juin 2016 (32)

jeudi 30 juin 2016

Beauté intérieure

De mon improbable foutoir, j'ai extirpé une plume. J'ai voulu la tester. Depuis des années, j'ai choisi d'utiliser le pinceau. J'ai déjà expliqué que je suis tellement fainéant que je ne parviens pas à me résoudre à utiliser le pinceau et la plume ou deux tailles de pinceaux ou je ne sais quelle autre combinaison pour un même dessin. Si je débute avec un instrument, il me faut aller au bout avec lui. C'est parfaitement idiot, j'en ai conscience, c'est ainsi, on ne se refait pas.
Et alors, j'ai voulu essayer cette plume. J'ai griffonné un semblant de personnage et plouf ! la plume a fait trempette dans le flacon d'encre de Chine. La principale différence entre le travail à la plume et celui au pinceau, c'est bien que la plume permet de s'amuser à faire des hachures, de multiplier les traits fins. Au pinceau, c'est plus difficile, moins rapide, aussi. Mais j'aime bien le pinceau. Je le comprends mieux. Je sens mieux le moment où il convient de le recharger en encre. Ce que je ne supporte pas avec la plume, c'est ce moment où elle est en panne sèche alors que le trait n'est pas fini. Ça m'agace. Surtout que pour reprendre le tracé là où il s'est arrêté, ce n'est pas de la petite affaire ! Du moins pour moi.
Et pourquoi ai-je encore dessiné un personnage moche, laid, hideux, horrible, monstrueux ? Je ne sais pas. J'aurais pu dessiner une jolie fleur ou un petit personnage kawaii comme aiment à le dire les Japonais dans leur langue à eux qu'ils ont pour exprimer ce qu'ils ont à dire au quotidien de tous les jours. Un petit lapin, ça aurait été mignon. Non ?
Ben je ne sais pas. Ça doit sûrement être qu'il y a un truc qui dysfonctionne grave dans ma cervelle qui fait que ça m'amuse plus de voir des êtres contrefaits, tordus, difformes, mal foutus et à l'air bête. Je suis presque certain que la science s'est intéressé au sujet. Pas à moi en particulier, hein ! Je sais ne pas être le seul à souffrir de cette dérive.
A un moment, jugeant que j'avais suffisamment martyrisé cette plume et usé trop d'encre, j'ai arrêté mon dessin. Je l'ai numérisé et ai apposé avec amour de jolies couleurs numériques et virtuelles et carrément pas authentiques. Parce qu'il manquait un truc à mon goût, j'ai ajouté un peu de texte, histoire que ça devienne tout à fait hilarant.

La beauté des laids

mercredi 29 juin 2016

Brexit ? Juste une blague !

Humour à l'anglaise

Paris façon puzzle

Comment naissent les idées ? Par accident. Ce matin, des morceaux de plâtre se sont décrochés d'un mur, chez moi. Ça a fait un bruit mou en s'éclatant sur le carrelage. Parce que, par principe, je ne jette rien, j'ai ramassé ces morceaux et les ai observés d'un œil torve et halluciné. Si ce morceau de plâtre était tombé, c'est que des instances supérieures en avaient voulu ainsi dans l'idée de me donner un message divin. Quel pouvait-il donc être ? Que voulait-t-on me signifier ainsi par le présent message ? J'étais indécis et perplexe. Pensez donc ! Que l'Être divin, de si bon matin, daigne s'adresser à vous ainsi, c'est de nature à faire germer comme un étonnement bien naturel, en somme.
J'avais les morceaux de plâtre posés à plat sur la table. Parce que je suis un garçon rationnel, j'ai d'abord imaginé pouvoir reconstituer un puzzle. Signe que je nageais en plein surnaturel, je n'y suis pas parvenu. Visiblement, ces morceaux pourtant constitués à partir d'un seul et même morceau ne pouvaient pas permettre un assemblage cohérent. Je haussais un sourcil d'étonnement dubitatif. Quel était donc ce prodige ?
Et c'est là que l'idée est survenue, comme une évidence. On me demandait de photographier ces morceaux et de m'en servir pour constituer une sorte d'œuvre artistique qui allait faire causer dans les chaumières. Guidé par la main de l'Être suprême, fiévreux, pris par le délire créatif, j'ai extirpé d'un disque dur une image dont je ne savais que faire et ai produit ça.
Je pense que je vais me mettre à la recherche de nouveaux bouts de plâtre, moi.

Paris façon puzzle

mardi 28 juin 2016

Vu à Paris

Deux photos prises dans les rues de la capitale. Lorsque j'ai vu la devanture du commerce, je me suis réjoui de ce que le Périgord avait sa petite boutique tout à elle dédiée et de ce que les Parisien-ne-s pouvaient y faire emplette de délices bien de chez nous. En m'approchant, j'ai déchanté.

Gastronomie du Périgord, vraiment ?
Le moral au fond des chaussettes, je poursuivais mon chemin pédestrement en me disant que j'irais sans doute plus vite à vélo. J'en vois justement un accroché à une grille et me demande si, par chance, il ne me serait pas possible de l'emprunter au meilleur taux. Je m'approche et me dis in petto que ce sera pour une autre fois.

Au régime sans selle et roue tordue

lundi 27 juin 2016

Le Rat au port

Ce matin, dans la matinale de France Inter, une écologiste politique s'exprimait sur le cas de Notre-Dame-des-Landes. Il me semble avoir compris qu'il s'agissait de Cécile Duflot. Pour dire la vérité, je n'ai aucun avis à propos de cet aéroport en particulier. Parce que je ne voyage pas en avion, je suis d'accord pour que l'on supprime tous les aéroports. Je n'ai aucune passion pour le transport aérien. Pour la question de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, ma position est des plus claires : je m'en bats les couilles. Je ne suis ni pour ni contre, bien au contraire !
Du moins, c'était ma position jusqu'à ce matin. Je me suis réveillé de méchante humeur d'une nuit difficile. Ceci peut avoir eu un effet sur ma réaction à l'écoute de cette écolo matinale. Elle ne semblait pas apprécier la manière dont Patrick Cohen menait son émission et son attitude envers elle. D'après ce que j'ai compris, le journaliste demandait à l'ex-ministre ce qu'elle pensait des résultats du referendum qui donnent à penser que les habitants de Loire-Atlantique sont partisans de la création de ce nouvel aéroport. Il était accusé d'être pour cet aéroport et d'avoir une attitude méprisante à son égard. Possible, je n'en sais rien. Et je m'en fous.
Mais là où mon avis a basculé, c'est lorsque Cécile Duflot (c'était bien elle, j'ai vérifié) a déclaré que l'on pourrait donner du pain bio à l'ensemble des habitants de la région parisienne. Je venais de finir de boire un nouveau grand bol de café et je commençais à me réveiller vraiment. Je me suis demandé d'une part quel rapport il peut bien exister entre l'aéroport et le pain bio et, d'autre part, quel pouvait bien être l'intelligence du propos. Pourquoi faudrait-il donner du pain bio aux Franciliens et pas aux autres Français ? Que Cécile Duflot soit mécontente du résultat de ce referendum, je veux bien le comprendre. Qu'elle soit malheureuse du fait que la France n'est pas pris le virage écologique qu'elle appelle de ses vœux, je le comprends. Qu'elle peste contre l'abandon de la taxe poids-lourd ou contre l'abandon du boycott de l'huile de palme, elle est dans son rôle de militante écologiste politique. Il y a juste que la justification de sa présence à la matinale de France Inter était liée au referendum sur l'aéroport.
De ce que j'ai compris de cette affaire, le referendum était réclamé par les écolos. Le referendum n'était peut-être pas bon mais un referendum peut-il seulement l'être ? Demander son avis au peuple n'est peut-être simplement pas une bonne idée, après tout. Le problème, selon moi, c'est que le peuple n'est pas forcément intelligent et honnête. Sans doute existe-t-il autant de personnes qui ne veulent pas de l'aéroport par crainte de nuisances qu'il y en a qui le veulent bien parce qu'il ne sera pas à côté de chez elles. Combien de personnes qui veulent bien prendre l'avion mais ne veulent pas d'aéroport à proximité parmi celles qui ont voté non à cet aéroport ? Combien de personnes qui veulent bien de cet aéroport juste pour faire chier le monde ?
Je suis contre l'avion. Je veux bien reconnaître son utilité pour les longues distances mais je ne vais pas loin. Si j'étais écolo, par souci de cohérence je serais contre l'avion et ne le prendrais pas. J'ai toujours eu de gros problèmes avec ces écolos qui voudraient interdire les véhicules anciens, les cheminées ouvertes, les pesticides et tout un tas de trucs mais qui acceptent de faire des écarts lorsque la cause est bonne à leurs yeux. J'ai l'exemple du (très bon) photographe Yann Arthus-Bertrand qui ose prendre l'avion et donc de polluer mais qui se justifie en nous racontant qu'il le fait pour montrer la beauté de la planète et éveiller les esprits à la problématique de la préservation de cette planète. C'est du foutage de gueule et je n'aime pas ça.
Cécile Duflot est contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, elle n'est pas contente des résultats du referendum et elle dit en substance que la lutte continue et que l'on ne tiendra pas compte de ce referendum. On parie combien que si la majorité s'était prononcée contre l'aéroport elle l'aurait tout à fait accepté ? Je m'étais promis de ne pas en parler mais ça me fait penser à cette histoire de referendum au Royaume-Uni et à ces personnes qui l'ont accepté, y ont participé et voudraient que l'on revote.
Que la question écologiste soit d'importance, je n'en disconviens pas. A ma manière, je suis écolo. J'accepte de ne pas avoir assez chaud en hiver, j'évite de créer trop de déchets, je consomme relativement peu, je participe à la collecte de matériaux recyclables. Par contre, c'est vrai, je ne roule pas en Velib et je n'achète pas de pain bio à la boulangerie à la mode. J'ai fréquenté les milieux écolos dans les années 80. J'ai été sensibilisé à l'écologie dans les années 70, dans la vague qui a suivi mai 68. J'ai lu Reiser, j'ai lu des bouquins sur la question. J'ai réfléchi, j'ai compris deux ou trois bricoles. Il m'est même arrivé de voter écolo ! A mon avis, le problème de l'écologie politique française, c'est qu'elle est devenue une caricature outrée de l'écologie. J'ai souvent le sentiment que c'est devenu une idéologie de citadins donneurs de leçons corsetés dans leurs certitudes et dans leurs discours et surtout bien éloignés des réalités de la vie de tous les jours. Alors que je vois dans l'écologie une nécessité de décroissance, ces discours officiels des mouvements écologistes politiques français impliquent la croissance. A mon avis, il y a un réel problème dans la cohérence des propos écolos en France. A partir de là, lorsque le discours est inaudible, il ne faut pas s'étonner des scores obtenus lors des élections par Europe Ecologie Les Verts ou du résultat au referendum pour l'aéroport. Plutôt que de vouloir permettre aux Franciliens de manger du pain bio, il serait sans doute intéressant d'expliquer, d'enseigner, de faire preuve de pédagogie sans accuser, sans interdire. L'exemple de l'interdiction de circulation des véhicules anciens dans certaines villes n'est pas mauvais en soi. Réduire la circulation pour faire baisser la pollution, c'est logique. Préférer interdire la circulation des véhicules "anciens" plutôt que selon des données de consommation de carburant, c'est idiot. Une petite moto qui va pétarader pendant une vingtaine de minutes chaque jour dans la ville sera interdite lorsqu'une grosse voiture qui va peut-être tourner dans les bouchons pendant deux heures sera autorisée.
Mais dans toute cette affaire, c'est bien que le résultat de ce referendum et le mécontentement des "perdants" qui montrent combien il faut haïr et mépriser les tenants de la démocratie participative et les partisans du referendum. Le problème de la démocratie, c'est que l'on se plie à la volonté du plus grand nombre. Dans un sens, ça permet d'éviter le pire. Dans l'autre, ça assure de ne jamais arriver au meilleur. Faites aujourd'hui un referendum pour le retour au franc d'autrefois et je suis presque sûr qu'il se trouvera une majorité de personnes (ou du moins un nombre important) pour le vouloir et pour croire que les prix qui se serait envolés depuis 2002 reviendraient à leur niveau d'avant le passage à l'Euro. Pour la question de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, je n'ai pas d'avis clair. Je l'ai déjà dit. Tout de même, d'après ce que j'ai cru comprendre, c'est qu'il s'agit d'un projet datant d'une cinquantaine d'années. Il est possible que l'on ait calculé au début des années 2000 que le trafic aérien allait croître et qu'il fallait construire des aéroports. Je n'ose pas penser qu'il y ait derrière tout cela des raisons moins avouables voire carrément malhonnêtes. Mais qui sait ?

Le Rat est pour l'aéroport

dimanche 26 juin 2016

Exercice avec de la bière dedans

Bière

samedi 25 juin 2016

Une Renault largement centenaire

Qui a osé dire que les Renault n'étaient pas solides ? Lors de la visite de la propriété de Brou de Laurière aujourd'hui gérée par la fondation du même nom, j'ai eu le plaisir de revoir une auto assez monstrueuse que j'avais eu l'occasion de découvrir il y a bien des années à Périgueux. Il s'agit d'une Renault V1 de 1909 que l'on peut qualifier d'être "dans son jus" d'origine. Avec son moteur de quatre cylindres de plus de quatre litres de cylindrée développant une vingtaine de chevaux, cette automobile était certainement destinée à parcourir de longues distances. La carrosserie de type torpédo n'apportait pas beaucoup de protection aux voyageurs et j'imagine sans peine que les trajets devaient être toute une aventure.
On pourra noter la présence de roues jumelées à l'arrière et celle de deux roues de secours. Les routes de l'époque étaient encore riches de clous de fer à cheval et n'étaient pas couvertes de ce macadam lisse que nous connaissons aujourd'hui. La première photo permet de se faire une idée assez précise de la taille du véhicule.

Renault V1 1909
Le poste de pilotage donne quant à lui une idée de ce qu'était être chauffeur en ces temps où l'automobile était encore dans ses toutes premières années. Nous avons un voltmètre, un ampèremètre et un boîtier permettant de s'assurer du bon graissage des divers éléments. Les molettes permettent de régler ce graissage en fonction de la charge du moteur et du régime. Il fallait être à l'écoute de la mécanique et avoir de bonnes connaissances de celle-ci pour envisager arriver au bout de la route. Le démarrage se fait à la manivelle. Il doit y avoir un contrôle de l'avance et des gaz. Les pédales permettent certainement de commander l'accélération et les freins.

Poste de pilotage Renault V1 1909
renault-V1-instruments.jpg
Ce qui est fantastique, c'est que cette automobile soit parvenue jusqu'à nous en si bon état. Bien sûr, on ne peut pas douter qu'elle ait bénéficié d'un soin constant. Conserver la patine du temps est presque aussi difficile que d'entreprendre une restauration à l'état d'origine et, à mon goût, plus intéressant. Sur cette voiture, on peut noter que certaines améliorations ont été apportées au fil du temps. Je doute que la tête de serpent (ou du moins d'animal fantasmagorique) qui sert de trompe pour l'avertisseur sonore soit d'origine. Pas plus que l'insigne de l'Automobile Club du Périgord qui orne le sommet du radiateur. Mais dans l'ensemble, ce qui est là était là à la sortie des usine Renault Frères.
Monstrueuse, cette automobile remarquable l'est par sa taille autant que par son aspect. On la croit sortie d'un garage perdu, prête à brûler du pétrole comme aux premiers jours et à s'élancer sur les routes secondaires de Dordogne et d'ailleurs dans une nuage odorant et coloré.
Un jour prochain, je vous parlerai d'autres véhicules de la collection de Patrick de Brou de Laurière.

Renault V1 1909

vendredi 24 juin 2016

Sans couleur

Un dessin que j'ai commencé à mettre en couleurs et que je n'ai pas le temps de terminer. Pas sûr qu'il sera terminé un jour, maintenant que j'y pense.

Une horde de motards entre dans la ville

jeudi 23 juin 2016

Trop de photo tue la photo

Je n'arrive pas à suivre. Je sors trop souvent avec l'appareil photo et je m'en sers trop souvent. Le résultat, c'est qu'il y a des tas d'images qui sont en attente d'être traitées pour une publication sur ce blog. Il faudrait peut-être que je me calme.
Pourtant, je suis étonné. J'ai l'impression de faire beaucoup d'images et je m'aperçois qu'il y a des amateurs comme moi qui en font beaucoup, beaucoup plus. Pour vous donner une idée, je dois en être à quelque chose comme seize mille déclenchements en un peu plus de trois ans avec le Canon 60D. J'utilise moins le 5D et je ne sais pas combien d'images j'ai fait avec lui. Seize mille, c'est déjà beaucoup. En équivalent de bobines de trente-six poses, ça ferait quatre-cent quarante quatre (et je n'ai pas fait exprès) pellicules. C'est assez conséquent, je trouve. Je ne suis même pas certain d'en avoir fait autant du temps où je faisais avec la photo argentique. Si j'ajoute les photos faites avec le 5D et le 400D, à combien d'images en suis-je ?
Sur le forum photo que je suis et dans les petites annonces que je surveille, je vois souvent des boîtiers qui ont dépassé largement les cinquante mille déclenchements. Parfois avec des appareils plus récents que les miens. Il faut dire que certains sont partisans de la prise de vue en rafale au motif, selon eux, que c'est le moyen le plus sûr pour avoir la belle image. Possible. D'autres pratiquent systématiquement la technique du décalage d'exposition. Trois images pour chaque photo. Une sous-exposée, une exposée "normalement" et une sur exposée. Et ceci pour être certain qu'il y en aura une sur les trois de bonne. Pourquoi pas ? On n'a plus à payer pellicules et développements.
Mais déjà, j'ai du mal à traiter toutes mes photos et elles encombrent mes disques durs. J'ai des images pour une bonne dizaine de billets. Donc, maintenant, je pique un peu au hasard dans mes réserves et, par exemple, ça me permet de vous proposer aujourd'hui deux photos de l'hôtel particulier de Brou de Laurière, à Périgueux.

Hôtel particulier de Brou de Laurière

Le jardin envahit par les gueux

mercredi 22 juin 2016

En passant par Périgueux

Récemment, de passage par Périgueux, j'avais une heure pour me promener dans la ville. Je me suis rendu à l'Espace Culturel François Mitterrand et j'en ai ramené quelques images dont certaines d'un jardin éphémère rendant hommage au film "Mon Oncle" de Jacques Tati.

Espace Culturel François Miterrand

Monsieur Hulot et le jardin de la maison Arpel

Monsieur Hulot et le jardin de la maison Arpel

lundi 20 juin 2016

Un lot de motos dans le Lot

Cette année, la rencontre du Clan Sanglas France se déroulait dans le Lot, à Creysse. Charmant village que celui-ci, surplombé par sa petite église, à deux pas de la rivière Dordogne. Une rencontre placée sous les meilleurs auspices et organisée de main de maître. Si le samedi a dû faire avec quelques belles averses, le soleil était bien présent pour le dimanche et la promenade matinale. Cette année, les Sanglas étaient bien représentées et partageaient la place avec d'autres belles mécaniques parmi lesquelles on pouvait noter une belle représentation de la marque BMW. Les anglaises étaient présentes avec quelques Triumph dont une belle Trident et une BSA Lightning. Quelques belles Harley-Davidson, aussi, ainsi que le side-car Ural de l'ami Julien et l'Hercules à moteur Wankel déjà vue l'an dernier dans le Beaujolais.
Si tout était réuni pour que la rencontre soit parfaite, on regrettait que le président officiel auto-proclamé Cani n'ait pas été en pleine forme et qu'il n'ait pas pu venir à moto. Nous lui souhaitons un prompt rétablissement. Quoi qu'il en soit, cela a été un plaisir de retrouver des amis motards et d'en rencontrer de nouveaux avec qui discuter jusqu'à une heure avancée de la nuit.
Je vous propose une sélection de machines présentes.

Sanglas 500 S et 500 S2

BMW et Sanglas

BSA Lightning

Sanglas 500S

Triumph Trident

Hip hip hip Ural !

dimanche 19 juin 2016

Village de Creysse dans le Lot

Creysse

samedi 18 juin 2016

Comment réussir quand on est con et pleurnichard

J'ai immédiatement pensé à ce film très dispensable lorsque l'on m'a remis cette cocotte. Je vous explique le contexte. J'étais au restaurant de l'hôtel, à Lille et nous mangions tout en travaillant. Moi avec mon crayon et mon bloc de papier, lui avec son ordinateur. Nous faisions le point sur ce que nous avions fait dans la journée, je notais des idées. Je ne me souviens plus ce qu'il avait choisi. J'avais opté pour une blanquette de veau. Celle-ci arrive dans cette petite cocotte et la serveuse retire le couvercle. Là, je ne sais pas ce qu'il m'arrive, je ne résiste pas à une tentation d'humour. Je lui dis de laisser le couvercle, que la cocotte me sera moins utile sans elle et que le restaurant sera bien ennuyé d'avoir un couvercle sans cocotte. Nous rions, la serveuse, lui et moi. Nous blaguons et cela aurait dû en rester là. La serveuse est partie avec le couvercle, nous mangeons en discutant. Je prends un dessert et un café. Nous continuons à travailler encore un peu et il décide de lever le camp. Il veut regarder une émission à la télé. J'ai mon bouquin. Nous sortons de la salle de restaurant et la serveuse nous arrête. Nous nous retournons, elle vient à nous et m'offre la cocotte lavée et séchée. Je proteste, je dis que c'était de l'humour. Et que voulez-vous ? Je n'allais pas lui faire l'affront de la croire trop bête pour qu'elle n'ait pas compris que c'était de l'humour ! Je la remercie. Beaucoup. Je m'excuse, tente de refuser encore une fois. Et voilà, je suis propriétaire d'une petite cocotte qu'il va me falloir trimbaler dans mon sac photo à travers Paris, réussir à lui faire une place dans ce sac d'un coup trop petit pour tout ranger, le matériel photo, le matériel de dessin, le bouquin et le reste.
J'ai eu honte d'avoir semblé pleurnicher pour avoir cette cocotte. Et puis, finalement, je me dis que j'ai réussi à faire rire la serveuse, que j'ai bien ri aussi à mes conneries. L'humour, c'est pas si mal, en fin de compte.

cocotte

vendredi 17 juin 2016

Un homme bien est parti

Aujourd'hui, un ami est mort. C'était l'un des meilleurs si ce n'est le meilleur des photographes paysagers. Durant des années, il s'est attaché à magnifier les Périgords, avec patience, avec art. Bernard Dupuy n'était pas de ces photographes qui ont besoin de maquiller ses images pour les rendre acceptables. Exigeant, méticuleux, il avait l'œil pour trouver le bon cadrage et la détermination pour attendre la belle lumière. Un temps, j'ai cherché à comprendre sa technique, à apprendre des trucs à son contact. Et j'ai compris que ni la technique ni les trucs n'étaient importants. Ce qui faisait que Bernard réussissait ses photos quand on ne faisait rien de bon à côté, c'était son œil infaillible, son expérience, son amour du beau. Et cela ne s'apprend pas, ne se prend pas.
Pour moi, c'est simple, Bernard était un maître, un monument indépassable. Je l'aimais beaucoup et avais beaucoup de respect pour lui. Véritable artiste, il connaissait le doute et l'humilité. Il se savait bon photographe mais il n'avait pas besoin d'écraser ou de critiquer les autres photographes. Je l'avais rencontré par hasard. Je lui avais servi d'assistant sans doute un peu pénible à force de le presser de questions techniques sur une séance de photos. Nous nous étions retrouvés pour des questions en lien avec l'informatique. Il m'avait demandé de lui apprendre quelques bricoles à propos de Photoshop et j'étais fier comme un pou de pouvoir l'aider. Peu à peu, aussi timide et réservé l'un que l'autre, nous avions fini par nous voir un peu plus souvent et à partager d'excellents moments autour d'un bon repas et de quelques bonnes bouteilles. J'aurais aimé qu'il me demande plus souvent de l'accompagner, de l'aider. Il n'osait sans doute pas, je n'osais pas lui forcer la main.
Je le savais malade. Je suis allé le voir à l'hôpital mercredi. Nous nous sommes tenus la main. Je n'ai pas pu faire grand chose de plus.
Aujourd'hui, je pense à cet ami disparu, à Josy et à Maëva, son épouse et sa fille.

Bernard Dupuy

Lorsque les Anglais savaient faire des automobiles

J'ai été prévenu par mon frère qui les a vues hier soir. Ce matin, je vais voir si elles sont toujours présentes. Elles sont bien là, trois automobiles anglaises venues par la route pour visiter le beau pays de France. Tout naturellement, elles passent par le Périgord. Trois automobiles anglaises, donc, une Rover, une Riley et une Lagonda. La première des trois marques est sans doute celle que vous connaissez le mieux. La Lagonda, vous la connaissez peut-être grâce aux Aston Martin qui ont repris le nom pour quelques modèles. Quant à Riley, c'est déjà plus confidentiel. Rattachée à Rover, la marque Riley a disparu avec Rover en 2005.
Je ne connais pas vraiment ces automobiles et ne vais donc pas vous en apprendre beaucoup. Celle qui me semble la plus intéressante est la Lagonda mais les autres ne déméritent pas. Place aux images.

Rover 14

Rover 14

Riley

Beaux payes

Riley et Lagonda

Lagonda_1

jeudi 16 juin 2016

Vers l'interdiction des véhicules anciens dans Paris

Peinard, je descends de la gare du Nord vers celle d'Austerlitz à pinces. Ça va, j'ai tout mon temps, le train ne partira pas avant tard dans la soirée. Plutôt que de tracer en ligne droite, je flâne en évitant les grands axes. C'est plus calme, il y a moins de circulation. L'appareil photo pendu autour du cou, j'avise une 4cv garée entre deux voitures plus récentes. Parce qu'il n'est plus si courant de voir ces petites voitures populaires autre part que dans des expositions ou manifestations de véhicules anciens, je fais une photo avant de continuer mon chemin.

4cv dans les rues de Paris
Je passe à proximité de Richard Lenoir et bifurque pour gagner Bastille. Je croise des filles et des gars qui courent, en sueur. Je ne comprendrai jamais ce que l'on peut trouver comme plaisir à faire du sport. Au détour d'un jardin public, je fais peur à une dame bien mise, légèrement bourgeoise. Elle me jette un regard craintif, elle accélère son pas et serrant son sac à main. Ça m'amuse et j'accélère un peu aussi. Notre marche à pas forcé s'arrête lorsque la dame décide de virer à droite. Je vais tout droit. Elle n'aura pas été victime d'une agression dont auraient parlé les journaux, elle l'a échappé belle. Bon, d'accord, j'ai un blouson en cuir noir et les cheveux longs mais tout de même ! Depuis quand les voyous avancent-ils avec un appareil photo autour du cou ? Il y a des personnes flippées dans notre monde.
Après la place de la Bastille en allant vers Austerlitz, mon oreille est attirée par le son d'un moteur différent de ceux dont on a désormais l'habitude. Je tourne la tête pour voir une petite Autobianchi Eden Roc arriver. Au volant, une jolie jeune femme. Elle se gare. Je la félicite pour son automobile et lui demande si je peux faire une photo. Il fait presque nuit, à présent. Je monte la sensibilité, me cale au 1/15e de seconde et presse le déclencheur. J'ai encore la main sûre, la photo n'est pas trop floue !

Autobianchi Eden Roc dans Paris

Certaines personnes pestent contre la décision de la Mairie de Paris d'interdire les véhicules anciens de circulation dans la capitale. On parle des automobiles d'avant 1997 et des motocyclettes d'avant 1999. Nier le problème de pollution à Paris, ce n'est pas raisonnable. Interdire à certains véhicules de rouler l'est-il plus ? Déjà, on ne peut pas mettre de côté le fait que certaines personnes qui roulent en voiture ou moto "ancienne" peuvent le faire parce qu'elles n'ont pas les moyens financiers de faire autrement. Ces personnes peuvent avoir un besoin réel de leur véhicule. Certains avancent que cette réglementation institue une inégalité entre citoyens. Certains qui auraient les moyens de disposer d'un véhicule relativement récent et les autres. Bon. Déjà, on peut mettre de côté le cas des personnes qui circulent avec les deux automobiles présentées ici. Nous sommes là en présence de véhicules de collection et même si on peut imaginer qu'elles circulent quotidiennement, je suppose que leur propriétaire n'ont pas choisi de rouler avec faute de moyens financiers. Alors oui, on peut être choquer de ne plus avoir la liberté de rouler comme bon nous semble. Peut-être. La liberté de certains contre la santé de tous ? C'est l'argument premier mis en avant par la Mairie de Paris.
Avec cette interdiction, on s'expose à une amende si l'on s'aventure à l'assaut de la capitale au guidon d'une bécane à laquelle on tient et que l'on entretient avec soin ou au volant d'une voiture que l'on a choisi de faire durer et à laquelle on est attaché. Lorsque l'on sait ce que cela coûte de ranger un véhicule dans un garage privé sur Paris, on se dit qu'il va y avoir affluence de ventes. Mais d'un autre côté, on peut aussi se demander combien de personnes sont vraiment attachées à leur véhicule un peu ancien. La Mairie de Paris parle de compensations et de réductions. Ainsi, on pourrait voyager en transports en commun pour moins cher ou utiliser les véhicules locatifs à moindre coût. Lors des diverses opérations de reprises de voitures anciennes (balladurettes, juppettes...), les casses auto étaient pleines de bagnoles qui auraient fait mon bonheur. Je me souviens ainsi d'un petit fourgon qui m'aurait beaucoup intéressé mais qui n'avait plus ses papiers. On peut penser que certaines de ces personnes verront comme une aubaine le fait de pouvoir acheter un véhicule plus récent que celui qu'elles utilisent à ce jour.
Les véhicules les plus anciens pollueraient plus que les véhicules récents. On peut se dire que quelqu'un qui roulerait actuellement avec une Twingo du début des années 90 ne polluera pas moins en achetant un Hummer flambant neuf. C'est caricatural et marginal mais le cas peut se présenter plus ou moins sous cette forme. Eveiller les consciences n'est sans doute pas facile. Si la maire de Paris avait appelé au bon sens des automobilistes et motocyclettistes, il n'est pas sûr que ça aurait fonctionné. Bientôt, je ne pourrai plus aller à Paris avec ma saloperie de 405 Diesel qui consomme raisonnablement peu alors que je pourrai m'y rendre avec la Ford qui consomme nettement plus. Dans le même temps, je peux me rendre à Paris en train et utiliser mes pieds ou les transports en commun. Circuler dans Paris par plaisir, voilà une idée qui me paraît bien étrange désormais.
Le cas des véhicules de collection est un cas bien à part. Qu'il faille préserver certains véhicules au titre d'un prétendu patrimoine, ça peut déjà se discuter. Je ne dis pas qu'il faudrait conduire à la presse les Bugatti Royale du musée Schlumpf et je ne dis pas plus que ça me ferait plaisir de voir être compressées une Terrot ou une Ducati mais il y a, à mon avis, une marge entre le vrai véhicule de collection et la bagnole ou moto "collectionnée". L'avenir me donnera sans doute tort. Aujourd'hui, je trouve bizarre et étrange de voir une Citroën GS ou BX dans une exposition de véhicule ancien. Ce que je pense, c'est que les véhicules qui méritent à être préservés sont ceux qui ont marqué les esprits. Une Traction Avant est plus intéressante qu'une 203, une 2cv plus intéressante qu'une 4L. C'est très subjectif et très personnel, c'est certain. La vraie question est de savoir si un véhicule "de collection" a pour vocation de servir de véhicule habituel.
La décision de Anne Hidalgo vise à limiter la pollution et donc d'améliorer la condition de vie des Parisiens. Existe-t-il un autre moyen d'agir ? Et ces mesures auront-elles un effet ? Ça, c'est la vrai question. Je suppose que l'on a réfléchit et qu'il ne s'agit pas seulement d'une décision de principe dictée par une haine du véhicule particulier. Je l'espère, du moins. La pollution dans Paris n'est pas une simple vue de l'esprit. La limiter est sans doute indispensable. Quelles solutions peuvent s'offrir aux décisionnaires hormis celles qui peuvent sembler attentatoires à la liberté de certains. Et que proposent celles et ceux qui sont contre l'idée de la maire de Paris ?

mercredi 15 juin 2016

Une illustration

WEB-preventique

mardi 14 juin 2016

Manger bien manger mal, même combat

De passage sur le site de Sud-Ouest, je vois deux informations placées l'une sous l'autre et je me dis que ce ne peut pas être un hasard totalement dénué d'humour.

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Un garage

Ces samedi et dimanche passés, l'hôtel particulier de Patrick de Brou de Laurière était ouvert au public. Sans doute ne connaissiez vous pas ce Patrick de Brou de Laurière et n'en aviez même jamais entendu parler. Vous pouvez en apprendre un peu en cliquant ici.
L'hôtel particulier date du début du vingtième siècle. Son imposante façade que l'on aperçoit en bas de la route de Paris masque un magnifique jardin. Evidemment, la maison est richement meublée et décorée. Mais ce qui me faisait espérer de pouvoir un jour pénétrer dans la propriété, c'est bien la collection d'automobiles anciennes. Et il se trouve qu'une partie[1] de ces véhicules était visible. Peut-être vous montrerai-je cela un de ces jours prochains. Pour aujourd'hui, vous devrez vous contenter d'une photo de l'un des garages.

Dans un garage

Note

[1] à moins qu'elle n'ait été au complet ? En ce cas, je suppose que certaines pièces auraient pu être vendues par la fondation.

lundi 13 juin 2016

Une nouvelle raison de haïr le motard et sa monture

Moto au nom ridicule

dimanche 12 juin 2016

De passage par la capitale

Je devais me rendre à Lille. Un train devait partir de Brive-la-Gaillarde à 9h03. Train annulé. Je prendrai un suivant. A 12h53, un train part. Je suis dedans. J'ai trouvé une place où garer ma voiture pour quelques jours dans une rue proche de la gare. Le train part vers Limoges. Il y a des années que je n'ai pas pris le train sur cette ligne. Très longtemps. Je me suis muni d'un bouquin et je me plonge dedans.
En arrivant aux environs de Châteauroux, le train ralenti et finalement s'arrête pour quelques dizaines de minutes. On repart à faible allure et on s'arrête de nouveau du côté d'Orléans. Les récentes inondations semblent être la cause de ces perturbations. Peu après Orléans, je sais que je ne pourrai pas prendre la correspondance pour Lille à la gare du Nord. Jamais je n'aurai le temps d'y arriver à temps. Pas bien grave.
La gare d'Austerlitz est en travaux. J'en sors et traverse la Seine. Je ne suis plus pressé, je m'arrête pour faire des photo de la crue. Le niveau a déjà bien baissé mais les voies sur berge sont fermées.

inondation Seine
inondation Seine
Je me dirige vers Bastille puis vers République. Il fait chaud. Il est déjà plus de 18 heures, je passe devant une brasserie et m'y arrête pour boire une bière. Je discute un peu avec les gérants. C'est reparti, direction gare du Nord.
Un TGV est annoncé pour 22 heures et quelques minutes. Je vais être en retard pour le rendez-vous de 18h30, j'en suis tout à fait certain à présent.
J'arrive à Lille un peu avant minuit. J'ai un peu faim. Je me dirige vers une brasserie qui est là et commande une carbonnade et une bière ambrée. Je vais à l'hôtel où on m'a réservé une chambre pour la durée de mon séjour. Je pose mes affaires, je dors.
J'étais à Lille pour faire des dessins sur un salon. Je le regrette mais je n'ai pas eu le loisir de me promener dans le vieux Lille. Vraiment pas. Dommage.

Vendredi, je repars. Enfin j'essaie. J'ai un TGV qui doit partir à 17h41. Il est bien là. Le voyage entre Lille et Paris se déroule sans heurts. J'avais un train qui devait partir de Austerlitz à 18h44. On m'a déjà prévenu qu'il est annulé. Mais un train doit pouvoir partir à 22h52. Le problème, c'est qu'il ne s'arrête pas par Lille à Brive. Il va jusqu'à Saint-Denis-les-Martel, dans le Lot. Il paraît que je peux espérer y arriver vers 4 heures du matin. Là, je pourrais attendre un train qui remonterait sur Brive-la-Gaillarde vers 7h. Bon. La nuit va être longue.
J'arrive à gare du Nord et redescend vers Austerlitz. Je ne suis définitivement pas pressé, j'ai le temps. Je repasse devant la brasserie où je me suis arrêté quelques jours auparavant. Les habitudes s'installent vite. Les gérants me reconnaissent, se souviennent même de ce que j'avais pris. On discute, on plaisante. A côté, une équipe légère de BFM TV filme un manifestant de Nuit debout.
Je m'arrête à République et reste une petite heure pour écouter les débats et faire le tour des stands. Il y a là une centaine de personnes, l'ambiance est agréable, détendue. On revendique, on s'exprime, on explique, on critique. Une jeune femme s'occupe à écrire des pancartes sur des morceaux de carton récupérés dans les poubelles alentours. Je m'arrête pour la regarder travailler. On se parle un peu, je lui demande si je peux faire une photo, elle m'engage à la publier sur les réseaux sociaux. Je n'y suis pas présent. Elle le regrette. Je fais ma photo.

Préposée à la réalisation de pancartes
La colonne de la place de la République est couverte d'inscriptions des gens discutent à ses pieds. Je monte le fish-eye sur le boîtier, j'attends le passage de quelque chose, un vélo arrive, j'attends, clic. La photo est dans la boîte.

Nuit debout place de la République
Je fais un dernier tour, j'écoute une personne handicapée qui explique sa situation et en appelle à une meilleure prise en compte du handicap dans la société. Il est approuvé. Je ne comprends pas tout à l'organisation. J'aimerais rester un peu plus. J'aurais le temps de le faire mais j'ai aussi envie de rejoindre Austerlitz. En partant de République, je m'aperçois que la place a été rebaptisée.

Place de la Commune
Plutôt que de descendre directement sur Bastille, j'emprunte des rues parallèles. Je passe devant le Bataclan toujours fermé. Je n'ose pas faire une photo. Je poursuis ma route. Devant un bistro trois types occupés à fumer en buvant du vin rouge. L'un d'eux remarque l'appareil photo que je porte en bandoulière. Il lève un pouce avec un grand sourire. Je m'arrête, la discussion s'engage. Il bosse dans le cinéma. Il a quel âge ? Soixante-dix ans bien tassés, je pense. Il est rigolo. Je me dis que je pourrais m'arrêter là pour manger quelque chose. L'ardoise est sympathique. Je demande au type qui semble être un habitué des lieux si l'on mange bien ici. Il m'assure que oui. J'entre. On passe du Neil Young, ça me va bien. Je m'installe à une table, je choisis une entrecôte avec des pommes de terre sautées, un petit verre de rouge. Le service est agréable, le lieu aussi. Une crème brûlée, un café, l'addition. Je repars. La nuit est doucement en train de tomber. Je fais encore quelques photos en descendant vers Bastille.
Bastille puis Austerlitz. Dans la salle des départs, les écrans des trains au départ sont vides. Ça m'inquiète un peu. Je vais à la pêche aux informations. Le train que l'on m'avait annoncé est inconnu. Il n'y aura pas le moindre train qui partira avant 7h52 le lendemain matin. D'accord, je prends. La SNCF distribue de l'eau et un kit de survie pour les naufragés du rail. Quelques voitures équipées de couchettes est mis à disposition des voyageurs. C'est sympa. On m'attribue une place. Je pourrai toujours m'allonger un peu pour me reposer.
Je décide de veiller, de visiter la gare et les environs. Je sympathise avec des supporters de foot irlandais qui boivent du vin à même la bouteille. Une nana d'origine américaine vient me voir pour me demander du tabac. On discute. Elle descend sur Foix. Elle est sympa. Un couple de touristes venus vraisemblablement du sud-est de l'Asie ne comprend pas ce qu'il se passe, à moitié affolés, à moitié outrés par cette grève. Un couple de septuagénaires descend sur Brive. A l'accent, je pense qu'ils rentrent chez eux. Elle, elle est fatiguée, elle a mal aux pieds, elle veut aller s'allonger. Lui, il râle. Il trouve un autre voyageur qui partage son ras-le-bol. Ils discutent de tout ça pendant au moins deux heures. Vers trois heures, j'ai un coup de barre. Je vais m'allonger sur la couchette qui m'a été attribuée. Impossible de dormir.
Vers 5 heures, la vie revient dans la gare, doucement. Les services d'entretien commencent leur journée, quelques voyageurs arrivent. Il n'y aura pas de train au départ avant 6h36. Je sors fumer une cigarette. Le jour se lève, la ville se réveille, il fait beau et je suis crevé. Assis sur un banc, je vois un type passer. Un vieux bien habillé. En passant devant un noir, il le traite de sale nègre. Comme ça, gratuitement. J'en reste interdit. Je ne réagis pas comme il le faudrait. Trop fatigué sans doute. Plus tard, je saurai ce que j'aurais dû lui répondre. Le noir choisis l'humour pour lui répondre. Il sort son téléphone portable et commence à filmer le type en l'asticotant. Pendant plusieurs minutes, ce type tient des propos incroyables, carrément racistes et xénophobes. Un attroupement se forme. Un petit homme se place juste en face de lui et le menace d'appeler la police. Le type reste droit et continue à déverser ses propos racistes. Finalement, les services de sécurité de la SNCF arrivent et écartent le type. Incroyable !
Enfin mon train est annoncé au départ. Des voitures ont été ajoutées, je me trouve une place, je m'installe, je sors mon bouquin. Le train part. J'arrive à Brive vers 13 heures. Je suis mort. Je rentre, je me fais un café et je file faire une sieste d'une heure.
J'ai adoré cette escapade et j'ai été ravi par cette grève et par l'attitude du personnel de la SNCF. Bizarrement, il y avait du sourire partout, une réelle volonté d'être agréable avec les usagers. Et j'ai adoré retrouver Paris où je n'étais pas allé depuis plusieurs années. J'aime cette ville, finalement. C'est vraiment différent de Azerat !

samedi 11 juin 2016

La nuit d'Austerlitz

De retour chez moi après une absence de quelques jours. J'ai passé une nuit à Austerlitz. Pas de trains. Nuit finalement agréable dans un gare calme et silencieuse. J'ai ramené quelques photos.

Pendant la grève

La nuit d'Austerlitz

vendredi 10 juin 2016

Ne la ramenez pas trop

Fraise

Plumes et encres

jeudi 9 juin 2016

Le bien est à l'est

Westmalle

mercredi 8 juin 2016

Passerelles

Passerelles de Terrasson

mardi 7 juin 2016

Vincent pur sang

motocyclette d'origine non contrôlée

lundi 6 juin 2016

Rhum, vil éternel

en-rhumé

dimanche 5 juin 2016

Vaporisation

machine à vapeur

samedi 4 juin 2016

La Peste, elle va au fil de l'eau

La Peste, elle fait pédaler Dino

vendredi 3 juin 2016

Non mais à l'eau !

Pas le moment de faire le zouave. Encore un dessin qui ne révolutionnera pas l'humour.

fluctuat.jpg

jeudi 2 juin 2016

Kro

Retour aux fondamentaux. Une petite bière sans prétention qui a été injustement moquée par Cabu et qui n'est pas si mauvaise que l'on veut bien le dire.

Kronenbourg

mercredi 1 juin 2016

La folie IPA

D'où vient cet engouement pour les India Pale Ale ? Depuis à peu près un an pour moi et sans doute depuis plus longtemps pour les citadins branchés, la bière à boire est la IPA. L'origine de la India Pale Ale est anglaise et la légende prétend qu'il s'agissait, en ce dix-huitième siècle, de permettre de faire voyager de la bière produite en Angleterre jusqu'aux lointaines Indes. A l'époque, la bière à la mode était la porter qui est un peu l'ancêtre des bières noires que nous connaissons aujourd'hui avec les Murphy's ou autres Guinness. Pour les IPA, nous avons donc le "I" pour indiquer la destination de la bière, le "P" pour dire qu'elle est plus claire que la porter et le "A" pour préciser qu'il est question de bière de fermentation haute. Ce que cela ne dit pas, par contre, c'est que l'on procède à un puissant ajout de houblon censé permettre une meilleure conservation du produit.
Tout zythophile qui se respecte le sait bien, le houblon apporte l'amertume. Les IPA sont donc des bières fortement amères. Aujourd'hui, les brasseurs s'intéressent à la sélection des houblons qui apporteront les meilleures caractéristiques à leur bière. La mode actuelle les dirige souvent vers le houblon cascade originaire des Etats-Unis d'Amérique qui apporte des arômes puissants d'agrumes en plus d'une amertume plaisante et rafraîchissante.
Question de mode que cette profusion de IPA ? A mon avis, cela ne fait pas de doute. Le fait que Leffe ait sorti sa IPA est un signe certain. La Leffe IPA, je l'ai goûtée l'an dernier avant qu'elle ne soit disponible en France. Elle semble avoir été d'abord diffusée en Grande-Bretagne et il y a une certaine logique à cela, finalement. Aujourd'hui, on la trouve chez nous jusqu'aux rayonnages des grandes surfaces. Mais nombre de micro-brasseries et il convient ici de noter la brasserie Lapépie de Sadillac, à côté de Bergerac qui produit une IPA assez extrême très intéressante.
Le problème des modes, c'est qu'elles ont tendance à passer. Aujourd'hui, je m'intéresse assez à ces bières. Leur amertume m'interroge, leurs arômes me surprennent. Est-ce que je m'en lasserai pour revenir aux fondamentaux ? Il me semble que oui et ceci pour au moins une raison. Nous l'avons dit, la caractéristique principale de ces IPA est l'amertume. Et donc, les brasseries redoublent d'audace et de crânerie pour satisfaire la clientèle. Du coup, c'est toujours plus d'amertume, toujours plus de houblon cascade, toujours plus d'arômes d'agrumes. Ça me fait penser à cette mode du vin vieilli en fûts de chêne d'il y a quelques années qui voulait qu'un bon vin ait le goût d'un bout de bois. On en est un peu revenu. Ceci dit, il est toujours intéressant d'expérimenter de nouveaux goûts et de se laisser surprendre.

Leffe IPA

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