avril 2016 (34)

samedi 30 avril 2016

Limoges, c'est pas Capri

Eh non ! Je n'en ai pas fini avec Limoges. Une nouvelle rafale de photos de motocyclettes pour ce dernier samedi d'avril 2016. C'est qu'il y avait de la belle pièce à cette exposition consacrée à la moto française initiée par la FFMC limougeaude. Aujourd'hui, nous allons nous attarder un peu sur le cas de quelques machines d'exception et, pour commencer, nous allons nous intéresser au cas d'une marque des Bouches du Rhône crées par deux frères à qui ils donnèrent leur nom. Nous parlons ici des Nougier, Jean et Henri. Jean est un génie de la mécanique. Il réussit l'exploit de produire des motos de courses qui tiendront la dragée haute à la puissance des usines plus importantes. Je n'en avais jamais vu pour de vrai mais ce n'était pas une marque qui m'était inconnue. J'avais lu pas mal de choses à leur propos. La plus célèbre est certainement la 500cc quatre cylindres. Elle était là. C'est le moteur qui fait la beauté de cette moto avec cette imposante culasse accueillant les deux arbres à cames.

500cc Nougier 4
La 250cc "tournevis" a également largement contribué à la renommée du sorcier de la mécanique qu'était Jean Nougier. Le palmarès de ses motos, Henri au guidon bien souvent, est important. A une époque où les marques françaises ne savaient plus ou ne voulaient plus produire de moto sportive, ces deux là relevaient le défi avec succès. Gloire leur soit rendue !

Nougier 250cc 1946

Restons dans la moto de compétition française avec cette Jonghi 125 ACT "ex Beltoise". Alors, oui, à l'origine de la marque, nous trouvons un ingénieur italien et un dentiste argentin mais la marque est bien française. L'histoire de la marque est assez mouvementée et elle connaîtra plusieurs propriétaires. Si cette marque a produit des machines populaires, elle a aussi eu sa place sur les podium à l'exemple de cette belle représentante de ce qui se faisait de mieux à la fin des années 50.

Jonghi 125 ACT ex Beltoise

Pour moi, c'est la marque française qui a fabriqué les plus belles motos du monde en France. Ce qui est particulièrement remarquable, c'est cette belle pièce de fonderie qui regroupe la colonne de direction, le réservoir et, finalement, la majeure partie du cadre. Je parle là des MGC de Marcel Guiguet. C'est certainement une question de goût mais, vraiment, je les trouve belles. Deux modèles pour aujourd'hui, toutes deux des années 30, une "de course" et une "de route".

MGC de course
Peut-être la plus belle des motos françaises

vendredi 29 avril 2016

Des bougies à pomper

Ce matin, surprise ! Les Shadoks ont l'honneur du doodle de Google pour leur quarante-huitième anniversaire. J'apprends en cherchant à en savoir plus que c'est une jeune graphiste française, Hélène Leroux, qui est à l'origine de cet hommage googueulesque. Et c'est une bonne idée que de mettre ces Shadoks à la une tant il ne faut jamais oublier tout ce que l'on leur doit. Que vivent ces oiseaux idiots et pompeux !

anniversaire Shadok

jeudi 28 avril 2016

De merde

personnage-lampe.png

mercredi 27 avril 2016

Le fond de l'air effraie

Une plume trouvée par Shanti et par hasard qu'elle m'a montrée. A charge pour moi de la photographier. Exercice qui peut sembler simple mais sur lequel j'ai néanmoins butté à plusieurs reprises. Je voulais obtenir la plus grande profondeur de champ avec un volume de netteté acceptable sur l'ensemble de la plume. Il m'a fallu utiliser la technique du focus stacking avec trois images pour réaliser une image acceptable. Pour l'éclairage, il ne fallait pas que le blanc de la plume se confonde avec celui du support. J'ai dû faire usage de caches pour isoler la plume et griser le fond blanc. Le reste est une affaire de développement numérique sur l'ordinateur.

Plume de chouette effraie des clochers

Plume de chouette dans une bouteille

mardi 26 avril 2016

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 16

Feuiileton collaboratif du mardi

lundi 25 avril 2016

Juste un verre

La Pépie vient en buvant

dimanche 24 avril 2016

Vespa, urine et Beaujolais

Notre sympathique dessinateur de bédé Liaan et néanmoins ami nous signale justement que nous n'avons pas fêté le soixante-dixième anniversaire de la Vespa survenu il y a de cela quelques jours. S'il est vrai que je n'ai pas pour habitude de fêter quelque anniversaire qui soit, l'occasion m'est néanmoins offerte d'exhumer quelques images réalisées l'été dernier dans le Beaujolais et oubliées au fin fond d'un disque dur depuis.
J'étais dans le Beaujolais à l'occasion du rassemblement du Clan Sanglas France. Beau pays que le Beaujolais ! On aime à y boire et à y manger et les paysages sont fort jolis. La promenade du dimanche matin allait nous conduire à Vaux-en-Beaujolais qui a servi de canevas à Gabriel Chevallier pour son roman burlesque et satirique "Clochemerle".
Comme il se doit, une pissotière a été installée sur la place du village, place décorée, et ce n'est pas pour me déplaire, en hommage à l'univers de Frédéric Dard, enfant du département et auteur de romans truculents et savoureux. Sur ces murs, on retrouve de magnifiques dessins inspirés de ceux que le grand Dubout avait faits pour illustrer certains romans. Le trait est là, respecté et fidèle, avec l'humour et tous les détails qui font le charme de l'œuvre de Dubout.
Et puisque Liaan suggérait que j'aurais pu montrer une vespasienne, il sera satisfait.

Pissotière de Clochemerle
Mur peint à Vaux-en-Beaujolais
Mur peint hommage à San Antonio
Cave de Clochemerle

samedi 23 avril 2016

Une minute de photo

Parce que je considère que, si l'on y réfléchit un instant, il n'est pas normal que vous ne puissiez pas regarder une photographie durant le temps qu'il aura fallu pour la faire, j'ai tenté une expérience qui me semble intéressante.
Avec un filtre gris de haute densité, j'ai pu faire une photographie en plein jour avec un temps de pose de 63 secondes. Grâce à mon esprit éveillé, vous pouvez donc observer l'image durant un peu plus d'une minute en ayant le sentiment de ne pas perdre votre temps, de le prendre et d'en avoir pour votre argent. On dit merci qui ?

Soixante-trois secondes

Bagnoles diverses

11 BL

SIMCA Beaulieu

Caravelle

Ces trois photos ont été faites à Ségonzac dimanche dernier. Les trois sont passées par l'ordinateur. Sur la première, j'ai détouré les voitures et reconstruit la route avant de l'incruster dans un paysage à qui j'ai appliqué un flou pour être en accord avec la SIMCA qui présente un flou naturel. Sur les deux autres, j'ai supprimé des éléments indésirables.

vendredi 22 avril 2016

Lemaitre joue contre la montre

Voilà bien un livre que j'espérais. Comme beaucoup, j'ai découvert Pierre Lemaitre avec le prix Goncourt 2013 attribué à Au revoir là-haut, un livre haletant, beau et fort, terrible et fascinant. Je suis tombé amoureux de l'écriture de l'écrivain et ai lu tout ce que j'ai pu trouvé dans la foulée. Du coup, il ne me restait plus qu'à attendre que le monsieur daigne sortir un nouveau livre. C'est que l'on devient vite accro à sa prose. Une vraie drogue dure.
J'entends sur France Inter, dans la Librairie francophone de Emmanuel Khérad, il y a de cela quelques semaines, que ça y est, un nouveau roman est sorti en librairies ! Je ne me précipite pas et attends de passer par la ville pour aller acheter un exemplaire. Il est là, à ma disposition, bien en vue. Je fais durer le plaisir, je fais monter le désir. Et puis, je me plonge dans la lecture. Environ 250 pages. J'espère le faire durer un peu. Peine perdue, je lis facilement un bon tiers dès le premier soir. Le lendemain, j'en engloutis un nouveau tiers. Le troisième soir, je triche. Je m'arrête au dernier chapitre, juste histoire de ne pas le terminer, ce bouquin trop court.

Trois jours et une vie
L'histoire ? Je ne vais rien en révéler de trop. Je vais juste en dire que c'est l'histoire d'un enfant de douze ans qui en tue un de six. C'est un regrettable accident, c'est l'histoire de la culpabilité, de la crainte de se faire prendre, d'être démasqué. C'est aussi continuer à vivre dans un petit village où tout le monde connaît tout le monde, où les plus proches voisins sont les parents et la sœur de l'enfant mort, un village qui sera touché par une grosse tempête. C'est l'histoire d'une vie qui s'est arrêtée et d'une autre qui continue malgré tout et aussi d'une tentative de rédemption. Et c'est surtout une fin à laquelle on ne s'attend pas et qui n'apporte ni réponse ni réparation.
Pierre lemaitre pose le principe de l'irréparable. On ne peut rien ni contre le temps ni contre la mort. Lorsque c'est passé, on ne revient pas en arrière. Antoine, le personnage principal du roman découvre cela en quelques secondes. Il ne s'en remettra jamais. Le lecteur que je suis a dévoré ce bouquin avec un léger malaise. J'ai eu de la compassion pour le jeune meurtrier devenu adulte, j'ai espéré qu'il s'en sorte. Pire, je n'ai pas eu de sentiment particulier pour le jeune Rémi, la victime. J'en ai eu, par contre, pour ses parents.
Une fois le livre refermé, je me suis dit que ce n'était pas là le meilleur livre de Pierre Lemaitre. Il reste d'une lecture captivante et d'une langue fluide et agréable. Ce qui manque peut-être, c'est le suspense. Il se limite grosso-modo à savoir si Antoine sera confondu ou pas. Cependant, ce n'est pas l'objet du roman. Ce n'est pas à proprement parler un polar, pas même un roman noir, à mon sens. Il est peut-être un peu trop rapide et peut-être que l'on aimerait seulement qu'il dure plus longtemps. Quoi qu'il en soit, il est bien efficace et sa lecture est fortement recommandée par moi-même.

jeudi 21 avril 2016

Revenons à Limoges

Le salon de la Moto de la FFMC de Limoges proposait cette année une belle exposition de motos françaises de toutes les époques. C'était une rare occasion offerte pour se souvenir que la France a été par le passé un pays riche en constructeurs et que les productions n'avaient pas à rougir face à la concurrence mondiale.
Prenons exemple sur la Louis Clément bicylindre des années 20. Comme Blériot, Louis Clément, constructeur aéronautique, se lance dans la motocyclette après la première guerre mondiale et propose une machine ambitieuse avec ce bicylindre en V à arbre à cames en tête unique placé dans une culasse qui vient couvrir les deux cylindres. La partie-cycle n'est pas en reste avec une suspension avant à lames de ressort, des roues interchangeables et une apparence tout à fait moderne pour l'époque. Développant quatre chevaux, cette motocyclette pouvait être attelée. Celle présentée à Limoges, il me semble l'avoir précédemment vue et détaillée à Limeyrat il y a quelques années.

Rare Louis Clément
La Ninon de Nantes est une marque qui m'est totalement inconnue. Celle-ci date de 1928. A première vue, on peut penser être en présence d'une petite moto sans grande ambition technique et mécanique. En l'observant avec un peu d'attention, on remarque toutefois que nous avons là un moteur quatre temps bien fabriqué qui fait appel à des solutions qui n'ont rien de banal. Mais est-ce un moteur à arbre à cames en tête ou un moteur culbuté ? J'ai comme un doute.

Ninon Nantes - Culbutée ou arbre à cames en tête ?
Américaine, la Dollar ? Que nenni ! Bien française, la marque de cette motocyclette qui brille de tous ses feux. Une très belle moto entièrement chromée équipée d'un moteur Chaise, moteur français lui aussi. Dans les années 30, la marque qui veut se faire passer pour américaine jusqu'à l'utilisation d'une tête d'Indien comme logo produit des motocyclettes toujours plus luxueuses. Hélas, elle ne survivra pas à la seconde guerre mondiale.

Magnifique Dollar à moteur Chaise
Déjà plus connue, la marque Gnome-Rhone était présente avec de nombreux modèles bien intéressants. Celle que je vous propose était présente à la fête de la moto de Agris, en Charente, l'été dernier.

Gnome-Rhone monocylindre
Rachetée en 1955 par Peugeot, disparue en 1958, René Gillet n'aura pas résisté à la seconde guerre mondiale. René Gillet, le fondateur, meurt en 1944 et après-guerre ses héritiers tentent de continuer à faire vivre la marque. Le succès n'est pas au rendez-vous. Et pourtant ! Réputées pour leur solidité, appréciées par l'armée et les administrations, les René Gillet étaient de belles et bonnes motos. Il y a encore une vingtaine d'années, on m'en parlait comme des Harley Davidson françaises. La cause sans doute au V-Twin qui équipait les vaillantes 750cc et qui font penser à ce que l'on connaissait alors comme moto ancienne avec cette architecture moteur.

René Gillet
Tant que l'on en est à parler de moteur en V, causons un peu des Terrot 750 VA. Durant des décennies, j'ai vécu avec pour seule source d'information les fiches motos de Télé Poche que ma grand-mère paternelle découpait et gardait pour mon grand-frère déjà fort intéressé par la moto. Il y avait cette photo qui prouvait que cette moto avait existé. Je n'en avais jamais croisé une jusqu'à récemment lors du salon des véhicules anciens de Marsac-sur-l'Isle. J'en ai vu d'autres à Limoges. La première est une version militaire et il s'agit de la 750 VATT. Il y en avait deux dont une était, ai-je pu lire sur l'écriteau de présentation, fabriquée chez Gnome-Rhone durant la guerre. J'ai comme un doute mais ce n'est pas totalement impossible.

Terrot 750cc VATT
L'autre, plus belle, est la version civile. Ces machines, par-delà toutes leurs possibles qualités, n'avaient pas la réputation d'avoir une fiabilité exemplaire. Pourtant, ce ne devait pas être la recherche de performances extrêmes qui pouvait nuire à la solidité. Le 750cc à soupapes latérales doit être un bon tracteur placide et pas un moteur de machine de course. Dommage qu'il n'y ait pas eu de déclinaison améliorée et à moteur culbuté ! Ceci dit, la guerre mondiale deuxième du nom allait bientôt éclater et l'heure ne devait pas être à l'étude d'un moteur plus ambitieux. Il paraît que les armées allemandes appréciaient cette machine et l'utilisaient.

Terrot 750cc VA
La dernière moto de cette fournée est une Train quatre cylindres en ligne. Il paraît qu'il n'y en aurait eu que trois de produites. On peut donc sans mentir qu'il s'agit d'une vraie rareté ! Cette moto date de 1930 et est équipée d'un quatre cylindres culbuté de 500cc accolé à une boîte trois vitesses. Vu les chiffres de la production, on pourra en déduire que ça n'aura pas été un vrai succès commercial. Sans doute était-elle trop chère ? Ce qui est certain, c'est que la crise mondiale des années trente qui allait déboucher sur la guerre ne devait pas inciter les gens à investir dans de la motocyclette de luxe.

Train 4 cylindres

mercredi 20 avril 2016

Le long du chemin

Il y a des jours où tout semble bien laid. C'est mon impression pour aujourd'hui. Il y a une lumière diffuse comme si elle peinait à percer l'épaisse couche nuageuse. Ces nuages qui jouent le rôle d'un couvercle sur une marmite et qui font que le temps est lourd, presque orageux. Une sale chaleur comme je n'aime pas accompagnée d'un vent que je n'aime pas non plus. Les sons m'arrivent de partout comme si ils étaient étouffés par leur tentative de passage à travers cette ambiance ouatée et pesante.
Ce matin, j'ai accompagné un copain dans sa recherche d'une batterie pour son vieux téléphone portable auquel il tient. Dans la boutique de son opérateur, nous avons eu droit à un accueil des plus désagréables. A la décharge de la crispante jeune femme qui officiait depuis derrière son comptoir avec tout le mépris dont elle est capable à notre égard, il faut reconnaître que la perspective de réussir à vendre un iPhone 6 tout neuf était plus folichonne. Elle nous a donc demandé d'aller faire un tour et de revenir plus tard. Le fait que nous ayons été là avant son client intéressant ne paraissait pas lui poser le moindre problème.
Déjà un peu agacé par cette personne, je propose à mon copain d'aller voir ce que proposait l'autre boutique proche en matière de téléphones neufs du genre du sien. L'accueil ne fut pas beaucoup meilleur et on nous laissa comprendre que les clients de notre gabarit ne faisaient pas le poids. Bon.
De retour à la boutique de l'opérateur de mon copain, nous patientons le temps que la jeune femme boudinée et fardée en finisse dans son opération de vente forcée d'une saloperie de "protège écran" en pur plastique pourri. Par grandeur d'esprit autant que par respect du client, elle se charge d'applique cette protection sur l'écran neuf du téléphone neuf et elle plonge la main dans un tiroir pour en sortir un carré de tissu et enlever les traces de doigt qu'elle n'a pas manqué de laisser. Le client paie et s'en va vers de nouvelles aventures. Nous sommes toujours là et, d'un air las, elle daigne faire semblant de s'intéresser à nous.
Une batterie ? Pour ce genre de téléphone ? Ça a quel âge, ça ? Ah non, on ne vend pas de batterie, non. En changer ? Vous cherchez quelque chose de solide ? On n'en fait plus. Voilà. Les clients chiants sont expédiés. Tout de même, et je ne m'y attendais pas, elle nous conseille de nous rendre dans un magasin de Périgueux où nous pourrions peut-être trouver une batterie.
Nous y allons, accueil agréable, ils ont la batterie en stock et il faut reconnaître que c'est un coup de chance. 24,90 euros. Il l'installe, mon copain paie, on part. L'affaire est réglée.

Sinon, hier j'ai fait une petite promenade dans un chemin.

Pâquerettes

Choses végétales

Pissenlit

mardi 19 avril 2016

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 15

Feuilleton collaboratif du mardi

lundi 18 avril 2016

Segonzac en noir et blanc

Et cela donnerait quoi en noir et blanc ? m'a-t-on demandé. Pour le savoir, j'ai essayé sur trois images.

SIMCA 8 et 2cv

Sourire au volant

Sourire au volant

En passant par Segonzac

Aussi peu bizarre que cela puisse être, je n'étais jamais passé par Segonzac, petite commune de deux-cents âmes du Périgord située vers Ribérac. Parce qu'il devait y avoir un rassemblement de véhicules anciens qui passait par là, je m'y suis rendu et j'en suis revenu avec quelques images que je vous présente aujourd'hui.

SIMCA, Jaguar, Fiat, Peugeot et Citroën
Des populaires françaises comme il se doit dans toute bonne manifestation du genre avec son lot de représentantes de l'industrie automobile nationale. Les Renault, Citroën, Peugeot et SIMCA étaient représentées. Parmi elles, on notait la présence d'une rare SIMCA 8 Coupé de 1949. Cette voiture a été la première à s'affranchir, du moins pour sa ligne, de la production FIAT au sein de cette marque. L'animateur de la rencontre nous apprenait que cette auto avait connu l'honneur de la première page du magazine LVA.
Généralement, dans la voiture ancienne, les auto prestigieuses et celles plus communes se côtoient dans un esprit bon enfant. Ainsi, on pouvait voir une très belle Jaguar XK 150 aux côtés de la SIMCA citée précédemment ou d'une FIAT-SIATA (ou plutôt ORSA, il me semble) Spring amusante.

Traction tous feux allumés Produite sur une longue période, la Traction Avant de chez Citroën est souvent bien présente dans ce genre de manifestation et c'est toujours un plaisir de la voir. Plusieurs modèles étaient là.

Traction 11 BL
SIMCA Ariane 4
Sous ses faux airs de voiture américaine, l'Ariane faisait de l'effet. Mécaniquement, elle n'innovait en rien. Une Baulieu équipée du V8 à soupapes latérales était également présente.

Une berline nette ?
Mythique et aujourd'hui excessivement chère, une berlinette Alpine équipée de jantes Gotti réveillaient bien des souvenirs et faisait envie. Plus récente et déjà considérée comme "collectionnable", on pouvait voir une appétissante Opel Speedster.

Opel Speedster
Sportive également mais dans un tout autre style, la Jaguar XK 150 étalait tout son charme britannique et imposait une certaine forme de respect. Celle-ci était magnifiquement restaurée et le son du six cylindres de 4 litres ravissait les oreilles. Dans un autre genre, il y avait une jolie BMW 3.0 CS qui n'est plus si courante sur nos routes.

Jaguar XK 150
SIMCA 8 et 2cv
BMW 3.0 CS
Et puis, il y avait une sorte de réplique de Bugatti basée sur une plate-forme de coccinelle Volkswagen. Elle était déjà présente à l'exposition de Marsac-sur-l'Isle. Bon. Ce n'est pas un véhicule particulièrement intéressant. Ce n'est même pas une belle réplique. Elle n'est pas fidèle à un modèle ayant existé. Mais après tout, pourquoi pas, finalement ? La personne qui semble en être propriétaire paraît bien s'amuser avec et n'est-ce pas le plus important ?

Fausse Bugatti ou vrai jouet motorisé ?

dimanche 17 avril 2016

Faire toute la lumière

éclairage public

samedi 16 avril 2016

Harley-Davidson, Velocette et Victory

Toujours à Limoges pour le salon de la moto de la FFMC. Pendant assez longtemps, qui disait moto américaine disait Harley Davidson. Oubliées les Henderson, les ACE, les Pierce ou les Ner a Car. Encore dans les mémoires et surtout depuis sa renaissance, Indian. Et les marques récentes comme Buell ou Victory. Des Victory, il y en avait.

Victory
On aime ou pas. Je n'aime pas. Je n'aime pas non plus les nouvelles Indian, d'ailleurs. C'est sans doute en raison d'un conservatisme trop fort. Par rapport aux Harley Davidson, ces deux marques paraissent plus modernes. Et justement, ça me dérange un peu. J'ai bien conscience que c'est parfaitement idiot, hein !
Avec une vieille moto, on peut s'essayer à la rendre utilisable en la modernisant un peu. C'est ce qui est arrivé à cette WL. Elle conserve un aspect ancien mais elle a reçu un allumage moderne et un carburateur récent.

Harley Davidson WL
Et on peut aussi choisir de rouler en vraie motocyclette un peu ancienne. Cette Velocette était garée à l'extérieur et semble être utilisée comme un véhicule quotidien ou presque. Pas de restauration tapageuse ici ! J'ai toujours eu une forme de sympathie bizarre pour ces motos qui ne sont pas belles et qui étaient utilisées par les flics anglais. A un moment, lorsque c'est poussé à ces limites, la laideur devient source d'intérêt.

Velocette LE "Little Engine"
Et en prime, pour finir, une dernière photo pour la route.

Harley Davidson vintage

vendredi 15 avril 2016

Bonus du vendredi

biere-rouge.jpg

Et pendant ce temps, le Coly coule

Coly

jeudi 14 avril 2016

Bécane et confort

Vais-je parvenir un jour à épuiser la réserve de photographies faites lors du salon de la moto de la FFMC de Limoges ? Aujourd'hui, j'exploite le thème des Motobécane et Motoconfort. Au début des (deux) temps, en 1923, est créée la société Motobécane qui commercialisera dès l'année suivante un premier modèle, la MB1, une motocyclette à moteur deux temps de 175cc. Le succès est au rendez-vous et bientôt, en 1926, il est question de sortir un nouveau modèle. Or, on craint que celui-ci ne soit pas au point et vienne assombrir la renommée de la marque. Qu'à cela ne tienne, on lance une nouvelle société, une nouvelle marque, Motoconfort, qui servira à essuyer les plâtres. La 308, un monocylindre deux temps de 308cc est née et sera produite également sous la marque Motobécane à partir de 1928.
La cohabitation entre ces deux marques sœurs qui ne trompent personne persiste jusqu'au dépôt de bilan en 1981. En 1983, ce sera sous la férule du sauveur Yamaha que la marque renaîtra. Je n'ai jamais bien compris s'il y avait ou non des différences entre Motobécane et Motoconfort en terme de niveau de finition ou de qualité. Longtemps, j'ai pensé que la Motobécane était plus luxueuse que la Motoconfort mais ce n'est pas si simple. Si vous voulez mon avis, la co-existence de ces deux marques est une idiotie, d'autant plus que le public n'était pas dupe.

Motoconfort R4 à côté de ses pompes
De la moto et du confort
Comme on peut le vérifier sur les photos placées juste au-dessus de ces lignes, il a été une époque où l'on faisait de belles motocyclettes chez Motobécane/Motoconfort. Ce n'est pas qu'elles révolutionnaient quoi que ce soit, les solutions techniques étaient celles communément adoptées dans les années 30, mais elles étaient relativement bien finies et finalement assez jolies.
Après guerre, Motobécane savait encore faire de la moto comme le prouve la photo qui sera insérée après ce paragraphe. Que s'est-il donc passé pour que la marque se perde dans la production de cyclomoteurs assez laids dans les années 60 ? On accusera sans doute la désaffection du Français pour la moto provoquée par l'incitation à acheter de la voiture et par la mise à disposition d'automobiles d'occasion sur le marché. C'est sans doute une piste mais il ne me semble pas que ça puisse être la seule. Après une ambitieuse tentative de bicylindre dans les années 50 avec la L4C, la marque choisit de se concentrer sur du deux roues très utilitaire qui ruinera, à mon avis, l'image de la marque. Dans les années 70 et 80, Motobécane ou Motoconfort sera synonyme de petit vieux en bleu de travail et béret à la Gitane maïs collée à la lèvre. Pas de quoi faire rêver le jeune. Pour moi, l'industrie motocycliste française a été frileuse et radine, ne cherchant plus qu'à faire du chiffre d'affaires en proposant au plus cher le moins possible. Frilosité, radinerie, une bonne dose d'incompétence en prime et voilà une marque qui meurt.

Motobécane 350 1949
Il y aura bien quelques tentatives pour remettre la marque en piste mais le mal était fait. Les 125cc bicylindres deux temps n'étaient pas mauvaises en soi mais le moins que l'on puisse dire, c'est que, du moins dans un premier temps, elles avaient du mal à soutenir la comparaison avec ce qui était produit ailleurs que dans l'hexagone, sur le plan esthétique si ce n'est technique. Pour autant, ce 125cc a été utilisé en compétition comme le montre ces Motobécane-Deleuze bien préparées et apparemment très puissantes.

Deleuze-Motobécane 1971
Deleuze-Motobécane 1974
Le succès mitigé de la 125 allait pousser Motobécane à se relancer dans l'aventure de la "vraie" moto avec une 350cc deux temps trois cylindres. Ce ne fut pas une réussite commerciale. La toute dernière incursion de Motobécane (devenue MBK) dans le monde de la moto aura lieu avec la fabrication des dernières BFG. Parfois, je me demande si le problème n'a pas été de conserver la marque Motobécane lors du retour au vélomoteur. Pour celles et ceux de ma génération, une moto ne pouvait pas avoir Motobécane comme marque tant celle-ci était rattachée aux cyclos aux couleurs douteuses. Le problème a été semblable pour Peugeot. On réfléchira sur le fait qu'il est plus rapide de discréditer une marque que de la rendre prestigieuse.

Motobécane
350 Motoconfort

mercredi 13 avril 2016

Société civile

A ce qu'il paraît, certaines personnes souhaiteraient en finir avec les professionnels de la politique pour placer à la tête du pays une personnalité de ce qu'elles appellent la "société civile". A ce qu'il paraît, selon des sondages, les Français seraient assez nombreux pour ne pas plus vouloir de Hollande que de Sarkozy ou la Peine en 2017. A ce qu'il paraît aussi, il y aurait une bonne proportion de Français qui ne croiraient plus "aux politiques" et penseraient que ces politiques seraient trop déconnectés des attentes et problèmes des citoyens de notre pays.
A ce qu'il paraît, Hollande se pense toujours capable de convaincre des électeurs à voter pour lui aux prochaines échéances présidentielles. Valls lui-même prétend soutenir notre président et croire en sa réelection. Pour l'autre droite, il est plus difficile de comprendre qui pourrait être en mesure, par malheur, de remporter des élections, ne serait-ce déjà qu'au terme des primaires[1].
Peu à peu, l'idée du "tous pourris" gagne du terrain et il faut bien reconnaître que les politiques ne sont pas étrangers à cela. Je lis et entends que le "peuple de gauche" est déboussolé et là aussi on peut reconnaître que, même si dans le fond on n'attendait pas grand chose de Hollande hormis nous débarrasser de Sarkozy et de sa vilaine clique, il a été efficace question déception. Pour tout dire, je ne comprends pas bien comment on pourrait encore prétendre que l'équipe au pouvoir serait de gauche. Ce libéralisme dont on nous dit qu'il est la seule solution envisageable ne me satisfait pas du tout. Je ne suis pas totalement opposé à une économie de marché, je ne pense pas qu'il faille abolir la propriété privée (quoique...), je ne suis même pas férocement hostile à un certain capitalisme mais là, j'ai tout de même la très nette impression que l'on pousse le bouchon un peu trop loin et j'en arrive à penser que l'on ne pourra mettre un terme à tout ça que par un très gros coup de colère[2].
Espérer qu'une personne issue de la société civile ferait mieux qu'un politique officiel, pourquoi pas ? Mais qui ? Réellement, on est légitime à se demander si la société civile n'a pas d'ores et déjà pris le pouvoir. Après tout, on nous rabâche que ce qui est important, c'est l'économie. Et l'économie, c'est l'entreprise, c'est le MEDEF, ce sont les GAFA[3]. J'ai vraiment le sentiment que le politique n'agit plus qu'à la marge de l'économie libérale, tentant de gérer comme il le peut, là où l'économie lui laisse la liberté d'agir. Bien sûr, l'économie libérale laisse aux états tout ce qui coûte ou ne rapporte pas.
Alors qui dans la société civile ? On entend parler de Jean-Marie Cavada, de Corinne Lepage ou d'Alexandre Jardin. Je veux bien mais, au moins pour les deux premiers, nous n'avons pas là affaire à des personnes vierges de toute activité politique au sein du système politique "orthodoxe". Certains en appellent à Nicolas Hulot quand d'autres proposent Dieudonné. Alors, on nous parle d'une primaire pour désigner un candidat issu de cette société civile. Bien ! Et on fait comment ? Et qui peut se présenter à ces primaires ? Et surtout, qui pourrait avoir assez de légitimité pour espérer remporter assez de voix ? Logiquement, ça ne pourra pas être un ou une inconnu(e). On pourrait se baser sur le sondage de l'IFOP qui désigne la personnalité préférée des Français. Alors, nous pourrions avoir Jean-Jacques Goldman comme nouveau président de la République. Avec Omar Sy comme premier ministre ? Franchement, ce ne serait pas si mal. Si l'on observe ce que nous enseigne l'histoire de ce sondage, on constate que Cousteau ou l'abbé Pierre auraient eu leur chance.
Et voilà qu'un mouvement gagne la France initié par les jeunes en but contre la loi travail [4]. Les Nuits Debout sont même arrivées à Bergerac ou Périgueux ! Si je n'ai aucune sympathie pour les jeunes je suis enthousiaste pour ce mouvement ! Je n'étais pas à Périgueux, je m'en veux un peu. J'aurais pu, j'aurais dû. Bien sûr, j'aurais eu du mal à me faire passer pour un jeune mais on ne sait jamais, sur un malentendu, peut-être ? Non, j'aurais aimé en être, ce cette nuit debout périgourdine. Au moins, j'aurais su ce qui avait pu s'y dire. Là, je suis limité aux articles de Sud-Ouest et aux commentaires stupides de certains. D'après ce que je comprends de ce mouvement, il est question de discuter et de proposer mais aussi et avant tout de protester. Et la protestation, c'est très sain. On entend parfois des vieux cons (et des jeunes aussi) affirmer du haut de leur certitude qu'il ne sert à rien de dire que l'on n'est pas d'accord si l'on ne propose rien. C'est ridicule !
Je n'aime pas les jeunes mais je suis certain que la solution viendra d'eux. J'aime le fait qu'ils semblent être ceux qui vont créer une nouvelle société. Ce sont eux qui se détournent du modèle que nous connaissons, que nous avons mis en place, que nous confortons par nos habitudes. Ah ! Je les hais, ces jeunes ! Ah ! Je regrette de ne plus l'être ! Ils sont encore plus dans la merde que nous autres, les vieux, mais ils ont l'énergie pour rebondir et pour lancer un grand coup de pied dans la fourmilière. C'est peut-être utopique. Tant mieux. J'ai la très nette impression qu'ils sont capables de faire bouger nos sociétés perdues dans leurs derniers soubresauts, dans leurs ultimes tremblements issus de l'après-guerre. Je pense qu'ils ont compris, ces jeunes, que la crise c'est du pipeautage complet, que nous ne sommes pas dans une crise mais que le système s'est cassé la gueule depuis des années, depuis des décennies.
Apparemment, le film "Merci Patron !" de François Ruffin sert de base à cette révolte (révolution ?) en marche. C'est un bon film et les idées qui pourraient germer de ce film ne peuvent être que bonnes. Que les jeunes prennent le pouvoir, on peut le souhaiter. Ils sont sensibles aux questions en lien avec l'environnement, ils savent encore se montrer solidaires, ils ont des valeurs neuves, des idées qui le sont également. On pourrait les croire (ou les espérer) "de gauche" mais ce n'est plus ce qui importe. On a montrer précédemment que le clivage entre droite et gauche n'est plus d'actualité tant la frontière entre les deux est fine voire inexistante. Aujourd'hui, si je continue bêtement à me dire de gauche, je suis de plus en plus anarchiste et ai de moins en moins envie de voter pour qui que ce soit de connu. Je pense qu'il y en a plus que marre des professionnels de la politique. Il n'y a plus personne qui trouve grâce à mes yeux dans le paysage politique français, pour tout dire.
A l'image du mouvement des Indignés qui n'avait pas réussi à percer en France, ces Nuits Debout commencent par protester et par dire "non". Un bon gros "non" massif. Qu'il n'y ait pas de propositions visibles pour créer une société nouvelle n'est pas un problème à mes yeux. Elles arriveront en leur temps. D'abord, il est nécessaire de refuser, de se révolter, de protester avec virulence. Il faut bloquer la machine, il faut en arriver à la grève générale, sans doute. Une insurrection populaire de cette société civile qui ne renverserait pas vraiment le pouvoir mais l'empêcherait de nuire. Dans une vision bien utopique, on pourrait rêver qu'alors les salariés prendraient les entreprises, que les citoyens prendraient les services publics. A quoi bon avoir des gouvernements lorsque les citoyens savent se gérer eux-mêmes ? Dans le fond, la Loi pourrait se limiter à la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, non ? Tout ce qui est réellement important pour une vie en société s'y trouve. Si l'on y regarde bien, on constate que l'anarchie existe déjà dans un modèle de société. Internet se gère grosso modo tout seul. Il suffirait de peu pour élargir cela au monde réel.
Alors évidemment, tout n'est pas si simple. Evidemment, nous sommes bien content qu'il y ait des politiques responsables, des ministres et des équipes ministérielles qui savent prendre des décisions, qui savent gérer, qui savent agir. Bien sûr tous les patrons ne sont pas à clouer au pilori et oui, sans doute (et c'est regrettable) on a besoin de flics et même (bêrk) de militaires. Et ça me coûte d'écrire ces énormités. Sans doute mais qu'en sait-on vraiment ? Les Nuits Debout et les jeunes vont peut-être continuer à discuter et à protester et peut-être des idées jailliront de tout cela et peut-être des propositions émergeront-elles ? Si ça se trouve, on va vivre des mois passionnants.

Nuit debout

Notes

[1] primaire, voilà un mot qui convient bien aux politiques de droite !

[2] ou par une guerre ou par un truc qui fait mal

[3] Google, Amazon, Facebook et Apple

[4] je profite d'ailleurs d'avoir la parole pour dire que ça m'agace beaucoup cette habitude d'accoler deux mots de cette manière pour sembler être super efficace.

mardi 12 avril 2016

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 14

Feuilleton collaboratif du mardi

lundi 11 avril 2016

Quand la France veut sa moto

A la fin des années 70, l'affaire était pliée depuis des années. A cette époque, on pensait l'industrie motocyclettiste française morte et enterrée. Peugeot produisait des 103 quand Motobécane rêvait d'une ultime version de sa 125 LT en produisant des cyclomoteurs. Hormis BMW qui survivait grâce à la fourniture aux administrations diverses, l'industrie européenne allait bien mal. Elle était moribonde et on devait admettre que les Japonais avaient gagné la guerre économique et technologique. Aux Etats-Unis d'Amérique, Harley Davidson produisait des motos à problèmes divers et variés, Sanglas continuait à vendre des machines à petite échelle et l'Allemagne de l'Est fournissait ses machines aux motards désargentés du monde capitaliste. Bon.
En France, on s'est mis en tête de vouloir de nouveau produire français. Pour autant, pas question de réfléchir à concevoir un moteur. Non. On allait puiser dans la production automobile et particulièrement dans la banque d'organe de chez Citroën. Chez Citroën, on avait deux moteurs à refroidissement par air, celui de la 2cv ou de la Visa et celui de la GS. Un bicylindre et un quatre cylindres à plat. Chez MF (pour Moto Française), on allait choisir le bicylindre pour fabriquer une moto. C'était dit. C'était fait. Ça donnait ça :

MF
Le pari était risqué. Faire une moto dotée d'un flat-twin, c'était immanquablement être comparé à la production de BMW. Le 602cc de chez Citroën avait du mal à tenir la comparaison avec ce que l'on produisait outre Rhin. Déjà, mais c'est une question de goût, on n'avait pas vraiment cherché à faire joli. Ensuite, le bruit faisait vraiment penser à celui d'une 2cv. Et ça, comment dire ? D'après ce qu'ont pu me dire certaines personnes de cette moto pour en avoir conduit, ce n'était pas mauvais. C'était juste sans grand intérêt. La finition n'était pas au rendez-vous, le plaisir n'y était pas non plus. On devait avoir compté sur le soutien de l'Etat qui aurait pu ou dû acquérir une partie de la production pour équiper gendarmes et police. Ça n'a pas marché.

Chez BFG, on choisissait le moteur de la GS. D'abord en 1200 puis en 1300. Là, on ne pouvait pas vraiment comparer à quoi que ce soit qui ait déjà été essayé dans le monde de la moto. Il y avait bien eu la curieuse Amazonas brésilienne basé sur un moteur de coccinelle, ceci dit. Donc, on prend le moteur de la GS, on crée une partie cycle pour mettre autour plus un gros carénage bien laid pour masquer le moteur qui n'est pas beau. Il faut reconnaître que faire un moteur agréable à l'œil n'est pas la priorité des concepteurs d'automobiles, ce dernier étant généralement caché sous un capot. Un premier prototype est montré au public en 1978.

Prototype BFG
Ce n'est pas vraiment désagréable, ceci dit. On sent bien que ça a été constitué de morceaux de trucs puisés ci et là mais ça fait une moto qui a une certaine unité. Ce n'est pas que ce soit très beau, entendons-nous bien ! C'est basé sur le moteur de 1200cc et ce moteur, s'il ne fait pas montre d'une puissance phénoménale, dispose au moins d'un couple confortable. Il a été conçu pour emmener une automobile de moyenne gamme avec quatre ou cinq passagers et leurs bagages !
Un de ces premiers prototypes a été essayé en compétition et on pouvait la voir au Salon de la moto de Limoges. Le moteur est bien visible et l'on se dit qu'il était sans doute simple d'intervenir dessus tant tout semble facilement accessible. Apparemment, la moto était suffisamment efficace, peut-être pas pour monter sur le podium mais au moins pour participer. Le moteur est suspendu dans le cadre et l'ensemble paraît conçu avec une certaine intelligence.

Prototype 1200 BFG
Soi-disant pour des raisons d'efficacité, après des essais en soufflerie, on a conçu un carénage anguleux et massif pour habiller la machine. Il n'est pas impossible que cet habillage soit efficace mais qu'il est laid ! Les administrations françaises ont été dotées de quelques unes de ces machines mais là encore, l'Etat n'a pas suivi. Avant de disparaître, la marque est tombée dans l'escarcelle de MBK qui en produisit quelques unes avant de jeter l'éponge.

1300 BFG
MF et BFG

Chez Barigo, on ne va pas chercher du côté des voitures pour concevoir sa moto. On fait appel au motoriste Rotax. Le résultat est une moto d'apparence classique qui ne se démarque pas vraiment des normes édictées par les marques japonaises. L'intérêt du moteur Rotax, c'est qu'il peut se montrer très puissant. Mais là encore, chez Barigo on espère sur le marché public et principalement militaire pour vendre des motos. Pour le grand public, faute d'un réseau conséquent de distribution et d'un prix assez élevé, ça ne prend pas vraiment. De fait la marque reste confidentielle et il faut reconnaître que le style trail ne pouvait pas correspondre aux attentes de tous les motards.

Barigo

Quelques années plus tard, on parle d'une nouvelle marque française qui arriverait. Il s'agit de la Boccardo qui — on y revient — utiliserait un moteur automobile pour sa moto, en l'occurrence un moteur de 205 Peugeot. On dit même un temps qu'il est envisagé de produire une moto Diesel. J'espérais un peu que la Boccardo soit présente à Limoges, elle n'y était pas.

Et les années passent et il n'y a pas plus de moto française à se mettre sous la dent que de billet de 500 euros au fond de ma poche. C'est là que surgit un projet ambitieux et bandant avec Voxan ! Alors là, oui ! Là, on applaudit de toutes ses mains ! Déjà, le moteur est un vrai moteur créé spécialement pour cette moto. Et attention ! C'est une architecture que l'on peut qualifier de noble ! Un beau moteur en V calé à 72°, du refroidissement liquide, des performances alléchantes. Ah ! La belle moto que voilà ! Les premières photos donnent envie. Superbement bien dessinée, cette Voxan. Vraiment.
J'ai eu l'occasion d'en essayer une. Mon petit frère en avait acheté une, il faut dire. Une tenue de route sans faille, un freinage efficace, un moteur agréable qui aime monter dans les tours. Une moto bien née aujourd'hui malheureusement bien morte.

Voxan
Et si cette moto était si bonne, pourquoi cela a-t-il capoté ? Premier écueil, le prix. Elle était plus chère que la concurrence directe, cette Voxan. Rouler français, ça a un prix. Ça se mérite au niveau du portefeuille. Il y a eu la frilosité du motard français, aussi. Essuyer les plâtres, ce n'est pas prudent. Et de fait, il y a eu des problèmes. On a vite noté que le compte-tours cessait de fonctionner rapidement, par exemple. Et puis, ça se mettait à rouiller d'une manière intempestive. C'était rageant !

Voxan
Mais le pire, c'est lorsque l'on a commencé à enregistrer de graves problèmes mécaniques avec un défaut au niveau de la distribution qui entraînait dans un premier temps le remplacement du système de distribution en plus de la culasse. Les premiers cas étaient pris en charge au titre de la garantie mais voilà qu'arrive un moment où l'entreprise va mal. Il y a une quasi faillite et la création d'une nouvelle société... qui ne prend plus en garantie les motos vendues par la société précédente. C'est à ce moment que mon frère rencontre le problème cité plus haut sur sa Voxan. Ah. Bon prince, Voxan accepte de prendre en charge les pièces. C'est mieux que rien. Le concessionnaire d'alors, à Brive, ne juge pas bon de prévenir mon frère que le problème pourrait bien survenir sur l'autre cylindre un jour. Et mon frère récupère sa moto et roule. Evidemment, vous l'avez deviné, il arrive ce qu'il était prévu qu'il arrive. La distribution casse sur l'autre cylindre. Cette fois, il faut bourse délier au prix fort.

Voxan
Pour rigoler un peu plus, l'entreprise est en plein chamboulements et on ne peut pas disposer des pièces rapidement. La Voxan reste plusieurs mois à la concession avant d'être finalement réparée... et mise en vente dans la foulée. Bradée, elle mettra du temps à trouver un acquéreur.
Entre temps, Voxan tente de sortir des modèles toujours plus luxueux, toujours plus prestigieux et toujours plus chers. Le public ne suit pas. Les craintes quant à fiabilité de ces machines se sont incrustés dans les esprits alors même que le problème a été réglé. Des bruits, des rumeurs, font état des difficultés de Voxan et cela incite encore moins à acheter une machine neuve et chère que l'on ne pourra peut-être pas faire durer faute de pièces. C'est dommage mais voilà, Voxan disparaît. Aujourd'hui, on en voit encore de temps à autres. J'ai rencontré des propriétaires qui sont heureux de rouler sur ces machines désormais très solides et fidèles. Dommage mais c'est ainsi.

Voxan

dimanche 10 avril 2016

Des italiennes au salon de la moto de Limoges

En attendant d'en arriver un jour aux vraies machines intéressantes du salon de la moto organisé par la FFMC de Limoges, continuons la visite avec une sélection d'italiennes plus ou moins récentes et débutons avec une Moto Guzzi V7 II Special sans grand charme.

Moto Guzzi V7 II Special
D'une manière générale, je ne suis pas amateur des productions de la firme de Mandello del Lario tombée dans le giron de Piaggio en 2004. Pour autant, ces motos ont leur place dans la culture motocyclettiste où elles sont principalement connues pour leur V-Twin reconnaissables.
La marque Laverda est bien connue également et si elle bénéficie d'un certain prestige respectueux elle a la réputation de produire des motos à la fiabilité quelque peu hasardeuse. Aujourd'hui, la marque appartient au groupe Piaggio.

Laverda
De son côté, Ducati ne se porte pas trop mal, auréolée par les résultats en compétition. Aujourd'hui propriété du groupe Volkswagen, la marque a ses adeptes fidèles qui ne jurent que par elle. Là aussi et bien que ces fidèles jurent que non, les Ducati ont la réputation de nécessiter un entretien suivi et constant. Dans l'imaginaire collectif, elles sont plutôt connues pour leur bicylindre en V mais il ne faut pas oublier les jolis monocylindres fragiles et attachants.

Ducati 900SS Martin

Ducati 250 Scrambler

Aujourd'hui propriété chinoise, la marque Benelli a été réputée et synonyme de moto sportive. Au détour des allées, on pouvait voir une 4 cylindres restaurée et à vendre.

Benelli 4

Agostini est étroitement attaché à la marque MV Agusta et les résultats en compétition ont apporté un prestige qui brille encore aujourd'hui. Un temps, la marque a appartenu à Harley Davidson. Aujourd'hui, la marque produit des machines qui n'ont peut-être pas grand chose à voir avec celles d'autrefois.

MV Agusta

MV Agusta Brutale

Puisque je parlais de Harley Davidson, restons-y avec une machine de course, une officielle de Michel Rougerie au début des années 70, de l'époque ou la marque de Milwaukee, propriété de AMF, avait racheté Aermacchi depuis déjà quelques années. Ces Aermacchi affichaient donc la marque Harley Davidson bien qu'elles n'avaient rien d'autre d'américain. Cette période AMF aura été néfaste pour Aermacchi qui disparut et pour Harley Davidson tant les motos produites à l'époque ont la réputation d'être les pires de toutes.

Aermacchi Rougerie

samedi 9 avril 2016

Aujourd'hui, pas de billet

Et c'est bien tout ce que l'on pourra noter d'important pour cette journée. Toutefois, vous êtes libre de me faire mentir et de me raconter en quoi ce samedi aura été une journée à marquer d'une pierre blanche.

vendredi 8 avril 2016

Quelques motos françaises neuves à Limoges

Françaises ou presque mais françaises tout de même. On dit qu'il n'y a plus de moto française. Ce n'est pas tout à fait vrai. La preuve avec ces quelques bécanes aperçues au Salon de la Moto de la FFMC de Limoges. Evidemment, ces motos ne sont pas à la portée de toutes les bourses. On n'hésitera même pas à dire qu'elles sont chères, ces motocyclettes. Il faut avoir des moyens pour acheter du beau, de l'exceptionnel, du prestigieux. Et merde aux pauvres !
Pour commencer, il vous faudra sortir un peu plus de 140000 euros (cent quarante mille euros, oui) de votre compte anonyme ouvert dans quelque paradis fiscal si vous voulez circuler au guidon de cette machine exceptionnelle. La Midual n'est un monstre ni de puissance ni de cylindrée. Avec ses 1000 cc et ses 106 chevaux, elle ne semble pas impressionnante. Son moteur est un flat-twin placé transversalement dans le cadre et incliné vers le bas à l'avant selon un angle de 25°. Ce moteur est une création maison mais ce qui fait tout l'intérêt de cette motocyclette, c'est le niveau de finition vraiment au plus haut de ce que l'on peut offrir. Du cuir, du bois, de l'aluminium massif, des accessoires choisis avec soin, rien qui ne dépasse. Chaque machine est numérotée et personnalisée. Il faut juste espérer que pour le prix elle soit agréable à conduire !

Midual
Midual

Bien qu'anglaise, cette deuxième moto a un rapport certain avec la France puisqu'elle a été développée en collaboration avec l'entreprise Boxer Design de Toulouse. Elle marque la renaissance d'une marque des plus prestigieuses qu'a connu l'industrie motocyclettiste mondiale. Brough Superior, oui, la moto de Lawrence d'Arabie, celle qui était surnommée "la Rolls-Royce de la moto". Celle qui était chère dans les années 1920 et 1930 et qui est hors de prix aujourd'hui (339290 euros pour une SS100 de 1929 vendue aux enchères le 22 octobre 2010 à Sparkford). La nouvelle SS100 semble presque bradée puisque l'on peut l'acquérir pour juste 50000 euros. Je l'avais vue en photo, je l'ai vue en vrai, à côté d'une rare SS100 originale. Je n'hésite pas, je préfère l'ancêtre. Evidemment, la nouvelle doit être dans les normes de conduite que l'on attend d'une moto aujourd'hui. Hormis la forme du réservoir et l'esprit du phare, je ne m'y retrouve pas vraiment avec cette nouvelle Brough Superior.

Brough Superior

La troisième moto qui nous occupe aujourd'hui est le fruit d'un étrange mariage entre la Grande Bretagne, la Suisse et la France. La marque Vincent HRD cesse la production de motos en 1955 mais existe toujours et produit encore des pièces. Ces pièces, ce sont celles utilisées par Patrick Godet qui fabrique les carters, toutefois, pour construire des motos neuves. Fritz Egli est le concepteur de parties-cycles réputées dans les années 60 et 70. Il a autorisé Patrick Godet à les construire de nouveau. Du coup, vous pouvez aujourd'hui, contre environ 60000 euros, vous faire plaisir au guidon de la plus belle moto du monde selon moi. C'est surtout le moteur que j'ai toujours trouvé vraiment superbe.

Egli-Vincent Godet

jeudi 7 avril 2016

Retour aux forges

Forges de Savignac-Lédrier

Savignac-Lédrier - le hangar à charbon, le château et la forg

Savignac-Lédrier - la retenue d'eau et le château

mercredi 6 avril 2016

Harley, c'est bidon

A Limoges, il n'y avait pas que les Japonais qui présentaient des saloperies. Harley-Davidson était bien présent avec pratiquement toute la gamme ou peu s'en faut. Ce qui est remarquable, chez les Ricains, c'est leur art de faire de belles peintures et de beaux lettrages qui viennent orner des réservoirs au dessin tout simplement splendide. Je vous propose une petite sélection d'images.

Harley-Davidson

Harley-Davidson

Harley-Davidson

Harley-Davidson

Harley-Davidson

Et l'une d'elles en noir et blanc pour la route.

Harley-Davidson

mardi 5 avril 2016

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 13

Feuilleton collaboratif du mardi

lundi 4 avril 2016

Salon de la moto de la FFMC de Limoges

Ça valait le coup d'aller à Limoges, ce week-end ! Le thème de l'exposition principale était celui de la moto française. Nous y reviendrons. Plusieurs clubs de marque étaient présents dont celui qui s'intéresse aux Japauto. Japauto ? Oui ! Grand distributeur des motos Honda pour la France, ce concessionnaire s'est rapidement fait connaître pour ses préparations et accessoires, principalement pour la 750 Four. Quelques très belles restaurations étaient présentées et permettaient de redécouvrir ces motos qui ont marqué quelques générations d'amateurs de motos sportives.

Japauto à bloc JPX

L'appel du circuit

Japauto 1000 VX - notez le bloc cylindre

La bécane à Dédé et Gégé

De la belle mécanique

dimanche 3 avril 2016

Back in the US... Back in the US... Back in the USSR

Réchauffement du côté de la guerre froide

samedi 2 avril 2016

Damazan sans couleur

Lambretta et Automoto

MBK postale

IFA 350

Grosse fatigue

vendredi 1 avril 2016

Une pièce de chance

Avouez que nous nous sommes bien marrés avec ce hoquet intempestif ! Non ? Ah bon. Tant pis alors.
Et c'est donc le grand jour, celui qui va vous permettre de découvrir les Lucky Luke ! Youpi !

L'ombre lente

Luke by Tournesol

Façon gravure

Luke la Peste

Lucky Luke et les biquères

Lucky Luke et les biquères

Le jour noir de l'humour

Vous savez quoi ? Je déteste le 1er avril. Pas pour sa place dans le calendrier mais pour les blagues que certains semblent obligés à faire ce jour là en particulier. Les canulars que l'on trouve dans les journaux ou à la radio. Si certains de ces canulars peuvent être bons, dans l'ensemble, en général, ils sont juste lamentables. Ce que je n'aime pas dans le 1er avril, c'est que l'on se méfie de tout ce que l'on peut nous dire, de tout ce que l'on peut entendre. Le 1er avril pousse au doute si ce n'est à la paranoïa.
Et pourtant, on pourrait, du moins dans les media, se laisser aller à de la bonne grosse blague. On pourrait annoncer, par exemple, que Hollande, Valls et Macron aurait opté pour un vigoureux virage à gauche et qu'ils penseraient à nationaliser les entreprises privées de tout le pays dans la journée. On n'y croirait peut-être pas, notez bien.
Faire un bon canular n'est pas un exercice facile. Il faut qu'il soit suffisamment crédible et difficilement vérifiable. Il faut aussi qu'il ne soit pas trop méchant. Si j'annonce que telle ou telle personne est morte ce matin dans un accident de la route, une personne plus ou moins connue, une personne appréciée tant qu'à faire, ce n'est pas très rigolo et je doute que l'on rira lorsque la supercherie sera dévoilée. Il ne faut pas non plus que la désillusion soit trop forte. Si j'annonce que la "Science" a trouvé le moyen de vaincre l'une ou l'autre des pires maladies qui nous fait peur, on ne se fendra pas la poire en apprenant que ce n'ai qu'un poisson d'avril.
En fait, il convient de faire dans le gentil sans conséquence pour que ça passe. Je peux annoncer que Citroën ressort la 2cv ou que Rolex sort une montre low cost. Ça ne vous fera pas mourir de rire mais ça ne vous plongera pas non plus dans des abysses de tristesse demain, lorsque je vous avouerai que ce n'était qu'un poisson du jour. Ah ! Ah ! Ah !
Non, le 1er avril n'est pas un bon jour pour l'humour. D'ailleurs, nombre de personnes ne s'essaient à cet art que ce jour. C'est un signe. Une personne qui ne pratique pas l'humour à longueur d'année ne peut pas se prétendre humoriste ce jour là. Lorsque je serai au pouvoir, j'interdirai la tradition de la blague du premier jour du mois d'avril et ce ne sera pas une blague.

poisson d'avril
Mais bon, en attendant il m'est arrivé une désagréable déconvenue hier soir. J'étais en train de préparer la parution des Lucky Luke du petit jeu initié par Shanti sur le forum et mon disque dur a eu un hoquet intempestif qui a fait que j'ai perdu deux des dessins reçus. Du coup, je ne peux pas vous les présenter et, après une difficile nuit de sommeil, j'en suis encore à me demander si je vous présente les dessins restants ou si j'annule tout.

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