juillet 2016 (35)

dimanche 31 juillet 2016

C'est pas une flèche

Sans commentaire

samedi 30 juillet 2016

Encore une photo pourrie

Etang de la Bachellerie

vendredi 29 juillet 2016

Peut-être l'une des motos parmi les plus belles

L'histoire prétend que Kawasaki se serait fait damer le pion par Honda. Il existait un projet de 750cc quatre cylindres et Honda a été plus rapide en sortant la CB 750 Four. Kawasaki aurait ravalé l'humiliation et se serait remis au travail pour créer une moto plus grosse, plus rapide, plus puissante, plus belle, mieux équipée. La 900 Kawasaki sort en 1972 et on la reconnait aisément à la plus belle pièce de sa carrosserie représentée par l'espèce de bec qui poursuit la selle et donne cette ligne fluide et indéniablement réussie.
Avec son moteur à double arbre à cames en tête, son démarreur électrique, sa grosse cylindrée et la promesse de tutoyer les 200 km/h, cette moto est une réussite. Pourtant, aujourd'hui elle est moins connue que la 750 Honda. Pour autant, elle a ses adeptes et elle est plus rare et plus chère qu'une Honda, la Kawa. Celle que je vous présente aujourd'hui a été croisée dans Périgueux. Elle est magnifiquement restaurée. On la croirait sortie de chez le concessionnaire quelques heures plus tôt. Une vraie merveille.

Moto pour esthète

jeudi 28 juillet 2016

Comme une attaque personnelle

Si je ne pense pas sérieusement que le monde entier m'est hostile, c'est que j'ai conscience de ne pas être mondialement connu de tous. En effet, il existe de par le vaste monde tout un tas de pauvres hères qui ignorent jusqu'à mon existence. Nous ne pouvons pas les blâmer, nous pouvons juste les plaindre et faire usage de toute l'empathie dont nous sommes capables. J'aime bien parler de moi ainsi. Le "nous" pour le "je". Ça donne l'impression que nous faisons nombre face à l'adversité. L'union fait la force.
Je baguenaudais dans les rues bordelaises sans intention particulière autre que d'avancer au rythme d'un pas après l'autre, d'un coup de pied gauche puis d'un pied droit, comme tout un chacun. J'étais d'une humeur que l'on pourra qualifier de paisible et insouciante. Je ne pensais pas à mal, il faisait beau et chaud et les bâtiments dispensaient par endroit une ombre réconfortante. On pourrait presque prétendre que tout allait plutôt bien si je ne craignais pas de passer pour un imbécile heureux.
En fait non, tout n'allait pas aussi bien que ça. Ce n'est pas que ça allait vraiment mal mais convenez-en, ça aurait pu être mieux. C'est très rare d'avoir l'impression de naviguer dans le meilleur. Il y a toujours là un petit quelque chose qui vous fait dire que ce n'est pas si mal mais qu'il suffirait d'un peu plus de ceci ou un peu moins de cela pour que ça ressemble un peu à la perfection. Perfection que d'aucuns prétendent ne pas être de ce monde. Quand je vous dis que je ne suis pas connu de tous !
Bon. Je marche dans les rues malodorantes de la capitale aquitaine et j'ai l'appareil photo pendu à la sangle passée autour du cou. Et qu'est-ce que je vois là, devant moi ? Une enseigne qui semble avoir été placée sur ma route pour me nuire à moi spécialement. C'est tout de même fou quand on y pense que l'on ait pu savoir que j'allais passer justement par là, moi qui ne le savais même pas quelques secondes auparavant. Je ne sais pas comment on s'est débrouillé pour placer l'enseigne si rapidement. J'en arrive presque à me demander s'il n'existerait pas une organisation forcément secrète chargée de me ruiner le moral. Et à quelles fins, au juste ? C'est très étrange tout de même.
Ce n'est pas la première fois que je constate les agissements coupables de cette organisation de l'ombre. L'autre jour, par exemple, le téléphone sonne. Je décroche et une personne à l'accent indéfinissable et incompréhensible s'enquit de ma personne. Elle connaît mon nom, mon prénom. Elle connaît le nom de la commune où je réside et, à mots couverts, elle m'apprend qu'elle a, juste pour moi, un produit qui ne peut que m'intéresser et que si j'accepte de payer le prix, je ferai une sacrée bonne affaire. Impossible de m'en dépêtrer. J'ai beau lui dire que je ne suis pas intéressé par le programme de remplacement de mes portes et fenêtres couplé à une éradication totale et absolue des bestioles xylophages qui pullulent justement dans la commune et à une mutuelle santé qui me garantira un remboursement sans égal de l'intégralité de mes frais de santé, elle insiste et refuse de raccrocher. J'ai compris que le but de l'appel était de me garder le plus longtemps possible au téléphone afin que je ne puisse pas me rendre ailleurs.
Revenons à nos moutons comme le disait naguère le banquier Rothschild. Bordeaux, cette ville finalement assez laide une fois que l'on a passé les façades d'apparat. J'allais d'une allure bonhomme sans but précis, me laissant porter par l'inspiration du moment. Et là, cette enseigne. J'ai réalisé une photographie à titre de preuve pour que vous ne puissiez pas dire que je déraisonne. Je me suis arrêté, j'ai fait la photo et je me suis questionné. Qu'est-ce donc à dire ? Il y a un message caché derrière le message. Convient-il de lire "l'oiseau cabosse" ou "l'oiseau cabossé" ou "Loiseau cabosse" ? A moins que "Loiseau cabossé" ? Tout cela n'a aucun sens.
La cabosse, ce fruit qui contient les graines du cacaoyer dont on fait le chocolat. Quel lien avec un oiseau ou avec moi ? Je m'interroge. Et s'il manque l'accent, quel est donc cet oiseau qui serait cabossé ? Vous avez déjà vu un oiseau cabossé, vous ? Moi non plus. Si l'on veut me signifier que ma personne prend le risque d'être cabossé en poursuivant mon chemin dans cette direction, je tiens à signaler que je me battrai jusqu'à la mort (de mes adversaires) et que je suis déterminé à vendre chèrement ma peau. Même pas peur.
Et il me semble que l'on a compris que je n'étais pas homme à me laisser intimider par si peu. Puisant dans mes réserves de courage, j'ai poursuivi ma promenade sans dévier d'un pas et il ne m'est rien arrivé de fâcheux. Non mais !

Cabossé mais pas foutu

mercredi 27 juillet 2016

Aller à l'église sans prendre de risques inconsidérés

N'écoutant que son courage, conscient que nombreux sont les lectrices et lecteurs désireux de se rendre dans une église le premier pet de travers venu, la direction du Blog qui nuit (très) grave n'a pas hésité à se rendre à la cathédrale saint André de Bordeaux pour vous permettre d'entrer en relation avec sa divinité prestigieuse sans prise de risque.
Après un bon nombre de démarches auprès de l'épiscopat et un entretien avec M. le pape lui-même en personne, il a été admis que ce blog pouvait amener dieu directement chez vous par écran (béni à l'eau idoine) interposé. Il vous suffit, dès lors que le besoin se fait sentir, de vous rendre sur cette page, d'afficher l'image, de vous agenouiller et de joindre les mains en vous recueillant bien profondément comme il faut. Amen.

Cathédrale Saint-André de Bordeaux

mardi 26 juillet 2016

Un lion pour tester un truc

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Bordeaux au bord de l'eau

N'est-il pas curieux de s'intéresser à l'eau à Bordeaux ? C'est à cause d'elle qu'il a fallu se résoudre à bâtir un pont. Un pont de pierre pour signifier qu'il a peut-être existé un pont qui ne l'était pas, en pierre. Et pourtant non. De pont, il ne semble pas qu'il y en eût auparavant. Des bacs permettaient de traverser cette tumultueuse Garonne. C'est Napoléon qui ordonne la construction de ce pont qui durera douze ans entre 1810 et 1822. Vous pourrez en apprendre plus sur son histoire sur la page wikipedia à lui consacrée.

La nuit tombait et la couleur changeait. Je n'avais qu'un pied un peu fragile mais j'ai tout de même tenté une photo.

Bordeaux depuis la terrasse du café du port

lundi 25 juillet 2016

Naufrage

Imaginons un instant. Vous avez gagné une croisière au fond de votre paquet de pâtes aux œufs. Hélas, le navire connaît une avarie sérieuse dont vous êtes le seul survivant. A la nage, vous rejoignez la petite île proche. Parce que vous l'avez pressentie déserte, vous avez eu la présence d'esprit de choisir un bon livre dans les rayonnages de la bibliothèque de bord.

Un livre à prendre avec soi sur une île déserte

dimanche 24 juillet 2016

Chat noir et blanc en noir et blanc

On ne réveille pas un chat qui dort

Un petit somme avant l'heure de la sieste

samedi 23 juillet 2016

Le fauve tel qu'en lui-même

Ulysse pourrait légitimement se prévaloir du titre du chat le moins éveillé du grand sud ouest. Surnommé "le tigre du Périgord" il règne en maître sur son territoire avec une bonhommie fainéante. Pour asseoir sa toute puissance il peut compter sur sa prestance à même de forcer le respect du plus téméraire. Grand et gros et gras, il n'a pas besoin de montrer sa force. Sa monstrueuse corpulence suffit amplement à dissuader les plus fous des jeunes chats fous qui viendraient à lui contester un moment son règne.

Le fauve se repose
Son agenda se limite à de larges plages consacrées à la sieste réparatrice ponctuées par les festins gargantuesques réclamés par le goinfre. La nuit, il dort comme tout un chacun. Soumis à la marche du temps commune à tous sur notre planète, on peut estimer qu'il est pleinement en éveil durant deux ou trois heures cumulées dans un nycthémère. Ulysse est un gros dormeur.
Lorsqu'il fait chaud comme ces jours derniers, sa principale occupation consiste à chercher un endroit agréable, ombragé, balayé par une mince brise rafraîchissante, et de dormir. Il a ses endroits dûment répertoriés. S'il pleut, s'il fait mauvais, il préfèrera dormir sur une chaise ou un lit à l'intérieur.

Grande fatigue, grandes dents
Pour l'heure, il dormait sur le toit d'une niche. Il en écrasait ferme. Je me suis tenu à bonne distance pour le photographier dans son inaction avec un objectif à longue focale. Il s'est réveillé, m'a jeté un regard hésitant entre la plus ferme réprobation, la colère et fatigue exaspérée. J'ai eu peur de l'avoir trop dérangé dans son sommeil et qu'il ne parvienne pas à se rendormir. Heureusement, il n'en a rien été.

Repos félin

vendredi 22 juillet 2016

Avec un V qui veut dire Moto Guzzi

De passage par Belvès, un cyclecar. Nous nous arrêtons, j'attrape l'appareil photo et je vais voir ça de plus prêt. Bien plus beau, bien plus intéressant que celui vu récemment à Cherveix-Cubas. Moins tape-à-l'œil, équipé d'un moteur plus "noble" que le bicylindre Honda. Je préfère. Une note d'humour sur le flanc gauche de la machine, deux échappements qui filent de chaque côté. J'aurais aimé entendre le bicylindre prendre des tours. Quelle belle machine. Ça donne envie, vraiment.

cyclecar à Belvès

Tueur de poulets

Bicylindre en V italien

Bienvenue à bord

jeudi 21 juillet 2016

De passage par Monpazier

Avec 53 hectares de superficie, Monpazier est la plus petite commune du département de la Dordogne. Cela fait qu'elle a la densité d'habitants la plus élevée tout de suite après Périgueux. C'est une bastide et c'est une très belle bastide, même. C'est celle que je préfère de toutes celles que j'ai visité. Autour d'une place centrale tracée au cordeau abritant une belle halle, les maisons s'inscrivent selon un plan rigoureux. C'est un haut lieu touristique du département et c'est tout naturellement que l'on trouve pléthore de commerces installés à l'intention des visiteurs. Du coup, ça donne un cachet "piège à touristes" un poil trop prononcé. Il n'en reste pas moins que cela vaut largement le coup de s'y arrêter.
J'ai ramené quelques photos de mon passage par Monpazier. Pour commencer, une charmante petite Triumph Spitfire qui indique que les lieux sont prisés par les citoyens britanniques.

Malgré le Brexit
Et puis quelques images en vrac faites dans les rues en se promenant.

Brocante dans Monpazier

Tableau d'école

Magasin d'antiquités à Monpazier

mercredi 20 juillet 2016

Extinction de voie

C'est une ancienne voie de chemin de fer aujourd'hui inutilisée par la SNCF. Une association de vélo-rail a l'autorisation de l'employer. C'est la ligne qui allait de Thiviers (Dordogne) à Saint-Aulaire (Corrèze). Ouverte en 1898 par la PO, elle est fermée au voyageurs en 1940 et continue à faire transiter des marchandises jusqu'en 1986. Cette ligne est constituée de multiples tunnel et viaducs dont celui de Saint-Germain-des-Prés où je me suis arrêté récemment, en passant et parce que j'avais le temps, pour faire des photos et surtout pour faire un repérage en prévision de futures photos.

Ligne de Thiviers à Saint-Aulaire

mardi 19 juillet 2016

Nos lecteurs mènent l'enquête

Aucun souci pour identifier les personnes présentes sur la photo. Nous sommes au début des années 60 et, par simple déduction, ce doit être mon grand-père maternel qui est derrière l'appareil photo. Le jeu consiste à réussir à découvrir où cette photo a été prise.

Quelque part en famille

lundi 18 juillet 2016

Avec le soleil, les vieilles sont de sortie

Et paf ! Je viens à passer par là. Et poum ! Quelques voitures anciennes. Pif ! Je sors l'appareil photo. Dommage, l'heure n'était vraiment pas idéale. Une lumière dure qui met à mal les possibilités du capteur à s'en sortir. On s'en fout, l'important est de montrer des engins que l'on ne croise pas tous les jours sur les routes.
Hormis la SIMCA P60, nous avons affaire à un petit rassemblement impromptu de petites autos que l'on pourrait ranger dans la catégorie des cycle-cars si l'on ne craignait pas d'être remis à sa place par quelque pointilleux. Non parce que oui, en effet, ce ne sont peut-être pas stricto sensu des cycle-cars. Pas tous, du moins. Mais il n'empêche que nous sommes en présence de petites automobiles de petite cylindrée qui ne doivent pas trop craindre les radars.
La première que j'ai aperçu a été le trois roues qui n'est pas sans faire penser à une Morgan. Plusieurs trucs m'ont fait tiquer. Je vous autorise à chercher la petite bête. Sinon, une Amilcar, des Rosengart, une FIAT et une Peugeot. Et place aux photos.

FIAT et Amilcar

Peugeot et Rosengart

Rosengart

Morgan ? Vraiment ?

SIMCA P60

dimanche 17 juillet 2016

Que peut-on en déduire ?

Une photo au format 6x6, en noir et blanc. Elle n'est pas de moi. Je ne sais pas qui l'a faite. Peut-être ma grand-mère maternelle. Où a-t-elle été prise ? Carcassonne ? En quelle année ? On aperçoit une Panhard PL17, une SIMCA 1000. Probablement dans les années 60.
Je cherchais une autre photo et j'ai vu celle-ci. Je l'ai numérisée et j'ai essayé de l'améliorer un peu.

Négatif après numérisation

Possiblement Carcassonne

samedi 16 juillet 2016

Plus de doute possible, Henri Guaino est bien un crétin

Et pourtant, il n'est pas envisageable que l'on puisse être le conseiller spécial de Sarkozy et un parfait idiot ! Ça sentirait trop le cumul, on n'y croirait pas tellement ça semblerait gros. Sans doute sous le coup de l'émotion, sans prendre le temps de réfléchir, Henri Guaino a déclaré qu'il souhaite que les militaires soient munis d'un lance-roquettes pour arrêter les camions. Alors oui, il devait être fatigué ou alors il avait mangé un truc qui ne passait pas. Ou bien, allez savoir, il n'avait pas totalement récupéré de sa biture de la veille. Enfin et quoi qu'il en soit, il doit y avoir une explication rationnelle à ces propos. Je ne peux pas penser qu'une telle personnalité, candidat à l'élection présidentielle de 2017, ait pu penser et tenir ces propos absurdes sans qu'il y ait une raison secrète. J'en suis certain, ce brave Guaino, membre reconnu de les républicains ne devait pas être en possession de tous ses moyens. Ou alors, possible, il était possédé. Il faudrait le marabouter de toute urgence. Ou bien c'est son cerveau qui fait de la colle. J'ai entendu parler d'un virus qui grignotait le cerveau sans aucun signe, aucune douleur. Lorsque l'on se rend compte que l'on dit des conneries, c'est déjà trop tard. On a perdu un grand homme.
Donc, la suggestion de cette personne politique qui vise les plus hautes sphères est de fournir un lance-roquettes à tous les militaires français. Est-ce qu'il sait seulement ce que c'est qu'un lance-roquettes ? Non parce que ça pourrait expliquer. Il n'en a peut-être jamais vu de ses yeux. Il aura trouver que le nom sonnait bien, que ça faisait joli. A moins que ce ne soit un jeu, un défi. La veille, à l'apéro, un de ses siens amis, entre un apéritif anisé, un rosé bien frais et une chipo, l'a mis au défi de dire "lance-roquettes" en public dans un délai de 24 heures. Quel déconneur, ce Guaino !
Bien. Admettons qu'il ait été sérieux. C'est grave mais la situation l'est aussi. C'est cohérent, ça ne fait pas tache. C'est ton sur ton. Donc, chaque militaire est muni de son lance-roquettes personnel et se tient prêt à balancer la purée sur le premier camion louche qui passe. C'est clair que ça va calmer l'ardeur des terroristes. Ils vont y réfléchir à deux fois avant d'aller terroriser au volant d'un 19 tonnes. J'entends les mauvais esprits se demander comment on reconnaît un camion terroriste. On sait qu'ils sont blancs, on connaît leur tonnage, on a appris qu'ils étaient du type frigorifique. Pas bien difficile. Le militaire se promène, peinard, avec son lance-roquettes en bandoulière. Un camion blanc vient à passer. Genoux à terre, coup d'œil dans le viseur et pchiout, plus de camion. Un attentat d'évité ! Un !
Il se trouve que lors de ma courte carrière de militaire appelé (et réformé) j'ai eu le plaisir de tester l'utilisation du LRAC[1]. Eh bien ce que j'en ai retenu, c'est que ce n'est pas d'une utilisation des plus simples. Déjà, il me semble qu'il faut s'y prendre à deux. Un qui charge, l'autre qui tire. Le chargement se fait par l'arrière du tube. Un lance-roquettes, c'est comme qui dirait un bazooka. C'est un nom qui cause, bazooka, ça fait rigolo. Et puis, il faut aussi se promener avec les munitions qui vont bien. Sans elles, le lance-roquettes est aussi dangereux qu'un vulgaire tube de PVC. Combien de temps faut-il à un couple de militaires entraînés pour mettre en œuvre leur outil de travail anti camion blanc ? Plusieurs secondes. Peut-être une vingtaine. Quelle distance un camion blanc à visée terroriste parcourt-il dans ce laps de temps ? Une centaine de mètres ? Nos deux bidasses sont écrasés. C'est ballot.
On ne va pas s'amuser à trouver tous les aspects ridicules de la proposition de Henri Guaino. Combien il faudrait de militaires déployés sur tout le territoire pour surveiller tous les camions blancs en circulation ? On ne relèvera pas plus les risques de bavure malencontreuse. On n'ira même pas jusqu'à suggérer qu'après le camion blanc, les terroristes pourraient s'essayer au camion jaune voire à l'autobus, à l'autocar, au vélib... Mais il y a un point sur lequel on est désormais rassurés, c'est que la droite française est bien représentée.
Pour l'heure, nous ne savons toujours pas si l'action de "terrorisme" est en lien avec l'islamisme. Nous n'en savons rien, nous autres gens du peuple. Ce n'est pas impossible mais il n'y a pas de certitude. Il me semble "normal" que l'on y pense mais il faut conserver son esprit critique et bannir toute certitude trop hâtive. Par contre, il me semble qu'il s'agit bien d'un acte prémédité et bien préparé. Quelques réflexions. La première est que le camion a été loué et qu'il aurait dû être restitué au moment des faits. Je suppose qu'il y a eu un dépôt de caution. Cette caution, il a été prévu qu'elle allait être perdue. Le camion loué était équipé d'une caisse frigorifique. Or, il se trouve que les camions frigo ont le droit de circuler les jours fériés. Ils ne sont pas soumis à la réglementation d'un camion de marchandise normal. Cela a peut-être été réfléchi afin d'échapper à un possible contrôle routier. Je pense que l'acte a été prémédité et préparé. Il reste bien des questions et il n'y aura peut-être jamais les réponses. On nous dit que l'homme n'était pas religieux. C'est possible et c'est peut-être ce qui est le plus inquiétant. L'idée de l'accès de folie me semble un peu douteuse.

Henri Guaino veut essorer la salade

Note

[1] pour lance-roquettes anti-char, je crois

vendredi 15 juillet 2016

Une carte de France sur fond de drapeau tricolore, une colombe triste et un bandeau pour Nice

Plantu a vite dégainé son crayon pour dessiner sur l'événement de la nuit. D'une façon factuelle, on sait qu'une personne au volant d'un camion a foncé dans la foule massée sur la Promenade des Anglais, à Nice. 84 morts selon France Inter, plus de cent victimes en comptant les blessés, bien plus si l'on compte les personnes choquées, celles qui ont perdu un ou des proches. Une accusation à peine voilée d'attentat islamiste commanditée par l'État Islamique. Je n'en sais pas beaucoup plus.
Plantu a déjà fait un dessin. Je suis allé le voir. Je ne l'aime pas beaucoup. J'ai essayé de faire un dessin aussi. Je ne veux pas dessiner de camion, je ne vois pas comment représenter ça. Pas simple de faire rire d'une actualité pareille. Plantu joue la carte de l'émotion, du symbolique, de l'empathie. J'aimerais trouver une idée bien noire. Du bon humour noir, cruel, méchant. Je n'y arrive pas. Comment trouver de l'humour derrière ça ? Comment rigoler de ça ? Pas si simple.
Dessiner un camion, ça a été presque la seule idée qui m'est passée par la tête. Je l'ai écartée rapidement. Dessiner le "terroriste" ? Mouais. Bof. Dessiner des personnes écrasées ? Pas mieux. Non, vraiment, ce n'est pas simple. Comment une idée naît-elle ? Comment favoriser l'émergence d'une idée ? Là, je n'y arrive pas. Ça viendra peut-être dans la journée.

jeudi 14 juillet 2016

On n'est pas là pour se faire engueuler

Armée française et police nationale

mercredi 13 juillet 2016

Proboscidé rose

Je n'ai jamais assez bu pour avoir ces visions. Je le regrette parce que ça doit valoir le coup, mine de rien. Sur les bouteilles de Delirium Tremens et de Delirium Nocturnum de la brasserie Huygue on peut voir ces animaux fabuleux et bien sympathiques. Après une rapide compulsion de ma documentation encyclopédique, je suis en mesure de vous assurer que ces animaux n'existent pas et n'ont jamais existé sur notre bonne vieille planète. Toutefois, le doute peut subsister pour les plus anciens ancêtres des éléphants que nous connaissons aujourd'hui. Si nous pouvons écarter le cas du mammouth dont on n'a retrouvé des spécimens conservés dans le pergélisol russe et qui ne sont pas de la bonne couleur, nous ne savons rien ou pas grand chose du teint des mastodontes et autres bestioles du genre. Cependant, nous pouvons légitimement douter que des mammifères aient pu afficher cette couleur bien que l'on prétende ici et là que si les éléphants sont parfois roses c'est par souci de mimétisme ou de camouflage et afin de pouvoir se cacher parmi les fraises des bois. Cette hypothèse est à prendre avec des pincettes.
Le dessin que je vous propose aujourd'hui est une version modifiée d'un dessin plus ancien. Il a tapé dans l'œil de la responsable d'une brasserie de Montparnasse qui m'a demandé quelques arrangements pour qu'elle puisse en faire son enseigne, son logo. Vous pensez si j'ai accepté !

elephant-after.jpg

mardi 12 juillet 2016

Je vous en pose des questions ?

Question fondamentale

lundi 11 juillet 2016

L'usage du deux roues mécanisé et la sécurité bien maîtrisée

Deux roues et sécurité

dimanche 10 juillet 2016

Cerveau en panne

Ce n'est ni la première fois ni la dernière. Je n'ai rien préparé pour le blog aujourd'hui. J'avais une vague idée de photo, je l'ai faite, je l'ai regardée, je l'ai jetée. Ce devait être une mauvaise idée. J'ai espéré réussir à faire un dessin. J'ai caressé l'espoir d'en faire un plus simple. J'ai même désespérément entamé un gribouillis très très simple. Echec, re-échec et échec derechef. Raté, foutu, à plat.
Tout de même, j'ai fait la vaisselle avec un résultat qui n'est pas loin de la réussite parfaite. Je n'ai rien cassé, je n'ai pas oublié de petite cuillère ou de grosse gamelle. Tout y est passé, tout a été récuré et bien lavé. C'est une petite satisfaction et par les temps qui courent il ne faut pas faire la fine gueule. Chaque petite réussite du quotidien devrait être savourée et devrait balayer les cuisants échecs bien mesquins.
J'ai noté que les plus petits échecs marquent plus que les réussites pourtant probantes. Du moins chez moi. Je me demande si les personnes optimistes ne connaîtraient pas l'effet diamétralement opposé. Ce ne serait pas impossible. Ceci dit, l'échec, c'est une question d'habitude. On s'y fait, à force. On finit par penser qu'ils sont la norme et qu'il faut bien faire avec.
Je suis quelqu'un de tellement enthousiaste qu'il me faudrait une réussite colossale pour que j'accepte de la reconnaître pour ce qu'elle est. Il est bien rare que je sois content de moi, que je me félicite ou que je m'extasie devant ma réalisation. C'est comme ça, on ne se refait pas.

J'étais en train de travailler un peu sur un site Internet, en local. Je modifie quelques lignes, je vérifie ce que cela donne, je m'aperçois qu'un effet qui doit agir sur un bloc ne fonctionne plus. Ah ! Bon. J'ai dû oublier quelque chose. Je vérifie, je ne trouve pas. Je me plonge dans la lecture du code, je compte les balises, traque le caractère manquant. Je ne trouve pas. Ça m'agace. Ça devrait fonctionner, pourtant ! Que se passe-t-il donc ?
Parce que je juge avoir déjà perdu suffisamment de temps sur ce petit problème, je réinstalle depuis une sauvegarde. Ah ! Chouette ! Ça refonctionne ! Bon. Cette fois-ci, je fais bien attention. Je modifie une ligne de texte en veillant bien bien bien à ne rien effacer qui soit préjudiciable. J'enregistre, je recharge la page... Ça ne marche pas. C'est ennuyeux. Je réinstalle une fois de plus. Je teste, ça marche. Bien. J'ouvre le document, ne fais aucune modification, l'enregistre tout de même. Ça ne fonctionne plus. Hi, hi, hi ! Il est rigolo, ce jeu !
J'en arrive à me dire que le problème vient de l'éditeur. J'en change et là, je peux faire une modification, enregistrer, recharger la page et constater que tout va bien. C'est rassurant mais j'aimerais bien comprendre ce qui se passe. Les deux éditeurs sont paramétrer de la même manière, enregistre en mode texte avec le même encodage. La seule différence, c'est qu'il y en a un des deux qui formate le code au lieu de garder la présentation d'origine. Je ne vois pas pourquoi ça pose problème. La fonction que j'essaie d'utiliser est encore une version de test mais tout de même.
Ce qui est amusant, c'est qu'à présent je ne suis plus vraiment certain d'avoir besoin de cette fonction, en fin de compte. Je vais continuer à essayer de comprendre ce qui met le bazar dans le code malgré tout.

samedi 9 juillet 2016

Renault octogénaire

Renault Monaquatre

La même photo avec un traitement radicalement différent

Renault Monaquatre

vendredi 8 juillet 2016

Coucou l'aéroplane volant

2cv volante

jeudi 7 juillet 2016

Une dernière mouche (pour l'instant)

Bon, encore une mouche. Je pense que j'ai fait le tour de la question. Demain, ce sera tout autre chose avec un dessin de véhicule à moteur volant !

Une mouche de plus

Mouche parée au décollage

Prête au décollage

mercredi 6 juillet 2016

En arrière toute !

Moto qui roule vers l'arrière

mardi 5 juillet 2016

Le jeu de la mouche

Jeu de la mouche

Vous allez finir par la prendre

Mouche panoramique

Encore une mouche

mouche

lundi 4 juillet 2016

J'ai essayé de faire mouche

Hier, je me suis mis en tête d'essayer d'utiliser le flash en mode manuel. L'idée m'est venue après que j'ai lu les propos d'un bon photographe qui disait utiliser un flash de cette manière. Je n'ai pas eu à aller loin, la glycine qui envahit ma terrasse a été un bon terrain de jeu pour m'essayer à cette technique.
J'installe l'objectif 100mm macro sur le Canon 60D et pour rendre le jeu un peu plus complexe et amusant, j'utilise tout en mode manuel. Je fais la mise au point à l'ancienne en tournant la bague de mise au point sur l'objectif, je règle le couple ouverture-vitesse à mon idée. Bien. Maintenant, trouver le sujet. Il y a bien une invasion de pucerons. J'essaie mais n'en tire rien de bien intéressant. Toutefois, ça me permet de comprendre comment régler le flash. Et une mouche arrive. Je m'approche, je procède aux réglages, je déclenche, la mouche s'envole. J'ai une photo presque nette. Par contre, la lumière me semble bonne.

Qui se sent morveux qu'il se mouche
Et ce matin, j'ai de nouveau fait un essai, avec les pucerons, cette fois. Pas simple avec le très léger vent qui fait bouger le feuillage.

pucerons qui tournent en rond
Et encore une autre mouche. Je ne pense pas que ce soit la même que la première, j'ai du mal à les identifier avec exactitude.

Mouche

dimanche 3 juillet 2016

Les drogués du braquet

L'idée n'est pas de prouver que le cycliste est plus bête que le foutebaleur ou l'inverse. D'ailleurs, ça me ferait de la peine d'oublier les rugbimanes et les joueurs de pétanque. Il se dit habituellement que le cyclisme est le plus dur de tous les sports et il est bien possible que ce ne soit pas tant éloigné de la réalité. La plupart du temps, lorsque je vois des cyclistes, ils ne me semblent pas baigner dans un océan de bonheur insondable. Ils grimacent, ils suent, ils tirent la langue, ils peinent à appuyer sur leurs pédales et on sent qu'ils souffrent et qu'ils aiment ça. Le foutebaleur, lui, me fait plus penser à un chien que j'ai bien connu qui n'aimait rien plus que de courir après sa baballe. Ce qui est excusable pour un chien ne l'est pas nécessairement pour un être humain. Reconnaissons toutefois que certains sportifs pratiquent pour l'argent. Ça explique plus que ça excuse.
Les cyclistes, il y en a plusieurs espèces. Il y a le cycliste qui utilise son vélo comme moyen de locomotion, parce que c'est un peu plus rapide que la marche à pied. Je n'ai rien contre lui. Après, il y a le randonneur. Souvent, il est déjà d'un âge avancé et on le trouve couramment en couple. Lui avec un vélo pour homme, elle avec un même mais pour femme. Ils sont venus en camping-car et ils se promènent dans la campagne dans un rayon raisonnable autour du camping. Le randonneur est un peu pénible mais ça passe encore. Et puis il y a le carrément sportif. Lui, c'est un vrai pénible. Surtout lorsqu'il progresse en troupeau. Ah qu'il m'énerve, celui-là ! Ah que j'aimerais, des fois, m'arrêter et lui casser les jambes à coup de manche de pioche ! Son problème, à lui, c'est qu'il considère que, puisqu'il souffre, il est plus légitime à prendre toute la place sur la route. Il roule de front avec un collègue, il déboite sans prévenir, il prend un vrai plaisir à faire chier les autres usagers de la route. C'est un nuisible. Il est tellement bête qu'il ne se rend même pas compte qu'il met sa vie en danger, le con !
Pour moi, le Tour de France est synonyme de dopage, de triche, d'affaires pas très claires. La dernière en date, j'ai entendu ça récemment, c'est que certaines équipes chercheraient à engager des vélos électriques. Des vélos électriques vachement bien conçus qui cachent parfaitement le moteur et la batterie. Autant j'ai tendance à me dire que le dopage, finalement, ça ne risque de tuer que des sportifs (ce qui n'est pas très grave), autant l'idée de gagner en pédalant sur un vélo à moteur me paraît scandaleux. Quel exemple pour la jeunesse ! C'est un peu comme tenter de décrocher son bac en utilisant son téléphone portable ou d'autres merveilles d'ingéniosité offertes par les technologies modernes. Pouah !
Mais si on réfléchit un peu, c'est le problème de tous les sports que de se voir confronté à la tricherie. Dans le sport, il faut gagner ou battre un record. Puisque la finalité se situe à ce niveau, tous les coups sont permis. On a accepté que les vélos d'aujourd'hui soient plus légers que ceux du début du 20e siècle. C'est déjà de la triche, quelque part. D'après ce que j'ai lu, au début de l'histoire du Tour de France les coureurs devaient réparer leur bicyclettes par eux-mêmes, sans aide extérieure. Bon, ils avaient aussi le droit de boire des litres de vin rouge.

Tour de France

samedi 2 juillet 2016

Un escalier dans Périgueux

Escalier dans Périgueux

vendredi 1 juillet 2016

Après la plume les poils

Parce que les fleurs c'est périssable

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