décembre 2016 (32)

samedi 31 décembre 2016

Modeste, pompons les idées

Jusque là tout va bien

vendredi 30 décembre 2016

Pour avoir la patate

J'ai ressorti un iBook de 2001 pour ce billet. C'est un brave iBook G3 cadencé à 700 MHz qui tourne sous Mac OS 10.4.11. Une antiquité, un système dépassé, et pourtant, ça fonctionne. Très bien, même ! Cet iBook a une histoire un peu compliquée. On me l'a donné et il ne fonctionnait plus. J'avais un autre iBook du même âge qui ne fonctionnait plus non plus. Deux modèles différents. L'un avec un écran de 14" et l'autre avec un écran de 12". Un écran plus grand pour celui que l'on m'a donné mais le même nombre de pixels[1]. Ils sont juste plus gros sur le 14".
Le point faible de ces iBook G3 est bien connu. La puce graphique a la fâcheuse tendance de se dessouder. Il semble que cela affecte plus les petits que les grands modèles. Vu le coût d'une réparation, la plupart des iBook atteints par ce problème de conception ont fini leur vie soit à la déchetterie soit comme donneur d'organe. J'avais donc un 12" malade et voilà ce 14" qui arrive. Lui, son problème était que son disque dur était foutu. Parce que je ne risquais pas grand chose, j'ai prélevé le disque dur de l'un pour le placer dans l'autre. Il n'y a même pas eu besoin de réinstaller le système.
Curieusement, cet iBook que j'utilise aujourd'hui est plus agréable à utiliser que le pourtant plus récent et plus puissant PowerBook 12" dont je vous parlais l'autre jour. A l'usage, pour des opérations basiques, il est tout aussi rapide que son plus noble successeur. Il est surtout plus silencieux. Si je peux aujourd'hui aller sur Internet et rédiger ce billet, c'est grâce aux efforts et au travail de la communauté qui maintient un navigateur pour les anciens Macintosh. L'équipe de TenFourFox parvient à proposer un navigateur basé sur Firefox avec toutes les mises à jour nécessaires. Je trouve cela assez fantastique qu'une équipe donne de son temps pour permettre à des personnes d'utiliser des machines qui aujourd'hui ne valent plus rien et sont de moins en moins nombreuses.
Le seul vrai problème de ce portable que j'utilise à l'instant, c'est que sa batterie est morte. Elle n'est même plus reconnue par le système. Du coup, il faut le laisser connecté au secteur par son chargeur si l'on souhaite l'utiliser. Ce n'est un vrai problème que si l'on veut l'utiliser hors de chez soi, ceci dit. Sinon, on peut se connecter en WiFi sans difficulté, écrire du texte, relever et écrire son courrier électronique et même trafiquer des images avec une vieille version de Photoshop. De là à dire que je pourrais laisser tomber mes machines plus récentes pour n'utiliser que des machines d'un autre âge, il ne faut pas pousser non plus. Dès lors que l'on sort d'une utilisation sommaire de l'ordinateur on prend bien conscience de sa lenteur et de son manque de puissance de calcul.

Et alors ce matin j'ai eu l'envie de faire une dessin. Ça a commencé par la recherche d'un objet égaré que je n'ai pas retrouvé. Vous n'avez pas idée de combien ça peut m'énerver de ne pas retrouver ce que je cherche. C'est de ma faute, aussi. Je fais tout pour ne pas savoir où seront ces objets. J'entretiens un bordel sans nom propice à provoquer l'égarement. Et puis, ça m'occupe de devoir chercher. Et aussi, ça permet de retrouver des trucs oubliés. Ça fait parfois des bonnes surprises. Ainsi, je laisse traîner partout des dessins finis ou pas, parfois juste des brouillons, qui savent à l'occasion me lancer sur une nouvelle idée.
C'est exactement ce qui s'est passé ce matin. Je cherchais un machin et paf, je retrouve un bout de dessin crayonné. Qu'est-ce que j'avais eu l'intention de faire ? Mystère. L'histoire ne le dira pas. C'était un début de véhicule, juste une roue et une sorte de cabine mal définie. Je suis incapable de vous expliquer ce qui m'a conduit à dessiner un camion de transport de pommes de terre. Il est raisonnablement rare que je pense à des pommes de terre le matin, entre deux cafés. Mais là, c'est arrivé. Je ne sais pas si je dois m'en inquiéter. Cela ne me semble pas très grave de penser à des pommes de terre. Il y a des obsessions pires. Et puis, il n'y a rien de sexuel dans ces pensées. Elles restent pures. Distantes, même. Je n'ai pas de passion pour les pommes de terre. Je les considère un peu comme des tubercules tout juste bonnes à manger avec de la graisse de canard, de l'ail et du persil. Le soir, vers 18 heures en hiver, un peu plus tard en été, oui, je le reconnais, je peux penser aux pommes de terre en me disant que j'en éplucherais bien quelques unes pour le repas que commence à réclamer mon estomac et mon cerveau mais le matin, entre deux bols de café, non, normalement ça ne m'arrive pas.
J'avais l'idée des pommes de terre, j'avais l'idée d'un véhicule qui, pourquoi pas, pourrait être un camion, j'ai combiné les deux pour un dessin. Je l'ai crayonné tout bien comme il faut et puis je suis passé à l'encrage avec le pinceau du moment. Vous ne vous rendez pas forcément compte de cela si vous ne pratiquez pas mais ça peut être long un encrage. Lorsque j'ai eu terminé, il était 11 heures passées. Alors, je me suis dit que je pouvais tout aussi bien continuer à perdre mon temps en numérisant le dessin et en foutant de la couleur dessus. Ça a donné ça.

las patatas se cocinan


L'épais brouillard de ce matin ne semble pas vouloir se lever. Ce pourrait être une superbe occasion pour sortir l'appareil photo mais j'ai la flemme. Je préfère rester chez moi et poursuivre ce billet évolutif. J'ai deux ou trois trucs à faire. Des diapositives familiales à finir de numériser par exemple. Il y a aussi un site Internet sur lequel je devrais travailler. Bon. Pas trop envie pour le moment. Il faudrait aussi que je sorte pourtant. Braver le froid et le brouillard, ce n'est pas là ce dont je rêve pour le moment. Et pourtant, il va bien falloir que je me décide à mettre le nez dehors avant la nuit. Je me donne encore une heure pour me décider. Je me cale sur les programmes de France Inter que j'écoute d'une oreille molle en rédigeant ce billet[2]. Là c'est le début du tunnel que je n'apprécie pas beaucoup. Entre 15 heures et 17 heures, c'est parce que je suis fainéant que je ne coupe pas le son. Le matin, c'est l'émission de 10 heures que je ne supporte pas. Il en faut pour tous les goûts. Curieusement, je ne regrette pas tant que ça Daniel Mermet qui a pourtant été aux commandes de l'une des émissions que j'ai préférée durant pas mal d'années. Il avait fini pas me lasser un peu. Je suis allé voir quelques fois son site Internet sur lequel il promettait de continuer son œuvre. Ça a fini par m'éloigner de lui. Une fois, j'ai tenté de lui donner un dessin sur un sujet d'actualité. Je ne sais plus quoi au juste. Pas de réponse. Bon, possible que mon dessin n'était pas excellent. Le problème, c'est que lorsque je vois ses dessins à lui, j'en arrive à penser qu'il n'est peut-être pas impossible, finalement, qu'il n'en voit que par sa personne.
L'éviction de Frédéric Lodéon, je me suis dit que ça allait peut-être injecter du sang frais dans le programme de musique "classique". Lodéon rabachait un peu trop, on entendait et entendait encore trop souvent les mêmes auteurs, les mêmes pièces, les mêmes anecdotes. Je l'ai vite regretté le bon Lodéon ! Cette saison, c'est Vincent Josse qui a la charge de parler musique sérieuse à l'antenne. Ce n'est pas qu'il soit désagréable mais il m'endormirait presque. Quand j'y pense, je lui coupe le sifflet.
Par contre, j'essaie de ne pas rater l'émission de Charline Vanhoenacker et Alex Vizorek. J'aime bien le ton, la bonne humeur, l'irrévérence et la pêche que l'équipe déploie.


15h46. Faut que je bosse. C'est pas raisonnable de rien foutre à ce point. Je vous laisse là pour le moment et, peut-être, je repasserai dire des conneries avant la fin de la journée.

Notes

[1] 1024x768 pixels

[2] on dit bien "être dur de la feuille"

jeudi 29 décembre 2016

Radio France nous brouille l'écoute

Grandes ondes

mercredi 28 décembre 2016

Un Peugeot qui n'ira pas plus loin

Retour aux vieilleries. Ce matin, je cherchais une photo un peu ancienne, faite il y a bien trois ans. J'ai plongé dans les archives et l'ai retrouvée. Alors, j'ai été happé par cette envie soudaine et parfaitement ridicule de regarder tout un tas de ces vieilles photographies et ça m'a amené à une réflexion qui ne me plaît pas des masses, pour tout vous dire.
À l'évidence, j'avais plus d'idées il y a trois ans qu'aujourd'hui. Plus d'idées, plus d'imagination. C'est un coup à vous ruiner le moral, une constatation pareille. Je me suis demandé pourquoi les idées semblaient apparaître plus facilement, presque à mon insu. Évidemment, j'ai vieilli. Ça peut constituer un début d'explication. J'ai vieilli, le cerveau marche moins bien, est moins vif, c'est comme ça, on n'y peut rien. Que l'on n'y puisse rien changer, c'est un fait mais ça n'empêche pas que c'est rageant. Et inquiétant aussi ! Si je peux constater la décrépitude sur seulement trois années, ça n'augure rien pour les temps à venir. Je suppose que le cerveau se dégrade de plus en plus vite. Si ça se trouve, dès 2017 je ne serai plus capable de faire quoi que ce soit. J'en suis tout abattu. Chienne de vie de merde.
Si encore je notais une stagnation, bon, je me ferais une raison. Ce ne serait pas réjouissant mais, au moins, j'aurais l'idée que je pourrais toujours produire à qualité égale pour les années prochaines. Mais non. Il s'agit de régression. Je suis presque nostalgique de ces temps aujourd'hui lointains où tout me semblait possible. Je dessinais mal, j'étais un piètre photographe, je ne comprenais pas grand chose des questions informatiques mais j'avais comme une faim d'apprendre et, surtout, une capacité d'apprentissage qui me fait tellement défaut aujourd'hui. C'est bien triste.
Toutefois, en regardant ces anciennes photographies je me suis aperçu que je pouvais aujourd'hui faire mieux pour leur traitement. C'est tout l'intérêt de conserver les fichiers bruts issus de l'appareil photo. Vous pouvez toujours revenir dessus pour refaire un "développement" numérique. Je me suis pris au jeu et choisis de m'attaquer à quelques images. Je me suis dit que, peut-être, je m'intéresse plus à l'aspect technique qu'autrefois. En fait, c'est peut-être aussi que j'arrive encore à apprendre. Les logiciels évoluent, j'essaie de les utiliser, il me semble normal — et donc pas inquiétant — que je parvienne à obtenir des résultats aujourd'hui que je ne parvenais pas à avoir hier. C'est donc une mauvaise piste.
La technique, c'est un truc chiant pour quelqu'un comme moi qui suis à peu près autodidacte en tout. Il y a tout un tas de trucs que je pressens mais comme je n'ai pas le savoir il faut que j'essaie de réinventer en expérimentant. C'est une perte de temps et, souvent, je dois me contenter de ce que j'ai pu tenter de comprendre d'une technique possible. Je pense que c'est aussi un frein à l'évolution. À tourner en rond autour d'un problème et à se satisfaire du moins pire, on n'a plus le cœur à créer.
Enfin bon, je ne suis pas un artiste non plus, hein ! Je sais bien qu'il y a plein d'artistes qui ont créé une œuvre en se contre-balançant de la technique. Je n'ai pas l'esprit assez bien tourné pour qu'il en sorte des trésors d'imagination. Mon ambition est de produire honnêtement des choses acceptables. J'aurais aimé pouvoir me créer un style au lieu de naviguer entre les styles des autres qui m'influencent et à qui je pique ceci ou cela. Souvent, on fait comme on peut et ce n'est déjà pas si mal. C'est toujours mieux que ne rien faire du tout, à mon avis.
Bref. Ça sert à rien de se lamenter sur mon malheur bien ridicule. Il est bien préférable de se réjouir de pouvoir encore s'amuser à perdre un peu de temps à triturer des curseurs, des courbes, des boutons dans des logiciels, à pouvoir presser un déclencheur et à tourner des bagues sur un appareil photo, à s'amuser avec une bête feuille de papier et un vulgaire porte-mine ou un pinceau trempé dans de l'encre. Passer une bonne heure à pester parce que ça ne va pas comme je veux sur un dessin et, finalement, m'apercevoir que je suis arrivé à quelque chose qui m'amuse, c'est une belle récompense. Des fois, ça ne fonctionne pas et c'est la vie. Pareil pour la photo. Un moment, j'ai tenté d'appliquer une méthode plébiscitée par bien des photographes amateurs ou professionnels. J'ai jamais rien pigé au truc et, du coup, j'ai foiré pas mal d'images à vouloir trop bien faire. Aujourd'hui, je suis revenu à une approche plus approximative et je ne m'en porte pas plus mal. J'essaie de faire au mieux à mon idée. Il faut oser oser de temps à autres.
Le vrai truc qui me fait défaut et que j'aimerais développer, c'est le sens de l'imagination. Pour moi, l'imagination est vraiment un sens au même titre que les autres. Pas très souvent, j'ai une idée qui me traverse. Là, ça peut être jouissif. Surtout si je sais quoi en faire, comment la mettre en dessin ou en photo ou en texte. Il m'arrive de la noter pour plus tard et il m'arrive que plus tard j'en fasse effectivement quelque chose. Je suis persuadé que l'imagination peut se travailler mais j'ai aussi conscience que nous n'avons pas tous la même faculté à imaginer. Moi, il me faut du temps. Je suis un lent. Il faut que l'idée s'incruste quelque part dans le cerveau et qu'elle fasse sa vie. Je n'ai pas un esprit fulgurant du tout et, après tout, il faut faire avec. La photographie ne laisse qu'une place assez limitée à l'imagination une fois qu'elle est faite. Pour réussir une bonne photo, il faut avoir l'esprit un peu rapide. Pas pour tous les styles. Un photographe paysagiste doit savoir imaginer ce que sera le paysage à telle heure de la journée avec telle lumière. C'est un esprit patient, contemplatif, dont il a besoin. Un photographe de rue, lui, aura besoin d'un esprit ouvert et à l'écoute de tous les instants. Il lui faudra imaginer en un moment ce qu'il va se passer. Il peut provoquer un peu, bien sûr, mais il lui faut une imagination instinctive. J'ai eu le plaisir de rencontrer de très bons photographes et j'ai remarqué qu'ils étaient incapables d'expliquer leur démarche. Tout est comme s'ils voyaient la photo avant de déclencher.
Chez les dessinateurs, ceux que je préfère sont ceux qui n'ont visiblement pas qu'une maîtrise de la technique. Je lis un peu de bandes dessinées et les auteurs qui m'ennuient sont invariablement ceux qui dessinent bien (ou pas) mais qui s'arrêtent à la technique, qui n'ont pas grand chose à dire ou qui ne savent pas comment le dire. Je pense à l'instant à Folon qui est un dessinateur qui a été encensé et qui m'a toujours laissé très froid. Je n'ai jamais rien compris à ce qu'il cherchait à dire et je n'ai jamais aimé non plus son dessin. Pour ma part, j'ai eu l'idée de ne rien avoir à dire de spécial et de le retranscrire au mieux dans mes dessins. C'est pas bien glorieux.
Et donc, en regardant les photos un peu anciennes conservées sur un bien brave disque dur, j'ai eu l'idée d'en retraiter quelques unes dont celle d'un vieux fourgon Peugeot D4A qui finissait ses jours dans une casse en 2013. J'ignore s'il existe encore. Je n'ai jamais aimé ces fourgons. A l'époque où il s'en trouvait encore couramment en circulation, je leur préférais les HY Citroën et, bien sûr, les Renault Goélette ou apparentés. Je n'ai jamais aimé non plus l'Estafette Renault et, curieusement, ne suis jamais parvenu à considérer le Kombi VoksWagen comme un utilitaire. Trop sympathique et rigolo, sans doute.

Peugeot D4A

mardi 27 décembre 2016

La Peste, elle invente le journalisme de proximité

Avec plus de 900000 visites par jour, le Gorafi est peut-être un des organes de presse le plus consulté en France. Je pensais à cela l'autre jour en voyant ce nombre de clics quotidiens. Je ne sais pas si ce nombre est exact mais je ne peux pas douter que le Gorafi créé par Pablo Mira et Sébastien Liébus soit un beau succès de fréquentation.
Alors, certainement, le Gorafi n'est pas un organe de presse sérieux. Oui, effectivement, le Gorafi s'affiche comme un "journal" parodique, pasticheur, humoristique, dans la droite ligne du défunt "Infos du Monde". Mais dans le fond, le Gorafi, mine de rien, donne en creux de vraies informations. Enfin non, il ne faut peut-être pas exagérer non plus. Disons que le Gorafi, en se moquant des informations relayées par la presse, en parodiant ces informations, en faisant un pas de côté, donne à ses lecteurs une distance par rapport à cette actualité parfois sans aucun intérêt.
Finalement, il est assez simple de faire dans la parodie. Il suffit de laisser les journaux, les radios et télés, les sites d'informations aussi, faire le travail et de reprendre tout ça en saupoudrant de l'humour à la grosse louche. Le Gorafi n'invente pas grand chose mais se nourrit de tout. Le succès du Gorafi (que je ne lis que vraiment très occasionnellement) en dit pas mal sur la désaffection que nous avons envers la presse sérieuse.
Je ne lis plus beaucoup la presse. De temps en temps, je vais voir le site de Sud-Ouest pour voir ce qu'il a pu se passer près de chez moi. C'est idiot puisque je m'en fous mais j'assume. Et là, je comprends combien il est important pour la presse d'attirer le plus grand nombre pour pouvoir vivre de la publicité. Sud-Ouest aime plus que tout les affaires en relation avec la sécurité routière et ne manque pas de relayer le moindre accident de la route en tenant un décompte macabre des morts de l'année. La plupart du temps, je constate qu'il ne s'est rien passé de bien intéressant en Dordogne, pas beaucoup plus dans la région, à peine plus à l'échelle nationale ou mondiale.
Ce n'est pas qu'il ne se passe rien en Dordogne, en France, dans le monde. C'est que pour les rédacteurs en chef il ne se passe rien qui puisse rapporter des sous. Je sais bien qu'un journal est avant tout une entreprise qui doit vivre et donc se vendre. Depuis que je suis petit, je ne comprends pas pourquoi il y a chaque jour des journaux télévisés toujours de la même durée et toujours au mêmes horaires alors que l'actualité n'est pas de la même importance tous les jours.
La Peste a inventé la presse. Vu qu'il ne se passait pas grand chose de bien notable, l'intérêt de ses articles était assez maigre. Le nombre de lecteurs étant des plus restreint, l'expérience ne dura que le temps de quelques années avant de tomber dans l'oubli.

La Peste reporter près de chez lui

lundi 26 décembre 2016

Document exceptionnel

Ne reculant devant rien, le Blog qui nuit (très) grave ! n'a pas hésité à se rendre aux confins de l'espace-temps pour rencontrer le Créateur à l'instant même où il mettait la dernière main à son œuvre, la création de moi. Nous avons eu l'honneur de nous voir accorder une courte entrevue fort instructive qui explique bien des chose et, notamment, le pourquoi du repos le septième jour. "J'ai peut-être fait une connerie divine en inventant le Neg'ita", nous confiait dieu, penaud et embarrassé. C'est avec une émotion réelle que nous avons pu assister en direct à notre création et nous avons pu constater combien dieu était fier et content de nous avoir si parfaitement réussi. Nous avons été agréablement surpris par la gentillesse et la bonhommie de dieu, par sa disponibilité — "Vous savez, j'ai tout mon temps", nous précisa-t-il — et par son enthousiasme. Nous lui avons demandé quels étaient ses futurs projets. Dieu nous expliqua qu'il n'avait pas d'idée bien précise, qu'il allait se contenter de regarder son univers vivre sa vie pendant quelques milliards d'années et qu'il passera à autre chose lorsque cela commencera à trop l'ennuyer. Avant de nous quitter, nous eûmes droit à une bonne lampée de Neg'ita et nous pouvons vous assurer que nous avons eu bien de la chance de ne pas croiser les forces de l'ordre lors de notre trajet retour.

popote divine

dimanche 25 décembre 2016

Dieu, la sodomie et ces sortes de choses

S'il y a un point sur lequel ceux que la question de dieu turlupine peuvent s'entendre, c'est qu'il ne peut être supérieur à l'unité. Pour les athées, dieu=0, pour les croyants, dieu=1. Et ceci même pour le cas des religions polythéistes dans lesquelles, à ce que j'en sais, il existe toujours l'idée d'un dieu supérieur aux autres. Je ne me prononce pas pour les hommes les plus anciens pour qui, me semble-t-il, on ne sait rien des croyances, ou pour les civilisations disparues pour qui nous ignorons trop de leurs mœurs et croyances.
Qu'il y ait peut-être eu une certaine croyance en quelque chose chez ceux qui ont érigé les pierres de sites préhistoriques ou peint dans des cavités ou ailleurs, ce n'est pas impossible mais je pense savoir qu'il est impossible d'en dire plus. Parce que je ne sais rien non plus des croyances des animistes, je ne parlerai pas ici de leur cas. De plus et pour être honnête, je préviens que je ne sais pas grand chose non plus des religions qui me sont le plus proche, soit parce qu'elles le sont culturellement soit parce qu'elles le sont géographiquement. Et enfin, je rappelle que je ne suis ni croyant ni athée (et agnostique pas plus) en cela que j'ai réfléchi et suis arrivé à la conclusion que la question ne me concerne pas et que je n'ai donc aucune raison de perdre du temps avec elle.
A la lumière des lignes précédentes on ne manquera pas de trouver pour le moins curieux le fait que je prétende n'avoir pas de temps à perdre avec la question religieuse et celui que, pourtant, je sois bien effectivement en train d'en perdre en rédigeant ce billet. A cela je réponds que je ne suis pas à une incohérence près, que je me donne le droit de faire ce que je veux et que je rédige ce billet aussi pour faire fonctionner un bon vieux PowerBook G4 12" 867 MHz de 2003.
On ne sait pas grand chose de l'apparition de l'idée de dieu dans la tête des hommes. On peut imaginer que cette idée est survenue afin d'apporter une réponse pratique à des questions complexes ou à des peurs profondes. La peur de la mort, de sa mort inéluctable, peut expliquer le besoin de croire en une vie après cette mort. Je ne suis pas sûr du tout que ce soit plus cette prétendue peur de la mort plus que la peur du tonnerre ou de la nuit qui ait conduit à l'invention de dieu. C'est peut-être la conjonction d'un peu tout cela. Quoi qu'il en soit, l'idée de dieu ou d'un être suprême est assez répandue et alors soit elle est apparue en plusieurs lieux et époques dans l'histoire de l'humanité soit elle est très ancienne et a toujours accompagné l'homme. On n'en sait rien et on n'en saura jamais rien de précis.
Chaque religion pense croire en un vrai dieu plus vrai que celui des voisins et même si elles croient en un même dieu elles se sont senti obligées d'inventer une cosmogonie ou une mythologie propre. Parmi ces religions sont les chrétiennes. Elles ont en commun de croire en un type du nom de Jésus, fils de dieu et envoyé sur Terre pour racheter le péché originel. Et qu'est-ce que c'est, le péché originel ? C'est la faute initié par Eve dans le jardin d'Eden qui, influencée par un serpent, aurait fait croquer le fruit défendu à Adam. A la suite de cela, dieu qui n'était pas content du tout expulse ces deux premiers représentants de l'humanité du paradis. Alors, déjà, pour croire à l'histoire de ce Jésus, il faut croire à l'histoire d'Adam et Eve. Parce que si on ne croit pas à ça, il n'y a pas de péché originel à racheter et ça va pas du tout, vous voyez le topo ?
Bref, aux alentours de l'équinoxe de printemps d'avant l'ère chrétienne, il y a une femme vierge du nom de Marie qui se retrouve enceinte pour cause qu'elle a ouvert la porte à un saint esprit qui passait par là. Pourquoi elle ? Je n'en sais rien. Marie qui est simple ne se doute de rien mais elle porte le fils de dieu dans ses entrailles qui sont bénies. Joseph, son mari, est charpentier et il ne va pas trop chercher à comprendre comment sa Marie se retrouve avec un gros ventre alors qu'elle est vierge tout bien comme il faut. Lui, allez savoir pourquoi, il n'a même jamais couché avec elle alors hein !
Pourquoi est-ce que, vers le solstice d'hiver, Joseph et Marie se retrouvent dans un coin paumé à devoir quémander une place dans une étable pour l'accouchement qui s'annonce pour dans pas longtemps. Peut-être que Joseph avait trouvé un boulot par là ? Enfin peu importe. L'enfant naît, c'est un garçon, on va l'appeler Jésus et il va y avoir une affaire d'étoile dans le ciel avec des rois mages qui vont venir apporter des cadeaux. Du coup, comme qui dirait, ces rois mages seraient un peu les ancêtres du Père Noël d'aujourd'hui, en quelque sorte.
Et donc, le petit Jésus il tête les seins de Marie et ça lui profite bien puisqu'il survit et grandit. Les années passent et à un moment Jésus qui est à présent un beau et grand jeune homme avec une barbe bien taillée et beaucoup de charisme commence à faire des petits miracles. Et il y a des personnes qui voient qu'il a fait des miracles et alors ils se disent que ce Jésus là, c'est pas n'importe quel Jésus et même qu'il pourrait bien y avoir un petit quelque chose de divin chez lui. Je ne me souviens pas de tous les miracles. Il y a la fois où il marche sur l'eau, celle où il fait du vin avec de la flotte, celle où il redonne vie à Lazare qui était mort. A chaque fois, il y a de plus en plus de personnes qui sont subjuguées d'avoir la veine de voir de leurs yeux des miracles en temps réel et pas des trucs de prestidigitateur. Du vrai pur miracle vrai de vrai garanti sur facture.
N'empêche qu'à un moment il y a des personnes, on dit que c'est des apôtres. Je vous laisse le soin d'aller voir dans le dictionnaire ce que ça veut dire. Il ne faut pas confondre avec l'épeautre qui est une sorte de blé qui revient à la mode. Et parmi ces apôtres, il y en a un qui est mauvais et méchant et qui en plus à un sale nom de type qui observe par un trou dans la porte qui va vendre Jésus aux Romains pour quelques dizaines d'euros. A ce sujet (bien que ça n'a rien à voir) j'ai une épatante recette de punch, le punch Pilate. Je vous la dirai un jour. Notons d'ailleurs que le rhum n'existait probablement pas à Rome et que, de ce fait, il est peu crédible qu'il ait existé une recette de punch à l'époque. Fût-il Pilate. Par ailleurs, la pierre ponce devait, elle, exister mais rien ne permet de certifier la croyance populaire voulant qu'il aurait été le frère de Pilate. Passons.
Bonne pâte, Jésus ne cherche pas à fuir et se laisse prendre par les Romains et se faire crucifier au terme d'un procès inique. Des siècles durant on se questionnera sur le fait que dieu, pourtant réputé tout puissant, a laissé de vulgaires Romains qui ne croyaient même pas en lui crucifier son fils. On sait bien que les voies de dieu sont impénétrables mais tout de même ! Toujours est-il que ce Jésus meurt sur la croix et que, miracle encore, il ressuscite ! Celle-là, à l'époque, personne ne s'y attendait. C'est un peu le clou du spectacle, en quelque sorte. En tous cas, ça finit de convaincre son monde qu'il n'est pas juste un enfant de Marie comme tant d'autres. Au bout d'un moment, il repart au ciel aux côtés de son papa et c'est un peu la fin de l'histoire. Pour le moment il n'est jamais revenu sur cette planète. Il a bien mérité sa place au paradis et je lui souhaite en ce jour anniversaire plein de bonheurs divins et voluptueux.

La connerie aussi
Comme je l'ai précisé, je connais encore plus mal les histoires des autres religions. Faut reconnaître que, du moins pour celles que l'on appelle "du livre", c'est parfois assez compliqué à comprendre. Je sais que ça commence avec dieu qui en un peu moins d'une semaine vous crée tout l'univers à partir de rien d'autre que son imagination. Et hop, le jour et la nuit, les planètes et les étoiles, les animaux et les végétaux, l'eau et la Terre. Vachement bien foutu en plus ! Sans lui, sans déconner, on ne serait même pas là. Parmi les autres religions "du livre" donc, il y a les témoins de Jéhovah, celles qui poussent des cris sous des grandes tentes et qui voient plein de miracles de guérisons aux Etats-Unis d'Amérique, des orthodoxes et des anglicans, des musulmans et des juifs. Ça fait du monde. C'est d'ailleurs un argument imparable en faveur de l'existence de dieu. On ne peut évidemment pas penser que tant de personnes à travers le monde puissent être assez bête pour croire à un truc qui n'existe même pas.
Pour terminer mon exposé, je rappelle donc que dieu est unique ou égal à zéro, qu'il est partout ou pas et qu'il est barbu (certainement). Pour ce qui est de la sodomie, je vous laisse deviner.

samedi 24 décembre 2016

Le petit papa Noël adresse un message aux petits enfants

L'esprit de Noël

vendredi 23 décembre 2016

Encore la Rochelle

Il ne faisait pas chaud et nous étions à deux doigts de l'hiver. Il n'y avait pas foule dans la Rochelle. Les chalets du marché de Noël étaient clos et il n'était pourtant pas très tard. Dans le même temps, nous étions dans la nuit de lundi à mardi et ce n'est probablement pas le moment où les gens sortent le plus. Ces chalets étaient surveillés par des agents de sécurité qui semblaient se dire qu'ils auraient été mieux chez eux. Les terrasses n'accueillaient encore que quelques fumeurs emmitouflés et grelotants et les rues de la vieille ville n'étaient parcourues que par quelques jeunes qui, sans trop de conviction, tentaient de faire un peu de bruit.
Venant de la Grosse Horloge, ancienne porte donnant sur le port, j'emprunte la rue du Temple, artère commerciale de la vieille ville. Au croisement de cette rue du Temple et de la rue des Templiers, un groupe de policiers qui interdisent l'accès à cette rue. De lourdes bâches noires sont tendues et occultent la vue tout en attisant la curiosité. Je m'arrête et demande à l'un des policiers qui semble se cailler les miches ce qu'il se passe. Il me raconte qu'il y a eu une rupture de canalisation d'eau et qu'ils sont là pour protéger la population. Mon visage dit mon incrédulité sans qu'il me soit nécessaire de l'exprimer par des mots. Le policier m'assure qu'il ne ment pas. Je le rassure et lui dit que je le crois. Je continue mon petit bonhomme de chemin et fais quelques photos sans grand intérêt. Mes pas me conduisent à faire le tour du quartier en passant devant l'hôtel de Ville et la Poste pour revenir par la rue Dupaty à l'autre bout de la rue des Templiers où d'autres policiers tout aussi frigorifiés font le pied de grue en tapant le sol pour se réchauffer les arpions. Je m'arrête et fait mine de vouloir voir quelque chose à travers la bâche. On me regarde d'un air suspicieux. Je comprends que l'on se demande si, des fois, je ne serais pas une saloperie de journaliste ou un truc de ce genre. Faut dire qu'un type à l'apparence louche qui se promène dans le froid et la nuit avec un appareil photo, ça fait vous poser tout un tas de questions intelligentes.
Le lendemain j'apprendrai que cette opération policière était à mettre en relation avec la reconstitution d'un sordide homicide survenu lors de la fête de la musique de 2015.

Porte de la grosse horloge - La Rochelle
Vieux port - La Rochelle

jeudi 22 décembre 2016

L'alternative Darktable

Lors de mes premières incursions dans la photo numérique, je faisais confiance à l'appareil et prenais mes photos sans trop me poser de questions. D'abord avec un Nikon Coolpix 990 au boulot puis avec un petit Contax et enfin avec le Canon 400D, je faisais les photos en jpeg. Les appareils étaient tous configurés ainsi par défaut.
En allant chercher à faire mieux avec le Canon, je me suis inscrit sur le forum eos-numérique et j'ai compris l'intérêt de basculer du jpeg au RAW. Au départ, j'ai utilisé le logiciel fourni par Canon, Digital Photo Professional qui est un bon logiciel de développement des fichiers "brut de capteur". J'en étais globalement satisfait mais il manquait quelques fonctions que d'autres logiciels fournissaient. J'avais bien utilisé Camera RAW de Adobe en relation avec Photoshop et j'avais remarqué que cela fonctionnait très bien mais il s'agit là d'une solution à utiliser au coup par coup. Alors, je me suis dirigé vers Aperture de chez Apple. L'intérêt de ce logiciel, précurseur concurrencé par Lightroom de chez Adobe, est de fournir un catalogueur. C'est à dire que vous pouvez créer des dossiers, organiser les photos, ajouter des mots-clés en plus de, bien entendu, développer vos fichiers et les exporter. Tout allait plutôt bien pour moi et voilà que Apple annonce qu'elle arrête le développement de son logiciel et qu'il le remplace par celui déjà fourni avec les iPhone et iPad. J'ai essayé mais n'ai rien trouvé d'intéressant là-dedans.
Entre temps, à la faveur d'une promotion ou de sa sortie, j'ai testé dXo, Affinity Photo, une nouvelle version de Digital Photo Professional, Phocus de chez Hasselblad et quelques autres sans jamais trouver ce que je cherche. L'autre jour, je vous le disais, j'ai pu essayer la dernière version de Lightroom de chez Adobe.

Passer au libre ?

Je ne tiens pas à payer un abonnement à Adobe pour utiliser son logiciel qui, pourtant, me semble intéressant. Il existe une alternative, libre et gratuite, avec Darktable. Ce logiciel existe pour nombre de distributions Linux mais aussi pour FreeBSD et MacOS. Ça tombe bien, j'utilise des Mac ! J'ai aussi une ou deux machines qui tournent sous Linux avec Xubuntu mais je les pense trop anciennes et trop peu puissantes pour jouer à utiliser ce logiciel.
Je télécharge la distribution pour Mac et l'installe sur le iMac. Je lance Darktable, connecte mon appareil photo et... rien. Le Canon 60D n'est pas reconnu. Je quitte l'application, la relance, constate le même problème. Pour être sûr, je redémarre le Mac. Pas de résultat. Je sors la carte SD de l'appareil et la glisse dans le lecteur de carte du iMac. Les photos apparaissent.
A présent, il faut importer les images qui m'intéressent. L'ergonomie de Darktable est perfectible. Je ne comprends pas trop comment importer ces images à coup sûr. Rien ne vient me dire que les images sont maintenant sur le disque dur. Je choisis une image, tente quelques réglages, l'exporte au format TIFF. J'ouvre ce fichier dans Photoshop pour finir le traitement[1]. Je fais quelques réglages et tente une exportation en jpeg pour le blog. J'obtiens une erreur de la part de Photoshop. Tiens ? Dans la mesure où Photoshop accepte tout à fait d'exporter une image ne provenant pas de Darktable, je déduis que le problème est lié au fichier issu de Darktable. J'essaie plusieurs réglages d'exportation depuis Darktable mais rien ne semble convenir à Photoshop. Bizarre.
Dans l'idée et j'en suis bien conscient, pour plus de logique et de cohérence, je devrais utiliser GIMP au lieu de Photoshop. Je n'ai pas essayé. Le problème, c'est la force de l'habitude. Je connais assez bien Photoshop et j'ai l'impression de passer d'un outil facile et intuitif à une machine compliquée et hasardeuse lorsque je passe de Photoshop à GIMP[2].
Mais ce que je reproche le plus à Darktable, c'est sa lenteur et sa stabilité aléatoire. Son ergonomie est assez difficile à cerner, aussi. Par contre, ce logiciel ne manque pas d'options et de possibilités. L'intégration dans Mac OS X n'est pas parfaite. Un truc qui m'agace et que je retrouve dans presque tous les logiciels libres issus du monde Linux portés sur Mac, c'est la navigation dans le système de fichiers. Quelle plaie ! On est à mille lieues des standards du Mac où tout est d'une simplicité confondante. On peut accepter de faire avec vu le prix auquel sont proposés les logiciels libres et gratuits mais tout de même, c'est regrettable. Possible que l'on ne puisse pas faire autrement. Je ne sais pas.
J'ai tenté de traiter trois images avec Darktable avant de revenir à Aperture. Je vais toutefois tenter de m'y mettre avec un peu plus d'obstination dans les jours à venir. Des logiciels performants, ça ne manque pas. Ceux de chez Adobe ne me conviennent pas en raison du système de location. Affinity Photo que j'ai pu tester lors du programme de versions Bêta est très convaincant. Le souci, c'est qu'il n'y a pas de fonction catalogueur et que j'ai pris goût à cela. Peut-être vais-je devoir accepter de gérer ce catalogue à la main en multipliant les dossiers et sous-dossiers sur le disque. Adieu les mots-clé, les recherches aisées. A moins qu'un logiciel, un jour, apporte ce que j'attends d'un logiciel photo.

La Rochelle - tour de la lanterne
La Rochelle - statue hommage Eugène Fromentin
La Rochelle - ancre

Notes

[1] je travaille toujours ainsi mais je ne dis pas que c'est intelligent. C'est juste une habitude personnelle

[2] qui est pourtant un très bon logiciel

mercredi 21 décembre 2016

Passage par la Rochelle au petit matin

J'étais à la Rochelle pour le boulot. J'ai profité de l'occasion pour aller faire quelques images dans la nuit et au petit matin et aussi pour tester un peu trop vite la toute dernière version de Photoshop et de Lightroom. Concernant ces logiciels désormais disponibles en location, s'il y a certainement tout un tas de nouveautés sans doute indispensables il me semble qu'il y a surtout tout un gros tas de fonctions qui seront inutiles à toutes celles et ceux qui, comme moi, on un usage assez basiques de ces outils informatiques. Ceci dit, je connais très mal Lightroom que je n'ai utilisé que très peu lors de la sortie de la version Bêta il y a des années de cela. Malgré tout, ce logiciel de développement des fichiers RAW issus des appareils photo numériques est bien meilleur que Aperture, le logiciel de chez Apple abandonné depuis quelques années et remplacé par un logiciel ridicule, Photos, qui a bien du mal à faire croire que l'on peut réellement faire quelque chose avec lui.
Le problème, pour moi, c'est que si je me limite à l'offre "photographe" de chez Adobe qui donne accès à Photoshop et à Lightroom, il me faut accepter de payer un peu plus d'une dizaine d'euros par mois. Et ça, je ne peux pas m'y faire.
Enfin bref, donc, une photo réalisée tôt le matin à la Rochelle hier matin et traitée avec Lightroom pour voir. J'essaierai un traitement avec les logiciels que j'utilise habituellement pour voir si je parviens à obtenir un rendu équivalent.

Le vieux port de la Rochelle

mardi 20 décembre 2016

Camion Citroën

Citroën U55 caisse entrepreneur

lundi 19 décembre 2016

Traction Avant de chez Citroën

Traction Avant Citroën

dimanche 18 décembre 2016

Camion militaire du dimanche soir

Berliet GBC8KT

samedi 17 décembre 2016

Le pays de la soif

Il fait soif

vendredi 16 décembre 2016

On va finir par s'impatienter

Dans la vie comme dans la mort, l'important est de savoir se décider promptement. Rien de plus désagréable que ces personnes qui tergiversent, hésitent, pèsent le pour et le contre, ménagent la chèvre et le chou, boivent de l'eau tiède et mangent du pain sans gluten. Haïssons les indécis, les pusillanimes, les mous, les flottants, les velléitaires. Il faut faire un choix et un bon choix. Soit on est malade et on défunte rapidement, soit on est en pleine forme et on mord la vie à belles dents mais, par pitié, pas d'entre-deux ! Supprimons les malades qui traînent leur maladie au détriment de la société dans son entier et valorisons les vaillants dont cette même société à si grand besoin. Le reste n'est que du discours, je dis.

fossoyeur.jpg

jeudi 15 décembre 2016

Lade

Vous voulez une preuve que je suis malade ? En voici une qui va vous éclairer sur le sujet. Je vais vous dire ce à quoi j'ai pensé à l'instant. Attention, c'est du lourd.
Alors, j'ai pensé ça : on dit malade et salade mais jamais talade qui, j'ai consulté le dictionnaire, n'existe pas et ne veut donc rien dire. Si ce n'est pas une preuve de ce que je suis malade de penser des trucs pareils, hein ?

malade

mercredi 14 décembre 2016

Il faudrait interdire les virus

Je suis pas en grande forme. J'ai cru que c'était un banal rhume, je me demande si ce n'est pas plutôt une forme de grippe ou d'une autre saloperie du même tonneau. Quoi qu'il en soit, j'ai mal à la tête, je ne suis bon à rien et ça m'emmerde. La nuit dernière, j'ai dormi comme je n'avais pas dormi depuis longtemps. Une bonne dizaine d'heures ! Bon, ça n'a pas été un sommeil quiet, je me suis réveillé plusieurs fois avec l'impression d'avoir passé la nuit à faire des petits cauchemars, mais tout de même, j'ai dormi longtemps par rapport à l'habitude.
Ce soir, je ne vais pas faire de vieux os non plus. Je vais aller me coucher tôt après avoir mangé. Je vais essayer de bouquiner un peu et puis je tenterai de dormir. Je pense qu'il n'y a rien de mieux à faire.

mardi 13 décembre 2016

Artiste

Gérard Bouvier est un artiste de réputation internationale. Sculpteur et peintre, il vit à la Bachellerie, dans sa maison et son atelier entourés de prés et de bois. Je l'ai rencontré il n'y a pas très longtemps. Il m'a demandé de faire la mise en pages de deux livres présentant ses œuvres et de faire des photographies de celles-ci.

Gérard Bouvier
Ça m'a pris hier en début d'après-midi. J'étais en train de travailler à la réalisation d'un site Internet un peu compliqué et j'ai éternué. Et pas qu'une fois ! Et très fort, en plus. Et avec épanchement de morve et éclaboussures conséquentes. Nul besoin d'être grand sorcier pour comprendre qu'une saloperie de rhume saisonnier avait réussi à poser ses valises en moi. Saloperie ! Il manquait plus que ça.
Vers 15h30, le téléphone a sonné. C'était Madame Bouvier qui m'appelait pour me demander de l'aide dans la mise en ligne de photos sur une galerie d'art en ligne. Parce que j'ai compris que l'on ne parviendrait pas à grand chose par téléphone, je lui ai proposé de venir voir ça sur place. Ça allait aussi me permettre de lever le nez de ce site Internet et de prendre l'air. Je prends la voiture et je file sur les hauteurs de la Bachellerie.
Je passe quelques dizaines de minutes à expliquer la procédure de mise en ligne des photographies et on discute de choses et d'autres avec Gérard Bouvier. Il me propose de venir faire des photos aujourd'hui, en début d'après-midi, de ses sculptures que l'on placerait dans la nature. Il faut qu'il fasse beau comme hier, bien sûr.
Hier soir, la tête comme engoncée dans un serre-tête trop serré, je commence à me préparer quelque chose à manger. Avant que ce soit bien cuit comme il faut, je tombe en panne de gaz. Il est trop tard pour aller acheter une bouteille. Tant pis, je mange comme ça. Et puis, comme décidément ça ne va pas très fort, je file me coucher. Il est environ 20h30, je m'endors rapidement.
Je me réveille et il est un peu après minuit. Plus sommeil du tout. Un mal de tête fortement désagréable, le nez bouché, la bouche sèche. Je me lève et vais boire un verre d'eau. Je prends un cachet d'aspirine et retourne me coucher. Je lis quelques pages d'une BD qui traîne là. Je parviens à me rendormir vers 2 heures.
Il est 5h14 à l'horloge du radio-réveil lorsque je le regarde, réveillé. Bon. Je me lève, je me fais du café, je prends une autre aspirine. Tout à l'heure, je vais aller chercher du gaz et puis je vais essayer de travailler un peu. Parce que ça ne peut pas faire de mal, je vais bouffer un maximum d'agrumes, aussi. Cet après-midi, s'il fait raisonnablement beau, j'irai faire des photos.

lundi 12 décembre 2016

Cherchez pas, il n'y a rien à comprendre

Non, rien de rien

dimanche 11 décembre 2016

Trop tard pour aujourd'hui

On verra ça demain.

samedi 10 décembre 2016

Escalier

escalier

vendredi 9 décembre 2016

Let's Punk Again

Il faut tout de même qu'il n'y ait pas grand chose de notable à se mettre sous la dent, dans l'actualité, pour que des journalistes se résolvent à fêter son quarantième anniversaire au mouvement punk. Evidemment, il ne se passe rien de bien important de par le vaste monde et il faut bien que les bulletins d'informations aient une petite raison d'être. Alors, finalement, pourquoi ne pas célébrer le mouvement punk ? Aujourd'hui, on m'a appris que Kirk Douglas fêtait ses cent ans. Je lui présente toutes mes excuses, je le pensais mort depuis lulure.
Donc, le punk aurait quarante ans. Ah ? Bon. Si on le dit. Je n'ai pas compris ce qui aura été retenu comme date de naissance de ce mouvement, aussi ferai-je confiance aux journalistes qui, eux, souvent savent. J'ai l'âge d'avoir été jeune au moment où le punk anglais, les Sex Pistols et les Clash, sont arrivés dans l'actualité française. Mine de rien, ça m'a marqué. J'aimais bien ce bazar baroque et anar qui ne respectait pas grand chose, rotait et buvait de la bière en proférant des insultes et des grossièretés pires qu'un vieux cacochyme atteint du syndrome de Gilles de la Tourette. Oh qu'ils étaient vilains et malpolis, ces jeunes mal habillés ! On les a dit nazis, on les a dit drogués, on les a dit dangereux pour la jeunesse et on aurait mieux fait de ne rien en dire du tout et d'écouter leur musique !

Quarante ans de jeunesse

jeudi 8 décembre 2016

Chapelle Saint-Rémy à Auriac-du-Périgord

Vous l'avez déjà vue sur ce blog. C'est une petite chapelle du XVIe siècle au bord de la route départementale 67, à quelque distance du petit village d'Auriac-du-Périgord. J'aime assez sa modestie et son caractère un peu austère. Parfois, lorsque je passe à proximité, je m'arrête pour faire une photo. Ce jour là, j'espérais en faire une jolie, la lumière me semblait intéressante. Je me suis trompé. Ce n'est pas grave, elle n'est pas loin, je pourrai y revenir un jour.

chapelle à Auriac-du-Périgord

mercredi 7 décembre 2016

C'est pas trop que j'aie le cœur à rire mais...

... il y en a qui vont recevoir ça. Et je remercie les acheteurs de cet ouvrage indispensable et je rappelle que l'on peut passer commande (et recevoir un joli dessin fait à la main) en allant sur la boutique de l'éditeur !

Dédicaces

mardi 6 décembre 2016

Faisons le tri

Tri Peugeot Limoges

lundi 5 décembre 2016

La chute d'un géant et la revanche des minables

Alors que Gotlib est passé de vie à trépas, alors qu'il est considéré tantôt comme un génie de la BD tantôt comme un amuseur iconoclaste, j'entends une voix pour proclamer qu'il n'existe guère plus de bons dessinateurs dans le monde de la bande dessinée. Je ne suis absolument pas d'accord avec ce constat assassin et définitif. Bien sûr que les bons dessinateurs sont là, bien sûr qu'il y en a même de meilleurs que ceux d'antan !
Il faudrait voir à arrêter de dire des conneries. Les personnes qui critiquent les dessinateurs d'aujourd'hui sont ceux qui reconnaissent à Gotlib et d'autres d'avoir renouvelé le genre. Il admettent donc que le dessin de ce qu'ils appellent "l'âge d'or" de la BD franco-belge a balayé les anciens noms de ce mode d'expression. Et aujourd'hui, ces vieux cons refusent que le genre se renouvelle une fois encore. Tant pis pour eux. Qu'ils vivent dans leur passé poussiéreux et qu'ils crèvent la bouche ouverte !
Les mauvais dessinateurs d'aujourd'hui seront sans doute ceux qui paraîtront classiques dans quelques décennies et c'est comme ça.

Meilleurs et plus mauvais

dimanche 4 décembre 2016

Gotlib a mouru

Il est dit qu'il ne dessinait plus depuis 1986. Il avait choisi de prendre sa retraite, disait qu'il avait assez bossé comme ça. De son œuvre, je retiens en particulier les Dingodossiers et la Rubrique A Brac. Alors il est mort et c'est un peu triste. A sa manière, il aura marqué l'histoire de la bande dessinée.
Comme je n'ai pas eu le temps de réfléchir à ce que j'allais pouvoir vous proposer pour le billet du jour, je vais dire avec beaucoup de mauvaise foi que la tristesse qui m'accable m'empêche de faire un dessin.

samedi 3 décembre 2016

Atmosphère

Ambiance matinale

vendredi 2 décembre 2016

La pine et l'attraction

Alpine

jeudi 1 décembre 2016

Hollande force le respect

Il y a quelques minutes, le président de la République a annoncé sa décision de ne pas se présenter à sa succession après avoir fait un bilan de ce quinquennat finissant.
On aura beau dire, je ne suis pas hollandiste, cette décision est un acte fort. Il y a quelque jours, des personnalités lançaient un appel pour arrêter ce que l'on appelle en bon français le "Hollande bashing". Je ne suis pas hollandiste mais je n'étais pas loin de penser depuis déjà longtemps qu'il était bien trop simple de taper sur ce président. D'accord, il n'a pas tenu ses promesses, d'accord, il a déçu, d'accord il a été maladroit, d'accord il a plu à chaque fois qu'il voulait faire quelque chose d'un tant soit peu grand. D'accord. Mais il m'a toujours semblé beaucoup trop facile de taper sur Hollande.
J'ai entendu des personnes critiquer l'action (ou l'inaction) de ce président. On lui a tout reproché. Le mariage homosexuel et l'existence du chômage, les attentats et les guerres, Taubira et le réchauffement climatique. Tout. On ne lui pardonne rien et on l'accuse de tout. On m'a dit que l'on allait voter F-Haine par dépit. L'une des personnes à m'avoir dit cela, sans rire, je le sais, avait voté F-Haine aux deux tours de 2012. Je le dis, il est lamentable de taper sur François Hollande et même s'il a fauté, failli.
Au moins, aura-t-il eu la clairvoyance de comprendre qu'il était devenu un handicap majeur pour la gauche. Cette gauche qui va avoir du mal à se relever, cette gauche du parti socialiste qui ne s'en remettra peut-être pas. Ou pas tout de suite.
Alors bon, voyons le bon côté de l'annonce. On sait déjà que nous n'aurons pas à voter pour ce candidat honni. On ne sait rien des candidats des primaires de "la gauche". On sait que Mélenchon veut y aller, on sait que plusieurs autres on envie de jouer leur carte. Il est probable que l'on aura même pas le choix d'un candidat(e) de gauche à l'heure du deuxième tour... si deuxième tour il y a.

Les comptes de mots passants

Ce matin, l'horloge à micro-ondes était formelle. Sur son cadran de bois de palissandre et de cristal, la colonne de mercure anodisé peinait à monter les barreaux de son échelle à vapeur. J'approchai avec prudence l'oreille pour entendre ce qu'elle avait à me dire. La petite voix fluette et chevrotante eut grand peine à murmurer un souffle embué presque éteint.
— Entre huit et neuf, mon bon maître !
C'est ainsi chaque matin, une forme de protocole certes ampoulé mais bien agréable. Les objets de la maison doivent s'y plier. Je veux bien les accueillir à la condition qu'ils affectent la déférence due à mon rang de maître des lieux. L'armoire à faire du froid doit faire une courbette lorsque j'approche de sa manivelle, la casserole inversée doit lever le couvercle en guise de salut, la table de bois synthétique doit se tenir droite lorsque je m'accoude sur son plateau. Je demande à ce que les objets me respectent et c'est bien le moins qu'ils puissent faire en échange de l'abri par moi à eux offert sans contrepartie financière.
" Il faut savoir se faire respecter par les objets inanimés sans âme ", me disait naguère un vieillard grabataire mais très sage. Ce brave homme m'avait en son temps enseigné comment atteindre le niveau supérieur du bonheur domestique. " Lorsque c'est entre huit et neuf, basculer l'interrupteur tu dois ". J'avais estimé la formulation perfectible mais n'avais pas manqué d'inscrire la pensée dans mon carnet en peau de taupe de Sibérie méridionale.
Ce matin, je me suis souvenu de la parole du vieil homme sage. C'était entre huit et neuf et nous étions le premier jour du mois de décembre de cette année. J'ai mis la chaudière en route.

Bécasse

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