mai 2016 (35)

mardi 31 mai 2016

L'attrape-poussière

Les ménagères ne me démentiront pas, l'ennemi, c'est la poussière. Déjà dans les grottes et abris-sous-roche, des peintures pariétales aujourd'hui effacées l'attestent, Madame préhistorique faisait la chasse à la poussière et aux moutons pendant que Monsieur son époux chassait le phoque et le mammouth pour le barbecue organisé à l'occasion de la fête des voisins. Dans son ouvrage traitant de la question, Platon explique combien la poussière était à l'époque un problème insoluble dans le vin en plus de provoquer des allergies dues aux acariens. Plus près de nous, les archives nous enseignent que Louis Padelle avait déjà déposé un brevet d'avaleur à poussières imaginé autour de poumons de bovins actionnés par un puissant ressort que l'on remontait à l'aide d'une manivelle de bois de palissandre. En 1901, et wikipedia vous le confirmera, un ingénieur britannique du nom de Hubert Cecil Booth invente l'aspirateur motorisé. Dès lors, les savants n'ont de cesse de perfectionner l'appareil afin de toujours mieux aider la ménagère à faire place nette et aujourd'hui, après l'aspirateur sans sac, elle peut se reposer sur le robot autonome qui se promène seul à la recherche de la moindre particule poussiéreuse avant de revenir à sa base pour faire le plein de bonne électricité nourricière. La modernité fait rage et on se demande bien où s'arrêtera le progrès.
Je ne sais pas si vous avez déjà entendu parler de la notion de sérendipité. Vous n'êtes pas idiots, je suppose que oui. Enfin on ne sait jamais, il faut être prudent. La sérendipité, c'est la joie du fainéant et de l'incompétent, du fumiste et du traîne-savate. Dans la vie, vous n'avez pas l'intention de vous en faire ? Optez pour la sérendipité ! La sérendipité, c'est découvrir quelque chose d'intéressant sans rien faire d'autre que d'attendre que ça survienne. Vous voulez découvrir un bon antibiotique ? Vous vous abstenez de faire la vaisselle, vous partez en vacances et au retour, vous découvrez la pénicilline[1]. Vous voulez aller à un endroit précis et connu ? Vous partez en sens inverse et vous découvrez l'Amérique. La sérendipité, c'est la chance de l'incapable, du néfaste, du parasite, de l'inutile, de l'ignorant et de l'idiot. Dans la culture populaire, nous pouvons noter le personnage de Gaston Lagaffe qui, bien trop souvent, "trouve" un explosif puissant ou un produit chimique corrosif en cherchant à ouvrir une boîte de sardine ou un endroit où faire la sieste. Gaston Lagaffe est un mauvais exemple pour la jeunesse.
Moi qui ne suis pas la moitié d'un imbécile, j'ai récemment fait appel à la sérendipité pour venir à bout de ce problème insoluble lié à la présence persistante de poussières de toutes natures chez moi. D'où vient-elle ? Qui l'amène ? Pourquoi de préférence chez moi ? Je n'en sais rien. Le fait est qu'il y a beaucoup plus de poussière chez moi que chez les autres. Je l'ai remarqué à maintes reprises lors de mes études sur le sujet. J'estime à 1,5kg de poussière au mètre carré chez moi quand on atteint à peine les 5g pour la même surface chez tant d'autres. Avouez que tout de même, hein !
Le fait que mon logis soit dépourvu de ménagère n'est peut-être pas totalement étranger à cet état de fait. Lorsque, aux débuts des années 2000, j'ai acheté un aspirateur que l'on m'a vendu pour performant, je me suis bien assuré auprès du vendeur femelle auquel j'avais eu à faire que l'appareil fonctionnerait sans ménagère. J'ai été clair et insistant sur cette question. Je me suis fait avoir comme un bleu. Bientôt quinze ans que cet aspirateur est là et la poussière aussi. Cet aspirateur ne vaut rien[2] et refuse d'effectuer le travail pour lequel il a pourtant été conçu. Je suis déçu.
Là où la sérendipité est entrée en jeu, c'est lorsque j'ai voulu boire de l'alcool pour oublier ma misérable condition de célibataire envahi par la poussière envahissante. Je me suis aperçu qu'une bouteille avait attiré la poussière à elle. Là où je ne suis pas qu'un peu fier d'être intelligent[3] c'est que j'ai compris que les bouteilles pouvaient jouer un rôle d'aspirateur à poussière. Je l'ai vérifié sur d'autres flacons disposés ci et là chez moi. Les preuves se suffisent à elles-mêmes et une photo prouve mes dires en image. Je songe à faire une communication scientifique pour une parution dans une revue à comité de lecture d'ici peu. Ma découverte va révolutionner la notion même de ménage. Songez un instant un sol constitué de bouteilles à boire[4]. Vous marchez sur votre cave, vous prélevez une bouteille dont vous buvez le contenu en prenant bien garde de ne pas faire tomber la poussière. Une fois la bouteille vidée, vous allez la porter au conteneur à verre à recycler avec la poussière ! Ainsi, vous avez le bonheur de faire le ménage en vous bourrant la gueule et personne ne pourra plus jamais vous reprocher d'être porté sur la bouteille. Elle est pas belle, la vie ?

Bouteilles aspirateur à poussière

Notes

[1] sorte de moisissure que ressemblerait à un pinceau (pencil)

[2] je l'ai pourtant payé son prix

[3] et ce n'est pas donné à tous !

[4] j'ignore pour l'heure si le principe fonctionne avec des bouteilles vides

lundi 30 mai 2016

Sous toute réserve

Grande Réserve - Chimay

dimanche 29 mai 2016

Si les temps modernes avaient été autres

dirigeable Canon

samedi 28 mai 2016

État végétatif

Si tu te prétends dessinateur, faut le prouver. On m'a contacté pour une nouvelle série de dessins. Je suis parti comme on dit "la fleur au fusil", confiant, conscient de mes capacités, compétences supposées mises en avant. A voir le nombre de feuilles de papier qui s'accumule, il me faut reconnaître que ce n'est pas si simple que ça. Tout de même, par trois fois, tout à l'heure, j'ai eu l'impression d'être arrivé à quelque chose !
J'ai laissé les dessins en l'état et suis parti m'aérer. C'est bon de laisser un travail en attente pour y revenir avec un œil neuf. J'avais l'appareil photo et la pluie ne m'a pas empêché de photographier des plantes entre les gouttes d'eau. Je ne vais pas vous montrer les dessins parce que je suppose que je n'en ai pas le droit et que, de toutes manières, il ne serait pas délicat de vous les montrer avant de les soumettre à mon client. J'aurais pu vous montrer un autre dessin que j'ai fait pour tester l'encrage au pinceau et à la plume afin de déterminer ce qui irait le mieux pour le projet en cours. Je vous le montrerai peut-être mais aujourd'hui je vous propose un montage de quelques plantes croisées lors de ma promenade.

Végétaux du jour

vendredi 27 mai 2016

Jolie bouteille, sacrée bouteille

Flacon dans la mousse

jeudi 26 mai 2016

Moi mon colon, cell'que j' préfère, c'est la guerre de quatorz' dix-huit

Ce dimanche, on va commémorer le début de l'effroyable bataille de Verdun. La Grande Guerre, la der des ders, la boucherie, celle que Brassens prétendait préférer entre toutes, ça fait déjà deux ans que l'on devrait tous l'évoquer au nom de la mémoire et du "plus jamais ça". J'ai comme l'impression que ça ne prend pas. Oh ! Il y a eu des livres, des documentaires, des émissions de radio, c'est sûr. Ponctuellement, on y pense à l'occasion, comme dans le cas présent, d'une date particulière. Mais dans l'ensemble, force est de le reconnaître, on s'en fout un peu de ce centenaire. Des poilus, y en a plus. Tous morts, les valeureux soldats. Ne reste plus que le 11 novembre, un jour férié qui n'a déjà plus de signification pour pas mal de gens.
Pour les cent ans du début de cette guerre, peu avant 2014, on nous promettait de grandes initiatives visant tout à la fois à se souvenir des soldats morts et à fêter la paix entre les peuples et nations qui autrefois se faisaient la guerre. Il ne doit pas être simple d'organiser des manifestations qui ne tombent pas dans l'écueil du patriotisme. J'imagine mal que l'on incite les Français à parler de boches ou de fridolins à présent que l'Europe est construite. Aussi, on ne peut pas glorifier les soldats de la Triple Entente et démolir ceux de la Triple Alliance. Ça n'aurait pas de sens aujourd'hui. Le problème, c'est que l'on risque vite de tomber dans les affres du "politiquement correct" et finir par ne plus rien dire du tout que des platitudes pesées et mesurées. La seule position qui pourrait être recevable serait sans doute de se contenter de faire parler les historiens, les historiens des deux bords. Depuis longtemps, je suis contre les cérémonies du 11 novembre. Je veux bien comprendre qu'il y a eu un besoin politique dans un premier temps mais nous savons également que l'armistice de 1918 a ouvert les portes à la seconde guerre mondiale.
De la guerre de 14-18, je retiens surtout ce que j'ai lu et vu. Il y a de magnifiques bouquins sur le sujet, de belles BD et de bons films. D'ailleurs, je ne me souviens pas avoir vu des films comiques sur la guerre de 14-18 comme on en a eu pour la suivante. Sans doute n'y avait-il aucun sujet de rigolade dans tout ça. Je suis d'un âge qui m'a permis de connaître des personnes qui ont fait cette guerre. Dans mon souvenir, ces personnes ne parlaient pas beaucoup de ce qu'elles avaient vécu. Il reste un bouquin que je vous conseille, "Paroles de poilus". Ça en dit long de ce qu'était la vie de ces poilus.

Grande Guerre et mémoire

mercredi 25 mai 2016

Buvez du jus

Je vais peut-être encore m'attirer les foudres des gogos. Tant pis, je m'en fous. J'ai rencontré un type. Il est ce qu'il est et venais me voir pour un problème informatique. Rien de grave. Son problème (l'un de ses problèmes) c'est qu'il est du genre croyant. Il croit à tout ce qui passe à sa portée. Dire qu'il est légèrement influençable relève du doux euphémisme. Et quand il croit en quelque chose, que ce soit en Jésus (qui lui parle) ou au danger des ondes (il craint les ondes wifi mais pas celles de son téléphone portable), que ce soit au vin qui fait pousser les cheveux ou à l'homéopathie, il se met à devenir un peu lourdingue question prosélytisme. Je ne cherche plus à le contredire, je ne suis pas de force à lutter contre ses problèmes.
Son dernier truc, c'est de manger cru et de boire du jus de légumes et de fruits. Dit comme ça, ça ne semble pas bien grave. Manger de la carotte ou des grains de raisins, ça ne peut pas faire de mal. Là où je coince, c'est lorsque l'on me raconte qu'avec ce régime, c'est garanti, aucune chance de développer un cancer ou quelque autre maladie qui soit. Mais après tout, hein ? Pourquoi pas ?
Et il m'explique que le type qui lui apprend tout ça, il a un site et il met des vidéos sur Internet. Il explique combien de jours on peut jeûner tout en se sentant parfaitement en forme. Et pour faire les jus de fruits et légumes, il est conseillé d'utiliser un extracteur spécial que l'on trouve, je vous le donne en mille, sur le site du monsieur. Moi, je sais déjà que ce type que je connais, il a tendance à acheter des conneries et à se mettre en difficulté au niveau financier. Il n'a pas beaucoup de fric. Il s'est acheté l'extracteur de jus. Un peu moins de 300 euros. Il va faire une cure de jus et il va être en pleine forme. Tant mieux. Il va acheter un couteau pour couper ses fruits et légumes parce qu'il faut de l'acier un peu spécial pour ne rien perdre des vertus de ces plantes. Ben voyons.

Et moi, ça m'énerve beaucoup, ces nouveaux gourous connectés. J'ai fait une rapide recherche et il apparaît que les agissements de ce gourou sont surveillés. Il ne fait rien d'illégal, il profite de la crédulité des gens. Moi, ça m'agace.

Médecine alternative et dérive sectaire

mardi 24 mai 2016

C'est à craindre

Il est fort probable qu'il n'y aura rien sur le blog aujourd'hui. A demain !

lundi 23 mai 2016

Commarque

C'est selon moi l'un des châteaux les plus intéressants du département de la Dordogne. Perché sur sa falaise du Périgord Noir à quelques kilomètres des Eyzies-de-Tayac-Sireuil, en surplomb de la vallée de la Beune, l'ensemble que constitue le château avec sa chapelle et ses habitations date du 12e siècle. Le lieu était occupé bien avant et ceci depuis le néolithique au moins. Dire aujourd'hui ce qu'était la vie à Commarque durant le Moyen Âge est difficile pour moi qui n'aie pas les compétences requises. Pour autant, bien des indices laissent à penser que les lieux devaient accueillir une population assez importante. Au pied des falaises, de part et d'autre de la Beune, on trouve des traces d'habitat troglodytique ou d'abris sous roche. Des constructions vraisemblablement en bois qui devaient sans doute abriter un petit monde de paysans, cultivateurs et éleveurs, d'artisans, aussi. Pour qu'un château ait été dressé ici, pour qu'un autre château ait été construit en face, le château de Laussel, il faut que cette vallée de la Grande Beune ait été une route de passage et on imagine que l'on y commerçait, s'y restaurait, s'y arrêtait. De la route qui a pu exister, on ne voit plus grand chose mais l'idée de suivre un cours d'eau n'est sans doute pas idiot dès lors que l'on voyage.
J'ai connu le château de Commarque à l'époque où il était encore à l'état de quasi abandon. A l'époque, je ne sais plus par quelle route, j'y arrivais par le haut et découvrait le donjon et, en contrebas, la chapelle en ruine. Le tout était largement envahi par les ronciers et si l'accès était possible il l'était sous la responsabilité de chacun. Pour s'y rendre aujourd'hui, il faut accepter de laisser sa voiture à plusieurs centaines de mètres et de descendre vers la vallée à pied, sous le couvert des bois, en empruntant un sentier. Et c'est là l'un des points forts de ce site. En laissant les véhicules loin du château, on préserve le site. L'accès aux abords est libre et gratuit. On peut longer les falaises, découvrir les traces des habitations troglodytiques, profiter du calme, des chants d'oiseaux, de l'apaisante course de la Beune, de la végétation fleurie. Contre huit euros, on peut visiter les aménagements de l'ensemble castral et les expositions mises en place dans les salles restaurées des corps de logis.
Cette fois-ci, je n'ai pas fait la visite mais j'y retournerai et j'essaierai d'y revenir lorsqu'il fera beau. J'ai tenté de faire quelques photos mais vraiment, la lumière n'était pas belle. J'ai tout de même essayé de faire un panoramique que je vous propose pour vous donner l'idée d'aller découvrir les lieux par vous-même.

Château de Commarque
Site officiel du château de Commarque

dimanche 22 mai 2016

Les Pétaroux, la noix, le film

Quand la France voulait des motocyclettes pour ses administrations

Fin 1944, la France presque libérée cherche à remettre son administration sur les routes. L'occupation allemande a laissé des ateliers relevant diverses pièces permettant dans un premier temps de monter des BMW et autres machines. Le CMR est créée pour s'occuper de ce stock et reconstruire des motos. Le CMR, c'est le Centre de Montage et de Réparation. Il remonte des R12, des R71 et quelques R75 de chez BMW jusqu'au moment où les pièces viennent à manquer pour monter des motos selon les types officiels de chez BMW. Qu'à cela ne tienne, on adapte et on crée une BMW qui n'a jamais existé, la R73, un bricolage de pièces hétéroclites qui affichera un écusson BMW modifié, respectant l'hélice mais plaçant du bleu et du rouge et sur lequel s'inscrit le nom du CMR en plus de celui de BMW.
Cette moto, j'en avais entendu parler mais ne l'avais jamais vue. C'est désormais chose faite puisqu'il s'en trouvait une à Limoges, au salon de la moto organisé par la FFMC locale.

BMW R73 CMR
Parce que la pénurie de pièces menace, le CMR n'a bientôt plus raison d'être et en 1945 c'est la création du CEMEC, le Centre d'Étude des Moteurs à Explosion et à Combustion. Ses ingénieurs s'inspirent des BMW et autres Zündapp pour imaginer une nouvelle moto mais tout est de l'ordre de la création originale. C'est à dire qu'il n'y a aucune pièce interchangeable avec une moto allemande de l'époque. La première moto sera la L7 pour Latérales et 750cc. Le moteur est donc un 750cc à soupapes latérales délivrant ses bons et loyaux 18cv. C'est peu sur le papier mais ces chevaux sont de braves percherons qui sont endurants. Dans la première version, il n'y a qu'un carburateur réchauffé par deux tubulures conduisant de l'air chaud capté directement en sortie d'échappement. La L7 connaîtra quelques améliorations au long de sa carrière. Celle présente à Limoges n'est pas une CEMEC mais une Ratier. Le réservoir n'est pas le même et cette Ratier est équipée de deux carburateurs.

Ratier L7
Ratier L7 et C6S
En 1954, Ratier rachète les activités de CEMEC, l'entreprise spécialisée dans la production d'hélices pour l'aviation conçoit une version largement améliorée de la L7 en rendant le moteur culbuté, ce sera la C8. Est-ce que cette moto a existé en dehors de quelques modèles de pré-série, je l'ignore. Je n'en ai jamais vu. Mais Ratier a de l'ambition et planche sur un modèle plus moderne. On abandonne le moteur à soupapes latérales et la suspension coulissante pour une distribution culbutée et un bras oscillant. La moto est donnée pour 35cv et 160km/h. Mais il semble qu'il faille attendre le rachat de Ratier par Thomson CSF pour que la production débute réellement en 1960. Ces motos ont équipé les CRS et la garde républicaine qui, paraît-il, étaient satisfaits.

Ratier C6S
Micro Ratier C6S
Pour conclure, on notera que ni les motos du CMR ni celles du CEMEC ou de Ratier n'ont été pensées pour le grand public. Toutes celles qui ont connu une seconde vie dans le "civil" ont été achetées au domaines. C'est dommage que ni CEMEC ni Ratier n'aient fait l'effort de s'intéresser à cette clientèle potentielle. La Ratier C6S avait bien des atouts à faire valoir face à son principal concurrent qu'était BMW à l'époque. Cela aura été une occasion ratée de plus dans l'histoire de la moto française. Avec la disparition des 600cc Ratier en 1962 débutera une très longue période de vaches maigres pour la production de moto française de grosse cylindrée.

samedi 21 mai 2016

Il n'aurait pas fallu que la peine eût ri

Vers la pénurie

vendredi 20 mai 2016

Catastrophe culinaire

Que ce soit bien clair, ce que j'ai mangé hier soir, aucune bête au monde n'aurait accepté d'y goûter. J'étais en train de réfléchir à ce que j'allais me préparer pour mon repas lorsque c'est parti en vrille. Il y a dû y avoir des neurones qui ont pété et cela m'a conduit à m'aventurer sur les chemins hasardeux de l'expérimentation culinaire. Ça pourrait être burlesque.
J'aime bien ces expérimentations, m'amuser à associer des aliments plus ou moins consommables au gré de ce que je découvre dans mes réserves. Je ne suis pas du genre à faire attention aux dates limites de consommation ou aux recommandations sanitaires élémentaires. Je n'ai peur de rien et suis prêt à prendre les pires risques au nom de la science. Je tiens ça de mon grand-père maternel qui, semble-t-il, pouvait digérer presque n'importe quoi et même le pire. Je dois avoir un gène qui me permet de sécréter des sucs gastriques particulièrement corrosifs et efficaces. Bien entendu, je vous déconseille de suivre mes pas et de vous essayer à la réalisation de ce plat. Je décline toute responsabilité et ne veux pas avoir de morts sur la conscience, bien qu'il me semble qu'elle s'en accommoderait sans grand état d'âme, tel que je la connais.

Je venais de découvrir un paquet de lentilles du Puy entamé depuis des lustres et, comme j'avais des saucisses de Toulouse à disposition, je me suis dit que je pouvais me faire une saucisse aux lentilles. Pour rigoler un brin, j'ai regardé l'indication marquée sous le paquet qui m'apprenait que le produit était à consommer de préférence avant le 16 décembre 2011. On se demande, franchement ! Peut-être que ces lentilles n'étaient pas au mieux pour leurs qualités organoleptiques, possible qu'elles aient perdu de leur intérêt gustatif, peu probable que ce soit devenu mauvais ou dangereux. Aller zou ! Dans une casserole avec six fois leur volume d'eau.
La saucisse, elle, est relativement récente. Juste un peu plus d'une semaine. "A consommer jusqu'au 18 mai", est-il inscrit. Sans importance. Et il m'en reste encore pas mal ! J'ai l'idée d'en faire cuire une dans une poêle avec un peu d'huile. Ça ne part pas si mal que ça.
En prenant une saucisse, je me souviens que j'ai des carottes. J'en prends une que je pèle et détaille en fines rondelles que j'ajoute aux lentilles en train de cuire. Ça ne peut pas nuire. Moi, cuisiner m'ouvre l'appétit et me donne des idées. Je regarde la pauvre saucisse qui crépite dans sa poêle en tôle, toute seule. Elle me fait de la peine, la pauvre. J'attrape un oignon, je l'épluche et le coupe en fines lamelles que j'ajoute à la saucisse. Ça commence à prendre tournure, mon affaire.
C'est à ce moment que je me suis mis à déjanter complet. Je me suis mis à avoir peur de ne pas avoir assez pour me remplir l'estomac. C'était parfaitement idiot puisque rien que pour les lentilles, il y en avait largement pour deux. D'ailleurs, il m'en reste. Mais bon, donc, j'ai peur de manquer et je prends une belle grosse pomme de terre que je pèle et coupe afin de la faire sauter dans de la graisse de canard. J'ai le sentiment que l'on s'écarte beaucoup des règles diététiques fondamentales. On ne va pas faire dans le légume vapeur allégé, je vous préviens.
L'oignon blondit tandis que la saucisse se colore. Je me dis qu'il manque un truc pour que l'œuvre soit parfaite. j'ajoute du sel et du poivre et ça ne me suffit pas. Et là, l'illumination ! "A consommer avant le 23 mars". On est quel jour au fait ? Ça se périme, la crème fraîche ? Je sens, rien de particulier à signaler. Ça sent comme d'habitude. Je risque le tout pour le tout. Hop ! Dans la poêle !
Les lentilles finissent de cuire, les pommes de terre sont à la limite de la crémation, la saucisse et sa sauce crémeuse aux oignons est parfaite, je peux dresser le plat. Une bonne grosse louche de lentilles, les pommes de terre sautées, la saucisse et je verse cette belle grasse sauce. Je suis satisfait, ça flatte l'œil, ça me fait saliver. Je fais une photo pour vous montrer et vite, je me saisis de la fourchette et du couteau. Je mange, je goûte, j'analyse. Pas mauvais. Je regrette un peu de ne pas avoir poussé la logique jusqu'à ajouter de la bière à ma sauce. Ça aurait apporté un plus, c'est sûr. Je mange tout, je récupère bien toute la sauce avec du bon pain, je n'ai plus faim. Rassasié comme on dit.

Bouffe et ferme ta gueule

jeudi 19 mai 2016

Photo d'iris pour essayer un truc

Essai

Ballon rond et politique fiction

Ce matin j'écoutais la radio lorsqu'un journaliste a rappelé la tenue de la coupe d'Europe de foutebale en France cette année et, plus fort, les grandes chances pour la France de la remporter. Illico, j'ai pensé à la coupe du monde de 1998.
J'ai déjà dit ici le peu d'intérêt que je porte au sport d'une manière générale et au foutebale en particulier. Ce n'est pas de la haine, c'est juste du désintérêt total. Le sport, je m'en fous. Et il n'en est pas un qui parvienne à me titiller un peu. Je les mets tous au même niveau. Chose curieuse, je vais pouvoir accepter de jouer à taper dans un ballon ou à renvoyer une balle, de marcher ou de gravir une colline. Il faudra simplement qu'il n'y ait aucune connotation sportive, qu'il n'y ait pas d'esprit de compétition.
Mais tout de même, j'ai conscience qu'il existe des tas de personnes qui apprécient le sport, qui aiment en faire, qui aiment en regarder. J'ai des copains qui ne ratent pas la retransmission d'un tournoi de tennis, d'un match de rugby, d'un rallye automobile. Et ils ont raison de se payer ces petits plaisirs.
J'écoutais la radio, on parlait de la coupe d'Europe de foutebale, des chances de la remporter pour notre équipe nationale et voilà que j'ai pensé à 1998, à la cohabitation, à Chirac et à Jospin et à la situation de notre pays après cette coupe du monde. En 1997, Chirac a une idée qui lui passe par la tête et il dissout l'Assemblée nationale et, contre toute attente, c'est la gauche qui remporte les élections. Il n'avait pas vu venir le coup, Chirac. C'est la cohabitation et le début d'une période faste pour notre pays. C'est du moins le souvenir que j'en ai.
Tout n'a sans doute pas été parfait mais il me semble que la période s'étalant sur cette cohabitation a été globalement heureuse. Je ne suis pas en mesure de produire une analyse pertinente mais un événement a peut être bien joué son rôle, je veux parler de la victoire française de la coupe du monde qui se déroulait en France. Je ne sais pas combien cette victoire a été achetée, ce qu'elle aura coûté, mais j'ai remarqué qu'elle a donné le sourire à beaucoup de Français durant plusieurs mois. Ceux qui, comme moi, n'étaient pas particulièrement heureux de cette victoire bénéficiaient néanmoins de cet état de grâce par la bande. Les commerçants souriaient, les gens souriaient, on voyait des personnes fières d'être françaises, fières de leurs joueurs, fières de leur drapeau. Sans être réellement contagieuse, cette bonne humeur était communicative et la vie a paru plus simple et plus douce pour quelque temps.
Je dirais que les effets de cette victoire auront duré jusqu'en 2002, jusqu'aux élections présidentielles. On sait ce qu'il s'est alors passé. Chirac était reconduit à la tête de l'État et son mandat allait être une longue glissade vers le néant qui allait propulser un énergumène des plus agaçants à l'Elysée. On avait fini de sourire depuis déjà pas mal de temps. Il y a bien eu une parenthèse entre 1997 et 2002. On va dire que durant trois ou quatre ans, il y aura eu un courant d'enthousiasme dans les têtes. L'économie repartait, le chômage baissait, les idées jaillissaient.
Mon propos n'est pas de regretter Jospin ou d'espérer son retour. Il est vieux, il a dit qu'il ne reviendrait pas, qu'on le laisse tranquille. Non, ce que j'ai entendu ce matin m'a fait faire un rapprochement certes très hasardeux sur ce qu'il s'est passé en 1998 et ce qu'il pourrait se passer en 2016 et, par effet de cascade, en 2017. Imaginons que les Français, comme le prédit ce journaliste dont je n'ai pas noté le nom, remportent la coupe d'Europe de foutebale. Imaginons que cela marque un tel changement dans les esprits que Hollande puisse, in extremis en tirer les marrons du feu et voir enfin cette inversion de la courbe dont il nous parle depuis son élection à la présidence de la République. Imaginons cela. Est-ce que cela pourrait suffire à le faire réélire ? Aujourd'hui, on peut légitimement douter qu'il se trouve quelqu'un prêt à voter Hollande en 2017. Mais à la faveur d'une victoire française, sur un malentendu ?
Pour les prochaines élections présidentielles, les quelques personnes avec qui j'ai pu discuter du sujet semblent aussi perdues que moi. Pour les personnes qui ont une propension à voter à gauche, la difficulté est de trouver un candidat acceptable. Pour celles qui votent à droite, il me semble qu'elles sont nombreuses à ne pas vouloir de Sarkozy. Certaines pensent à Juppé sans grand enthousiasme. Pour les autres candidats des primaires de cette droite, je n'ai pas le souvenir d'avoir entendu quiconque se déclarer prêt à en choisir un plus qu'un autre. Restent les électeurs du F-Haine puisqu'il est désormais établi qu'ils sont en nombre. Les communistes que je connais n'ont pas apprécié l'attitude de Mélenchon et sont perdus. Il semble acquis que la Peine sera au second tour. Avec qui en face ? S'il arrivait le grand malheur que ce soit Sarkozy, je n'irais pas voter. Pire, je pense que je n'irai pas voter au second tour quelque soit le candidat de droite qui arriverait en face de la candidate du parti d'extrême droite. Qu'ils se débrouillent entre eux ! De toutes les façons, il y aurait les législatives pour chambouler le jeu.
A gauche, quoi qu'on en pense, Hollande reste le plus légitime ne serait-ce que par son statut de sortant. On nous parle de Macron ou de Valls et je n'y crois pas vraiment. On ne sait même pas s'il y aura des primaires à gauche. Et donc, on imagine que la France remporte la coupe d'Europe de foutebale, que Hollande se présente de nouveau, qu'il bat le candidat de droite le mieux placé et qu'il se retrouve face à la fifille à son père. Là, je pense qu'il a une réelle chance de gagner son pari.
Maintenant, il y a tellement d'inconnues dans cette équation que l'on doit avancer sur la pointe des pieds. La coupe d'Europe aura-t-elle bien lieu ? Et la France la remportera-t-elle ? Et puis y aura-t-il des élections en 2017 ?

mercredi 18 mai 2016

Fleurs et bouteille

Iris et bouteille

Du fond de la mine

Récemment, j'ai dû faire un dessin à la con. De ce dernier, je ne conserve que la partie que je vous propose. Le reste est d'une rare bêtise.

Data mining

mardi 17 mai 2016

Bourdeilles

C'est un village de quelques centaines d'âmes sur les bords de la Dronne avec son château et son pont. Je suis passé là récemment et me suis arrêté pour tenter quelques photos dont celle que je vous propose aujourd'hui.

Bordelha en langue occitane

lundi 16 mai 2016

Silence ça tourne

Hier, je suis allé faire des photos du tournage d'un court-métrage. Il s'agissait de réaliser le prochain film de promotion pour la fête des Pétaroux à la Noix de La Cassagne qui se tiendra le 21 août prochain. A la manœuvre, dans le rôle du réalisateur, cadreur, éclairagiste, directeur d'acteurs, chef opérateur, monteur et scénariste, Cédric Duconget et, bien sûr, la formidable équipe de copines et copains de La Cassagne dans le rôle des actrices et acteurs de cette super production qui, cette année, a laissé une belle place aux Mobylettes et aux véhicules anciens pour un film qui s'inspirera de ceux des années 50 et 60. Cela a été une journée magnifique servie par un soleil resplendissant et une bonne humeur de tous les instants.
Je vous ai rapporté des images de cette journée et vous préviendrai lorsque le film sera diffusé sur youtube. Evidemment, je vous encourage à vous rendre à La Cassagne en août prochain pour faire la fête dans le cadre d'une grande beauté du village.

Dans le café

L'ambiance au beau fixe

Cartes en main

Pendant le tournage

Le tenancier du café

La Traction

L'entrée remarquée

La belle sort fumer

L'approche des mauvais garçons

Dans la Traction

Equipe du tournage La Cassagne

dimanche 15 mai 2016

Un cylindre et trois roues

Une Terrot

samedi 14 mai 2016

Le samedi, c'est poésie

En explorant les piles de dessins abandonnés, j'en ai trouvé un qui, à mon avis, ne méritait pas de périr tout de suite. Je l'ai terminé et encré avec une plume trouvée par hasard dans une caisse de vin. Une plume toute neuve très souple. J'ai voulu l'essayer. Elle est délicate à utiliser en raison de cette souplesse et aussi parce qu'elle était parfaitement neuve. Je l'ai trempée dans de l'encre de chine et je suis parti dans l'encrage sans plus attendre. Pour la suite, j'ai fait appel à l'outil informatique. Je ne savais pas bien ce que pouvais dire ce personnage et j'ai trouvé une feuille de papier sur laquelle j'avais écrit un petit poème que je suppose être matinal et ante-café si j'en crois le ton général.

Poésie

vendredi 13 mai 2016

Il faut se ménager

Ce n'est plus vivable. Il faut ranger, jeter, nettoyer, faire de la place. Depuis ce matin, je cherche un truc en vain. Impossible de remettre la main dessus. Je cherche et ça me permet de voir l'étendue du problème. Il y a trop de bordel chez moi. Ce n'est plus acceptable, je ne peux presque plus bouger dans la pièce principale, obligé que je suis d'enjamber, d'éviter, de calculer chaque pas, de prévoir le prochain. C'est le bordel. Entre les piles de feuilles de papier qui se sont effondrées et les divers objets disséminés partout en vrac et sans compter les ordinateurs et autres accessoires informatiques qui doivent se partager la place avec les sacs photo, les chaises, la table, les outils, les malettes, caisses, appareils photos et je ne sais quoi encore, je suis submergé par les objets et ça commence à bien faire.
J'ai entrepris un grand premier tri et une première vague de ménage. Je jette les emballages crevés, je descends au sous-sol les objets qui n'ont rien à faire ici, je regroupe le matériel photo dans un coin et les bouteilles pleines ou vides dans un autre. Je pèse chaque objet pour savoir s'il convient de le conserver ou non. Et j'arrive à reconstituer une pile de dessins abandonnés, de dessins griffonnés. Je les classe. D'un côté, ceux que je garde, de l'autre ceux qui partent dans la cheminée en prévision d'une prochaine flambée et enfin quelques uns qui partiront au feu mais dont je veux conserver une trace malgré tout. Je démarre l'ordinateur et je les numérise. Il n'y a rien de bien intéressant, ils seront plus utiles pour réchauffer la maison. J'aurais dû m'y prendre plus tôt dans l'année, c'est ballot. Allez, ils n'attendent plus que l'allumette !

Candidats à la flambée

Recette

En cherchant un objet égaré dans le bordel qui règne en maître en mon logis, objet que je ne suis pas parvenu à retrouver pour le moment, j'ai mis au jour un bout de papier sur lequel j'avais noté une recette, recette que j'ai sans doute testée autrefois et que je vous communique sans plus attendre. L'intérêt est, pour moi, que je vais pouvoir jeter le papier dans la cheminée tout en en conservant une trace. Pas bête, hein ?

  • 200g de chocolat
  • 150g de beurre salé
  • 150g de sucre
  • 3 œufs
  • 50g de farine

Préchauffer four 180°
Casser chocolat - faire fondre bain marie avec 2-3 cuil. soupe eau
Travailler beurre mou et sucre
Ajouter farine, œufs un à un en remuant énergiquement puis chocolat fondu
Mettre dans moule à tarte beurré
Cuire 20'

jeudi 12 mai 2016

Littérairement drôle

L'humour, chacun pense connaître. C'est une notion tellement floue que chacun est autorisé à y mettre ce qui lui semble bon. L'humour des uns n'est pas nécessairement l'humour des autres et il existe toutes formes d'humour dûment répertoriées, classées, nommées. L'humour a sa place au cinéma, dans la bande dessinée, dans la chanson, le théâtre et le monde du spectacle, la peinture, la sculpture aussi, dans la presse. Mais dans la littérature ? J'y réfléchis depuis déjà pas mal de temps et j'ai le sentiment qu'il existe finalement peu de littérature humoristique. Je me demande pourquoi.
Peut-être est-ce plus difficile d'écrire un roman humoristique qu'un roman "sérieux". Les quelques représentants de la littérature humoristique qui me viennent à l'esprit sont souvent des romans de genre. Policier et science-fiction dans la majeure partie des cas. Il y a quelques années, j'avais envisagé l'idée de me lancer dans l'écriture d'un roman humoristique à tendance gore. Peut-être y aurais-je placé quelques zombies pour faire bonne mesure. Je ne suis pas allé loin dans l'aventure. C'est que je ne voulais pas tomber dans la facilité en plaçant des personnages qui auraient été des victimes amusantes. Je voulais que l'ensemble soit humoristique. Eh bien ma foi, je me suis aperçu que ce n'était pas si simple.
Je me suis arrêté, j'ai relu ce que j'avais écrit et j'ai fermé l'ordinateur. Le genre "horreur humoristique" marche pourtant très bien au cinéma. Le cinéma a sur la littérature l'avantage certain d'avoir le support de l'image et du son, force est de le reconnaître. Rire aux éclats en lisant un livre, ce n'est pas une chose qui m'est arrivée souvent. Je peux sourire, trouvé que c'est bien vu, être amusé, oui, mais être pris d'un fou rire, je ne me souviens pas que ça me soit arrivé plus de quelques fois. Là où il y a injustice, c'est que les écrivains qui s'essaient à l'humour sont souvent mal considérés. Je me demande si, en plus d'être un exercice difficile, l'écriture humoristique n'est pas en but avec l'idée généralement admise que la littérature doit être sérieuse. D'ailleurs, il me semble que la littérature de genre n'a pas l'aura de la littérature "officielle". Jules Verne est moins considéré que Balzac, Stephen King moins que John Irving. Pierre Lemaitre a connu le succès après être sorti du polar.
Vous en pensez quoi, vous autres ?

Ecriture humoristique

mercredi 11 mai 2016

Valls et La Linea

La pilule Valls passera donc sûrement grâce à l'article 439 alinéa 3. Il prétend que ça le rend tout triste, le premier ministre, d'avoir à sortir la grosse artillerie pour arriver à ses fins. En politique, on n'a pas l'habitude de se préoccuper de la forme, c'est le résultat qui compte. La fin justifie les moyens, comme on dit pour s'excuser. Il est triste, Valls. C'est malin de sa part de le dire. On sent que les Français lui font de la peine, qu'il est tout chagrin, qu'il aurait voulu que ça passe autrement, en douceur, avec beaucoup de vaseline.
Je ne me suis jamais fait enculer au sens propre, avec l'intromission de quoi que ce soit dans le fondement, je veux dire. Possible que ce ne soit pas si désagréable si on ne lésine pas sur le lubrifiant. Et Valls, il aurait tant aimé enculer les Français d'une façon indolore, avec des discours bien huilés. Mais voilà, ces mauvais citoyens français ne semblent pas tous vouloir de la loi travail pourtant tellement revue et corrigée qu'elle ne plaît même plus au MEDEF et menacent de descendre dans la rue pour le dire au gouvernement. Demain, la CGT24 appelle à manifester à Périgueux, Sarlat ou Thiviers devant les permanences parlementaires socialistes. C'est à 11h45 pour Périgueux et 17h30 pour Sarlat et Thiviers.
Et moi, quand on me parle d'alinéa, je pense à autre chose.

La Linea contre la loi travail

mardi 10 mai 2016

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 18

Feuiileton collaboratif du mardi

lundi 9 mai 2016

Flibustier de la route

Flibustier

dimanche 8 mai 2016

Tous des malades

Finalement, on se moque pas mal de l'idée. Si cela se trouve, elle n'était même pas si bonne que ça, l'idée, en plus. Pour dire le contexte, j'ai rencontré une bande de personnes qui n'ont de cesse de pester contre la médecine "officielle" et la médecine à deux vitesses et qui ne jurent plus que par l'auto-médication et les médecines alternatives. Elles sont persuadées que la phytothérapie, l'homéopathie, l'imposition des mains et la croyance en un dieu ou en un autre suffisent à les maintenir en pleine forme. Sauf que, contrairement à moi qui ne pratique aucune de ces médecines dites douces et n'accorde aucun crédit aux granules de sucre, elles sont visiblement des malades perpétuels puisqu'ils se sentent obligés de se soigner à longueur de temps. Je me suis amusé à les écouter discourir de leurs maux et des meilleurs soins à apporter. J'ai appris plein de trucs, mine de rien. Par exemple, saviez-vous qu'en cas d'infection bactérienne, il faut faire une cure de curcuma à raison d'une cuillère à café chaque matin durant cinq jours ? Bref.

Médecine alternative

samedi 7 mai 2016

J'ai fait un dessin

C'est que j'avais une grande idée ! Rapport à ce que j'ai réparé un ordinateur, hier. Je me suis occupé de la machine et j'ai écouté des personnes parler pendant que je m'échinais et suais. Et la discussion m'a donné une idée, donc. Alors, ce matin, j'ai pris une feuille de papier et un porte-mine. Le papier, il faut que je vous dise, il ne me plaît pas. Je l'ai acheté pour l'essayer mais il ne va pas. Trop lisse. Ça n'empêche pas de dessiner, remarquez, puisque j'ai tout de même fait un dessin.
Seulement, le dessin, j'ai mis du temps à le faire et puis à l'encrer. A la plume et au pinceau. Les deux. Et à l'encre de chine, aussi, bien sûr. Cette encre de chine non plus elle ne va pas. Elle est comme pleine d'une sorte de gomme qui fait qu'elle sèche trop vite sur le pinceau et sur la plume. Pour le pinceau, pas de souci, j'ai trouvé une solution. Je mouille un peu le récipient dans lequel je place l'encre. Par contre, pour la plume, je ne vois pas comment faire. Et voilà la plume tout encrassée. Je suis obligé de la nettoyer avec un chiffon voire de la gratter avec une lame. C'est pas pratique, je vous assure.
Lorsque j'ai eu fini le dessin, j'ai décidé d'aller chercher mon pain hebdomadaire chez ma mère qui me l'avait pris et d'en profiter pour lui rendre visite, à ma mère. J'ai pris la voiture et le sac photo et je suis parti. En revenant, je me suis arrêté pour faire une photo pour essayer quelque chose. En rentrant, je me suis dit que le dessin, je pourrais lui donner des couleurs. J'ai démarré l'ordinateur, j'ai numérisé le dessin et je me suis lancé dans cette colorisation. Ça m'a pris du temps aussi. Et tant que j'y étais, je me suis intéressé à la photo faite dans l'après-midi.
Le dessin, j'avais prévu de vous le montrer aujourd'hui mais il s'est passé une chose assez incroyable. J'ai oublié l'essentiel de l'idée géniale qui avait conduit à sa réalisation. C'est fou ce truc, tout de même. Je l'ai toujours dans les grandes lignes, l'idée, mais je ne tiens plus ce qui aurait fait un beau et bon billet du jour pour ce samedi de mai. Et là, je me suis dit que j'allais vous montrer la photo et que je réserverai le dessin pour quand j'aurai rattrapé l'aspect génial de l'idée du dessin. Si ça se fait, ça va prendre du temps.
Pour la photo, ce que je voulais faire n'a pas fonctionné. Tant pis, je vous la propose tout de même.

Un peu de fraîcheur

vendredi 6 mai 2016

Zou !

Moto Zou

jeudi 5 mai 2016

Fleurs de ce matin

iris de veau

iris que de se casser la gueule

C'est le bouquet !

mercredi 4 mai 2016

Concert pour le temps présent

C'était hier soir et à l'Agora de Boulazac. Thierry Balasse et la compagnie Inouïe étaient déjà venus pour une ré-interprétation de morceaux musicaux de Pink Floyd. Cette fois, c'est Pierre Henry qui était à l'honneur. Trois pièces étaient présentées. Deux de Pierre Henry dont une écrite spécialement pour le spectacle et une écrite par Thierry Balasse. Mais bien entendu, ce que tout le monde attendait, l'œuvre qui était déjà connue, celle qui existe dans notre mémoire collective, celle que l'on connaît, que l'on a déjà entendue mais dont on ne sait souvent rien, c'était la Messe pour le Temps Présent.
Pierre Henry, c'est l'un des fondateurs de la musique concrète et de la musique électroacoustique. Il est né en 1927 et longtemps il a donné des concerts chez lui, dans sa maison, à raison de deux concerts par jour que l'on pouvait écouter dans la cuisine ou dans la chambre dans un bureau ou un autre. J'envie les personnes qui ont pu goûter l'expérience. Il continue à composer, à chercher, à expérimenter. Un grand Monsieur de la musique, c'est chose certaine !
Je ne vais pas dire tout le bien que je pense du spectacle donné par Thierry Balasse et la compagnie Inouïe. Je vous conseille juste de vous renseigner et d'aller voir et écouter dès que ça passera à portée d'oreilles. Vous trouverez des renseignements sur ce spectacle à cette adresse. Si je ne vais rien en dire, je vais vous donner à voir un peu avec une sélection de photos.
À noter : Thierry Balasse nous apprenait à l'issu du spectacle que la représentation prévue à Argenteuil, commune dirigée par le "les républicains" Georges Mothron, avait été annulée sans raison autre que celle qui laisse supposer que ce Mothron n'aime ni Pierre Henry ni la Compagnie Inouïe et malgré un contrat signé. La connerie existe bien à Argenteuil, donc.

Concert pour le temps présent

Concert pour le temps présent

Concert pour le temps présent

Concert pour le temps présent

Concert pour le temps présent

Concert pour le temps présent

Concert pour le temps présent

Concert pour le temps présent

mardi 3 mai 2016

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 17

Feuiileton collaboratif du mardi

lundi 2 mai 2016

Torpédo-Club Corrézien

Premier mai. Muguet, repos, jour férié, Jehanne d'Arc, défilés syndicaux. Mais aussi bourse du Torpédo-Club Corrézien à Brive. J'ai choisi cette dernière et fait l'impasse sur le reste. En comparaison avec l'édition précédente, celle-ci m'a semblé moins riche en exposants. Je suis passé rapidement sur les allées de la bourse d'échange pour m'intéresser aux véhicules exposés et je vous propose une première sélection rapide de photographies.

Tout à l'arrière et tout à l'avant

Volkswagen Karmann-Ghia et Renault 4cv

SIMCA 1200S

Les Américains de Corrèze

Est-ce ta fête ? Buvons une bière !

dimanche 1 mai 2016

Une poule et son poussin adoptif

Più

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