août 2016 (33)

mercredi 31 août 2016

En se promenant dans les bois du Périgord

Marc Riboud est mort. C'était un grand photographe. Peut-être pas le plus connu ou le plus médiatisé mais ça n'enlève rien à son immense talent. Je me souviens l'avoir découvert dans un bouquin regroupant quelques unes de ses nombreuses photographies réalisées en Chine. A l'époque, je n'en avais que pour Doisneau et ses photos d'un Paris idéalisé. Avec Marc Riboud, je partais plus loin et je voyais des photos qui me paraissaient plus vraies.

On a appris hier le départ du ministre Macron. C'est curieux mais je ne me souviens pas l'avoir découvert dans un livre et je ne me souviens pas qu'il m'ait fait voyager. Peut-être aurais-je dû tenter l'expérience du voyage en car. J'y pense, vaguement. Je ne suis pas certain que Marcron restera longtemps dans les esprits.
Apple devra rembourser des aides trop généreuses à l'Irlande. Le CEO de la boîte, Tim Cook, menace l'Union Européenne à mots couverts d'être appelé à supprimer des emplois créés en Irlande. Ça s'appelle du chantage et c'est mal. J'ai lu qu'il se targue, lui et Apple, d'avoir créé plus de 1,5 millions d'emplois direct et indirects en Europe. Cette firme ne veut pas payer d'impôts au motif qu'elle créerait des emplois. Ça me fait penser aux idées du MEDEF et ce n'est pas joli. Ce MEDEF qui promettait de créer un bon gros million d'emplois en France si l'on suivait les préceptes de Macron, ce MEDEF qui crée plus d'emplois (à bas coût) en Chine qu'en Europe, cette Chine photographiée par Riboud. Tout se tient.

Et moi, je ne suis pas Marc Riboud, je ne suis pas Macron, je ne suis pas Cook, je ne suis pas le MEDEF et hier je me suis promené dans un bois où j'ai vu un bidon rouillé.

C'est bidonnant

mardi 30 août 2016

Un 103, deux 103, trois 103, quatre 103, cinq 103, six 103, sept 103 et huit 103 Peugeot

Est-ce que l'art sert à quelque chose ? Est-ce que l'art doit être utile ? Est-ce qu'une peinture, une sculpture, une poésie, doivent réellement avoir une fonction ? Et puis c'est quoi, l'art ? Faut-il s'arrêter à la peinture, la sculpture, l'architecture et ces formes d'arts "officiels" ? C'est pas simple, tout ça. Si l'on accepte que l'art ne doit pas obligatoirement avoir d'utilité, alors cet engin vu à la Cassagne lors de la fête des Pétaroux à la Noix est une œuvre d'art. Si l'art doit avoir été réalisé par une personne qui maîtrise sa technique, alors oui, il s'agit bien d'une œuvre d'art. Et peu importe que le tour à métaux ait remplacé le ciseau du sculpteur ou le pinceau du peintre. Il y a eu une vision, il y a eu un besoin viscéral de réaliser, il y a eu le désir de mener son projet au bout. Et c'est là, à mon avis, ce qui constitue l'essence même de l'artiste. Cette irrépressible envie de produire quelque chose qui ne sera ni un outil ni un objet utile ni quoi que ce soit qui ne se se suffira pas à elle-même.

8 moteurs de 103 Peugeot
Le déclic a été provoqué par la vision d'un engin pourvu de deux moteurs de cyclomoteur placés l'un derrière l'autre. Il a été question de faire mieux, de faire plus. Trois moteurs alignés ! Oui mais c'est que ça commençait à faire long. Le cerveau se met à bouillir et l'idée jaillit. Ce sera huit moteurs en V. Eh ouais ! Huit moteurs de 103 Peugeot en deux sous ensemble de quatre.

Une réalisation proche de la perfection
Le huit cylindres en V, ça fait tout de suite penser à l'Amérique. Là, c'est du pur franchouillard. Du moteur qui n'a rien de noble, du vulgaire moteur de cyclo, du deux temps commun, du moteur de traîne-cul de base. Et pour rester au plus proche de l'idée, on va faire en sorte qu'il reste le maximum de pièces d'origine. On conservera les pots d'échappement, on conservera la selle et le réservoir, les cylindres et les culasses. Tant que l'idée est dans la tête, c'est assez simple. Après, il faut passer à la réalisation et là, il faut avoir de solides connaissances en mécanique et en utilisation de machines-outils, en tour et en fraiseuse. Et une fois que le tout est conçu, réfléchi, il faut régler. Arrive le jour où l'on presse le bouton de démarrage et que les moteurs entre en action ! J'imagine la fierté de l'artiste lorsque son œuvre prend vie.

L'œuvre du diable ? Vraiment ?
"Mais au fond, ça sert à quoi ?" demandait une personne présente. C'était l'incompréhension totale. Cette personne n'avait visiblement pas conscience du fait que, justement, ce qui fait la beauté de l'œuvre c'est bien qu'il s'agit en quelque sorte d'un acte gratuit. Il est bien évidemment exclu de rouler légalement sur route avec cette machine. Il y a peu de chances pour qu'elle puisse recevoir une homologation. De toutes façons, la machine n'est pas prévue pour rouler longtemps. Elle n'est pas confortable, elle n'est pas facile à conduire. Non, c'est juste un délire d'artiste.

400cc d'art mécanique

lundi 29 août 2016

BAL

C'est une photo déjà ancienne. C'est une diapositive, peut-être sur un film Kodachrome et elle a vingtaine d'années. Je ne me souviens plus du matériel utilisé pour la faire. Il est possible que ce soit avec un Leica mais ce peut aussi être avec un Canon. Peu importe. Elle représente une boîte à lettres ancienne que l'on pouvait voir au moulin de Ladoux sur la commune de la Cassagne.
Le moulin de Ladoux est construit juste à côté de la source du Coly, petit affluent de la Vézère. Cette source est réputée par sa nature. C'est une résurgence qui pourrait cacher à neuf mètres de profondeur ce qui serait le plus long siphon du monde. Plusieurs équipes de plongeurs ont tenté d'explorer les lieux. Parmi ceux-ci, il en est même un qui est bien connu puisqu'il s'agit de Nicolas Hulot.
J'avais rencontré le propriétaire de ce moulin. Une personne très sympathique qui mettait un point d'honneur à entretenir le moulin qui était son habitation. Depuis, il est mort, les lieux sont plus ou moins à l'abandon, la boîte à lettres a disparu. Il reste cette photo et comme je n'ai pas prévu grand chose pour le blog aujourd'hui, ce sera elle qui sera à l'honneur.

Moulin de Ladoux - La Cassagne

dimanche 28 août 2016

Apprendre à ne pas déclencher

Hier, je suis passé par Bourdeilles. C'est un joli village du Périgord vert, pas très éloigné de Brantôme qui est une petite commune qui mérite vraiment que l'on s'y arrête un instant lorsque l'on passe par là. C'est joli, Bourdeilles. C'est l'une des quatre baronnies du Périgord avec Beynac, Biron et Mareuil. A ce titre, on y trouve un beau château et, mais cela n'a aucun rapport me semble-t-il, un cours d'eau, la Dronne, affluent de l'Isle, elle-même affluent de la Dordogne. Pour passer la Dronne, on a construit un pont qui est tout à fait remarquable en cela qu'il est composé d'arches, d'une chaussée, d'un parapet et que de l'eau coule par en dessous. En été on pourrait se passer du pont. Le niveau de la rivière n'est pas si haut qu'un homme ne pourrait pas traverser en ayant pied. Pied mouillé certes mais après tout ce peut-être une occasion de se laver les arpions à bon compte, non ?
Je passe par là et j'ai l'idée bien sotte de m'arrêter pour faire quelques photos. C'est sot parce que l'heure n'est pas favorable, que la lumière n'est pas très intéressante et que le ciel est vraiment peu photogénique. Mais voilà, c'est idiot mais j'ai décidé de m'arrêter pour faire des photos. Je franchis le pont, descends sur la berge et cherche un point de vue satisfaisant. Bien sûr, je n'en trouve pas. Je change d'objectif mais ça ne change rien au fait que les conditions pour faire une bonne photos ne sont pas présentes. Et pourtant, voyez comme je suis bête, je déclenche tout de même à plusieurs reprises.
Ce matin, j'essaie de tirer quelque chose de cette moisson photographique. J'ai compris depuis déjà quelque temps que s'il faut trop retravailler une image, c'est qu'elle est mauvaise. Ceci se démontre une fois de plus avec ces images glanées hier. Franchement, ça ne valait pas le temps que j'y ai consacré. Si j'y pense, si j'ai le courage, je repasserai par là un jour où il y aura un beau ciel et une lumière plus intéressante.

Pont sur la Dronne à Bourdeilles
Pont sur la Dronne à Bourdeilles

samedi 27 août 2016

Trois roues

Triporteur

vendredi 26 août 2016

La sérendipité mise à mal et la preuve par l'image

On ne trouve que ce que l'on cherche

jeudi 25 août 2016

Harley des champs

C'était à la Cassagne et ce n'était pas une mobylette. Cela ne m'a pas empêché de faire une photo, déjà parce que ça ne coûtait pas bien cher de faire une photo de plus. Il n'est pas tout à fait inconcevable que le propriétaire de cette moto américaine ait eu un cyclomoteur dans sa jeunesse. Alors, on supposera qu'arrivé à un âge avancé il ait désiré renouer avec le temps passé, celui de l'insouciance, des premières balades, des premiers baisers, des sorties entre copains.
Le temps a passé. Une vie professionnelle satisfaisante a permis l'achat d'une première moto, d'une seconde et puis, enfin, celle des rêves adolescents, la moto américaine, celle qui sent bon le barbecue texan, la country à chapeau, la Route 66, Easy Rider. Ça y est, on peut l'acheter, l'Harley ! Et comme on ne retrouve pas ce que l'on a perdu, on tente d'aller le retrouver en revenant du côté des Mobylettes. L'homme est un éternel insatisfait. Pouah !

Une Harley Davidson dans un champ

mercredi 24 août 2016

Un léger retard dans les livraisons est à craindre

Un camion

mardi 23 août 2016

Quand les Pétaroux à la noix s'en vont par les petites routes autour de la Cassagne

Juste une sélection de photos faites lors du départ de la balade, aujourd'hui. Les cyclomoteurs, plus de 270 tout de même, sont partis vers 9 heures du matin sur les petites routes envionnantes pour rejoindre Chasteaux où ils firent une pause avant de revenir juste à temps pour le repas servi à la Cassagne.

Toute surprise que ça roule

Y en a qui ont du bol

Un frais minois sur la ligne de départ

C'est de l'extase que l'on peut lire ici

Et c'est parti pour 70 kilomètres

lundi 22 août 2016

Roulez propre

Economisez l'eau

dimanche 21 août 2016

Les mobylettes des Pétaroux à la noix sont de retour à la Cassagne

Beaucoup d'inscrits, cette années pour la troisième édition des Pétaroux à la Noix de la Cassagne. Beaucoup d'inscrits et encore plus de badauds venus se souvenir de leur folle jeunesse pour certains, venus simplement passer une bonne journée pour beaucoup d'autres. Beaucoup plus de cyclomoteurs pour cette édition avec certains que l'on a déjà vu et, forcément, de nouveaux. Pour la première fois, une bourse d'échanges étaient organisées et permettaient aux amateurs et collectionneurs de chiner la pièce rare ou simplement manquante.
Les cyclomoteurs étaient tellement nombreux qu'il a été difficile de faire des photos tellement elles étaient rangées serré les unes contre les autres. Ce n'est pas grave. L'important est bien que le rendez-vous de la Cassagne est désormais à n'en pas douter une date inscrite sur tous les agendas des amoureux de ces petits engins motorisés, un incontournable pour nombre de personnes.
Au programme, une promenade qui emmenait toute la troupe pour une virée de 70 kilomètres qui devait passer par Chasteaux. Un repas était servi sous un grand chapiteau tandis que l'on pouvait se restaurer grâce à un stand qui déversait frites et diverses mets à déguster debout. La buvette était chargée de rafraîchir le public tandis que des animations le distrayait. Le beau temps faisait que les visiteurs étaient nombreux à passer par le vide-grenier organisé comme chaque année en contrebas de l'église.
Et quelques premières photos parmi celles prises aujourd'hui.

rencontre de cylindres

Honda SS50

Peugeot Rallye

Mobylette un peu rouillée

samedi 20 août 2016

Sur un mur

Un chat sur un mur

vendredi 19 août 2016

L'église sert enfin à quelque chose

L'opération avait déjà été menée l'été dernier. Pour la saison 2016 l'équipe de Ad Lib Créations, sous la direction artistique du concepteur Christian Gimat et de Anne Deporte motion designer, revient à Terrasson pour enchanter les nuits d'août. A partir de 22 heures, le projecteur entre en action pour un déferlement d'images animées soutenues par une bande musicale qui forcent les portes de l'imaginaire du public.
Vous avez jusqu'à dimanche pour aller voir de vos yeux ce spectacle étonnant.

Création de Ad Lib 2016

Création de Ad Lib 2016

Création de Ad Lib 2016

Création de Ad Lib 2016

Création de Ad Lib 2016

Création de Ad Lib 2016

jeudi 18 août 2016

Et si les végétaux avaient des yeux

Mangez-moi

Concombre à cornes

mercredi 17 août 2016

C'est ce dimanche

petaroux-panneau.jpg

Locomotive

Un panache sombre grimpe à l'assaut du ciel

mardi 16 août 2016

Chacun cherche son chat

Quand tique la science

lundi 15 août 2016

La pensée magique dans le débat politique

C'était l'autre jour sur France Inter. Des personnes dont j'ai oublié le nom débattaient sur un éventuel deuxième tour des présidentielles de 2017 entre Juppé et la Peine. Parce qu'il n'y avait pas de débatteur ouvertement proche du F-Haine, un consensus plus ou moins mou est apparu pour dire qu'il fallait quoi qu'il en soit faire barrage au parti d'extrême-droite.
Ce débat m'a agacé pour plusieurs raisons. La première est que, selon moi, il est très et trop facile de discourir sur un sujet aussi creux et convenu. Je peux vous en fournir des tonnes de sujets à la con de ce tonneau. Une autre raison est que je me demande bien de quel droit et à quel titre un animateur peut décider qu'il y aura un deuxième tour conforme à ses possibles attentes. Alors oui, certains sondages prédisent qu'il est possible que la Peine soit au deuxième tour et que, à droite, Juppé remporte les primaires. Mais cela ne signifie en rien que c'est ainsi que les choses se passeront.
S'il est vrai que l'avenir de la gauche paraît incertain rien n'est joué. Et puis, j'en ai un peu marre que l'on nous brandisse l'épouvantail de l'extrême-droite et l'étendard du pacte républicain à chaque élection. Se résoudre de voter à droite pour quelqu'un qui se reconnaît dans des idées de gauche, ça sent tout de même pas mal la couleuvre difficile à avaler. Je pense que 2017 pourra être l'occasion de mettre en pratique les principes anarchistes. Après tout, voter pour ce qui semble le moins mauvais ou le moins pire, ce n'est guère motivant. Que les anarchistes s'abstiennent et refusent de participer à la mascarade !
Lorsque je parle de pensée magique, je veux dire que beaucoup de voix ne font plus que de nous raconter leurs rêves. Nous ne sommes plus dans des programmes politiques (bon, d'accord, sauf justement pour le F-Haine et dans une moindre mesure, quelques partis de gauche), même plus dans des promesses mais dans une sorte de rêve éveillé. On nous construit un imaginaire collectif, on nous plonge dans la fiction, on nous raconte une histoire sur fond d'état d'urgence, de menace terroriste, de courbe du chômage et de risque majeur de voir un jour débarquer un gouvernement fasciste à la tête de notre pays. Tout est fait pour engluer nos attentes dans l'épais brouillard gluant du "ça pourrait être pire". On nous pousse à baisser la tête et à avoir assez peur du pire pour ne pas trop regimber. Tenez, rien que l'histoire de cette Loi Travail. On n'a pas cessé de nous raconter que c'était finalement plutôt bien pour les salariés parce que si la loi avait été faite par la droite, ce serait bien pire encore. On ne nous dit pas pourquoi il fallait à tout prix faire cette loi, hein. Nous sommes dans la situation d'un médecin qui va nous expliquer que l'on va nous couper la jambe sous le genou et que ça vaut mieux que de nous la couper au-dessus. On est rassuré, quelque part, et on oublie que l'on venait le consulter pour un rhume.
On ne va pas revenir sur les promesses ou plutôt les déclarations d'intentions de François Hollande. Au fond, je pense qu'il a été élu pour que Sarkozy ne sois pas réélu et rien de plus. Sur ce plan, il a fait le job. Je ne pense pas qu'il y ait eu beaucoup d'électeurs qui nourrissaient beaucoup d'espoirs en Hollande pour conduire une politique moins libérale. Je ne sais pas si ce que l'on appelle "peuple de gauche" existe réellement, je ne sais pas combien ils sont, les gens qui ont vraiment des idées "de gauche". Je ne sais même plus vraiment ce que ça veut dire, être de gauche. Je rencontre parfois des personnes de gauche déjà prêtes à glisser un bulletin Juppé ou Bayrou dans l'urne sans état d'âme, à comprendre le grignotage de nos libertés et des acquis sociaux. Selon elles, la société évolue et il faut l'accompagner. En d'autres temps, on combattait les idées liberticides et anti-sociales. Les temps changent et pas nécessairement en bien.

Anarchie !

dimanche 14 août 2016

Arbres ils furent, poutres ne sont-ils plus que

On a récemment fait remarqué sur ce blog les similarités de style entre Clôde Franssois[1] et moi-même. Si je trouve cela très exagéré[2], c'est aussi très flatteur[3]. Et si comparaison n'est pas raison[4] je me sens assez honoré pour me laisser aller à filer la métaphore[5] et ceci bien qu'il n'y ait en l'occurence pas le début de la queue d'une, de métaphore. Je m'égare.
"Si j'avais un marteau, je cognerais le jour, je cognerais la nuit, j'y mettrais tout mon cœur", nous enseigne le poète. Et il est bien avisé de nous chanter ceci puisque, quoique indirectement, je vais vous parler de marteau, aujourd'hui. Johnny Halliday ne chantait-il pas de son côté : "Si j'étais un charpentier — Si tu t'appelais Marie — Voudrais-tu alors m'épouser — Et porter notre enfant" ?
Deux artistes qui se font écho pour le billet du jour qui vous montrera que je n'ai pas l'intention de me casser le cul pour vous et que, aussi, je n'hésite pas un instant à me moquer du monde[6]. "Au royaume des fainéants les fumistes sont roi", suis-je tenté d'affirmer en ce matin ensoleillé de ce mois d'août non sans tenter sans honte aucune de tirer à la ligne. Georges Brassens, lui, affirmait, la pipe au bec : " Auprès de mon arbre, je vivais heureux ". Bien lui en fasse. L'arbre, oui, puisqu'il est question de lui, cet être[7] majestueux de nos forêts qui n'a pour prédateurs que quelques insectes xylophages[8] et l'homme dans toute sa superbe. Oui, cet homme qui depuis la nuit des temps n'a de cesse de l'abattre, de le débiter, de le fendre, de le brûler, le découper, le déligner, le poncer, le broyer, l'allumetter, le faire plancher jusqu'à plus soif[9], le tronçonner, le scier, le hacher menu, le marqueter, l'assembler, le clouer, le cheviller, le percer, le peinturlurer, l'étuver, l'auto-claver et tant et tant.
Le bûcheron, le scieur de long, le menuisier, le charpentier sont autant de bourreaux[10] sans cœur pour ces seigneurs des forêts. D'ailleurs, ultime preuve du cynisme sans limite de ces mauvaises gens, ne fait-on pas usage d'un foret pour blesser ces hôtes des forêts ? C'est là de l'humour dont je me désolidarise totalement et que je trouve d'un goût particulièrement douteux. Que l'on ait par le passé, du temps de Homo habilis ou de "Homo erectus'', utilisé le bois, passe encore. L'homme n'était encore qu'un primate mal dégrossi qui ne connaissait ni la poutrelle métallique ni le parpaing de béton cellulaire. Mais diable ! Nous sommes au XXIe siècle ! Nous ne vivons plus comme des sauvages à la cour de Louis le quatorzième. Nous avons évolué, nous allons sur la Lune, nous envoyons des sondes dans la voie lactée, tout de même, quoi. Apprenons à vivre en bonne intelligence avec les arbres.
Et ainsi, je me promenais au cœur d'un gros village, non loin de chez moi bien que cela me fatiguerait de m'y rendre pédestrement. Et j'ai vu là ce que les hommes avaient fait de ces arbres qui ne demandaient rien à personne et que les chiens eux-mêmes ne respectent plus. Une charpente. Oui mesdames et messieurs, des hommes ont coupé des arbres pour bâtir une vulgaire charpente même pas toute droite. C'est honteux !

Charpente de la halle de Thenon

Notes

[1] Je ne suis pas certain de l'orthographe

[2] Je ne prends pas de bains

[3] Pour moi, bien sûr

[4] L'inverse est moins frappant

[5] ce qui est préférable à filer à l'anglaise

[6] pour être poli

[7] hêtre ou ne pas hêtre ?

[8] appelés ainsi en raison du bruit musical qu'ils font en grignotant le bois

[9] ne parle-t-on pas de bois-sans-soif ?

[10] en bois

samedi 13 août 2016

A la pêche au bar

J'étais encore à peu près jeune et plein d'allant lorsque j'ai eu l'idée d'acheter un petit compresseur d'air. C'est un appareil toujours utile. On peut gonfler les pneumatiques de son auto ou de son vélo, on peut souffler les poussières dans un ordinateur, on peut aussi y brancher un aérographe. Parce que je n'avais pas l'intention de l'utiliser intensivement, j'avais porté mon choix sur un vulgaire petit compresseur de grande surface, équipé d'un petit moteur monophasé et d'une cuve de 50 litres. L'un dans l'autre et durant une dizaine d'années, il a fonctionné.
Et puis il est arrivé qu'un pneu de ma voiture soit à plat. Parce qu'elle était trop proche du mur pour que je puisse confortablement remplacer la roue, je me dis que je pourrais essayer de regonfler le pneu le temps de manœuvrer. Je cherche la rallonge électrique, je branche le câble du compresseur dessus puis la rallonge à la prise secteur. Je lève l'interrupteur du compresseur et le moteur se lance dans un vacarme agressif et désagréable. Il pompe l'air ambiant et le pousse dans la cuve et c'est son rôle. Tout va bien. Je vais chercher le pistolet de gonflage, le place là où il faut et regonfle le pneu. Enfin j'essaie. Je m'aperçois rapidement que l'air sort aussi vite qu'il entre dans l'enveloppe. La crevaison est importante. Tant pis.
Tant pis, oui. Je démarre la voiture et manœuvre pour l'éloigner du mur voisin. Une fois que cela est fait, je pars à la recherche du cric, de la manivelle, de la clé chargée de dévisser les goujons de roue et, bien entendu, de la roue de secours. Tiens ? Elle est à plat aussi, elle ! Ce n'est pas une vraie surprise, je savais qu'elle avait une petite fuite et je n'avais jamais pris le temps de la faire réparer. Je sais, c'est idiot d'avoir une roue de secours à plat. C'est la procrastination qui fait ça, c'est pas de ma faute.
Mais là, j'ai le compresseur à portée de main. Je m'en vais la gonfler suffisamment pour pouvoir gagner le premier garage disponible et faire réparer les deux pneus. C'est dit. Pour commencer, je place le cric à l'emplacement décrit par le constructeur et tente de lever la voiture. C'est un cric de très mauvaise qualité ou alors je n'ai pas compris comment il fonctionne. Il force et la manivelle commence à se tordre sous mes efforts virulents. J'abandonne. Je l'enlève et vais chercher un cric hydraulique bouteille récupéré dans un ancien Range Rover. Je commence à lever la voiture, finis de dévisser les goujons de roue, dépose la roue et m'apprête à regonfler la roue de secours.
Alors, oui, normalement j'aurais dû commencer par ça. C'est vrai qu'il faut laisser la voiture sur le cric le moins longtemps possible si l'on est un tant soit peu sensibilisé aux questions de sécurité élémentaire. Je sais mais, allez savoir pourquoi, j'avais choisi d'opérer dans cet ordre. Idiot, oui, je sais.
J'approche la roue de secours du compresseur et commence à gonfler. Rapidement, je m'aperçois que la pression fournie par l'appareil baisse et que le moteur ne se met pas en route. J'agis sur l'interrupteur, rien à faire, le compresseur ne se lance pas. Je vérifie les branchements à la rallonge et à la prise, rien à signaler. Je vérifie que la prise délivre bien du courant, c'est le cas. Fichtre et charogne de compresseur ! Il est en panne. C'est bien ma chance, ça.
Bon. Le pneu est presque assez gonflé. Je ne perds pas de temps et file faire réparer tout ça à Thenon (le garage de Azerat est fermé ce jour là). Lorsque je reviens avec mes deux pneus bien réparés, je m'occupe un peu de ce compresseur. Je regarde d'un œil torve la machinerie, tente de le faire démarrer à coups de pompe dans le cul (on ne sait jamais). Rien. Ça m'agace et je laisse tomber. Je vais me faire du café et penser à autre chose. Ça m'agace un peu, tout de même. Je commence à réfléchir à en acheter un nouveau, un jour, peut-être.

Aujourd'hui, j'aurais bien besoin d'air comprimé pour nettoyer un ordinateur que l'on m'a confié pour réparation. Il est plein de poussière et j'ai dans l'idée qu'elle doit perturber le refroidissement de ses composants. Ah ! Si seulement j'avais un compresseur ! La mine triste, je me lamente beaucoup, prenant mes semblables à témoin du cruel sort qui est le mien, pauvre homme qui n'a pas le moindre morceau de compresseur à se mettre sous la dent. Ah ! Si j'avais un compresseur, je ne manquerai pas d'air ! Je veux un compresseur. Je ne vais pas courir les commerces pour en acheter un alors que j'en ai besoin ici et maintenant. Agissons !
Et j'agis. Je vais quérir quelques outils et me prépare mentalement à démonter, examiner, diagnostiquer, supposer, supputer, hypothéser, vérifier, contrôler, tester, essayer, imaginer, chercher, comprendre. L'idée est de tenter de réparer l'appareil mais je n'exclus pas la possibilité d'avoir à faire usage d'une bonne masse bien lourde pour l'exploser s'il me casse trop les roubignoles. J'suis cap de lui foutre un coup fatal entre les deux yeux, à cette engeance chinoise (ou peu s'en faut). Tournevis plat. J'opère. J'ouvre. Pas besoin d'aller bien plus loin en fait. Je comprends tout de suite.

Du bordel dans l'électricité
Un moment, j'ai presque cru qu'il pouvait s'agir d'un problème matériel, de mécanique, une sécurité enclenchée, quelque chose du genre. Mais là, le doute n'est pas permis, c'est bien l'électricité qui est en cause. Je n'ai pas souvenir d'avoir vu un bordel pareil. Le principe est simple. Trois fils arrivent du secteur, passent par un interrupteur et repartent vers le bobinage du moteur. Ce que je vois me laisse perplexe. Tous les fils qui partent vers le moteur ont leur isolant qui part en miettes. Sitôt qu'on le touche, il s'effrite, se disloque. Incroyable. De plus, comme si cela ne suffisait pas, je m'aperçois que deux des câbles qui arrivent à cet interrupteur ne sont pas connectés. Alors là, d'accord, je veux bien que l'on m'explique que ce sont les vibrations qui auront fini par dévisser les bornes. Sauf que j'ai tout de même la très nette impression que ces bornes n'avaient pas été suffisamment serrées.

Ils auraient dû choisir la cocaïne puisque la came isole...
Pour m'assurer que l'origine de la panne est bien identifiée, j'écarte les fils pour être certain qu'ils ne se touchent pas, je revisse les câbles d'alimentation et vais brancher le compresseur. Il se lance immédiatement ! Bon.
Un temps, j'ai dans l'idée de remplacer les fils qui partent vers le moteur électrique. Le problème, c'est qu'ils semblent noyés dans le bobinage. J'y regarderai peut-être de plus près un jour mais pour l'instant, je me contente d'enrouler du ruban isolant (tout de la même couleur parce que je ne retrouve pas les autres rouleaux) autour des câbles. Il faut juste que je me souvienne que cet appareil est potentiellement dangereux.

Tout pour réussir un beau court-circuit domestique
Je termine de remonter les capotages enlevés pour l'opération, je sers tout bien comme il faut, je branche le compresseur, je le mets en route, ça fonctionne bien. La pression monte, j'en profite pour contrôler la pression des pneus de la voiture, je vais chercher le PC et le dépoussière à fond. Voilà une bonne chose de faite !

Une pression au bar

vendredi 12 août 2016

Une 2cv qui abat du bois

Une 2cv de bûcheron

jeudi 11 août 2016

Pièce rare

L'automobile que je vous présente aujourd'hui est une vraie rareté. En 1958, le carrossier Chapron s'intéresse au cas de la Dauphine de chez Renault pour en faire une découvrable luxueuse. Selon les sources, il y en aurait eu un peu moins de dix de produites voire, plus précisément, seulement sept. De celles-ci, il n'en resterait à ce jour que deux dont, donc, celle vue dans le Limousin récemment. Immatriculée dans la Haute-Vienne, elle semble pourtant bien venir d'Outre-Manche si l'on en croit son volant placé à droite.
Cette Dauphine a accompagné le train à vapeur sur une partie du parcours avant de s'arrêter à la gare d'Eymoutiers où j'ai fait quelques mauvaises images. Je n'ai pas eu la chance de trouver le propriétaire qui, pourtant, devait être quelque part autour de la gare. Dommage. Il nous en aurait sans doute appris plus sur cette automobile rare.

Dauphine découvrable Chapron

Dauphine découvrable Chapron

Dauphine découvrable Chapron

Dauphine découvrable Chapron

mercredi 10 août 2016

Une page de réclame

Monoplace d'avenir

mardi 9 août 2016

Premier et dernier mardi 9 août de l'année

Motocyclette

lundi 8 août 2016

Encore une histoire qui finit bien et un essai d'image à grande plage dynamique

Ce matin, je travaillais sur une commande en cours lorsque le NAS[1] s'est mis à émettre un bip plaintif et répétitif. Il ne me faut pas longtemps pour comprendre qu'un disque a rendu l'âme et il ne me faut pas beaucoup plus de temps pour trouver le disque de secours et l'installer. Le logiciel interne du serveur de stockage le reconnaît aussitôt et je lance une restauration de la somme de contrôle. Tout est bien qui finit bien. Enfin il reste un risque pour qu'un autre disque vienne à lâcher durant cette restauration. Alors, la totalité de mes données contenues sur ce volume sera perdu. J'espère que cela n'arrivera pas.
Il s'agit d'un petit serveur doté de quatre disques durs de 2To configuré en RAID 5. Pour faire simple, cela signifie que je n'utilise que trois disques et que le quatrième est utilisé par le système pour cette somme de contrôle. Admettons que j'écrive "1" sur le disque A, "2" sur le disque B et "3" sur le disque C. Le système écrira "6" sur le disque D. Si le disque A tombe en panne, le système reconstituera son contenu en faisant une petite opération à la portée du premier informaticien venu. Si le disque D défunte, le système calculera de nouveau la somme de contrôle à partir des données des trois autres disques.
Evidemment, on perd un quart de la capacité totale théoriquement offerte par l'ensemble des disques. On gagne en sécurité. Le système n'offre pas non plus une sécurité totale et infaillible. Il peut arriver que deux disques défaillent en même temps ou presque. Ça m'est déjà arrivé et là, c'est la catastrophe. Pour bien faire, il faudrait avoir deux systèmes redondants. Un qui copie l'autre. Alors, on perdrait beaucoup d'espace. Je vous laisse calculer. Il existe d'autres protocoles RAID. On peut par exemple avoir dix disques sur lesquels on écrit et deux qui écrivent la somme de contrôle en redondance. Tout cela revient assez cher et il convient d'estimer la valeur de ses données.
Depuis quelques années, on nous incite à faire appel au cloud pour sauvegarder ses données. L'idée n'est pas idiote, elle n'est pas gratuite non plus. Faire confiance au savoir et au sérieux de professionnels, pourquoi pas ? Mais il est nécessaire d'avoir une très bonne connexion Internet et espérer ne pas avoir de panne de réseau. Le mieux serait de doubler les sauvegardes. Une sauvegarde en local et une dans le Cloud. Ça a un prix, ça prend du temps, il faut voir si l'on tient à ses fichiers.
Honnêtement, ça m'ennuierait bien un peu de perdre tous mes travaux, toutes mes photos, tous mes projets en cours. Il est difficile de chiffrer la valeur de tout cela, il est un peu moins difficile d'estimer le temps nécessaire pour tout refaire. Bien sûr, tout ne mériterait pas d'être refait. Bien sûr aussi, tout ne serait pas possible à refaire. Le problème est directement lié à la question de données numériques. Il existe plus de risques pour perdre ses fichiers que ses dessins sur papier, ses négatifs ou diapositives. A chacun de faire en connaissance de cause.

Hier, j'ai voulu essayer de faire une photo HDR de l'étang que je vous ai déjà présenté il y a quelque temps. J'ai fait sept prises de vue à différents temps de pose. Le résultat n'est pas de nature à me faire penser que cela valait le coup que je m'essaie à l'exercice.

Tentative d'image HDR

Note

[1] Network Attached Storage pour dire que c'est un serveur de stockage en réseau

dimanche 7 août 2016

Evolution de la ruine

Le feuilleton continue. Depuis quelques années, lorsque l'idée me vient, je passe devant cette maison qui doucement s'effondre sur elle-même. L'autre jour, je suis passé par là et me suis arrêté le temps d'une photo. Je n'ai pas remarqué de changement frappant. Peut-être la maison s'est-elle un peu affaissée, je n'en suis pas certain.
Je me suis demandé ce qui avait poussé quelqu'un à construire cette maison là, à l'écart de la petite route qui conduit de ce que l'on appelle ici la route des coteaux vers le petit bourg de la Madeleine, à la Bachellerie. Et puis, je me suis souvenu que la route nationale 89 n'avait pas toujours existé et qu'aux débuts du XIXe siècle, Azerat restait un bourg isolé. Si l'on souhaitait s'y rendre depuis Thenon, par exemple, on devait emprunter cette route des coteaux et redescendre par la route du Labouret, premier bourg juste après Azerat. Dès lors, la route des coteaux se poursuivait jusqu'au croisement qui permet soit d'aller sur Auriac-du-Périgord, soit la Bachellerie, soit, encore, les Farges. Et d'ailleurs, en parlant des Farges, je vous avais parlé du petit village du Cheylard et de l'abandon de son église au profit de celle des Farges.
Mais pour aller à la Bachellerie depuis Thenon, le plus simple devait certainement être de passer par la Madeleine. Et alors, on passait devant cette maison qui, à l'époque, devait être neuve ou presque. D'ailleurs, dans les bois environnants, on trouve trace de maisons encore plus en ruine. Parfois, on n'aperçoit plus que le bas de quelques murs. Je ne sais pas comment l'on faisait alors pour se rendre à Terrasson si l'on habitait la Bachellerie. De toute évidence, la route nationale 89 (aujourd'hui départementale) n'existait pas. Le train arrive à la Bachellerie en 1860. Il est possible que la voie ferrée ait été doublée d'une route. De la Bachellerie, on devait vraisemblablement pouvoir gagner Saint-Rabier et par là le nord du département voire Limoges, Paris, les mondes lointains et inconnus. L'aventure, quoi. Peut-être, mais ce n'est pas sûr du tout, devait-on emprunter la petite route de terre qui va de la Bachellerie au Chastel avant de redescendre sur Condat et de prendre la route qui passe par Bouillac si l'on souhaitait atteindre Terrasson pour, par exemple, l'une ou l'autre des deux foires annuelles. Enfin moi, je vois ça comme ça en faisant appel à ce qu'il me reste de logique.
De la Bachellerie, on pouvait aller à Azerat en passant par Rastignac. Depuis Azerat, si l'on voulait aller à Thenon, je suppose que l'on avait la possibilité de remonter par le Labouret mais qu'il était plus intéressant de passer par le Puy et la Servolle. Quoi qu'il en soit, je suppose que l'on devait bien moins circuler hier qu'aujourd'hui. Laissons-nous aller à des calculs pifométriques. Une heure pour aller de Azerat à la Bachellerie ? Deux pour aller de Azerat à Thenon ? Une bonne grosse demi-journée si l'on marchait jusqu'à Terrasson ? La deuxième moitié du XIXe siècle a sans doute été un immense progrès pour le brassage des populations et a peut-être aussi été la cause d'un début de désertification des campagnes et de l'abandon de certaines habitations qui ne se trouvaient plus sur aucun passage emprunté, se trouvant du coup isolées de tout et tous.
La maison que je suis depuis quelques années a dû être "restaurée" au cours du XXe siècle. Si l'on en croit les poutres métalliques, on a certainement au moins dû utiliser ce bâtiment à des fins agricoles. Je ne sais pas qui ont été les derniers occupants. Un jour, j'irai enquêter pour tenter de fournir une réponse à cette question.

Ruine dans un écrin de verdure

samedi 6 août 2016

Bouche-trou photographique

J'ai fait une photo de la mairie de Azerat. Il se trouve que j'avais un appareil photo. Cette mairie qui fait également office d'école, qui abrite la bibliothèque municipale et a accueilli longtemps le bureau de Poste est un ancien château, le château de Azerat. Ou du moins ce qu'il reste de ce château et comment il a été rebâti après l'incendie qui l'a détruit en 1903. Apparemment, ce corps de bâtiment était accompagné de tout un ensemble qui allait rejoindre l'église du XIIe siècle. D'après ce que j'ai pu trouver et voir, des murs d'enceinte constituaient les limites du nord à l'emplacement de l'ancienne route nationale et des maisons la longeant aujourd'hui. Des restes de la grandeur de ce château persisteraient en sous-sol.
Aujourd'hui, ce grand bâtiment à l'allure austère ne fait guère penser à un château. Des deux façades, celle située à l'est est sans doute la plus esthétique. Ceci dit, il n'y a pas matière à s'extasier outre mesure.

Façade est de la mairie de Azerat

vendredi 5 août 2016

Braderie de Lille bradée

Martine Aubry l'a annoncé, il n'y aura pas de braderie à Lille en septembre en raison des risques liés au terrorisme. Les moules peuvent respirer.

Annulation de la braderie de Lille 2016

Arrivée d'un train en gare de (pas) la Ciotat

jeudi 4 août 2016

A toute vapeur

Les amateurs de voitures ou de motocyclettes anciennes font figure de petits joueurs, du coup. L'association Chemin de Fer Touristique Limousin-Périgord est née Chemin de Fer Touristique Périgord-Quercy en 1981 dans le Sarladais. En 1991 elle prend armes et bagages et migre vers Limoges. Une ancienne locomotive à vapeur acquise à l'état d'épave, quelques voitures à restaurer et des premières virées entre Périgord et Quercy.
A partir de 1991 et après le déménagement à Limoges, l'association continue son œuvre de sauvegarde du patrimoine en restaurant dans les règles de l'art son matériel. Ce parc matériel s'étoffe et comprend aujourd'hui deux locomotives à vapeur, une locomotive Diesel, une dizaine de voitures et un locotracteur Moyse de 1934 utilisé pour les manœuvres au dépôt.
La première locomotive à vapeur, la 141.TD.740, a été construite par la Société Française de Construction Mécanique de Denain en 1932 et a été affectée à la ligne Conflans-Sainte-Honorine - Paris Saint-Lazare jusqu'en 1966, année de l'électrification de la ligne. Anecdote qui revêt une certaine importance pour moi puisque ma mère était alors employée de la SNCF à la gare Saint-Lazare et habitait Conflans-Sainte-Honorine. Il existe probablement quelques chances pour qu'elle ait été conduite à son lieu de travail par cette locomotive ! Aujourd'hui, cette locomotive fait l'objet d'une nouvelle restauration après déjà près de trente-quatre années passées au sein de l'association. Notons que cette machine est classée monuments historiques au titre de la préservation du patrimoine industriel par décret ministériel en date du 30 octobre 1987.
La locomotive qui nous intéresse aujourd'hui est presque centenaire. Commandée par le ministère des armées durant le premier conflit mondial à la société Vulcan Foundry basée en Grande-Bretagne, elle sera livrée après la signature de l'armistice. L'armée française n'a plus besoin d'elle et, logiquement, elle est affectée au Chemins de Fer de l'Etat avant de rejoindre la société Paris-Lyon-Méditerranée (PLM) en 1924. Lors de la seconde guerre mondiale, elle est volée réquisitionnée par les boches forces allemandes. C'est en 1950 que la France retrouve sa trace du côté de Bonn. Notons que nos amis allemands n'ont pas fait diligence pour la restituer, cette locomotive ! Bref, elle rejoint la SNCF et elle effectue son dernier voyage commercial en 1975. Il s'agit de la toute dernière locomotive à vapeur en circulation commerciale.
Cette locomotive est immatriculée 140-C-38. Une anecdote ? C'est elle que l'on voit dans le film de Robert Lamoureux On a retrouvé la septième compagnie en 1975. Après avoir été confiée à une association de modélistes de Caen elle est acquise par l'association limousine en 1996. Elle sera entièrement démontée, vérifiée, contrôlée et remontée avant de recevoir l'autorisation de rouler à nouveau. Depuis 2014 elle tire un chapelet de voitures pour des circulations touristiques sur le réseau ferré du limousin... et ailleurs à l'occasion.
Lors des sorties, par sécurité et aussi pour des raisons techniques (impossibilité de faire faire demi-tour à la locomotive à vapeur sur le tronçon Limoges-Eymoutiers Lac de Vassivière) la locomotive à vapeur est épaulée par une locomotive Diesel 040-DE-895 équipée d'un moteur 12 cylindres développant 825cv. Elle aussi a été restaurée et remise dans sa livrée d'origine par les membres de l'association.
Ces passionnés sont à saluer pour le cœur qu'ils mettent dans la préservation de ce patrimoine ainsi que par l'accessibilité dont ils font preuve dès que l'on les presse de questions de néophyte primaire. Et place à quelques photos.

Quasi centenaire
On grimpe à bord
On fait le plein d'eau
Sois bielle et tais-toi
Love me tender
Belle mécanique
Aller au charbon

mercredi 3 août 2016

Un, deux, trois, nous allons au bois

Dans les bois

mardi 2 août 2016

Il est interdit d'interdire

La photo n'est pas de moi. Je l'ai trouvée en en cherchant une autre. Elle m'a plu, cette image. Non pas qu'elle soit exempte de défauts mais pour la qualité de l'écriture. je me suis dit qu'il fut un temps où l'on trouvait assez facilement de très bons peintres en lettres et que, aujourd'hui, la profession a presque disparu, remplacée par les officines qui vendent du lettrage adhésif. C'est dommage.
Plus jeune, j'aurais aimé être peintre en lettres. J'ai toujours été subjugué par ces artisans qui semblaient dessiner des lettres avec une facilité déconcertante. Il aurait sans doute fallu que je suive une formation. Mais où ?
Et puis, en voyant cette image, je me suis dit qu'il était bien triste qu'une personne de talent comme celle qui a peint ces lettres l'ait fait pour écrire ce message si inintéressant. Et là, je me suis dit que nous étions en présence de ce qui fait la différence entre l'artiste et l'artisan.

Défense de faire chier

lundi 1 août 2016

Doute d'août

Moto

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