novembre 2016 (31)

mercredi 30 novembre 2016

Premières dédicaces du Palmier

Les premières commandes sont tombées et il est bien naturel, en guise de remerciement, de dédicacer avec des petits dessins. Parce que j'avais là, à portée de main, la boîte d'aquarelles, je me suis laissé aller à les mettre en couleur.

Dédicaces

mardi 29 novembre 2016

Le chou, c'est pas de la tarte

Pour mon repas de hier soir, en hommage à Fidel Castro qui n'aimait rien plus que ce plat, j'ai fait une sorte de chou braisé à ma manière. Avec du chou. Vert, le chou. Je l'ai lâchement coupé en quartiers pendant qu'il avait le dos tourné et je l'ai détrognonné avant de le blanchir dans un grand volume d'eau salée. Après, une fois que je l'ai trouvé suffisamment blanchi, je l'ai laissé égoutter dans une passoire à trous.
Dans un ustensile de cuisine supportant la chaleur, j'ai fait blondir un oignon et j'ai ajouté des lardons. Parce que j'en avais, j'ai épluché et coupé deux carottes en rondelles. Bien fait pour elles ! J'ai ajouté le chou et les carottes aux oignons et lardons et j'ai ajouté un peu de sel et de poivre. J'ai laissé cuire à couvert à petit feu pendant le temps nécessaire.
Parce que la veille j'avais fait un rôti de porc dans l'échine, j'ai mangé une tranche de rôti avec le chou. Et comme dessert, une tarte aux pommes parce que j'en avais fait une et que je voue un véritable culte à cette pâtisserie particulièrement appréciée, me dit-on, de Fidel Castro de son vivant.

tarte aux pommes

lundi 28 novembre 2016

Trois pour un Palmier

Ils s'y sont mis à trois pour sortir ce bouquin. Ils se sont rencontrés à l'occasion du premier festival d'humour en Périgord qui s'est tenu à Escoire organisé par l'association Humour et Culture. J'y avais été invité pour présenter les "Motocyclettes farfelues" éditées par tim buctu éditions que certains d'entre-vous connaissent déjà. Pour l'occasion, j'ai été contacté par un autre auteur invité, Marc Balland, romancier influencé par Pierre Dac et son humour absurde, qui me proposait de réaliser quelques dessins pour illustrer une histoire d'Escoire somme toute assez éloignée de la vérité historique et officielle. Le projet m'a plu et, puisque je n'avais rien de mieux à faire, je me suis exécuté. Ce festival me permettait de rencontrer le troisième homme de l'affaire, Patrick François, contrepèteur de haute voltige et amateur impénitent de jeux de mots intempestifs.

Dernier jour pour payer ses dettes
Au cours d'une discussion à bâtons rompus, nous en arrivâmes à regretter l'absence d'une maison d'édition spécialisée dans l'humour. L'idée est arrivée sans qu'on la voie arriver. Pourquoi ne pas la créer, cette maison d'édition ? C'est ainsi qu'est née l'association Ha ! Ha ! Ha ! Éditions. La deuxième idée a été d'écrire un livre à nous trois. Nous avons cogité et l'un de nous, je ne sais plus qui, a proposé de faire un almanach absurde. Le concept est posé, place à l'imagination débridée. D'abord, cet almanach mélangera les dates. Et puis, il ne les mettra pas toutes. Ou plutôt, il fera appel à de savants calculs scientifiques pour distinguer les dates marquantes de celles pouvant être considérées comme équivalentes ou semblables. Les sujets qui seront abordés seront de tous types. Nous trouverons des rubriques consacrées à la vie des saints, bien entendu, mais aussi des feuilletons, des rapports de faits divers, des dessins humoristiques, des contrepèteries, des chroniques historiques et politiques voire des recettes de cuisine et des publicités mais le tout entaché par de gros mensonges, des contre-vérités, des approximations, des calembredaines et des billevesées comme s'il en pleuvait.

Le Palmier nouveau est arrivé
Pour ne pas être accusés de tromperie, les auteurs ont l'idée d'annoncer la couleur dès la couverture. "La vérité est tailleur", prévient un tailleur. "100% de tissu de mensonges cousus de fil blanc" est-il inscrit sur la couverture. Mais encore fallait-il trouver un titre pour l'ouvrage. Et pourquoi pas "Le Palmier" ? Il est entendu qu'un almanach se doit de comporter des dates et quel meilleur symbole que le palmier, cet arbre à dattes, pour représenter ce que l'on trouvera à l'intérieur. L'à-peu-près n'est pas de nature à nous faire reculer ! L'approximatif est notre credo, n'hésitons pas à plonger dans le domaine de l'absurde et à nous y vautrer !

La vérité sur l'affaire de la culotte fendue
La suite a été globalement assez simple. Nous avons écrit et proposé à l'approbation de tous des idées, des suggestions, des illuminations. Nous avions peur de ne pas avoir assez de matière, nous en avons eu suffisamment pour nous obliger à en laisser de côté. Le tout a été mis en pages, nous avons changé des pages de place, nous en avons mis à l'envers, aussi. Et puis, tenez, nous en avons déchiré une, juste pour rire. Je ne vais pas vous le cacher, nous nous sommes bien amusés à faire ce Palmier !

Il y en aura pour tout le monde
Et puis, une fois qu'il a été terminé, nous l'avons fait imprimer. On a beau être presque sûr de ce que l'on fait, il y a toujours une petite pointe d'angoisse entre le moment où on livre les fichiers à l'imprimeur et celui où le premier exemplaire arrive entre vos mains. Est-ce que le résultat est à la hauteur des attentes ? Et bien oui, il est beau et bien imprimé, ce Palmier ! Malgré les lectures et relectures, quelques fautes d'orthographe subsistent malgré tout. Ça fait un jeu supplémentaire pour le lecteur. La semaine dernière, nous avons reçu les exemplaires et nous les sommes partagés. Maintenant, il faut les vendre.

Achetez le Palmier
Pour cet ouvrage collectif, il n'est absolument pas question que les auteurs touchent le moindre droit d'auteur. Les bénéfices éventuels iront à l'association qui, si elle en a les moyens, aidera des auteurs humoristes à éditer leur livre. La priorité est déjà de rembourser les frais d'impression. Pour aider à la vente, nous sommes en train de mettre en place une boutique en ligne. Nous allons également laisser des Palmier en dépôt chez des libraires et participer à des salons.

Bien entendu et bien qu'il n'y ait aucune obligation à le faire, ce serait bien que vous nous souteniez en achetant cet almanach qui, je l'espère, saura vous faire rire et sourire, vous faire passer de bons moments. Il est difficile pour moi de juger notre travail. Je le connais par cœur, ce Palmier, mais aujourd'hui encore, il m'arrive de rire en lisant certaines des conneries qui égayent ses pages. J'ai bien conscience que l'humour est multiple, que celui de Machin ne plaira pas à Truc. Dans l'ensemble, l'humour du Palmier est plutôt "gentil". Il y a bien un peu d'humour noir, un peu de critique politique ou social, un peu de dénonciation de la bêtise mais ce n'est pas un livre polémique. Parfois, c'est peut-être un peu élitiste, aussi. Globalement, je pense qu'il y en a pour tout le monde et que, pour certains textes, ça mérite que l'on accepte de réfléchir un peu. Bref, soutenez Ha ! Ha ! Ha ! Éditions, soutenez des auteurs vivants, achetez le Palmier !

Ha ! Ha ! Ha ! Éditions
La boutique

dimanche 27 novembre 2016

Mais où il va, lui, comme ça, sur son petit vélo ?

Sur son vélo

samedi 26 novembre 2016

La lutte continue

Non, Castro n'est pas mort. Il est parti continuer la lutte d'une autre manière. Le lider máximo va continuer activement la lutte contre l'impérialisme capitaliste Sa mémoire restera présente et continuera encore longtemps à inspirer les révolutionnaires vrais sur la route du socialisme.

Fidel continue la lutte

Quelque part ailleurs

Quelque part

vendredi 25 novembre 2016

Bestiole

Vache limousine

jeudi 24 novembre 2016

Le cocotier est une espèce de palmier

Aimez-vous les palmiers ? J'avais une photo d'une Chevrolet Bel-Air "améliorée" prise lors des Vintage Days de Périgueux. Le décor ne me plaisait pas beaucoup et j'ai commencé à détourer l'automobile en vue de la placer en une autre place. Mais où la mettre ? Je me suis dit qu'elle serait tout à sa place sur une belle plage. N'allez pas chercher pourquoi, vous n'êtes pas dans ma tête et avez toutes les raisons de vous satisfaire de cela.
Ce qui est formidable avec le monde moderne, c'est qu'il a donné Internet. Avec Internet, rien de plus aisé que de lancer une recherche pour voler une photo. C'est ce que je me suis permis de faire sans me sentir coupable de quoi que ce soit. Je suis conscient d'avoir voleré la photo de cette plage paradisiaque mais je m'en fous un peu, pour tout dire.
D'un côté, j'avais la voiture américaine, de l'autre la plage et son cocotier qui est un palmier. J'ai combiné le tout et ajouté un peu de sable sur les pneumatiques afin que ce soit un poil plus crédible.
Un de ces quatre, très prochainement j'espère, je vous parlerai d'un autre palmier pourvu de plein de feuilles. Une certaine sorte de palmier à dates, ose-je dire.

Bel-Air

mercredi 23 novembre 2016

La frite n'est pas entrée dans l'histoire

L'éviction de l'ex-président de la République à l'issue du premier tour des primaires de droite est une source de joie. Une petite joie mais une joie tout de même. Je boudons pas ce petit plaisir. Dans quelques mois, nous aurons à élire le prochain président de notre République. Tout donne à penser que nous en changerons et tout semble aussi prédire que ce prochain président sera de droite. Plus à droite que l'actuel, je veux dire.
Depuis dimanche, j'entends des personnes prétendre que les Français sont de droite et que, donc, le prochain président sera soit Juppé soit Fillon. Pour faire simple, ces primaires de la droite et du centre nous donneront le nom du prochain président. Et peu importe qui se présentera à gauche et peu importe si Bayrou se présente ou pas et peu importe la présence de petites candidatures. La seule alternative serait donc le candidat issu de ces primaires de la droite et du centre ou l'infâme du F-Haine.
Bien qu'il y a le cas Macron. Il paraît qu'il pourrait attirer des électeurs de gauche. Ah ? Bon, d'accord, je veux bien qu'il y ait plusieurs visions de ce que peut être la gauche. Tenez, un truc rigolo. Si l'occasion se présente un jour à vous, ouvrez donc l'Obs, hebdomadaire classé à gauche, et intéressez-vous un instant aux nombreuses pages de publicité et aux pages "société". Vous allez vite comprendre que la vision de l'électeur de gauche est bien éloignée de celle que l'on peut avoir avec un être mal dégrossi serrant un couteau entre ses dents gâtées.
D'accord, il n'est pas exclu que l'on puisse nourrir des idées de gauche et avoir un niveau de vie assez confortable. Depuis des années, des décennies, on sent tout de même un glissement plus que certain de la gauche vers les catégories aisées de la population. C'est normal.
Être de gauche, c'est à mon avis une question quasi philosophique. Être de droite, c'est avant tout une question idéologique. Il n'y a plus beaucoup d'idées à gauche quant celles de droite sont toujours aussi vivaces et n'ont aucun risque de disparaître. Cela s'explique aisément. Dans l'esprit, la gauche tendrait à sortir de la "misère" matérielle les gens les plus modestes, de les tirer vers une petite bourgeoisie. Pour la droite, il est question tout simplement d'en avoir toujours plus par sa seule force, par son seul mérite. La droite est individualiste, la gauche collective.
Le souci, c'est que dès que vous avez un petit quelque chose, dès que vous bénéficiez d'un petit avantage, vous ne voulez pas le perdre. Du coup, dès que vous grimpez un tant soit peu dans l'échelle sociale, vous gagnez des idées de droite. Dans un certain sens, en remportant certaines victoires la gauche s'est tiré une balle dans le pied. On peut reprocher à la gauche de ne plus être de gauche, on ne peut pas reprocher à la droite de ne plus être de droite. Il y a une certaine constance chez les gens de droite, on ne peut pas leur retirer cela. Le glissement de la gauche vers la droite est naturel dans la mesure où la gauche suit le mouvement de ses électeurs. Du coup, on se demande ce qu'il y a encore de gauche à gauche et on peine parfois à distinguer les différences entre proposition de droite et proposition de gauche.

De ce que je vois depuis chez moi, l'image du paysage politique français est comme toute brouillée. Pour faire simpliste, nous serions en présence d'un ensemble regroupant les idées de droite plus ou moins libérales encadré par deux autres petits groupes qui donnent dans une certaine forme de populisme. On peut ajouter les écologistes. D'un côté Mélenchon de l'autre La Peine. S'il me fallait vraiment choisir entre les deux, je n'hésiterais pas longtemps. Je n'aime pas beaucoup Mélenchon, je ne parviens pas à faire le tri entre ce qui est purement de l'ordre du discours et ce qui est de vraies idées destinées à être appliquées. Être opposé à la mondialisation, je veux bien. J'aimerais assez que Mélenchon nous explique un peu ce que cela impliquera. Alors je sais que ce n'est pas là la seule idée de Mélenchon. Si l'on me demandait mon avis, je serais d'accord pour que l'on nationalise plein d'entreprises, que l'on chasse le libéralisme, le profit éhonté et toutes ces sortes de choses. Allez, je suis même d'accord pour que l'on supprime la propriété privée ! Je suis d'accord pour que les salariés aient plus de poids sur les décisions à prendre au sein des entreprises, je suis d'accord pour que l'on interdise le "dumping social", je veux bien que l'on empêche l'optimisation fiscale.
Que ce soit au F-Haine ou chez Mélenchon, l'un des ennemis montré du doigt est l'Europe et ses idées ouvertement libérales. Sortir de l'Europe ? Revenir à une monnaie nationale ? Ré-industrialiser le pays ? Rien n'est impossible, c'est sûr, mais tout cela n'irait pas sans poser quelques menus problèmes. Aujourd'hui, si l'on se refuse d'acheter ce que l'on fait fabriquer à l'extérieur pour de bonnes ou mauvaises raisons, nous n'avons plus la capacité de fabriquer quoi que ce soit d'un peu sophistiqué. Plus d'industrie automobile, certainement pas de produits électroniques. Imaginons que l'on accepte une période de transition nécessaire à la création de toutes les industries nécessaires à un vrai "fabriqué en France à 100%". Soyons optimistes et disons que c'est fait en cinq ans. Je me demande comment on financerait tout ça avec une monnaie qui risquerait de ne plus rien valoir à l'échelle mondiale. On ne pourra pas acheter les matières premières nécessaires et on ne trouvera pas toutes les ressources en creusant l'ensemble du pays. Avec une monnaie très faible, par contre, c'est vrai, nous n'aurons aucune difficulté à vendre à l'exportation. Mais vendre quoi ?
L'idée pourrait être de réfléchir à ce qui est important pour vivre. Après tout, on l'a fait précédemment, on peut vivre sans ordinateur, sans objet connecté, sans téléphone portable, sans appareil photo numérique, sans automobile, sans four à micro-ondes, sans aspirateur à double filtration active, sans toute cette masse de saloperies présentes chez tous et qui nous emmerde, nous pompe le porte-monnaie, nous pourrit la vie, nous rend captif, accro, con-sommateur. Peut-être bien que nous ne vivrions pas beaucoup plus mal sans bagnole, sans ordinateur, sans tout ça. On peut même rêver et se dire que ça créerait du lien social de proximité. On achèterait local de la production locale... et tant pis si les récoltes ont été mauvaises là. Ne plus s'ouvrir au monde, après tout, pour ce que l'on s'intéresse à lui !
Je n'ai rien lu des programmes des partis qui risquent d'être en présence lors des prochaines élections présidentielles. Je n'ai, pour l'heure, retenu qu'une idée, celle d'un ex-président qui voulait que les enfants qui ne mangent pas de cochon aient double ration de frites. Je ne suis pas jeune, je mange du cochon et je n'ai pas une passion particulières pour les frites auxquelles je préfère nettement les pommes de terre sautées à la graisse de canard avec de l'ail et du persil. Mais bon, c'est la seule idée que j'ai retenue, cette histoire de double ration de frites. C'est vous dire à quel point je me fous du discours des possibles candidats !

J'entendais l'autre jour quelqu'un sur France Inter qui disait que le problème de nos démocraties est que le vote est devenu l'unique outil de l'expression démocratique qui nous est laissé. On peut encore plus ou moins manifester (quoi qu'avec l'état d'urgence...), on peut encore un peu se rassembler, écrire, lire. Mais dans le fond, ça n'intéresse plus grand monde, tout ça. Un mot ressort souvent ces derniers temps, c'est "oligarchie". L'oligarchie, c'est un sytème politique où un groupe de dirigeants œuvre pour son intérêt propre à lui. Et il est bien possible que nos démocraties en aient pris un coup dans l'aile sans que l'on y fasse bien gaffe. Autrefois, c'était tout de même beaucoup plus simple de savoir comment se positionner politiquement. Aujourd'hui, comment faire la part entre libéral et libéral, anti Europe et anti Europe ? Vous reprendrez bien des frites ?

Fritons-nous

mardi 22 novembre 2016

Hep ! Taxi !

C'était à Périgueux et c'était les Vintage Days. Dans les jardins de l'hôtel particulier Brou de Laurière des automobiles exceptionnelles ou d'un très grand âge se laissaient admirer par les visiteurs. Parmi celles-ci, ce taxi Panhard et Levassor qui doit probablement dater des débuts du XXe siècle.

Taxi Panhard & Levassor

lundi 21 novembre 2016

Noir et blanc en noir et blanc

Poussière d'étoile

dimanche 20 novembre 2016

Ravi sans car

A fond de trois

samedi 19 novembre 2016

Drame sur la route des vacances

Je ne sais pas où nous sommes. En bord de mer si l'on en croit la présence du phare. Sur la route des vacances, c'est sûr. Et c'est la panne, bête et brutale. Une panne assez importante pour que le J7 de l'assistance Peugeot vienne au secours de la 403 familiale. En quelle année ? Mystère. Le négatif récupéré dans un vide greniers, négatif qui a sans doute résisté comme il l'a pu à un dégât des eaux, ne nous dit rien de la date. Le J7 est apparu en 1965. Rien d'étonnant alors que les 403 circulent encore. Jusque dans les années 70, on pouvait encore assez souvent trouver ces voitures sur nos routes. Longtemps encore, de modestes artisans ont utilisé ces voitures dans leur définition utilitaire, en plateau.
On peut supposer reconnaître le propriétaire de la 403 à droite de la photo. Peut-être explique-t-il la nature du problème au mécanicien. Le reste de la famille n'est pas là. Serait-elle partie se rafraîchir à la terrasse d'un café proche ? Et pourtant, il y a bien quelqu'un pour immortaliser ce moment et ainsi créer un drôle de souvenir de ces vacances.

403 Peugeot

vendredi 18 novembre 2016

Ça c'est de la caisse

Renault V8

jeudi 17 novembre 2016

Conseil pâteux du jour

Plein les nouilles

mercredi 16 novembre 2016

Portrait de portraitiseur

Imaginons que vous ne sachiez pas quoi faire de votre temps. Pour l'occuper, vous pouvez faire des photographies. Oui mais, pour faire une photographie, encore faut-il trouver un sujet à photographier !
Et pourquoi ne pas photographier l'appareil photo ? Pourquoi ? Mais parce que, justement, l'appareil photo est utilisé pour faire la photographie, voyons ! Je n'avais pas pensé à cela et reconnais que nous sommes là en présence d'un écueil important. Oui, il est possible de photographier l'appareil photo dans un miroir. Ce n'est vraiment pas bête du tout ! Allez, on fait ça.
Sur une table, on place le miroir de manière à ce qu'il réfléchisse juste bien comme il faut. On règle le retardateur de l'appareil photo afin que celui-ci déclenche sans que vous soyez sur l'image résultante et on s'écarte juste ce qu'il faut.
Ensuite, bon ben on passe sur l'ordinateur pour fignoler un peu et puis, parce que l'on n'a pas que ça à faire non plus, on poste l'image sur son blog afin d'avoir tout le temps nécessaire pour des occupations à la fois plus intéressantes et plus rémunératrices.

Canon 5D

mardi 15 novembre 2016

Deutsche Qualität

En prévision de la réalisation d'un petit court métrage, un ami m'a prêté un micro Uher, microphone allemand de cette entreprise munichoise. Hélas, il semble que ce microphone nécessite une alimentation pour fonctionner et je ne vais donc pas pouvoir l'utiliser.
Je ne me suis jamais vraiment penché sur les possibilités qu'offre mon appareil photo en termes de vidéo. J'ai fait quelques essais tout au plus. Du coup, si j'ai quelques connaissances en matière de matériel photo, j'ignore presque tout des fonctions "caméra vidéo" et du matériel que l'on peut ajouter à un appareil photo Canon pour pouvoir faire de jolis petits films. En parcourant des forums et en voyant des personnes équipées pour faire de la vidéo, j'ai vu qu'une marque semble avoir une certaine notoriété, c'est Røde. Je répugne un peu à investir dans un micro parce que je sens confusément que je ne vais pas me lancer dans la vidéo d'une façon intensive mais peut-être que je pourrais aussi y prendre goût. Je vais réfléchir.
Toujours est-il que j'ai donc ce microphone Uher chez moi et que si je ne peux pas l'utiliser pour la prise de son, je peux en faire le portrait. Et alors, je l'ai fait.

Donnez de la voix

lundi 14 novembre 2016

Hippophagie

Liaan, gentil lecteur de ce blog qui nuit (très) grave, nous fait part dès potron-minet ce matin du fait qu'une revue bien connue des amateurs de 2cv Citroën fait de la pub pour ce blog qui nuit (très) grave dans un encart diffusé sous la forme d'un fichier pdf.
Toujours soucieux de capitaliser mon pouvoir de nuisance, je n'hésite pas à vous faire subir la vision d'une photo déjà publiée ici mais traitée, pour l'occasion, en noir et blanc.
La question est de savoir si François Brun, boucher-charcutier à Limoges (Haute-Vienne) se sert de sa 2cv pour transporter de la viande chevaline, bien entendu.

2cv à Brive

dimanche 13 novembre 2016

Blanc sur blanc

Craies

samedi 12 novembre 2016

Le sommeil du prédateur

Ulysse dort

vendredi 11 novembre 2016

On rentre du goulot

Faisons de l'art. Il y a un feu de bois dans la cheminée et une bouteille vide dans la cuisine. L'idée se fait jour et je fous la bouteille de verre dans les braises de bois. Le bois et le verre, ça fait bon ménage. On boit un verre et le ver à bois. Tout se tient, tout est là. Le verre pète, paf. Je récupère ce qui m'intéresse, le haut et le bas. C'est beau. Je place les lumières, j'attrape l'appareil photo, je déclenche. Deux fois. Je ne sais choisir entre ces deux images.

Bouteille
bouteille

jeudi 10 novembre 2016

Expérience en cours

Je vais avoir besoin de vous. Je suis en train de réaliser une expérience d'importance qui vise à faire transiter les calories par les tuyaux de l'Internet. Pour mener à bien ce projet qui risque de révolutionner nos vies, j'ai fait une photo numérique d'un feu. Grâce à un programme informatique de mon invention, programme auquel je me suis consacré durant de nombreuses heures, sacrifiant ma santé et mon sommeil, je pense être parvenu à transformer de simples pixels en véritables sources de chaleur.
Pour mener à bien cette expérience, vous devez, avec précaution tout de même, approcher vos mains de votre écran sur lequel s'affiche la photo. Normalement, si tout va bien et si vos navigateur et système d'exploitation sont à jour, vous devriez ressentir une vive chaleur. Merci de me faire part de votre retour dans les commentaires.

Chaud devant

mercredi 9 novembre 2016

La Terre tourne encore

Je me suis trompé. Je ne pensais vraiment pas que Trump pouvait remporter les élections étazuniennes. Ça m'apprendra à ne pas croire à l'impossible.
Et c'est ainsi, Trump sera le prochain président des USA. A l'annonce des résultats, j'ai ressenti comme un mélange de tristesse et de colère. Quelque chose d'assez léger, tout de même. J'ai essayé de commencer un dessin caricaturant Trump et puis je me suis dit que, après tout, ces élections ne me regardaient pas directement. Alors, oui, l'Europe (et donc la France) est liée économiquement et culturellement avec les USA. Nous partageons des intérêts aussi sur les plans politiques, scientifiques, défensifs et sans doute d'autres qui ne me viennent pas à l'esprit. Mais tout de même, je me suis demandé depuis quand les USA étaient notre ami.
On sait que les USA se prennent pour les maîtres du monde et qu'ils n'hésitent pas à nous imposer leur façon de voir sur plein de points. Avec les GAFA[1], avec leur force de frappe de l'industrie cinématographique, avec Internet, aussi, ils sont arrivés à imposer leur vision libérale et ne cachent pas leur désir d'écraser le reste du monde à la manière d'un rouleau compresseur économique.
La crainte que l'on peut avoir avec l'élection de Trump, c'est de voir chez nous arriver la Peine à la présidence de la République l'an prochain. Bon. Déjà, on ne peut pas comparer ce qui se passe là-bas avec ce qui se passe chez nous. Pas vraiment. Des experts vont nous expliquer dans les jours à venir les raisons de l'échec de Hilary Clinton. Les mêmes, ou leurs frères et sœurs, nous expliqueront les raisons de la victoire et de l'échec des candidats à nos élections à nous. Il nous plaît, à nous autres Français, de penser que les Américains sont cons et qu'ils ont ce qu'ils méritent. A nous de prouver que nous valons bien ces amerloques ! Nous nous y préparons. Au "moins pire" on nous promet l'élection de Juppé. J'avoue que, après avoir entendu ses promesses, je ne vois pas en quoi il serait moins pire que la candidate du F-Haine. Quoi qu'il se passe, il y a fort à parier que le ou la prochain(e) président(e) ne sera pas à mon goût.

Nuts !
Nuts ! C'est ce que l'on exclame lorsque l'on veut signifier que c'est sans importance. Vu d'ici, de loin, l'élection de Trump est sans importance. Peut-être que je me goure encore et peut-être que c'est plus grave que je le pense. On verra. Quoi qu'il en soit, comme chez nous, on en est arrivé aux limites de la démocratie aux USA. Et à cela, il n'y a plus grand chose à faire, à mon avis. Dans un monde de plus en plus incompréhensible, instable, cynique, il est presque normal que l'on ait la tentation d'aller vers les "populistes" qui tiennent un discours moins consensuel ou convenu. Chez nous, on peut parier sur une déculottée d'importance pour le Parti Socialiste. La gauche sera probablement représentée par un Mélenchon dont le programme est assez illisible. Que la gauche française ne soit pas au second tour, ça ne fait guère question. Qui que ce soit qui soit au pouvoir l'an prochain en France, ce sera encore pire qu'à l'heure actuelle pour les petites gens et peut-être qu'il faut en passer par là. Moi, pour le moment, j'ai surtout une grosse envie de ne pas aller voter.

Un choix sûr de son choix

Note

[1] Google Amazon Facebook Apple

mardi 8 novembre 2016

Il n'y a rien de meilleur

Miam !

lundi 7 novembre 2016

Mille pétards !

J'ai entendu une information ce matin. Le 8 novembre, demain donc, on vote aux Etats-Unis d'Amérique mais pas uniquement pour départager les deux principaux candidats à la Maison Blanche. Non ! Plusieurs états vont proposer aux citoyens de participer à un référendum pour autoriser l'usage récréatif du cannabis et, notamment, la Californie, le Massachusetts, l'Arizona et le Nevada. Et avec mon esprit mal tourné, j'ai aussitôt pensé que le pétard était bien dangereux pour la santé et qu'il faudrait de toute urgence en interdire la détention dans toute l'union ! Je ne comprends pas pourquoi la NRA se braque autant pour préserver ce droit qui, rien que pour cette année, a tué près de 6000 personnes. Pétard ou pétard, choisit ton camp, camarade !

Bien choisir son pétard

dimanche 6 novembre 2016

L'avis des animaux

Homo Flicus

samedi 5 novembre 2016

Moto d'automne

Motocyclette

vendredi 4 novembre 2016

Flics, flaques

Depuis quelque temps, les flics manifestent. J'ai un peu entendu leur revendications et l'objet de leur colère mais le sujet n'est pas là. Les flics, les policiers et les gendarmes dans le même sac, je ne les aime pas. Je regrette d'avoir à reconnaître que, peut-être, la société a besoin d'eux. Je le regrette parce que leur utilité indique que nous ne vivons pas dans un monde parfait. Je ne pense pas que j'aurais pu être flic. Je ne pense pas que j'aurais pu avoir la vocation. Pas plus que j'aurais pu finir militaire ou curé ou gardien de prison, notaire, huissier ou joueur de football. C'est pas mon truc.
Le métier de flic est difficile ? Oui, sans doute. Et alors ? Bien sûr que c'est un métier difficile ! Et tout est fait pour qu'il le soit, difficile. A commencer par le rôle que l'on leur demande de jouer. Dans mon idée d'un monde qui marcherait vers une certaine perfection, le flic serait là pour aider et, éventuellement lutter contre les méchants. Dans les faits, je ne suis pas très rassuré lorsque je vois des flics. Alors j'ai conscience de ce que mon aspect général ne joue pas en ma faveur. Je comprends le "délit de sale gueule". Les flics sont presque aussi humains que les gens normaux, après tout. Lorsque je vois un flic, je me méfie. Je me demande toujours à quel moment on va me demander mes papiers ou que l'on va me dévisager d'un air suspicieux. Si je me promène dans une ville et que j'aperçois des flics, je vais chercher à les éviter le plus possible. Je ne les aime pas, ça ne se commande pas, c'est comme ça.
A la limite, les seuls flics que j'apprécie sont ceux de papier ou ceux couchés sur pellicule. Dans les romans ou films policiers, les flics ont presque toujours le beau rôle. Ils sont intelligents, courageux, protecteurs, forts, altruistes. Ça fait bizarre de revenir au monde réel. Je n'ai que très peu fréquenté de flics gradés. J'ai pu reconnaître l'intelligence d'un gendarme chef d'une petite brigade de gendarmerie et celle de son équipe. Je n'en fais pas une généralité. Bien sûr qu'il existe des flics intelligents ! Malheureusement, il en existe beaucoup plus qui n'ont rien dans le crâne.
Les flics, comme les militaires, ne sont pas programmés pour réfléchir. Ils doivent accepter les ordres et faire ce que l'on peut leur ordonner de faire sans se poser de questions. A la base, ils ne sont pas plus bêtes que vous ou moi. C'est l'instruction qu'ils reçoivent qui les rend tels qu'ils sont. On leur apprend à paraître bêtes à manger du foin, à ne pas sourire, à jouer les durs, à faire respecter leur autorité, à bien se démarquer de la population. C'est du bourrage de crâne. Notez que l'on remarque les mêmes faits dans les entreprises où le petit chef est une engeance semblable. Il n'est toutefois pas totalement impossible que j'aie un petit souci avec la hiérarchie ou l'autorité d'une manière générale.
Donc, à l'occasion d'un ou l'autre des attentats, les flics ont été utiles et on n'a pas manqué de saluer leur travail remarquable. Bien. Un chanteur a même fait une chanson pour dire combien, désormais, il aime les flics. Bien, bien, bien. J'ai mauvais esprit et je ne parviens pas à m'émerveiller outre mesure du fait que les flics soient intervenus lors de ces occasions. Après tout, c'est leur boulot, non ? Ils sont formés pour cela, ils y sont (plus ou moins) préparés, non ? Enfin il me semble. Les pompiers interviennent eux aussi sur des missions difficiles et délicates. Ils ne sont pas armés, ils prennent eux aussi des risques. On ne va pas faire une chanson sur eux. Enfin c'est possible qu'il existe des chansons louant les mérites des sapeurs-pompiers, je ne connais pas tout le répertoire non plus.
D'après ce que j'ai compris, les flics râlent parce que leurs conditions de travail est devenu trop difficile, qu'ils manquent de moyens, que l'on leur en demande toujours plus. J'imagine bien que leur boulot n'est pas simple mais personne ne les a jamais obligé à choisir ce métier. Il y a certainement d'autres métiers qui ne sont pas simples non plus. Tenez, rien que le métier d'agriculteur ou d'éleveur. Ce n'est pas simple non plus, mine de rien. Celui de dessinateur dilettante est moins stressant, je le concède. Ces flics expliquent qu'ils n'ont pas les moyens ni en effectifs ni en matériel d'assurer leur mission et c'est possible que ce soit vrai. Mais bon, il en est pour les flics comme pour le reste, il ne faut pas généraliser. Les flics qui passent la journée derrière des jumelles-radars pour traquer le chauffard ne manquent pas de moyens et ne risquent que très modérément leur vie. On me taxera peut-être de faire dans le populisme en disant ça mais je m'en fous. Et attention ! A force d'à force je suis presque convaincu du bien fondé de cette chasse aux excès de vitesse. C'est vous dire comment on peut vous laver le cerveau pour y faire entrer des idées.
En tant qu'automobiliste, si l'on m'arrête après la constatation d'une infraction caractérisée, je vais sans doute faire la gueule mais je ne protesterai pas. Quelque part, c'est le jeu. Par contre, si je me fais contrôler pour rien, juste parce que ma gueule ne revient pas au flic de service, là je ne suis pas d'accord. Il revient à ma mémoire cette fois où je me suis fais arrêter et contrôler par des flics à Thenon parce que j'étais au volant de mon fourgon. On n'avait rien à me reprocher d'autre. Juste le fait que je roulais en fourgon blanc d'un certain âge et dans un certain état. D'ailleurs, l'un des deux compères m'a bien demandé pourquoi je roulais en fourgon. Je lui ai demandé si c'était interdit. Ne me dites pas que ces deux flics ont protégé la société. Et ces deux autres qui m'ont poursuivi parce que je les avais regardé ? Qu'on leur donne le droit de se servir de leur arme de service ! Que l'on les autorise à faire feu quand bon leur semble ! Je serais mort de longue date.
Que la condition de flic ne soit pas simple, qu'il existe un malaise dans le métier, que l'on ait envie d'être plus apprécié de la population, que l'on ait le désir que cette population reconnaisse le rôle de la police dans tout ce qu'elle peut avoir de bon, je le comprends. C'est aux flics de faire le premier pas. Qu'ils se montrent serviables, à l'écoute du citoyens, qu'ils retrouvent l'usage de leur cerveau. Les idées de police de proximité ont prouvé qu'elles permettaient de normaliser et pacifier les rapports entre police et population. Et puis, le problème dans les manifestations récentes des flics, c'est qu'il y a une forte suspicion de récupération par les mouvements d'extrême-droite. Il est possible que la société française ait une police à son image, qu'elle ait ce qu'elle mérite. La question de la place de la police dans la cité est difficile. D'un côté, on sait que le crime existe, que les personnes malhonnêtes ou malfaisantes sont là aussi. Si la police n'existait pas, il faudrait accepter que les citoyens fassent leur justice eux-mêmes et on n'y gagnerait pas au change. Pas simple.

Aimons la flicaille

jeudi 3 novembre 2016

Haillepi Haiye

Entre deux occupations d'importance visant à contribuer à l'ébullition de la marmite et tant que j'en étais à faire des photos, je me suis intéressé au cas de cette bière IPA de la maison Goudale. Je vous ai déjà entretenu ici-même de cette mode des bières IPA[1] venue des Etats-Unis d'Amérique avec la vague hipsters. Du coup, tout un tas de brasseurs s'enfilent dans la brèche et sortent leur IPA.
Brassée par les Brasseurs de Gayant, la Goudale est apparue au début des années 90 du siècle dernier. C'est une bière qui est bien à mon goût, agréable à boire avec juste ce qu'il faut de caractère. Ce n'est pas mal du tout. La gamme de bière s'est étoffée au fil des ans avec de nouvelles marques et de nouvelles bières dont cette IPA que je boirai sans doute un jour ou l'autre si j'ai le temps.

Goût d'ale

Note

[1] India Pale Ale

mercredi 2 novembre 2016

Ciel bleu

Ce matin, je ne pensais pas voir de ciel bleu aujourd'hui. Et c'est cet après-midi qu'il est apparu. Alors que ce n'était absolument pas mon idée première, je me suis arrêté en lisière d'un bois, histoire de voir si oui ou non il pouvait se trouver quelque champignon qui auraient pu agrémenter mon repas de ce soir. En fait de champignons, il n'y en avait pas tripette. Toutefois, il convient de modérer ce propos à la lumière de ce que je vais m'empresser de vous dévoiler dès à présent et sans plus attendre : je ne sais pas chercher les champignons et, subséquemment, je ne sais pas les trouver. En effet, une idée couramment partagée veut que l'on ne trouve que ce que l'on cherche. Un bon trouveur se doit donc avant tout d'être un bon chercheur.
Evidemment, on ne manquera pas de me reprocher l'emploi du barbarisme "trouveur" qui n'est dans aucun dictionnaire connu. Je ne les connais pas tous et permettez-moi de vous dire que ce manque est regrettable. Par quel mot "officiel" remplacer "trouveur" ? J'ai cherché et n'ai pas trouvé. Donc, j'ai pris la liberté en accord avec ma conscience de me permettre l'emploi de ce néologisme dont je fais don à l'Humanité. C'est un mot libre de droit, "open source", gratuit. J'aime parfois à me montrer généreux avec mes contemporains.
Et s'il n'y avait pas de champignons, il y avait du ciel bleu et des arbres. J'ai bien vu les arbres et cela m'amène à me demander si, en fin de compte, ce n'est pas juste un problème de verres de lunettes qui m'empêche de voir les champignons. D'ordinaire, on distingue le champignon de l'arbre par le fait que ce dernier est plus grand. Beaucoup plus, même. On me suggère que si je ne vois pas les petits arbres de la taille des champignons, cela peut-être dû au même problème de correction optique. Je n'y avais pas pensé.

arbres

mardi 1 novembre 2016

La source de vie en question

Cela ne fait pas de doute pour nombre d'entre-nous, l'eau a été l'élément fondamental de l'apparition de la vie sur notre planète Terre. L'eau est donc désormais considérée comme bénéfique. On en boit et c'est conseillé par la faculté de le faire, on prend les eaux, on s'y baigne, on se lave avec elle. On ne lui trouve des défauts qu'à la condition qu'elle soit polluée. Aujourd'hui, l'eau coule librement au robinet chez tout le monde et il arrive que pour se sentir mieux on aille en acheter des bouteilles. On choisit alors les eaux selon les bénéfices qu'elles sont sensées apporter. Bien.
Et pourtant ? Ne reculant devant rien et acceptant le pire sans rechigner, le Blog qui nuit (très) grave ! a décidé voilà plusieurs années de mettre en place une expérience scientifique au protocole clairement défini afin de comparer d'une manière à la fois honnête et indépendante l'eau et le vin de raisin. À cela une raison simple. Il nous est apparu suspect cet engouement pour la flotte que nos sociétés ont développé au cours des dernières décennies. Ce n'est pas si loin que l'on déconseillait de boire de l'eau. Bien sûr, l'eau était celle du puits, elle n'était pas ou peu contrôlée et elle pouvait le cas échéant provoquer maladies ou désagréments intestinaux divers. Mais tout de même, tout le monde buvait qui du vin qui du cidre ou de la bière et ne s'en portait globalement pas beaucoup plus mal.
Si je ne veux pas faire la promotion de la consommation alcoolique (quoique), je veux mettre en garde les hydropotes de ce que leur déplaisante manie leur peut être délétère. Et parce que je répugne à affirmer quoi que ce soit sans expérimenter et étudier le sujet, j'ai fait appel à la rigueur scientifique et me suis retroussé les manches. Je vous explique tout cela.

D'abord, je suis parti du principe communément admis selon lequel on peut faire vieillir le vin. Récemment, un homme connu affirmait avec sérieux qu'il convenait de laisser vieillir le bon vin de Pécharmant durant cinq longues années avant de le goûter. Si cela me semble sujet à caution, cela va aussi dans le sens de mes propos. Nous avons tous entendu parler de ces divins flacons que l'on laisse se bonifier pendant des dizaines d'années dans le Bordelais ou de ces vins oubliés par des générations d'abstinents qui se sont révélés être de délicieux nectars.
Donc, si le vin peut gagner à vieillir et si le vin est si néfaste à la santé, qu'en est-il donc de l'eau ? Pour cette étude scientifique, j'aurais pu me contenter d'eau du réseau communal mais alors, je le sens bien, on ne se serait pas privé de dénoncer la méthode et de refuser mes conclusions. Ainsi, j'ai choisi deux bouteilles achetées en deux commerces différents d'une eau de prestige, d'une véritable eau minérale de qualité française, d'une eau d'une source parmi les plus réputées des sources, l'eau de Vittel.
Vittel, pour les idiots qui lisent et ne savent rien, est une source coulant à Vittel, commune des Vosges et cité thermale depuis l'époque gallo-romaine. Ce n'est donc pas d'aujourd'hui que l'on empoisonne les gens avec ça. Mais n'anticipons pas sur les conclusions. Bref. Brrmmm... Donc, deux bouteilles d'eau de Vittel que j'ai précieusement conservées sans jamais les toucher afin qu'elles puissent prendre de l'âge sans interaction de quelque sorte avec l'être humain. Aujourd'hui est arrivée l'heure du constat. D'un côté, deux bouteilles de vin. Une de vin de Bordeaux, une de vin de Bergerac. Je débouche la première et la bois.
Glou, glou, glou... Ah ! Pas mal. Je m'attendais à moins pire mais ça reste buvable. Passons à la bonne bouteille. Tire-bouchon vissé, je tire. Plop ! Le bouchon est parfait, comme neuf. C'est bon signe. Je verse le bon vin de Bergerac dans un verre de cristal finement ciselé. Le nez est déjà plein de promesses. Je bois. Magnifique ! Je finis la bouteille et me sens au mieux de ma forme. Mieux même que je n'ai jamais été ! A n'en pas douter, le vin de Bergerac contribue à se constituer une santé de fer ! C'est scientifique, c'est prouvé.

Et maintenant, les bouteilles d'eau. Je ne vais pas vous mentir, je ne me suis pas senti le courage de les goûter. Je vous laisse seuls juges. Seriez-vous assez fous pour boire l'eau contenue dans ces bouteilles présentes sur la photographie suivante :

Bonne eau par la bande
Voyez ces bouteilles déformées par le poison qu'elles contiennent ! Voyez cette poussière qui s'est développée anarchiquement quant elle sait se déposer avec bonheur sur des bouteilles de vin. Nul besoin d'être d'une intelligence particulièrement développée pour comprendre que l'eau n'est peut-être pas si bonne que ça pour notre santé. Alors la question se pose d'elle-même. Quel puissant lobby occulte est derrière toute cette mascarade et à qui profite le crime ? Qui ou quoi ? L'invasion aurait-elle déjà commencé ? Un complot serait-il ourdi dans l'ombre ? Et dans quel but, au juste ? J'ai ma petite idée sur tout cela mais vous comprendrez que je ne puisse rien dévoiler tant que je ne suis pas certain de pouvoir assurer mes arrières. J'ai contacté la presse (celle qui n'est pas aux ordres) et lorsque le scandale éclatera à la face incrédule du monde, on comprendra.

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