septembre 2015 (33)

mercredi 30 septembre 2015

Encore un vieux Mac sauvé

Pourquoi persister à utiliser une machine obsolète ? Il peut exister plusieurs raisons à cela. D'abord, une bête question d'argent, bien sûr. Si l'on n'a pas les moyens d'acheter un nouvel ordinateur, on peut souhaiter continuer à en utiliser un vieux tant qu'il peut rendre service. Une autre raison peut être que, tout simplement, on refuse d'obéir à la volonté des constructeurs de matériel informatique et des éditeurs de logiciels. On peut très bien considérer que les progrès promis ne sont que de la poudre aux yeux et qu'une machine qui nous satisfaisait hier doit pouvoir nous satisfaire aujourd'hui pour peu que ces fonctions soient préservées. Et puis, bien entendu, on peut refuser de changer tout simplement parce que ça coûte, par radinerie.
Ce PowerBook G3, un Pismo à 400 MHz, ne fonctionnait plus. Je n'ai pas mis longtemps à poser le diagnostic. Selon toute vraisemblance, c'était le disque dur qui avait lâché. Ça arrive. C'était même probablement déjà arrivé. Au programme, démontage de l'ordinateur, remplacement du disque dur et réinstallation d'un système et des logiciels. Si possible, récupération des données contenues par le disque dur malade. On y va ! Première épreuve, trouver un disque dur compatible ! C'est que la technologie est légèrement vieillissante. Ce PowerBook date de 2000 ou 2001. On va dire qu'il a une quinzaine d'années. Depuis, nous sommes passés des disques à la norme IDE à ceux à la norme SATA et il devient assez difficile de trouver des disques à l'ancienne norme.
J'ai réussi à trouver un disque à vendre sur Internet. Un petit de 40 Go pas très cher. Je commande, paie et attends la livraison. Hier, je commence l'opération de remplacement du disque dur. Pas de problème majeur. J'en profite pour pratiquer un petit nettoyage. Je remonte tout, m'assure qu'il ne reste pas de vis oubliée, réinstalle la batterie et branche le cordon d'alimentation. Un appui sur le bouton de démarrage et un son résonne. C'est plutôt bon signe. Je récupère les CD d'installation et me prépare à la partie la plus longue de cette remise en route du PowerBook.
C'est à dire que cette machine peut fonctionner avec Mac OS X 10.4.11. Je n'arrive pas à remettre la main sur mon DVD d'installation de cette version du système. Par contre, j'ai un autre DVD de Tiger (10.4) qui implique que l'on ait préalablement installé une plus vieille version du système. Et là, il se trouve que j'ai des CD d'installation de Mac OS X 10.3 (Panther). Alors tant pis, je vais procéder ainsi. Je vais installer Panther et après, j'installerai une version neuve de Tiger. Ça prendra le temps qu'il faut. Allez, premier CD, c'est parti !
Heureusement que ne ne reste pas là à observer le bon déroulement de l'installation. Je profite de ce temps pour aller faire la vaisselle et pour réfléchir à ce que je pourrais me faire à manger. Changement de CD et je retourne à la cuisine pour éplucher quelques légumes. C'est qu'entre temps j'ai trouvé une idée de repas. Des minutes, beaucoup de minutes, passent et l'ordinateur redémarre tout seul. C'est le signe que l'installation de Panther est terminée. Je passe rapidement les étapes qui permettent de terminer l'installation. Je crée un utilisateur et je me lance dans l'installation de Tiger en demandant de formater le disque dur pour avoir un beau système tout neuf. C'est reparti pour une bonne petite heure de moulinage informatique.
Mon repas finit de cuire et je vais passer à table. Je pousse l'ordinateur sur une chaise et le remplace par une assiette pleine de mets délicieux. Du coin de l'œil, je surveille tout de même que tout se passe bien. J'ai pris soin de dire à l'installateur du système de passer sur les options totalement pas indispensables qui prennent et du temps et de la place pour rien. A mon avis, Apple aurait pu pousser plus loin le choix des options. J'ai fini de manger et l'installation continue. J'écoute la radio en dessinant un peu. Enfin, ça se termine ! Bon. A présent, les mises à jour. J'insère un câble réseau dans la prise du PowerBook et c'est parti pour encore quelques heures. Lorsque les mises à jour sont effectuées, je redémarre et recommence pour aller chercher celles qui n'ont pas été proposées dès la première fois. Il y a encore quelques dizaines de Mo à télécharger. A un moment, je décide que ça suffit bien pour la journée et que ça se terminera tout seul. Je vais bouquiner un peu avant de dormir.
Ce matin, vers six heures, je me lève. Je prépare du café et je regarde où en est l'ordinateur. Une mise à jour a échoué. Je relance une recherche et effectue la mise à jour. Cette fois, c'est assez rapide. Je redémarre, m'assure que tout fonctionne et passe à l'étape de l'installation d'un navigateur plus récent que l'antique Safari fournit par Apple. Heureusement pour ces vieilles machines, il existe le projet TenFourFox. J'installe aussi une ancienne version de OpenOffice. Tout va bien. Bon. Et maintenant, tentative de récupération des données ! Là, je ne garantis rien.
Je vais chercher un boîtier externe et place le disque dur malade dedans. Je le branche sur le Mac et rien. J'entends le disque tourner mais il refuse de monter. J'essaie de le mettre dans différentes positions, je le frappe doucement mais rien à faire. Je suis presque prêt à abandonner lorsque j'ai une idée. Le disque est muni d'un cavalier pour le configurer en maître ou en esclave. Là, il est en "maître". J'enlève le cavalier et fais une nouvelle tentative. Le disque gratte quelques secondes et il monte sur le bureau ! Chouette ! Je récupère le maximum de ce que je peux récupérer et le copie sur le disque NAS. Si je ne parviens pas à vraiment tout récupérer du contenu de ce disque, j'ai bien toutes les données personnelles ! Le reste, ce sont quelques éléments du système ou des préférences. Rien de bien grave.
La dernière étape est de remettre sur le nouveau disque du PowerBook toutes ces données. C'est relativement rapide. Je teste un peu tout ça et passe un coup d'utilitaire pour réparer les autorisations. Tout va bien et c'est terminé.

PowerBook G3
J'ai essayé d'utiliser un peu cette vieille machine et il est indéniable que c'est tout de même bien lent par rapport aux standards actuels. Ceci dit, il n'y a que 320 Mo de RAM et il est recommandé d'avoir au moins 512 Mo pour cette version du système. Il faudrait trouver deux barrettes de RAM pour booster un peu tout ça. L'écran de 14 pouces n'affiche que 1024x768 pixels et paraît de bien piètre qualité aujourd'hui. Il n'empêche que ce Pismo est peut-être le meilleur des portables produits par Apple au regard de sa connectique et de ses possibilités d'extension. C'était une machine costaude et rien que le fait qu'elle soit encore utilisable aujourd'hui le montre.

mardi 29 septembre 2015

L'expérience de la plage

Une plage de repos dans cette vie trépidante
Je vous propose un jeu. Je vous donne cette photo et vous devez écrire un court texte à son propos.

lundi 28 septembre 2015

Fiers Mongols du Quercy

Rocamadour, vous connaissez ? C'est un fromage de chèvre[1] et un haut lieu touristique entièrement voué aux bondieuseries immondes et au commerce qui l'est tout autant. C'est l'un de ces beaux sites du Lot, sur le causse de Gramat, avec ses petites routes bordées de murets de pierres sèches et ses falaises merveilleuses. Construit à flanc de falaise, Rocamadour attire le touriste et on comprend pourquoi. C'est d'un charme presque indécent qui use de sa force de séduction avec insolence. L'idée, si l'on souhaite visiter Rocamadour, c'est de se garer tout en bas et de gravir les marches pour affronter les quelques cent-cinquante mètres de dénivelée. Donc, il convient de se munir de bonnes chaussures et d'un peu de courage. Bien entendu, une bouteille d'eau, s'il fait chaud, sera la bienvenue. Il conviendra également de refuser résolument de laisser le moindre picaillon aux méprisables commerçants qui pullulent ici. C'est méchant, je le sais. Il faut bien qu'ils vivent. Je n'ai rien contre eux mais tout de même ! Entre le souvenir pourri et le truc à bouffer que tout estomac soucieux de sa réputation refuserait, entre l'établissement qui propose des boissons à des prix astronomiques et celui qui prétend vous servir un repas gastronomique à des tarifs stratosphériques, on peut penser un instant à faire demi-tour pour aller visiter autre chose, ailleurs.

Vue depuis Rocamadour
Ceci dit, qu'est-ce que c'est beau, bordel ! Et pas que la cité ! Le paysage est beau. Ces falaises, ce causse couvert d'arbres rabougris. Ça vaut réellement le coup d'œil. Ces samedi et dimanche, Rocamadour accueillait et organisait plusieurs manifestations dont les Montgolfiades qui fêtaient leur trentième anniversaire. Parce qu'il faisait mieux que beau, les visiteurs étaient nombreux. Le spectacle de l'envolée des montgolfières était attendu et l'on se massait à tous les niveaux pour observer la vallée.

Vue sur l'Hospitalet
Et j'étais là, avec mon appareil photo auquel j'avais collé le 80-200 f:2.8 que j'aime tant et que je n'utilise pas assez à mon goût. Il faut dire qu'il est lourd. C'était une très bonne occasion de le sortir du sac et de le mettre à l'épreuve. J'ai fait 163 images et je ne vais pas toutes vous les montrer. Elles ne sont pas toutes réussies non plus[2] ! Depuis ce matin, je sélectionne, j'écarte, je retiens des photos de cette manifestation. Je n'ai pas cherché à présenter toutes les montgolfières présentes. Il y en avait une petite trentaine.

En bas, la buvette Kronenbourg
Un moment, je me suis dit que j'aurais dû éviter de faire comme tout le monde et photographier depuis Rocamadour pour me rendre en face. Ça aurait donné des images beaucoup plus fortes, certainement. J'y penserai pour une autre fois. J'ai retenu environ une photo sur dix. Pour le blog, j'ai été obligé de les compresser et cela nuit à la qualité. Vous devrez vous contenter de cela[3].


Montgolfières à Rocamadour
Les aérostats[4] partaient de la plaine et s'élevaient entre les falaises. Il me semble que je préfère les photos de montgolfières sur fond de falaise que celles sur fond de ciel bleu. C'est une question de goût et, afin de satisfaire le plus grand monde, j'ai choisi des images des deux sortes.

Montgolfière dans le causse
Un ballon dans les arbres
Si certaines mongolfières étaient "classiques", si certaines servaient aussi de support à des publicités, d'autres étaient de forme amusante et inhabituelle. Ainsi, nous pouvions voir une enveloppe en forme de canard, une autre représentant une coccinelle[5], un joker avec son bonnet à clochettes pour cette autre ou un énorme gâteau d'anniversaire muni de ses bougies pour fêter le trentième anniversaire de l'événement.

Une page de pub !
Quelques fiers mongols
Trois ballons
Ce qui est certain, c'est bien qu'il doit être intéressant de voler à bord d'une montgolfière. Des baptêmes de l'air à bord de ces appareils étaient organisés. Faire des photos depuis la nacelle, du paysage mais aussi du ballon lui-même, doit pouvoir donner des résultats regardables.

Une montgolfière est cachée dans cette image
Montgolfière dans le causse lotois
Sinon, et pour celles et ceux qui se poseront la question, non je n'ai pas photographié l'éclipse de Lune de la nuit dernière. J'avais bien réglé le réveil mais oublié de le mettre en marche. Du coup, je me suis réveillé à 5h49 et il était trop tard. Vous pouvez voir la belle photo faite par mon frère Thierry sur son blog à lui.

Montgolfière dans le causse
Dans le causse

Notes

[1] De lait de chèvre, plutôt

[2] et ici, j'ai conscience de briser le mythe qui veut que je sois un photographe qui ne rate jamais une photo

[3] mais si vous souhaitez passer commande d'un beau tirage papier pour égayer vos chiottes, vous pouvez me contacter

[4] Chouette, j'ai remis la main sur mon dictionnaire des mots qui veulent dire la même chose en moins bien

[5] l'insecte, pas la voiture

dimanche 27 septembre 2015

Mais pas noni !

De retour d'une petite escapade, quelques photos faites rapidement. Je n'ai pas eu le temps de visiter quoi que ce soit et c'est regrettable tant on imagine qu'il y a matière à découvrir.

Ruelles Albi

Albi

Cathédrale de Albi

vendredi 25 septembre 2015

In pig all is good

C'est un fidèle lecteur du blog qui nuit (très) grave qui me permet de rester dans le thème du cochon. J'avoue que l'information n'était pas parvenue jusqu'à mes douces oreilles finement ourlées. Pourquoi et comment ? Je ne me l'explique pas. Et pourtant ! Quelle information ! Mazette ! Je vous laisse deviner de quoi il en retourne si vous ne l'avez pas compris.

cochon qui s'en dédit

jeudi 24 septembre 2015

Photographier comme un cochon

L'un de mes frères m'a demandé de lui faire une photo. Il avait acheté de la bière et les verres qui vont avec. L'idée était de faire une photo d'un verre avec la bière et de la mousse. Dit comme cela, ça semble simple.
Le problème, ce n'est pas tant de photographier le verre plein de bière que d'avoir de la mousse. J'avais lu je ne sais plus où un truc pour obtenir une belle mousse qui tienne. Le souci, c'est que le truc rend la bière imbuvable. Parce que ce n'est pas de la petite bière que l'on trouve sous le sabot d'un cheval, ça me chagrinait un peu de gâcher.
Dans un premier temps, j'avais acheté de la bière très bas de gamme. Il ne m'a pas fallu longtemps pour m'apercevoir qu'elle était impropre à produire une belle mousse. Je l'ai bue. L'autre jour, je suis monté un peu en gamme et ai acheté de la Kronenbourg. Ce n'est pas de la grande bière, certes, mais elle est injustement mal considérée, selon moi.
Cette fois, je mets en place les éléments de la photo. Le verre est là, les éclairages sont disposés. Je commence par verser deux canettes de bière dans le verre. Ça donne ça :

La Kronenbourg, ça mousse pas
On peut le constater, de la mousse il n'y en a point. Je ne me formalise pas outre mesure, je m'y attendais un peu. Je vais pouvoir tester le truc. Je prends ce qu'il faut pour le réaliser et le résultat est très nettement au delà de mes plus folles espérances ! Ça marche même trop. Beaucoup trop ! J'ai juste le temps de déclencher et je vais chercher une bassine et une éponge pour nettoyer la catastrophe. Pour vous donner une idée, ça donnait cela :

Y a comme un truc qui va pas
Bon. Du coup le verre est tout dégueulassé. Je n'ai pas envie de perdre un nouveau demi-litre de Kronenbourg, je continue avec ce qu'il y a dans le verre. J'utilise de nouveau le truc, avec un peu plus de parcimonie cette fois. Pour refaire le niveau, j'ajoute de l'eau. Au point où on en est, autant y aller franco. La mousse a un aspect un peu bizarre mais ça ira pour cette fois.

Ben mon cochon !

mercredi 23 septembre 2015

La gauche sinistrée

Les élections régionales approchent et la gauche a peur. Enfin la gauche... Pas toute la gauche mais une bonne partie de celle qui se voit au pouvoir d'une manière ou d'une autre, au sein d'un parti ou au gré d'alliances, de copinages, de force de raison. La gauche n'est pas la seule à avoir peur. La droite aussi. Pas toute la droite ! Non ! L'extrême droite n'a pas peur du tout, elle.
Parce que, pour la gauche, il existe au moins deux raisons d'avoir peur. Celle de perdre des régions et celle de voir le F-Haine débouler partout. Alors, les socialistes ont eu l'idée d'appeler à une union de la gauche, des gauches, pour faire barrage au parti raciste et populiste. L'autre dimanche, Jean-Luc Mélenchon était invité de Stéphane Paoli sur France Inter pour parler un peu de ça. Il est marrant, Stéphane Paoli. Il a ses dadas. Celui du moment, c'est l'horizontalité opposée à la verticalité. C'est conceptuel. Pour faire simple, il y aurait notre monde actuel qui serait dans la verticalité et le monde à venir qui serait dans l'horizontalité. C'est à dire que, pour l'heure, le pouvoir serait exercé du haut vers le bas, des puissants vers les faibles, de l'élite vers le peuple. Et dans le futur le pouvoir serait partagé sur un plan horizontal, de pair à pair. Son dada, à Stéphane Paoli, c'est de croire qu'avec Internet et les nouvelles idées qui émergent, le peuple va en arriver à se gérer lui-même en refusant de recevoir des ordres du haut.
L'idée est plaisante. Ne plus reconnaître de supériorité, ça me plaît bien. Sur le fond, je suis un peu d'accord avec Stéphane Paoli. Nos sociétés changent et on peut le remarquer tous les jours. Il est vrai qu'aujourd'hui, avec les échanges rendus possibles par l'Internet, on peut passer outre l'avis des spécialistes et des experts. Le monde entier est devenu un grand forum, un vaste espace démocratique. A côté de cela, les vieilles institutions peuvent sembler patauger et perdent un peu plus de leur légitimité chaque jour.
Les systèmes d'information traditionnels crèvent face à Internet. On annonce la fin de la presse écrite d'ici 2025, la télévision va mal. Le désintérêt prétendu du peuple pour la démocratie exprimée par le vote cache une expression démocratique bien vivante, celle que l'on constate sur Internet, sur les forums, dans les commentaires, dans la participation aux débats d'idées. Grâce à Internet, chacun peut s'exprimer à l'échelle mondiale comme jamais avant cela n'a été possible. On peut partager ses idées, ses créations, facilement, avec peu de moyens. Et ça, franchement, c'est formidable.

Union des gauches sous conditions

Et donc, Mélenchon était invité de Stéphane Paoli pour s'exprimer, entre autres choses, sur cette idée d'union de la gauche face aux droites. Tout n'était pas inintéressant dans ce qu'il a dit. Pour lui, la gauche de gauche a le vent en poupe et va prendre le pouvoir contre le monde libéral et capitaliste. Personnellement, je le souhaite. Par exemple, dans ce que Mélenchon a dit d'intéressant, il y a cette idée d'union des gauches européennes à mettre en opposition avec l'idée de l'union des "gauches" françaises. Je comprends tout à fait son refus de s'unir aux socialistes français. Si aujourd'hui je remercie encore et toujours Hollande de nous avoir débarrassé de Sarkozy et de son infâme clique, je reconnais être déçu. Et pourtant, je n'attendais pas grand chose de lui. J'espérais un peu plus de politique "de gauche", c'est tout. Je me doutais que ce ne serais pas la révolution mais je ne pensais pas que ça irait tant que ça dans la continuité des politiques entreprises auparavant.
Je pense que Mélenchon a raison lorsqu'il dit qu'il faut arrêter d'agiter le chiffon rouge du F-Haine pour faire voter les Français. Les fronts républicains et les peurs ne peuvent pas constituer une politique satisfaisante. Oui, bien sûr, il faut une révolution ! Bien sûr qu'il la faut ! Il faut combattre les idées libérales. Et pour cela, il est plus que probable que l'on ne pourra pas le faire à la petite échelle d'un pays. Il faut que les Européens se révoltent contre l'Europe.
Maintenant, comment fait-on pour constituer cette nouvelle société européenne ? Là, je n'en sais rien. C'est beau, l'idée de démocratie participative. Sans rire, il y a plein d'idées qui me plaisent, dans le fond, parmi les idées qui courent. Les idées de partage, de décroissance, tout ça. Même les idées écologiques lorsqu'elles ne sont pas délirantes. Bien sûr qu'il faut favoriser les circuits courts, bien sûr qu'il faut produire propre, local, dans le respect de la planète. Bien entendu. Et bien sûr que ce sont des idées de gauche. Evidemment que ce serait bien en beau et bon si l'on arrêtait de courir après de l'inutile et du futile. Bien sûr que l'on en a rien à foutre d'avoir le dernier smartphone à la mode ou la bagnole la plus puissante. Bien sûr qu'il est dégueulasse de s'habiller avec une chemise fabriquée au Bangladesh dans du mauvais tissu par des personnes exploitées. On peut rêver d'un modèle de société responsable.
Le grand tour de force du libéralisme est bien de nous avoir tous rendu irresponsables. On a finit par accepter l'inacceptable pour de simples raisons économiques. J'ai senti le vent tourner dans les années 90 lorsque l'on a vu débarquer des produits manufacturés vendus à des prix qui ne signifiaient plus rien. Chaque semaine, j'achète un pain pour deux euros. Qu'est-ce que le pain ? De la farine de blé, de la levure, du sel et de l'eau plus du bois pour chauffer le four, le travail du boulanger et les frais de la boulangerie (les murs, l'électricité, les charges...). Deux euros. On trouve des téléphones portables vendus à moins de vingt euros. C'est quoi un téléphone portable face à un pain ? C'est de la technologie, des matériaux rares, des machines outils, des usines, des ouvriers, du transport, de l'énergie, de la programmation, des infrastructures. Est-ce que ça ne peut sérieusement valoir que l'équivalent de dix pains ?
La révolution passera forcément par une diminution de notre pouvoir d'achat. Il faudra accepter de payer les marchandises à leur prix juste. Aujourd'hui, notre système économique est basé sur une monnaie, le dollar américain, qui ne veut rien dire, qui ne vaut rien, qui peut être émise à volonté. Faudra-t-il que l'Europe cesse de se référer au dollar ? Est-ce que c'est seulement envisageable ? J'en doute un peu. Je doute encore plus que les Etats-Unis d'Amérique virent à gauche.
Et alors, que faut-il penser de l'idée des socialistes français d'unir les gauches nationales pour faire barrage contre les droites ? Si l'on est allergique à tout ce qui est à droite, on peut juger que l'idée est bonne. Si l'on conteste aux socialistes le droit de regrouper les gauches françaises à son seul et unique profit, on peut refuser cette idée. Si un jour les partis politiques de gauche parvenaient à se regrouper en laissant tomber les ambitions personnelles pour se radicaliser quitte à accepter de perdre le pouvoir, se serait autre chose. L'idée de société de gauche n'est possible que dans une société de gauche. Il n'est pas certain que les Français et plus largement les Européens soient de gauche. Les gouvernements de gauche ne pourront appliquer des politiques de gauche que s'ils refusent de ménager la chèvre et le chou. Et pour le moment, je pense que l'on nous prend le chou, justement. On nous bourre le mou avec des idées d'union à la con.

mardi 22 septembre 2015

Patrimoine de l'Auvézère

Sur la rive gauche de l'Auvézère, à Saint-Pantaly-d'Ans, on peut trouver le château de Marqueyssac. Je vous en parlais en mai 2014. Suite à ce billet, j'ai été contacté par la propriétaire, Corinne Bouilhac, qui m'invitait à venir découvrir le château à l'occasion des Journées du Patrimoine. Depuis mon dernier passage, bien des travaux ont été réalisés en vue de consolider, de sécuriser, mais aussi d'embellir le bâtiment.

Château de Marqueyssac de Saint-Pantaly-d'Ans
Je ne vais pas vous retracer l'historique de ce château, d'une part parce que je ne suis pas historien et d'autre part parce que je ne ferais que retranscrire ce que peut nous en dire le site des Amis de Marqueyssac. Aujourd'hui, s'il ne reste du château qu'une façade incomplète flanquée d'une tour orpheline de sa sœur qui lui faisait pendant en symétrie par rapport à la tour d'entrée munie à l'origine d'un pont levis permettant de franchir les douves, il faut savoir que la toiture existait encore en 1952. Cette année fut funeste. Un violent orage de grêle eut raison des ardoises et, une fois la charpente mise à nu, le travail de sape put débuter. Il fallut attendre une soixantaine d'années pour que quelqu'un s'émeuve de la santé de la bâtisse.

Château de Marqueyssac de Saint-Pantaly-d'Ans
En 2012, lorsque Corinne Bouilhac devient châtelaine, elle ne le fait pas dans l'optique d'habiter les lieux. Native des environs, elle fonde l'association des Amis de Marqueyssac en 2001 avant de casser sa tirelire pour acheter le château. Celui-ci est désormais classé et bénéficie d'aides pour la sauvegarde de ce qui peut l'être. Pour l'association et sa présidente représentée par la propriétaire, il n'est pas question de rebâtir le château. Evidemment, il s'agit d'abord d'un problème de moyens financiers. Mais c'est aussi qu'il est difficile de savoir comment se présentait le château du temps de sa splendeur. Au fur et à mesure qu'il tombait en ruine, il a servit de carrière de pierres et l'on retrouve des cheminées lui ayant appartenu dans des habitations proches. Dans un premier temps, il s'agit bien de sécuriser les approches du château et, à terme, d'y organiser des manifestations comme celle proposée pour les Journées du Patrimoine. Il est aussi question de retracer au plus près l'histoire de ce château et de lui redonner sa place dans la vie de la commune. Avec l'aide et le soutien des services des bâtiments de France, on a déjà ouvert des fenêtres qui avaient été obstruées et l'on projette de fermer une porte qui avait été ouverte sans doute à l'époque où le château servait de bâtiment agricole.
Si le château n'est pas ouvert à la visite pour des raisons de sécurité, il est possible de contacter l'association des Amis de Marqueyssac pour négocier une visite. Sinon, il est fort probable qu'il sera de nouveau ouvert pour les Journées du Patrimoine 2016.

Château de Marqueyssac de Saint-Pantaly-d'Ans
Il est prévu de continuer les travaux qui devront redonner un peu de son lustre au château. Déjà, on a procédé à une "dévégétalisation" des murs. Dans l'avenir, on pense à retrouver les fondations des murs d'enceinte et à creuser ce qui devait constituer les douves. Il y a beaucoup à faire. Dans la tour droite, la seule qui subsiste, les planchers se sont effondrés et des pierres menacent de tomber. Dans la tour surplombant le porche d'entrée, relativement bien préservée dans sa partie basse, il faudrait nettoyer voire reconstruire les pièces et escaliers. On peut se mettre à rêver de chantiers bénévoles. Si ce château n'est ni le plus grand ni le plus beau des châteaux de Dordogne, il est méritoire de souhaiter le faire revivre.

lundi 21 septembre 2015

VAG à l'âme

Premier groupe automobile européen, deuxième à l'échelle mondiale, Volkswagen crée le scandale aux Etats-Unis d'Amérique sur fond de tromperie. Le groupe aurait réussi à installer un logiciel dans ses voitures qui réussirait à tromper les contrôles de pollution. Pour faire simple, ce programme informatique serait en mesure de détecter un contrôle et calculerait l'injection de carburant de manière à faire passer pour plus propre qu'elle l'est l'automobile testée. Les ingénieurs de chez Volkswagen sont loin d'être sots.
Que cette marque aux origines plus que douteuses[1] ait réussi, avec ses Kombis et "coccinelles", à se donner une image de marque hyper cool auprès des jeunes de plusieurs générations d'automobilistes, c'est déjà un beau tour de force qu'il convient de saluer[2]. On voit que l'action du groupe VAG chute sur les places boursières. Dame ! Faut dire que, rien que pour les USA, l'amende pourrait atteindre les 18 milliards de dollars. Ce n'est pas rien. Attendons un peu que l'Europe se penche sur la question, qu'on rigole un brin.
Martin Winterkorn, patron de VAG, déclare : «Je regrette personnellement, et profondément, que nous ayons déçu la confiance de nos clients et du public». Bon. Ça va pour cette fois et que l'on ne vous y reprenne pas. Maintenant, on peut se demander si les autres constructeurs n'auraient pas, eux aussi, leur petite astuce pour passer les tests. Disons que je m'étonne un peu. Si les voitures du groupe VAG affichaient réellement des émissions de polluants moitié moindres que les autres constructeurs, je voudrais bien croire que la tromperie ne concerne que les automobiles de chez VAG. Si je m'appuie sur le palmarès du Particulier[3], Volkswagen n'arrive jamais en première position, ni pour les moteurs essence ni pour les moteurs à gas-oil. Mais peut-être bien que, tout simplement, le groupe PSA ou Renault vendent moins de voitures aux USA que VAG.
Quoi qu'il en soit, nous sommes là encore en présence de l'une de ces merveilleuses manifestations de ce que le libéralisme-capitalisme est capable. Quelqu'un, quelque part, a dû calculer qu'il était plus directement rentable de développer un bout de logiciel informatique que de chercher réellement à produire des moteurs moins polluants. C'est merveilleux !

Volkswagen nous enfume

Notes

[1] C'est Adolf Hitler le papa de la VW, tout de même !

[2] Non, non, on n'est pas obligé de tendre le bras, non !

[3] Il doit exister mieux quelque part mais j'ai la flemme de chercher

dimanche 20 septembre 2015

Musée Agricole et Automobile de Salviac

Chevrolet sedan 210 yellow cabEn ces Journées du Patrimoine on peut se demander ce qu'est ce patrimoine. En gros et pour faire simple, on peut dire que c'est l'ensemble des biens matériels et immatériels, artistiques et historiques, qui constituent une forme, une sorte, de mémoire commune. C'est un gros fourre-tout dans lequel on peut mettre ce que l'on veut selon ses goûts personnels ou culturels.

Benoît Jouclar n'a que 38 ans. Bientôt 39. La légende veut qu'il ait commencé à amasser sa collection à l'âge de 14 ans lorsqu'il est allé chercher le Farmall Cub de son grand-père, paysan de ce Lot proche du Périgord Noir, à quelques encablures de Sarlat. Sa collection est devenue le Musée Agricole & Automobile de Salviac il y a une dizaine d'années et c'est lui, Benoît Jouclar, en vrai passionné, qui organise les visites avec un discours bien rodé. Au programme pour qui souhaiterait suivre la visite guidée, démarrage de Mc Cormick Deering à la manivelle ou de Société Française Vierzon au chalumeau et à l'huile de coude !

Mc Cormick Deering

Société Française Vierzon

Sur 6000 mètres carrés, dans des bâtiments, sous des tunnels agricoles ou en plein air, on peut voir beaucoup de machinisme agricole, du véhicule utilitaire, du véhicule militaire, de l'automobile ancienne et de la moto d'autrefois. Le machinisme agricole se taille la part du lion et c'est bien naturel puisqu'il est à l'origine de la collection. Cela ne s'arrête pas aux tracteurs presque trop attendus. On peut voir des batteuses, des faucheuses, de l'araire, de la charrue à traction animale, de la charrette ou encore un alambic, un four à pain, des pressoirs à raisin. En vingt-cinq ans, notre homme a su récupérer, accueillir ou acheter tout ce qui constitue une collection pléthorique.
Ce que l'on pourrait éventuellement regretter, c'est que le tout n'est pas très organisé. On trouvera aussi, peut-être, qu'il y a un peu trop de doublons. Et c'est vrai que si les tracteurs étaient présentés par ordre chronologique, on y gagnerait en compréhension. Et il est vrai aussi que l'on peut se lasser de voir cette profusion de modèles du même type. Ceci dit, on se réjouira du fait que, justement, la visite et l'accès à l'intégralité de la collection (ou peu s'en faut) soit libre. A chacun d'y trouver son compte à son allure.

HSCS G35
L'une des plus belles pièces de ce musée, à mon avis et pour la partie agricole, est ce HSCS G35 fabriqué en Hongrie. C'est un des représentants de ces tracteurs à boule chaude au rang desquels on notera les Lanz et Société Française Vierzon. Ce HSCS mériterait d'être restauré. Il ne doit pas être aisé de trouver des pièces et je ne sais rien de son état réel.
Les paysans, fils de paysan, petits-fils de paysan ou autres personnes ayant un intérêt pour la chose trouveront ici de quoi réveiller bien des souvenirs. Le tracteur du papa, le premier tracteur à être arrivé à la ferme, il y a beaucoup de chances pour qu'il soit là quelque part.

Chevrolet sedan 210 yellow cab
A l'entrée du site, vous êtes accueilli par ce taxi new-yorkais Chevrolet. Un peu plus loin trône une Traction Avant Citroën. Encore un peu plus loin, le Société Française Vierzon utilisé pour les démonstrations de démarrage. Vous vous acquittez du billet d'entrée et libre à vous de conduire votre visite ou, pour un peu plus cher, de suivre la visite guidée. Il faut prendre son temps pour découvrir et je ne pense pas que l'on puisse tout voir en une fois.
A l'intérieur du bâtiment principal sont exposées la plupart des voitures et les motos. Pour les motos, quelques belles pièces mais beaucoup de populaires de petite cylindrée des années 50. Tout de même quelques pièces remarquables comme une 250 Terrot. Pour les automobiles, deux Ford T, une Citroën SM, une étonnante Traction Avant utilitaire (une création non officielle) ou quelques véhicules dans leur état de "sortie de grange" qu'il est très bien de conserver tel quel selon moi.

Citroën; Renault et Willys
Ford T
Ford T
La dame ne fait pas partie du décor
Mais parce qu'il n'y a pas que les moteurs dans la vie, Benoît exécute son numéro préféré avec son grand bi "boneshaker" et son fidèle compagnon de jeu à quatre pattes.

Démonstration de Boneshaker
Je pense qu'il me faudra revenir pour une nouvelle visite. Le maître des lieux est accueillant et à la disposition de son public, il y a aussi beaucoup à découvrir dans les alentours. Si vous passez par Salviac, si vous êtes du côté de Sarlat, n'hésitez surtout pas, la découverte de ce musée vaut le coup.

samedi 19 septembre 2015

Ni social ni sociable

Un copain branleur, graphiste, m'enjoint à rejoindre facebook et argumente. Selon lui, les réseaux sociaux sont aujourd'hui indispensables pour se faire connaître, se constituer un carnet d'adresse et trouver des clients. Il aurait décroché des commandes grâce à eux.
Il y a quelques années, je suis allé voir ce qu'était facebook. Je n'ai pas compris l'utilité de la chose et en suis parti, sans faire de bruit, sans claquer la porte, sans scandale. Je ne suis pas contre ce réseau social. C'est juste que je n'y ai pas trouvé mon compte. N'empêche que j'ai réfléchi aux arguments de mon copain et que je me suis dit que facebook ne faisait que copier ce que l'on est dans la vie réelle. Si l'on aime rencontrer de nouvelles personnes ou partager, on le fera sur les réseaux sociaux. L'avantage est de pouvoir "rencontrer" et partager avec des personnes qui sont loin de chez soi voire avec des personnes qu'il ne serait sans doute pas possible de rencontrer autrement.
Ce qui me dérange un peu avec les réseaux sociaux (mais je n'ai rien expérimenté d'autre que facebook) c'est l'immédiateté. Je ne suis pas quelqu'un qui réagit rapidement. J'ai besoin de temps pour comprendre si une information est intéressante, importante ou négligeable. Et puis, il y a aussi que j'ai comme le sentiment qu'il faut être positif, sur ces réseaux sociaux. Positif ou en accord avec que ses "amis" attendent de vous. Il arrive qu'il y ait des petits drames. Un désaccord et on retire quelqu'un de sa liste d'amis. On lui interdit de lire ce que l'on peut dire, de voir ses photos. Comme dans la vie, oui. Exactement pareil. Pour moi, ça fait partie des aléas de la vie sociale. On peut se brouiller avec une personne, pour plus ou moins longtemps, pour des raisons plus ou moins graves.
Donc, pour être présent sur les réseaux sociaux, il convient, pour commencer, d'avoir du goût pour la vie sociale. Et puis, il faut être sociable. Etre présent sur ces réseaux et refuser d'avoir des contacts avec les autres n'a aucun sens. Et il se trouve que je ne suis pas vraiment sociable et que je n'ai pas un besoin impérieux d'une vie sociale. Je ne suis pas du tout contre le fait de rencontrer de nouvelles personnes. J'aime même plutôt ça. C'est amusant, intéressant, curieux, les autres. J'aime les observer, tenter de les comprendre, partager des idées et des avis, tout ça. Mais j'aime que cela se fasse accidentellement et j'aime comprendre ce qui a causé cette rencontre. Par exemple, je n'ai jamais compris pourquoi les amis de mes amis seraient forcément mes amis. C'est ridicule.
Je ne pense pas être prêt pour revenir sur facebook.

En ce moment, je n'arrive pas à dessiner. Je n'ai pas d'idées. En fait, c'est surtout que j'ai envie de dessiner autre chose, autrement. Je ne veux plus dessiner de motos, de voitures, de camions. J'aimerais dessiner d'une autre manière, changer de style, avoir un dessin moins laborieux, plus direct, plus rapide. J'essaie, j'y travaille. J'use du papier !
Je disais cela à un dessinateur, sur son blog. Celui-ci m'a conseillé d'essayer une technique qui lui réussissait. Il s'agit de changer d'outil, d'en prendre un qui est inhabituel, que l'on ne maîtrise pas. Evidemment, les résultats ne sont pas concluants. Mais alors, et c'est là que le miracle opère, on regarde ses anciens dessins, ceux faits avec les outils que l'on connaît bien, et ils apparaissent sous un nouvel éclairage. On se prend à les trouver plutôt pas si mauvais que ça et on repart dans ce que l'on sait faire avec le sourire.
Je doutais mais j'ai essayé. J'ai pris un gros pinceau pourri et j'ai fait un dessin avec. Le résultat est décevant au-delà de toutes mes espérances et il est vrai que ça m'a vidé la tête et que j'ai de nouveau des idées de dessins ! C'est magique !

noir, rouge et blanc

vendredi 18 septembre 2015

Caisse d'épargne

Laid cure œil

jeudi 17 septembre 2015

Pas si funèbre

C'est une pompe Bodin. Une pompe à bras comme on pouvait en voir si souvent un peu partout. C'est tellement banal que l'on n'y fait même plus attention. Depuis quand est-elle là ? Je n'en sais rien. Elle a dû être placée à côté du puits il y a bien longtemps et elle a dû être l'unique point d'eau pour les quelques maisons qui lui sont proches. Un jour, l'eau est arrivée au dessus de l'évier et on a arrêté d'aller chercher l'eau à la pompe. Le progrès était arrivé.
Je suppose que, pour quelque temps encore, la pompe a servi pour arroser les jardins ou pour amuser les enfants quand ce n'était pas pour abreuver les animaux ou les personnes de passage. A un moment, elle n'a plus servi du tout et on a mis de la terre puis des fleurs dans le bac. La pompe est restée là, elle n'intéressait plus personne, elle ne valait plus rien.
Je la connais depuis longtemps, cette pompe. L'autre jour, en passant devant, je me suis dit qu'un de ces jours, quelqu'un allait proposer à quelqu'un de l'acheter. Un brocanteur ou un collectionneur. Peut-être une personne cherchant à décorer son jardin ? Et alors, la pompe ne sera plus là. Ce ne sera pas très grave puisqu'elle ne sert plus. Mais elle ne fera plus partie du paysage et elle manquera un peu à celles et ceux qui s'attendent à la trouver là, qui s'en serve comme point de repère.
J'ai arrêté la voiture et je suis sorti avec l'appareil photo. A côté, derrière la clôture, un chien aboyait. Son maître est sorti sur le pas de la porte pour lui gueuler de se taire et il m'a vu. Il est resté là à m'observer durant tout le temps qu'il m'a fallu pour faire quelques photos. Le chien n'a pas arrêté d'aboyer mais son maître ne faisait plus attention à lui. Il y avait plus intéressant, il fallait surveiller et comprendre ce que faisait ce type à photographier cette vieille pompe qui ne sert plus à rien et à personne. Si ça se trouve, ça lui a mis une idée dans la tête. Il s'est peut-être dit que si les gens s'arrêtaient pour prendre cette vieillerie en photo, c'est que ça devait valoir des sous. Il a peut-être songé qu'il faudrait la démonter et la mettre en vente.

Pompe Bodin

mercredi 16 septembre 2015

Points de détails essentiels

Morris Garage type A

Renault Juvaquatre

Mercury Monterey 1963

Hotchkiss

mardi 15 septembre 2015

Ulysse, on lui fait croire qu'il va avoir à manger

ulysse_eveil.jpg

La voiture en bois de Groléjac

Mathis "woody"

lundi 14 septembre 2015

La vedette à la trappe

Comment aurait pu être la scène s'il n'y avait pas eu la Vedette et la "chose" en bois ? Et si la photo avait été faite en noir et blanc ? J'ai essayé de voir comment on peut trafiquer la réalité. Du coup, l'image devient plus intemporelle. Pour que l'on puisse la penser "d'époque", il faudrait encore la travailler. On pourrait, par exemple, incruster des personnages prélevés sur des photos anciennes, diminuer un peu la netteté et affaiblir le contraste.

traction
traction sepia

L'attraction et la vedette à Groléjac

Traction "15 six" et SIMCA Beaulieu

dimanche 13 septembre 2015

L'italienne et la française à Groléjac

Aujourd'hui s'est déroulé la quatrième édition de l'exposition de véhicules anciens à Groléjac. Pour commencer, deux automobiles à l'allure sinon à vocation sportive. Une Renault, une Alfa-Romeo. Une française et une italienne. A les voir, on peut penser que quelques années les séparent mais ce n'est pas le cas. Elles sont contemporaines. S'il me faut reconnaître avoir quelque sympathie pour la Renault, ma préférence va tout de même vers l'Alfa qui ressemble moins, à mon goût, à une voiture de tourisme bricolée. Il faut se souvenir qu'à une certaine époque, bon nombre de jeunes "gordinisaient" un peu tout et n'importe quoi en affublant leur voiture des deux célèbres bandes blanches. Ainsi, pour peu que l'on ait su poser deux longues portées sur la face avant de sa R8 Major et peindre ces deux bandes sur une peinture bleue, on avait une vraie voiture de course.

Renault R8 Gordini
Alfa Romeo 1750 GT Veloce

samedi 12 septembre 2015

Camion à bouffe

Une idée qui m'est venue hier soir. Je ne sais pas ce qui a pu susciter cette envie de dessiner ça mais j'ai attrapé une feuille de papier et j'ai tracé les premières lignes. Ce matin, j'ai commencé l'encrage et maintenant, je me demande si je le mettrai en couleurs. Il n'est pas interdit de le penser. On verra bien. A moins, bien sûr, que quelqu'un veuille s'en charger à ma place.

foude-truc.jpg

vendredi 11 septembre 2015

Dans une ville

J'ai la mémoire qui flanche. J'ai fait cette photo quelque part et impossible de me souvenir où. Sauriez-vous m'aider ?

Dans la ville

Il faut rire avant d’être heureux, de peur de mourir sans avoir ri

La Bruyère l'a écrit. J'ai vu de la bruyère, celle dont on fait les pipes, ce matin, en me promenant dans les bois avec l'appareil photo en bandoulière. Alors, j'ai fait une photo.

Bruyère

Chaînon manquant ou manqué

L'affaire fait grand bruit dans les media. On y annonce comme une découverte majeure l'apparition d'un nouvel hominidé dans l'arbre généalogique de l'homme moderne que nous sommes. Il a été baptisé homo naledi. Les chercheurs ont découvert les restes d'au moins dix-huit représentants de l'espèce dans une grotte difficile d'accès, sur le territoire de l'actuelle Afrique du Sud. Selon les journalistes qui relaient les dires des scientifiques, il se pourrait que ce soit, en quelque sorte, le chaînon manquant entre l'australopithèque et le genre Homo. Il se pourrait que les restes découverts, et leur disposition dans cette grotte, apportent la preuve que l'on donnait une sépulture aux défunts. Homo naledi aurait environ deux millions d'années et ce n'est pas rien et ça ne va pas plaire aux créationnistes.

fin de l'hominidé

jeudi 10 septembre 2015

On meurt toujours sur nos routes

Les chiffres sont tombés et ils sont mauvais. Pour les 31 jours de ce mois d'août dernier, ce sont 335 personnes qui sont mortes dans un accident de la route. Les chiffres du mois de juillet étaient déjà catastrophiques.
Naturellement invitée pour le journal de la mi-journée de France Inter, la célébrissime présidente que vous savez a accusé une fois de plus les vitesses excessives et réclamé la baisse de la vitesse autorisée sur les routes à double sens de circulation à 80 km/h ainsi qu'une hausse des contrôles. Bon. Selon les lois de la physique, il est bien possible que l'on meure moins en roulant à une allure plus modérée. Une collision à plus faible vitesse doit en effet avoir moins de conséquences funestes. De là à prétendre que l'on sort indemne d'un accident à 80 km/h, c'est comme croire au père Noël. Du reste et pour être honnête, notre championne du monde de lutte contre la délinquance routière ne le prétend pas. Mais alors, pourquoi 80 km/h plutôt que 70 ou 50 ? Je n'ai pas la réponse mais je présume qu'il serait question de descendre la vitesse autorisée par paliers.
En cherchant un peu rapidement sur Internet, je n'ai pas trouvé d'informations quant à circulation sur nos routes pour ces mois de juillet et août. Par contre, j'ai entendu que, en raison du beau temps, on avait beaucoup plus circulé que sur la même période de l'année dernière. Alors, sans que cela n'excuse rien, j'aimerais assez que l'on me donne des chiffres mis en relation avec le nombre de véhicules en circulation. Et tant que l'on en est aux statistiques parlantes, j'aimerais aussi assez avoir celles qui concernent la vitesse estimée lors de ces accidents mortels.
Que la vitesse soit un facteur aggravant dans le cas d'un accident, je pense que c'est indéniable. Sans rien y connaître, mon bon sens me dit que c'est probable. Mais dans quelle proportion la vitesse peut-elle être jugée seule responsable d'un accident ? En jouant la carte de la logique par l'absurde, on peut avancer qu'un véhicule à l'arrêt est moins susceptible de s'écraser contre un obstacle qu'un même véhicule en mouvement. Outre le fait qu'un véhicule qui n'est pas en mouvement ne peut raisonnablement pas être considéré comme un véhicule, bien entendu.
Serait-il possible d'imaginer, dans l'avenir, le "zéro mort" ? Apparemment, oui. Si l'on tient compte des travaux sur l'automobile sans chauffeur, peut-être ne mourrons-nous plus sur les routes dans les décennies à venir. Bien sûr, ce sera au prix de concessions (pas à perpétuité, celles-là). Par exemple, l'automobile refusera sans doute de s'aventurer sur une route verglacée. Et que se passera-t-il, alors ? Que se passera-t-il si vous vous retrouvez coincé loin de chez vous dans une automobile qui refuse de rouler parce que la route est jugée dangereuse ? Imaginons qu'il n'y ait absolument plus aucun moyen pour l'automobiliste de prendre les commandes du véhicule. On fait quoi ? On descend et on prend son mal en patience ? La voiture pilotée par un ordinateur, c'est envisageable, c'est déjà fait. Ça me semble assez inconcevable pour les deux roues. Faut-il les interdire ?
Et puis, il existe tellement de facteurs qui peuvent entrer en jeu dans ces histoires que non, on ne peut pas espérer qu'il n'y ait plus de morts du tout sur les routes. Une défaillance mécanique ou un rocher qui se détache d'une paroi et ça peut en être fini. Je ne parle même pas du bug informatique.
Pour améliorer la sécurité routière et diminuer le nombre d'accidents, il y aurait aussi, bien sûr, l'amélioration du réseau routier. D'accord, ça demanderait un budget colossal. On peut aussi envisager d'interdire de rouler dans des véhicules trop anciens ou trop peu entretenus. Puisque l'on le fait déjà sur les autocars, on pourrait rendre obligatoire un système de contrôle de l'alcoolémie. Et aussi un système de brouillage des ondes pour les téléphones. Il ne serait sans doute pas très difficile de brider la vitesse, de mettre des radars pour empêcher de suivre un véhicule de trop près ou de franchir une ligne blanche. Après, on peut aussi multiplier les contrôles de vitesse, alourdir les sanctions, rendre obligatoire un contrôle médical et une formation continue. Les idées ne manquent pas !

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mercredi 9 septembre 2015

Pas si petit

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mardi 8 septembre 2015

Eglise de Châtres

Châtres, c'est une commune de Dordogne où l'on arrive soit parce que l'on a fait exprès d'y aller, soit parce que l'on s'est perdu. Au nord de Peyrignac et à l'ouest de Villac, ses quelques 190 habitants peuvent s'enorgueillir de vivre dans une commune calme et à l'abri du tourisme de masse. De fait, il n'y a pas grand chose à raconter à propos de cette petite commune. Il y a bien eu un château mais il est ruiné. Le village est arrosé par la Taravellou, affluent de la Vézère. Rien de bien notable, donc.
L'autre jour, je suis passé par là. J'étais vraiment juste de passage. Il y avait une lumière relativement belle et je me suis arrêté sur la petite place, à côté de la petite mairie. C'était calme. Un type a traversé cette place en traînant la patte, portant une console de jeu dans les bras. Il m'a observé d'un air curieux et il a manqué se casser la gueule en butant contre la bordure délimitant la chaussée et la place. Il ne semblait pas comprendre ma présence et encore moins celle de l'appareil photo. Je l'ai laissé finir sa route jusqu'à l'agence postale. Je suppose que le bâtiment accueille des logements à l'étage et que notre homme allait retrouver un copain pour une partie de jeu vidéo. J'ai fait une photo et je suis reparti vers Saint-Rabier, autre commune sans intérêt.

Eglise de Châtres

lundi 7 septembre 2015

Timide retour au bercail

Depuis samedi minuit, la commune de Nahara est officiellement redevenue habitable. Nahara, c'est une commune de la région de Fukushima qui avait été vidée de sa population après l'accident du 11 mars 2011. Sur les quelques 7368 personnes qui habitaient Nahara, seules un dixième d'entre elles se seraient inscrites pour revenir. On se demande bien pourquoi.

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dimanche 6 septembre 2015

Iggy

Iggy

samedi 5 septembre 2015

L'envie incapable

C'est ballot. Depuis quelques jours, j'ai envie de faire des dessins mais je n'y arrive pas. Cela se termine chaque fois de la même manière. Je froisse le papier en boule et je le lance dans la cheminée. J'ai comme l'impression d'avoir l'envie de dessiner sans savoir quoi dessiner. Du coup, je me retrouve à tous les coups avec une ébauche d'un quelque chose qui ne parvient pas à me convaincre et ça ne me plaît pas. Alors je jette.
Depuis quelque temps, je refuse de dessiner des motos ou des voitures ou camions. En fait, je ne veux pas dessiner de véhicule. Tout à l'heure, j'ai cru avoir un début d'idée, une petite étincelle d'inspiration. Je m'étais illusionné.
Ce n'est pas que ce soit bien grave, tout ça. Je n'ai pas l'obligation de dessiner ou d'avoir une idée. Ma vie ne semble pas en dépendre. Ce n'est pas grave mais c'est un peu désagréable. Pour m'occuper malgré tout, je fais des photos.

Hier, je me suis aperçu qu'un site dont j'ai la responsabilité avait été piraté. J'ai bien dû passer deux ou trois heures pour supprimer plus de dix mille fichiers, pour inspecter une dizaine de dossiers, pour rechercher d'éventuels fichiers infectés. Hormis le fait que ça fait perdre beaucoup de temps et que la tâche est inintéressante au possible, je ne peux pas m'empêcher de me demander ce que cela peut rapporter aux personnes ou aux organisations indélicates. Je comprends bien qu'il s'agit d'envoyer des publicités spammeuses, de faire du commerce sale, mais je doute que ça ait un rendement formidable. Alors, bien sûr, ce ne sont pas que des êtres humains qui sont derrière tout ça et une énorme partie du travail de sape est réalisé de manière automatique par du code informatique. Il n'empêche que je me pose ces questions tout de même.
Enfin bon, cette fois, le ménage est fait. J'ai, je pense, trouvé l'origine du problème dans une ancienne installation de wordpress qui traînait là. J'ai tout effacé et puis j'ai changé quelques mots de passe, au passage. On ne sait jamais et ça ne peut pas faire de mal.

A priori, demain sera aussi inintéressant qu'aujourd'hui, sur ce blog. Je préfère vous prévenir afin que vous puissiez profiter de ce dimanche en toute quiétude sans vous sentir obligé de venir vous connecter.

vendredi 4 septembre 2015

Faut-il voir la photo ?

D'après ce que je comprends en écoutant France Inter, il y aurait débat autour d'une photo d'un enfant mort, enfant "migrant". Apparemment, toujours d'après ce que je comprends, cette photo aurait été visible à la télé, dans les journaux, sur Internet bien avant que, en France, on se décide à la publier. Et le débat viendrait justement de cela. Les media français auraient-ils dû montrer une photo d'un enfant mort pour informer la population française ?
Je n'ai pas vu cette photo, je n'ai pas cherché à la voir. Ce n'est pas une question de sensiblerie ou de décence. C'est juste que je n'en ai pas l'envie et que, surtout, je ne comprends pas ce que le fait de voir cette photo m'apporterait dans la compréhension du problème. C'est aussi que j'ai la crainte que l'on cherche à jouer avec l'émotion du peuple, que l'on cherche à lui faire prendre position par rapport à une image, à une icône, plus qu'en faisant appel à une réelle réflexion de fond.
Evidemment, pour justifier la publication des images de cet enfant mort, on en appelle aux photos publiées précédemment, celle de "la petite fille au napalm" par exemple. A mon avis, c'est le rôle et le devoir des journalistes d'informer et d'user de tous les moyens qui sont à leur disposition. Dans ce cadre, je comprends tout à fait que l'on publie une ou l'autre des photos de cet enfant mort. Mais là où, autrefois, l'information était soumise au temps, nous sommes aujourd'hui dans une immédiateté, dans l'ère du buzz. J'ai lu des personnes qui appelaient à voir cette photo, à s'insurger, à s'indigner. J'ai peur que l'on en soit au temps du smiley triste pour tout discours. Un enfant mort, c'est mal.
Si la publication de cette photo avait encore un sens, si les media avaient encore un peu de pouvoir, les peuples seraient saisis par l'horreur de la réalité et manifesteraient, renverseraient les gouvernements, sommeraient l'Europe de faire quelque chose. Je ne suis pas sûr que ce soit vers cela que nous nous dirigeons. Derrière les écrans, on se contente d'un "j'aime pas".

jeudi 3 septembre 2015

De la musique à se mettre dans les oreilles

C'est un artiste que j'ai découvert sur France Inter. J'avais pu écouter quelques unes de ses chansons et compositions et j'avais bien aimé. J'ai eu l'occasion d'écouter un album en entier et à plusieurs reprises et l'impression reste la même, c'est vraiment du tout bon. Je vous conseille donc.

babx - cristal automatique #1

mercredi 2 septembre 2015

Graal mycologique

J'aime les cèpes, j'aime les morilles, les giroles, les lactaires délicieux, les rosés des prés, les truffes, bien sûr. Lorsque j'ai goûté l'oronge pour la première fois, il n'y a pas si longtemps, ça a été une révélation gustative. Champignons thermophile, l'amanite des Césars se trouve dans le sud-est de la France et aussi dans notre Périgord où il pousse sous les feuillus de chênes et de châtaigniers dès la fin août. Enfin, bien sûr, il faut savoir chercher les champignons. Ceux-ci ont été trouvés par un collègue de mon frère. Une belle récolte, semble-t-il, puisqu'une partie de celle-ci a été distribuée et redistribuée. C'est ainsi que je suis devenu propriétaire de quelques uns de ces champignons et que je me fais une fête de les déguster dès dans pas longtemps.
Comment expliquer le goût si fin de ce champignon ? Il est suave, doux, légèrement sucré. Un petit goût de noisette, possible. Il peut se manger cru. Pour ma part, je le fais revenir à tout petit feu dans un peu de beurre avec juste une pincée de sel gris écrasé. Pas d'ail, pas d'artifice ! C'est vraiment le roi des champignons, pire que délicieux, mieux que bon. J'en salive déjà.

Amanites des Césars

Idée de recette

500 g d‘amanites des Césars
50 g de lard maigre
1 litre de bouillon de viande
1 cuillerée à soupe de crème fraîche
1 jaune d’œuf
1 gousse d’ail
1 oignon
1 cuillerée à soupe de persil haché
20 g de beurre
Sel et poivre

1 - Laver et sécher les champignons, puis les couper en fines lamelles.

2 - Faire chauffer le beurre dans un grand faitout et y ajouter le lard maigre coupé en petits dés.

3 - Lorsque le lard est cuit, ajouter les oronges et les faire revenir à feu doux pendant 20 minutes environ, accompagnées de l’ail haché, du persil et de l’oignon coupé en fins morceaux.

4 - Verser ensuite le bouillon de viande sur la préparation. Saler si besoin (le bouillon peut être suffisamment salé), poivrer et laisser mijoter durant 1h30 environ.

5 - Après ce laps de temps, passer le potage au mixeur.

6 - verser le potage dans un soupière.

7 - mélanger le jaune d’œuf avec la crème fraîche dans un bol.

8 - Verser le mélange dans la soupière et remuer délicatement.

mardi 1 septembre 2015

Nature bien morte

C'est Thierry, mon petit frère, qui a trouvé la chose. Pourquoi l'œuf est-il tombé du nid ? Mystère. Il y a un côté légèrement macabre dans cette image. Peut-être est-ce dû au fond noir ? Quoi qu'il en soit et ne reculant devant rien, je me suis essayé à cette technique qui, ces jours-ci, m'amuse pour immortaliser le petit oiseau qui jamais ne volera.

Le petit oiseau va sortir

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