes et sortantes. C'est très rigolo parce que du trafic il y en a bien et pas qu'un peu ! Ça commence à faire penser à une machine tombée sous le pouvoir de forces occultes. A force de faire des trucs et des machins, je parviens à remettre Internet en fonctionnement. Je passe deux utilitaires pour traquer les éléments indésirables, il y en a des milliers. Partout.
Là, il faut être honnête. Tout cela n'est pas arrivé par hasard. Ce n'est pas Microsoft qui s'amuse à balancer des saloperies sur les PC. La faute, bien entendu, incombe à l'utilisateur qui semble aimer passer son temps sur des sites pornographiques. Chacun son truc, je ne juge pas, je ne dénonce pas. C'est juste que c'est chiant (et long) de tout nettoyer. A un moment, je conseille à la personne de faire un peu plus attention aux sites qu'il fréquente. Et là, évidemment, elle me répond que ce n'est pas elle qui est allé sur les sites porno, que ça a dû se faire à l'insu de son plein gré et que c'est vraiment à n'y rien comprendre. Vas-y. Prends-moi pour un idiot aussi.
Cette personne ne souhaite pas passer à Linux parce qu'elle utilise aussi des logiciels qui ne fonctionnent que sous Windows. Je propose de mettre en place deux systèmes. Un pour travailler sous Windows et un pour se branler sous Linux. Ça ne convient pas parce que c'est trop compliqué. C'est vrai qu'il est plus simple d'avoir une machine inutilisable. A voir l'état du système, je me demande quand il a été capable de travailler pour la dernière fois. Après bien des heures, j'en arrive aux mises à jour. Il n'y en a pas eu une de faite depuis 2013. C'est costaud, finalement, Windows. C'est parti pour quelques heures de mises à jour. Oui, c'est long.
J'aurais dû effacer le disque dur et réinstaller le système mais le monsieur ne voulait pas perdre ses films et photos coquins. Ce n'est pas simple, la vie. Bien sûr, pas de sauvegarde, pas de clé USB disponible. J'explique qu'un disque dur peut mourir et qu'en ce cas, il perdra tout de ses amours numériques. Il ne veut pas investir une cinquantaine d'euros dans un disque dur. Ce n'est pas qu'il soit particulièrement désargenté, c'est qu'il n'en a pas envie. Chacun fait comme bon lui semble.

Les heures passées m'ont rapporté un petit quelque chose. Je ne vais pas compter en tarif horaire, ça risque de me ruiner le moral. J'ai tout de même eu droit à du café (pas mauvais) et à une bière sur la fin. Mais bon, je me demande bien pourquoi j'ai encore une fois accepté d'aller dans cette galère. Je savais bien que ça n'allait pas être si simple que ça, que ça allait me bouffer la journée et que ça n'allait même pas m'amuser.


Et un dessin qui n'a strictement aucun rapport avec ce qui précède.

Bûcheron qui n'a rien à voir avec Windows

dimanche 26 février 2017

Volets clos

Volets

samedi 25 février 2017

Allemagne réunifiée

Est-Ouest
Et à la fin, c'est le capitalisme qui gagne. Après la deuxième guerre mondiale naissent deux mondes, les pays de l'ouest dit "monde libre" et les pays du bloc communiste. L'Allemagne est divisée et une partie devient la République Démocratique d'Allemagne placée sous la coupe de Moscou. Les usines situées dans cette RDA vont poursuivre leur histoire au rythme des pays de l'Est. Parmi elles, l'usine DKW qui va devenir IFA-MZ et produire de petites motos populaires qui vont connaître un certain succès à l'exportation dans les pays capitalistes.
De ce côté capitaliste de l'Allemagne, nous avons plusieurs marques de motocyclettes dont BMW. Là, pas trop question de petites motos financièrement accessibles. BMW, à l'origine constructeur de moteurs d'avion, doit se rabattre sur la fabrication de motos après la première guerre mondiale. Elle n'a plus le droit de s'occuper de l'aviation. Ce sera le début des flat-twins qui seront l'image de marque de BMW durant de nombreuses décennies.
Or, à la fin des années 60, ça ne va pas très fort pour la très capitaliste BMW. La marque va profiter du statut spécial de Berlin pour y transférer son usine de production de motocyclettes et profiter d'aides d'état. On voit bien là que ces salopards de capitalistes acceptent l'intervention de l'état lorsque cela est à leur avantage. C'est pourquoi il convient de toujours plus haïr BMW. Au contraire, c'est le capitalisme qui aura raison de MZ qui ne parviendra pas à survivre longtemps à la réunification de l'Allemagne. Notre haine doit donc porter à la fois sur BMW mais sur l'ensemble du système capitaliste, la preuve en est faite.

vendredi 24 février 2017

La corrosion vous va si bien

Economie de peinture


Et Christophe Maciet me contacte pour me demander s'il peut me faire parvenir l'affiche pour la Fête de la Mobylette qu'il organise à Jaulnay dans l'Indre-et-Loire le 18 mai prochain. S'il n'est pas habituel de faire paraître sur ce blog des annonces de manifestations, je n'y suis absolument pas opposé et je trouve même la démarche intéressante.
Bien sûr, je ne serai pas présent à Jaulnay mais peut-être parmi vous se trouveront quelques personnes intéressées.

fête de la Mobylette

jeudi 23 février 2017

Bien plus cher que le plus cher des iPhone parmi les plus chers

L'information date d'il y a déjà quelques jours. Une personne a payé 243000 US dollars pour le téléphone de Adolf Hitler retrouvé dans les décombres de son dernier bunker berlinois en 1945. Il paraît que ce téléphone serait rouge et serait pourvu de la très règlementaire croix gammée ainsi que du nom du fürher (pour le cas où il ne se seQu'rait pas souvenu quel était son téléphone ?). Bref. Il s'agit d'un appareil en Bakélite© noire peint en rouge de la marque Siemens© et il aurait été utilisé pour donner plein d'ordres très importants mais qui n'a pas empêché l'issue funeste de cette guerre (pour les nazis, bien sûr).
La question est de savoir qui a pu débourser une telle somme pour un tel objet ? Je me demande combien j'aurais été prêt à payer pour un téléphone à la peinture écaillée qui ne fonctionne même plus. La charge historique ? Oui, sans doute. Au même titre que le caleçon de Mussolini ou le godemichet de Staline, oui. Qu'est-ce qu'un objet comme un téléphone, même peint en rouge, même décoré d'une croix gammée, même gravé du nom du dictateur, peut nous apprendre du régime nazi, des crimes nazis ? Rien. Je doute fort qu'il y ait un morceau de la voix de Hitler dans les fils de ce téléphone.
Il y a la charge symbolique. Posséder le téléphone utilisé par un chef d'état et de guerre complètement taré, ça doit faire classe, posé sur son bureau. L'histoire prétend que ce téléphone aurait été trouvé par un militaire britannique qui l'aurait offert à son fils qui s'est décidé à le vendre. Je ne sais pas la valeur que l'on peut donner à ce téléphone si l'on est pas soi-même taré. Il me semble qu'il faut nourrir une sorte de fascination pour le régime nazi. Collectionner des objets nazis, c'est voir dans ces objets des choses qui n'y sont pas. Si l'acheteur est un mec, peut-être qu'il a une petite érection lorsqu'il porte le combiné à son oreille, habillé qu'il est d'un uniforme de la SS.

téléphone nazi

mercredi 22 février 2017

Bagnole de frimeur

jaguar

mardi 21 février 2017

tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 26

Feuilleton collaboratif du mardi

lundi 20 février 2017

De belles motocyclettes à Marsac-sur-l'Isle

Il n'y avait pas que des automobiles anciennes à avoir les faveurs du public lors de l'exposition de Marsac-sur-l'Isle. On pouvait aussi voir de belles motocyclettes avec, entre autres, une Indian attelée, des Terrot, Peugeot et Motobécane en plus d'une Gnome-Rhone et de quelques anciennes anglaises et allemandes. Les amateurs de Honda étaient venus en force présenter leurs belles machines dont cette magnifique 1000 CBX à l'imposant moteur 6 cylindres en ligne.

Un moteur impressionnant
Du côté des anciennes, une Peugeot P108 se montrait sous ses plus beaux atours aux côtés d'une René Gillet bien intéressante également. Cette petite 250cc ne devait pas être un foudre de guerre mais elle était bien conçue et sa finition était de haut niveau.

Peugeot P108 ou René Gillet
Mythique et légendaire, la Honda 750 Four est en quelque sorte ce qui s'est fait de tout meilleur en matière de motocyclettes à son époque. Si elle fait aujourd'hui figure de "classique", il ne faut pas oublier qu'elle a incarné le modernisme en son temps. C'est toujours un plaisir d'en croiser une, surtout lorsqu'elle semble rouler au quotidien et qu'elle est en ce superbe état de restauration.

Une mythique Honda 750 Four
Exposée dans le bâtiment accueillant la vente aux enchères, une populaire et mal aimée 125 CZ de type 476. D'origine tchèque, cette petite moto a parfois été comparée aux MZ d'Allemagne de l'Est. La comparaison peut se concevoir pour la cylindrée ou la relative simplicité technique mise en œuvre mais l'Allemande lui était très nettement supérieure. Toutefois, il est amusant de savoir que cette CZ en bien piteux état que rien ne permet de penser qu'elle soit en état de prendre la route rapidement s'affichait avec une mise à prix de 1000 euros. Je suis curieux de savoir si elle a trouvé acheteur et à quel prix elle est partie.

125 CZ 476

dimanche 19 février 2017

Exposition d'automobiles et de motocyclettes à Marsac-sur-l'Isle

Vous pouvez aller voir les véhicules exposés, et éventuellement en acheter quelques uns lors de la vente aux enchères, aujourd'hui encore. Belle exposition de beaux véhicules. J'ai fait quelques images que je vous montrerai au gré de mon humeur du moment.
Pour commencer, une sélection de véhicules qui m'ont particulièrement plu. Hormis la Citroën Traction Avant cabriolet, des automobiles très anciennes dont une sans doute rare et de moi inconnue Alexandre Espine de course. Du moins, on peut le supposer en voyant le numéro d'inscription.

Automobile Alexandre Espine
Sur celle qui suit, il est amusant de voir où les concepteurs ont jugé bon de placer le coffre, entre le conducteur et le passager et les éventuels passagers relégués loin à l'arrière.

En route !
Une marque déjà plus connue avec une de Dion-Bouton déjà bien plus moderne. La carrosserie est déjà pensée comme un tout d'un bout à l'autre de l'automobile. On a placé des portes, la ligne est plus basse, c'est là, dans les grandes lignes, ce que l'on trouvera jusqu'à la fin des années 30.

de Dion-Bouton

Cette ALBA exhibe une petite peluche sur le bouchon de radiateur et est doté d'un très utile accessoire permettant de ranger son parapluie lorsqu'il ne pleut pas. A ce sujet, on note l'absence de pare-brise mais aussi la présence de deux gros phares laissant imaginer que l'on pouvait s'aventurer dans une nuit noire en toute sécurité.

ALBA
De 1939, cette Traction Avant cabriolet marque une évolution importante dans l'histoire de la conception automobile. Depuis quelques années, on ne monte plus en voiture mais on descend dedans.

Traction Avant Cabriolet 1939

samedi 18 février 2017

Heureux avec ma Renault

Renault 4cv

vendredi 17 février 2017

Avec du poil

Interdit par les vegans

jeudi 16 février 2017

Maisons-Laffitte

Château de Maisons-Laffitte
Mais vous pouvez tout aussi bien préférer perdre votre temps en allant voir les vidéos de Joseph signalées dans le dernier Fluide Glacial en suivant ce lien.

mercredi 15 février 2017

Anglaise au garage

Au garage

mardi 14 février 2017

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 25

Feuilleton collaboratif du mardi

lundi 13 février 2017

Particules fines agricoles

Tracteur des champs

dimanche 12 février 2017

Ça va, SAVIEM

SAVIEM JL23

samedi 11 février 2017

Folio

Feuille

vendredi 10 février 2017

Tout est sous contrôle

Ouf ! Plus de peur que de mal à Flamanville où un incident/incendie s'est déclaré récemment. La direction de la centrale nucléaire et le préfet se montrent rassurant, tout est à présent terminé. La population n'encourt aucun danger, il n'y a pas eu explosion mais détonation, seules cinq personnes ont été incommodées par des fumées. Rien de plus mais on note tout de même que l'un des deux réacteurs est à l'arrêt.
Sans être farouchement opposé à l'électricité nucléaire (je suis dépendant à l'électricité), je suis un peu inquiet quant à l'avenir de notre parc nucléaire vieillissant que l'on aura du mal à démanteler quand le temps sera venu de le faire. Pour le moment, à ce que j'en sais, une seule centrale nucléaire est en cours de démantèlement en France. Il s'agit de celle de Brennilis, un réacteur à eau lourde à l'arrêt depuis 1985. J'avais écouté une émission sur le sujet à la radio, une émission de Daniel Mermet si je me souviens bien, qui soulevait les questions du coût et de la méthode. Apparemment, aujourd'hui, trente-deux ans après l'arrêt de la centrale, on ne sait toujours pas bien comment faire pour démanteler le bouzin. La Cour des comptes notait par ailleurs en 2005 le coût de ce démantèlement à hauteur de 482 millions d'euros. 20 fois plus que ce qui avait été budgétisé.
Il est indéniable que, pour le moment, les accidents graves en lien avec des centrales nucléaires se comptent sur les doigts d'une main. Il est certain que la technique est maîtrisée mais il ne faut pas se voiler la face et refuser de se poser les questions embarrassantes qui accompagnent cette industrie. On ne sait pas quoi faire des déchets, on ne sait pas démonter les centrales, on n'a pas les moyens de renouveler le parc, on exploite et achète du minerai d'une manière qui ne nous honore pas toujours. Le nucléaire semble être derrière nous alors que l'on tente de monter et faire fonctionner les EPR. Ces EPR, réacteurs de nouvelle génération (troisième génération, même), promettent plus de sûreté et de rendement. Le problème est bien que pour le moment nous n'avons pas été foutus d'en faire un seul.
Les politiques nous bassinent avec les histoires de transitions énergétiques et semblent sortir un peu trop facilement de leur chapeau des solutions magiques. Les recommandations du réseau NégaWatt commencent par une réduction de la consommation en partant du principe que la meilleure énergie est celle qui n'est pas consommée. Sur le principe, je suis d'accord. Sur la mise en pratique, je crains que tout cela passe par des solutions qui ne seront pas du goût de tous et que nous allions au devant d'une société qui se divisera en deux groupes : ceux qui auront accès à l'énergie et les autres.

Pas d'inquiétude à Flamanville

jeudi 9 février 2017

Dénonciation

La paix, c'est plus chouette

mercredi 8 février 2017

L'humanité libérée de l'homme

Alors que l'intelligence artificielle nous émerveille chaque jour un peu plus, que l'on apprend qu'un ordinateur est désormais capable de bluff et de battre les meilleurs joueurs de poker, on entend aussi que des chercheurs réfléchissent à la mise au point d'un utérus artificiel à même d'accueillir un embryon, de le faire croître et grandir, à lui donner la vie, en libérant le corps de la femme de cette tâche pesante et envahissante.
Convient-il de se réjouir de tout cela ? Oui, sans aucun doute ! Libéré de l'obligation qui lui est faite de devoir réfléchir un peu et baiser beaucoup pour perpétuer son espèce, l'homme et la femme pourraont s'adonner à ce qu'ils savent le mieux faire. Vautrés dans leurs canapés et fauteuils, l'œil rivé à l'écran qui leur délivrera un flot continu de programmes de télé-réalité et de fictions affligeantes, ils pourront s'empiffrer de pop-corn et de soda sans plus se poser la moindre question. Accessoirement, ils pourront également faire la guerre ou l'amour grâce à leurs casque et combinaison de réalité virtuelle aptes à reproduire les sensations les plus folles.
Déjà, le genre humain n'a plus que faire de sa mémoire, tout écrite qu'elle est à travers Internet. Plus besoin d'avoir lu les poussiéreux bouquins des temps passés tant il suffit de faire une recherche dans cette mémoire collective pour en connaître l'essentiel. Qui aujourd'hui s'inquiète de l'orthographe à l'heure des correcteurs autographiques ? Bientôt, l'ordinateur sera en mesure de choisir au mieux les phrases adéquates lors de la rédaction d'un sms et les philosophes seront remisés sur les étagères oubliées des bibliothèques enfouies au profit de la pensée numérique omnisciente.
Mais dès lors, me demanderez-vous, à quoi bon préserver l'existence charnelle et biologique de ce genre humain si la machine fait mieux ? On peut bien se poser la question faute de pouvoir y apporter une réponse. Et si l'on ne peut pas répondre, c'est qu'il n'y a pas de réponse. Un fait est certain, l'espèce humaine ne sera pas présente sur cette planète jusqu'à la fin des temps. Cette planète a connu son lot d'extinctions de masse, il est plus que probable que la tectonique des plaques, la dérive des continents, ne s'arrêtera pas de sitôt, il est certain qu'un cataclysme violent finira par provoquer une nouvelle extinction de masse. Alors, adieu veau, vache, cochon, couvée ! Quelques bestioles subsisteront et la logique de l'évolution des espèces poursuivra son petit bonhomme de chemin. Jusqu'à la fois ultime où rien ne subsistera, pas même la plus ridicule bactérie mono cellulaire. La Terre sera déclarée morte et elle pourra attendre l'esprit tranquille l'explosion de son étoile pour disparaître tout à fait.
Le scenario est clairement établi, nous mourrons tous et tous nos enfants pareils. Alors à quoi bon continuer alors que la fin est écrite ? Pourquoi ne pas déléguer tout ce pataquès sans queue ni tête à des machines informatiques robotisées ? Laissons-les jouer aux cartes sans nous, laissons-les créer des chimères sans plus nous occuper de ces questions et quittons cette énorme blague sur la pointe des pieds sans sembler nous soucier de l'avenir plein de larmes et de sang.
On peut bien se cacher les yeux et faire mine de ne rien voir ou comprendre mais l'avenir tiendra ses promesses. Et il ne sera pas rose. Il semble assez certain que l'on va au devant de conflits importants, de crises majeures. Il y a d'un côté les problèmes d'ordre écologique qui vont entraîner d'autres problèmes bien plus graves. L'interdiction à la circulation des véhicules polluants dans les villes des pays riches paraîtra bien ridicule à l'heure où nous ne pourrons plus nous nourrir et que nous serons plus de huit milliards d'individus à vouloir goûter une miette du gâteau restant. Avec la Révolution Industrielle, nous nous sommes rendus dépendants de l'énergie. Aujourd'hui, sans énergie nous ne sommes plus en mesure de vivre. J'imagine assez mal des armées d'ouvriers agricoles armées de bêches et de houes partir à l'assaut des grandes terres pour faire pousser du blé en remplaçant tout le machinisme agricole. D'autant plus que, "veganisme" aidant, il sera inconcevable d'en revenir à la traction animale.
Bien entendu, la science et la technique seront là pour nous aider. Il n'est pas totalement illusoire de penser que le génie humain trouvera le moyen de créer des nutriments standardisés à partir de molécules puisées dans la nature et que ceux-ci pourront être distribués à toutes et tous sur la planète. Des unités de production alimentées en énergie renouvelable et inépuisable permettront à faire disparaître la faim dans le monde et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Sauf que si ça va trop bien, la population augmentera encore. Peut-être faudra-t-il limiter la population ? Il faudra définir des critères précis pour savoir qui a le droit de procréer. Quoi que non. On sait désormais que la procréation passera par des machines qui auront une base de gamètes et qui combineront tout ça selon un programme très élaboré visant à perpétuer l'espèce tout en la gérant en temps réel. Une petite modification génétique simple à faire assurera bien sûr que ces êtres d'un nouveau genre seront stériles. L'avenir est plein de promesses folles.
Et à quoi bon ? Si les machines peuvent jouer au poker entre-elles sans intervention humaine, pourquoi perpétuer le genre humain ? Pour appuyer sur les boutons et corriger des bugs informatiques ? Peut-être. Nous serions alors au services de l'ordinateur. Ça n'a aucun sens. L'ordinateur sera en mesure depuis belle lurette de programmer lui-même ce qu'il lui faudra de lignes de code. Non. L'avenir de l'humanité est de disparaître. Point.
Quoique l'on cause d'essaimage. L'homme irait conquérir de nouveaux territoires au-delà des galaxies. Je vous rassure, ni vous ni moi ne serons là pour vivre cette aventure palpitante. Par contre, et l'on peinera à y trouver matière à réjouissance, il n'est pas impossible que nous soyons encore là lorsque les peuples entreront dans une guerre colossale pour la survie. Combien de temps nous reste-t-il avant le grand chaos ? Une dizaine ? Une vingtaine d'années ? Cultivons notre jardin, qu'il disait...

Procréation déléguée

mardi 7 février 2017

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 24

Feuiileton collaboratif du mardi

lundi 6 février 2017

Quand t'as les boules

C'est une photo qui date un peu. Près de deux ans, tout de même. Elle a été prise à Périgueux, sur les allées du Tourny où, traditionnellement, les joueurs de pétanque se retrouvent. Sur un platane, il y a cette planchette qui, je le suppose, sert à marquer les points. Je le suppose mais je n'en suis pas certain non plus. Je connais mal les règles du jeu, je ne sais pas sur combien de points se joue une partie. Je pourrais trouver l'information en cherchant sur Internet mais je préfère garder le mystère intact. Et puis, sans doute, quelqu'un parmi vous saura en dire plus.
Mais ce n'est pas tant le fait que cette planchette serve à ceci ou à cela qui m'a intéressé. C'est bien plutôt le fait que l'arbre, dans sa croissance, soit en train de la bouffer patiemment. Un jour, peut-être que l'on ne la verra peut-être plus du tout.
J'ai retrouvé cette image en testant un truc sur un ordinateur. Je me suis dit que j'allais pouvoir l'utiliser pour faire un billet facile qui ne mange pas de pain.

Arbre à boules

dimanche 5 février 2017

Imagination débordante

En ces temps incertains au cours desquels le doute dispute la place à l'imprévisible absolu, il est pourtant au fur et à mesure que l'horizon se fait plus clair quelques certitudes qui semblent apparaître dans le lointain brumeux. Nous attendions Hillary Clinton et ce fut Donald Trump. Nous attendions Alain Juppé et François Fillon gagna. Nous attendions Manuel Valls et Benoît Hamon remporta la gagne. Alors, nous nous étions habitués à l'idée que Fillon serait le prochain président de la République. Nous étions abattus, nous étions résolus, nous étions résignés.
Et puis, ces derniers temps nous ont expliqué que Fillon ne le sera sans doute pas. Par la grâce d'une Pénélope semblant s'emmerder ferme à Sablé-sur-Sarthe, le candidat préféré des électeurs de droite de notre pays, le monsieur Propre aux 500 000 emplois supprimés dans la fonction publique, le héraut du libéralisme sourcilleux, le chantre de la pensée droitière, tombe en torche devant les yeux hébétés de tout un tas de personnes s'étant acquittées d'une taxe de quatre euros pour le désigner pour champion. Je ne vous cache pas le plaisir immense occasionné pour moi par cette affaire.
Du coup, les Laids Républicains vont probablement connaître quelque difficulté à s'en remettre dans l'immédiat. Si le candidat Fillon pratique une forme de coitus interruptus, on ne sait pas trop ce qu'il va se passer. Juppé a dit qu'il refusait de jouer le rôle du plan B. On peut imaginer un plan C avec Sarkozy qui reviendrait mais bon. Ce que l'on peut penser, ce pour quoi nous pouvons nous réjouir, c'est que pour la droite, c'est plié.
Chez les socialistes, on espérait beaucoup d'un Manuel Valls au libéralisme moderne qui n'a presque rien à envier à un candidat de droite. Pourquoi et comment Benoît Hamon est-il arrivé devant ? Il y a eu la grosse bourde de Valls annonçant qu'il supprimerait le 49.3, bien sûr. Ça n'est pas passé, ça. On a pu avoir le sentiment que l'on se foutait de notre gueule.
Une fois Hamon élu, le PS a montré son vrai visage. On a entendu des voix annoncer que l'on refusait ce candidat et que l'on allait se permettre de ne pas le soutenir. On a vu des socialistes se rapprocher de Macron. Il convient de mépriser ces personnes. Enfin, un bon point est à relever de cette aventure. Cela permet de montrer le véritable visage de ce qu'est devenu le Parti Socialiste. Le PS est mort, j'espère bien qu'il ne s'en relèvera pas et je suis prêt à prêter une pelle pour creuser sa tombe. Un trou bien profond avec plein de terre bien tassée par dessus.
Macron, il attire je ne comprends pas qui mais il paraît qu'il est attirant. Ses idées ne sont pas les miennes. Je ne comprends vraiment rien à ce personnage. Je le trouve désagréable et faux. Hier, j'ai eu l'occasion de voir une partie de son discours lyonnais sur un écran de télévision. C'était creux. D'après ce que j'ai compris, il pourrait attirer à lui des personnes de gauche et de droite. Bon. Je ne comprends pas et ne vais donc pas m'appesantir sur son cas. C'est trop difficile de chercher une forme de logique ou de rationalité dans le fait que l'on puisse espérer ce Macron pour prochain président. J'ai entendu que, entre autres, Ségolène Royal rejoindrait les rangs des soutiens au mouvement En Marche !. Bien. Il me semble avoir entendu que Strauss-Kahn, dans l'ombre, le soutiendrait aussi. Voilà. Le PS est mort et ce n'est pas dommage.
On ne sait pas ce que va faire François Bayrou mais il y a un candidat qui m'intéresse de plus en plus, c'est Mélenchon. Et pourtant, Mélenchon ne parvient pas à me convaincre tout à fait. Parfois, je trouve qu'il fait trop dans l'approximatif excité. Il ne m'est pas antipathique, je partage pas mal d'idées avec lui et vais sans doute le soutenir et voter pour lui. Au moins, il n'a pas de discours libéral et, je le pense, est assez sincère dans ses idées de gauche. Le problème tient dans la question que l'on se pose souvent à l'écoute de ses propositions : est-ce que tout cela est faisable ?
Avec le Brexit et l'arrivée de Trump, les idées économiques et politiques de Mélenchon me semblent prendre plus de sens. Sortir d'une Europe trop libérale quitte à créer une autre Europe plus sociale avec ceux qui le veulent, l'Espagne, la Grèce, l'Italie, par exemple, pourquoi pas ? Evidemment, je ne suis pas en mesure de calculer ce que l'on y gagnerait et ce que l'on y perdrait. Je me dis toutefois qu'il est temps de s'émanciper de ce système économique dicté par les USA et que Trump peut nous y aider. Le problème des idées libérales est qu'elles sont proposées depuis des décennies comme indiscutables par la gauche et par la droite. Seuls les partis de gauche et d'extrême gauche vont à l'encontre de cette idéologie et de son supposé fatalisme. Depuis des décennies, on nous raconte, au mieux, que le tout n'est pas bon dans le libéralisme mais qu'il faut composer avec. Les quelques maigres promesses d'avancée sociale faites par ce libéralisme n'ont aucun sens, finalement. On voit bien que le sens de l'histoire dictée par le libéralisme est l'abrogation de toutes les avancées sociales, justement. Et dans tous les domaines, que ce soit l'éducation, la santé, le monde du travail, le temps de la retraite voire même la sécurité. Au nom du libéralisme, les états ont été conduits à réduire leur rôles et à se désengager dans tout un tas de domaines. Les états ont été amenés à mettre en place des stratégies fallacieuses pour remplir leurs caisses. Sous couvert de sécurité routière, on a placé des machines à générer des revenus sur le bord des routes, par exemple.
Récemment, Martin Hirsch appelait à supprimer les mutuelles et assurances de santé pour les intégrer à la Sécurité Sociale. Cela me semble évident. Je pense et espère que nous sommes en 2017 à l'aube d'un nouveau système de pensée. Mais pour que ces idées remportent la mise, il faudrait sans doute que les partis de gauche parviennent à s'entendre. En clair, il faudrait que Mélenchon, Hamon, les frondeurs socialistes, certains écologistes, parviennent à s'entendre. La grosse difficulté sera alors, bien entendu, que la moitié de la population française est et restera acquise aux idées de droite et à celles du libéralisme. Et du coup, tout cela restera sans doute du domaine du rêve un peu fou.
Il est bien difficile d'écouter aujourd'hui ce que nous disent les sondages et études d'opinion. Il est bien possible que l'extrême-droite aura quoi qu'il en soit un nombre important de voix. Il est assez peu probable que la gauche puisse réellement tirer son épingle du jeu mais face à la déconfiture de la droite assez inespérée, pourquoi pas ? Ça peut valoir que l'on essaie.

Finissons-en avec le PS

vendredi 3 février 2017

Trac' Cab'

Traction Avant

jeudi 2 février 2017

Ces feuilles qui n'en finissent pas de mourir

feuille

mercredi 1 février 2017

Prix Krospenfüger

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