mars 2016 (36)

jeudi 31 mars 2016

Ceinture et réflexion

Gagner des vierges

Par la barbe du prophète

mercredi 30 mars 2016

Scoot' terre

On m'a récemment raconté cette anecdote.

La personne concernée par cette sale affaire réside dans une grande ville française. Pour préserver son anonymat, je ne dirai pas laquelle. Pour ses déplacements quotidiens, elle a choisi d'utiliser un scooter dont je ne vous révèlerai pas la marque par discrétion. Il se trouve qu'un jour, je ne vous dévoilerai pas lequel, pour une raison qui ne regarde qu'elle (la personne, pas la raison), cette personne avait consommé de l'alcool. Je garde sous silence quel alcool et quelle quantité non pas par souci de protéger la vie privée de cette personne anonyme qui vit en un lieu tu mais tout simplement parce que l'on ne m'en a rien dit. Dûment casqué, la personne dont il est question part s'aventurer à l'assaut des rues de cette cité et, voyez comment les objets peuvent se révéler fourbes, à la faveur d'une chaussée glissante, d'une flaque d'huile ou de gas-oil, d'une plaque d'égout traître, peut-être, voilà que la roue avant se dérobe sournoisement entraînant la chute de la machine (n'insistez pas, j'ignore la marque) et de son/sa conducteur/trice (en fait, pour cela j'ai l'information). Par malheur, mais c'est ce qui donne du piquant à l'histoire, un fourgon de police plein de fonctionnaires vient à rouler en sens inverse juste à ce moment et juste à cet endroit. Notez qu'il aurait aussi bien pu circuler ailleurs en un autre temps et qu'alors l'affaire aurait eu un tout autre intérêt. Le scooter dérape, tombe, glisse et s'en va percuter le fourgon policier. C'est un manque de chance certain.

Et alors, je me suis dit que je pourrais sans nul doute tirer un dessin sans prétention de cette petite aventure du quotidien. J'en ai même fait deux.

Le Neg'ita donne des ailes, Angèle

Rencontre scooteriste - police

mardi 29 mars 2016

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 12

Feuiileton collaboratif du mardi

lundi 28 mars 2016

Le téléphone au bourreau

Coupure de téléphone

BIères belges

dimanche 27 mars 2016

Château de Biron

Château de Biron

samedi 26 mars 2016

Anglaises à Damazan

Royal Enfield

Matchless Seeley

Scott

vendredi 25 mars 2016

L'après Stieg

Entre fin 2013 et début 2014, j'ai dévoré les trois tomes de la trilogie Millenium de Stieg Larsson. Il se trouve que l'année dernière est arrivé le premier épisode d'une nouvelle trilogie écrite par David Lagercrantz, Stieg Larsson étant retenu par ailleurs pour une durée indéterminée qui pourrait durer encore un peu. Comme j'avais hésité longtemps à lire les premières aventures de Lisbeth Salander et Mikael Blomkvist, j'ai attendu avant de me précipiter sur cette suite. C'est à dire, aussi, que je me demandais si Lagercrantz allait être à la hauteur. J'ai tergiversé, j'ai écouté ce qu'en disaient les critiques littéraires, j'ai lu quelques analyses et puis j'ai acheté.
"Ce qui ne me tue pas". Derrière ce titre nietzschien, nous retrouvons Lisbeth et Mikael ainsi que Erika et d'autres personnages du petit univers de Millenium. S'y retrouve-t-on ? Oui. Sans nul doute, l'esprit est là, tout comme le ton et le style. Lagercrantz respecte tout ça et poursuit l'œuvre laissée en plan par Larsson. D'après ce que j'ai compris, ce quatrième roman est basé sur les idées de Stieg Larsson. Il doit y avoir deux autres romans qui devraient sortir en 2017 et 2019.
Je n'ai pas l'intention de vous raconter l'histoire mais je peux vous dire ce que j'en pense. Je l'ai dit auparavant, des trois premiers, c'est le troisième qui m'a semblé le plus abouti. Ce quatrième est très bon mais me paraît moins prenant que ce troisième.Lisbeth est toujours une championne en informatique et Mikael connaît un passage à vide dans sa carrière de journaliste. Ils ne se sont plus croisés depuis plusieurs années et ils vont se retrouver pour cette nouvelle aventure. Enfin se retrouver... Il faut tout de même attendre la toute fin pour que les retrouvailles soient effectives. De fait, nos deux héros vont travailler ensemble mais chacun de leur côté. Et c'est peut-être là ce qui m'a fait trouver ce livre un peu plus faible que les précédents. Ceci dit, tout ceci est expliqué et ça marche.
Comme les bouquins précédents, j'ai eu du mal à lâcher celui-ci très longtemps et, dans le même temps, j'espérais le faire durer le plus longtemps possible. J'ai lu certains propos de personnes refusant de lire ce quatrième roman au motif qu'il n'a pas été écrit par le créateur de la trilogie d'origine. Bon. Pourquoi pas ? On ne peut pas obliger les gens d'aller contre leurs interdits ou leurs opinions. Même si ceux-ci sont parfaitement idiots, ridicules, bêtes, stupides, crétins et toutes ces sortes de choses. Refuser la lecture de ce livre juste parce qu'il n'est pas de la main du créateur, comme ça, parce que l'on cherche à prouver que l'on ne mange pas de ce pain là, que l'on est le chantre d'une certaine orthodoxie extrémiste, que l'on considère que la reprise d'une œuvre, de personnages, est une trahison faite à la mémoire d'un auteur. S'il est des cas où cette attitude est compréhensible, il ne faut pas que ça devienne une règle sur laquelle on ne peut pas transiger. Si tel est le cas, je le répète, c'est que l'on est devenu parfaitement idiot.
Pour moi et dans tous les cas, l'œuvre vaut plus que son auteur quel qu'il soit. Dans le cas présent, l'œuvre est bonne et je ne me pose pas la question de savoir si David Lagercrantz est légitime ou non à poursuivre l'œuvre abandonnée lâchement par Stieg Larsson. Bien sûr, il faudra attendre les prochains épisodes pour savoir si vraiment la deuxième trilogie arrive au niveau de la première. Je n'ai pas beaucoup de doutes, ceci dit. Déjà, on ne peut pas dire que Stieg Larsson soit particulièrement remarquable par son style. La grande force de Millenium est le personnage de Lisbeth Salander. Et les relations entre cette jeune femme et Mikael Blomkvist, bien sûr. Les histoires sont très documentées, elles sont crédibles dans l'ensemble. Elles semblent coller à leur temps, aussi, marquées par leur époque. D'ailleurs, là où Stieg Larsson se plaisait à citer des marques et des modèles de matériel informatique, David Lagercrantz ne le fait pas. Je l'ai remarqué et je me dis que ce n'est pas plus mal. Lorsque l'on lit les premiers tomes de Millenium aujourd'hui, on note que ces histoires sont datées par le matériel utilisé. Ce n'est pas bien grave mais il est amusant de se dire que cette idée qui permettait aux premiers romans de paraître modernes ou actuels fait qu'ils semblent aujourd'hui du domaine d'un passé plus ou moins ancien.
Oui, le style de Larsson. Je me suis perdu en route. Donc, je pense que le style de Larsson n'est pas remarquable. Evidemment, je ne lis pas le suédois. Dans l'ensemble, je dirais que c'est une écriture plus efficace que stylée. C'est simple, c'est précis, c'est facille. C'est de l'écriture de journaliste. Ça marche très bien pour ce genre de romans mais ce n'est pas du Proust ou du Céline. Donc, reprendre les personnages, pourvu que l'esprit soit respecté, pourvu aussi que l'histoire fonctionne, ne me dérange pas le moins du monde. Ce que je sais, c'est que j'ai pris du bon temps à lire ce quatrième Millenium et que je lirai probablement, sauf si je dois m'absenter pour quelque temps de la vie publique comme Stieg Larsson, bien sûr, les prochains bouquins de cette série.

Millenium 4

Pomme de pin

pomme de pin

jeudi 24 mars 2016

Un petit camion

Petit camion

mercredi 23 mars 2016

La France s'aperçoit que les terroristes peuvent attaquer un autre pays

belgitude

L'affiche dans l'affiche

Ce n'est pas terminé mais ça ressemblera à cela. L'idée est que la randonnée de cyclomoteurs de la Cassagne, mise en place initialement pour animer la fête annuelle et communale, est devenue bien plus importante que la fête traditionnelle. En clair, c'est une totale réussite qui a dépassé de loin les plus folles espérances de l'équipe organisatrice. Dès la première édition, la petite fête de la Cassagne qui n'attirait guère que les gens des alentours immédiats a connu une affluence conséquente.
Jusque là, deux affiches étaient réalisées. Une pour la Rando Mob et l'autre pour la fête annuelle. Deux affiches pour, somme toute, une même fête ! Pourquoi ne pas en faire une seule tout en distinguant les deux événements ?

Affiche rando mob la Cassagne

mardi 22 mars 2016

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 11

Feuiileton collaboratif du mardi

lundi 21 mars 2016

Des fleurs et la vertu de la patience

Aujourd'hui, j'ai découvert qu'une situation s'était débloquée. Je vous expliquais récemment que Pôle Emploi me devait des euros. Cette affaire traîne depuis janvier 2015. Je n'ai pas perçu d'allocations depuis cette date. En fin d'année dernière, tout de même, après près d'un an d'attente, je m'inquiète de cette situation auprès d'un employé de cette estimable institution. La personne m'apprend qu'elle n'a pas reçu mes déclarations successives. Puisque j'ai eu la prudence de m'en munir je les lui donne et il s'empresse d'en faire des copies. Il m'assure que tout allait être débloqué très rapidement.
En effet, quelques semaines plus tard, un courrier m'informe qu'un virement a été effectué sur mon compte en date du 21 décembre. Nous sommes alors en janvier de cette année. Dans les jours qui suivent, je consulte de temps à autres l'état de mon compte bancaire. Je ne vois rien arriver ni en janvier ni en février ni en mars... jusqu'à aujourd'hui. Oui ! Le virement effectué le 21 décembre 2015 est inscrit à mon crédit ce 9 mars dernier ! Mine de rien, ça va me permettre de souffler un peu.
Et alors, je me dis que le traitement informatique des opérations de toute sorte a du bon. On y gagne en efficacité. Qu'en aurait-il été si le versement avait été confié à des personnes physiques ?

Et donc, pour fêter l'événement, deux photos réalisées hier après-midi au bord du Cern sur la commune de la Bachellerie à moins que ce ne soit sur celle de Peyrignac. Il pleuvait un peu mais puisque j'avais mon appareil photo et que je ne voulais pas rentrer bredouille, je n'ai pas hésité à poser coude et genou dans la terre mouillée pour ces fleurs de printemps.

Fleurs modestes
Modestes fleurs

Laissons couler la flotte

L'eau passe

dimanche 20 mars 2016

Bourse de Damazan

Je suis allé à la bourse d'échange de Damazan dans le Lot-et-Garonne. J'avais l'espoir d'y faire de belle images de motos anciennes et si j'en ai vu de bien intéressantes, je ne suis pas franchement ravi de ma moisson de photographies. Tout de même, je vais vous en proposer plusieurs en plusieurs billets et on commence aujourd'hui avec une très belle Panther anglaise exposée dans la salle des fêtes communale.

Phelon & Moore Limited
Parmi les machine à vendre que l'on pouvait trouver le long des rues de cette belle bastide, une NSU Max qui mériterait sans doute d'être restaurée pour pouvoir reprendre la route.

Est-ce qu'elle vaut le coup ?
Beaucoup de pièces détachées, d'accessoires, de bricoles et de curiosités, dans cette bourse d'échange. Les collectionneurs et amateurs de motos anciennes fouinaient à la recherche de la pièce manquante, de la documentation d'époque. D'ailleurs, Noël de la Librairie du Motard était présent et tenait un stand dans le dojo. La bourse prenait des airs de vide-grenier par moment.

Bric à brac et broc
Cette bourse qui est pratiquement la première de l'année était aussi l'occasion de retrouver des amis motards et de discuter moto. On rencontrait là des amis ou connaissances qui suivent les bourses d'échange de la région à la recherche de la bonne affaire ou, tout simplement, de l'amitié entre amateurs de motos anciennes.
L'exposition de cette année était basée sur le thème de la production de motocyclettes anglaises. On pouvait voir la Panther mais aussi des marques prestigieuses comme Vincent, Velocette, Norton, Triumph, BSA ou Scott en plus des Royal Enfield.

Bel alignement d'anglaises

samedi 19 mars 2016

Nérac, village du Lot-et-Garonne

Nérac

Nérac

vendredi 18 mars 2016

Conseil d'ami

Il est tôt, ou il est tard, mais nous sommes bien vendredi.

Fiche pratique

jeudi 17 mars 2016

Brô et Blorp

Oui, je sais. J'avais dit que je ne dessinais plus de moto, que j'en avais marre, qu'il me semblait avoir fait le tour de la question et que, désormais, ça m'ennuyait de faire ça. Et puis, j'ai acheté une nouvelle encre de chine et un nouveau pinceau. J'ai voulu essayer et je n'avais pas d'idée. Ça aura donc été une moto.
L'encre ne me satisfait pas totalement. Si elle est bien opaque et qu'elle est bien couvrante, elle sèche beaucoup trop vite et elle a tendance à empoisser le pinceau. J'ai tenté de la diluer avec un peu d'eau, ça va un peu mieux. Le pinceau, quant à lui, fonctionne très bien.
Et sinon, j'ai déjà reçu deux "Lucky Luke". Il vous reste du temps mais n'oubliez pas !

Encore un motard heureux

mercredi 16 mars 2016

Si seulement j'avais été un mignon garçon catholique

Les récentes affaires de pédophilie au sein de l'église catholique romaine française de chez nous m'amènent à me poser la question de ce qu'aurait été ma vie sexuelle si seulement j'avais eu la chance d'être éduqué dans l'amour du Christ ressuscité par un prêtre aimant. Je vous rassure, je ne suis pas issu d'une famille athée voire, horreur !, communiste ! Non, non. Je suis bien le rejeton de lignées de croyants et de bons croyants. D'authentiques catholiques bien sous tous rapports. Si du côté de mon père j'ai une grand-mère qui n'est pas loin de la grenouille de bénitier, du côté de ma mère le croyance en l'être divin était plus discrète. Mon arrière grand-mère, d'origine polonaise, croyait, me semble-t-il, d'une façon proche de la superstition. D'ailleurs, superstitieuse, elle l'était, persuadée que cela portait malheur d'ouvrir un parapluie à l'intérieur d'une maison ou de poser le pain à l'envers sur une table. Elle avait pas mal de bondieuseries chez elle, un Christ en plâtre, un flacon d'eau bénite de Lourdes, une icône de la vierge noire de Częstochowa. Elle avait ressenti une joie immense et une fierté certaine lors de l'élection du pape Jean-Paul II Karol Józef Wojtyła. Cependant, jamais elle ne m'a emmerdé avec la question de dieu, jamais elle ne m'a poussé à apprendre le Notre Père, jamais elle ne m'a traîné à l'église où elle n'allait d'ailleurs pas. A l'église, par contre, j'y allais les fois où mes parents me laissaient chez mes grands-parents paternels. La messe, c'était le samedi soir à Cergy. Je m'y ennuyais sincèrement. Avant de dormir, ma grand-mère tentait de me faire réciter ce Notre Père qui n'est jamais rentré dans mon crâne. Déjà, il me semble que je m'étais fait mon idée sur l'importance de la religion. A la réflexion, c'est assez bizarre. Qu'est-ce qui fait qu'un petit garçon accepte ou n'accepte pas l'idée de dieu ? Qu'est-ce qui peut bien le conduire soit à se laisser porter par cette notion culturelle ou pas ? Je suppose que l'éducation y est pour beaucoup. Dans le même temps, je ne peux pas totalement écarter la possibilité que l'on puisse être touché par la grâce divine et que, du coup, on ne puisse faire autrement que croire. C'est la révélation et on ne peut rien contre cela. C'est du moins ce que certaines personnes m'ont affirmé. Elles ont reçu la foi et ce n'est pas explicable.
Ma mère, mon père, je n'ai jamais bien su s'ils croyaient ou pas. Mes parents ont été baptisés, ils ont fait leur communion, se sont mariés à l'église mais je ne suis pas sûr du tout que ça puisse signifier quoi que ce soit. Malgré son éducation, malgré sa mère bigote, mon père ne savait rien de la religion catholique. Je pense qu'il avait fait le ménage dans sa tête. Je n'ai jamais eu le sentiment que la question de l'existence d'un dieu perturbait mon père. Quant à ma mère, si elle ne croit peut-être pas réellement à ce dieu promis, elle croit aux forces de l'esprit, ce qui la rapproche de Mitterrand. Elle espère une continuité de cet esprit après la mort. Pour mes frères, il me semble qu'à part l'aîné il n'y a que du mécréant. Pour ma part, après une période "agnostique" (mais j'aimais bien le mot qui faisait cultivé) puis "athée", j'en suis à "ne me concerne pas". Je veux dire que je considère que la position de l'athéisme est encore trop préoccupée par dieu pour moi.

Bon. Lorsque j'étais petit, avant ma dizaine, alors qu'il était plus ou moins question que mon grand-frère prépare sa communion, ma mère m'envoyait au catéchisme avec lui. Sans doute pour avoir la paix. On m'a souvent dit que j'étais du genre pénible, étant petit[1]. Et alors, nous allions à la chapelle des Louvrais, à Pontoise. Le seul souvenir de ces séances, c'est une chaussure en caoutchouc, peut-être une base de botte de chantier ? A l'époque, le quartier des Louvrais était encore en plein chantier. C'était un quartier qui avait poussé là, dans les champs et qui préfigurait l'arrivée prochaine de la ville nouvelle de Cergy-Pontoise. En revenant du catéchisme, nous traversions un terrain vague et mon frère avait trouvé cette chaussure qu'il avait passée par dessus l'une de ses chaussures. Il faisait le clown et je rigolais. Que nous avait raconté le curé ou la personne qui s'occupait de notre éducation religieuse ? Aucune idée.
Et puis, une voisine s'est chargée de faire le catéchisme. Il suffisait de traverser la rue et nous y étions. J'accompagnais toujours mon grand-frère. Nous étions plusieurs enfants du quartier et la voisine nous racontait des trucs et nous faisait faire des exercices. Moi, ce qui m'intéressait, c'était les gâteaux. Et j'ai un souvenir de cette période. On nous avait donné des crayons, des feutres, des feuilles de papier et on nous avait demandé de dessiner notre vision de la vie. Obéissant, j'ai dessiné quelque chose comme un bébé ou un enfant à gauche, un homme au centre et une tombe à droite. Je me suis fait engueuler et je n'ai toujours pas compris aujourd'hui. Pour vous dire que ça m'a marqué, je n'ai pas oublié. On ne m'a jamais dit ce qui n'allait pas dans ma vision du problème mais ça continue à me tracasser. Qu'attendait-on que je dessine ? Ça a été sans doute la première et dernière fois que j'ai eu un doute quant à question religieuse.
Mes parents ont abandonné l'idée de faire faire sa communion à mon grand-frère. Mes deux petits frères n'ont pas été baptisés et dieu n'a plus jamais été à l'ordre du jour à la maison. Bon débarras. De fait, je n'ai pas souvenir de la présence d'un crucifix chez nous et si l'on fêtait Pâques et Noël, c'était pour faire plaisir à ma grand-mère et d'une façon très laïque. Noël, c'était les cadeaux, Pâques des œufs et des poissons en chocolat. Je n'y voyais pas le lien avec la religion chrétienne. Aujourd'hui, mes connaissances théologiques sont bien minces. Je connais le nom de Jésus, je sais quelques bricoles de sa vie retracée par quelque évangile, vaguement. Je connais Marie et Joseph, Moïse et les tables de la Loi mais je mélange tout. En fait, tout simplement, je m'en fous, ça ne m'intéresse pas.

Ceci n'est pas une inflation
Et régulièrement, une affaire de pédophilie au sein de l'église catholique et romaine éclate. Je ne peux pas m'empêcher de penser que des parents ont poussé des enfants à aller aux devants de curés. Ce n'est pas un crime[2] de croire en dieu. Je veux bien comprendre que la force de l'éducation et de la culture fasse que l'on croit sincèrement en un dieu et que l'on veuille éduquer ses enfants dans cette croyance. Disons plutôt que je veux bien l'entendre plutôt que le comprendre. Mais j'imagine tout de même qu'un enfant victime d'actes de pédophilie ne doit pas ne pas laisser transparaître son malaise ou ses souffrances. Alors oui, évidemment, il ne doit pas être facile de comprendre et d'imaginer et il ne faut pas généraliser. Tous les hommes d'église ne sont pas coupables. D'accord. Et peut-être, d'après ce que j'ai pu lire et entendre, l'enfant victime se sent-il avant tout coupable. Le prêtre représente l'autorité et une autorité supérieure à celle des parents, comme l'instituteur ou le professeur dans l'Education nationale[3]. Je ne veux pas dire que les parents sont coupables de confier leurs enfants à des pervers pédophiles. Par contre, et dans le cas qui occupe les journalistes actuellement, nous sommes vraisemblablement en présence d'un prêtre pédophile repéré par ses supérieurs hiérarchiques, hiérarchie qui n'a pas agi pour faire cesser ces agissements ou, du moins, pour éloigner les enfants ou interdire à ce prêtre de les approcher.
Ce ne doit pas être si simple. Parce que je n'ai pas été confronté à ce problème, que je ne connais presque personne qui ait été victime d'actes pédophiles, je ne peux pas savoir ce que la victime peut ressentir et comment elle peut vivre avec cela. Je suppose qu'il ne doit pas être simple et qu'il n'est sans doute pas souhaitable de porter la suspicion sur tous les hommes qui travaillent au contact des enfants. Je ne sais même pas quelle peine la société doit ou peut faire supporter aux pédophiles. La vie en société implique les risques de rencontrer un jour soit un pédophile soit un assassin, soit un psychopathe, soit je ne sais quoi d'autre. Les cas d'abus sexuels sont majoritairement commis dans l'enceinte du milieu familial, ai-je entendu dire. A mon avis, il convient d'éduquer les enfants à dire. Ce ne doit pas être simple mais ce doit être faisable. On enseigne aux enfants de ne pas accepter des bonbons de tout le monde, de ne pas suivre n'importe qui dans la rue, de se méfier des vieux bonhommes qui puent et qui sont nus sous leur grand imperméable. Apprenons-leur à se méfier des curés, des instituteurs, des moniteurs de centre aéré ou de colonie de vacance. Dans le fond, il faudrait tout simplement interdire aux enfants de s'approcher des adultes et vice-versa. On pourrait aussi, tenant compte de ce qu'ils sont censés en faire, rendre obligatoire l'ablation des couilles aux hommes d'église.

Notes

[1] Je ne suis pas certain que ça ait vraiment changé mais je vous assure que je me mets nettement moins en colère depuis que je suis vieux.

[2] sinon contre l'intelligence

[3] ou les cas de pédophilie existent également

C'est pas d'la p'tite bière

Quelques flacons

mardi 15 mars 2016

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 10

Feuiileton collaboratif du mardi

lundi 14 mars 2016

Les Martiens sont des casse-couilles

Avant qu'il ne soit clairement établi que l'on ne trouverait pas de petits hommes verts sur la planète Mars, ceux-ci faisaient le bonheur des écrivains de science-fiction et des réalisateurs de films du même genre. S'il fut une époque où Home Terrestrus pouvait sincèrement avoir peur d'une invasion martienne, il n'est sans doute plus personne sur notre bonne vieille planète pour le craindre. Par machines interposées, l'homme a posé le pied sur cette planète rouge et l'a fouillée à la recherche d'eau et de vie. Si jamais la vie a pu, sporadiquement, apparaître sur cette planète désolée, un consensus scientifique est aujourd'hui posé pour affirmer que la prochaine invasion extra-terrestre ne viendra pas de là.
La science-fiction n'est pas un genre qui trouve grande grâce à mes yeux, pas plus en littérature qu'au cinéma. Ce qui me dérange souvent, c'est l'emploi de ce que j'appelle deus ex machina. Par exemple, et ce n'est pas là de la science-fiction, lorsque Mankell, dans l'un de ses romans, fait arriver un hélicoptère de la police à la toute fin du roman et que l'inspecteur réussit à se sauver d'une mort certaine grâce à ça. Vous pouvez pas savoir à quel point ça m'agace, cette histoire de méchant qui projette de tuer le gentil, l'a au bout de son canon, est prêt à tirer, tout prêt, vraiment à deux doigts de le faire, c'est carrément imminent, du peu au jus, de presque tout de suite maintenant, et que, d'un coup, il lui prend l'idée ou le besoin de tout expliquer le pourquoi il en veut à l'humanité et pourquoi il veut la détruire et où il a rangé le code qui va permettre d'arrêter la mise à feu des missiles nucléaires qui pointent sur la Terre. Oh que ça m'énerve ! Ou encore lorsque le capitaine du vaisseau spatial prévient son équipage qu'ils vont devoir passer à la vitesse MegaLight supérieure (entre trois et quatre fois la vitesse de la lumière à peu près) s'ils veulent être à l'heure pour le pot de départ du colonel Sprouatch, sur la quinzième lune de Orion du Sagittaire, aux confins du troisième univers. En un clin d'œil, mais non sans avoir risqué de percuter un traître astéroïde, ils sont pile-poil à l'heure et ne souffrent pas du tout du plus petit décalage horaire. Ça me casse les pieds. C'est comme ça.
Toutefois, si l'on commence à mettre de l'humour, ça passe tout seul et je suis le premier à me bidonner comme une baleine. Prenons le cas de l'œuvre de Douglas Adams que je vous engage à découvrir si ce n'est pas déjà fait. Là oui, aucun problème. J'accepte que l'on voyage aux limites de l'Univers et que l'on y trouve un restaurant. Où se situe le souci ? Je n'en vois pas. Tout cela est une question de convention. Si l'on établit dès le départ que l'on va naviguer dans les eaux exquises de l'absurde, que l'on va jouer à être intelligent, j'accepte de bonne grâce. Si l'on me prend pour un perdreau de l'année en me racontant des trucs qui n'ont ni queue ni tête, je renâcle.
Le livre de Fredric Brown dont je veux parler aujourd'hui, "Martiens Go Home !", est un roman de science-fiction, certes, mais de science-fiction humoristique. Et ça change beaucoup de choses. Sans que l'on ne sache ni pourquoi ni comment, les Martiens ont débarqué sur Terre. Partout et ils sont nombreux. Si l'on ne sait rien de leurs intentions, on se rend vite compte qu'ils sont insupportables. Leur seul pouvoir réel est de nuire à notre tranquillité. Physiquement, ils ne peuvent rien contre nous, ils n'ont pas prise sur le monde matériel. Ils ne peuvent ni se saisir d'un objet ni nous frapper. Par contre, ils nous entendent, ils nous parlent (et ils sont malpolis et moqueurs), ils voient à travers la matière, se posent au sommet de votre crâne, vous crient dans les oreilles, dénoncent les mensonges, dévoilent les secrets d'état. De vraies poisons.
Personne ne sait ce qu'ils veulent, personne ne peut les combattre, et, rapidement, les Humains sont obligés de faire avec leur présence et ce n'est pas toujours simple et agréable. Puisqu'ils voient tout et traversent les murs en plus de voir à travers, l'humanité répugne un peu à faire l'amour. On enregistre une baisse de natalité conséquente dans la première année.

Martiens foutez le camp !
A 37 ans, Luke Devereaux est un auteur de romans de science-fiction. Il s'est réfugié dans la cabane d'un ami pour écrire un nouveau roman. Sa vie sentimentale est malmenée, sa femme a entamé une procédure de divorce. Pour l'aider à trouver une idée pour son roman, il picole. Et c'est alors qu'il est déjà passablement saoul que lui vient une idée d'invasion martienne et qu'un martien fait irruption dans sa vie. Je ne vous raconte pas le reste.
Paru en France en 1957 (en 1955 aux Etats-Unis d'Amérique), ce roman est a replacer dans le contexte de l'époque, dans la guerre froide qui faisait rage, dans les histoires d'extra-terrestres qui avaient cours (affaire de Roswell en 1947 et autres). Comme souvent dans les ouvrages de science-fiction et plus encore dans ceux d'anticipation, le roman de Fredric Brown est l'occasion d'une critique des sociétés humaines. La présence des Martiens rend impossible la guerre entre les grandes puissances que sont les USA et le bloc soviétique. Parce que l'auteur est Américain, on note que le point de vue principal est celui d'un citoyen américain.
Ce qui est amusant, c'est de se dire qu'aujourd'hui on pourrait écrire un roman sur la même trame en remplaçant les Martiens par l'informatique et le réseau mondial à qui il pourrait devenir difficile de cacher quoi que ce soit et à qui il pourrait devenir illusoire de fermer quelque porte qui soit. Ces jours-ci, on parle beaucoup d'intelligence artificielle avec l'ordinateur de Google qui apprend à jouer au jeu de go et bat le champion du monde de la discipline. Qu'en sera-t-il de l'humanité au jour où l'ordinateur se suffira à lui-même et qu'il pourra gérer nos vies ? Même s'il est conçu pour nous servir au mieux de nos intérêts, il nous rendra assurément la vie impossible ou, tout du moins, sans saveur. Il gèrera notre alimentation, nous interdira les comportements à risque, nous empêchera de boire de l'alcool, de fumer du tabac et pire encore. Il aura un contrôle de tous les instants sur notre état physiologique, nous dira quel sera notre partenaire sexuel idéal pour que les gènes donnent le meilleur rejeton possible. Puisque nous n'aurons plus à nous préoccuper de rien, il sera alors peut-être temps de tirer notre révérence et de quitter la scène... ou de débrancher les machines s'il en est encore temps.
J'ai donc lu ce bouquin qui se lit rapidement. Et qu'est-ce que j'en pense ? Je suis partagé. Si je considère qu'il est bien vu dans l'ensemble, il y a quelques détails qui me dérangent et quelques facilités que je déplore. Parmi les détails, il y a quelque chose que j'ai identifié comme un fond de racisme. Je m'explique. Fredric Brown n'hésite pas un instant de qualifier les personnes "noires" ou "jaunes" de sauvages en caricaturant beaucoup trop à mon goût cette notion de personnes simples d'esprit. De même, il n'hésite pas à nommer le secrétaire général des Nations Unies, d'origine japonaise, Yato Malblanshi (dans la traduction française tout du moins). Ce n'est peut-être pas ce qu'il y avait de plus heureux à trouver, il me semble. Alors, on dira que en d'autres temps et on mettra cela sur le compte d'une erreur de jeunesse comme pour Hergé. Bon. Admettons. Il n'empêche que je n'aime pas.
Si j'apprécie ou s'il ne me dérange pas que l'auteur ne se soit pas senti obligé de donner des explications techniques sur la venue de ces Martiens, je suis resté un peu sur ma faim sur son désir de faire de ces Martiens des êtres qui n'ont pas d'impact sur notre monde matériel. Je comprends bien que c'est là une idée intelligente pour expliquer facilement que l'on ne peut pas les combattre mais je trouve cela tout de même un peu trop simple. A tout prendre, j'aurais presque préféré que les Martiens nous aient envoyé des hologrammes. Tout ceci étant dit, ce livre reste plaisant à lire et on se prendra plusieurs fois à rire ou sourire aux mésaventures de ces pauvres Terriens impuissants et désarmés face à ces insupportables petits êtres verts à qui l'on aimerait bien botter le cul jusqu'à en user ses semelles !

dimanche 13 mars 2016

Ces SIMCA ci

Encore deux photos qui échappent à la corbeille. La première est celle d'un petit camion conçu par Bocquet et construit en collaboration entre Simca, Unic, Marmon et Bocquet. La conception est de Bocquet, donc, tandis que SIMCA fournissait moteur (le V8 à soupapes latérales d'origine Ford) et la boîte de vitesses et que Unic le produisait. Quant à Marmon, me demanderez-vous ? Je ne me souviens plus du tout de son implication dans le projet. Ce n'est pas bien grave. Ce camion a équipé l'armée française et les derniers en activité ont été remotorisés chez Renault Véhicules Industriels avec un six cylindres Diesel en lieu et place du gourmand V8 essence.
Je n'ai jamais conduit ce petit camion mais je me suis laissé dire que son gros point faible est ce moteur V8 très gourmand et peu agréable quoi qu'assez puissant sur le papier. Le fait qu'il soit nécessaire d'être en possession d'un permis poids-lourd, en plus de sa consommation, fait qu'il est difficile de revendre un SUMB (plus communément appelé Marmon) et qu'il se trouve à vil prix, à moins de 1000 euros parfois. Ceci dit, ce n'est pas un mauvais véhicule. Hormis la consommation (oui, je me répète) et le manque d'agrément du moteur, il se comporte plutôt bien en tous terrains et il bénéficie d'une bonne garde au sol grâce à ses ponts portiques. J'ai lu quelque part que sa conception avait été guidée par le UNIMOG de chez Mercedes-Benz. Je ne sais pas vraiment ce qu'il en est.

Simca Unic Marmon Bocquet
Celui photographié ici faisait partie de la liste des véhicules vendus aux enchères lors du salon du véhicule ancien de Périgueux dont je vous parlais il y a peu. La mise à prix m'a semblé irréaliste d'autant plus qu'il était bien loin d'être en bon état. De la corrosion bien perforante se laissait voir tandis que le plateau en bois était à refaire complètement. Je ne sais pas s'il a trouvé preneur.
Il s'est trouvé qu'en sauvant cette photo, je suis tombé sur une autre qui a un lien avec la première puisqu'il s'agit d'une production de chez SIMCA. C'est une Aronde. Que vous dire à propos de cette voiture ? Elle n'a rien de bien enthousiasmant, elle n'a pas fait faire un bond phénoménal à l'industrie automobile. Lorsqu'elle apparaît aux tout début des années 50, elle est la première à adopter une carrosserie monocoque au sein de la production SIMCA. Cependant, elle conserve un classicisme certain pour tout ce qui concerne la mécanique et garde un lien étroit avec la "maison mère" FIAT de par son moteur. Mon père en a eu une dont je ne conserve que peu de souvenirs avant qu'elle soit remplacée par une plus moderne P60. Ces voitures ne m'ont jamais beaucoup attiré et aujourd'hui qu'elles sont entrées dans le cercle des voitures de collection elles ne m'attirent toujours pas des masses. Je les range aux côtés de la 403 de chez Peugeot ou de la Frégate de chez Renault. A mon sens, aucun intérêt.

Aronde

samedi 12 mars 2016

Culture permanente

Fin des années 80, quelque part dans l'Univers vers Angoulême (Charente). Je suis avec un copain de l'époque et nous allons assister à une conférence sur la permaculture. Nous ne sommes pas seuls. Il y a ici une faune disparate constituée d'écolos extrémistes, de fous de dieu bouddhistes, de marginaux bien intégrés à la société, des hommes et même des femmes. Dans la salle, un peu à l'écart, une table regorge de gâteaux maison à l'aspect improbable, de bouteilles isothermes pleines de thés étranges et d'autres breuvages du même ordre. Sous l'écran à une table, trône une brochette de colporteurs de bonne nouvelle, d'idéologues avisés, de théoriciens convaincus et de témoins lumineux. Nous sommes là parce que je suis mon copain qui s'intéresse au sujet de la permaculture et que j'ai accepté, faute de mieux à faire, de suivre. Après un petit discours d'accueil et une rapide présentation du programme de la soirée, on nous projette un film.
Je ne me souviens plus très bien de l'intrigue de ce film. Je ne me souviens même plus vraiment si c'était un film drôle, une comédie, ou s'il s'agissait d'un film de science-fiction. Par contre, je me souviens que l'action se déroulait majoritairement en Asie, au Japon principalement. Il était beaucoup question de la culture du riz et des deux récoltes annuelles. Dans les grandes lignes, tout cela nous expliquait qu'il ne fallait pas faire de mal à la terre, qu'il fallait la respecter et la piétiner le moins possible. Ainsi, on disposait des planches pour aller entre les rangs de plantes potagères. Il était question de paillage, il était dit qu'il ne fallait pas labourer ou bêcher, à peine avait-on le droit de ratisser. L'idée, c'est de cultiver en tirant profit des associations de plantes, celle-ci protégeant telle autre, éloignant les parasites néfastes ou, au contraire, attirant les insectes souverains. On nous disait qu'en respectant quelques règles, les récoltes étaient abondantes et que les fruits, légumes et céréales avaient un goût fantastique en plus d'être bons pour la santé. Evidemment, pas d'intrants chimiques dans tout ça ! Pas d'insecticide ou d'herbicide, pas d'engrais, presque pas d'arrosage non plus. Et surtout, pas de mécanisation. Tout à la main, tout avec des outils sommaires.

permaculture pour les pieds
Le film passe et s'ouvre le débat. Je n'ai pas le souvenir qu'il y ait eu la moindre pensée négative. Tout le monde était déjà convaincu par ce mode de culture. Tout de même, la question des deux récoltes annuelles et de l'importance du climat de cette partie de l'Asie par rapport à celui de la Charente européenne avait été soulevée. Dans l'ensemble, toutes les personnes présentes étaient émerveillées par ce film documentaire qui disait ses quatre vérités à l'agriculture extensive qui laisse une grande place aux gros tracteurs, aux produits chimiques et aux gros beaufs en côte de travail verte et au teint couperosé.
Des questions obtiennent des réponses et, souvent, on conseille d'acheter l'un ou l'autre des bouquins proposés à la vente sur place. En plus des conseils visant à mettre en place son potager cultivé en permaculture, il y a aussi un discours qui me dérange un peu. On nous parle beaucoup d'autosuffisance et on nous dit comment et combien il faut abandonner son mode de vie occidental qui ne respecte pas la nature. Bien sûr, on nous conseille vivement d'abandonner le régime "carnivore" et de devenir végétarien. Il ne me semble pas que l'on parlait déjà de végétalisme à l'époque. Le top du top étant toutefois de passer à l'alimentation macrobiotique. Ce dont je me souviens bien, c'est l'insistance avec laquelle on poussait le public à dépenser quelques dizaines de francs pour acheter des bouquins. Invariablement, les réponses étaient réputées s'y trouver. Il me reste surtout un souvenir de discours à la limite du "sectaire" avec des rappels incessants à quelques gourous californiens ou de la lointaine Asie. Ce n'est pas sans me faire penser à l'actuel engouement pour les préceptes et enseignements de Pierre Rabhi et du mouvement des Colibris qui y est attaché.
Ce que je retiens aussi et surtout à propos de la permaculture, c'est qu'il s'agit d'une occupation à temps plein. Je ne dis pas que le principe est mauvais ou qu'il ne fonctionne pas. Je n'en sais rien, à dire vrai. Je dis que si l'on veut caresser le rêve de manger bio en se suffisant à soi-même, il ne faut pas compter ses heures et être prêt à faire quelques concessions au monde moderne. Ce qui a une très nette tendance à m'agacer, c'est d'entendre des discours de personnes qui n'ont jamais posé leurs pieds à la campagne et qui s'émerveillent d'avoir réussi l'exploit de faire pousser des fines herbes sur leur rebord de fenêtre sans engrais, sans produits chimiques et en permaculture. Va-t-en te nourrir que de ciboulette, toi ! Et l'autre discours qui m'énerve, c'est celui qui vient prétendre à mots couverts que la permaculture, c'est juste laisser la nature faire comme elle le sent. Si je suis d'accord pour penser qu'il doit être possible de faire son jardin en se mettant "à l'écoute" des plantes, si je suis presque persuadé que l'idée d'association de plantes est bonne (on met ou mettait des rosiers en bout des rangs de vigne pour cela), je reste aussi certain que faire son jardin potager nécessite d'y travailler réellement. A ce compte, oui, on doit pouvoir atteindre une quasi auto-suffisance alimentaire. J'ai connu un couple de retraités qui y parvenaient presque. Du printemps à l'automne, ils travaillaient facilement cinq ou six heures par jour leur jardin. Et encore, je ne compte pas les heures passées après la récolte pour préparer fruits et légumes avant de faire des confitures ou conserves ! Et ils ne produisaient pas de céréales, n'avaient pas de ruches, pas de vignes.
Je n'ai pratiquement jamais fait de jardin. J'ai essayé quelques années, bien modestement. La réussite n'était pas toujours au rendez-vous et, pourtant, je devais avoir peu ou prou la même terre que le voisin qui, lui, récoltait à plein bras. Il y passait du temps. Je ne suis même pas sûr qu'il cultivait "bio".

vendredi 11 mars 2016

Ça l'affiche mal

Affiche rando mob la Cassagne

Affiche rando mob la Cassagne

jeudi 10 mars 2016

Agriculture et écologie

Écologie agricole

mercredi 9 mars 2016

Sans transition

Ça chie du côté des relations avec nos voisins et néanmoins amis Allemands. Ils ne veulent plus de centrale nucléaire française à proximité de leurs frontières. Notons que les Suisses non plus n'en veulent plus. Et j'apprends qu'il y aurait des soucis avec de vieilles centrales nucléaires en Belgique. Ça doit être la loi des séries, on nous dit aussi que Areva et EDF seraient dans une belle merde à cause des EPR, ces centrales de nouvelle génération qui coûtent bien plus cher à construire que prévu. Alors, on se demande si le nucléaire était une si bonne idée que ça. Il y a le problème lié à la gestion des déchets et celui du démantèlement des unités parvenues en fin de course. C'est que l'on avait peut-être un peu mal calculé le coût, à l'époque. Si ça se trouve, on l'avait calculé en francs sans se douter que l'on allait un jour passer à l'euro. Les comptables doivent se casser les dents sur leurs règles à calcul. Heureusement, les mouvements écologistes sont là pour réveiller l'opinion publique et pousser au passage à des énergies renouvelables, propres, responsables et qui parfument l'air ambiant d'une douce flaveur vanillée.
Moi, je ne suis pas technicien, je ne suis pas ingénieur ou chercheur. Je n'y connais que dalle. Je sais juste payer mes factures EDF et enfoncer une rallonge dans une prise. Faut pas compter sur moi pour avoir des conseils avisés en matière de production d'électricité. Je ne suis pas compétent et je n'ai pas l'intention de m'exprimer sur ce sujet que je ne maîtrise pas du tout. Toutefois, comme pour la bagnole, j'ai pris goût à cette source d'énergie pratique, facile à utiliser, qui ne fait pas de bruit et qui ne sent rien. J'aurais du mal à m'en passer et mes ordinateurs, cafetière électrique, réfrigérateur et chaîne stéréo aussi, je gage.
J'en arrive à me dire que nous sommes tous faciles à pousser dans les affres de l'addiction. Je suis persuadé que la meilleure solution pour lutter contre le tabagisme, l'alcoolisme, les drogues illégales, la bagnole et le nucléaire, c'est de ne pas les proposer du tout, jamais. Une fois que l'on a commencé, c'est trop tard. Il faudra sans doute des générations et des générations pour que l'humanité se débarrasse enfin de cette fringale délétère.
Si l'on se montre optimiste, on peut imaginer que l'on trouvera moyen de produire de l'énergie à bas coût et en plein respect de la planète. On pense à toute cette énergie que l'on pourrait produire à partir du rayonnement solaire. Une entreprise française a développé un système de stockage d'énergie sous la forme d'un gros volant d'inertie en béton (pour simplifier) qui permettrait de restituer l'énergie au moment où le soleil ne brille pas et que l'on a tout de même besoin d'électricité ou d'autre chose. Après tout, on pourrait revenir à la bonne vieille mécanique avec des poulies, des courroies, des engrenages et des embrayages. L'éolien n'est pas sans provoquer son lot de critiques de la part des personnes habitant à leur proximité. Il paraît que ça empêcherait de dormir, que ça produirait des infra-sons capables de perturber l'organisme au point de ressentir des malaises. Nous n'avons probablement jamais eu besoin de tant d'énergie depuis les débuts de l'humanité. On pourrait s'amuser à se faire peur avec ce constat. Nous sommes devenus tellement dépendants de l'électricité, de la voiture, des réseaux qu'il serait amusant d'étudier nos attitudes en cas de colossale panne générale. Et le pire, si nous n'avions plus d'électricité pour une durée importante, c'est bien que nous ne connaîtrions pas la suite du feuilleton en bédé !

Transition énergétique en coup de vent

mardi 8 mars 2016

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 9

Feuiileton collaboratif du mardi

lundi 7 mars 2016

L'évéché était fermé de l'intérieur

Non mais franchement, quel bazar ! Je suis en train de batailler avec un site Internet et un hébergeur. Ce qui est bien dans le petit monde des hébergeurs, c'est qu'ils ont tous leurs petites lubies, leurs manières de présenter leurs offres. Si certains vont à l'essentiel, exposent clairement les fonctions et les rubriques, d'autres cherchent à rendre le tout obscur et malaisé. Alors, ce qui est bien, c'est que ça fait marcher la cervelle. On cherche, on tâtonne, on hésite, on essaie et, avec un peu de chance et beaucoup de patience, on finit par trouver !
Alors, une fois que l'on a compris que le client n'a pas pensé à prendre un hébergement au moment où il a réservé tout un lot de noms de domaine, on lui demande de le faire. Il le fait. Bien. Et puis, il reste à attendre que l'hébergeur fasse ce qu'il faut avant de chercher comment avoir accès à cet espace, comment le configurer, comment créer une base de données. Ça vous prend quelques heures, mine de rien. Et on peut passer à la partie qui consiste à paramétrer comme il faut un accès par ftp. Enfin, on peut commencer à transférer des données et on est bien fatigué.
J'en suis là. Je suis en train de transférer depuis mon serveur domestique vers celui de l'hébergeur un site sur lequel je travaille. Ce transfert est complet à 95% à l'instant où j'écris ces lignes. La grosse partie de rigolade, je le sens, ça va être au moment d'importer la base de données ! J'en salive par avance.
Et avec tout ça, je n'ai pas eu le temps de vous préparer quelque chose. Je puise donc dans mes petites réserves pour ne pas vous laisser sur votre faim. Et demain, n'oubliez pas, c'est le jour du Feuilleton en bédé !

Nougats d'Escoire

dimanche 6 mars 2016

Solidarité avec circonspection

Ils n'ont plus de nom. On les appelle "les migrants" comme on appelle ces autres des "SDF". Bien que l'on aura peu parlé de ces derniers cet hiver. Oui, hiver le plus chaud de l'histoire connu, les journalistes nous l'ont dit. Les "migrants", ce sont des "pas comme nous". Tout le monde ou presque a son avis sur ce qu'il faut faire pour ou contre eux. Et puis, il y a celles et ceux qui s'en foutent. Les "migrants" meublent les journaux (écrits, télévisés ou radiodiffusés). Ce ne sont plus des enfants, des garçons ou des filles, des hommes ou des femmes, ce sont des "migrants". Pratique. D'où qu'ils viennent, quelle que soit leur nationalité ou leur pays d'origine, ils sont regroupés sous ce nom qui n'en est pas un. On est arrivé à nous faire croire que l'Europe ne pouvait absolument pas les accueillir et les aider. Alors, on cherche à les empêcher d'entrer et on est prêt à payer des états pour qu'ils ne mettent pas le pied sur notre beau territoire à nous.
Personnellement, ça me dégoûte pas mal, l'attitude de nombre de politiques des pays européens. Je n'ai certainement pas les compétences pour juger du vrai risque qu'encoure l'Europe si elle recueille ces "migrants". Peut-être serait-ce très grave ? J'entends parfois que si l'on accepte que certains entrent ils voudront tous entrer. Ah ? Je ne sais pas vraiment ce qu'il convient de faire mais j'ai un peu de mal à croire que nos pays sont incapables d'accroître un peu leurs effectifs.

solidaires entre nous

samedi 5 mars 2016

Le pinard, ça devrait être obligatoire !

Il est beau le Beaujolais

vendredi 4 mars 2016

Moutons en Périgord

Moutons

Moutons

jeudi 3 mars 2016

On ne va pas s'en plaindre

Parce que j'ai un boulot assez urgent en plus d'être assez difficile à rendre samedi, je n'ai pas pris le temps de réfléchir au contenu du blog pour aujourd'hui. J'ai puisé dans mes réserves pour sélectionner une photo. Je ne dis pas qu'elle a un grand intérêt mais, au moins, vous pourrez toujours jouer à trouver où elle a été prise.

porte

mercredi 2 mars 2016

Parcours électrique

Voyager en véhicule électrique, j'ai déjà fait. J'ai emprunté plusieurs fois le métropolitain parisien, j'ai souvent pris le train, aussi. Il m'est même arrivé de parcourir les allées d'un camping en voiture de golf ou, une seule fois, de monter dans un trolleybus à Limoges. Mais jamais je n'avais roulé en voiture électrique et c'est désormais chose faite. Je peux mourir avec le sentiment d'avoir fait le tour de tout ce que la vie peut m'apporter.
Pour tout dire, je n'avais pas d'idées bien précises sur les voitures électriques. Je ne savais pas à quoi m'attendre. Je savais que le moteur électrique permet un couple constant, je savais que ça pouvait être nerveux, je savais aussi que l'on n'avait pas à entendre le bruit d'un moteur à combustion interne. La voiture dans laquelle j'ai parcouru une cinquantaine de kilomètres en passager est une Renault ZOE. A priori rien qui ne la démarque d'une automobile "normale" au premier coup d'œil. Ça peut faire penser à une CLIO de la même marque. Ça a des roues, un pare-brise, des portes, un toit. Rien de spécial. Elle n'a pas l'attrait de la Renault Twizy qui est, à mon sens, une belle réussite esthétique. On en pensera bien ce que l'on en voudra mais elle me plaît, la Twizy. Elle est marrante, elle doit être très agréable à utiliser en parcours urbain.
Et donc, je ne savais pas bien à quoi m'attendre et j'étais bien impatient de le découvrir. Je rentre dans la ZOE, je boucle ma ceinture et je ne remarque rien d'autre que le tableau de bord qui affiche tout un tas d'informations sur un écran coloré. Au milieu de la planche de bord, un autre écran, celui du GPS et, me semble-t-il, de l'ordinateur de bord. Mon chauffeur est à son poste et il appuie sur le bouton de mise en route. Bon. J'attends la surprise, j'attends que le moteur se mette en route ou du moins que quelque chose se passe. Et c'est là, alors que j'en suis à ronger mon frein que je comprends que nous sommes déjà en train de rouler. Incroyable ! Il n'y a rien eu pour annoncer que l'on roulait. Pas le moindre à coup, pas le plus petit bruit. Rien. C'est fabuleux. A faible allure, on n'entend réellement rien qui vienne perturber la musique de l'auto-radio réglé à un volume plutôt bas.
La ruelle se termine, on s'arrête au panneau stop. Un coup d'œil à gauche, un autre à droite et c'est parti ! Holà ! C'est que c'est nerveux cet engin ! On gagne rapidement la vitesse de 50 km/h avec les seuls bruits de roulement et un léger zonzonnement proche du sifflement d'un turbo compresseur. Bien sûr, il n'y a pas de boîte de vitesses. Par contre, un peu par ignorance et beaucoup par idiotie, je m'attendais à ressentir l'effet d'une boîte automatique ou d'un variateur. Bah non, il n'y a pas. Je suis d'une bêtise, des fois, moi ! Non, la voiture accélère tout simplement, de plus en plus vite tant que l'on presse la pédale d'accélérateur. Ça semble être d'une facilité étonnante. Tenez, un point qui l'est aussi, étonnant, c'est le frein moteur. Dès que l'on relâche cette pédale, le véhicule ralentit fortement. Il y a un dispositif qui permet de récupérer de l'énergie au ralentissement et ça contribue beaucoup à ce ralentissement.
Pour le reste, on oublie vite que l'on est dans une voiture électrique. On ne fait même plus attention à l'absence du bruit d'un moteur. C'est agréable, souple, vif. Le seul point un peu contraignant, c'est que l'on fait attention à ne pas trop pousser le chauffage. C'est que, dans une voiture électrique comme cette ZOE, tout va de pair. Si l'on monte le son, on consomme de l'électricité qui viendra à manquer pour quelques mètres supplémentaires et c'est pareil pour les phares, les clignotants, les essuie-glaces et... le chauffage. Mais là, nous sommes partis pour une cinquantaine de kilomètres avec des batteries bien chargées, il n'y a pas de souci à se faire. Le silence de fonctionnement permet de discuter sans monter la voix et ça aussi c'est bien agréable. Pour la recharge des batteries, une simple prise suffit. Si l'on a un compteur électrique qui le permet, on peut recharger la nuit à moindre coût. Par contre, il est préférable d'avoir un garage, c'est sûr. C'est plus simple que d'avoir à tirer une rallonge dehors.

Pour le propriétaire de cette automobile, il ne semble pas que le choix de rouler "en électrique" soit guidé par des convictions écologiques. Ce n'est pas sa première voiture électrique. Avant d'habiter en Dordogne, il était Parisien et il avait choisi l'électrique pour la tranquillité d'esprit, pour ne pas avoir à jouer continuellement de la boîte de vitesses et de l'embrayage, pour ne pas avoir à supporter le bruit d'un moteur, aussi. Bien sûr, il y a aussi le fait de moins polluer en n'envoyant pas de gaz d'échappement partout. Et ça, bon, sans être particulièrement gagné à la cause écologiste, ça ne peut pas être totalement mis de côté au moment de choisir de rouler en voiture électrique.
Reste la question de la production électrique. Et là, forcément et dans l'état actuel de la politique de production d'électricité en France, on a toutes les chances pour rouler au nucléaire, du moins pour une partie importante de l'énergie consommée. Soyons honnête, il en va de même pour tout l'équipement de votre habitation si celle-ci est raccordée au réseau et il est fort à parier que cette habitation consomme plus que l'automobile.
Et le dernier point, c'est le coût d'achat. Je ne me suis pas renseigné mais je sais qu'il existe un système de location, quelque chose de l'ordre de moins de 200 euros par mois, chez Renault. Ça peut sembler cher. Il faut voir. Déjà, l'entretien d'un véhicule électrique n'a rien à voir avec celui d'un turbo Diesel. pas de filtre à carburant ou à huile. Probablement pas de filtre à air, pas de vidange, pas de courroie de distribution à changer, moins d'usure des plaquettes et disques de frein grâce à l'efficace frein moteur. Tout cela doit pouvoir se calculer. La location permet aussi de ne pas avoir à se préoccuper du futur remplacement des batteries. Batteries qui, au passage, restent un point noir d'un point de vue écologique. Elles doivent pouvoir être recyclées. Jusqu'à quel point ? Dans quelles conditions ? Et bien sûr, il y a la question de l'autonomie. D'après ce que j'ai compris, on peut tabler sur une centaine de kilomètres. C'est peu pour certains et déjà beaucoup pour d'autres.

Voiture électrique

mardi 1 mars 2016

Lucky Luke souffle ses bougies plus vite que son ombre

Cette année, Lucky Luke fêtera ses soixante ans. Heureux hasard, et bien que ça ne soit pas totalement étranger à cela, Shanti a suggéré l'idée de lancer un appel à dessiner ce valeureux cow boy justicier. Voilà les dessins que vous attendez toutes et tous !

Plus vite que son ombre

Tel qu'en lui-même

Luke by Tournesol

Luke la Peste

Lucky Luke et les biquères

Lucky Luke et les biquères

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 8

Feuiileton collaboratif du mardi

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