février 2016 (29)

lundi 29 février 2016

Revue de détail

Un mot sur le protocole. L'appareil, un Canon 60D, est sur pied. L'objectif, le Super-Macro-Takumar 50mm f:4 est vissé aux trois bagues-allonge Vivitar (12mm, 20mm et 36mm) et à la bague d'adaptation 42mm-Canon EF. La mise au point est réalisée en LiveView et le déclenchement est réalisé avec le retardateur. La vitesse est fixée à 1/100 et le diaphragme est fermé à f:8, la sensibilité est à 100 ISO. Deux flashes sont placés de part et d'autre et forment à quelque chose près un angle de 45° par rapport à l'appareil photographié.

poussières sur Zenit E
La plus grosse difficulté est de faire la mise au point. Je pense qu'il serait totalement illusoire d'espérer réussir une prise de vue à main levée. Je me suis vite aperçu, avant même de déclencher, que le montage se révélait très sensible aux vibrations et c'est pourquoi j'ai utilisé le retardateur pour les minimiser. La profondeur de champ à ce grossissement est très courte. Je pourrai tenter en fermant plus le diaphragme et en augmentant la puissance des flashes. Le Super-Macro-Takumar ferme à f:22. A suivre, donc.
Bon. J'ai suivi. Etrangement, cela semble terriblement moins bon à f:22. Il n'est pas impossible que la mise au point ait légèrement bougée bien que j'en doute un peu. La mise au point est faite sur le "22" à x10 sur l'écran de l'appareil. Dans le même temps, il faut garder à l'esprit que l'objectif date des années 70 et que l'on a fait des progrès en une quarantaine d'années. L'image reste utilisable selon moi.

bague Zenit E

Et c'est alors que j'ai tout de même eu l'idée d'essayer le Canon 100mm macro en fermant le diaphragme à f:32. Les trois images présentées ici sont réduites en taille mais n'ont pas été recadrées, il faut le signaler.

Zenit poussiéreux au 100mm macro Canon

Zenit E et les ravages du temps

dimanche 28 février 2016

Objectivité

Hier, j'ai eu l'envie de photographier des objectifs. Il y avait le 58mm Helios livrée avec mon premier appareil reflex, un Zenit E et le 50mm Super-Macro-Takumar de chez Asahi Pentax de mon petit-frère. Tant que j'y étais, j'ai ajouté les bagues-allonge Vivitar qui permettent de faire de la photographie macro en grossissant encore plus. Il me faudra d'ailleurs tester cela.
Après avoir fait une première photo du Helios avec le Canon 100mm macro, j'ai constaté qu'il était tout de même très sale. Alors, j'ai tenté de le nettoyer un peu et je l'ai photographié de nouveau. On sent qu'il a bien bourlingué, cet objectif ! A l'origine, il était couvert d'une belle peinture noire brillante et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il a perdu de sa superbe. Cet objectif a la particularité de ne pas avoir de dispositif de présélection du diaphragme. C'est logique dans la mesure où le Zenit E n'en a pas non plus. Concrètement, cela signifie qu'il faut, après avoir procédé à la mise au point en pleine ouverture, penser à fermer le diaphragme manuellement en tournant la bague idoine. Qu'est-ce que j'ai pu rater comme photos avant de comprendre cette astuce ! Et même après avoir saisi cette singularité, il m'est arrivé plus d'une fois de simplement oublier de fermer le diaphragme. Ou de ne pas le fermer à fond. Enfin bref, sans me vanter, je peux affirmer avoir rater une belle quantité de photographies dans ma carrière. Ça forge le caractère.
Je m'en veux un peu, aujourd'hui, de ne pas réussir à me décider à refaire de la photo argentique. Le numérique est tellement pratique, tellement facile ! C'est comme à l'époque où j'ai abandonné la mise au point manuelle pour adopter l'autofocus. Il n'y a qu'un Leica M qui pourrait me faire pousser à abandonner l'autofocus. Quel plaisir que de faire une mise au point avec ce télémètre précis et lumineux. Ah ! Ce viseur avec les deux images qu'il convient de superposer parfaitement ! Un vrai moment de bonheur. L'autofocus c'est pratique, rapide, précis, je ne dis pas le contraire. C'est autre chose. Les premiers système autofocus que j'ai pu essayer étaient patauds, lents, bruyants. Il leur arrivait bien trop souvent de ne pas parvenir à se dépatouiller de leur mission. On entendait le moteur tourner dans un sens et puis dans l'autre avant de repartir pour un tour gratuit. Ça pompait, ça hésitait et on abandonnait. Ce que j'ai longtemps regretté, c'est que les constructeurs n'aient pas conservé un système de stigmomètre pour aider à la mise au point manuelle. Ainsi, on aurait pu utiliser l'autofocus ou pas. En leur temps, il y a eu des personnes pour pester contre tous les systèmes d'aide qui sont apparus sur les boîtiers et objectifs au fil du temps. On a refusé la mesure de la lumière TTL et la motorisation et l'autofocus et le numérique. Depuis quelque temps déjà, on tente de tuer le reflex pour lui substituer les systèmes à viseur numérique. J'ai essayé. Il y a de bons côtés et d'autres qui le sont moins. D'ici quelques années, ce sera sans doute tout à fait au point. L'idée forte est de voir dans le viseur parfaitement ce que donnera l'image. Ainsi, on a une vraie idée de l'exposition, de la mise au point, de la profondeur de champ, de la température de couleur en plus de toutes les informations qui peuvent s'afficher en superposition. On en n'a sans doute pas fini avec le progrès.

Helios 58mm f:2

Helios 58mm f:2

Takumar macro et bagues allonge

macro takumar et bagues allonge

samedi 27 février 2016

J'ai lu ça

On m'a prêté un livre et je l'ai lu. J'avais entendu parler un peu de l'auteur, Gilles Legardinier, et j'avais surtout remarqué les couvertures de ses bouquins, très travaillées, très vendeuses, très étudiées. Puisque j'avais l'occasion et le temps de le lire, ce livre, je l'ai lu.
Alors, je suis assez partagé. C'est assez efficace, ce n'est pas mal écrit, c'est amusant, c'est bien vu (sans doute). L'histoire est plaisante bien qu'un peu maigre. J'ai refermé le livre sans trop de regret. Il arrive que l'on n'ait pas envie de refermer un livre que l'on a aimé. On aimerait qu'il ne finisse pas ou qu'il rebondisse encore et encore. On aimerait s'y perdre, y passer le reste de sa vie. Ça n'a pas été le cas avec "Ça peut pas rater !". Je le dis, ce n'est pas désagréable, loin de là ! C'est assez réjouissant, riche en humour bien propre sur lui, facile à lire et distrayant. Mais voilà, c'est justement trop facile, trop propre, trop gentil.
Marie est salariée dans une entreprise de matelas, au service des ressources humaines. Elle vient de se faire plaquer par son ami qui la met à la porte. Elle va se venger et elle va avoir la chance d'avoir une amie qui va lui prêter un luxueux appartement pour une année et elle va prendre la tête de la révolte des salariés de son entreprise contre le directeur qui fourbit un plan très méchant visant à vendre l'entreprise et à licencier tout le monde. Au passage, elle va tenter de découvrir qui est l'inconnu qui lui envoie des lettres d'amour anonymes. Tout se termine très très bien. Trop bien à mon goût. C'est gentil. Gilles Legardinier profite du fait qu'il écrit un roman pour dire ce qu'il pense de la vie de femme. Il se met dans la peau de Marie, critique les hommes, perce la psychologie féminine. Tout cela est amusant. Je me suis demandé, avec l'esprit mal placé que j'ai, si l'on ne cherche pas un peu à brosser la clientèle féminine dans le sens du poil. Je me demande aussi si ce livre n'est pas fait pour les femmes. D'un point de vue commercial, il est plus intelligent d'écrire pour les femmes puisque ce sont plutôt elles qui lisent, nous apprennent les statistiques. Et alors, je me dis que toute cette machinerie hyper bien huilée qui ronronne sans le moindre hoquet n'est pas un petit peu trop lisse.
Je ne déconseille pas la lecture de ce livre qui ne fait pas mal à la tête mais je ne pense pas que l'on doive se sentir obligé de le lire.

Un livre avec un beau chat en couverture

vendredi 26 février 2016

Assis

L'idée de ce dessin m'est venue alors que je faisais des photos de rue à Brive, l'autre jour. Je vous ai montré l'une des photos réalisées ce jour, celle du "barber shop". Il aurait fallu que je prenne mon temps. Il aurait été bon que je me pose, que je me prépare, que je me tienne prêt. La photo aurait pu être meilleure. J'aurais attendu, peut-être y aurait-il eu quelqu'un qui se serait approché de la vitrine et peut-être que cette personne aurait apporté un plus à l'image. Ça aurait pu être un homme ou une femme, un enfant ou un adulte, je ne sais pas. Doisneau disait que le photographe devait avoir de bonnes chaussures. Et c'est vrai. Seules les bonnes chaussures permettent d'arpenter les rues et d'attendre, debout, qu'il se passe quelque chose. La photo de rue est un exercice qu'il me plairait de pratiquer plus. Il faudrait que je me décide à aller dans une ville proche, Périgueux ou Brive ou Sarlat et que je prenne le temps. Il me semble qu'il ne faut pas trop compter sur le hasard. Il faut une intention avant tout. Rien ne garantit que la photo sera au rendez-vous, toutefois. Il y a bien là une part laissée au hasard, à la chance. Ceci dit, cela ne vaut pas que pour la photo de rue. Pour les paysages, c'est pareil. On doit savoir prendre le temps d'attendre la belle lumière, les beaux nuages, le beau ciel. En fait, sauf pour les cas où l'on maîtrise tout ou pour ceux où on est dans l'urgence, il faut aborder la photo avec patience et accepter de ne pas déclencher. Il faut apprendre à ne pas appuyer sur le déclencheur. Un bon photographe ne fait pas de photo.

Photographe assis sur un banc

jeudi 25 février 2016

Ça me barbe

C'est barbant

mercredi 24 février 2016

Un, deux, trois et quatre

250cc DKW

750 Terrot VA

Un peut comme un tripot, en somme

Honda 750 CB Four

mardi 23 février 2016

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 7

Feuiileton collaboratif du mardi

lundi 22 février 2016

Encore des vieilleries plus ou moins roulantes

De la Citroën, de la Renault, de la voiture de course, mais aussi de l'américaine et de l'anglaise au programme pour aujourd'hui. Je me suis amusé à sortir le Samyang 8mm pour déformer un peu quelques carrosseries.

Renault Clio ou Kangoo...

5cv Citroën

Oldsmobile

Quelques Citroën

Bicylindre de course

Monoplace Citroën

Silver Shadow II

dimanche 21 février 2016

Salon du véhicule ancien

Aujourd'hui encore et contre quatre euros, vous pouvez découvrir les véhicules exposés au salon du véhicule ancien qui se tient au parc des expositions de Marsac-sur-l'Isle, à côté de Périgueux. Beaucoup de véhicules, automobiles et motocyclettes à voir. Des plus anciennes qui datent du tout début du 20e siècle aux plus récentes des années 80. Le temps passe, on vieillit. Si l'on peut voir des modèles "convenus" il y a là aussi de vraies raretés. Je regrette un peu que l'exposition soit trop tassée mais ça a été la condition pour exposer un maximum de pièces. Les motocyclettes sont trop peu présentes et bien trop peu mises en valeur et je le regrette beaucoup d'autant plus qu'il y a quelques très beaux et intéressants modèles.
Pour aujourd'hui, je vous propose une première rapide sélection des photographies réalisées avec un Canon 60D, un flash Canon 580 EX et un zoom 10-20 Sigma.

Entrailles de 2cv

DS Citroën sans toit

Deux Gordini

Oh lord !

Bombinette NSU

Triumph TR3 A

DDR power

samedi 20 février 2016

Deux photos

C'est mon petit frère qui m'a prêté des objectifs. Ce sont des objectifs pour Pentax, de vieux objectifs pour les vieux Pentax, ceux qui avaient une monture en 42mm à vis. On ne va pas trop s'appesantir sur ce sujet mais, juste histoire de dire, il faut savoir que la monture dite "42 à vis" a été une sorte de standard, il fut un temps. On la retrouvait sur tout un tas de boîtiers allemands mais aussi sur les Zenit de l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques. De ce que j'en sais, cette monture n'est plus utilisée par l'industrie photographique. Ça n'empêche pas que les objectifs existent encore et ça n'empêche pas que l'on peut les utiliser sur les actuels boîtiers numériques en passant par une bague d'adaptation. Et il se trouve qu'une bague d'adaptation, j'en ai une, achetée il y a peu pour une somme relativement ridicule.
La vraie question est : " A quoi bon chercher à utiliser des objectifs obsolètes sur des appareils récents ? ". La seule réponse que je peux donner n'excuse rien. Je veux juste m'amuser à le faire. Et c'est tout et ce n'est pas glorieux. Parmi les nombreux objectifs empruntés à mon frère, il y a un 300mm Takumar. C'est un gros téléobjectif bien lourd avec une vraie bague de mise au point et une autre pour fixer l'ouverture du diaphragme. La construction est solide et l'objectif a fière allure. Il est bien réalisé, bien assemblé. Mais que vaut-il donc ? Peut-on faire des photographies utilisables avec ce vieux téléobjectif ? J'ai essayé.

Pour réaliser ce test, j'ai placé l'appareil sur un pied stable. J'ai fait la mise au point en mode LiveView (sur l'écran de l'appareil photo et non par le viseur) et en activant l'affichage grossi dix fois (par rapport à la taille d'affichage normale de l'écran). J'ai utilisé le retardateur pour déclencher en limitant le risque de bougé. Pour le sujet, j'ai juste ouvert la fenêtre et pointé le toit de la maison d'en-face. Voilà ce que cela donne. Pour mieux se rendre compte, j'ai placé le détail à taille réelle.

Takumar 300mm
Je m'attendais à bien pire. A mon avis, le résultat est tout à fait suffisant pour des images destinées à être affichées sur un écran. Bien sûr, je n'ai pas pratiqué de réglage de netteté ou d'autre chose.
Mais alors, je ne me suis pas arrêté là. Puisqu'il y a un doubleur de focale Vivitar dans la besace, je le mets au cul de l'objectif. Cela nous donne donc un 600mm. Au passage, on perd deux diaphragmes. Parce que je n'ai pas voulu toucher le réglage de l'objectif, j'ai descendu la vitesse du boîtier. Je fais la mise au point comme précédent et je déclenche toujours avec le retardateur. Cela nous donne l'image suivante.

300mm Takumar et doubleur Vivitar
Et que conclure de tout cela ? Il me semble que cet objectif peut fournir des images correctes. Je pense qu'il ne doit pas être simple de l'utiliser sans pied et sans aide à la mise au point. J'essaierai à l'occasion. Avec le doubleur, l'image devient tout de suite plus molle. Pour autant, ce n'est pas catastrophique. Bien sûr, nous sommes sans aucun doute très très loin de ce que donnerait un 300mm f:4 Canon actuel. Le prix n'est pas du tout le même non plus !

Sur la photo qui suit, l'objectif utilisé est le plus grand.

Spotmatic Asahi Pentax

vendredi 19 février 2016

Deux rois

Louis IX, le roi un peu gland

poule au pot pour tous

jeudi 18 février 2016

Profession créateur de nuage

Car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière

mercredi 17 février 2016

Photoshoperie stellaire et mécanique

C'est parti

mardi 16 février 2016

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 6

Feuiileton collaboratif du mardi

lundi 15 février 2016

La rage de vaincre

Ça sent le roussi pour notre ancien président. Il se sent bien reprendre du service. Il se dit que ce serait bien pour la France et que, en plus, ça lui permettrait aussi un peu de bénéficier d'une sorte d'impunité pour un temps. Même, mieux, il pourrait user de son droit pour se grâcier un bon coup. Là où ça merde et pas qu'un peu, c'est qu'il n'a pas autant la cote qu'il le croyait au sein de les Les Républicains à lui.
Déjà, et c'est un sale coup du sort, il y a Juppé qui est bien parti pour gagner. Et pas que pour les primaires à droite, hein ! Non, non ! Gagner pour les présidentielles de 2017. Rien de moins. Même qu'une étude tend à montrer qu'il y aurait pas mal de personnes de gauche qui pourraient voter Juppé juste pour faire chier Sarkozy et la Peine. On est tombé bien bas. Notez que, à mon niveau de gauche, je ne sais plus trop à qui donner ma voix, moi. A moins que je ne me la garde pour moi, pour cette fois. Je dis ça, je dis rien.
Et alors, Sarkozy il s'imaginait qu'il allait être accueilli comme le sauveur, le messie, les bras grands ouverts. Que nenni ! Il n'en a rien été du tout. Pour dire les choses telles qu'elles apparaissent, on s'en fout de ce qu'il dit, Sarkozy. Et même, ce serait mieux s'il ne disait rien. Qu'il ferme sa gueule, c'est ça qu'on lui demande, à LR.

Sarkozy définit les grandes lignes pour son parti
Mais la connerie n'est pas le domaine réservé de Les Républicains. On la trouve aussi chez les footballeurs et la preuve nous en a été donnée ce week-end avec un joueur du PSG. Je sais bien que le football s'intéresse plus aux pieds qu'au cerveau mais j'ai du mal à comprendre comment on peut être assez con pour balancer des insultes sur des réseaux sociaux et imaginer que ça ne se saura pas. Faut-il être bête, tout de même !

dimanche 14 février 2016

Amour toujours

...et bisous baveux

samedi 13 février 2016

Quelques arbres

arbres dans le ciel et sur le pré

vendredi 12 février 2016

Un peu de tout pour tous les goûts

Tiens ? Il pleut ! Ça faisait longtemps. Ce qu'il y a de bien, avec la pluie, c'est que ça indique qu'il ne gèle pas.
Ce matin, je pensais à l'inertie d'une maison et de la mienne en particulier. Il y a quelques jours, je suis tombé en panne de fuel. C'est plutôt bon signe, c'est que la chaudière fonctionne. La première nuit, douillettement emmitouflé dans la couette, ça c'est bien passé. Au matin, mine de rien, ça allait encore. Je suis tout de même allé chercher du bois pour allumer un feu dans la cheminée. Franchement, c'était plus histoire de dire que par réelle sensation de froid. Le thermomètre affichait encore un peu plus de dix degrés. Cela après toute une nuit sans chauffage. C'est ça qui m'a fait penser à l'inertie de la maison. Les calories emmagasinées ne s'échappent pas si facilement. Et du coup, je me suis demandé une fois de plus par où part la chaleur lorsque je chauffe. Enfin bon. J'allume un feu dans la cheminée et j'apprécie la chaleur et les sons que cela libère. Bien que ce ne soit certainement pas le plus efficace et le plus économique des modes de chauffage, c'est certainement le plus agréable et amusant. La journée se passe et ce n'est qu'en début de soirée que je me dis que, tout de même, il ne fait pas si chaud que ça.
Hier matin, le thermomètre indiquait nettement moins que 10°. J'ai tout de même allumé un feu. La livraison de fuel était prévue pour demain, samedi. Dans la matinée, le téléphone sonne. C'est le livreur qui vient de faire une livraison à Azerat et qui m'appelle pour voir si je suis là. J'y suis et il vient me livrer. Il en profite pour remplir la cuve du voisin, voisin qui en profite pour me donner (à ce prix, ça ne se refuse pas) des pommes de terre. J'attends que les saletés et autres particules en suspension dans la cuve se déposent avant de relancer la chaudière et c'est vers le milieu de l'après-midi que j'appuie sur l'interrupteur et que le brûleur entre en fonction.
Eh bien pour retrouver une température acceptable, il faut du temps. Ce matin ce n'est toujours pas revenu à l'état d'avant l'arrêt de la chaudière. Encore cette histoire d'inertie. Il faut chauffer les pierres des murs avant tout. C'est ce qu'il me semble mais je ne suis pas un spécialiste.
Bien que ça n'ait pas grand rapport, je pense aux ondes gravitationnelles que les scientifiques sont parvenus à démontrer en donnant raison à l'intuition de Albert Einstein au passage. Honnêtement, je n'ai pas tout compris de ce que cela implique et nous apprend de l'univers mais ça semble fichtrement intéressant tout de même. Prenez le temps d'écouter la radio ou de lire quelques articles sur le sujet, vous comprendrez sans doute mieux que moi et vous pourrez tenter de m'expliquer par la suite. Bien que je n'y comprenne que dalle, je suis passionné par toutes ces histoires d'astrophysique. Le détonateur a été un bouquin de Hubert Reeves lu il y a une trentaine d'années. Je ne comprenais pas tout mais j'avais l'impression de voyager dans des mondes incroyables. C'est bien mieux que la science fiction, ces bouquins de vulgarisation scientifique ! Je me souviens avoir lu le livre de Stephen Hawking, "Une brève histoire du temps", paru en 1988 qui tente d'expliquer le Big Bang ou les trous noirs. Je me souviens surtout n'avoir rien pipé à rien et d'être passé sur les équations sensées expliquer les propos avec circonspection. J'ai sans doute grappillé deux ou trois bricoles mais j'ai surtout compris alors que je ne serai jamais astrophysicien. Le doute n'existait pas réellement mais, au moins, j'étais désormais bien fixé sur le sujet. Ce n'était pas pour moi. On ne peut pas être partout. Je prouve que l'on peut n'être nulle part, par contre.

Arbre cassé
J'avais fait cette photo. Au départ, je l'avais écartée. J'étais prêt à la jeter, à l'effacer du disque dur. Et puis, je lui ai donné sa chance. Je l'ai regardée mieux, je lui ai trouvé quelque chose. Ce qui ne me plaisait pas, c'était que je n'avais pas pu cadrer comme je l'aurais voulu. Les abords de l'étang où se trouve cet arbre cassé étaient détrempés et je n'avais pas de bottes en caoutchouc avec moi. Je n'avais pas une folle envie de me mouiller les chaussettes. J'avais tout de même déclenché. Du coup, j'avais écarté cette photo pour une mauvaise raison. En la regardant mieux, après l'avoir passé par la tourniquette à faire du noir et blanc, je lui ai trouvé quelque chose. J'ai forcé un peu les contrastes, j'ai relevé les ombres et voilà une image qui me satisfait.

Nous avons eu le paléolithique et la période gauloise, voici l'époque mérovingienne. Vous le saviez, vous, que le nom vient d'un roi franc du nom de Mérovée ? Je l'ignorais avant de le savoir. Alors, oui, il n'est pas certain qu'il ait existé, d'accord. Le nom vient de lui tout de même. C'est avec les Mérovingiens que naît la France, à ce que l'on nous raconte. Clovis, le vase de Soissons, tout ça. Les soissons, pour moi, ce sont surtout les haricots. Les haricots n'étaient pas connus en Europe à l'époque. Du coup, on peut supposer que le cassoulet était inconnu également et que Clovis n'en a jamais mangé.

Mérovingiens
Puisque l'on en est à parler nourriture et puisque j'ai décidé de purger un peu mon fonds d'illustrations qui iront bien pour le blog, je vous propose une photo que j'ai faite pour un jeu sur Internet, sur un forum. Là, en l'occurrence, je ne vous propose pas de découvrir ce que la photo représente. Je suis presque certain que vous allez trouver sans peine. J'aime bien le jambon. Celui-ci n'est pas le meilleur qui soit. C'est du quasi industriel. Il n'est pas mauvais non plus. J'aime bien le jambon avec quelques pommes de terre sautées dans la graisse de canard ou avec du bon pain et du bon beurre. Avec un bon verre de bon vin rouge, ça passe bien, je trouve. Un petit plaisir simple et facile. Un plaisir à l'échelle de celui procuré par une bonne pomme accompagnée de bonnes noix. Ou d'une tarte aux pommes, tenez ! Ah ça c'est bon, la tarte aux pommes ! Ou bien des crêpes toutes simples, aussi. Il n'y a rien de meilleur que les bonnes choses simples. Le poulet rôti fait partie de l'inventaire que je pourrais éventuellement dresser si j'en avais l'envie.

Le jambon, c'est bon
Passons à autre chose. Et parce que cela peut tout à fait entrer dans le cadre du "autre chose", parlons de téléphone. Je vous disais récemment que j'en cherchais un pour remplacer celui qui fonctionne mal. Si vous lisez ce blog et si vous avez un peu de mémoire, vous vous souviendrez que je déclarais ne pas vouloir de smartphone. Figurez-vous que deux bonnes personnes qui se reconnaîtront, Fred et Marie-Jo, ont écouté mon appel et m'ont proposé un iPhone pour pas cher. Ce n'est pas le dernier modèle mais c'est mieux ainsi. C'est un 3G. Pour tout vous dire, je ne connais pas bien les modèles de téléphones. Au début, sans que je sache pourquoi, il ne fonctionnait pas. D'abord, il refusait de se charger ou il le faisait d'une façon un peu erratique. Une fois que j'ai réussi à faire en sorte que la batterie se charge, je me suis aperçu que l'écran tactile ne fonctionnait pas. Rien à faire et c'est désolant pour un appareil qui fonctionne grâce à cette technologie, vous en conviendrez sans peine. N'écoutant que ma détermination à ne pas me laisser emmerder longtemps par un appareil, je pars à la recherche d'informations sur Internet. J'apprends que le dysfonctionnement est généralement dû à la mauvaise connexion d'une nappe. Je me débrouille comme je peux sans ouvrir le téléphone et j'arrive à faire fonctionner cet écran tactile. Chouette ! Le iPhone semble fonctionner, je fais une sauvegarde. La crainte que j'avais au début d'un iPhone bloqué sur le réseau Orange s'évapore lorsque j'insère la carte SIM de chez Free Mobile. Elle est reconnue, le téléphone fonctionne.
Je déchante lors du premier appel reçu. Je n'entends rien. Le haut-parleur ne fonctionne pas. Si j'active les hauts-parleurs additionnels qui permettent d'écouter, par exemple, de la musique en stéréo, ça fonctionne. Ce n'est pas pratique. Alors, je me décide à ouvrir le iPhone. Un petit tournevis, une ventouse, c'est parti pour une exploration des entrailles de la bête. Je déconnecte les trois petites nappes qui retiennent le bloc écran du reste de l'appareil, je nettoie tout ça et je remonte le tout. Comme par miracle, ça fonctionne désormais tout à fait bien.
Alors donc, du coup, me voilà avec un smartphone. Sauf que j'ai la chance qu'il soit trop ancien pour imaginer trouver des applications qui pourraient fonctionner avec lui. Tout de même, j'ai paramétré le bouzin pour recevoir des courriers électroniques et en envoyer. Ce n'est pas que j'aie l'intention de trop me servir de cela mais comment résister ? Pour tester, je suis même allé jusqu'à mettre quelques morceaux de musique. Enfin là, c'est certain, je ne vais pas trop utiliser cette fonction. Je n'aime pas écouter de la musique au casque et, de toutes les façons, le seul que j'ai à ma disposition est très mauvais. Je donne un mauvais point à Apple qui ne permet pas d'importer les contacts présents sur la carte SIM. Pas grave. Il y a des applications "natives" que l'on ne peut pas supprimer. Pas grave non plus. Je les ai toutes regroupées dans un dossier que je suis allé cacher loin. J'y ai mis tout ce dont je ne me servirai pas. L'appareil photo et le logiciel permettant de les visionner, le calendrier et la calculette, le dictaphone et le logiciel de navigation, l'horloge et les notes ainsi que la météo. Voilà, juste l'essentiel, le téléphone. Point. J'en suis encore à découvrir comment on utilise cet appareil. Ce n'est pas mal foutu, tout de même, il faut reconnaître.

Pour finir, un dessin de moto. Il y a quelques jours, je cherchais une idée de dessin. Je voulais m'exercer à l'encrage avec un pinceau que je n'utilisais pas parce que je le trouvais trop difficile. Pour encrer, il me fallait un crayonné. Je n'avais pas d'idée qui se pointait à l'horizon alors je me suis rabattu sur du facile. L'encrage s'est finalement relativement bien passé. Je pense que j'utiliserai ce pinceau pour quelque temps encore. Ce matin, j'ai terminé une mise en couleurs dans le but de vous en faire profiter. Et c'est sur ça que je termine le billet du jour.

Gronda

jeudi 11 février 2016

Ça ne vaut pas un clou

Helios 58mm Ne cherchez pas de message ou d'intention particulière. J'ai voulu essayer un objectif Helios, un 58mm livré avec un Zenit E, monté sur un boîtier Canon numérique, juste pour voir et en attendant un test plus poussé.

mercredi 10 février 2016

Finissons-en avec l'euphémisme

Depuis quelques semaines, on nous prépare à la prochaine crise financière. On l'annonce déjà pire que la dernière et on se demande qui s'en sortira et comment. Je trouve cette histoire à se taper le cul par terre. On semble s'étonner de cette prochaine crise financière alors que l'on n'a tiré aucune expérience de la précédente. On laisse faire l'économie libérale. Mieux, on l'encourage, on la nourrit, on la considère comme étant la seule possible. Les signes de cette (très) prochaine (très) grave crise, on les voit déjà. La Chine qui peine, le pétrole au plus bas, les conflits en Syrie et ailleurs, la Russie au bord de la faillite et l'Europe qui se referme sur elle-même avant, peut-être, de s'effondrer dans un beau nuage de poussière. Si cela se trouve, nous n'aurons pas qu'une crise financière. Depuis des années, on nous rappelle que tous les ingrédients sont réunis pour faire éclater une nouvelle grosse guerre mondiale.
Je ne souhaite bien sûr pas connaître ça mais j'en suis à me demander ce que l'on peut faire pour l'éviter si jamais elle doit survenir. Je ne sais même pas s'il est juste possible de rêver à un autre modèle économique pour la planète. Je me demande si ça peut se produire sans qu'il y ait d'abord une énorme crise qui mette à mal toute l'économie, détruise tout ces modèles basés sur les échanges dérégulés et sur la prise de pouvoir par les multi nationales. Pour l'Europe et pour la France, il me semble évident que les politiques ne peuvent plus agir qu'à la marge et qu'ils ne sont pas en mesure de définir des règles du jeu qui irait contre la finance, l'ennemi de qui vous savez.

Les bourses en pleine déconfiture

mardi 9 février 2016

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 5

Feuiileton collaboratif du mardi

lundi 8 février 2016

Période gauloise

époque gauloise

Et parce que j'ai retrouvé la gomme :

époque paléolithique

dimanche 7 février 2016

Brumes matinales

Brumes matinales

samedi 6 février 2016

Le paléolithique

Le square

Le square

vendredi 5 février 2016

Château de la Chapoulie

Château de Peyrignac

jeudi 4 février 2016

Sarko nous brouille l'écoute

Il paraît que Sarkozy aurait créé sa web radio. Je ne l'écouterai pas et je ne vais pas vous donner de lien pour y accéder. Je ne connais pas l'adresse et n'ai pas l'intention d'aller la chercher. J'imagine qu'entre deux séances de propagande à sa gloire, il doit faire de la pub pour son bouquin et je ne doute pas un instant qu'il fait appel à la douce voix de sa chère et tendre pour distiller un peu de poésie musicale dans ses programmes.

radio-sarko.jpg

mercredi 3 février 2016

Vide dans la tête

J'étais prêt à ne pas publier de billet. Heureusement, quelqu'un m'a suggéré de faire un dessin de merde, un vrai bon dessin pourri. C'était une riche idée et je me suis exécuté illico. C'est venu tout seul. Je garde cette idée, elle pourrait bien me resservir. N'essayez surtout pas de comprendre quelque chose à ce dessin, il n'y a rien à comprendre.

rat-rien.jpg

mardi 2 février 2016

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 4

Feuiileton collaboratif du mardi

lundi 1 février 2016

Le nez sur la ligne

C'est aujourd'hui que l'on expérimente le remontage de files par les motards. C'est dans quelques régions dont l'Aquitaine qui nous est si chère, à nous autres, personnes qui avons la chance d'être là plutôt que d'être à l'étranger. Et donc, les motards peuvent en toute impunité se faufiler entre les files de véhicules, sous certaines dispositions toutefois. Je doute que la mesure concerne les environs de Azerat. Les files y sont rares.
Il m'est arrivé de parler de cette pratique avec des confrères automobilistes et ils ont été nombreux à se prononcer contre elle, souvent parce qu'ils affirmaient avoir été effrayés par ces motos les doublant à vive vitesse et en actionnant leur avertisseur sonore à l'occasion. J'ai tenté de leur faire reconnaître que l'impression de vitesse était relative, relative à leur vitesse à eux, bien sûr. C'est le différentiel qui est en cause. Bon, rien à faire, ils n'aiment pas cela. De mon côté, et bien que je ne sois pas très concerné (en qualité d'automobiliste, hein !), je ne vois rien à redire à ce qu'un véhicule qui peut le faire se faufile pour remonter ces files de véhicules à l'arrêt ou évoluant à faible vitesse. Sauf lorsque l'on embarque mon rétroviseur au passage, bien sûr !

Les files remontées par les motards

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