janvier 2016 (34)

dimanche 31 janvier 2016

Relâche

J'ai passé la journée à bosser sur plein de projets avec un client-partenaire-associé-possible escroc et je n'ai pas envie de réfléchir à vous proposer quelque chose aujourd'hui. Désolé.

samedi 30 janvier 2016

On ne va pas se faire du mauvais Sand pour si peu

Si la faute est pardonnable, si, tous autant que nous sommes, nous pouvons en commettre, que dire de celle-ci ? Ça se passe dans une commune limitrophe de Azerat, à la Bachellerie, où l'équipe municipale guidée par son maire lumineux s'est mis en tête de mettre un nom à tout ce qui traîne de rues, chemins et impasses dans le village. Cette volonté forte a été accompagnée de la création du blason communal et il faut reconnaître que ça fait joli sur les papier à entête, un blason. Ça vous donne un petit côté de noblesse indéniable, ce genre de détail. Cette héraldique là nous informe de la présence d'un cours d'eau traversant le village, de l'existence d'un château — symbolisé par le lion griffu qui n'est pas sans nous faire penser à celui qui ornait les véhicules Peugeot — et du nombre de bourgs. Je vous invite à aller vérifier mes dires sur la photo.
Et donc, de jolies plaques en plastoc véritable ont fait leur apparition un peu partout et il en est une qui a particulièrement retenu mon attention. L'erreur est pardonnable. On peut ne pas connaître, on peut penser connaître. Ce qui m'étonne, c'est qu'elle ait réussi à passer toutes les étapes de contrôle possible. Celle de la passation de commande, celle de la prise de commande, celle de la réalisation de la plaque, celle de l'expédition, celle de la réception, de la pose et de sa présence effective. Les riverains ne paraissent pas trop avoir remarqué le problème pas plus que le maire, ses adjoints et conseillers. Alors, je ne vais pas parler du manque de culture du maire, je ne vais pas raconter que ce maire pourrait être un paltoquet doublé d'un prétentieux vaniteux. Non. L'erreur est humaine et ce maire nous montre combien il l'est, umain.

Voilà qui mérite une bonne chopine !

vendredi 29 janvier 2016

Facelia

Facelia

jeudi 28 janvier 2016

Toute la gauche est partie

Alors que l'Europe planche sur la question de l'exclusion de la Grèce de l'espace Schengen et que, en France, Christiane Taubira choisit la dignité en prenant ses distances vis à vis du gouvernement, s'ouvre en France les débats sur la déchéance de nationalité au parlement. Hors le fait presque certain que cette déchéance ne servira à rien dans l'immédiat, elle ouvre une porte dangereuse à la droite et l'extrême droite qui pourraient utiliser cet outil pour de bien sombres fins. Sur le fond et dans l'immédiat, il s'agit bien d'un problème moral plus qu'autre chose. Déchoir une personne de sa nationalité et imaginer l' "envoyer" dans un autre pays relève simplement de la bêtise ou du gros foutage de gueule de la part de Hollande et du gouvernement Valls. Pourquoi et comment obliger un pays d'accueillir une personne suspectée de terrorisme ou de sympathie pour le terrorisme ? Quel pays acceptera d'ouvrir grands ses bras pour faire une place à cette personne ? Ainsi, la France se prépare à conserver chez elle des apatrides. Je ne connais pas les conséquences réelles que cela entraîne. J'imagine. Pour une raison ou une autre, on me déchoit de la nationalité française. Que m'arrive-t-il donc ? Dois-je quitter Azerat, ma maison ? Dois-je quitter le pays ? Et pour aller où ? Peut-être n'ai-je plus ni couverture sociale ni existence citoyenne. Peut-être ne puis-je plus voter, plus me prévaloir de la détention d'un permis de conduire ? Peut-être même m'est-il interdit de faire référence à ce qui fait la France ! Interdit de parler français, de manger et boire français. Je vais demander l'asile politique à la Belgique, moi.
Et aujourd'hui, rappelons-le, Nicolas S. fête ses soixante ans. On se consolera en se disant qu'il pourrait bien être reconduit à la frontière pour ses méfaits lui aussi.

Le français aux Français

mercredi 27 janvier 2016

Christiane Taubira démissionne

Et ceci alors que je suis en train de faire un dessin sur la déchéance de nationalité. On va pouvoir commencer à ce demander ce qu'il reste de "gauche" dans ce gouvernement.

Les deux roues, l'hiver et le réchauffement climatique

Sanglas 400 F

mardi 26 janvier 2016

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 3

Feuiileton collaboratif du mardi

lundi 25 janvier 2016

Utilitaire

Camion
Arielle a réalisé une belle mise en couleurs du camion !

camion-bache-joie.jpg

dimanche 24 janvier 2016

Génétiquement modifié et plein de promesses

En préambule, je vous préviens qu'il ne faut pas compter sur moi pour vous expliquer comment ça marche. Je ne sais pas si vous avez entendu parler de ce truc dont on parle depuis la fin de l'année dernière dans les milieux de la vulgarisation scientifique. On en a parlé sur France Inter, j'ai lu des choses à son sujet sur Internet et j'ai lu un papier dans l'Obs récemment.
En gros, très grossièrement, en allant avec de gros sabots dans l'énormité du grossier, il s'agit d'une technique permettant de modifier l'ADN en coupant un brin de cet ADN et en collant un bout de séquence entre les deux morceaux. C'est hyper schématique et c'est à la mesure de ce que j'ai été en mesure de comprendre. Le procédé a ceci de révolutionnaire qu'il est, paraît-il, très simple à mettre en œuvre. Je ne pense pas qu'il le soit suffisamment pour que nous puissions tous nous amuser à créer des organismes génétiquement modifiés dans notre cuisine mais pour les scientifiques bien au point sur la question, il semble que ce soit une sacrée avancée.
Je vais tout de suite écarter la question de l'acceptation des OGM et des craintes que ceux-ci font naître chez pas mal de personnes. Je ne sais pas si les OGM sont dangereux ou pas, je n'ai simplement pas le savoir et l'intelligence pour me prononcer à ce sujet. Je pense que nombre des personnes qui les refusent n'ont pas plus de bagage scientifique que moi. Enfin, je pense que des modifications génétiques, il y en a eu des tonnes depuis la survenue des premiers êtres vivants unicellulaires sur notre planète, il y a entre trois et quatre milliards d'années de nous. Disons que s'il n'y en avait pas eu, nous serions des sortes de bactéries et la vie serait plus simple.
On a qualifié la technique, CRIPR-Cas9 de son petit nom, d'avancée majeure et révolutionnaire pour 2015. C'est à dire qu'avec cette technique, le genre humain est en mesure de créer de nouvelles espèces, de soigner des maladies, d'améliorer des espèces existantes ou de réparer des organismes. Rien de moins. On peut lire que l'on aurait réussi à faire un saumon qui grossirait deux fois plus vite mais aussi que l'on a pu produire du bio-carburant directement depuis des végétaux ou encore que l'on pourrait proposer des systèmes d'éclairages biologiques. Et sans compter les avancées que ceci pourrait amener pour vaincre des cancers, redonner la vue à des aveugles ou, pourquoi pas, changer la couleur des cheveux ou des iris. Bien évidemment, on peut voir dans tout cela des progrès très prometteurs ou des risques majeurs pour tous. A chacun de se faire son avis après avoir compris quelque chose.
Quoi qu'il en soit, j'ai comme l'impression que cette technique est pleine de promesses toutes plus fantastiques les unes que les autres. La seule limite qui n'en est forcément pas une, c'est bien l'imagination humaine.

Traficotons la génétique

samedi 23 janvier 2016

Il le reconnaît, il a fait des conneries

Notre bien aimé ancien président s'explique dans un livre. Ce livre, je ne l'ai pas lu et je ne le lirai pas. J'éviterai même d'en lire les "meilleures feuilles" et me contenterai donc de le juger en toute partialité à la lumière de ce que j'en aurai entendu dire à la radio. Et donc, Sarkozy fait son mea culpa et admet quelques erreurs et maladresses. Le Fouquet's, le yacht de Bolloré, le "casse-toi pôv'con", il le regrette, il ne pensait pas que ce serait mal perçu. Et non, il le jure, ce livre n'est pas un préambule à sa candidature pour les prochaines élections présidentielles et il considère qu'il est trop tôt pour se prononcer sur sa présence ou non à la course à l'Elysée. Sarkozy trace néanmoins les grandes lignes de ce qu'il appelle de ses vœux pour la France. La France qui est le sujet de son bouquin si l'on en croit le titre. S'il ne compte pas revenir sur le mariage pour tous, il souhaite toujours poser la question des 35 heures et de l'âge de départ à la retraite. Bref, si ce n'est pas une annonce de sa prochaine possible candidature, ça y ressemble.
Le problème, c'est que des enquêtes d'opinion semblent indiquer que les Français ne veulent plus de lui. Au sein même des "Les Républicains", l'idée de son grand retour ne fait pas l'unanimité. Si je ne sais pas ce qu'il en est réellement de son désir ou de ses projets, je pense qu'il a une envie de revanche et qu'il se verrait bien de nouveau aux affaires. Je doute que ce livre puisse convaincre les Français qu'il est le meilleur candidat pour la France. Je n'ai pas lu ce livre, je ne le lirai pas. Je ne voterai jamais pour Sarkozy. Je ne suis pas représentatif des Français. J'ai comme le sentiment que ce livre est le SOS d'un homme qui ne sait pas comment revenir au devant de la scène politique. Reconnaître ses erreurs, c'est peut-être méritoire. Politiquement, ce n'est peut-être pas très judicieux. Et puis, de ce que j'ai entendu, il ne reconnaît pas toutes ses erreurs. Son livre aurait sans doute nécessité d'être édité en plusieurs épais volumes ! Parte-t-il seulement des affaires qui lui collent au cul ? Oui. Il évoque Bygmalion qu'il affirme ne pas connaître à l'époque mais non, il ne pipe mot de Kadhafi et de tant d'autres points désagréables. Il dit ne pas comprendre comment il a pu se laisser convaincre par Buisson mais il n'explique pas pourquoi il persiste dans la voie de la "droitisation" de sa pensée politique. Alors, il a changé, Sarkozy ? Je n'en sais rien et je m'en fous.

Les bétises de Sarkozy

vendredi 22 janvier 2016

Œufs de poissons pas nés

Puisque pénurie de canard et foie gras il faut craindre, je change drastiquement de régime alimentaire. Tant pis pour les palmipèdes, tant pis pour les fins vins blanc ou rouge, tant pis pour les pommes de terre sarladaises, adieu petit toasts grillés et figues confites, bonjour à la vodka et à ces petits œufs qui vont si bien avec juste quelques pommes de terre à l'eau !

Petit repas tout simple

jeudi 21 janvier 2016

Intelligence sans fil

Il y a un peu plus d'une semaine, je me rends dans un commerce de l'agglomération périgourdine. Je suis à la recherche d'un remplaçant pour mon téléphone actuel qui fonctionne de moins en moins bien. Il y a là deux jeunes gens, une fille et un garçon. Ils doivent avoir la vingtaine et ils ont la panoplie du vendeur de téléphone portable ou de PC. Je n'accepterais pas de m'habiller de la sorte. Je suis juste à côté d'eux et j'attends qu'ils terminent ce qu'ils sont en train de faire. Elle retourne à son guichet et je m'attends à ce que le garçon s'occupe de moi. J'attends. J'attends. Je suis transparent. On ne me voit pas. Je suis invisible.
— Pardon. Je cherche des renseignements sur les téléphones portables.
— Oui ? Vous cherchez quoi ?
— Quelque chose de simple. Pas de smartphone, je n'ai pas besoin d'appareil photo, je n'ai pas besoin d'écouter de musique. Juste pour téléphoner.
— Ah ? Vous êtes chez quel opérateur ?
— Free.
Il se lève et se dirige vers le mur où sont disposés les téléphones.
— Vous avez ceux-là.
— Lesquels sont les meilleurs ? Je cherche quelque chose de solide avec une bonne qualité d'écoute.
— ... Bah vous avez ça ou ça. Il y a ça aussi.
Je sens un manque de motivation certain chez ce vendeur.
— Et celui-là, là, il est bien ?
— Bah c'est un modèle bas de gamme. Enfin ça fonctionne.
Je remarque que le modèle présenté est factice, une boîte vide. Je demande à en voir un vrai, à le toucher, le soupeser.
— Holà ! Il faudrait que je le cherche. Ce que je peux vous dire, c'est qu'il existe en noir et en rouge.
J'ai comme l'impression que je ne suis pas le genre de client très intéressant. Je comprends que je suis en train d'ennuyer ce pauvre vendeur. Je n'aime pas ennuyer les gens.
— Excusez-moi de vous avoir dérangé, lui dis-je alors. Je vais réfléchir.

Ni merci ni au-revoir ni rien. Le vendeur est déjà en train de faire autre chose. Et moi, je n'ai toujours pas de nouveau téléphone. Ça m'a permis de voir ce que l'on trouvait comme téléphones, tout de même. Il n'y a plus grand chose d'attirant parmi les téléphones "normaux". J'ai bien vu une sorte de téléphone gainé de plastique souple qui doit être plus ou moins étanche et anti-choc. Il est assez gros. Je suppose qu'il est prévu pour être utilisé sur les chantiers. Je ne sais rien de ses qualités. Maintenant, je ne suis pas opposé au smartphone par principe. Je me doute que si j'en avais un, je l'utiliserais. L'offre est globalement incompréhensible pour une personne comme moi qui ne s'intéresse pas à ces objets.
En toute logique, si je devais avoir un smartphone ce devrait être un iPhone. J'utilise presque exclusivement des ordinateurs Apple avec un système d'exploitation Apple et tout est fait pour que tout cela fonctionne bien ensemble. De ce que j'ai pu voir des smartphones sous Androïd et iOS, les machines de chez Apple me paraissent plus simples à utiliser et, peut-être, plus efficaces. J'ai eu en main des smartphones Androïd de marque "exotique", de chez Samsung et LG aussi, et j'ai compris que l'on avait le meilleur comme le pire. En gros, les moins chers sont souvent les moins bons. Reste la possibilité de trouver un iPhone d'occasion. Pourquoi pas ? Je n'ai pas besoin du dernier modèle. Un iPhone 4 ou 4S me suffirait certainement.

Un smartphone sinon rien

mercredi 20 janvier 2016

Renault ne triche pas

J'ai abandonné l'idée d'utiliser les récentes mines dont je vous parlais il y a peu. Je les ai remises dans leur petit étui et j'ai cherché dans mes réserves des vraies mines en graphite. C'est nettement mieux. Je retrouve le rendu de la mine HB classique. Du coup, j'ai pu faire un petit dessin.

Fumer tue

mardi 19 janvier 2016

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 2

Feuiileton collaboratif du mardi

lundi 18 janvier 2016

Faute de pire

Bulletin météo spécial ! Il a neigé sur Azerat, la preuve en image.

neige faute de mieux
Et sans plus attendre, un dramatique fait divers à Azerat où un talentueux dessinateur a connu l'angoisse de la page blanche. Reportage de notre envoyé spécial sur place.
C'est alors qu'il s'apprêtait à se délier la main en griffonnant sur une feuille de papier avec son porte-mine habituel que ce dessinateur qui souhaite conserver l'anonymat s'est aperçu que la réserve de mine était vide. Prévoyant, il va puiser dans le petit stock de mines neuves qu'il conserve toujours par devers lui pour les cas où pareille mésaventure lui arriverait. Il a voulu innover et a changé de marque. Ce ne sont pas les mines habituelles. "Celles-ci doivent bien en valoir d'autres", avoue-t-il avoir pensé au moment de l'achat. La suite allait lui faire ravaler son caquet ! Il déchire l'emballage et s'extasie face à la merveille technologique mise en œuvre pour concevoir ce petit emballage muni d'un couvercle monté sur un axe et relevant un astucieux système agissant à la manière d'un ressort pour cacher le trou par lequel peuvent s'échapper les mines.
Bien décidé à reprendre son dessin au plus tôt, il vide l'intégralité des mines dans le porte-mines et appuie à plusieurs reprises sur le capuchon pour faire sortir juste ce qu'il faut de mine "Hi-Polymer". Et c'est précisément à cet instant qu'a lieu le drame. Au moment même où il applique cette mine d'un nouveau genre sur la surface du papier, il se rend compte qu'elle est bien plus grasse qu'affiché. On dirait du B voire du 2B. Bref, ça ne va pas du tout du tout. Il reconnaît qu'il va lui falloir du temps pour s'y faire.

Et demain, la suite du feuilleton en bande dessinée !

dimanche 17 janvier 2016

Tuons-les tous

Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays Il paraît que la préoccupation principale des Français est la question de l'emploi et, par voie de conséquence, de la privation d'emploi ou de l'accès à l'emploi. François Hollande conditionne sa candidature aux prochaines élections présidentielles à l'inversion de la courbe du chômage. Il y aurait beaucoup à gloser sur ce concept d'inversion d'une courbe. Récemment, on nous a appris que l'on allait mettre en place un nouveau plan visant à réduire le chômage. De ce que l'on sait, on va tenter de favoriser l'apprentissage et la formation professionnelle en plus d'aider financièrement les embauches pour les PME. Rien de bien nouveau.
A droite, du côté du MEDEF, on regrette juste qu'il faille payer les salariés. Pour les employeurs, il est plus que clair que le frein à l'embauche, ce sont les charges. Il convient donc de les baisser. Dans l'idéal, il serait bon de supprimer l'idée du salaire minimum, celle du CDI[1] et celle des 35 heures hebdomadaires. Ils n'osent pas encore tout à fait le dire mais ils rêvent d'un monde où l'on ne serait pas obligé de verser un salaire, où l'on pourrait faire appel au travailleur au besoin et, surtout, le licencier facilement et rapidement. Avant même de l'avoir embauché, si besoin. Rien de bien nouveau non plus.
La position des "travailleurs", de la masse de personnes qui veulent un travail juste pour le salaire, juste pour avoir de quoi vivre et consommer un peu, est que il ne faut pas trop toucher les acquis sociaux ou ce qu'il en reste. Ces personnes arguent du fait que seul le CDI permet d'obtenir un prêt pour acheter une habitation ou une automobile ou quoi que ce soit d'un peu financièrement conséquent. Elles veulent un peu de sécurité, un peu d'argent, un peu de considération. Là non plus, on ne fait pas dans la nouveauté.
La situation peut sembler inextricable. Si l'on met de côté les vœux pieux du gouvernement (on peut supposer que ses membres cherchent principalement à se faire réélire) les attentes du patronat et des salariés et demandeurs d'emploi sont antinomiques. Et il se trouve que nous vivons dans une société, dans un système, qui veut que la voix des "riches" vaut plus que celle des "pauvres". Nous ne vivons pas dans un régime compatissant et guidé par l'empathie. Nous pensons que la réussite est la récompense du mérite. Cette idée est tellement bien ancrée dans les esprits qu'il arrive même que les gens du bas peuple donnent leur voix aux puissants. Peut-être est-ce dû à la diffusion massive de l'escroquerie intellectuelle imaginée par l'idéologie capitaliste qui prétend que n'importe qui, pourvu qu'il travaille dur, qu'il soit pugnace et dur à la tâche, volontaire et imaginatif, peut connaître le succès de l'entreprise privée. En votant à droite, on agit comme lorsque l'on coche des numéros sur un bulletin de jeu du Loto. Il est naturel, dans notre monde, de rêver s'élever dans la société.
Le souci, c'est que le système a besoin de ses pauvres. Et même de ses très pauvres. Le rôle du très très pauvre, c'est de faire peur au très pauvre. Pour ne pas tomber si bas, il va accepter du presque rien parce que c'est toujours mieux que du rien du tout. Enfin il faut nuancer un peu, tout de même. Pour que ça marche, il faut que le très très pauvre soit géographiquement proche. Les très très très très pauvres que l'on trouve loin de chez nous ne nous empêchent pas de dormir. Notons qu'ils ne servent pas non plus le capitalisme tant ils répugnent à consommer, ces indigents.
On pourrait penser qu'il pourrait exister une solidarité entre pauvres. Elle n'existe pas beaucoup. Je vous rassure, elle n'existe pas beaucoup plus chez les riches. Je rigole toujours beaucoup lorsque le chef d'une petite entreprise prend parti pour les grands patrons des grandes entreprises. Ils se croient du même monde, ces braves cons. Quand le pauvre à peur du très pauvre qui pourrait venir lui piquer le peu qu'il a, le très riche n'a pas peur du riche qu'il se contente d'utiliser à son profit. C'est là que l'on pourrait croire que le très riche est plus intelligent que le pauvre et le riche réunis.

Il ne semble pas être dans l'air du temps de passe à un système égalitaire, de gauche, socialiste. Nous sommes dans une économie de marché truquée. Je ne suis pas contre l'idée du capitalisme. Enfin pas vraiment. Il faudrait juste que ce système accepte de jouer selon les règles qu'il prône. Je ne vois pas pourquoi la solidarité nationale, européenne ou mondiale viendrait au secours de l'entreprise privée. On a sauvé des banques, on aide des entreprises. Qu'elles crèvent ! Le too big to fail popularisé avec la crise des subprimes nous éclaire bien sur les limites de ce jeu de dupes. On sait que des grosses entreprises ne remplissent pas leurs obligations vis-à-vis des états en agitant la menace de licenciements ou de délocalisation. Normalement, une entreprise qui ne trouve pas ses clients, qui se rate, devrait mourir. Il n'y a aucune raison pour que la société vole au secours des entreprises malades ou des institutions financières qui ont mal joué.
La volonté du gouvernement d'inverser la courbe du chômage est vouée à l'échec et c'est une quasi certitude. Je ne jette pas la pierre à Hollande et Valls. Peut-être ne peuvent-ils pas faire plus ou mieux. Peut-être nous ment-on lorsque l'on nous donne à croire qu'un gouvernement peut encore agir autrement qu'à l'extrême marge. L'autre jour, à la radio[2], j'entendais que General Electric s'apprêtait à supprimer plus de sept cents emplois en France après son rachat de de Alstom alors que le groupe américain s'était engagé à en créer mille, des emplois. Bon, je ne connais pas le dossier dans ses détails et il est possible que la restructuration doive passer par ça pour créer les mille (et les sept-cents en plus ?) emplois. On fait parler les chiffres et les informations comme on le veut. Mais vu de Azerat, ça ressemble un peu à un gros foutage de gueule. C'est un peu comme toutes ces firmes qui utilisent les niches et paradis fiscaux. Ce ne sont pas elles qui les ont créées, c'est vrai. Il me semble toutefois que les états pourraient agir. Mais alors, ce serait des entraves aux échanges commerciaux mondiaux et ce serait mal vu et ça occasionnerait sûrement tout un tas d'amendes pour ces états. Ce que j'ai aussi entendu à la radio, c'est la voix de Pierre Gattaz. Alors pour lui, c'est clair. Le coût du travail est trop élevé en France. Il faut supprimer le SMIC et baisser les charges. Il a soigneusement donné l'exemple de pays qui font bien mieux que la France pour le nombre de chômeurs, assénant des 3% pour ces pays et 5% pour tel autre. Oui. Et ?
On pourrait se demander pourquoi il y a un fort taux de chômage en France et ceci d'une façon si endémique et depuis si longtemps. Je suis bien certain que ce ne sont pas les études qui manquent. Il n'y a pas loin à chercher pour comprendre que des emplois ont été supprimés lorsque l'on a fermé des grands pans de l'industrie, dans la sidérurgie, dans l'exploitation minière, pour certaines régions du nord et de l'est de la France. La mondialisation a conduit au fait que la Chine est aujourd'hui appelée "usine du monde". On ne produit plus en Europe les produits manufacturés que l'on peut faire produire à moins cher ailleurs. Nous nous en réjouissons en tant que consommateur, ne nous le cachons pas. Ce qui serait bougrement intéressant, ce serait de comprendre quels emplois ont été créés en Grande-Bretagne ou en Allemagne. J'avais un ami allemand qui m'expliquait il y a quelques années qu'il avait dégotté un emploi de complément payé 5 euros de l'heure. Il s'agissait de faire des livraisons autour de Schorndorf, dans le Bade-Wurtemberg. Il considérait que ce n'était pas un boulot trop pénible et que le maigre salaire (ce n'était pas un temps plein) l'aidait à boucler les fins de mois. De fait, il n'était pas considéré comme chômeur. Ces temps-ci, ATD Quart Monde propose d'expérimenter la création d'emploi "non marchands". J'aime l'idée même si l'on risque d'institutionnaliser la notion de "sous emploi". Depuis des années, je suis persuadé qu'il existe de nombreux services qui pourraient être apportés par des personnes dont le salaire serait pris en charge par la société. Evidemment, j'en suis conscient, ces emplois seraient des emplois qui permettraient au mieux de tutoyer les minimums sociaux. L'idée permettrait certainement de faire baisser le nombre de demandeurs d'emploi mais ne permettrait certainement pas de créer des personnes économiquement aisées.
Et c'est là que l'on en arrive à se demander si ce qui est grave, ce sont les chiffres ou une courbe. Qui est responsable du nombre de demandeurs d'emploi ? Le gouvernement, les entreprises, les chômeurs ou l'ensemble des citoyens ou de la société ? Et existe-t-il une solution à ce problème qui soit satisfaisant ? Et est-ce un problème, d'ailleurs ? Si le chômeur peut être vu comme un fainéant, un parasite qui vit aux crochets de la société, on peut aussi prétendre qu'il a un rôle. La notion de "zéro chômage" n'est pas imaginable réellement ne serait-ce que parce que le chômage permet de conserver un cheptel de personnes prêtes à répondre à une offre d'emploi. On l'a dit, le chômeur agit aussi comme une épée de Damocles suspendue au-dessus de la tête de ceux qui ont un emploi qui peut disparaître d'un claquement de doigts. Ça permet de faire taire un peu les revendications syndicales et salariales. Si le chômage est une charge pour la société, s'il est vrai que les aides sont payées par ceux qui bossent et cotisent, ce n'est pas que de la faute du chômeur. Les idées que l'on propose aujourd'hui pour combattre le chômage passent donc par la formation et les "sous emplois". On n'est pas sorti d'affaire.

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Notes

[1] Contrat à Durée Indéterminée

[2] France Inter

samedi 16 janvier 2016

Mieux vaut aller au lit

C'est une polémique qui traîne ces temps derniers. Manuel Valls sera à la télévision dans l'émission de Laurent Ruquier. On l'accuse de faire dans le divertissement plutôt que de s'occuper des vrais problèmes des Français. Moi, bien sûr, je n'ai pas la télé.

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vendredi 15 janvier 2016

Biquère un jour, biquère toujours

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mercredi 13 janvier 2016

Photographie, mensonge et culte de la personnalité

Aussi vrai qu'il est fallacieux de penser trouver la vérité dans les journaux, la photographie représente tout sauf la vérité. Et si j'écris cela, c'est juste parce que j'ai pensé que c'était amusant. N'allez pas imaginer qu'il y ait la moindre once de vérité dans tout ça. Et puis, il faudrait revenir sur la notion de vérité, déjà. Il y en a des tonnes qui sont morts à vouloir la vérité, à trop la chercher, à la guetter partout et n'importe où et même ailleurs. Vouloir la vérité vraie, c'est ce pourrir la vie durablement et jusqu'à ce que mort s'ensuive. Alors que le mensonge, pardon ! Ah oui, le mensonge, ça met du piment dans la vie, ça vous l'embellit de la plus belle des manières. Ça oui ! Sans mensonge, pas d'art, pas de littérature, pas de cinéma. Le mensonge, c'est l'imagination au pouvoir ; le mensonge, c'est l'humour et peut-être même l'amour du prochain. On ment forcément aux gens qu'on aime. Bon, moi, de ce côté, je n'ai forcément pas trop l'occasion d'exercer. Je n'aime personne.
Il y en a qui raconte que le mensonge est le travestissement de la réalité. Ce sont des bouffons. Ils n'y connaissent rien. Même pas sûr qu'ils comprennent ce qu'ils disent ou répètent sottement. Travestir la réalité, ça implique que la réalité existe et là, c'est un peu comme la question de l'existence de l'être suprême. C'est largement sujet à caution. Si la réalité existe, elle est à chercher dans le domaine de la physique quantique. Elle est dépendante de l'observateur et, donc et de ce fait, est très subjective. Si la vraie véritable réalité existait, on s'en serait aperçu, depuis le temps que la question occupe les esprits. Quoi qu'il en soit, si quand bien même elle existait, elle ne pourrait pas survivre à la transmission. Elle serait fugace et propriété unique d'une unique personne. Le témoignage est déjà du mensonge.
A contrario, le mensonge se partage et se nourrit du partage. Rare sont ceux qui se mentent par plaisir. On peut se mentir pour de bonnes raisons, mais pas par plaisir. Notez que je n'y connais rien et que je dis peut-être des conneries. Je suppose tout de même que l'on peut se mentir et se persuader que ces mensonges valent pour vérité dans bien des circonstances mais qu'alors le plaisir n'est pas de la partie. Par exemple, si l'on échappe à un grave accident, on peut se mentir et se persuader que l'on a eu de la chance d'en réchapper malgré la perte d'un membre ou de quelque chose du genre. Dans la réalité, la chance est à pondérer.
Mentir aux autres crée du plaisir ou, du moins, une certaine satisfaction. Quel bonheur de berner son prochain en lui faisant prendre des vessies pour des lanternes ! Pour preuve, l'escroc génial aura toujours la sympathie du public et parfois même de ses victimes. J'ai connu des menteurs maladifs que j'écoutais par pur plaisir, juste pour le bonheur de me faire mener par le bout du nez et cela sans jamais être totalement dupe. Je me souviens ainsi d'un mythomane sévère qui voulait m'embarquer dans une aventure incroyable et que je m'amusais à aller toujours plus loin dans son délire jusqu'au moment où, ne pouvant plus aller en arrière et étant allé trop loin, il a préféré disparaître plutôt que d'avouer son mensonge. Echec et mat, j'avais gagné.
J'ai de la sympathie pour les menteurs qui me racontent des histoires. Pas toujours, bien sûr ! Mais en général, je les aime bien. J'aime bien mentir, aussi. Ainsi, je construis un mythe autour de moi. J'ai déjà réussi à faire croire que j'étais quelqu'un d'autre à plusieurs personnes. J'ai réussi à faire croire que j'étais dessinateur et photographe et même un peu réparateur d'ordinateur de l'école "sorcellerie et rites étranges conduisant à faire fonctionner un PC". Et je ne vous dis pas tout. Ce qui m'amuse, parfois, c'est de faire croire que je suis une personne sérieuse qui ne rigole pas et dont il convient de se méfier. J'y parviens assez bien. Et là, j'en arrive à la photo que j'ai eu l'idée de faire ce matin.
Ce matin, je me suis levé après une nuit qui a été meilleure que la précédente. Je me suis fait plein de café et j'ai commencé un dessin. A un moment, et je suis bien incapable d'expliquer ce qui a suscité cette idée, j'ai eu envie de faire une photo. J'aimerais savoir ce qu'il se passe dans ma pauvre cervelle, des fois. J'ai eu comme une image qui m'est apparue. Une idée d'image, quoi. Un truc qui m'a donné l'envie de la réaliser. Alors, je l'ai faite. Et cette photo est un mensonge caractérisé. Dans la vraie vie, je ne suis pas un bûcheron, je n'utilise pas souvent les tronçonneuses, je n'en empoigne pas systématiquement quelques minutes après mon lever. Et puis, je ne suis pas aussi peu souriant que je le montre, non plus. C'est marrant cette propension à toujours faire la gueule lorsque je m'essaie à l'autoportrait. Il ne faut sans doute pas aller chercher trop loin, sans doute que l'on peut expliquer que je cherche à créer une image idéalisée de qui j'aimerais être. Ou quelque chose du genre. A moins que ce ne soit que de l'humour ? Et j'ai conscience que mon humour n'est pas l'humour de tous. Et ça, ça me plaît beaucoup, cette singularité. J'aime trouver des personnes avec qui partager cette forme d'humour et j'aime également trouver des personnes qui ne la partagent pas.

Mc Culloch et moi

autoportrait à la tronçonneuse

mardi 12 janvier 2016

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 1

Sur presque un an, du 17 juillet 2012 au 9 juillet 2013, le blog a joué à construire un feuilleton collaboratif. Aujourd'hui, le feuilleton revient ! C'est Liaan qui a décidé d'entreprendre la transcription de l'histoire en bandes dessinées. Je ne sais pas s'il a conscience de l'énormité du travail qui l'attend et je ne sais pas plus comment il traitera tout ça mais d'ores et déjà, je vois à la lumière des premières planches que notre dessinateur a un énorme talent. Pour ne pas rompre avec la tradition, ce sera chaque mardi que vous pourrez découvrir cette aventure dessinée.

Feuiileton collaboratif du mardi

lundi 11 janvier 2016

Un iris de mes yeux vu

Curieux cet hiver, non ? Il n'a qu'une vingtaine de jours, il n'est pas terminé et le froid peut encore arriver mais je n'ai pas souvenir d'avoir vu des iris en fleur avant ce samedi dernier. C'est assez étonnant. Remarquez, je ne me plains pas de la douceur de cet hiver. D'un point de vue financier, je fais des économies de fuel domestique, du point de vue du confort, ça n'a rien à voir avec quelques hivers précédents. Hier, je suis allé voir le site de Météo France pour voir où en était l'annonce du fort coup de vent qui devait traverser le pays dans la nuit. Il n'y avait plus de risque pour nous et je suis allé voir ce qu'ils prévoyaient pour la semaine. Apparemment, il existe une possibilité pour que l'on ait de la neige pour samedi et dimanche. Ça pourrait être l'occasion de faire de jolies photographies, ça ! Nous verrons ce qu'il en sera.

Iris du 9 janvier 2016
Pour demain, je vous promets une sacrée belle surprise !

dimanche 10 janvier 2016

Grâce soit rendue aux poubelles

La dernière fois que je suis allé faire des photos de Périgueux de nuit, je me suis promené dans les rues à la recherche d'un sujet lorsque j'ai vu une chute de plateau de "bois", une sorte d'aggloméré recouvert d'une surface imitant un plancher peint. Je me suis dit que je l'embarquerais bien s'il était toujours là à mon retour de cette promenade nocturne. Il était toujours là et, donc, je l'ai porté jusqu'au coffre de la bagnole. Je me disais que cela pourrait me servir pour constituer un fond agréable pour réaliser quelque photographie, un jour, peut-être. Et aujourd'hui, je me suis souvenu de cela et j'ai utilisé le panneau. Ça ne rend pas trop mal, je trouve.

Nikon, Ilford et autres bricoles

samedi 9 janvier 2016

Les gouttes et les couleurs

gouttes d'eau

Locus Solus mais pas omnibus

Locus Solus Mobilum

Locus Solus Mobilum

vendredi 8 janvier 2016

Du temps des Postes et Télécommunications

telephone-ancien.jpg

jeudi 7 janvier 2016

Et si jamais ça avait bavé ?

Qu'est-ce qui peut bien se passer dans la tête de quelqu'un pour qu'il se mette à courir un hachoir à la main en direction de policiers avec une fausse ceinture d'explosifs noué à la ceinture ? Ça s'est passé à Paris aujourd'hui. Les policiers ont tiré, le type est mort. Vu de loin et entendu par les ondes hertziennes, je pense à un suicide. Je ne vois rien d'autre. A moins que ?

Bavure policière

Quatre éléments de plus pour Mendeleiev

tableau périodique des éléments

mercredi 6 janvier 2016

Boum en Corée du Nord

Bombe H Corée du Nord

Peut-on rire avec l'AVC ?

Oui ! La preuve. Dans AVC, on peut entendre WC que, en bon Français que je suis, je prononce "vécé" comme dans "Les vécés étaient fermés de l'intérieur" de Patrice Leconte. On peut aussi en rire en se souvenant de Jacques Chirac mais alors, c'est de l'humour pauvre. Disons que je suppose que l'on peut rire avec l'AVC bien que je n'en aie pas la preuve absolue.
Hier, je me suis posé cette question de l'humour lié à l'AVC. Je reconnais que je suis du genre à me poser des questions étranges mais, à ma décharge, il se trouve que cette question bizarre ne m'est pas venue par hasard. Je m'en vais vous expliquer cela.
Depuis plusieurs mois, je me rends sur le blog de Maëster dans l'espoir d'y trouver un dessin désopilant. Or, presque à chaque fois depuis le dessin fait à l'occasion de la mort de Coyote, je fais chou blanc. Et hier, joie ! un nouveau dessin !
Joie ? Bien mitigée, cette joie fugace. Je commence à lire le texte qui l'accompagne et commence à rire sans bien comprendre. C'est une blague ? La chute va arriver et je vais comprendre, c'est sûr. Et non. Cela ne se passe pas ainsi. Je termine ma lecture et je reste dans l'expectative. Aurais-je raté quelque chose ? Serait-ce que je ne parviendrais pas à saisir le sel de l'humour ? Je relis et relis encore.
Et si ce n'était pas de l'humour ? Et si c'était vrai ? Ce matin je me réveille avec ce truc qui me trotte encore dans la tête et je torche un dessin vite fait. Je suis retourné sur le site de Maëster et j'en suis toujours au même point. Je ne sais pas. Bien que...

AVC ou pas ?

mardi 5 janvier 2016

Mais où sont les neiges d'antan ?

2cv des neiges

lundi 4 janvier 2016

Bigophone sans fil

J'ai un téléphone portable que l'on m'a donné en échange de services divers. Il s'agit d'un presque smartphone, un Blackberry, que je n'utilise presque exclusivement pour sa fonction de téléphone. Et encore pas très souvent. Je dis presque parce qu'il m'arrive parfois de répondre à un sms. C'est mon deuxième Blackberry. Le premier est exactement du même modèle mais il était déjà dans un sale état lorsque l'on me l'a donné. Les deux souffrent du même gros problème, j'ai du mal à entendre la voix de l'autre personne derrière un grésillement particulièrement désagréable.
Je me dis donc qu'il serait peut-être temps d'acheter un nouveau téléphone portable. Je ne veux pas de smarphone parce que je ne veux pas faire de photographies avec lui, que je ne veux pas aller sur Internet ou consulter mes courriers électroniques, que je ne veux pas jouer, que je ne souhaite pas avoir plein d'applications indispensables ou écouter de la musique. Non, je cherche un téléphone, un simple téléphone qui fait fonction de téléphone.
Depuis que j'ai quitté SFR pour rejoindre Free, depuis que j'ai arrêté de me faire voler de l'argent en pure perte par SFR, je n'ai pas à le regretter. Récemment, j'avais déjà l'idée de changer de téléphone et j'étais aller visiter le site de Free mobile pour voir ce que l'on pouvait me proposer. J'ai été étonné de constater qu'il n'y a plus que du smartphone. Plus la moindre trace d'un téléphone basique. Vous avez le choix entre du iPhone, du Samsung, du bizarre mais toujours et rien que du smartphone. Mince alors !
En fait, il semble que le smartphone soit devenu le minimum syndical en matière de téléphonie mobile. Tout le monde veut un smartphone et de préférence un smartphone évolué, récent, avec une bonne capacité mémoire et un processeur rapide. Pourtant, lorsque j'observe du coin de l'œil les personnes qui ont et utilisent cet appareil, j'en arrive à me demander si elles ont bien besoin de tout ça. Evidemment, on trouve bien l'utilité que l'on peut faire de la machine une fois en sa possession. Par exemple, j'ai remarqué que beaucoup de personnes utilisent leur téléphone intelligent pour jouer à des jeux addictifs et parfaitement idiots. Ça fait passer le temps. Il y a celles et ceux qui sont connectés aux réseaux sociaux, à Facebook ou à Twitter en continu et qui vous abandonne dans une discussion pour répondre ou intervenir ailleurs. Il y a celles et ceux qui réagissent immédiatement dès que le son avertissant de l'arrivée d'un nouveau courrier électronique retentit. Moi, je suis plutôt du genre à ne pas répondre systématiquement lorsque ça sonne. Si je considère que je suis mieux occupé à faire autre chose, je me dis que ça attendra ou que l'on pourra me laisser un message.
Je ne suis pas contre le smarphone par principe. Je comprends que ce sont de magnifiques machines qui permettent de faire plein de choses passionnantes. C'est juste que moi, personnellement moi, je ne ressens pas le besoin d'en avoir un. Je sais bien que je pourrais avoir un smartphone et ne pas utiliser toutes ses possibilités comme je le fais d'un ordinateur ou d'un logiciel. Je prends ce qui m'intéresse et laisse le reste tranquille. Il n'empêche que je regrette un peu de ne pas trouver de téléphone simple. Je sais qu'ils existent encore. Il faudrait qu'un jour de désœuvrement je pousse la porte d'une boutique et que je demande conseil. C'est que je n'aime pas ces boutiques. La même aversion que pour les magasins de fringues, les échoppes de coiffeurs ou les magasins bio.
Alors, si jamais quelqu'un parmi vous s'y connaît, qu'il n'hésite pas à me conseiller. Je cherche un téléphone pas trop cher avec un son clair et net, facile à utiliser et plutôt robuste, avec une autonomie correcte.

smartphone.jpg

dimanche 3 janvier 2016

La plume ou le pinceau

Un temps, j'ai hésité. Depuis quelques mois, je cherche, sans grand succès, à changer de style. Ce que j'aimerais, ce serait bien de parvenir à produire des dessins moins laborieux et plus vifs, moins statiques et plus dynamiques. J'explore plusieurs pistes dont celle des outils à utiliser. La question la plus évidente, c'est celle du pinceau ou de la plume. J'élimine tout de suite le stylo bille, les stylos à pointe tubulaire et les feutres parce que je ne me sens vraiment pas à l'aise avec eux. Je conserve le "Pocket Brush" de chez Pentel parce qu'il fonctionne vraiment bien et qu'il est d'un bon secours pour les fois où je n'ai pas envie de m'emmerder à avoir à laver un pinceau. Dans l'idée, les feutres me plairaient bien de par leur facilité de mise en œuvre. Le problème, c'est que je ne les trouve pas assez rapides et sûrs. J'aimerais en trouver un qui me permette de faire un long trait sans décrochage. J'utilise un peu les Pitt de chez Faber-Castell mais ce n'est pas ça.
Un temps, j'ai encré à la plume. J'en avais quelques unes qui me convenaient vraiment bien. Je les ai toutes usées et n'en ai pas trouvé de nouvelles semblables. Alors, je suis passé au pinceau. Ce n'est pas si simple, le pinceau. C'est assez capricieux, même. J'admire les bons encreurs qui arrivent à vous faire des traits qui sont des merveilles à eux-mêmes. Pour moi, un bon encrage doit presque se faire oublier tant il doit paraître "évident". Je ne suis pas un bon encreur. J'essaie de m'améliorer et je sais qu'il y a encore du boulot. Là où je ne me facilité pas la tâche, c'est que, par fainéantise et manque d'ouverture d'esprit, je refuse trop de changer d'outil pour un même dessin. J'y gagnerais pourtant sûrement. Il faudrait que je travaille là-dessus aussi.
Depuis quelque temps, j'essaie de me réhabituer à la plume. Ce qui est certain, c'est que ça permet un trait plus nerveux, plus rapide. En théorie, elle permettrait aussi une plus grande précision. J'ai encore du boulot pour arriver à en sortir du trait convenable. Je m'entraîne. Comme pour ce dessin présenté là, aujourd'hui.

A la plume
Début décembre de l'an dernier, j'ai eu l'idée de produire un petit quelque chose pour vous souhaiter une bonne année. J'ai fait plusieurs essais et j'ai même trouvé preneur pour deux d'entre-eux. Il en est un qui n'a pas semblé intéresser grand monde et je m'étais dit que je pourrais toujours vous le refourguer, sachant que vous n'êtes ni très regardants ni trop exigeants. Et puis j'ai oublié jusqu'à ce matin.
J'étais une fois de plus en train de faire du nettoyage dans mon disque dur, me questionnant quant à la pertinence de conserver ou pas certains travaux, certaines photos, certains dessins et autres bricoles numériques. Je suis tombé sur ça.

Deux fois mille plus seize
Bien sûr, il serait étonnant que j'aie l'occasion de réutiliser la chose un jour. Autant s'en débarrasser tant qu'il est encore temps. C'est fait. Et en ce début d'année 2016, une bonne nouvelle ! Je vais vous expliquer ça. Au début de l'année 2015, j'ai décidé de lancer ma petite affaire et me suis inscrit comme auto-entrepreneur. Mon conseiller chez Pôle Emploi m'avait expliqué que je conserverais une partie de mon indemnisation en fonction des revenus générés par mon activité et déclarés auprès des services compétents. Les premiers mois, il y a eu un couac avec ces services, justement. En raison d'une refonte du RSI (si j'ai bien compris) il était impossible de faire mes déclarations. Bon. Je suis d'un naturel patient voire amorphe. J'attends. Début mai, enfin, je peux faire mes déclarations et, du coup, je peux les communiquer à Pôle Emploi. Dans mon idée, cela va permettre de débloquer la situation. On ne me verse plus d'allocation depuis décembre 2014. Puisque je suis moderne, j'ai opté pour la transmission de mes déclarations d'activité par voie électronique. Juin passe, juillet arrive. Pas d'allocation mais je me dis qu'il faut sans doute du temps pour faire les savants calculs et aussi que, puisque l'été est là, il doit y avoir des congés et que ça doit ralentir la résolution de ces calculs complexes. J'attends que le mois d'août finisse et espère beaucoup en septembre. La déception est contrebalancée par le bon espoir qu'en octobre, enfin, mon compte bancaire se gonflera de quelques picaillons. En novembre, je ne peux que constater que la situation n'est pas débloquée. Je me questionne mais me refuse d'ennuyer les services de Pôle Emploi pour si peu jusqu'au jour où je reçois un appel téléphonique d'une charmante personne de ce Pôle Emploi qui vient aux nouvelles !
Bêtement, naïvement, les premières secondes je pense que l'on va m'informer que cette fois on est bon et que tout va s'arranger. Mais non. En fait, la personne me demande quelle est ma situation, exactement. Je suis un peu étonné par la question et rappelle un peu comme une évidence que je suis auto-entrepreneur depuis janvier. A l'autre bout du fil, on ne semble vraiment pas être au courant et on m'invite à venir à l'agence avec ma déclaration de début d'activité et l'ensemble de mes déclarations d'activité. J'indique perfidement que tout cela a déjà été transmis par voie dématérialisée et moderne. Je n'insiste pas trop non plus.
Un matin, je me rends donc à l'agence de Pôle Emploi où je suis reçu par un très agréable conseiller avec qui nous parlons moto durant une petite demi-heure avant d'en venir à mon affaire. Il fait des copies de toutes mes déclarations et m'assure qu'il m'appelle avant la fin de la journée pour me dire ce qu'il en est.
Nous sommes mercredi et lorsque je jeudi point le bout du nez, nul appel téléphonique ne m'est parvenu. Je sais que l'on ne m'appellera pas ce jour et garde bon espoir pour le vendredi. En soirée, je sais que l'on ne me contactera pas durant le week-end. Par contre, le lundi, le mardi ? Au plus tard le mercredi ou le jeudi, le vendredi, voire ? Eh bien non. Et décembre passe tout entier.
Ce matin, premier dimanche de cette nouvelle année, arrive un courrier électronique dans mon logiciel qui sert à les gérer. Il est 5h30. Un dimanche ! Je lève mon chapeau d'admiration. Bravo. On me dit qu'un courrier m'attend dans mon espace privé. Je m'en vais le consulter sitôt après avoir avalé mon content de café et là, joie ! Oui ! On m'a versé des sous ! C'est une année qui commence vachement bien.
Et pour celles et ceux qui se demandent encore à propos de quoi j'ai pu hésiter, c'est au sujet du titre du billet. J'ai hésité à titrer "la plume et Loiseau". Je me suis retenu.

samedi 2 janvier 2016

Etang communal de Thenon

Etang communal de Thenon

vendredi 1 janvier 2016

Ces Yeurveux, ce sont les miens

RM_334

Le choix dans la date

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